Les équations des ondes
On appelle ”onde” la phénomène de propagation dans un milieu sans transport de matière
:
- Une onde se propage à partir d’une source dans toutes les directions de l’espace.
- La perturbation se transmet de proche en proche avec un transfert d’énergie sans transport de
matière.
- Ce phénomène dépend du temps.
L’équation des ondes est une équation aux dérivées partielles du second ordre décrivent les
phénomènes de propagation d’ondes comme les ondes sonores, lumineuses ou les vagues
....Cette équation apparait dans de nombreux domaines.
Dans ce chapitre on va présenter les types d’équations des ondes, l’existence, l’unicité et
propriétés des solutions.
Les équations des ondes en dimension 1 (D1) :
On appelle équation des ondes (linéaire) l’ E.D.P d’évolution, du second ordre en temps (t)
et en espace (x) :
.
Où c est un nombre réel positif donné, homogène à vitesse de propagation de l’onde. En
dimension un (d’espace), les équations des ondes modélisent les équations des cordes
vibrantes.
• La solution générale de cette équation est la somme de deux fonctions :
u( x ,t) = f(x − ct) + g(x + ct)
Les équations des ondes en dimension supérieure à deux :
On appelle équation des ondes (linéaire) en dimension d, l’ E.D.P
d’évolution du second ordre en temps (t) et en espace (x ∈ Rd).
.
où :
c est un nombre réel positif donnée .
une vitesse de propagation de l’onde par exemple pour le son c vaut environ 343 m/s .
f est une fonction donné .
∆ est le Laplacien en espace.
défini par :
• En dimension impaire, la solution u(x0,t0) dépend seulement des conditions initiales
ϕ = u (.,0) et ψ = ∂t (.,0)
sur la sphère
{x ,∥x − x0∥ = ct0}
• En dimension paire, la solution u(x0,t0) dépend seulement des conditions initiales
ϕ = u(.,0) et ψ = ∂t(.,0)
sur la boule
{x, ∥x − x0∥ ≤ ct0}
− − −
Résolution par D.F de l’équation des ondes :
On va étudier quelques schémas aux différences finies, pour notre problème du ondes. Dans le
but de faire une comparaison entre ces schémas, du point de vue consistance, stabilité et
convergence.
Problème continue :
Dans un domaine non borné ce problème consiste à
chercher : u : R × R −→ R, vérifie :
f x ∈ R ,t > 0
; conditions initiales
On suppose que le paramètre c (vitesse d’onde ) est positive.
Si le domaine est borné, en temps et espace :
Discrétisation :
Démonstration :
Par le développement limité de Taylor pour la solution exacte u supposée suffisamment
régulière, on trouve par rapport à le variable de temps (xi étant fixé) on obtient :
De même manière pour l’espace alors on obtient :
(4.4)
Puisque u est solution, les premiers termes disparaissent; il reste alors une erreur de troncature
(4.5)
et tels que :
.
• Consistance :
Le schéma est consistant à l’ordre 2 en temps et en espace, et consistant pour l’erreur de
troncature tend vers 0 lorsque ∆t et ∆x tendent vers 0 .
• Ordre :
Ce schéma explicite est d’ordre deux en temps et en espace tels que :
• Stabilité :
Dans le cas de schémas numériques appliqués à des problèmes hyperboliques nous choisirons
comme condition de stabilité, d’imposer au vecteur des solutions approchées d’être conservé
ou de décroître en norme au cours du temps.
Il nous reste la deuxième inégalité c.à.d :
Donc : la condition CFL de stabilité est :
• Convergence :
D’après le théorème de Lax, on obtient la convergence ( consistance et stabilité implique la
convergence ).
Le Schéma D.F explicite (en temps) et centré ( en espace) :
Schéma aux D.F implicite décentré (en temps) et centré (en espace) :
On considère le schéma implicite suivant directement déduit du schéma explicite précédent
:
Remarque :
Pour l’erreur de troncature, consistance et l’ordre sont les même dans le schéma explicite.
• Stabilité :
Le schéma est inconditionnellement stable (au sens de Von Neumann).
Application :
Le modèle de la corde vibrante finie :
On considère une corde de longueur L (L = 5m) fixée aux extrémités. L’équation de
déplacement transversal au cours de temps s’écrit :
D’après cette théorème :
D’après cette théorème , le (Pc) admet une solution unique.
Discrétisation :
Consistance :
Le schéma est consistant à l’ordre 2 en temps et en espace.
Stabilité :
La convergence :
D’après le théorème de Lax on obtient la convergence.
Remarque :
Notre schéma est à deux pas, car pour calculer Un+1, il faut utiliser les valeurs de Un et Un−1.
Forme matricielle :
C’est une matrice tridiagonale symétrique et définie positive, alors la matrice B l’est aussi.
Donc le système admet une solution unique.
Résolution numérique :
Les composantes de vecteur solution U est donné à partir le schéma suivant et on prend :
a = 0,b = 5,T = 2,∆x = 0.5,∆t = 0.4
Remarque :
Numération du bas vers haut et de la gauche vers la droite.
On a :
Tel que : ; ;
On utilise maintenant un programme Matlab pour la résolution sous les conditions aux limites
et initiales données.
• Le programme :
Les résultats :
le graphe d’exemple étudié CFL vérifié
CFL non vérifié