Idr 2016 Tap Con
Idr 2016 Tap Con
Unité-Progrès-Justice
.
--------------------------
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEU~ DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE ET DE L'INNOVATION (MESRSI)
Ouagadougou et Ouahigouya.
Présenté par:
Kiswendsida Parfait TAPSOBA
DEDICACE , IV
REMERCIEMENTS V
RESUME ....................................................................................................................................................... XI
ABSTRACT , XIJ
INTRODUCTION GENERALE , 1
1. CADRE THEORIQUE 4
1
1.6. Limites de l'étude 16
3.1 RESULTATS 26
3.1.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés...................... . 26
3.1.2 Revenu maraîcher et revenu total des maraîchers 27
3.2 DISCUSSIONS 38
3.2.1 Revenu maraîcher et revenu total des maraîchers .. ... 3~
II
CONCLUSION-RECOMMANDATIONS 43
BIBLIOGRAPHIE 46
ANNEXES 1
III
A mon père,
Tindaogo Daniel T APSOBA, à titre posthume.
IV
REMERCIEMENTS
v
monsieur Lasso SOMLARE, pour son hospitalité et pour avoir bien voulu nous
servir de guide à Ouahigouya ;
tous les maraîchers et les ménages urbains qui ont accepté d'apporter des éléments
de réponse à nos questionnaires;
les camarades de classe et aussi les Co-stagiaires de l' IRSAT, pour leur bonne
collaboration et leur esprit de partage de connaissances;
tous les membres de notre famille: en particulier notre mère qui n'a ménagé aucun
effort durant tout notre cursus scolaire, tous nos frères et sœurs pour leur soutien
pem1anent et inconditionnel.
Enfin, à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de cette étude, nous
VI
SIGLES ET ABREVIATIONS
BUNASOLS Bureau national des sols
CAPES Centr~ d'analyse des politiques économiques et sociales
CEDEAO Communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest
CPF Confédération paysanne du Faso
CRNST Centre national de la recherche scientifique et technologique.
DADI Direction des aménagements et du développement de l'irrigation
DGPER Direction générale de la promotion de l'économie rurale
ENIAM Enquête nationale sur l'insécurité alimentaire et la malnutrition
FAO Food and agriculture organization of the united nations
FIDA Fond international de développement agricole
IDR Institut du développement rural
ILFAU Initiative locale sur le foncier en agriculture urbaine
INERA Institut de l'environnement et de recherches agricoles
INSD Institut national de la statistique et de la démographie
IRD Institut de recherche pour le développement
IRSAT Institut de recherches en sciences appliquées et technologies
MAFAP Monitoring and analyzing food and agricultural policies
MAH Ministère de l'agriculture et de l' hydraulique
MAHRH Ministère de l'agriculture, de l'hydraulique et des ressources halieutiques
MEF Ministère de l'économie et des finances
MPU Milieu péri-urbain
MR Milieu rural
MU Milieu-urbain
ONU Organisation des nations unies
OOAS Organisation ouest africaine de la santé
PAM Programme alimentaire mondial
PARADE Renforcement de la résilience des systèmes productifs maraîchers par la recherche
développement et l'éducation participative à l'application de principes agro
écologiques au Burkina Faso
PCD Plan communal de développement
PMASA Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire
PNSAN Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle
VIl
RGA Recensement général de l'agriculture
SCA Score de consommation alimentaire du ménage
SER Sociologie et économie rurales
VllI
TABLES ET LISTES DES ILLUSTRATIONS
Liste des tableaux
Tableau 4 : Répartition des ménages urbains en fonction de leur revenu familial mensuel. 26
Figure 3 : Evolution des apports calorifiques, protidiques, lipidiques et glucidiques de 2009 ...
à 2012 13
production 27
.................................................................................................................................................. 29
.................................................................................................................................................. 31
Figure 12 : Evolution des prix moyens de quelques denrées maraîchères et de leurs prix de
réserve au niveau des ménages 34
IX
Figure 14 : Fréquence de consommation des principales cultures maraîchères par les ménages
dans les différentes villes concernées par l'étude 37
x
RESUME
La sécurité alimentaire est un concept multidimensionnel basé sur la disponibilité,
l'accès, la stabilité et l'utilisation effective des aliments. Au Burkina Faso, les disponibilités
de 45 ménages urbains. Au niveau des maraîchers il s'est agi de déterminer leur revenu
maraîcher, la proportion de leur revenu annuel total qu'il représente puis sa contribution à
l'acquisition des denrées alimentaires. À cet effet, nous avons utilisé un compte
d'exploitation. Au niveau des ménages urbains, nous avons analysé leur accès aux cultures
maraîchères au cours de l'année tout en déterminant l'effet de la consommation de ces
cultures sur leur statut alimentaire en termes d'énergie calorifique et de diversité. Pour ce
faire, nous avons utilisé le score de consommation alimentaire (SCA) qui est un outil
d'analyse de la fréquence et de la diversité des aliments. Les résultats de l'analyse montrent
que le revenu maraîcher représente 94 % du revenu total des maraîchers. Il contribue à 30,6 %
dans l'achat de denrées alimentaires mais intervient aussi dans la satisfaction d'autres besoins
des ménages maraîchers. En outre, les ménages urbains présentent une raible accessibilité
économique et physique aux différentes cultures maraîchères au cours de l'année. Sur la base
de leur ration familiale, ils ne couvrent pas leur besoin énergétique: les taux moyens de
couverture des besoins énergétiques de ces ménages sont respectivement de 77 °ltJ ; 65,8 % et
présentent des rations qui tendent à être adéquates. La valeur moyenne du SCA est de 58,4.
Les cultures maraîchères contribuent à cette diversification de par leurs natures variées et
leurs fréquences élevées dans les rations. L'oignon et la tomate présentent des fréquences
supérieures à 85 %, le chou, le poivron, l'aubergine locale ont des fréquences de plus de 20
%.
Mots clés: Cultures maraîchères, Sécurité alimentaire, Ménage urbain, Maraîchers, Burkina
Faso.
Xl
ABSTRACT
Food security is a multidimensional concept based on the availability, access, stability and the
efficient use of foods. In Burkina Faso, food supplies come from domestic production and
imports. National production cornes from rainfed and dry-season crops, largely dominated by
market gardening. This study aims to analyze in a genera! way the contribution of market
gardening to food security as a backup sector for rainfed crops in Bobo-Dioulasso,
Ouagadougou and Ouahigouya. Two separate samples were used: a sample of 90 market
gardeners from urban, peripheral urban and rural areas and a sample of 45 urban households.
At the level of market gardeners it was a question of determining their market gardening
income, the proportion of their total annual income that it represents thcn its contribution to
the acquisition of the foodstuffs. For this purpose, we used an operating accounL At the Icvcl
of urban households, we analyzed their access to vegetable crops during the year while
determining the effect of the consumption of these crops on their food status in terms of
calorific energy and diversity. To do this, we used the Food Consumption Score (FCS), which
is a tool for analyzing the frequency and diversity of foods. The results of the analysis show
that market gardening income represents 94 % of the total income of market gardcners. lt
contributes 30.6 % in the purchase of foodstuffs but also intervenes in satisfying other needs
of market gardeners. In addition, urban households have a poor economic and physical
accessibility to the different vegetable crops. On the basis of their family ration, they do not
coyer their energy needs: the average coverage rates of the energy needs of these households
are 77 %; 65.8 % and 83.7 % in the cities of Bobo-Dioulasso, Ouagadougou and Ouahigouya.
The apparent vegetable crops 4.3 olt); 4 % and 6.6 % respectively in the cities al' Bobo
Dioulasso, Ouagadougou and Ouahigouya. In terms of diversity, urban households have
rations that tend to be adequate. The mean value of the FCS is 58.4. Vegetable crops
contribute to this diversification owing to their varied natures and high frequencies in rations.
Onion and tomato have frequencies above 85 %, cabbage, pepper, eggplant and frequencies of
more than 20 %.
Key words: Market gardening, Food security, Urban household, Market gardeners, Burkina
Faso.
XII
INTRODUCTION GENERALE
La lutte contre l'insécurité alimentaire et l'extrême pauvreté à l'échelle de la planète
Ireste un des défis majeurs à relever de nos jours. En 1996 déjà, le Sommet mondial de
(alimentation s'était fixé pour objectif d'«éradiquer la faim dans tous les pays ct, dans
[l'immédiat, réduire de moitié le nombre des personnes sous-alimentées d'ici 2015 au plus
Itard » (FAO, 1996 : ]). En 2000, la lutte contre la faim et l'extrême pauvreté faisait partie du
premier objectif de développement du millénaire. Des efforts ont effectivement été déployés
Idans ce sens.
Food and Agriculturai Organization (FAO), dans une publication conjointe avec le
Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international pour le développement
agricole (FIDA) sur la faim en 2015, estimaient qu'environ 795 millions de personnes étaient
en situation de sous-alimentation, soit une diminution de 167 millions par rapport à la dernière
décennie (FAO, PAM, FIDA, 2015). lis précisent que les progrès accomplis pour améliorer la
sécurité alimentaire continuent d'être inégaux à travers le monde et que \' Afrique
subsaharienne et l'Asie du Sud apparaissent comme les deux régions du monde où les progrès
ont été globalement lents. La même source nous infom1e qu'en Afrique subsaharienne, un peu
moins d'une personne sur quatre, soit 23,2 olt) de la population, devrait être sous-alimentée
durant la période 2014-2016. C'est donc dire que malgré les efforts consentis dans cette lutte
contre la faim, les résultats restent mitigés.
principal.
augmentation des fréquences des poches de sécheresse. Cela limite la productivité des
cultures vivrières déjà fortement affaiblie pour diverses raisons : exploitation extensive des
terres, faible technicité et pauvreté des agriculteurs, diminution de la force active dans les
cellules familiales, concurrence croissante des cultures de rentes, etc. C'est dans ce contexte
que l'on se demande quelle peut être la contribution des cultures maraîchères à la sécurité
alimentaire au Burkina Faso?
Cette étude s'est réalisée dans le cadre de la mise en œuvre du projet PARADE cl
contexte de pauvreté aggravée par les difficultés sociétales. Il vise la gestion des risques
climatiques qui entraînent une disponibilité alimentaire déséquilibrée ct pas toujours
satisfaisante. Dans le cadre de ses activités, le projet travaille en collaboration avec la
Confédération paysanne du Faso (CPF), une faitière des organisations paysannes au Burkina
Faso. L'analyse de la contribution du maraîchage à la sécurité alimentaire permettra de
2
montrer l'importance de ce sous-secteur en tant que secteur stratégique des systèmes
agricoles du pays qu'il faut promouvoir.
Le présent mémoire est développé en trois grands chapitres à savoir le cadre théorique,
le cadre méthodologique, les résultats-discussions, en plus d'une introduction et une
conclusion.
3
I. CADRE THEORIQUE
4
exploitées en oignon bulbe. Les intrants les plus utilisés dans le maraîchage sont le NPK (93
% des maraîchers), la fumure organique (71 %), l'urée (69 %) et les produits de traitement
locaux (58 %) (MAH 2011). Le caractère saisolll1ier de la production entraîne une grande
variabilité des prix et des quantités disponibles à la vente au cours de l'année. Les paysans
sèment ou plantent tous à la même période et l'ensemble de la production arrive en même
temps sur le marché provoquant ainsi un excès d'offre. En conséquence, les prix chutent et les
excédents de production sont perdus. (Van caloen et al, 2015).
Une répartition de la production totale par sp'éculation nous montre que l'oignon
bulbe, la tomate et le choux sont les trois principales cultures maraîchères en terme de
quantité avec respectivement 32 %, 21 % et 14 % des quantités produites, comme l'indique la
figure 1 ci-dessous.
Par ailleurs, le maraîchage au Burkina Faso rencontre plusieurs difficultés. Pour ce qui
est de la production proprement dite, les difficultés sont d'une part relatives à l'accès aux
intrants et d'autre part, liés aux aspects techniques de production naturelle et fiscaux. Les
difficultés liées à l'irrigation se résument à la périodicité des sources d'eau, aux insuffisances
des moyens de mobilisation des eaux. Plus de 82 % des exploitants rencontrent au moins une
des difficultés sus citées. Près de 85 % des exploitants maraîchers rencontrent des difficultés
de protection de leur site de production. Le coût élevé de la main d'œuvre est essentiellement .
la principale difficulté du maraîchage. Selon la majorité (86 %) des producteurs, le prix bas
des produits maraîchers constitue une contrainte de la commercialisation. Enfin, une autre
difficulté est l'accès au crédit agricole, due au manque d'institution de micro finance (IMF)
spécialisée pour le secteur agricole. Près de 44 % des exploitants maraîchers n'ont pas d'IMF
à proximité pour leur octroyer un crédit agricole (MAR 2011).
5
1.1.1.3. Enjeux de la production maraîchère
Sur le plan social le maraîchage permet une insertion des groupes SOCiaUX dits
vulnérables (retraités, femmes au foyer, agents de l'informel, enfants de la rue) (ILFAU,
1999); Ouédraogo, 200S), des populations sans emploi ou des villageois rattrapés par
l'urbanisation grandissante de nos villes (Ouattara 2004). Il contribue également à
(Ouédraogo, 200S).
spéculations qu'il offre aux populations. Konombo (2001) affirme que les légumes ne peuvent
être uniquement à la base de l'alimentation humaine, mais qu'ils ne sauraient cependant en
être exclus car ils constituent la principale source de vitamines et de sels minéraux. Ils sont
donc complémentaires aux céréales. Broutin et al., (2005) ont montré que certains légumes
comme la tomate le chou et le piment, sont consommés tous les jours, une à deux fois par jour
et entrent dans la composition des plats principaux les plus courants. Ils notent cependant au
6
cours de l'année des périodes d'arrêt de consommation ou de remplacement de ces légumes.
Ces périodes sont généralement situées entre les mois de juillet et septembre où la rupture
d'approvisionnement des marchés entraine une hausse des prix de ces légumes. Ces légumes
sont souvent remplacés: le piment frais est remplacé par le petit piment sec, la tomate par du
concentré.
Les grossistes, les semis grossistes et les détaillants constituent les pnnclpaux
distributeurs. Les grossistes (et semi-grossistes) représentent un maillon de la chaîne entre les
producteurs et les consommateurs. Ils achètent les produits au bord des champs ou auprès
d'autres grossistes pour ensuite les distribuer aux détaillants qui les vendent aux
consommateurs. Toutefois, il est important de noter que l'essentiel de la production est
commercialisée par les détaillants à travers les marchés. Une répartition des profits dans la
filière en considérant les trois principaux acteurs laisse voir les proportions suivantes: 48 olt)
pour les grossistes, 32 % pour les détaillants et 20 % pour les producteurs (MAHRH, 2007).
Les volets de la conservation et de la transformation des produits maraîchers sont encore
embryonnaires.
7
1.1.2. Sécurité alimentaire: enjeux et facteurs déterminants
D'abord, la disponibilité des approvisionnements est une condition sine qua non de la
sécurité alimentaire. Dans un pays, les produits alimentaires doivent être physiquement
disponibles en quantité suffisante pour assurer la sécurité alimentaire des habitants. Ces
aliments peuvent être produits soit localement, soit à l'échelle nationale ou encore importés de
l'étranger (Maetz, 2013). Les disponibilités alimentaires dépendent en grande partie de la
production nationale qui dépend entre autre du climat, des facteurs de production et du niveau
de technicité des producteurs (Maetz, 2013).
8
sécurité des aliments en vue d'un régime alimentaire équilibré et sûr. La qualité nutritionnelle
s'apprécie à deux aunes : d'une part, la diversité et l'équilibre nutritionnel du régime
alimentaire en termes de constituants nutritifs (glucides, lipides et protides), de vitamines et
d'oligoéléments et d'autre part, les normes et hygiène des aliments (Maetz, 2013).
9
des individus et donc la croissance des nations ... et que, la faim est souvent à l'origine de
troubles civils qui mettent en péril la paix et la stabilité des États» (Zidouemba, 2014 : 18)
Toutefois, la sécurité alimentaire telle que définit par ses ressorts, peut revêtir des
développés. Le cas duriz importé en est un exemple concret: il concurrence durement le riz
local et limite considérablement les recettes des producteurs nationaux. Ainsi, à défaut de
prendre des mesures adéquates pour acquérir des aliments tout en protégeant leurs
producteurs, il serait plus opportun pour des pays en développement comme le Burkina Faso,
En effet, la souveraineté alimentaire est un concept qui s'adresse aux États et vise à
alimentaire est donc un moyen d'assurer la sécurité alimentaire des peuples (ABC. Burkina,
2004). Ainsi, on pourrait penser que la sécurité alimentaire passe par une souveraineté
alimentaire.
Aussi, comme l'on souligné Egg et Gabas (1998), la sécurité alimentaire d'un ménage
ne peut être considérée comme un besoin fondamental et être traitée indépendamment des
autres objectifs du ménage, et qu'il était de ce fait important alors d'étudier la sécurité
alimentaire dans un contexte plus large de sécurisation du ménage. Toute action visant la
10
1.1.3. La sécurité alimentaire état des lieux au Burkina Faso
nationale de sécurité alimentaire (SNSA). Il s'appuie sur les structures spécialisées, telles que
la Direction générale de la promotion de l'économie rurale (DOPER), la Société nationale de
politique favorable.
que l'insécurité alimentaire touche dans l'ensemble, plus d'un ménage sur trois, soit 35,4 %
des ménages au Burkina Faso (MAHRH, 2009). Selon la même source, elle serait plus
ressentie en milieu rural (37 %) qu'en milieu urbain (31 %). Pour une meilleure
compréhension de la situation alimentaire nationale, nous procèderons à une analyse basée sur
11
importations et des aides alimentaires (PNSAN, 2013). Elles pennettent de détenniner le bilan
alimentaire d'un pays. Toutefois, les bilans alimentaires basés sur les disponibilités
comportent des biais en ce sens qu'ils pel1vent cacher des disparités plus ou moins
importantes entre les régions au sein d'un même pays (Kienou, 2005). Les disponibilités
alimentaires par personne entre 2003 et 2012, ont évolué au-dessus de la moyenne de 190
kg/personne/année, selon la figure suivante:
..--------------------------r J~.DlIl
1)JOO,oxJ i
IIJOPJQ c:
~ ~~ .. /
"-iJC4:Htnt(+) IDétk:
......-JC,.,. Impll.Jr1, iPpon
12
de 40,1 % et que le phénomène était essentiellement rural (92,5 % des pauvres vivant en
milieu rural) (INSD, 2015).
<
La stabilité des approvisionnements alimentaires n'est pas encore garantie parce
qu'elle dépend de la production nationale qui, elle-même, est tributaire des aléas climatiques
(PMASA, 2010). De plus, la stabilité des approvisionnements implique dans le temps et dans
l'espace une constance simultanée de la disponibilité et de l'accès aux aliments. Ainsi tous les
facteurs (la pauvreté, la variabilité des prix, les aléas climatiques et l'enclavement de certaines
régions etc.) qui ont une incidence négative sur la disponibilité ou l'accessibilité des aliments,
ont aussi une incidence négative sur la stabilité des approvisionnements au niveau des
ménages dans le pays.
13
1.2. Problématique
14
1.3. Définition conceptueJIe
1.3.1. Maraîchage
Le maraîchage est un secteur d'activité caractérisé par la production intensive
d'espèces légumières destinées essentiellement à la vente en frais. Il tire son origine du mot
« marais» parce que les premières cultures légumières étaient réalisées en zone de marais,
bénéficiant d'un approvisionnement régulier en eau (Kankonde et al, 2001).
ingrédients qui participent à la composition des sauces ou des salades (Autissicr ,1994),
(Bognini, 2010).
(Maetz, 2013). Retenons la définition de la FAO qui stipule que: la sécurité alimcntaire est
assurée lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à
une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins
énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active (FAO, 2008),
(Dao, 2014).
15
1.5. Hypothèses de l'étude
L'hypothèse principale de recherche est que le sous-secteur du maraîchage contribue
efficacement à la lutte contre l'insécurité alimentaire au Burkina Faso. Les Hypothèses de
travail quant à elles s'énoncent ainsi qu'il suit:
le revenu maraîcher représente une part importante du revenu l'ami liai des
ménages maraîchers;
le revenu maraîcher contribue à acquérir des denrées alimentaires au niveau
du ménage maraîcher;
les spéculations maraîchères contribuent à l'amélioration du statut al imenlaire
des ménages urbains en tem1es de diversité et d'énergie calorifique.
16
II. CADRE METHODOLOGIQUE
dessous:
17
% de la population. Les actifs (15 à 64 ans) quant à eux, représentent 52 % de la population
communale, tandis que les plus de 70 ans représentent 2 % (PCD Bobo-Dioulasso, 2007).
Capitale politique et première ville du Burkina Faso, Ouagadougou est située à peu
près au centre du pays, dans la province du Kadiogo. Elle est située entre les parallèles 12°30
et 12°25 de latitude Nord et méridiens 1°27 et 1°35 de longitude Ouest (Bagre et al, 2002).
Elle est au croisement d'axes routiers importants qui sont: l'axe Nord-Sud qui conduit à la
Côte d'Ivoire, l'axe Est-Ouest reliant au Niger et au Mali, l'axe Centre-Sud qui rallie le Ghana
(Traore, 2000).
contre une densité moyenne de 59 habitants/km 2 sur l'ensemble du pays (INSD, 2010). La
croissance démographique urbaine au Burkina Faso en général et particulièrement à
Ouagadougou reste rapide en raison de l'importance de l'exode rural vers les centres urbains.
La ville est sujette à une importante poussée démographique avec pour corollaire l'extension
de la ville. Cela rend complexe la gestion des ressources, la mise en œuvre des activités de
développement et fait croître la demande alimentaire d'où l'importance de mener l'agriculture
à proximité de la ville en raison de l'insuffisance d'infrastructures adéquates pour assurer le
transport des vivres des villages environnants vers la ville (Conchita et al. 2010).
La ville de Ouahigouya est située dans la partie Nord du Burkina Faso. Elle présente
les coordonnées géographiques 2,30° de longitude Ouest et 13,35 de latitude Nord. Elle est
située sur la nationale n02, axe reliant Ouagadougou à Mopti au Mali à 181 km de
18
Ce choix des trois villes a été motivé par leur appartenance à di tTérentes zones agro
climatiques du pays, mais aussi par le nombre de sites maraîchers qu'elles abritent. En effet,
selon MAH (2011), la région du Nord appartient à la zone sahélienne et possède le plus de
sites maraîchers (soit 17,4 % du total des sites au niveau national). La région du Centre
appartient à la zone soudano sahélienne et compte le plus faible nombre de sites maraîchers
(soit 3,2 % du total des sites au niveau national). La région des Hauts-Bassins avec ses Il,6 %
du total des sites au niveau national apparait comme intermédiaire entre les deux autres
régions. Elle appartient à la zone soudanienne.
le premier sous ensemble comprend des maraîchers auprès desquels nous avons, dans
Ainsi, nous avons échantillonné avec des critères bien définis, au niveau des maraîchers, et
réalisée par le projet PARADE, nous avons tiré de manière aléatoire 30 producteurs par zone,
soit 90 producteurs maraîchers pour l'ensemble de l'étude. Pour une meilleure représentativité
de l'échantillon, le tirage des 30 producteurs dans chaque localité a été fait en tenant compte
du milieu de production (milieu urbain, péri urbain et rural) et 10 producteurs maraîchers ont
été tirés de chaque milieu de production. Par ailleurs, dans chaque milieu de production le
choix des sites a été fait en tenant compte des critères suivants : l'accessibilité du site,
l'importance de l'activité maraîchère sur le site, la taille du site, sa position géographique par
]9
Dioulasso, et Ouahigouya comptaient respectivement 74 %, 23 % et 3 % de l'ensemble des
ménages de ces trois villes réunies. Ainsi, nous avons enquêté en tenant compte de ces
proportions, 20 ménages urbains à Ouagadougou, 15 à Bobo-Dioulasso, et 10 Ouahigouya.
Dans chaque ville, la disponibilité du ménage à fournir les infoffilations nécessaires et la zone
d'habitation ont été prises en compte dans le choix des ménages.
20
Tableau 1 : Variables de l'étude en fonction des objectifs
OBJECTIFS VARlABLES RESULTATS
Les pri~ bord champ des spéculations.
DétenrtinerJa part du revenu Lés qü.<intitêsproduites par spéëulation. Lerèvenumaraîcher et sa
mataîçh~T à 1<'1 fOffi1ation du . Le revenu maraîcher (R.m). contribution à la formation. '.
revenu familial des Le revenu total (Rt) durevenu familial des
I.1;l1:lra'îchers; Le rappqrt Rin/Rt. mara'îchers sont connus.
La part du revenu maraîcher dans les
Estimer la contribution du la contribution du revenu
dépenses alimentaires.
revenu maraîcher à maraîcher à l'acquisition
La part du revenu maraîcher dans le
l'acquisition des denrées des denrées alimentaires,
financement d'autres activités agricoles
alimentaires, est connue
- Les périodes de production des
Détem1inerles effets induits spécul;:ltions. les effets induits de la
delaconsommation de ces - Les prix du marché des spéçulations consommation de ces
dènrée surIe statut - Les prix de réserve des ménages. .denrées sur leur statut
alilllent <J.'irèdes.ménages " Lacbmpbsition par sexe et par âge du alimentaire des ménages
urbains entetme de diversité ménage. urbains en termes de
et d'énergie calorifique - La nature et les quantités des aliments diversité et d'énergie
consommés/jour, pendant 7jours. calorifique sont.
- . Le niveau de diversification desrations. '. déterminées
La valeur énergétique des rations. ..
Les besoins énergétiques du ménage.'
21
monétaires qu'il tire de ses activités ainsi que des dons divers et que ce revenu au niveau des
ménages agricoles est constitué du revenu agricole ( Ra ) et du revenu non agricole (Rna)
amSI :
R = Ra + Rna
R= revenu du ménage
Ra= revenu agricole
Rna= revenu non agricole
Le revenu agricole peut être réparti en revenu maraîcher et en revenu agricole non
maraîcher.
Ra = Rm + Ranm, avec
Rm = revenu maraîcher
Ranm = revenu agricole non maraîcher
Le revenu Rest
R = Rm+Ranm+Rna
Nous avons estimé la contribution des cultures maraîchères (Cm) à la formation du
revenu monétaire ainsi qu'il suit:
Cm- ( -
Rm ) Rm
Rm+Ranm+Rna R
22
2.8.4 Cultures maraîchères et statut alimentaire des ménages urbains:
23
2.8.4.2 Statut alimentaire en termes de diversité
Nous avons utilisé le score de consommation alimentaire des ménages (SCA) pour
apprécier l'état de sécurité alimentaire des ménages en tem1es de diversité et la contribution
des spéculations maraîchères dans cet état. Le score de consommation alimentaire pondéré par
la fréquence est un score calculé en se basant sur la fréquence de consommation des différents
groupes d'aliments consommés par un ménage durant 7 jours. C'est un proxy acceptable pour
mesurer l'apport calorifique et la qualité du régime alimentaire au niveau du ménage donnant
une indication de l'état de sécurité alimentaire du ménage, s'il est combiné à d'autres
indicateurs d'accès alimentaire des ménages. C'est un score composite, basé sur la diversité
alimentaire, sur la fréquence de consommation et l'importance nutritionnelle relative des
différents groupes d'aliments (Ndiaye, 2014). Il est calculé en multipliant la pondération de
chaque groupe d'aliments par le nombre de jour de consommation des aliments de ce groupe
au cours de la semaine. Lorsque la valeur du SCA est inférieure à 28, elle est dite pauvre et
reflète une alimentation dont la qualité et la quantité sont inadéquates. Lorsque la valeur du
SCA est comprise entre 28,5 et 42 alors elle est dite minimale et ret1ète une alimentation de
qualité inadéquate. Enfin les valeurs du SCA supérieures à 42 sont dites acceptables et sont
caractéristiques d'une alimentation qui peut être considérée comme adéquate. Le tableau 3
illustre le principe du calcul du score de consommation alimentaire.
24
Tableau 2 : Calcul du score de consommation alimentaire des ménages (SC A)
Nombre de jour de
Groupe d'aliments Pondération consommation au cours Note (A)*(B)
(A) des 7 derniers jours
··············:····.······ ..v·:.·.······· : _ :::.: .•.•...............••..•. jJ?) .
Céréales ettubercules 2
Fruits (frais et secs)
:Huile os· . ·
Lait 5
. ~.. .
Légumes frais l
Légumes secs 3
Sucre 0.5
Viande et poisson 4
Score composite x
Source: Ndiaye (2014)
25
Ill. RESULTATS ET DISCUSSIONS
3.1 RESULTATS
3.1.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés
Les maraîchers étaient essentiellement des hommes d'une moyenne d'âge de 40 ans
avec un niveau d'instruction relativement faible. Comme l'indique le tableau ci-dessous:
Tableau 3 : Répartition des maraîchers selon le sexe, l'âge et le niveau d'instruction.
Total
Localité Bobo-Dioulasso Ouagadougou Ouahigouya
échantillon
Masculin 100 100 87 96
Sexe(en li/o)
Féminin 0 0 13 4
Moyenne d'âge 40 40 42 41
Aucun 43 5 27 41
Niveau
Coranique 17 10 33 20
d'instruction des
Alphabétisé a 7 7 4
maraîchers (en %)
'Primaire 20 21 30 . 23
Secondaire 20 7 3 10
La répartition des ménages urbains suivant la moyenne d'âge des enquêtés et leur
intervalle de revenu familial mensuel sont consignés dans le tableau 5 ci-dessous.
Tableau 4: Répartition des ménages urbains en fonction de leur revenu familial mensuel.
Moins de 50.000 o ü o
50;000-99.000 . 20 33 15
Intervane de revenu
familial mensuel (%) 100.000-149.000 50 33 54
plus de 200.000 10 20 8
26
3.1.2 Revenu maraîcher et revenu total des maraîchers
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Cette figure laisse voir en premier une grande variabilité du revenu maraîcher. En
témoigne les importants écarts que nous pouvons observer entre les revenus minima et
maxima dans une même localité donnée. De plus ces marges bénéficiaires évoluent dans le
même sens et ce, d'une ville à une autre et aussi en fonction des milieux de production d'une
. .
même ville. Ainsi, les maraîchers de la ville de Ouahigouya présentent les meilleures marges
bénéficiaires, ils sont suivis de ceux de la ville de Bobo-Dioulasso, puis viennent ceux de
Ouagadougou. A Ouahigouya, les maraîchers urbains possèdent les meilleures marges
bénéficiaires ensuite viennent ceux des milieux ruraux. Ceux des milieux péri-urbains ont les
plus faibles marges bénéficiaires. Par contre à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou, les
27
maraîchers ruraux ont des mages bénéficiaires supérieures, à celles des maraîchers urbains,
qui à leur tour sont supérieures à celles des maraîchers péri-urbains.
Les revenus moyens ont ensuite été estimés sur la base des revenus minima et maxima
en vue d'avoir une idée de la valeur approximative du revenu maraîcher dans les différentes
localités. La figure ci-dessus nous montre l'évolution des revenus maraîchers moyens dans les
trois principales villes concernées par l'étude.
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Bobo-Dioulasso Ouagadougou Ouahigouya Localités
Retenons de cette figure que les marges bénéficiaires moyennes annuelles des
maraîchers de Ouahigouya sont supérieures à celles des maraîchers de Bobo-Dioulasso qui à
leurs tO\lr sont supérieures à celles des maraîchers de Ouagadougou. Indépendamment de son
milieu de production (urbain, péri-urbain ou rural) un maraîcher de Ouahigouya aurait en
moyenne une marge bénéficiaire annuelle de 1.906.540 de F CFA. Par contre celui de Bobo
Dioulasso aurait 1.143.820 F CFA et celui de Ouagadougou 887.141 F CFA.
28
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Les revenus agricoles non maraîchers annuels des producteurs maraîchers varient
d'une ville à une autre, mais également en fonction des milieux de production d'une même
ville, Ils sont plus importants à Ouahigouya, (évoluent ente 20.000 à 50.000 FCFA), un peu
moins à Bobo-Dioulasso, ( 8.000 à 42.000 F CFA) et faible à Ouagadougou (17.000 à 25.000
F CFA).
29
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MU MPU MR MU MPU MR MU MPU MR Milieux
2% 4%
• revenu maraîcher
94%
30
Sur l'ensemble des trois villes, le revenu maraîcher représente une part importante (94
%) du revenu arum el des producteurs maraîchers. En plus du revenu maraîcher, nous
distinguons deux autres composantes du revenu total à savoir le revenu âgricole non
maraîcher et le revenu non agricole. Ils représentent respectivement 2 % et 4 % du revenu
total.
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Milieux
Une analyse de l'utilisation du revenu maraîcher nous révèle que les usages
couramment faits de cette rente monétaire sont: l'achat de denrées alimentaires, la
scolarisation des enfants, le financement des activités agricoles, les soins médicaux, le
31
remboursement de dettes, les évènements sociaux et enfin l'épargne. Il ressort également de
façon globale que 30,6 % du revenu maraîcher est utilisé pour l'acquisition de denrées
alimentaires comme nous le montre la figure ci-dessous:
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Localité
Bobo-Dioulasso Ouagadougou Ouahigouya
32
De l'analyse de cette figure il ressort que le revenu maraîcher concourt à l'acquisition
de denrées alimentaires. Cette situation est particulièrement importante à Bobo-Dioulasso, où
jusqu'à 39 % du revenu maraîcher des producteurs maraîchers opérant en milieu péri urbain
entre dans l'acquisition des denrées alimentaires. A Ouagadougou, c'est 31 olt) de ec revenu
qui entre dans la recherche de la nourriture, dans les milieux urbains et péri urbains. La ville
de Ouahigouya quant à elle, enregistre les faibles taux de contribution avec 15 %, 10 %, et 6
% respectivement en milieu péri urbains, urbain et rural.
L'accessibilité des ménages urbains aux denrées maraîchères au cours de l'année a été
analysée à travers l'évolution des prix moyens du marché et des prix de réserves des
différentes denrées maraîchères au cours de l'année. Cette analyse nous montre deux aspects
essentiels (à travers la figure 12 de la page suivante) :
les prix de réserves sont supérieurs ou égaux aux pnx moyens du marché. Cette
situation est moins importante. (Pr 2:Pm : alors accès) ;
les prix de réserve sont inférieurs aux prix moyens du marché. Ce cas de figure est le
plus important. Il traduit une inaccessibilité des ménages urbains aux denrées
maraîchères et s'observe essentiellement entre le deuxième trimestre (Avril-juin) et le
troisième trimestre (juillet-septembre) de l'année. (Pr < Pm; pas accès).
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La figure 12 nous renseigne sur l'évolution au cours de l' aIU1ée dans les trois villes,
des prix moyen du kg et aussi des prix de réserve de l'oignon, la tomate, le chou la pomme de
terre, le haricot vert, la laitue, l'aubergine importée, le poivror1, l'oseille, l'amarante,
l'aubergine locale, et le concombre. Elle nous donne une idée de l'accessibilité des ménages à
ces différentes spéculations à travers la position relative du prix moyen et du prix de réserve
de chaque spéculation, au cours des quatre trimestres de l'année. Dans l'ensemble, le premier
et le dernier trimestre de l'année se sont illustrés comme les périodes d'accessibilité des
ménages à la m~jeure partie des spéculations avec des prix de réserves sup.érieurs ou égaux au
prix moyen durant ces périodes. Par ailleurs, l'oignon, la tomate, le poivron, le haricot vert
s'avèrent être très rémunérateurs pour les détaillants avec des prix moyens du kg pouvant
atteindre au cours de l'aIU1ée respectivement 1.765; 1.437; 1.133 et 979 F CFA. Les kg de
l'oseille, de la pomme de terre, de l'amarante, de l'aubergine locale, pouvant atteindre
respectivement, 844; 666; 531 et 528 F CFA respectivement. L'aubergine importée, le
concombre le chou et la laitue viennent enfin avec des prix moyens du kg pouvant atteindre
514; 478; 312 et 307 F CFA.
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disponibilité énergetique
60,0% hebdomadaire totale
35
Les taux de couverture des besoins énergétiques des ménages sont respectivement de
77 % ; 65,8 % et 83,7 % dans les villes de Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et Ouahigouya. Les
cultures maraîchères représentent 4,3 % ; 4 % ; et 6,6 % respectivement dans les villes cie
Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et Ouahigouya.
Nombre de jours de
Groupe d'aliments Pondération consommation au cours des 7 Note (A)*(B).
(A). derniers jours.
36
sont peu consommés avec des fréquences de consommation hebdomadaires de respectives de
3; 2; 2; 2.
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Figure 14 : Fréquence de consommation des principales cultures maraîchères par les ménages
dans les différentes villes concernées par l'étude
Source: Données de l'enquête, Janvier 2016
La figure ci-dessus nous montre que les légumes occupent une place de choix dans les
rations des ménages, non seulement à travers leur diversité, mais aussi de par leur fréquence.
En effet la tomate, l'oignon, le poivron, et le chou le piment sont les légumes les plus
consommés avec au moins des fréquences de consommation de 8,6 ; 8,5 ; 4,6 ; 3,1 ; et 2,6
jours sur 7 respectivement. Cette figure nous révèle également que les fréquences de
consommation de ces légumes évoluent pratiquement dans le même sens à Bobo-Dioulasso à
Ouagadougou et à Ouahigou ya.
37
3.2 DISCUSSIONS
Revenu maraîcher
Notre étude a montré que le maraîchage est une importante source de devises pour les
maraîchers. Le revenu maraîcher (Rm) représente 94 % de leur revenu total contre 2 % pour
le revenu agricole non maraîcher (Ranm) et 4 % pour le revenu non agricole (Rna). Ces
résultats, sont en conformité avec ceux des travaux de Bognini (2006) dans les villages de
Réo et de Goundi qui laissaient voir que les cultures maraîchères rapportaient l'essentiel des
revenus parmi les diverses activités menées par les ménages dans ces localités. De plus, en
considérant les comptes d'exploitation des maraîchers enquêtés, les valeurs des marges
bénéficiaires moyennes annuelles par maraîcher sont de 1.143.820, 887.141, et 1.906.540 F
CFA respectivement pour les villes de Bobo Dioulasso, Ouagadougou et Ouahigouya. Cela
laisse voir dans le maraîchage une activité nettement rentable (figure 5).
Toutefois il est important de signaler que ces valeurs cachent des disparités entre les
revenus des maraîchers. A Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou, les maraîchers ruraux ont des
marges bénéficiaires plus conséquentes que ceux des milieux urbains et péri-urbains comme
l'indique la figure 4. Cela pourrait s'expliquer par le fait que les superficies exploitées sont
plus grandes en milieu rural qu'en milieu urbain et péri urbain. Par contre à Ouahigouya, les
maraîchers urbains et péri urbains, présentent les meilleures marges bénéficiaires. Deux
raisons essentielles pourraient expliquer cela: d'abord la région présente une faible
pluviosité. Par conséquent, les retenues naturelles d'eau tarissent de manière très précoce. De
plus, la majeure partie des importantes retenues d'eau se trouvent dans la ville et dans ses
alentours. La disponibilité du marché pour les maraîchers urbains et péri urbains pourrait
également expliquer cet état des faits.
En outre, le revenu maraîcher présente une irrégularité dans le temps et aussi une
grande variabilité comme le montre la différence entre les marges bénéficiaires maxima et
minima (figure 4). Cela affecte considérablement la situation alimentaire des maraîchers.
Plusieurs raisons expliquent cet état des faits. Les cultures maraîchères présentent une grande
sensibilité aux attaques parasitaires. De plus, durant toutes les phases de leur cycle de
développement, la majeure partie des spéculations occasionnent des dépenses (liées aux
traitements) et pas de recettes. Ainsi, les recettes sont dispersées dans le temps et sont
intercalées par de fréquentes dépenses d'exploitation. Tout cela exige du maraîcher une bonne
38
gestion financière. Pour y remédier, il procède à la diversification des spéculations, mais aussi
il garde constamment dans sa parcelle des spéculations à cycle court comme la laitue (qui,
malheureusement ne sont pas financièrement très rentables) afin de garantir une certaine
stabilité dans les recettes. Cette situation est également compensée par la nature de certaines
spéculations comme le poivron vert, l'aubergine local et la tomate, qui à travers leurs
fructifications consécutives, permettent au maraîcher d'avoir des récoltes multiples et
rapprochées dans le temps. Pour garantir un certain niveau de revenu, Il arrive également que
les maraîchers fassent recourt à des méthodes qui peuvent avoir des incidences négatives sur
la santé des consommateurs. Certain utilisent des herbicide et d'autres produits de traitement
phytosanitaires destinés à être utilisé sur les céréales, dans leurs périmètres maraîchers. Cela
leurs permettrait de minimiser les coûts de production car pemlet de réduire le nombre de
traitements. Toutefois, les céréales étant des cultures à cycle relativement plus long que la
majeure partie des cultures maraîchères, les légumes arrivent à maturité, alors que la
rémanence du produit n'est pas totalement finie. Cela pourrait avoir des conséquences sur la
santé des consommateurs. En somme le choix des spéculations au niveau des maraîchers est
une stratégie de sécurisation économique, et dans une plus grande mesure, de sécurisation
alimentaire.
39
Revenu non agricole
Notre étude a également montré que les revenus non agricoles représentent 4 % du
revenu total des maraîchers. Ils pourraient essentiellement provenir des petits travaux (petits
commerces, maçonnerie etc.) auxquels s'adonnent les maraîchers après les tarissements de
sources d'eau pendant la canicule. Les transferts représentent aussi une partie importante de
ce revenu. Ils sont surtout conséquents en milieu rural. Cela s'expliquerait par le fait que les
proches de certains maraîchers ayant migré vers les centres urbains leurs offrent quelques
devises. Ces transferts sont souvent en natures ou encore en espèces. Les revenus non
agricoles sont plus importants à Ouagadougou qu'à Bobo-Dioulasso et Ouahigouya. Cela
pourrait s'expliquer par le tarissement précoce des retenues d'eau et la densité des maraîchers
sur les sites maraîchers à Ouagadougou, entrainant une insuffisance précoce des eaux. Les
maraîchers sont ainsi obligés de se tourner vers d'autres activités génératrices de revenus.
acquisition de denrées alimentaires (figure 10). Cela corrobore les résultats de Thombiano
(2008) qui avait trouvé que les revenus tirés du maraîchage favorisaient une amélioration de
la situation alimentaire des ménages. En outre, l'analyse de l'utilisation faite du revenu
maraîcher nous a révélé d'autres usages tels que la scolarisation des enfants, l'accès aux soins
médicaux, les remboursements de crédit etc. Cela est en conformité avec les résultats de
Thombiano (2008) selon lesquels les cultures maraîchères permettent une amélioration du
niveau de vie des ménages. D'ailleurs, Egg et Gabas (1998), affimlaient que la sécurité
alimentaire d'un ménage ne peut être considérée comme un besoin fondamental ct être traitée
indépendamment des autres objectifs du ménage, et qu'il était donc important d'étudier la
sécurité alimentaire dans un contexte plus large de sécurisation du ménage. Dans cet ordre
d'idée, nous pouvons donc aller plus loin en affirnlant que les cultures maraîchères
40
3.2.3 Accessibilité des ménages urbains aux cultures maraîchères
La figure 12 traduisant l'accessibilité des ménages urbains aux spéculations
maraîchères nous montre une faible accessibilité aux principales spéculations maraîchères au
cours des différentes périodes de l'année. Cela appuie l'assertion de la Politique nationale de
sécurité alimentaire et Nutritionnelle (PNSAN) (2013) suivant laquelle l'insécurité
alimentaire au Burkina Faso est beaucoup plus liée aux difficultés d'accès à la noulTiture qu'à
la disponibilité des aliments. Une étude menée par la FAO a d'ailleurs révélé que l'offre
alimentaire lors de l'année 2014 représentait 125 % des besoins de la population (FAO,
2015). Ces résultats sont en conformité également avec ceux de Brautin et al. (2005) qui ont
montré qu'au Sénégal, certaines spéculations étaient inaccessibles à certaines périodes de
l'année en raison de la hausse des prix. Cette faible accessibilité aux spéculations maraîchères
pourrait s'expliquer par le niveau des revenus des ménages, mais aussi par la grande
variabilité des prix des spéculations maraîchères. A ce sujet, Van caloen ct Dagncau De
Richecour (2015), ont souligné que la pauvreté est un des facteurs qui expliquent cet accès
difficile à la nourriture au Burkina Faso. La déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire
mondiale mentionnait également que la pauvreté était une cause majeure de l'insécurité
alimentaire (FAO, 1996). Face à cette accessibilité très peu satisfaisante, les ménages urbains
font recours à plusieurs stratégies pour l'acquisition des denrées maraîchères. Ils agissent
souvent sur les quantités demandées par exemple. Ainsi, l'inaccessibilité totale caractérisée
sur la figure 13 par des prix moyens supérieurs aux prix de réserve se traduit dans la pratique,
par une diminution des quantités demandées. Aussi, lorsque les prix deviennent exorbitants,
ces ménages procèdent au remplacement des denrées concernées par des denrées connexes.
Les prix des produits maraîchers ont une incidence majeure sur les rations des ménages en
termes de quantités mais surtout en termes de diversité. Cette situation est bcaucoup plus
perceptible chez les ménages les plus pauvres.
41
ménage sur trois au Burkina Faso. Les disponibilités énergétiques provenant des denrées
maraîchères représentent 4,3 % ; 4, % et 6,6 % des disponibilités alimentaires totales dans les
villes de Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et Ouahigouya respectivement. C'est donc dire que
les cultures maraîchères contribuent faiblement aux disponibilités énergétiques totales des
ménages. Cela confimle également les affirmations de la PNSAN (2013) selon lesquelles le
régime alimentaire des ménages au Burkina Faso était essentiellement composé de céréales,
(67 à 70 % à l'apport calorifique total), de fruits et de légumes pour 1 %, de racines et
tubercules (12 %) et enfin d'oléagineux et autres légumineuses (20 à 17 %). En outre ce faible
niveau de couverture des besoins énergétiques pourrait s'expliquer par le fait qu'il a été
estimé sur la base des repas familiaux. Ainsi, plus les repas hors ménages sont importants plus
la valeur de ce taux baissera. Cela pourrait expliquer pourquoi nous avons un taux de
couverture de 65 % des besoins énergétiques dans la ville de Ouagadougou qui est un grand
centre urbain et où les repas hors ménage sont considérables dans les rations des membres des
ménages.
42
CONCLUSION-RECOMMANDATIONS
La sécurité alimentaire est un concept multi dimensionnel qui se caractérise par la
disponibilité, l'accès, la stabilité et l'utilisation effective des aliments. L'accès à une
alimentation adéquate est pour tout individu un droit fondamental reconnu par la déclaration
universelle des droits de l'homme. Pays sahélien et essentiellement agricole, le défi d'assurer
une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable de sa population a toujours été au centre des
préoccupations du Burkina Faso. Cette volonté s'est traduite par des actions comme la mise
en place de la politique nationale de sécurité alimentaire, le programme national du secteur
rural etc. Les disponibilités alimentaires du pays proviennent de la production intérieure et des
importations. La production nationale est constituée de cultures pluviales et de cultures de
saison sèche. Les cultures pluviales sont constituées de céréales et de cultures de rentes
comme le coton et le sésame tandis que la principale activité de contre-saison est le
maraîchage.
43
Nos analyses nous ont également révélé que les ménages urbains avaient accès aux
cultures maraîchères et qu'elles amélioraient leur ration en tern1es énergie et de diversité. Cela
vérifie notre troisième hypothèse. Les ménages urbains présentent dans l'ensemble une
accessibilité moyenne aux cultures maraîchères au cours de l'année. Cette accessibilité varie
en fonction de la période et aussi du revenu du ménage. Sur la base de leurs rations familiales,
les ménages urbains ne couvrent pas leurs besoins énergétiques. Les disponibilités
énergétiques représentent respectivement 77 % ; 65,8 % et 83,7 % des besoins énergétiques
Ouahigouya respectivement. En outre, les ménages urbains présentent des rations diversifiées.
Le score de consommation alimentaire moyenne dans l'ensemble de l'étude est de 58,4. Les
fréquences élevées de certaines cultures maraîchères comme l'oignon et la tomate (plus de 85
%), le chou, le poivron, l'aubergine locale (plus de 20 %) dans les rations témoignent de leur
contribution à l'amélioration du statut alimentaire des ménages urbains à travers la
L'analyse de l'accès des ménages urbains aux cultures maraîchères et de leurs effets
sur les rations de ces derniers, nous a pernlis d'avoir une vision plus large de l'activité du
maraîchage. Elle nous a rappelé que le consommateur et le producteur sont deux agents
économiques qui recherchent deux objectifs différents, voire opposés. Les consommateurs
prix. Quant aux maraîchers ils recherchent la maximisation de leurs profits, en offrant de
petites quantités à de grands prix, si bien que dans le choix des moyens utilisés pour y
parvenir, certains finissent par oublier que leurs spéculations sont destinées à la
consommation humaine et le plus souvent crue. Au regard de cette situation, pour un équilibre
harmonieux entre ces deux agents économiques nous recommandons ce qui suit:
à l'Etat:
d'œuvrer au désenclavement des zones de production afin de faciliter
l'écoulem'ent des produits au niveau des maraîchers, et l'accès des ménages
urbains aux différents légumes,
de promouvoir la consommation à grande échelle des cultures maraîchères en
encourageant et en accompagnant la consommation quotidienne de ces cultures
44
dans les institutions publiques, telles que les hôpitaux, les cantines scolaires, les
écoles de formation professionnelle, les casernes etc.,
d'harmoniser la vente des pesticides et engrais chimiques utilisés dans les
productions maraîchères afin de garantir leur qualité mais aussi leur conformité:
aux maraîchers :
d'éviter l'usage de pesticides déconseillés dans le cadre du maraîchage pour le
traitement des cultures,
de n'acheter les pesticides que dans les boutiques spécialisées afin de garantir
leur efficacité et réduire les pertes de récoltes.
aux consommateurs,
de respecter les règles d'hygiène en ce qui concerne les cultures maraîchères
surtout celles qui sont destinées à être consommées crues.
Comme perspective il serait intéressant de reconduire cette étude dans un cadre plus
approfondi, en y intégrant le concept de la durabilité. Cela pern1ettra d'analyser la
contribution des cultures maraîchères à la sécurité alimentaire au Burkina Faso qui prendra en
compte non seulement les besoins alimentaires des générations actuelles, mais également
ceux des générations futures : tout ceci, dans un cadre d'équité générationnelle, et
intergénérationnelle.
45
BIBLIOGRAPHIE
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option Sociologie et économie rurales, l'Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso
(UPB), Institut du développement rural (IDR), Bobo-Dioulasso, Burkina Faso, 55p.
50
ANNEXES
Localité
Rubriques Bobo-
Ouagadougou Ouahigouya
Dioulasso
Coûts fixes (location de la terre)
0 28667 11167
amortissement
43615 36668 26143
Main d'œuvre
Coûts variables 410867 183230 112000
Consommations
491962 476701 221617
intermédiaires
Recettes minima
1721762 1278943 1772167
Recettes maxima
2949767 1921537 3227475
Marges bénéficiaires minima
786318 565845 1005435
Marges bénéficiaires maxima 2695027
2014323 1208438
Marges bénéficiaires moyennes
1400320 887141 1967373
Source: auteur
Il
ANNEXE Ill: BESOIN ENERGETIQUE PAR AGE ET PAR SEXE AU BURKINA FASO
0-1 an 1120
1-3 ans 1190
Enfants 4-6 ans 1560
7-9 ans 1920
10-12 ans 2290
13-15 ans 2840
16-19 ans 3170
20-29 ans 2760
30-39 ans 2670
Hommes 40-49 ans 2590
50-59 ans 2380
60-69 ans 2180
70 ans et plus 1900
13-15 ans 2380
16-19 ans 2090
20-29 ans 2010
30-39 ans 1950
40-49 ans 1890
Femmes 50-59 ans 1740
60-69 ans 1590
70 ans et plus 1390
Ajouté: 300 Kcal pour les femmes enceintes et 600 Kcal pour les
femmes al1aitantes
III
ANNEXE LV: VALEURS ENERGETIQUES (POUR 100g DE PARTIE COMMESTLBLE)
DES AliMENTS
IV
Arachide, sèche 570
Melon, graine 595
Noix et graines
Courge, graine 575
Tournesol, graine 590
Amarante, feuille crue 45
Amarante, feuille cuite 39
Baobab, feuille crue 67
Haricot, pousse crue 130
Carotte, crue 35
Manioc, feuille crue 90
Chou-fleur, cru 25
Dolique, feuille fraîche, crue 45
Dolique, feuille sèche, crue 270
Aubergine, crue 30
Légumes et dérivés Champignon, frais 29
Gombo, fruit frais 35
Gombo, feuille crue 58
Poivron doux, vert, cru 44
Poivron doux, rouge, cru 44
Poivron, feuille crue 73
Courge, crue 23
Courge, feuille crue 25
Patate douce, feuille crue 49
Taro, feuille crue 31
Tomate, crue 22
Avocat, cru 120
Baobab, fruit mûr, cru 280
Banane, mûre, crue 82
Orange et tangerine, crues 44
Pamplemousse et pomélo, crus 34
Citron et lime, crus 40
Fruits Datte, sèche 295
Goyave, crue 46
Mangue, mûre, crue 60
Mangue, verte,crue 55
Papaye, crue 30
Ananas, frais 48
v
Tamarin, séché 220
Pastèque 22
Boissons non alcoolisées, commerciales 45
Canne à sucre 54
Sucres et sirops
Sucre 375
Bœuf, moyennement gras 235
Œufde poule 140
Chèvre, moyennement grasse 170
Viande, volaille et Coeur, bœuf 105
œufs
Rognon, bœuf 115
Foie, bœuf 135
Mouton, moyennement gras 255
Porc, moyennement gras 410
Poulet 140
Poisson, filet 115
Poisson et produits
Poisson, séché 255
dérivés
Poisson, petit séché 320
Lait de vache, entier 79
Lait de vache, en poudre, entier 465
Lait et laitages
Lait de vache, en poudre, écrémé, enrichi en vitamine A 355
Lait de chèvre 84
Beurre de lait de vache 700
Huile de noix de coco 900
Huile de foie de morue 900
Ghee, beurre clarifié 885
Saindoux/graisse animale 890
Huiles et graisses
Huile de palme, rouge, fraîche 890
Huile de palme, rouge, rance 890
Huile de légume 900
Huile de tournesol 900
Bière, locale 25
Chenille, séchée 390
Autres
Lait de coco 21
Termite, fraîche 340
Levure de bière, sèche 52
Source: FAO, 2002 : « division de la nutrition: Agriculture, alimentation et nutrition
en Afrique », ISBN: 9252038205
VI
...
• ANNEXE V : FICHE D'ENQUÊTE DES MARAÎCHERS
Nom de l'enquêteur. .
Nom du site .
Département/Commune: .
N° de Fiche .
Identification du producteur
• Nom et prénom: .
• Numéro de téléphone _
• Sexe: Masculin 1 1 féminin 21 - - - - -
• Age, _
• Ethnie .
• Zone d'exploitation: Urbain 11 péri urbain 21 rura13 1 _
• Situation matrimoniale: Marié 1 1 célibataire 2 1 veuf 31 divorcé/4- - - - -
• Niveau d'instruction Aucun 11 coraniquelmedersa 21 alphabétisé 31 primaire 41 secondaire 51 supérieur 6/ _
• Statut social Migrant 11 autochtone 2 1 _
• Activité principale Maraîchage l 1 autres activités agricoles 2 1 Elevage 3 1 Commerce 4 1Artisanat 5 IPêche 6 1Autres 7 à préciser. ) __
• Activité secondaire Maraîchage 1 1 autres activités agricoles 21 Elevage 31 Commerce 4/Artisanat 51Pêche 6/Autres 7(à préciser. ) 1_ _
• Etes-vous chef de ménage? 1=Oui 2=Non
La production
Les dépenses d'exploitation et recette
• Payez-vous une redevance eau? : 1 Oui, 2 Non .
• Si oui, quel est le coût annuel ? F CFA
• Où stockez-vous-Ies récoltes? : 1= maison, 2 = magasin 3= silo, 4= bord-champs, 5=air libre 6 autre à préciser
• À combien estimez-vous les coûts de stockage de vos spéculations dans l'année? .
• À combien estimez-vous le coût de transport de vos spéculations dans l'année? .
La main d'œuvre
VJJJ
~• Prépara
tion des
Lab
our
transp
ort
Appli
cation
Semis/
Repiqu
Applica
tion
Appl
icati
Sarc
lage
Déshe
rbage
Déshe
rbage
traite
ment
Récolt
e
arrosag
e
Autre
Opérations (code 1) parcelle récolt fumie age NPK; on / manu chimi insecti
s e/intra r urée bina elle que cide
nt ge
Main Effectif H
d'œuvre F
salariée E
Coût
Main Effectif H
d'œuvre F
familial E
e
Coût
Matériels Nombre Mode d'acquisition Prix unitaire Durée de Frais généraux Opérations culturales Type de propriété
agricoles (Code 1) vie (carburant et dans lesguelles le (1 =individuel,
maintenance) matériel est utilisé 2=collectif)
(Code 2)
Motopompe
Pompe
manuelle
Pompe à
pédale
Arrosoir
Puisette
Charrue
Charrette
Brouette
IX
~• Daba
Binette
Grillage
coupe-coupe
Pioche
Pulvérisateur/
Animaux de
trait
Autre matériel
( ...............
(Code 1) l=héritage, 2=achat, 3.=location, 4=prêt/cession temporaire, 5=don, 6=autre......... )
(Code 2 ; opération): 1=préparation de parcelles, 2= exhaure, 3=Labour, 4=transport récolte/intrants, 5=Application fumier / compost; 6=Semis/Repiquage;
7=Application NPK, 8=Application urée; 9= Sarclage / binage; lO=Désherbage manuelle; Il = Désherbage chimique; 12= traitement insecticide; 13= Récolte;
14= Autre (.......... )
spéculations-
Période (code unité de mesure poids de Situation de vente (code
disponibles (code Quantité prix de l'UML Prix minimum
1) locale (code 3) l'UML 4)
2)
.
x
...
•
Code 1 : (mois) : 1 =janvier-mars, 2=avril-juin, 3juillet-septembre, 4=octobre-décembre
Code 1 (spéculations) :1 =oignon 2=tomate, 3=choux, 4=pomme de terre, 5=haricot vert 6=aubergine, 7=piment, 8=laitue, 9=pastèque; 10 =poivron,
Il =concombre, 12= gombo; 13 courgette; 14 =carotte ; 15=autre
autre ....................................................................................................................................................................................
Code 3(UML) : 1= sac de 100kg, 2= sac de 50kg, 3= tine, 4=panier, 5=tas 6= charrette, 6=tricycle, 7=voiture(Peugeot)
autres ......................................................................................
(Code 4) : 1= vente, 2= inévente
achat de achat d'autres scolarisation des SOlOS remboursement financement des évènements autres
céréales denrées enfants médicaux de dettes activités agricoles SOCIaux
modalité
somme
(Code 1) l=autres activités agricoles; 2 = Elevage, 3=Commerce, 4 =Artisanat, 5 =Pêche, 6 = Autres (à préciser) ...........................................................................
SOURCE: auteur
XTT
~• ANNEXE VI: FICHE D'ENQUÊTE DES MENAGES URBAINS
Nom de l'enquêteur. ..
Secteur. 00- 00 00 00 ..
Département/Commune: ..
N° de Fiche .
Identification de l'enquêté.
• Nom et prénom: .
• Sexe: Masculin 1 / féminin 2 / - - - - -
• Age _
• Etes-vous chef de ménage? : 1=Oui 2=Non
• Ethnie .
• Zone d'habitation : Urbain 1 / péri urbain 2 / rural 3 / _
• Situation matrimoniale: Marié 1 / célibataire 2 / veuf 3/ divorcé/ 4- - - - -
• Niveau d'instruction: Aucun 1 / coranique/medersa 2 / alphabétisé 3/ primaire 4 / secondaire 5/ supérieur 6/ _
• Statut social allogène 1/ autochtone 2 / _
• Activité principale: employé de l'Etat 1 / employé du secteur privé 2/ Commerce 3/ Maraîchage 4/ agriculture 5 / Elevage 6 /Artisanat 7/ Pêche 8 /Autres 9
a precIser )
• Activités secondaires: employé de l'Etat 1 / employé du secteur privé 2/ Commerce 3/ Maraîchage 4/ agriculture 5 / Elevage 6 /Artisanat 7/ Pêche 8
/Autres 9 à préciser)._ _·
Caractéristiques générales du ménage
• la composition de votre ménage :
XIII
~•
Tranche d'âge (code 1) O-lan 1-3an 4-6an 7-9an 10-12ans 13-ISans 16-19ans 20-29ans 30-39an 40-49an SO-S9ans 60-69an 70 et plus
Nombre d'hommes
Nombre de femmes
Code: l=(O-lan), 2= ( l-3an) , 3= (4-6an), 4= ( 7-9an), 5 =(10-12ans), 6= (13-l5ans), 7=( l6-l9ans) 8= (20-29ans), 9=( 30-39), 10= (40-49), 11=( 50-59ans),
12=( 60-69), 13=( 70 et plus) .
• intervalle du revenu'familial mensuel: 1= (moins de50.000), 2= (50.000-99.000),3= (100.000-149.000),4=(150.000-199.000), 5=(plus de 200.000)
• A combien de francs pouvez-vous estimer vos dépenses alimentaires mensuelles? .
• A combien pouvez-vous estimer vos dépenses mensuelles en produits maraîchers? .
Jours
aliments Lundi mardi mercredi Jeudi vendredi samedi dimanche7
UML Pds Qte UML Pds Qte UML Pds Qte UML Pds Qte UML Pds Qte UML Pds Qte UML Pds Qte
.
Code UML: l=lkg, 2= boit'e de tomate 3=poignée, 3= tas, 4= unité de spéculation, 5= autre ...........................
XIV
~•
Évolution des prix et accessibilité des ménages aux principales spéculations maraîchères au cours de l'année
Période Spécula Unité Poids Prix P.R Prix Prix Lieu Période Spécula Unité Poids Prix P. Prix Prix Lieu
Code 1 tions de du mm max d' Code 1 tions de du R mm max d'ach
code 2 mesure march achat code 1 mesur march at
code 3
. é e code é
2
1
2
3
4
Code 1 périodes: 1 = (janvier-mars), 2= (avril-juin), 3= (juillet-septembre), 4= (octobre-décembre)
Code 2 (spéculations) : =oignon 2=tomate, 3=choux, 4=pomme de terre, 5=haricot vert 6=aubergine, 7=piment, 8=laitue, 9=pastèque; 10 =poivron,
II =concombre, 12= autre:
Code 3 unité de mesure: 1= 1kg, 2= boite de tomate 3=poignée, 3= tas, 4= unité de spéculation, 5=autre :
SOURCE: auteur
xv