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MIP-M3

FSA

TD1 ALGEBRE
énoncé + Correction
ex 1 au 5

W.B
Exercice 0.1:
x+y
1. Vérifier que x ∗ y = 1+xy est une loi de composition interne dans ]-1; 1[

2. (]-1; 1[, ∗) est il un groupe ?

x+y
1. Montrons que x ∗ y = 1+xy est une L.C.I :
Soient x,y ∈] − 1; 1[⇒ |x| < 1 et |y| < 1

Donc |x| × |y| < 1

Ainsi −1 < xy ⇒ 0 < 1 + xy

Définition d’une loi de composition interne

Rappel : Soit E un ensemble non vide.

On appelle ∗ une loi de composition interne dans E toute application :

∗:E×E →E

(x, y) 7→ x ∗ y

Pour montrer que * est une LCI ⇒ Montrons que x*y ∈] − 1; 1[

On a :
x+y 1+xy+x+y x(y+1)+y+1 (y+1)(x+1)
1+x∗y =1+ 1+xy
= 1+xy
= 1+xy
= 1+xy

⇒ 1 + xy > 0 (car 1 + y > 0 et 1 + x > 0 et 1 + xy > 0)

⇒ x ∗ y > −1
x+y 1+xy−x−y x(y−1)−(y−1) (y−1)(x−1)
1−x∗y =1− 1+xy
= 1+xy
= 1+xy
= 1+xy

⇒ 1 + xy > 0 (car 1 + y < 0 et 1 + x < 0 et 1 + xy > 0)

⇒ x∗y <1

Finalement −1 < x + y < 1

Alors on déduit que * est une LCI

2. Montrons que (] − 1, 1[, ∗ est un groupe

Définition d’un groupe

Rappel : Soit G un ensemble non vide muni d’une LCI ”∗” .


On dit que (G,∗) est un groupe si :

i) ”∗” est associative ⇔ ∀x, y, z ∈ G (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z)

ii) ”∗” admet un élement neutre dans G ⇔ ∃e ∈ G ∀x ∈ G : x ∗ e = e ∗ x = x

iii) Tout element symetrique de G admet un symetrique pour la ”∗” ⇔ ∀x ∈ G, ∀x′ ∈ G : x ∗ x′ =


x′ ∗ x = e

1
M ontrer que ∗ est associative dans ] − 1, 1[.

Soient x, y, z ∈] − 1, 1[
y+z
y+z x+ 1+yz (x+xyz+y+z)(1+yz) x+y+z+xyz
x ∗ (y ∗ z)= x ∗ 1+yz = y+z
1+x 1+yz
= (1+yz)(1+yz+xy+xz) = 1+yz+xy+xz

Meme pour (x ∗ y) ∗ z On trouve que

(x∗y)∗z=x∗(y∗z)

D’où ∗ est associative

M ontrer que 0 est l′ element neutre de ∗

∀x ∈] − 1, 1[ On a : x ∗ 0 = 0 ∗ x = x

M ontrer que x est symetrisable

Soit x ∈] − 1, 1[ et soit le symetrique de x est -x

x ∗ (−x) = 0 = (−x) ∗ x

Définition d’un groupe abelien fonttitle

Rappel : Si de plus ∗ est commutatice ⇔ x, y ∈ G : x ∗ y = y ∗ x


On dit que (G, ∗) est une groupe abelien

On conclut que (G, ∗) est un groupe abelien

Exercice 0.2: theoreme de Lagrance

Soient G un groupe fini (noté multiplicativement) et H un sous groupe de G. On considère la relation


binaire R définie sur G par :
xRy ⇔ x−1 y ∈ H
1. Montrer que R est une relation d’équivalence sur G
2. Montrer que toutes les classes d’équivalences ont la meme cardinal
3. En déduire que |H| divise |G|

4. Montrer que ∀x ∈ G, x|G| = e

Relation d´quivalence

Rappel : Une relation d’equivalence R sur un ensemble est une relation d’equivalence sur E si elle est :

i) réflexive : Pour tout x de E : xRx


ii) Symetrique : Pour tout x, y de E : xRy Alors yRx
iii) Transitivité : Pour tout x, y, z de E : xRy et yRz Alors xRz

2
[Link] que R est une relation d’équivalence sur G

Soient x, y, z ∈ G : On a x−1 x = e ⇒ xRx


D’ou R est reflexive

Si xRy ⇒ x− 1y ∈ H ⇒y − 1(x−1 )−1 ∈ H ⇒ y − 1x ∈ H ⇒ yRx


D’ou R est symetrique

Si xRy et yRz alors x−1 y ∈ H et y −1 z ∈ H ⇒ x−1 z = x−1 yy −1 z ∈ H ⇒ xRz


D’ou R est transitive

[Link] que toutes les classes d’equivalence ont le meme cardinal

Classe déquivalence

Rappel : Soit R une relation déquivalence definie dans un ensemble E et x ∈ E .On definit la classe
d’equivalence de x par rapport à y par :
clr (x) = x = {y ∈ E | xRy}

Soit x ∈ G la classe de x :

x = {y ∈ G | xRy} = {y ∈ G | x−1 y ∈ H} = {y ∈ G, h ∈ H | x−1 y = h} = {y ∈ G, h ∈ H | y = xh}

x = {xh | h ∈ H}

i) Surjectivté: Toute classe xH est atteinte par un element x ∈ G

ii) Injectivité : si xH et yH sont égaux, alors x et y sont dans la meme classe

Par consequence, x est une bijection entre G et les classes d’equivalences donc card(xH)= card(H)

∀x ∈ G, | xH |=| H |

[Link] que | H | divise | G |

Puisque G est finie, on a donc un nombre fini de classe d’equivalence, à savoire [G, H] = i l’indice de H dans G

Soient x1 H, x2 H......xi H les classes de G où x1 ......xi ∈ G


P P
| G |= | xk H |(k de 1 à i)= | H |= i | H |

D’ou on obtient | G |= [G, H] | H | (theoreme de Lagrange


Finalement : | H | divise | G |

[Link] que ∀x ∈ G, x|G| = e

On note | G |= n

Soit x ∈ G et soit p l’ordre de x, par suit p vérifie xp = e

Pour montrer que xn = e, Il suffit de montrer que p divise n

On a p =| H |, ainsi p =|< x >| (d’apres quest 3)

alors p divise n

Par suite xn = e

3
x|G| = e

Exercice 0.3: S
oient E un ensemble muni d’une loi de composition interne associative.
Soit e ∈ E tel que :
1. ∀x ∈ E, e ∗ x = x

2. ∀x ∈ E, ∃y ∈ 3 | y ∗ x = e
Montrer que (E, ∗) est un groupe

1. Associativité :
Par hypothèse, la loi ∗ est associative. Ainsi, ∀x, y, z ∈ E, on a (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z).

2. Élément neutre :
On montre que e ∈ E est un élément neutre à gauche et à droite. En effet :

• Par hypothèse (1), ∀x ∈ E, e ∗ x = x.


• Soit x ∈ E. Montrons que x ∗ e = x. Par hypothèse (2), il existe y ∈ E tel que y ∗ x = e. Alors :

x ∗ e = x ∗ (y ∗ x) = (x ∗ y) ∗ x,

par associativité. Or, x ∗ y = e par définition de y. Donc x ∗ e = e ∗ x = x.


Ainsi, e est un élément neutre de (E, ∗).

3. Existence des inverses :


Soit x ∈ E. Par hypothèse (2), il existe y ∈ E tel que y ∗ x = e. On doit aussi montrer que x ∗ y = e. Par
associativité, on a :
x ∗ (y ∗ x) = (x ∗ y) ∗ x.
Or, y ∗ x = e par hypothèse. Donc :
x ∗ e = (x ∗ y) ∗ x.
On a déjà montré que x ∗ e = x. Donc x = (x ∗ y) ∗ x. En simplifiant à gauche par x (grâce à la propriété
de l’élément neutre), on obtient x ∗ y = e.
Ainsi, y est l’inverse de x.

Conclusion :
Les trois propriétés d’un groupe sont vérifiées : associativité, existence d’un élément neutre et existence
d’inverses. Par conséquent, (E, ∗) est un groupe.

Exercice 0.4:
Montrer que tout sous-groupe d’un groupe cyclique est cyclique

Définition du groupe cyclique

Rappel : Un groupe cyclique est un groupe G qui peut être engendré par un seul élément g ∈ G, tel
que chaque élément de G peut s’écrire sous la forme g n avec n ∈ Z.

Soient (G, .) un groupe cyclique et H un sous groupe de G, Montrons que H est cyclique

4
Il existe x ∈ G tq G =< x >

Si H ̸= e, alors H contient des élements xs avec s ̸= 0, donc des elements xs avec s > 0 (car H est un
ss groupe)

Soit a le plus petit element positif tq xa

On a < xa >⊆ H

Si xs ⊆ H, affectuons la division euclidienne tq : s = aq + r avec 0 < r < a

Par suite : xr = xs−aq = xs x−aq ∈ H donc xr ∈ H

Or on a r < a donc r = 0

Finalement s = aq ⇒ xs = xaq = (xa )q ∈< xa

D’où H ∈< xa

On conclut que : H = xa , Donc H est cylique

Exercice 0.5:
Soit H et K deux sous-groupes d’un groupe.
1. Montrer que H ∪ K est un sous-groupe de G si et seulement si H ⊆ K ou K ⊆ H.

2. Montrons que HK est un sous-groupe de G si et seulement si HK = KH.

[Link] que H ∪ K est un sous-groupe de G si et seulement si H ⊆ K ou K ⊆ H.

(⇒) Si H ∪ K est un sous-groupe, alors H ⊆ K ou K ⊆ H :

Supposons que H ∪ K soit un sous-groupe de G.

Pour que H ∪ K soit un sous-groupe, il doit vérifier les propriétés suivantes :


• Contenir l’élément neutre e de G.
• Être stable par multiplication.
• Contenir les inverses de ses éléments.
Prenons un élément h ∈ H et un élément k ∈ K.

Comme H et K sont des sous-groupes, on a h−1 ∈ H et k −1 ∈ K.

Si H ∪ K est un sous-groupe, h · k doit appartenir à H ∪ K.

Or, pour que cela soit vrai, il doit exister un élément commun h · k dans H et K

ce qui implique que l’un des ensembles doit contenir l’autre, soit H ⊆ K soit K ⊆ H.

2. (⇐) Si H ⊆ K ou K ⊆ H, alors H ∪ K est un sous-groupe :

Supposons que H ⊆ K (le raisonnement est similaire si K ⊆ H).

5
Alors, H ∪ K = K.

Puisque K est un sous-groupe de G, H ∪ K est également un sous-groupe de G.

[Link] que HK est un sous-groupe de G si et seulement si HK = KH.

Soit H et K deux sous-groupes d’un groupe G. On pose

HK = {hk | h ∈ H, k ∈ K}.

(⇒) Si HK est un sous-groupe de G, alors HK = KH :

Supposons que HK est un sous-groupe de G.

Pour montrer que HK = KH, il suffit de montrer que pour tout h ∈ H et k ∈ K, l’élément kh appar-
tient aussi à HK.

• Puisque HK est un sous-groupe, il est stable par multiplication.

Donc, pour tout h ∈ H et k ∈ K, l’élément hk appartient à HK.

• De plus, H et K étant des sous-groupes, ils contiennent l’élément neutre e.

Donc, e ∈ H et e ∈ K, et donc ee = e ∈ HK.


• Prenons maintenant un élément kh où k ∈ K et h ∈ H.

Puisque H et K sont des sous-groupes, l’élément inverse h−1 appartient à H et k −1 appartient à


K. Donc, on a :
kh = (kh−1 )(hh−1 h) ∈ HK.

Cela prouve que HK = KH.

2. (⇐) Si HK = KH, alors HK est un sous-groupe de G :

Supposons que HK = KH.

Pour montrer que HK est un sous-groupe, il doit vérifier les propriétés suivantes :
• Contenir l’élément neutre e de G.

Comme e ∈ H et e ∈ K, on a e ∈ HK.
• Être stable par multiplication.

Si x, y ∈ HK, alors x = h1 k1 et y = h2 k2 avec h1 , h2 ∈ H et k1 , k2 ∈ K. On a :

xy = (h1 k1 )(h2 k2 ) = h1 (k1 h2 )k2 .

Comme HK = KH, il existe des h3 ∈ H et k3 ∈ K tels que k1 h2 = h3 k3 .

Donc :
xy = h1 h3 k3 k2 ∈ HK.

• Contenir les inverses. Si x = hk ∈ HK avec h ∈ H et k ∈ K, alors x−1 = k −1 h−1 ∈ HK car H et K


sont des sous-groupes et HK = KH.

6
Ainsi, HK est un sous-groupe de G.

Exercice 0.6:

Soient (G1 ) et (G2 ) deux groupes.


1. Soient (x1 , x2 ) ∈ G1 × G2 . Montrer que (x1 , x2 ) est d’ordre infini ⇔ x1 et x2 sont d’ordre infini.
Dans ce cas, |(x1 , x2 )| = |x1 | ∨ |x2 |.
2. En déduire que G1 × G2 est cyclique ⇔ G1 et G2 sont cycliques et |G1 | ∨ |G2 | = 1.

[Link] que (x1 , x2 ) est d’ordre infini ⇔ x1 et x2 sont d’ordre infini.

(⇐=) Supposons que x1 et x2 sont d’ordres fini égal à n1 et n2 respectivement

Montrons donc que (x1 , x2 ) est d’ordre fini égal à |n1 | ∨ |n2 |

On a (x1 , x2 )n1 ∨n1 = (xn1 1 ∨n1 , xn2 1 ∨n2 ) = (e1 , e2 )

Si (x1 , x2 )s = (e1 , e2 ) Alors (xs1 , xs2 ) = (e1 , e2 )

donc (xs1 = e1 et (xs2 = e2

Par suite n1 ⧸s et n2 ⧸s

(n1 ∨ n2 )⧸s

Par definition , l’ordre de x est le plus petit element qui verifie xp = e

Donc l’odre de (x1 , x2 ) est n1 ∨ n2

(=⇒) Supposons que (x1 , x2 ) est d’ordre infini

Montrons que x1 et x2 Sont d’ordre fini

On a (x1 , x2 )n = (e1 , e2 ) ⇒ ((x1 )n , (x2 )n ) = (e1 , e2 )

⇒ (x1 )n = e1 et (x2 )n = e2

Donc x1 et x2 sont d’ordre infinis

2. En déduire que G1 × G2 est cyclique ⇔ G1 et G2 sont cycliques et |G1 | ∨ |G2 | = 1.

• Si (x1 , x2 ) est d’ordre infini, alors x1 et x2 sont d’ordre infini :

Supposons que (x1 , x2 ) est d’ordre infini.

Cela signifie que pour tout n ∈ N∗ , (x1 , x2 )n ̸= eG1 × eG2 ,

où eG1 et eG2 sont les éléments neutres de G1 et G2 , respectivement.

En particulier, on a :
(x1 , x2 )n = (xn1 , xn2 ).

7
Si x1 ou x2 avait un ordre fini, disons m,

alors (xm m
1 , eG2 ) ou (eG1 , x2 ) serait égal à l’élément neutre de G1 × G2 ,

ce qui contredirait le fait que (x1 , x2 ) est d’ordre infini.

Donc, x1 et x2 doivent être d’ordre infini.

• Si x1 et x2 sont d’ordre infini, alors (x1 , x2 ) est d’ordre infini :

Supposons que x1 et x2 sont d’ordre infini.

Cela signifie qu’il n’existe pas de n ∈ N∗ tel que xn1 = eG1 ou xn2 = eG2 .

Par conséquent, pour (x1 , x2 ), (x1 , x2 )n = (xn1 , xn2 ) n’est jamais égal à (eG1 , eG2 ) pour tout n ∈ N∗ ,

prouvant ainsi que (x1 , x2 ) est d’ordre infini.

• Calcul de l’ordre de (x1 , x2 ) :

L’ordre de (x1 , x2 ) est défini comme le plus petit entier n tel que (x1 , x2 )n = (eG1 , eG2 ). On a :

(x1 , x2 )n = (xn1 , xn2 ).

L’ordre de (x1 , x2 ) est donc l’entier n tel que xn1 = eG1 et xn2 = eG2 ,

ce qui signifie que l’ordre de (x1 , x2 ) est le plus petit multiple commun des ordres de x1 et x2 , noté
|x1 | ∨ |x2 |.

On a donc montré que (x1 , x2 ) est d’ordre infini si et seulement si x1 et x2 sont d’ordre infini,
et dans ce cas, |(x1 , x2 )| = |x1 | ∨ |x2 |.

En déduire que G1 × G2 est cyclique si et seulement si G1 et G2 sont cycliques et |G1 | ∨ |G2 | = 1.

Exercice 0.7:

f : G → G′ un homomorphisme de groupe et x ∈ G un élément d’ordre fini.


1. Montrer que f (x) est d’ordre fini dans G′ et que |f (x)| divise |x|.

2. Déterminer tous les homomorphismes de groupes de Z/7Z dans Z/13Z.

1. Montrer que f (x) est d’ordre fini dans G′ et que |f (x)| divise |x|

Soit f : G → G′ un homomorphisme de groupes et x ∈ G un élément d’ordre fini,

c’est-à-dire |x| = n.

Nous devons montrer que f (x) est d’ordre fini dans G′ et que |f (x)| divise |x|.

Preuve :

8
Puisque f est un homomorphisme, pour tout x ∈ G, on a :

f (xn ) = f (x)n .

Comme xn = eG (l’élément neutre de G), on obtient :

f (xn ) = f (eG ) = eG′ .

Cela signifie que :

f (x)n = eG′ .

Donc, f (x) est un élément de G′ dont l’ordre |f (x)| divise n (l’ordre de x).

2. Déterminer tous les homomorphismes de groupes de Z/7Z dans Z/13Z

Preuve :
Z/7Z et Z/13Z sont des groupes additifs finis.

Un homomorphisme de groupes f : Z/7Z → Z/13Z est complètement déterminé par l’image de 1 ∈ Z/7Z.

Soit f (1) = a ∈ Z/13Z. Pour que f soit un homomorphisme, il doit satisfaire :

f (k) = k · a pour tout k ∈ Z/7Z.

Pour que f soit bien défini, il faut que :

7 · a = 0 dans Z/13Z.

Cela signifie que 7a doit être congruent à 0 modulo 13.

Comme 7 et 13 sont premiers entre eux, la seule solution est a ≡ 0 (mod 13).

Ainsi, le seul homomorphisme possible est :

f (k) = 0 pour tout k ∈ Z/7Z.

En conclusion, il n’existe qu’un seul homomorphisme de Z/7Z dans Z/13Z, qui est l’homomorphisme nul.

Exercice 0.8:

1. Les groupes (R, +) et (R∗ , ·) sont-ils isomorphes ?


2. Que dire des groupes (R∗ , ·) et (C∗ , ·) ?

1. Les groupes (R, +) et (R∗ , ·) sont-ils isomorphes ?

Les groupes (R, +) et (R∗ , ·) ne sont pas isomorphes.

9
En effet, (R, +) est un groupe abélien de type continu, où l’élément neutre est 0 et l’inverse de x est
−x.

D’autre part, (R∗ , ·) est le groupe des réels non nuls sous la multiplication, où l’élément neutre est 1 et
l’inverse de x est x1 .

Les deux groupes diffèrent par la structure de leur ensemble et leur opération. (R, +) est un groupe additif,
tandis que (R∗ , ·) est un groupe multiplicatif. De plus, (R∗ , ·) n’est pas abélien lorsqu’on le restreint aux
réels positifs, mais il est abélien lorsque l’on prend tout R∗ .

Donc, ces deux groupes ne peuvent pas être isomorphes car ils ne partagent pas la même structure.

2. Que dire des groupes (R∗ , ·) et (C∗ , ·) ?

Les groupes (R∗ , ·) et (C∗ , ·) ne sont pas isomorphes.

(R∗ , ·) est le groupe des réels non nuls sous la multiplication. C’est un groupe abélien, et sa structure
est essentiellement un groupe de type continu.

En revanche, (C∗ , ·) est le groupe des complexes non nuls sous la multiplication. Ce groupe est également
abélien, mais il a une structure plus complexe, car il inclut des éléments de l’ensemble des complexes qui ne
peuvent pas être représentés par des réels.

De plus, la topologie de C∗ est différente de celle de R∗ , et la multiplication dans C∗ permet la multi-


plication par un facteur complexe, ce qui introduit des éléments de rotation dans le plan complexe.

Ainsi, (R∗ , ·) est un groupe de type continu, mais (C∗ , ·) a une dimension complexe et une structure qui
inclut un facteur de phase, rendant ces deux groupes non isomorphes.

Exercice 0.9:

Soit f : G → G′ un homomorphisme d’un groupe abélien G vers un groupe G′ , H un sous-groupe de


G, et p la surjection canonique de G vers G/H.
1. Montrer que pour qu’il existe une application f¯ de G/H vers G′ telle que f¯ ◦ p = f , il faut et
il suffit que H ⊆ ker f . Dans ce cas :
• f¯ est un homomorphisme de groupe.
• f¯ est injective si et seulement si H = ker f .
• f¯ est surjective si et seulement si f est surjective.
2. En déduire que G/ ker f ≃ f (G).

1.
Soit f¯ : G/H → G′ définie par f¯(gH) = f (g). Pour vérifier que f¯ est bien un homomorphisme, prenons
g1 H, g2 H ∈ G/H. On a :
f¯((g1 H)(g2 H)) = f¯((g1 g2 )H) = f (g1 g2 ).
Or, comme f est un homomorphisme, f (g1 g2 ) = f (g1 )f (g2 ). Donc :

f¯((g1 H)(g2 H)) = f (g1 )f (g2 ) = f¯(g1 H)f¯(g2 H).

Ainsi, f¯ est un homomorphisme de groupe.


f¯ est injective si et seulement si H = ker f .

Supposons que f¯ est injective. Cela signifie que si f¯(gH) = f¯(hH), alors gH = hH. Cela implique
que f (g) = f (h) et donc f (g) = f (h) signifie que gH = hH. En particulier, f (h) = e′ (élément neutre de
G′ ) signifie que h ∈ ker f . Si H ⊆ ker f , alors ker f ⊆ H, donc H = ker f .

10
Réciproquement, supposons que H = ker f . Si f¯(gH) = f¯(hH), alors f (g) = f (h) implique que gH = hH,
donc f¯ est injective.

f¯ est surjective si et seulement si f est surjective.

Si f est surjective, alors pour tout y ∈ G′ , il existe g ∈ G tel que f (g) = y. Donc f¯(gH) = y, ce qui
prouve que f¯ est surjective.

Réciproquement, si f¯ est surjective, alors pour tout y ∈ G′ , il existe gH ∈ G/H tel que f¯(gH) = y.
Cela signifie que f (g) = y, donc f est surjective.

[Link] déduire que G/ ker f ≃ f (G).

Par la première partie, f¯ : G/H → G′ est un isomorphisme si H = ker f . On a donc :

G/ ker f ≃ f (G).

1.
2.

Exercice 0.10:
Soit G un groupe. Montrer que :
1. f : G → G, x 7→ x2 est un homomorphisme si et seulement si G est abélien.

2. g : G → G, x 7→ x−1 est un automorphisme si et seulement si G est abélien.

[Link] f : G → G, défini par x 7→ x2 , est un homomorphisme si et seulement si G est abélien.

• (⇒) Supposons que f est un homomorphisme. Pour tout x, y ∈ G,

f (xy) = (xy)2 = x2 y 2 = f (x)f (y).

Cela implique que x2 y 2 = x2 y 2 , ce qui est vrai dans tous les groupes. Cependant, pour que cela soit
vrai, il faut que xy = yx pour tout x, y ∈ G, c’est-à-dire que G est abélien.
• (⇐) Supposons que G est abélien. Pour tout x, y ∈ G,

f (xy) = (xy)2 = x2 y 2 = x2 y 2 = f (x)f (y).

Donc, f est un homomorphisme.

2. g : G → G, défini par x 7→ x−1 , est un automorphisme si et seulement si G est abélien.

• (⇒) Supposons que g est un automorphisme. Alors, g est bijectif et satisfait g(xy) = g(x)g(y). Nous
avons :
g(xy) = (xy)−1 = y −1 x−1 = g(y)g(x).
Comme g(xy) = g(y)g(x) pour tout x, y ∈ G, cela implique que G est abélien.

• (⇐) Supposons que G est abélien. Pour tout x, y ∈ G,

g(xy) = (xy)−1 = y −1 x−1 = g(y)g(x).

Donc, g est un automorphisme.

11
Fin !

12

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