Emploi des diplômés à la FASEG : étude et enjeux
Emploi des diplômés à la FASEG : étude et enjeux
.***
Faculté’ des Sciences %ztomiques et de Gestion
q{ ‘.:‘.,
Institut de -Formation en Administration et -’
en Création d’Entreprises (IFACE)
Présenté par
Rom&i Edouard BADJI
sous la direction de
..’ :
.:. : .,
..
.:.:.. :.: .. . . ,,““. ,: <..‘.. : ,,,......‘.’ ... .,:. ,..:. ,,.
Présenté par
Romain Edouard BADJI
sous la direction de
e/4ihmh w 499G4997
//-)
Monsieur le Responsable
chargé des Relations
Extérieures - ORSTOM
DAKAR
Monsieur,
Papa
Sanstoi, je n’aurais pas été ce queje suis aujourd’hui. Merci pour cela. In nwrwwium
@ad-père Pau6
Les mots me manquentici pour te témoignerde toute ma reconnaissance.
In nwrwrium.
Çrad-pène Louis
Merci pour tout.
Ma mumun&Lefine et
Non épouse et cm+te Mïri
qui se sont beaucoupsacrifiéespour ma réussite.
Je voulais un travail réussimais voilà le fruit de mesefforts et de mes limites.
Toute ma 6eCI;i
famdïé
Sans me connaître réellement, vous m’avez accepté et adopté. Soyez assuréede toute ma
reconnaissance.
Imefifi (Imo) :
Ce travail est l’expressionde ma tendresseet de mon amour.
Tous les choristes de la Paroisse Universitaire Saint-Dominique de Dakar, pour leur soutien
moral et spirituel.
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE 1
METHODOLOGIE 4
CONCLUSION GENERALE 74
BIBLIOGRAPHIE 76
ANNEXES 77
Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
INTRODUCTION GENERALE
’ Cf. quotidien “LE SOLEIL” du 12 février 1997, p.7 “Pour un plan d’urgence contre le chômage des Jeunes”,
Magatte DIOP et Moctar DIACK.
’ Cf. DIAGNE (A.) et DAFFE (G.), 1997 : “Rendement Interne et Coût d’un Diplôme à I’UCAD”,
CREAIFASEGIUCAD, janvier. .-
-2- Devenir professionnel des btudiants à la FASEG
Cette présente étude se. veut donc une contribution pour intéresser davantage les
responsablesde l’enseignement à la FASEG sur le devenir de leurs “produits”.
Elle rentre dans le cadre d’un stage effectué d’avril à juillet 1997 à l’Institut Français
de Recherche Scientifique pour le Développement en Coopération (ORSTOM) dans un
programme de recherche intitulé : l’Ajustement au quotidien -“les jeunes diplômés à Dakar”
dirigé par une socio-économiste, Eveline BAUMANN, qui a effectué de nombreuses études
au Sénégal dans le cadre des petites entreprises et la réintermédiation fmancière à Dakar.
Les limites du système d’information sur l’emploi des jeunes, les contraintes du
terrain, de délai et de budget ont conduit à l’adoption d’une approche méthodologique
comprenant trois (3) phases :
* de connaître la politique et les stratégies mises en place par la FASEG pour une
adéquation formation-emploi ;
Notre étude est scindée en deux (2) parties. La première partie présente la
problématique de l’emploi des diplômés et la méthodologie. La seconde partie, à partir
d’analyses quantitatives et qualitatives, tente de répondre à l’interrogation suivante : “Quel
devenir professionnel pour les étudiants de la FASEG ?”
-4- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
PREMIERE PARTIE :
PROBLEMATIQUE DE L’EMPLOI DES
DIPLOMES ET METHODOLOGIE
-5 Devenir professionnel des Etudiants 8 la FASEG
I
l’emploi dans lequel évoluent les diplômés de la FASEG. La méthode utilisée est l’enquête
qui est basée sur l’observation d’un groupe de diplômés de la FASEG des années
académiques ciblées (chapitre II). L’objectif est de dégager les caractéristiques, les
motivations et l’avenir professionnel des étudiants à la FASEG.
Les différentes stratégies sont contenues dans les grandes politiques économiques
appliquées par le Sénégal (0.1). Mais devant l’ampleur de la situation, le gouvernement a
été amené à adopter des programmes ponctuels (5.2).
Jusqu’à une période récente, l’emploi occupait une place marginale dans les options
économiques de notre pays. Cette marginalisation apparaît à travers les hypothèses du
gouvernement sur la base desquels l’économie du pays a été construite. Ces hypothèses sont
les suivantes :
1j
Cette hypothèse était déjà implicite dans les politiques socialistes des premières
.
années après l’indépendance. Elle prendra toute sa forme à partir des années 80, accélérée
par de profondes crises. Elle part de l’analyse qui a été faite des différents facteurs de
production. Selon cette analyse, la main-d’oeuvre est un facteur de production abondant. Il
est bon marché, disponible immédiatement et en quantité suffisante. Elle ne constitue donc
pas une contrainte économique et ne mérite pas, par conséquence, une attention
particulière(4).
Par contre, le capital physique et financier est difficile d’accès. Il est essentiellement
étranger, rare (donc cher) et doit bénéficier d’un traitement prioritaire afin de l’attirer et de
le fixer de façon durable. Ceci a conduit à l’adoption de quelques mesures incitatives dans
le but d’attirer les investissements (exemple : Code des Investissements).
Cette logique selon laquelle “les profits d’aujourd’hui font les investissements de
demain, qui font les emplois d’après-demain” n’a pas connu dans les faits, tout le succès
attendu. Son échec se justifie par une inadéquation flagrante avec la réglementation qui
autorise les “fuites de profits”. En effet, les profits gagnés à travers cette stratégie n’étaient
pas réinvestis sur place, les investisseurs étant majoritairement étrangers. Même les
nationaux préféraient “geler” leurs gains dans des banques étrangères. Le rapport entre
Profits et Investissements est ainsi trop faible pour pouvoir créer des emplois”).
’ Cf. NDAO (P.I.), 1995 “Etude sur les politiques de promotion de l’emploi au Sénégal”, BIT, pp.25-34.
Tous ces dysfonctionnement constatés montrent que l’emploi est considéré plus
comme un instrument de manoeuvre politique qu’un facteur de croissance économique. En
période de récession, la main-d’oeuvre utilisée est le facteur de production qu’il faut faire
varier afin de réaliser des économies financières susceptibles de relancer la croissance.
Devant les limites des actions mises en oeuvre par les grandes politiques
économiques, le gouvernement a entrepris de prendre en charge le problème de l’emploi.
La naissanceet l’avancée du chômage des diplômés de l’enseignement supérieur ont accéléré
ce processus et contraint nos décideurs à mettre en place progressivement des programmes
de promotion d’emploi ponctuels, le plus souvent tournés vers des emplois temporaires. Ces
interventions ont une incidence directe ou indirecte sur l’emploi.
Ces programmes ont été réalisés sur le support d’unités existantes mais aussi à travers
des unités nouvellement créées.
-8- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
- La mise à la retraite des agents : il est fréquent que des fonctionnaires de 1’Etat
qui ont atteint l’âge de la retraite usent de toute sorte de subterfuges pour garder leur poste.
Ce programme sur la base d’un dispositif législatif et réglementaire obligatoire permet de
recenser, puis de remplacer ces agents “rétraitables” de la fonction publique par des jeunes
sénégalais.
Dans cette logique, elles doivent aider à la création d’emplois pour l’insertion des
chômeurs. A titre d’exemple, l’Agence d’Exécution des Travaux d’lntérêt Public (AGETIP)
a permis de créer 29.980 emplois permanents ou temporaires entre 1993 et 1996. Les projets
financés par le Fonds de Promotion Economique (F.P.E.) auront permis de créer ou de
consolider 54.685 emplois dans la même période @).
d’aménagement de la rive gauche du Fleuve Sénégal, 300.000 pour les vallées fossiles,
1SO0 pour le Canal du Cayor.
.
Section II : Le cadre de l’étude
Nous exposerons ici quelques généralités permettant de mieux définir le cadre de cette
étude (8.1): puis montrerons les grandes orientations devant guider l’étude (5;.2).
0.1 - Généralités
1 - Présentation de la FASEG
B - L’organigramme de la FASEG
Après déjà quatre (4) années d’existence, nous pouvons estimer à présent que la
FASEG est sortie de sa phase préliminaire de constitution, marquée par une mise en place
progressive de ses différentes structures et par une définition précise de ses ambitions, et
s’achemine maintenant vers une croissance soutenue et permanente.
Ces quelques données statistiques des effectifs de la FASEG en 1997, en donne une
parfaite illustration.
EFFECTIFS NOMBRE
Effectif global des étudiants 2.805”’
CONSEIL FACULTAIRE
______---
DOYEN
ASSESSEUR
(Responsable
pédagogique)
1) Le m-emier cycle
2) Le second cvcle
Il est sanctionné actuellement par une maîtrise : option Analyse économique et option
Gestion. La FASEG a engagé cependant des réformes pouvant conduire à une maîtrise en
Gestion et à des maîtrises spécialisées.
Cet Institut de Faculté créé en 1994 répond aux nouvelles missions de la FASEG ,
citées ci-dessus. Il prépare les étudiants à l’obtention des diplômes suivants : / 1
L’IFACE enregistre chaque année une forte demande de formation qui témoigne de
la place et du rôle qu’il occupe dans le marché de formation en gestion.
Ces concepts et définitions sont des termes ou expressions le plus souvent techniques,
utilisés dans cette étude. Notre souci est de préciser les contenus et le sens que nous leur
donnons afin de lever toute ambiguïté.
A - Concerts socio-démopranhiaues
Population cible :
La population cible de l’enquête comprend tous les diplômés des deux (2) sexes de la
FASEG, toute nationalité contondue, indépendamment de l’année d’obtention du diplôme.
Base de l’enuuête :
La base de l’enquête correspond à une partie de la population qu’on veut étudier. On peut
la définir comme étant “la representation concrète des éléments de la population cible. Elle
consiste en une liste à partir de laquelle la sélection des éléments de l’echantillon va être
opérée”“‘.
Diplôme :
Le diplôme concerné par notre étude est la maîtrise en Sciences Economiques ou en Sciences
de Gestion. Ainsi, nous appelons diplômé tout étudiant titulaire d’une maîtrise délivrée par
la FASEG.
” Cette definition est la même que celle donnee par M. DANKOCO dans le cours de Marketing qu’il dispense en
..
2ème année du DUGIIFACE.
-16- Devenir professionnel des Etudiants B la FASEG
Activité non économique, toutes les autres activités sont considérées comme non
économiquesmalgré leur importanceau plan social. 11s’agit entre autres de la fréquentation
de l’école, des travaux domestiquesdans son foyer propre, des loisirs, de la mendicité, des ,
activités illégales (vols, cambriolage, etc.).
Activité nrincinale : c’est le travail auquel le diplômé consacre le plus de temps lorsqu’il a
occupé simultanément plusieurs emplois dans la période de l’enquête.
Activité secondaire : pour une période égaie à la durée de l’enquête (4 mois), l’activité
secondaire est celle exercée en dehors de l’activité principale. Au cas où l’on est en présence
de plusieurs activités secondaires, elles seront classées selon le temps que l’enquêté y
consacre. L’activité secondaire retenue sera celle à laquelle l’enquêté aura consacré le plus
de temps en dehors de l’activité principale.
Branche d’activités :
La branche d’activité est le type d’industrie, c’est-à-dire la production de l’établissement
dans lequel travaille l’enquête (agriculture, élevage, pêche, transport, etc.). Certaines
entreprises s’occupent de plusieurs activités à la fois. Dans le contexte de notre enquête,
nous retenons la branche de l’unité ou l’établissement dont relève le travail de l’enquêté.
Occuoation :
L’occupation, l’emploi ou la profession est le type de travail effectué par le diplômé
(enseignement, menuiserie, secrétariat, . . .).
Situation dans l’occuoation :
On peut distinguer les principales catégories suivantes :
Emnloveur : c’est celui qui emploi des salariés afin d’exploiter une entreprise pour son
propre compte. Dans certains cas (entreprise familiale), il peut utiliser d’autres types de main
d’oeuvre à savoir des aides familiaux et des apprentis.
Indénendant : la seule différence entre l’employeur et l’indépendant, c’est que l’indépendant
n’emploie pas de salarié.
Salarié : il travaille pour un employeur public ou privé (y compris les domestiques). En
retour, il reçoit un salaire (une rémunération ou un traitement) en espèces ou en nature ou
les deux à la fois.
Aide familial : il travaille pour une entreprise familiale, c’est-à-dire appartenant à son
ménage ou au ménage d’un proche) sans être rémunéré.
Annrenti : il apprend un métier dans un atelier et n’est pas rémunéré. Il peut recevoir des
sommes d’argent pour assurer son transport mais cela n’est pas considéré comme un salaire.
Il devrait avoir un contrat d’apprentissage mais dans le contexte de notre enquête, l’absence
de contrat n’exclut pas le statut d’apprenti.
-17- Devenir professionnel des Etudiants h la FASEG
C’est ainsi que nous sommes parvenus, au terme de ces concertations, à déterminer
avec précision les objectifs visés par l’étude. En outre, nous avons jugé nécessaire de nous
imposer un calendrier de travail pouvant nous aider à gérer rationnellement le facteur temps.
1 - Objectifs de l’étude
Quelques études, dans ce domaine, ont certes été réalisées. Ces analyses sont souvent
générales et ne spécifient pas le problème selon le niveau d’études des diplômés, le type
d’enseignement reçu, le secteur professiormel dans lequel ils évoluent ou aimeraient évoluer,
. . . En plus, ces analyses n’utilisent guère une approche dynamique et n’ont donc aucune
utilité prévisionnelle. Enfin, elles nécessitent dans leur grand ensemble d’être réactualisées.
-19- Devenir professionnel des 6tudiants h la FASEG
d’étudier les stratégies, les politiques et les programmes mis en oeuvre par les
décideurs du pays en vue de la promotion de l’emploi des diplômés de l’enseignement
supérieur,
de dégager la tendance actuelle des diplômés de la FASEG dans le marché du travail.
Les diplômés de l’enseignement supérieur ont été très peu, sinon pas du tout associés
à la recherche des solutions et à la définition des programmes stratégiques touchant leur
insertion dans la vie active.
Cet état de fait s’explique en grande partie par la “pudeur” qu’affichent les décideurs
politiques de parler du problème de l’emploi des jeunes, par la passivité et le manque
d’organisation de ces diplômés et enfin par la consommation immédiate de ce que leur
proposent leurs “aînés”. Pourtant, ils ont un rôle de premier plan à jouer. C’est pourquoi,
nous nous sommes intéressés à :
II - Calendrier de I’enauête
Ce calendrier mis en place par les différents intervenants dans cette étude a pour
finalité principale de mieux gérer le temps qui nous est imparti eu égard aux contraintes
budgétaires, du terrain et des cours du chargé de l’étude.
C’est ainsi que nous avons été amenés une fois à rallonger le calendrier de l’enquête
jusqu’à la fm du mois de juillet alors qu’elle devait se faire initialement en deux mois.
Quelques modifications sur le calendrier initial ont été ainsi apportées au fur et à mesure que
l’enquête avançait. Mais dans l’ensemble, tout le programme de l’étude peut se résumer en
deux (2) phases suivant ce tableau.
- Analyse du problème posé puis comparaison avec le budget - Responsable du programme + chargé de l’étude.
14.31 mars alloué et le délai imparti.
(X ;O”r%) Défmitiondes objectifs de l’étude et de la méthodologie. - Responsable du programme + chargé de l’étude.
lei-71 juillet Trairemem des donnfs dc l’enquête. - Chargés de l’étude + responsable du programme
(31 Io”n)
- Char# de l’étude.
Responsable du programme + chargé de I’etudc + enseignant
de I’univrrsik
-21- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
Cette partie nous montre comment l’enquête a été préparée et réalisée. Ce chapitre ,
comprend deux (2) sections. La première aborde tous les aspects liés au choix des éléments
constitutifs de l’enquête. La deuxième s’intéresse à sa mise en oeuvre.
Le but de notre étude est d’évaluer les perspectives d’avenir des diplômés de la
FASEG à partir d’une enquête de terrain. Nous présentons ici la méthode d’échantillonnage
utilisée (5.1) ainsi que le contrôle des éléments de collecte (5.2).
1 - La base de sondage
Les personnes constituant la base de notre étude sont les diplômés en maîtrise de la
FASEG des années académiques 90/91, 91/92 et 92/93. La détermination de cette base de
sondage a nécessité de notre part, une certaine prudence. En effet, une erreur à ce niveau
peut entraîner un biais dans l’étude. Dans ce cas, il existerait un décalage entre la base de
sondage et la population-cible. Or, la représentativité de notre base de sondage ne peut se
vérifier qu’au terme de notre enquête.
Pour contourner cet obstacle, nous sommes partis de l’hypothèse que le comportement
des individus constituant notre population de base est semblable ou sensiblement voisin de
celui de la population totale des diplômés de la FASEG. Cependant, cette hypothèse n’exclut
pas, le respect de deux (2) critères essentiels à notre étude.
-22- Devenir professionnel des Etudiants a la FASEG
- Premier critère : la période servant de base d’étude doit être suf&.mment récente
pour permettre non seulement la comparaison des résultats recueillis avec ceux de recherches
antérieures, mais aussi, l’analyse de l’impact des décisions déjà prises par les décideurs du.
pays pour la promotion de l’emploi sur les diplômés de la FASEG.
- Deuxième critère : cette période doit aussi prendre en compte le temps moyen
nécessaireà un diplômé de l’enseignement supérieur pour trouver du travail. Or, cette durée
est fixée à 3 ans par l’Enquête Emploi (1991).
II - La définition de l’échantillon
A - La méthode d’échantillonnage
- les enquêtés sont directement tiiés de la population de base. C’est le cas des sondages
dits systématiques qui présentent l’inconvénient de la dispersion géographique des
éléments de l’échantillon ;
- les enquêtés ne sont pas issus de la population de base mais sont tirés au hasard en
groupes à partir d’une certaine classification. On a ici deux (2) variantes : les
sondages en grappes (villes, quartiers, immeubles, . ..) et les sondages stratifiés
(division de la population selon l’âge, la catégorie socio-professionnelle, l’habitat,
. . .>.
- la méthode des quotas ou du modèle réduit : ici, on part de l’observation des proportions
caractéristiques dans la population totale pour définir l’échantillon d’étude ;
- la méthode des itinéraires : dans ce cas, on fixe à l’avance un itinéraire sur la base d’une
carte géographique de ville ou de quartier tout en précisant les numéros des maisons à
visiter :
-24- Devenir professionnel des Etudiants & la FASEG
Le choix de l’une de ces méthodes a été fait après réponse à deux (2) questions
fondamentales :
De même, les adresses des diplômés qui logeaient pendant leurs études dans le
campus universitaire étaient inexploitables à cause de leur domiciliation passagère. Seules
nous intéressaient les coordonnées des diplômés ayant un domicile fixe dans le temps et qui
étaient facilement joignables. Ainsi, étaient prélevées uniquement celles se situant dans la
région de Dakar. Suivant ce procédé, 126 adressesont été recenséesdans un premier temps.
numérotation des rues et des maisons. Pour cause de manque de moyens financiers et de
temps (le chargé de l’enquête suivait en même temps des cours à la FASEG), les localités j
situées dans les environs immédiats de l’université @Iédi.na, Gueule Tapée, Dakar Plateau, ,
Fass, les SICAP (Liberté, Amitié et Dieuppeul), Gibraltar, . ..] ont été privilégiées au
détriment de celles situées dans la banlieue.
Devant cette situation, nous avons opté, pour les parents qui connaissent bien le
diplômé et qui ont participé à sa formation ou à son insertion, de leur poser des questions
précises sur le vécu de leur “protégé”. Malgré le grand risque de biais qu’une telle
procédure peut entramer, nous avons -après avoir étudié soigneusement leur qualité à l’aide
de questions-pièges et de confrontation des réponses données par plusieurs personnes-jugé
ces informations assez significatives. Cependant, nous n’avons pas pu: pour la grande
majorité des diplômés migrants, obtenir de leurs nouvelles.
C - L’échantillon
technique nous a permis en tout et pour tout, de remplir trente (30) questionnaires. Les
membres de notre échantillon se répartissent suivant ces tableaux :
Lorsque nous préparions le questionnaire, nous n’avions pas une idée précise des
questions à poser. Notre premier réflexe a été de relever toutes les grandes parties
concernant la vie du diplômé que nous désirons connaître. Celles-ci ont été divisées en trois
(3) ensembles.
-27- Devenir professionnel des 6tudiants h la FASEG
A - L’identification du diplômé
Cette identification vise à connaître tous les aspects socio-juridiques de la vie du*
diplômé. Elle concerne l’état civil du diplômé (nom et prénoms, date et lieu de naissance,
sexe, nationalité, situation matrimoniale) ainsi que l’activité professionnelle de son père ou
tuteur. Ce dernier point de l’identification du diplômé est très important dans la mesure où
il nous permet d’analyser l’influence de l’activité du père ou du tuteur du diplômé sur son
insertion ou sur son choix d’emploi.
B - La formation universitaire
Ces informations servent à classer les options par rapport à la situation du diplômé,
à calculer le temps de chômage moyen. Elles ont aussi pour objet d’étudier si l’obtention
d’un stage ou l’occupation professionnelle du diplômé pendant sa formation universitaire sont
des facteurs déterminants pour son insertion.
C - L’insertion socio-professionnelle
II - L’élaboration du ouestionnaire
Après avoir choisi le type de renseignements nécessaire, nous nous sommes penchés
sur la mise en forme des questions.
-2% Devenir professionnel des Etudiants B la FASEG
1) La formulation des questions. Nous avons veillé à ce que les questions soient
immédiatement comprises en évitant l’emploi de jargon technique. Pour se faire, nous avons
été obligés d’utiliser dans les questions des mots et expressions communément utilisés par
la grande masse de la population, prenant ainsi souvent à contre-pied les définitions
empiriques antérieurement données.
2) L’intérêt des auestions. L’enquêté doit trouver plaisir à répondre aux questions qui
lui sont posées. Nous devions alors veiller à ce qu’elles ne soient pas monotones, mal
articulées et trop envahissantes. L’interviewé doit se sentir concerné en répondant aux
questions et doit mesurer la portée de son intervention (en répondant).
3) La précision des ouestions. Un grand soin doit être apporté aux questions pour
qu’elles ne portent pas à confusion. Elles doivent être simples, concises et bien formulées.
Les questions trop générales et trop longues doivent être évitées dans le questionnaire.
Deux (2) catégories de questions ont souvent été utilisées dans le questionnaire: les
questions fermées et les questions ouvertes.
1) Les ouestions fermées. Dans le cas des questions fermées, nous offrons à l’enquêté
un choix limité de réponses. Le plus souvent, nous l’obligeons à répondre par “oui” ou par
“non”. Dans le meilleur des cas, pour les questions portant sur son identification ou sa
formation universitaire, les réponses peuvent être des phrases ou expressions. Mais celles-ci
doivent être courtes et précises afin d’éviter une éventuelle interprétation.
Tout de même. pour un besoin de précision des réponses collectées. les échelles
d’attitude telle que l’échelle additive de Likert n’ont pas été utilisées dans la formulation des
questions.
-29- Devenir professionnel des étudiants B la FASEG
Ainsi, les questions fermées nous dorment l’avantage d’être faciles à codifier et à
dépouiller. Néanmoins, elles livrent le plus souvent des informations pauvres. C’est pour
cette raison que nous avons prévu de les compléter, dans certains cas, par des questions.
ouvertes.
2) Les questions ouvertes. Elles procurent à l’enquêté une plus grande liberté de
réponses. L’inconvénient de ces questions est qu’elles obligent à une analyse préalable du
contenu puis à un codage. Cependant, les informations recueillies sont d’une très grande
richesse. En effet, les questions ouvertes nous permettent de saisir les intentions et les
motivations intimes de l’enquêté. Elles lui dorment l’occasion de se confier et de soulever
d’autres aspects qui n’ont pas été prévus par le questionnaire.
Nous étions deux (2) à nous charger de la collecte des réponses. Avant de nous lancer
sur le terrain, nous avions été invités à plusieurs reprises, à répéter le questionnaire devant
le responsable du programme et un spécialiste en études démographiques. Le but de cet
exercice est de nous amener à :
manières tout en veillant à conserver leur substance première. Cet exercice assez difficile
nous permet d’éviter le risque de rendre nos enquêtes trop mécaniques et monotones.
L’enquêteur doit s’imposer en montrant qu’il maîtrise bien son sujet afin de forcer le respect
de son vis-à-vis pour son travail ;
En effet, notre enquêté évolue dans un milieu social bien hiérarchisé et son accès
exige le plus souvent le passage d’un interrogatoire devant ses parents. L’individu est
tellement protégé par sa famille qu’une hésitation dans nos réponses peut nous empêcher de
l’approcher. Notre identité, le but de notre visite ainsi que notre profession ou rang social
doivent être déclinés avant d’être présentés à la personne que nous désirons interroger.
Tous ces paramètres sociaux sont des facteurs essentiels qu’il faut prendre en compte
durant tout le déroulement de l’enquête.
A - La cohérence du questionnaire
- Au début du questionnaire, nous devons vérifier que seules les “questions amorces”
s’y trouvent. Ce sont des questions portant sur des choses bien connues par l’enquêté et
faciles à aborder. Les débuts d’enquête sont très difficiles et l’enquêté a besoin d’être
introduit progressivement.
- Nous devons veiller à placer des questions filtres à divers endroits pour tester la
fiabilité des réponses.
- Les questions doivent être complémentaires suivant une suite logique et non
répétitives. La sensation pour l’enquêté d’avoir déjà répondu à un genre de questions le rend
mal à l’aise et lui donne l’impression de “perdre son temps”. Nous devons éviter aussi de
regrouper en une seule question, différents aspects du sujet qui pourraient être négligés ou
omis dans les réponses.
B - La pertinence du questionnaire
Est-ce que tous les aspects du sujet ont été soulevés dans le questionnaire ? Les
questions posées permettent-elles d’avoir une réponse au problème ? Toutes les questions
sont-elles importantes et intéressantes ?
informations. On est alors obligé de les ignorer ou de les mentionner sur un autre papier qui
pourrait être perdu ou mal classé ; ce qui peut causer une insuffisance ou des biais dans les
résultats.
Pour ne pas souffrir de ces limites, nous avions décidé de privilégier lors de la pré-
enquête des questions ouvertes qui nous permettraient par la suite de définir les questions
fermées pour un emploi défmitif du questionnaire.
Entre les différents moyens qui nous sont proposés pour administrer un questionnaire,
notre choix s’est porté sur l’enquête en face à face. Ce choix présente des avantages mais
aussi des inconvénients.
Cette méthode est à notre avis la plus sûre mais parfois la plus coûteuse. Pour notre
cas, le coût est amoindri par le fait qu’il n’a pas été besoin d’engager des enquêteurs ; les
chargés de l’étude se sont chargés eux-même de l’enquête.
L’enquête en face à face consiste à envoyer un enquêteur (ou des enquêteurs) auprès
des interviewés. Elle peut être réalisée dans la rue. Mais dans ce cas, elle présente
l’inconvénient d’être conduite dans de mauvaises conditions. La manière que nous avons
adoptée pour conduire cette enquête est de nous rendre au domicile des enquêtés.
L’enquêteur interroge le diplômé et note lui-même les réponses de celui-ci.
A - Les avantages
.
Nous avons déjà présentée cette méthode comme étant la plus sûre. En effet,
l’enquête en face à face nous évite les désagréments d’une éventuelle déformation de
l’échantillon qu’aurait causer par exemple une enquête postale. Notre présence au domicile
-33- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
de l’enquêté nous rassure que c’est la personne visée qui répond et non une autre. De même,
en utilisant cette méthode, nous ne sommes pas obligés de simplifier les questions à
l’extrême pour prévoir une quelconque incompréhension du lecteur. Nous sommes toujours
à côté de lui pour présenter le questionnaire, lui expliquer son contenu et notre démarche.
Notre présencerassure, motive et favorise un contact humain qui peut être déterminant pour
pousser l’enquêté à se confier totalement. Nous pouvons aussi vérifier du coup s’il a bien
répondu aux questions et le repositionner de façon subtile en cas de déviation.
L’enquête en face à face nous permet par ailleurs de présenter un questionnaire assez
détaillé, complété si le besoin se fait sentir par de documents visuels. Contrairement à
l’enquête par téléphone, elle peut être applicable à toute la population constituant notre
échantillon et non seulement aux personnes équipées de téléphone.
B - Les inconvénients
Notre enquête a été facilitée par l’implication directe des chargés de l’étude dans la
collecte des réponses. Leur intérêt pour le bon déroulement du sondage ainsi que leur souci
de présenter des résultats fiables exigent toutes ces qualités et amoindrit considérablement
les charges.
Cependant, il n’en demeure pas moins que cette méthode demande beaucoup de temps
et d’énormes sacrifices. L’enquêteur est astreint à se conformer aux emplois du temps des
* enquêtés. Il doit essuyer de temps à autre quelques rendez-vous ratés sinon des renvois. 11
lui faut alors un fort tempérament pour ne pas se laisser aller au découragement et même
à l’abandon. Il est constamment appelé à changer de nature pour épouser celles de ses
interlocuteurs.
-34- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Tous ces facteurs ne contribuent pas le plus souvent à atteindre l’objectif fixé en
nombre d’enquêtés, d’où un échantillon parfois peu représentatif. Le chargé de l’étude est
alors contraint à prendre en compte des informations fournies par d’autres personnes. Cette
solution de rechange ne manque pas d’entraîner, de façon fréquente, des biais dans
l’interprétation des résultats. Néanmoins, malgré ces imperfections, la méthode de l’enquête
en face à face est la plus aisée.
Une fois toutes les réponses collectées, notre première tâche consistait à vérifier leur
qualité.
- Les enquêtés ont-ils répondu à toutes les questions ?
- Existe-t-il des contradictions flagrantes dans les réponses ?
- Existe-t-il un aspect de la question qui n’a pas été suffisamment explicité ?
Deuxième situation : les réponses sont satisfaisantes. Dans ce cas, nous procédons
à la codification des questions ouvertes pour en ressortir les informations essentielles.
Conclusion partielle
Les conséquences en sont simples : les mauvais résultats qu’a connu l’économie
sénégalaiseont sérieusement handicapé la promotion de l’emploi, créant ainsi un déséquilibre
entre offre et demande d’emploi en faveur du dernier.
DEUXIEME PARTIE :
LE DEVENIR PROFESSIONNEL DES ETUDIANTS A
LA FASEG
-37- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
Cette deuxième partie comporte deux (2) chapitres essentiels. Le premier constitue
l’analyse des dOrkeS de l’enquête. Le deuxième chapitre est consacré à l’analyse
prospective du marché de l’emploi des diplômés de la FASEG.
La moyenne d’âge des enquêtés est de 32 ans. Ce qui est relativement jeune compte
tenu du faible taux de rendement de la FASEG qui était évalué à 11,72 pour la période
1991/1992-1994/1 995(l”‘. Le taux de rendement interne est le rapport entre le nombre de
diplômés (considérés comme produits fins du système d’enseignement) et les effectifs
(nouveaux inscrits et redoublants) engagés dans le cycle de formation.
Sur les trente (30) enquêtés, 27 sont de sexe masculin, soit 90% de l’effectif total et
03 de sexe féminin, soit 10 % de l’effectif total.
Seuls 06 diplômés enquêtés (dont 1 femme) sont mariés, soit un taux de 20% alors
que la grande majorité reste célibataire, soit un taux de 80 %. Cette situation de célibat peut
être un indicateur de la psychose de l’emploi sur les relations sociales.
Par contre, ceux qui ont travaillé pendant leur formation universitaire sont peu
nombreux. Ils ne sont que 04 ( = 13%) alors que 26 d’entre eux ( = 87 %) ne faisaient
qu’étudier.
La durée depuis l’obtention du diplôme est calculée à partir du mois qui suit
l’obtention de la maîtrise jusqu’à la date à laquelle le diplômé a été interrogé.
Cet indicateur nous permet de mesurer plus tard, la durée de chômage, la durée
d’expérience professionnelle ainsi que la durée d’inactivité du diplômé.
“. Cf. DIAGNE (A.) et DAFFE (G.), 1997 : “Rendement Interne et Coût d’un Diplômb B I’UCAD”,
CREAIFASEGIUCAD.
-4o- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Tableau no8 : Répartition des enquêtés selon l’activité actuelle et l’année de promotion
1990-1991 10 33,3 00 00 10
1991-1992 09 30 01 333 10
TOTAL 27 90 03 10 30
Seuls 10% des enquêtés (3 hommes) étaient inactifs durant notre passage. Cette
inactivité s’explique, dans tous les cas observés par la poursuite d’études supérieures. Ce
sont donc des diplômés de la FASEG qui ont pour objectif d’avoir un diplôme de 3ème
Cycle et qui vraisemblablement seront amenés à chercher du travail. Leur situation ordinaire
rapportée à leur faible effectif nous suggère de ne pas trop nous appesantir là-dessus.
Par contre, 27 cas observés sur 30 (90% de l’effectif total) sont en activité ; ce sont
des diplômés occupés ou en chômage. Or, l’emploi et le chômage sont des sujets très
sensibles qui intéressent plusieurs utilisateurs : responsables universitaires, chercheurs,
gouvernement, patronat, . . . C’est pour cette raison que nous avons choisi de les développer
dans les paragraphes qui vont suivre.
.
-41- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Tableau no9 : Répartition des diplômés actifs selon la situation professionnelle actuelle et l’année de
promotion
8 1,5 % des diplômés interrogés sont occupés. Ceux qui travaillent et qui sont issus
des promotions 90/91 et 91/92 constituent 59,2% de l’effectif total des diplômés actifs avec
une répartition égale pour chacune de ces promotions. Les diplômés occupés de la promotion
92/93 représentent quant à eux 22,3 % de l’effectif total. Ce taux relativement inférieur
pourrait s’expliquer par le fait que cette promotion est plus récente que les autres qui
disposaient de beaucoup plus de temps pour chercher un emploi.
Le chômage frappe 18,5 % des diplômés actifs. Ce taux est du même ordre que celui
estimé dans l’étude “Enquête Emploi, Sous-Emploi, Chômage en milieu urbain”, Rép. du
SénégaUDSP, 1991, page 32. Selon cette étude, 18,2 % des personnes actives ayant un
niveau supérieur sont des chômeurs.
77,3 % des diplômés observés sont des célibataires alors que seulement 22,7 % sont
mariés. Malgré leur insertion professionnelle, les diplômés de la FASEG ne sont pas pressés
de se marier. Cela s’explique en partie par :
Cependant, ce taux rapproché à l’effectif total des mariés devient très intéressant. Le
constat est patent : 5 sur 6 diplômés mariés, soit un taux de 83,3 % ont un emploi et
beaucoup affirment s’être mariés après leur insertion professionnelle. Ce résultat s’explique
aisément du point de vue sociologique. La notion de famille est très importante au Sénégal
et la situation professionnelle du marié (ou de la mariée) est très décisive pour son
Sur 22 diplômés occupés, 09 (40,9 %) ont eu leur emploi à travers leurs relations, 09
(40,9 %) à la suite d’une candidature et 04 (18,2 %) à partir d’autres moyens (héritage, auto-
emploi ou aide-familial).
Les relations sont très déterminan tes au Sénégal pour trouver du travail. Comme l’ont
si bien dit d’ailleurs des diplômés “les relations sont privilégiées au détriment de la
compétition. Elles priment sur la compétence ; on use d’abord de celles-ci avant de faire
jouer la compétence”.
Le sous-emploi est longuement décrié par les syndicats et certains organismes qui
pensent que c’est “l’arbre qui cache la forêt”. Les sous-employés sont considérés comme
ayant un emploi alors que leur situation professionnelle est loin d’être régulière. Il est bon
dans le cadre de notre étude, d’analyser l’emploi sous cet aspect.
59,1% des diplômés occupés sont satisfaits de leur position. Ils ont pour projet à long
et moyen terme de faire carrière dans l’entreprise qui les a embauchés et de conforter leur
situation satisfaisante. En revanche, 40,9% pensent que leurs compétences sont sous-
exploitées ou ils ont un bas niveau de revenu et/ou de productivité. Le sous-emploi se
manifeste aussi par une insuffisance du volume de travail comme le cas de ces vacataires
servant dans les lycées et collèges et qui n’ont jamais 10 heures de service dans la semaine.
Il concerne de même ce diplômé qui a hérité des moulins de son père et dont le travail ne
se limite qu’à encaisser les recettes et acheter des pièces pour l’entretien de ses machines.
En guise de salaire, ils ne bénéficient le plus souvent que d’une prime annuelle (pour les
vacataires) ou d’une partie des recettes gagnées du moulage.
Les diplômés occupés ont des statuts différents au sein des entreprises où ils
travaillent. Le tableau 11 donne une répartition selon la place qu’ils occupent.
Situation I Effectif I % II
Employeur 03 13,6 I
Indépendant 00 00
Salarié 18 81,8
Aide familial 01 04,6
Apprenti 00 00
Stagiaire
TOTAL l 22 100 II
Devant les restrictions qu’exige l’ajustement structure1et qui impose 1’Etat à diminuer
ses charges, donc à ne plus beaucoup embaucher, il est instructif de s’interroger sur le
devenir des diplômés en économie et en gestion.
Le rapport entre l’emploi et la branche d’activité semble être important dans l’optique
de l’analyse des secteurs absorbant plus de diplômés de la FASEG.
Devant la diversité des activités observées, rappelons que seule l’activité principale
est ici considérée.
Les diplômés occupés exercent beaucoup plus leurs activités, avec un taux de 36,4 % ,
dans les administrations privées de management, comptabilité et services informatiques.
18,2% travaillent dans la branche des transports-entrepôts et télécommunications. Le reste,
soit 45,4 % du total de l’effectif occupé, est réparti dans les organisations non
gouvernementales et les restaurants-hôtels (9,2% pour chaque branche) ; les branches
-45 Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Nous remarquons que des branches prioritaires au Sénégal tels que l’agriculture,
l’élevage, la pêche et l’artisanat n’attirent pas les diplômés de la FASEG. Cela s’explique
le plus souvent par leurs caractéristiques qui font appel régulièrement à des techniciens tels
que des ingénieurs, agronomes et autres artisans. Cependant, ces branches pourraient être
plus rentables si on associe à leur gestion des managers comme les diplômés de la FASEG.
VI - Emnloi et migration
Localisation Effectif %
Résidents 18 81,8
Migrants 04 18,2
TOTAL 22 100
8 1,8 % des diplômés occupés travaillent à l’intérieur du territoire national. Ils sont en
majorité concentrés dans la région de Dakar mais certaines régions comme Kaolack et Thiès
en ont accueilli.
Le flux migratoire des occupés de la FASEG vers l’étranger est seulement de 18,2 %.
Cependant, dans une analyse du rendement externe de la FASEG , cette situation qui
l
s’amplifie de jour en jour doit être étudiée avec un plus grand soin. Elle constitue une perte
inestimable pour le pays en ressources humaines hautement qualifiées.
-47- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
II Total ou
Moyenne (x) I
x = 58 mois
I
x = 25 mois x = 33 mois
-4% Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Les enquêtés n’étant plus revus après l’enquête pour voir s’ils sont toujours occupés
ou pas, nous avons pris comme référence pour le calcul des durées, la date à laquelle ils
sont interviewés.
Le taux des diplômés actuellement chômeurs est du même ordre que celui relevé dans
l’Enquête Empoi de 1991 (6.1). Cette situation doit interpeller la FASEG à plus
d’engagement vu ses nombreuses conséquences(s.2).
Tableau no17 : Répartition des diplômés actuellement chômeurs selon l’expérience professionnelle
4/5 des diplômés chômeurs actuels ont déjà travaillé. Le reste, 1/5 n’a jamais
travaillé.
Tableau no18 : Durée moyenne d’expérience professionnelle des diplômés chômeurs ayant déjà travaillé
selon la situation dans l’emploi
RB 20 00 00 04 mois 04 mois
Dans certains cas de figure, face à la precarité de l’emploi des diplômés et au souci
des entreprises de la place d’engager uniquement des personnes expérimentées, il est
recommandé aux demandeurs d’emploi de prendre n’importe quel travail même s’il n’est pas
rémunéré.
* Dans l’immédiat, cette suggestion permettrait aussi de vaincre l’oisiveté des diplômés
et fouetterait du coup l’initiative personnelle. Mais dans les faits, surtout pour les diplômés
de la FASEG actuellement chômeurs, est ce que cet avis est partagé ?
-5o- Devenir professionnel des Etudiants h la FASEG
Tableau na19 : Rapport entre recherche d’expérience professionnelle et rémunération du travail pour les
chômeurs actuels ayant déjà travaillé
Rkmunhation ou pas
Durée de travail Durée de travail non Total
Situation dans l’occupation rémunéré rémunéré
IlII Stagiaire
TOTAL
I
1
08 mois
45 mois
I
I
01 mois
01 mois
I
I
09 mois
46 mois
Les diplômés actuellement chômeurs n’acceptent que les emplois rémunérés. Cela
explique le fait qu’ils aient consacré beaucoup plus de leur temps professionnel aux emplois
à durée déterminée (22 mois) et dans une moindre mesure à l’entrepreneuriat privé (15 mois)
qui sont plus enclin à payer au détriment des stages qui sont rarement rémunérés.
Mais peut-on leur donner tort dans le contexte socio-culturel actuel du pays où le
diplômé est considéré comme un soutien potentiel de la famille ? La société, sinon sa famille
ne comprendrait jamais qu’il travaille sans être payé.
Le tableau no 20 nous permet d’étudier les voies qui ont été privilégiées par les
chômeurs dans leur recherche d’emploi.
-51- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
Mode de ~ostulation
N” de référence
Relations Candidature
RE304 NON OUI
RE307 NON OUI
RB 17 OUI OUI
RB 20 NON OUI
III RE329
I
TOTAL 1 NON = 3
OUI
I
OUI = 2 1 NON = 0
OUI
Il
OUI = 5 IJ
Tous les diplômés actuellement chômeurs ont souvent déposé des dossiers de
candidature. Ils ont postulé sous forme de concours, de réponses aux offres d’emploi, etc.
Par contre deux (02) seulement d’entre eux ont usé de leurs relations. Ceux qui n’ont pas
utilisé ce moyen affirment tous qu’ils n’ont personne pour les “pistonner”, d’où
l’inaccessibilité de leur demandes auprès des autorités compétentes. Ce constat montre tout
simplement et confirme la tendance actuellement constatée sur le marché du travail qui fait
dire que les personnes ne bénéficiant pas de relations ont moins de chance de sortir
vainqueur d’une compétition.
1 - Conséauences économiaues
Vu sous cet angle, le montant des subventions et aides (dont la FASEG bénéficie)
consenties par des pays comme la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, etc., pour
le financement de l’enseignement supérieur au Sénégal doit être corrigé. En effet, en valeur
L
réelle, ce montant doit être revu à la baisse, puisque ces pays, principaux centres d’accueil
de ces intellectuels migrants, récupèrent une bonne partie de leur mise à travers
l’exploitation qualitative et quantitative de ces produits. Ce gaspillage économique est
d’autant plus grave pour le Sénégal qu’il est amené à rembourser, d’une façon comme
4.. d’une
-53- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
autre, cette dette contractée pour la formation de ces diplômés. Le rôle de locomotive
reconnu à la FASEG pour drainer notre pays vers un développement intégral et durable, doit
l’inciter à analyser davantage cette question et d’y apporter des solutions attendues.
II - Conséauences sociales
Le chômage des diplômés de la FASEG en particulier est une lourde menace pour
la société toute entière. Il est en effet un facteur de désagrégation sociale et politique.
Dans la logique de cette organisation, le diplômé est appelé à devenir à son tour le
soutien de la famille qui espère entièrement en lui. De ce point de vue, le chômage d’un
diplômé bouleverse tout un processus et ce n’est plus lui seul qui est perturbé mais tout un
ensemble qui s’écroule.
Depuis quelques armées, notre pays est fréquemment secoué par divers troubles
politiques suscités par des “laissés pour compte” de la société. Parmi ces acteurs, il n’est pas
rare de trouver des diplômés de l’enseignement supérieur chômeurs. Les diplômés de la
FASEG qui n’ont pas pu trouver du travail viennent chaque année grossir ces rangs. Ne
faisaient-ils pas partie de ceux qui se sont mobilisés les premiers pour créer le
“regroupement des maîtrisards chômeurs” en 1982 afin de faire entendre leurs
revendications?
Longtemps utilisés et manipulés par des partis politiques à des fins inavouées, les
diplômés chômeurs du supérieur et surtout ceux de la FASEG, de par leurs compétences en
gestion et planification des hommes et des biens, ont été souvent les fers de lance des
remous politiques.
Certains spécialistes et experts pensent que le Sénégal est encore loin d’atteindre le
seuil de tension sociale qui peut mener vers une guerre civile ou tout autre conflit de ce
-55- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
genre. Mais ce qu’ils oublient de noter fréquemment, c’est que la marge qui nous sépare de
ce seuil peut être rapidement comblée à la suite d’une longue accumulation de frustrations
et d’angoisses. L’irréparable peut alors très rapidement se produire sans que les gens n’aient
le temps de le prévoir ni de le contrer.
L’objet principal de cette partie est, en nous référant sur les données actuellement
disponibles du marché de l’emploi des diplômés de la FASEG, de faire une projection sur
l’avenir des étudiants de la dite faculté.
Pour y arriver, nous envisagerons, dans une première section de faire l’état de la
situation et des perspectives qu’offre le marché de l’emploi. Dans la deuxième section, nous
essayerons de proposer quelques pistes de recherche en vue de lutter plus efficacement
contre le chômage des diplômés de la FASEG.
Les demandes d’emploi croissent plus que proportionnellement que les offres et les
entreprises deviennent beaucoup plus sélectives dans leur recrutement.
Le secteur public s’est rapidement développé au cours des années 1970 et la fonction
publique demeurait la principale source d’emploi au Sénégal. En 1992, on comptait 122.000
salariés au Sénégal dont 11.500 diplômés de l’université travaillant essentiellement dans
’ l’administration et dans le secteur parapublic”*‘.
” Cf. Banque Mondiale, 1992 “Revitalisation de l’enseignement supérieur au Shégal : les enjeux de la réforme”,
p. 4.
Sous les effets de la crise économique mondiale, les recettes publiques ont chuté de
façon considérable ces dernières années. Notre Etat a été contraint à adopter les programmes
d’ajustement structure1 dictés par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.
Ce programme prévoit entre autre la privatisation et la liquidation d’entreprises publiques.
la diminution des effectifs de la fonction publique et l’arrêt systématique du recrutement
automatique des diplômés de l’enseignement supérieur (dont ceux de la FASEG) dans la
fonction publique.
Cette récession économique a eu des répercussions dans le secteur privé qui a été
obligé de supprimer 3.300 emplois entre 1985 et 1989 et diminuer considérablement les
salaires des cadres nouvellement engagés (érosion salariale).
Pour survivre face à cette forte et dure compétition, les entreprises nationales ont été
contraintes à s’adapter aux nouvelles exigences de la gestion des ressourceshumaines en vue
d’accroître leur productivité et de maximiser leur rentabilité. Le recrutement du personnel
devient plus sélectif et plus efficient.
Il ne s’agit plus de recruter des cadres ayant des connaissances générales et les
adapter à l’environnement de l’entreprise, mais un personnel immédiatement opérationnel,
maîtrisant parfaitement des techniques spécifiques. Les exigences des entreprises privées
tournent dorénavant vers la spécialisation et la professionnalisation à l’instar des grandes
firmes américaines ou japonaises.
Dans cette mouvante généralisée et dans un marché du travail où l’offre d’emploi est
rare et la demande potentielle relativement abondante, la situation sur le marché de l’emploi
doit déterminer à titre principal, au niveau de la FASEG, les types de politiques et
programmes à mettre en oeuvre en matière de formation. 11est vrai que les diplômés de la
-5% Devenir professionnel des étudiants B la FASEG
FASEG sont réputés avoir d’importantes capacités d’adaptation. Toutes ces potentialités
devraient être canalisées, orientées vers des techniques bien précises dont ont besoin nos
entreprises, nos populations pour survivre à la concurrence mondiale des temps présents. Et
pour cela, forger des capacités d’adaptation ne suffit pas car les entreprises ne consacrent
plus à leurs cadres des moyens pour s’adapter.
elles sont peu adaptées aux besoins réels du pays. Elles visent à
Toutefois, la dérive principale à signaler à cet égard est que, malgré cette impérative
nécessitéde mutation. les relations tiennent encore une place primordiale. Devant deux (2)
candidats postulant à un même poste, le choix se porte le plus souvent sur celui qui a des
relations familiales ou d’affaires avec le directeur, la secrétaire ou toute autre personne bien
palcée, même si l’heureux candidat présente un profil en deçà du poste postulé.
. Les armées 1980 ont vu naître une restructuration sans précédent des banques
sénégalaises. Ainsi, sur les dix-huit (18) banques qui existaient, toutes les banques de
l3 Tiré de Banque Mondiale, 1992 “Revitalisation de l’enseignement supbrieur au Shégal : les enjeux de la
rbforme”, p. 19.
-59- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
développement ont été liquidées et ne subsistent pour le moment que huit (8) banques
commerciales contrôlées dans leur majorité par des capitaux étrangers. A travers leurs
orientations, ces banques n’accordent des crédits qu’aux structures déjà existantes de
commerce ou de services, appartenant essentiellement à une dynamique vague de
commerçants provenant pour la plupart du temps des zones rurales du centre du Sénégal.
Ces commerçants communément appelés “baol-baol”, bien que analphabètes pour presque
la totalité, sont réputés être solidaires et surtout très entreprenants (non entrepreneurs).
Les opérateurs économiques -et parmi eux les diplômés de la FASEG- qui désirent
investir dans des secteurs productifs en créant leurs entreprises ou en les consolidant.
accèdent très difficilement au crédit.
A titre d’exemple “sur 100 projets présentés pour un financement. seuls 5 à 10. 15
au maximum sont retenus. De plus, 35 % seulement des crédits bancaires sont destinées à
des entreprises sénégalaises, alors que 65 % en sont octroyés à des entreprises
étrangères“(14). Cette difficulté d’accès au crédit se justifie par -outre les carences
qu’affichent leurs dossiers, la faiblesse ou l’inexistence d’un apport personnel et d’une
garantie- l’option prise par ces entrepreneurs d’évoluer dans le secteur informel qui est
jusque-là incontrôlé. Ces investissements qui consistent pour la plupart à créer ou à
développer des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises, nécessitentun retour
de capital assez long.
Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que de tels financements sont indispensables
au développement du Sénégal. La réalité est que les banques sénégalaisesn’ont pas encore
épousé une culture essentiellement basée sur la confiance et les contraintes morales. La
connaissance de cette caractéristique sociale d’hommes d’affaires pourrait permettre
d’évaluer le risque sans que cela entraîne des charges de crédit démesurées. Il s’avère par
conséquent souhaitable d’encourager l’inter-pénétration entre finance formelle et informelle
pour promouvoir l’esprit d’entreprise des sénégalais. Cela nécessite une cassure profonde
avec les pratiques de l’économie de rente.
14-Cf. BAUMANN (E.), 1995 : “Petites entreprises et rbintermbdiation financihre a Dakar”, Techniques financières
et dbeloppement, no 37, p. 7 1.
-6O- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
Entre les années 80 et 90, plus de 30 programmes de création d’emplois ont été
initiés. Malgré quelques succès, ces différentes initiatives n’ont pas donné les résultats
attendus : le nombre de chômeurs diplômés n’a pas cessé d’augmenter. Toutefois, les
mutations en cours dans l’espace économique et social de notre pays, les réformes
entreprises par l’université ainsi que la prise de conscience progressive des diplômés (de la
FASEG en particulier) de leur capacité à s’auto-créer des emplois autorisent d’être optimiste.
Ils peuvent être soutenus par des institutions financières de proximité.
Ces performances réalisées par le gouvernement ont permis d’assainir les finances
publiques, de réduire le déficit budgétaire et de maîtriser l’inflation. Toutes ces réalisations
ont permis à 1’Etat de restaurer sa crédibilité et d’instaurer un environnement propice à la
relance économique et sociale. Les indicateurs macro-économiques à la fin de l’année 1996
l’attestent très amplement.
Ainsi, le taux de croissance du PIB est passéde 2 % en 1994 à 4,8 % en 1995 et 5.2 %
en 1996. L’inflation qui était de 3 1,1 % en 1994 a été ramenée à 2,8 % en 1996. c’est-à-dire
à son niveau d’avant dévaluation. Le déficit du compte courant extérieur est passéde 10,3 %
du PIB en 1993 à 9,3 % en 1994 et 8 % en 1996. Le déficit budgétaire est passéde 5,7 % du
PIB en 1994 à 3,2% en 1995 et à moins de 2% en 1996”‘.
Pour ce qui concerne les recettes fiscales, elles ont connu une haussesensible de plus
.
de 23 % et la hausse des dépenses courantes a été contenue à 4%. Les impôts directs ont
augmenté de 26,4% (25,6% pour la douane et plus de 21,5 % pour la taxe sur le chiffre
d’affaires). Le taux de couverture des importations par les exportations s’est nettement
amélioré, passant de 2/3 à 4/5 de 1995 en 1996(16’.
Sur le plan qualitatif, 1’Etat s’est engagé depuis quelques temps à assainir les
comportements et attitudes de ses fonctionnaires. Le slogan “pour une bonne gouvemance
des choses publiques” est à la mode et de nombreux séminaires et rencontres ont été
organisés dans ce sens. Si 1’Etat parvient à la faire adopter par la majorité des sénégalais,
cette révolution sociale se traduira dans les faits par une bonne gestion des chosespubliques.
Cette bonne gestion se fera par une éradication de la corruption dans les services publics,
une lutte plus efficace contre les malversations financières et autres fraudes, une
transparence rassurante des modes de recrutement du personnel de 1’Etat en mettant “les
hommes qu’il faut à la place qu’il faut”.
Tous ces résultats et ambitions cités devraient permettre une lutte énergétique contre
le’ chômage des diplômés de l’enseignement supérieur en priorité. Pour le moment, il n’est
plus besoin de répéter qu’ils offrent des perspectives et lendemains meilleurs aux prochaines
générations d’économistes et de gestionnaires issues des rangs de la FASEG.
II - Réformes de l’université
- la maîtrise et au contrôle des effectifs de manière à les rendre compatibles avec les
capacités d’accueil existantes et les ressources humaines, matérielles et financières
disponibles. A ce propos, le rapport du Recteur de I’UCAD, pour la rentrée de
l’année universitaire 1995/96, plus connu sous le nom de “plan prospectif” prévoit
une réduction progressive des effectifs dans les facultés qui devraient diminuer
jusqu’à 14.020 en 1999/2000. Cet objectif se traduirait non seulement par une
diminution des effectifs globaux de I’UCAD, mais aussi par une répartition différente
des étudiants entre les facultés. Les effectifs de la FASEG représenteront 17% de
ceux de 1’UCAD et passeront ainsi de 3.094 en 1994/95 à 2.400 en 2000/2001~17~;
-. “Cf. DIAGNE (A.) et DAFFE (G.) “Rendement Interne et coût d’un diplômb L?II’UCAD” CREA, Tanvier 1997.
-63- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Bien au faîte des difficultés qu’ont rencontrées leurs aînés sur le marché du travail.
les étudiants en années terminales de la FASEG comptent de plus en plus sur leurs propres
efforts pour s’insérer. Ils savent qu’ils ne doivent plus compter uniquement sur 1’Etat et ses
démembrements pour créer des emplois. Les services publics et les entreprises privées sont
de nos jours saturés et ne proposent plus d’emplois. La seule alternative qui se présente à
eux est de faire ressortir leurs compétences entrepreneuriales qui sommeillent en eux pour
être plus créatifs.
.
-64- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
de créer sa propre structure. Cette ambition sera vraisemblablement plus tenace au niveau
des prochaines générations de diplômés ; ce qui montre de belles perspectives.
Depuis peu cependant, de nouvelles structures financières ont vu le jour et sont censés
remédier aux difficultés de financement des micro-entreprises. Ce sont en général des prises
de participation par des sociétés de capital risque (PROPARCO et SENINVEST) et du
crédit-bail (SOGECA). Malgré “leurs mérites d’innovations financières pour le marché
sénégalais, ces institutions s’adressent à des entreprises d’une certaine envergure”“‘). C’est
pourquoi “on doit se féliciter de l’émergence de structures davantage adaptéesaux opérateurs
urbains du secteur informel demandeurs de crédits substa.ntiels”“9’.
“. Cf. BAUMANN (E.), 1995 : “Petites entreprises et rbintermédiation financière ?I Dakar”, p. 71.
Notre travail de recherche nous a amené à côtoyer très souvent des diplômés de la
FASEG et à discuter de leur avenir. Cet intérêt que nous portons à réfléchir sur le problème
de l’emploi sejustifie amplement à travers notre situation de futur diplômé, donc demandeur
d’emploi.
En collaboration avec les diplômés enquêtés, nous avons recensé quelques pistes qui
pourraient aider à solutionner le problème d’insertion des diplômés de l’enseignement
supérieur. Celles-ci doivent être reprises par des spécialistes de la question afin de les
adapter aux réalités politiques et économiques qui ne sont pas perceptibles à notre niveau.
Deux (2) champs d’action sont ainsi dégagés : au niveau national (1’Etat) et au niveau local
(FASEG).
Les actions à mener sur le plan national pour lutter contre le chômage et le sous-
emploi des diplômés de l’enseignement supérieur, peuvent être regroupées en cinq (5) grands
axes.
Ceci doit constituer un préalable à toute stratégie nationale d’insertion des diplômés
du supérieur. Il est en effet très paradoxal de constater, pour un problème aussi épineux.
qu’il n’y ait pas suffisamment d’informations disponibles au niveau des structures
compétentes. Pourtant, les échecs qu’ont connus certains programmes nationaux de
promotion d’emploi devraient servir d’exemples. Il va de soi que, pour atteindre les objectifs
qu’il s’est fixé, 1’Etat se doit d’adopter une rigueur dans le choix de ses stratégies. Cette
*
rigueur exige l’identification du problème (auprès des diplômés, enseignants et entreprises).
la recherche d’informations (recherches documentaires, études quantitatives et qualitatives),
1
l
l’évaluation des solutions (séminaires, colloques et autres rencontres), la mise en place d’une
stratégie et le contrôle permanent en amont comme en aval de cette stratégie.
-66- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
La grande désarticulation qui apparaît dans les programmes nationaux de lutte contre
l’exode rural est que notre pays ne dote pas les ruraux, d’infrastructures administratives.
médicales. de sécurité et de loisirs. Tout cela est concentré dans les grandes villes comme
Dakar. La conséquenceest que chaque jeune veut quitter son village pour partager avec les
citadins ces prestiges. Aucun diplômé, fut-il conscient des opportunités qui s’offrent à lui
dans les zones rurales, n’acceptera alors d’y séjourner. C’est là, à notre avis, la principale
solution pour fixer les populations rurales et y attirer d’autres ressources humaines
hautement qualifiées.
Les banquiers imputent cela le plus souvent à l’insuffisance des garanties fournies par les
entrepreneurs et à la faiblesse de l’apport personnel (un minimum de 30% des
investissementsprojetés est exigé).
Ces promoteurs n’hésitent pas affirmer à tort ou à raison que les “banques ne prêtent
qu’aux gens riches “. Sans pour autant prétendre défendre celles-ci, nous pensons qu’elles
n’existent qu’à travers les intérêts qu’elles gagnent et que leur survie dépend des précautions
qu’elles prennent pour minimiser à l’extrême ce risque. Les banques ne sont pas des
institutions de philanthropie.
Nous affïnnons que 1’Etat a un rôle important à jouer dans la conciliation de ces deux
intérêts antagonistes sans porter préjudice à l’un ou à l’autre. En effet, il pourrait contribuer
sensiblement à l’émergence et à l’épanouissement de ces promoteurs en servant de
couverture aux diplômés entrepreneurs ne présentant pas les conditions fmancières ou
matérielles d’éligibilité. Il pourrait ainsi sélectionner les meilleurs projets présentés par les
diplômés et prendre en charge sous forme de prêts échelonnés les garanties et apports
personnels exigés par les banques. Nous ne pensons pas que cela exige beaucoup d’efforts
financiers de la part de 1’Etat et dans le contexte du chômage et de recherche d’investisseurs,
cette initiative pourrait relancer considérablement l’activité économique.
savoir le capital-machine. Le coût relatif de ce capital s’en trouve directement réduit par
rapport au coût du travail. Cette nouvelle politique permettrait de placer au même pied, ces
types de capital (tous les deux importants) et laisserait ainsi la liberté aux dirigeants
d’entreprises de faire un choix plus judicieux.
Point n’est besoin de rappeler que les relations occupent une place principale dans
le processusd’insertion professionnelle des sénégalais.
Afin d’éradiquer ce fléau, I’Etat ainsi que les entreprises privées devraient se soucier
d’engager “les personnes qu’il faut aux postes qu’il faut”. Cette optimalisation de la main-
d’oeuvre entraînerait irrémédiablement des performances au niveau des entreprises et
services publics ; ce qui pourrait générer d’autres emplois, donc d’autres débouchés.
1 Ce qui est vrai pour I’Etat en matière de réflexion sur le problème de l’emploi des
* ’ diplômés l’est aussi pour la FASEG. Elle ne peut pas réellement s’engager efficacement dans
4 la recherche de solution d’insertion de ses diplômés sans pour autant détenir des statistiques
d
. constamment renouvelées et fiables sur le nombre d’occupés par promotion, le nombre de
l a
-69- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
chômeurs, les branches d’activités qui attirent le plus ses diplômés, les difficultés
rencontrées, etc.
Ce travail pourrait être accompli soit par l’administration de la FASEG. soit par
l’Amicale des Etudiants, soit par une collaboration entre ces deux (2) structures de la
faculté. Les enquêtespourraient être confiées par exemple aux étudiants de 3ème Année sous
forme d’exercice préparatoire aux méthodes de recherches ; chaque étudiant cherchant à
compléter auprès de l’enquêté, une fiche d’informations spécialement conçue pour éviter les
fraudes. Toutes ces fiches seraient après codifiées par l’administration de la FASEG pour
en sortir un document officiel annuel sur l’insertion de ses diplômés. Cette stratégie de
collecte d’informations pennettrait aux étudiants d’être impliqués dans cette recherche et
quand ils termineraient leurs études, ils auraient alors le réflexe de se rapprocher de
l’administration facultaire pour lui fournir des informations les concernant.
Une autre stratégie consisterait à chercher et à collecter des informations sous forme
de mémoires spécialement orientés vers cet objet. Le CREA par exemple pourrait se charger
ou coordonner un tel travail. Beaucoup de choses pourraient être faites dans ce sens et la
FASEG dispose de toutes les compétences nécessaires. L’idéal serait entre autre que toutes
ces informations soient informatisées et périodiquement réactualisées.
Cependant, il n’en demeure pas moins que la première priorité serait d’améliorer la
gestion des documents d’informations détenus par les services de la Scolarité et des
Archives. C’est à travers ces documents qu’on pourrait avoir accès aux étudiants ; c’est là
la première source d’informations.
Il est vrai que la FASEG s’est engagée dans une profonde politique de diversification
et de professionnalisation de ses filières. Cette action très méritoire doit être complétée pour
plus de percussion par une série d’autres actions qui pourraient être :
- favoriser chez les étudiants la pratique de stage dès la première année pour un contact
précoce avec la vie active,
La liste est longue, mais l’ambition de la FASEG dans tout ce mouvement doit se
vérifier dans la pratique par une organisation des enseignements qui assurent aux étudiants
une formation professionnelle en parfaite adéquation avec les exigences du monde du travail
et de la mondialisation.
Précisons cependant qu’il ne s’agit pas de chercher du travail aux étudiants, mais de
leur faire prendre conscience de leurs aptitudes, de leurs capacités d’entrepreneurs et de
mettre en valeur leurs compétences. En outre, dans un monde où la communication est très
développée, tout savoir et toute compétence ont un client. Il suffit tout simplement de savoir
établir un pont, une attraction entre ces deux (2) pôles.
-71- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Ces techniques devraient permettre d’armer les étudiants pour mener des
négociations, affronter la concurrence, communiquer, valoriser leurs atouts et savoir
“vendre” leurs compétences sur le marché de l’emploi. Ceci doit être un objectif
fondamental de la formation de la FASEG. Transmettre des savoirs ne suffit plus !
Précisons cependant qu’il ne s’agit pas de chercher du travail aux étudiants, mais de
les faire prendre conscience de leurs aptitudes, de leurs capacités d’entrepreneurs et de
mettre en valeur leurs compétences. En outre, dans un monde où la communication est très
développée, tout savoir et toute compétence ont un client. Il suffit tout simplement de savoir
établir un pont, une attraction entre ces deux (2) pôles.
Ce forum permettrait, chaque année, à des entreprises de la place ainsi qu’à des
institutions de crédit de venir proposer des emplois et stages ou de présenter leurs lignes de
crédit, les conditions d’admissibilité à ces crédits ainsi que les secteurs couverts par ces
crédits. Ce serait aussi une occasion offerte à ces unités de venir recruter sur place les
ressourceshumaines dont elles ont besoin et enfin de sélectionner les meilleurs projets des
1 étudiants de la FASEG pour leur financement. La faculté pourrait servir dans ce cadre,
l d’organe de facilitateur, de garantie pour ses étudiants. Le mérite de cette initiative, c’est
qu’elle va instaurer à court terme une certaine compétition des étudiants à travers leurs
!
. résultats universitaires, leurs projets et permettrait ainsi de semer les bases pour une faculté
d’excellence.
*\
-72- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
Les offres d’emplois pourraient être gérées sur Internet pour l’Association, permettant
ainsi un contact immédiat entre les diplômés et les entreprises. L’Association éditerait
chaque année l’annuaire des diplômés (voir 1 - “Création d’un service d’informations”) et
mettrait en place également des conférences-débatssur la finance, le commerce international
ou des réunions autour de la vie économique du pays.
Conclusion partielle
Nous ne le dirons jamais assez, cette étude, malgré son actualité, n’a pas disposé de
tous les moyens lui permettant de dégager des certitudes scientifiques, pouvant servir de
références à toute une structure (FASEG). Cependant, malgré la faiblesse de son échantillon,
elle a permis de toucher du doigt une réalité. Les résultats obtenus sont très significatifs en
comparaison aux études antérieures réalisées. Nous suggérons aux autorités compétentes)
notamment celles de la FASEG et aux personnes intéressées, de l’approfondir, en se dotant
de moyens conséquents.
Le chômage des diplômés touche aussi ceux de la FASEG. Les mauvais résultats
enregistrés par notre économie ainsi que les programmes de promotion d’emploi entrepris
par le gouvernement au cours des dernières années n’ont pas permis de le résoudre. Le
l
et de l’autre côté par une augmentation des recettes publiques. Cette croissance économique,
conjuguée à la floraison d’une nouvelle classe de “banquiers de quartiers” plus adaptés au
contexte socio-culturel de notre environnement, semble donner de meilleures perspectives
aux prochaines générations de diplômés de la FASEG. Elles auraient plus de possibilités de
valoriser leurs capacités de promoteurs économiques. La bonne santé des entreprises augure
la création prochaine de nouveaux emplois. Les réformes entreprises par l’université en
général, la FASEG en particulier, tente de trouver une meilleure adéquation entre la
formation et la vie des entreprises.
Tous ces facteurs positifs doivent être consolidés par certaines actions de la part de
1’Etat et de la FASEG. Parmi ces actions, la promotion de l’esprit d’entreprise,
l’entraînement à l’exercice de responsabilités et l’instauration d’un partenariat permanent
entre l’université et les entreprises devraient être une priorité pour tout le monde.
’ ,
-74- Devenir professionnel des Etudiants à la FASEG
CONCLUSION GENERALE
Après une longue période d’inaction, le gouvernement semble se mobiliser pour lutter
contre ce fléau maintenant généralisé à tout le système éducatif. Il y est aidé par l’université
qui a entamé depuis 1994 une série de réformes visant à adapter sa formation avec les
exigences du marché du travail.
Toutes ces initiatives exigent une série de concertations entre les différents acteurs
de développement de notre pays pour une coordination des efforts et une meilleure synergie
-. 21 Cf. DIOP (M.1 et DIACK (M.), quotidien “LE SOLEIL” du 12 février 1997, p.7.
-75- Devenir-professionnel des étudiants à la FASEG
des actions. Les bons résultats actuellement enregistrés par notre économie ainsi que les
profondes mutations socio-culturelles auxquelles nous assistons ces derniers temps sont des
alliés importants qu’il faut utiliser à bon escient.
Osons espérer que notre pays ne saura manquer ce “bras invisible” qui lui est tendu
pour un rendez-vous avec la prospérité et un développement intégral et durable.
-76- Devenir professionnel des étudiants à la FASEG
BIBLIOGRAPHIE
BANQUE MONDIALE, 1992. -
“Revitalisation de l’enseignement supérieur au Sénégal : Les enjeux de la réforme”. s.1,
Division opérations-population et ressources humaines, Département du Sahel, Bureau
régional Afrique, 4 mars, 64 p.
Nom : ........................................................
Prénoms : .....................................................
FICHE DE RENSEIGNEMENTS
Nom : ........................................................
Prénoms : .....................................................
FICHE DE RENSEIGNEMENTS
Nom : ........................................................
Prénoms : .....................................................
Nom : ........................................................
Prénoms : ................................. . ....................
ISexe : 17 Masculin
Activité du père :
cl Féminin
Activité du tuteur :
FORMATION
17NON
mOUI (tableau “Pendant formation universitaire”)
q NON
0 OUI Par quels moyens ? (Pour l’emploi le -pIUs important)
Z-
-.
..
0
.-
i
0
0
LL
.-:
-l
Annexe 4 :
Tableau 11 : Coût d’un diplômé à I’UCAD compte tenu des redoublements par faculté
1991/92-92193 1994195
Etablissements
y compris DS Hors DS Y compris DS Hors DS
Source : CREAIFASEGIUCAD
Prix : 500 F
Abonnement annuel :
24 000 F
~ertiairisationdel’emploi.
On peut estimer que pr&s
delamoiti6dcsdipl6mCs
s’oriententvtndcsstruc-
turesd’interm~dlationou
. .
sont eux-mêmes erea-
teurs d’une telle struc- I
ture, si *informelIer soit-
elle. On pefwera non scu-
lement aux nombreux
bureaux d’(tude9, au
m&iertoutjeuned«con- ‘;
‘,
/
(Suite dc la page 4) pensables, un certain ca- «States~~.L’essentiel,c’est supkieur payant. II y a trelcourt et long ternies
Mais on pensera en- pital social qu’il s’agit de quitter quotidienne- plus de chance de trou- Le SOUCI d’appartenir i
fin ef surtoul aux nom- d’accumuler et que l’on ment la maison, de mon= ver un &aadoolom gras une pluralitC de ~(JCIIU,
breuses ONG deman- moblllrrra le moment trer A l’entourage que l’on vitcr autour d’une ONC pour y acqutirir une po’
deusesde prestatairesde venu. est *dans les activlt&*, que d’occuper un poste sltion influente et pour
services fort varif%. Sou- De nos jours, ce ca- et de faire le geste indls- de responsabilit4 dans contrbler l’information
vent,cesabureaux~n’onr pftal racial renvoie pensable lors des gran= une grande soa6té de la renvoie direcrcment a
de bureau que de nom, moins que par le passé des fetes. II est aussi ma- place. cette economle d’un?
leur fichier dccollabora- au mllleu social d’ori- nifeste que I’enseigne- Comme par le passé, -renie organisation.
teurs effectifs ou poten- gine. P!us que l’oncle ment supérieur ne per- nous sommes dans une neile>*. Ce qui pr4vaut
tiels es! parfois impres- qui aura loge I’btudiant, met que dans des limites konomle de rente où ce sont les pr4occupa
sionnant,maiscomporte c’est l’ami aîn4 qui peut bien restreintes de s’af- .l’objectif premier ne tiens dirigees vers Ii
au fait de nombreux be- d&ormais ufaire quel- franchir de sa condition consiste pas a augmen- présent ou, a la limite
nkoles invites a arepas, que chose* pour son sociale. ter la productivite, mais vers un avenir tr&s pro
serB>.,. La sous-traitance cadet diplbme’. Par Lesstructurationsso- B s’organiser de sorte a che. Au lieu de prendr!
en cascade prend parfois leurs pratiques quoti- ciales semblent plut8t obtenir un revenu maxi- des risques, on privile
des dimensions surpre- diennes, les diplBm& confort&esparlesyst@me mum. Pour cela, il s’agit gie une attitude mimé
nantes. Pour beaucoup d’aujourd’hui demon- actuel, tendance qui ris- de veiller a une articu- tique, handicapant pa
de dipK%m&, I’inwrtion trent a quel point ce fait que de s’accentuer, vu le lation judicieuse entre la I’bmergence d’u
dans ce9 structures est estint&iori9&C’estpour succ13scroissant que ren- considerations &ono- veritable entrepre
purement formelle et cette raison qu’ils accep contre l’enseignement miques et sociales, en- neuriat.
plus que pnkaire. tent de9 stages en entre-
A la sortie de.!‘uni- prise peu ou pas $mu-
versité, les dipl8més se n&s,esp&antdesefaire
/VOTES
montrent, dans I’ensem- des relations. Le chô- ! A. Diagne, G. Daffé. *Rendement interne et J Le Soleil, 8.8.1984, ~25 soci616s de p6ch
koQt d’un dipldme B I’UCAD~. Dakar, UCAD, artisanale bient& en pIa-*.
ble, plut8tentreprenants mage est vécu comme ’ SecrBtariat d’Etat B I’EmploVDirection c
CREA, 1997. 45 p. + annexer. II s’git d’une
qu’entrepreneurs. Les uneexpkience trop dou- actualisation de Banque Mondiale, I’Emploi, *L’insertion des dipl6m6s d’6tudc
difficulté9 d’acc& au fi- loureuse pour l’avouer. -Revitalisationde l’enseignement sup6fieur sup6rieurer dans la vie active (1980-1984
nancement d’une entre- Autant accepter la au SOn6galn. s.l.. 1992, 64 p. Bilandascriptif-. Dakar, 1985,38 p.,annexer
prise n’expliquent que abourse»de500OOFCFA 2 Dan9 le cadre d’un r6jour de longue dur6e A. San, Lactiation dentreptises au S6n6ga
au SBnBgal, l’auteur mPne des recherches l’exemple de I’Op6ration ~~MaItrisards*. M
tr$s partiellement cette procure par le volonta-
sur ul’ajustement au quodden : bsjeunesdipld- moire de fin d’6tudes. Dakar, Univenit6 Cheik
Situation. La crdation riat dans I’4ducation na- m6s de renseignement supérieur B Dakar,*. Anta Diop, ENSUT, 1989, 106 p.
d’entreprise nkessite tionale ou bien le Jusqu’BI’heureactuelleunecinquantainedhis- * Traitementscompl6mentaires effectu6s aim
surtout des connaissan- recrutement comme toires de vie ont 6t6 recueillies. Je remercie blement par la DPS.
ces pratiques du marche journalier dans I’indus- tr6s sinc6rernent mes interlocuteurs de leur ’ Association de9 anciens 6I6ves s6n6gak
de j’emploi, des intrants trie, voire l’engagement grandedisponibilit6. Mes remerciements’<ontdesgrancbs6colesfrançaises, Annuaire 19s
surtout B MM. Kasr6 (doyen de IaFASEG), <Dakar, AGEF. En 1993. l’activit6 professio
et des debouchk. Elle humanitaire, en atten-
Seaulieu (directeur de I’IFACE);’ M. OuBye . nelle de 200 d’entre eux Btait connue.
suppose des relations dant le jour où, heureux (DPS), B. Dieng, ainsi qu’8 mes collabora- ’ cf. I’ouvrage sous pmse : A. Marie et e
susceptibles de donner 4lu de la Loterie,on s’em- teurs a I’ORSTOM. Je reste cependant seule Une Afriquedes Individus 7 Ittn6ralres citadl
les in!oqmations indis- barquera pour les- responsable des Id6es expnmées ici. dans I’Afriquecontemporaine. Pans, Kartha
Annexe 5 :
Tableau 17 : Projection du coû t d’un dipl8m6 a I’UCAD compte tenu des redoublements par faculté (en millions de FCFA)
y compras DS Hors DS Y compr,s OS Hors OS Y compris DS Hors DS Y compr,s DS Hors DS Y comprts DS Hors DS Y compris DS Hors DS
FSJP 8,542 2.462 8.898 2,565 9.285 2,676 10,192 2.936 11,211 3,262 11,772 3,393
FASEG 5,630 1,275 5,831 1,321 6,047 1,369 6,658 1,553 7,500 1,699 7,075 1,764
SECTION MEDECINE 14,020 10,070 14,020 10,070 14,020 10,070 14.721 10,574 15,457 11.103 16.230 11.658
SECTION PHARMACIE 10,307 7,403 10,307 7,403 10,307 7,403 10,622 7,773 11,3ô3 6,162 11.931 8,570
SECTION CHIR. DENT. 12.628 9,070 12.628 9,110 12,628 9,070 13,259 9,524 13.922 10,000 14.618 10,500
FST 9,208 5,244 9,487 5,403 9.784 5,572 10,604 6.039 11,506 6,553 12,081 6.880
FLSH 6.Oô3 1,811 7,008 2,093 6,301 2,480 10,492 3.134 14,164 4,231 14,872 4,443
Source : CREA/FASEG/UCAD
Annexe 6 :
Etablissements
Source : CREA/FASEG/UCAD
Source : CREAIFASEGIUCAD
Annexe 7 :
3. Dans tous les cas, il ne faut pas donner l’impression que l’emploi
postulé est vital pour vous et que vous êtes prêts à accepter n’importe
quoi. Cela donne un mauvais jugement sur vous.
4. Soyez exigeants dans votre attitude (langage, habit, . ..) durant toutes
les démarches de recherche d’emploi.
6. Soyez ouverts à toute sorte d’emploi même non rémunéré. C’est une
occasion qui vous est peut-être offerte pour confirmer vos
compétences et vous faire remarquer.