Types et Structures des Argiles
Types et Structures des Argiles
II.1. Introduction
L’origine du terme Argile vient du grec ARGILOS dont la racine ARGO signifie blanc
et du latin ARGILLA, couleur blanche des matériaux utilisés en céramique. [1]
Parmi tous les matériaux naturels que nous trouvons sur la face de la Terre, les argiles
sont parmi les plus fascinants. La fertilité du sol est déterminée en grande partie par la
présence d’argile. Au-delà de son importance agricole, l’argile est utilisée depuis des
millénaires en tant que matériau de construction (briques), pour la poterie, les soins du
corps (masques et bains de boue) et même pour des utilisations médicales. On peut noter
immédiatement que les argiles, en tant que matériau d'origine des poteries et des briques,
représente sans doute, après la pierre taillée ou polie, et le bois, l'un des tout premiers
matériaux naturels utilisé par l'espèce humaine.
Les argiles sont des produits de décomposition des roches siliceuses, par désagrégation
physique et mécanique puis par altération chimique. L’argile brute contient généralement
des particules élémentaires dont le diamètre des grains est inférieur à deux micromètre
(<2µm) qui représentent les individus cristallins (phase minérale pure), appelés minéraux
argileux responsables de ses propriétés tel que le gonflement. Mais dans les sols, ces
particules élémentaires sont en général liées entre elles par des ciments de nature très
diverse (carbonate, composés organique, composés minéraux amorphes ou oxydes et
hydroxydes de fer et d’aluminium, quartz, feldspaths), au sein d’agrégats de tailles
beaucoup plus grande. [2] [3]
24
Chapitre II LES ARGILES
II.1.1.L’Argile sédimentaire
Proviennent des boues qui se sont déposées dans des bassins marins, ou plus rarement
lacustres. Elles peuvent être associées à des gypses, du sel, du calcaire…etc.
L’argile issue de la sédimentation après avoir été transportée loin de son lieu d’origine
est dite secondaire. Elle est plus fine et renferme des minéraux (fer, manganèse…) ou autre
matière organique qui en change la couleur. [4]
II.1.2.L’Argile résiduelle
Les argiles sont constituées de minéraux dont les particules sont essentiellement des
phyllosilicates ; empilements de feuillets bidimensionnels silicatés. Les feuillets qui
constituent le motif de base de ces matériaux, sont formés par l’assemblage d’une ou deux
couches de Tétraèdre siliceux SiO4 et d’une couche d’octaèdres alumineux, ferrifères ou
magnésiens (2 :1 ou 1 :1) (figure1). [5]
25
Chapitre II LES ARGILES
L’organisation structurale des phyllo silicates est basée sur une charpente d’ions O-2 et
OH-ces anions occupent les sommets d’assemblages octaédriques (O-2 et OH-) et
tétraédrique O-2 .Dans les cavités de ces unités structurales élémentaires viennent se loger
des cations de tailles variables (Si+4, Al+3, Fe+3, Fe+2, Mg+2) en position tétraédrique ou
octaédrique. Ces éléments s’organisent suivant un plan pour constituer des couches
octaédriques et tétraédriques dont le nombre détermine l’épaisseur du feuillet. L’espace
entre deux feuillets parallèles s’appelle espace interfoliaire (Figure II.2). [5]
Lorsque deux cavités sur trois de la couche octaédrique sont occupées par Al+3 (ou un
autre ion métallique trivalent), la structure dénommée dioctaédrique. Quand la totalité des
cavités octaédrique est occupée par des ions métalliques bivalents, la structure s’appelle
trioctaédrique. [7]
26
Chapitre II LES ARGILES
On différencie les minéraux argileux par leur type de combinaison d'empilement des
feuillets tétraédriques et octaédriques, le cation de la couche octaédrique, la charge de
l'argile. On distingue ainsi quatre grandes familles selon l’épaisseur du feuillet plus
l’épaisseur l’espace interfolliare :
II.4.1. La Kaolin
27
Chapitre II LES ARGILES
La liaison entre deux feuillets adjacents est assurée par des liaisons hydrogènes. Ces
liaisons s'établissent entre les hydroxyles de la couche octaédrique et les oxygènes de la
couche tétraédrique. Elles entraînent un rapprochement des feuillets adjacents, empêchant
toute pénétration de molécules d'eau, de molécules organiques ou d'ions minéraux. Il
n'existe donc aucune possibilité de gonflement ou de rétraction des feuillets. La faible
capacité d'échange des kaolinites est due à des sites de surface amphotères. Le tableau
suivant représente les propriétés physico-chimiques du kaolin. [11]
28
Chapitre II LES ARGILES
Les smectites sont des phyllosilicates de type 2/1 (ou TOT), constituées de deux
couches tétraédriques encadrant une couche octaédrique (Figure II.4).Les minéraux
smectites diffèrent selon que les substitutions isomorphiques sont prédominantes dans les
couches tétraédriques et/ou octaédriques ainsi que selon la composition chimique de leurs
couches octaédriques, autrement dit suivant que si le minéral est dioctaédrique ou
trioctaédrique.
Les formules structurales sont très variables d'une smectite à l'autre, même au sein
d'une même espèce. Il est donc difficile de proposer une formule structurale générale.
29
Chapitre II LES ARGILES
Par ailleurs, la couche interfoliaire est également de nature variable (cations mono ou
divalents avec 1 ou 2 couches d'eau). Les cations qui assurent la compensation du déficit
de charge du feuillet T/O/T. sont principalement Na+, Ca2+, Mg2+ et K+. Ils se localisent en
général au-dessus du centre des cavités hexagonales de la couche tétraédrique, à des cotes
variables en fonction de leur taille, de leur sphère d'hydratation et du déficit de charges du
feuillet. La montmorillonite est la smectite la plus connue et la plus étudiée. [7]
II.4.2.a. La montmorillonite
Epaisseur
de la Masse Masse Surface
plaquette volumique molaire spécifique Formule générale
3 2
moyenne (kg/m ) (mol) (m /g)
(m)
(OH4)Si8(Al13.34Mg0.66)O20,H2O
0.001-0.01 2.12-3.00 814 800 ou Na0.66 au lieu de Mg0.66
II.4.3. L’Illite
L'illite est constituée d'une couche octaédrique (O) intercalée entre deux couches
tétraédriques(T).Sa formule chimique est (K,H3O)(Al,Mg,Fe)2(Si,Al)4
O10(OH)2,(H2O).Les illites sont des minéraux argileux à feuillet de type 2/1 et à
équidistance basale stable à 10 Å. Elle présente des substitutions fréquentes de Si4+ par
Mg2+, Fe2+ ou Fe3+, les défauts de charge de la maille sont compensés en général par des
ions K+ logés dans les cavités hexagonales des couches tétraédriques. Ces gros cations
assurent la liaison ionique des feuillets adjacents et bloquent l'écart réticulaire à 10 Å quel
que soit l'état d'hydratation. [1]
30
Chapitre II LES ARGILES
II.4.5. Le chlorite
Le chlorite est un terme qui a désigné au début aux minéraux phylliteux de couleur
verte et riche en fer ferreux [1]. Le feuillet élémentaire est de type 2/1/1, avec en position
interfoliaire une couche continue de nature hydroxylique (couche octaédrique) déterminant
une équidistance basale très stable à 14 Å. La structure des chlorites correspond donc à
l'association d'un feuillet 2/1 de type micacé avec une couche interfoliaire supplémentaire
et indépendante, constituée d'hydroxyde de magnésium ou de fer ferreux. Les feuillets 2/1
sont liés entre eux par cette couche hydroxylique : les charges négatives provenant de
substitutions diverses dans le feuillet 2/1 sont en effet compensées par les charges positives
développées dans la couche octaédrique hydroxylée au sein de laquelle se produisent des
substitutions bivalent/trivalent (par exemple : Mg2+/Al3+, Mg2+/Fe2+, Fe3+/Fe3+). [12] .La
couche hydroxylique, appelée couche ou feuillet brucitique, a donc une composition mixte,
ferromagnésienne ; du fait de la compensation des charges, elle assure à l'édifice cristallin
une très grande stabilité. [12] La formule structural de chlorite est :
(Mg,Al, Fe) 6 (OH) 8 (Al, Si) 4O10.
II.4.6. La Vermiculite
Ce sont des minéraux à aspect de mica et sont proches des illites et chlorites mais avec
la propriété d'être gonflants. Ils se caractérisent par la présence de cations hydratés dans
l'espace interfoliaire. Le complexe interfoliaire comprend généralement des cations Mg2+
ou Ca2+ et 2 couches de molécules d'eau. Ainsi, si ces minéraux sont chauffés, ils perdent
31
Chapitre II LES ARGILES
32
Chapitre II LES ARGILES
Les minéraux argileux se caractérisent par une surface électrique non neutre. Ils ont la
propriété de fixer de façon réversible (échangeable) des cations contenus dans les solutions
environnantes. La capacité d’échange cationique correspond au nombre de charges
négatives susceptible de fixer des cations de cette manière. Elle s’exprime en centi-moles
par Kg ce qui est traduit dans le système des unités internationales par des milliéquivalents
pour 100g de produit (meq/100g). L’échange de cations n’est possible que s’ils sont
retenus par des liaisons faibles sur les surfaces externe ou internes (zone inter foliaires) des
cristaux. [15]
La CEC externe dépend du nombre de sites de fixation des cations sur les surfaces
externes. [15] Aux bordures d’un feuillet, les valences du silicium et de l’oxygéne en
couche tétraédrique d’une part, de l’aluminium et de l’oxygéne en couche octaédrique,
d’autre part ne sont pas saturées. Pour compenser ces valences, des molécules d’eau
s’introduisent et il y a apparition de groupes silanol (Si-OH) ou aluminol (Al-OH) qui en
fonction du PH peuvent capter ou libérer des protons. Ces derniers peuvent être échangés
avec d’autres cations. Le nombre et la nature des charges de bordure de feuillet seront
directement liés au PH.
La CEC interne reflété le déficit de charge des feuillets 2 :1 ; elle dépend donc des
charges permanentes. [16] La substitution la plus fréquente est celle de Al3+ par Mg2+ dans
la couche octaédrique. C’est le mécanisme principal d’échange pour une montmorillonite.
Pour cette argile [15], la distance entre les sites négatifs situés au niveau de la couche
octaédrique et le cation échangeable situé à la surface du feuillet est telle que les forces
d’attraction sont faible. Des substitutions de Si par Al dans la couche tétraédrique sont
également possible.
33
Chapitre II LES ARGILES
Mise en suspension aqueuse, l’argile peut fixer une quantité notable d’eau (c’est plus
particulièrement le cas de la montmorillonite) ce qui a pour effet d’écarter les feuillies les
uns des autres en traduisant ainsi un gonflement. On a deux types de gonflement. [17]
Le degré d’hydratation varie d’une famille argileuse à une autre. Certain minéraux
argileux ont la capacité d’incorporer dans leur structure des molécules d’eau (Figure II.8).
Cette eau modifie la dimension de la couche en provoquant son gonflement. Ces argiles
sont appelées argiles gonflantes (‘’swellingclays’’). Les smectites, vermiculites et
minéraux interstratifiés offrent des capacités d’expansion beaucoup plus importantes que
34
Chapitre II LES ARGILES
celle des autres espèces argileuses. L’incorporation d’eau est réversible à la pression
atmosphérique et dépend de la température et de la pression de vapeur. Plus l’air est
humide, plus l’argile pourra incorporer de l’eau. Les minéraux gonflants ont une structure
en feuillets à 1nm. Selon l’hydratation, une couche d’eau de 0.25 ou 0.52 nm d’épaisseur
se développe. Cette hydratation conduit à une augmentation de volume pouvant atteindre
95%. Notons qu’il existe des minéraux comprenant de l’eau adsorbée mais qui n’ont pas
pour autant de propriétés de gonflement. Dans un climat à saisons contrastées, la présence
de smectites conduit une déstructuration du sol par ce que en hiver les smectites gonflent et
en été les smectites se déshydratent et entrainent la formation de larges fissures. [19]
La fine taille des argiles leur conféré une surface importante par rapport au volume des
particules [19] le tableau suivant compare les surfaces spécifiques des smectites a celles
d’autre grandes familles argileuses :
35
Chapitre II LES ARGILES
Surface spécifique
(m2/g) Interne Externe Totale
Argile
Smectite 750 50 800
Vermiculite 750 <1 750
Chlorite 0 15 15
Kaolinite 0 15 15
Illite 5 25 30
Sa structure faite de feuillets, confère à l’argile une propriété particulière qui est la
plasticité. C’est l’eau qui permet à ces feuillets de glisser les uns sur les autres. Les argiles
présentent une plasticité excessive qui résulte de deux propriétés principales :
De la finesse et de la forme lamellaire des particules d’argile qui peuvent glisser les
unes sur les autres sans se séparer ;
Des propriétés colloïdales des argiles; [4]
Il existe d’autre propriété qui peuvent présenter les minéraux argileux nous citons :
La propriété colloïdale ;
La possibilité de greffage des molécules organosilanes.
Leur gonflement dans des milieux organique ;
37
Chapitre II LES ARGILES
La Bentonite est un type d’argile dont elle tire son nom du gisement situé près de Fort
Benton (Wyoming, Etats-Unis). L’altération et la transformation hydrothermale de cendres
des tufs volcanique riche en verre entrainant la néoformation des minéraux argileux, qui
font partie principalement du groupe des smectites, les roches argileuses ainsi formées
portent le nom de bentonite. Elle contient plus de 75% de montmorillonite comme
constituant majoritaire ; cette dernière fut découverte pour la première fois en 1847 près de
Montmorillon, dans le département de la vienne (France). On trouve également d'autres
minéraux comme le quartz, le mica, le feldspath, la pyrite ou la calcite. [21]
[Link] de la Bentonite
Une fois après avoir purifié l’argile de ces impuretés, vient la seconde étape est qui
consiste à rendre l’argile homoionique. C’est une dialyse, qui s’effectue par un passage de
l’argile ainsi dépourvue de ces impuretés en solution saline de NaCl concentrée. Et on
exploitant la propriété d’échange cationique de l’argile nous pouvant ainsi substituer les
ions K+ par des ions Na+ on les faisons intercaler dans l’espace interfoliaire. Cette
intercalation va en quelque sorte augmenter la distance entre les feuillets, et du coup nous
obtenons notre argile appelé montmorillonite sodique que l’on va noter (Na-Mnt).
38
Chapitre II LES ARGILES
Pour rendre une argile organophile il faut tenir compte des critères suivant :
39
Chapitre II LES ARGILES
limité à 70% ou 80% avec des montmorillonites contenant des ions calcium ou
magnésium. [22]
Plus le cation compensateur est petit et mobile, plus l’échange cationique est facilité.
Les cations compensateur les plus fréquemment présents dans les argiles peuvent donc être
classés par ordre croissant d’aide â l’échange cationique : Cs+< Rb+< Ca2+< Mg2+< Na+<
Li+.
Le type d’ion alkyl ammonium joue un rôle considérable sur l’échange cationique. En
effet, la longueur de la chaine carbonée, la taille et la forme de la tête polaire, ainsi que les
groupements organiques portés par l’ion ont des influences non négligeables sur
l’efficacité de l’échange. L’augmentation de l’espace interfoliaire, et donc l’amélioration
de la dispersion dans un polymère et des propriétés du matériau final, sont liées à la
longueur de la chaîne carbonée de l’ion alkylammonium[23] [24] [25]. Ainsi, en
augmentant la longueur de la chaîne carbonée, on augmente la contribution entropique de
l’énergie d’adsorption et on développe plus d’interaction de Van der Waals.
Il n’est pas aisé de maîtriser la structure obtenue après la modification organophile, car
les chaînes peuvent adopter différentes conformations au sein de l’espace interfoliaire [26]
[27]. Le type d’arrangement obtenu dans ces espaces est fortement dépendant de la
concentration initiale en alkylammonium par rapport à CEC de la montmorillonite. En
effet l’adsorption, de la première couche d’ions à la surface est liée au processus d’échange
cationique, mais les couches adsorbées par la suite sont liées à la première par des
interactions chaîne/chaîne de type Van der Waals.
40
Chapitre II LES ARGILES
41
Chapitre II LES ARGILES
Les argiles jouent un rôle significatif dans une gamme variée de problèmes
environnementaux et les applications augmentent sans cesse. Parmi celle-ci :
42
Chapitre II LES ARGILES
Dans le domaine de la catalyse primitive, les travaux se sont développés sur plusieurs
fronts. Certains auteurs ont proposé que des argiles ou des petits peptides jouent le rôle de
catalyseurs. C'est le cristallographe anglais Desmond Bernal qui, en 1949, a suggéré que
l'adsorption de molécules, sur une surface minérale, des argiles par exemple, puisse
faciliter leurs rencontres et leurs polymérisations. Ces minéraux ont une structure
lamellaire qui se caractérise par l'alternance de feuillets épais de quelques angströms,
chargés positivement ou négativement et empilés comme les pages d'un livre. Des acides
aminés ont pu se fixer entre les feuillets d'argile dont la structure, en favorisant le
rapprochement a ainsi facilité leur condensation. Dans les années 1970, Aharon Katchalsky
et Mella Paecht-Horowitz ont réalisé l'illustration expérimentale de cette thèse
(Figure II.12). Ils ont montré qu'une argile particulière, la Montmorillonite, agit comme
un mini-réacteur, qu'elle emmagasine, concentre et positionne des aminoacides adénylates
entre ses feuillets et favorise les réactions de polymérisation. De ce point de vue, les argiles
peuvent être considérées comme des enzymes primitives. De la même façon Jim Ferris a
réussi à condenser des mononucléotides sur une surface argileuse. [33]
Figure II.12 : Formation d'une liaison peptidique entre deux aminoacides adénylates pris
"en sandwich" entre deux feuillets d'argile. [33]
43
Chapitre II LES ARGILES
[Link]
Donc après avoir effectué une certaine recherche bibliographique concernant les argiles
il est à conclure que cette matière très abondante dans la nature et qui a était utilisé depuis
l’antiquité par l’être humain comme poterie, ne cesse de fasciner les chercheurs et cela
grasse à sa très grande réactivité et de la gamme des propriétés dont elle possède (capacité
d’échange cationique, un grand pouvoir adsorbant, un grand facteur de forme et par
conséquent une grande surface spécifique), et cela a lui a permis d’accroitre évidement son
domaine d’utilisation et notamment dans le monde industriel, car cette dernière est utilisé
comme matière de purification des eaux usée et des eaux contaminé par les métaux lourds,
elle est utilisé aussi comme adsorbant de certain colorant organique de l’industrie du
textile, on l’utilise aussi comme catalyseur et plus précisément comme support de
catalyseur dans l’industrie pétrolière, et on n’en passe.
Cependant l’application des argile dans le domaine des polymères s’avère lui aussi très
intéressant car il a démontré des résultats très prometteurs, et malgré la nature hydrophile
et lipophobe de l’argile il est tout à fait possible de changer ce caractère et de le rendre
hydrophobe et lipophile par une opération de pontage et qui consiste à faire une
substitutions des cations se trouvant dans les galeries par des cations comportant de longue
chaine de carbone et qui vont s’intercaler dans l’espace interfoliare provoquant ainsi son
accroissement. Le pontage de l’argile va lui acquérir un comportement organophile et ce
qui va lui permettre par la suite d’être compatible avec une phase organique.
44