EVALUATION N°2
NOM : PRÉNOM : CLASSE :
N° : NOTE :
COMPETENCES I F S TS
LIRE : interpréter un texte littéraire
ECRIRE : rédigez des réponses complètes
Le lendemain, elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse. Mme Forestier alla vers son armoire
à glace, prit un large coffret, l’apporta, l’ouvrit, et dit à Mme Loisel :
— Choisis, ma chère.
Elle vit d’abord des bracelets, puis un collier de perles, puis une croix vénitienne, or et pierreries,
d’un admirable travail. Elle essayait les parures devant la glace, hésitait, ne pouvait se décider à les
quitter, à les rendre. Elle demandait toujours :
— Tu n’as plus rien d’autre ?
— Mais si. Cherche. Je ne sais pas ce qui peut te plaire.
Tout à coup elle découvrit, dans une boîte de satin noir, une superbe rivière de diamants ; et son
cœur se mit à battre d’un désir immodéré. Ses mains tremblaient en la prenant. Elle l’attacha autour de
sa gorge, sur sa robe montante, et demeura en extase devant elle-même.
Puis, elle demanda, hésitante, pleine d’angoisse :
— Peux-tu me prêter cela, rien que cela ?
— Mais oui, certainement.
Elle sauta au cou de son amie, l’embrassa avec emportement, puis s’enfuit avec son trésor.
Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante,
gracieuse, souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom,
cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le Ministre la
remarqua.
Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le
triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous
ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et si
douce au cœur des femmes.
Elle partit vers quatre heures du matin. Son mari, depuis minuit, dormait dans un petit salon désert
avec trois autres messieurs dont les femmes s’amusaient beaucoup.
Il lui jeta sur les épaules les vêtements qu’il avait apportés pour la sortie, modestes vêtements de la
vie ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut s’enfuir,
pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s’enveloppaient de riches fourrures.
Loisel la retenait :
— Attends donc. Tu vas attraper froid dehors. Je vais appeler un fiacre.
Mais elle ne l’écoutait point et descendait rapidement l’escalier. Lorsqu’ils furent dans la rue, ils ne
trouvèrent pas de voiture ; et ils se mirent à chercher, criant après les cochers qu’ils voyaient passer de
loin.
Ils descendaient vers la Seine, désespérés, grelottants. Enfin, ils trouvèrent sur le quai un de ces
vieux coupés noctambules qu’on ne voit dans Paris que la nuit venue, comme s’ils eussent été honteux
de leur misère pendant le jour.
Il les ramena jusqu’à leur porte, rue des Martyrs, et ils remontèrent tristement chez eux. C’était fini,
pour elle. Et il songeait, lui, qu’il lui faudrait être au Ministère à dix heures.
Elle ôta les vêtements dont elle s’était enveloppé les épaules, devant la glace, afin de se voir
encore une fois dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri.
Elle n’avait plus sa rivière autour du cou !
Son mari, à moitié dévêtu déjà, demanda :
— Qu’est-ce que tu as ?
Elle se tourna vers lui, affolée :
— J’ai… j’ai… je n’ai plus la rivière de Mme Forestier.
Extrait La Parure de Guy de Maupassant.
TOUTES LES REPONSES DOIVENT ETRE REDIGEES CORRECTEMENT
Développez vos réponses.
1. Pourquoi, d'après vous, Mathilde hésite-t-elle autant avant de choisir un bijou (deux raisons
possibles) ? / 2
2. Dans le paragraphe souligné : quels procédés d’écriture nous montre que Mathilde hésite ?
(figure de style, valeurs des temps, …). Répondez avec vos mots et donnez des preuves
précises. /3
3. a. Dans la phrase "ses mains tremblaient en la prenant", à quoi renvoie le pronom "la" ? / 1
b. D’après vous, pourquoi Mathilde tremble-t-elle ? / 1
4. Relevez le champ lexical de la joie (4 termes attendus)./2
5. Dans les phrases suivantes "Il lui jeta sur les épaules les [...] modestes vêtements de la vie
ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut
s’enfuir, pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s’enveloppaient de riches
fourrures."
a.Quel est le temps dominant dans ce passage ? Quelle valeur (emploi) a-t-il ? / 2
b. Qu’est-ce que ces phrases nous apprennent sur la personnalité de Mathilde ? /2
6. Quel rebondissement intervient à la fin de l'extrait ? /1
7. Quel sentiment s'empare alors de Mathilde ? Pourquoi ? /2
8. Comment ce sentiment est-il renforcé par les procédés d’écriture ? /2
9. Peut-on éprouver de la peine pour Mathilde ? Pourquoi ? /2
TOUTES LES REPONSES DOIVENT ETRE REDIGEES CORRECTEMENT
Développez vos réponses.
1. Pourquoi, d'après vous, Mathilde hésite-t-elle autant avant de choisir un bijou (deux raisons
possibles) ? / 2
2. Dans le paragraphe souligné : quels procédés d’écriture nous montre que Mathilde hésite ?
(figure de style, valeurs des temps, …). Répondez avec vos mots et donnez des preuves
précises. /3
3. a. Dans la phrase "ses mains tremblaient en la prenant", à quoi renvoie le pronom "la" ? / 1
b. D’après vous, pourquoi Mathilde tremble-t-elle ? / 1
4. Relevez le champ lexical de la joie (4 termes attendus)./2
5. Dans les phrases suivantes "Il lui jeta sur les épaules les [...] modestes vêtements de la vie
ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut
s’enfuir, pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s’enveloppaient de riches
fourrures."
a.Quel est le temps dominant dans ce passage ? Quelle valeur (emploi) a-t-il ? / 2
b. Qu’est-ce que ces phrases nous apprennent sur la personnalité de Mathilde ? /2
6. Quel rebondissement intervient à la fin de l'extrait ? /1
7. Quel sentiment s'empare alors de Mathilde ? Pourquoi ? /2
8. Comment ce sentiment est-il renforcé par les procédés d’écriture ? /2
9. Peut-on éprouver de la peine pour Mathilde ? Pourquoi ? /2
TOUTES LES REPONSES DOIVENT ETRE REDIGEES CORRECTEMENT
Développez vos réponses.
1) Pourquoi, d'après vous, Mathilde hésite-t-elle autant avant de choisir un bijou (deux raisons
possibles) ? / 2
2) Dans le paragraphe souligné : quels procédés d’écriture nous montre que Mathilde hésite ?
(figure de style, valeurs des temps, …). Répondez avec vos mots et donnez des preuves
précises. /3
3) a. Dans la phrase "ses mains tremblaient en la prenant", à quoi renvoie le pronom "la" ? / 1
b. D’après vous, pourquoi Mathilde tremble-t-elle ? / 1
4) Relevez le champ lexical de la joie (4 termes attendus)./2
5) Dans les phrases suivantes "Il lui jeta sur les épaules les [...] modestes vêtements de la vie
ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut
s’enfuir, pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s’enveloppaient de riches
fourrures."
a. Quel est le temps dominant dans ce passage ? Quelle valeur (emploi) a-t-il ? / 2
b. Qu’est-ce que ces phrases nous apprennent sur la personnalité de Mathilde ? /2
6) Quel rebondissement intervient à la fin de l'extrait ? /1
7) Quel sentiment s'empare alors de Mathilde ? Pourquoi ? /2
8) Comment ce sentiment est-il renforcé par les procédés d’écriture ? /2
9) Peut-on éprouver de la peine pour Mathilde ? Pourquoi ? /2
TOUTES LES REPONSES DOIVENT ETRE REDIGEES CORRECTEMENT
Développez vos réponses.
1. Pourquoi, d'après vous, Mathilde hésite-t-elle autant avant de choisir un bijou (deux raisons
possibles) ? / 2
2. Dans le paragraphe souligné : quels procédés d’écriture nous montre que Mathilde hésite ?
(figure de style, valeurs des temps, …). Répondez avec vos mots et donnez des preuves
précises. /3
3. a. Dans la phrase "ses mains tremblaient en la prenant", à quoi renvoie le pronom "la" ? / 1
b. D’après vous, pourquoi Mathilde tremble-t-elle ? / 1
4. Relevez le champ lexical de la joie (4 termes attendus)./2
5. Dans les phrases suivantes "Il lui jeta sur les épaules les [...] modestes vêtements de la vie
ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut
s’enfuir, pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s’enveloppaient de riches
fourrures."
a.Quel est le temps dominant dans ce passage ? Quelle valeur (emploi) a-t-il ? / 2
b. Qu’est-ce que ces phrases nous apprennent sur la personnalité de Mathilde ? /2
6. Quel rebondissement intervient à la fin de l'extrait ? /1
7. Quel sentiment s'empare alors de Mathilde ? Pourquoi ? /2
8. Comment ce sentiment est-il renforcé par les procédés d’écriture ? /2
9. Peut-on éprouver de la peine pour Mathilde ? Pourquoi ? /2
EVALUATION N°2
NOM : PRÉNOM : CLASSE :
N° : NOTE :
COMPETENCES I F S TS
LIRE : interpréter un texte littéraire
ECRIRE : rédigez des réponses complètes
TOUTES LES REPONSES DOIVENT ETRE REDIGEES CORRECTEMENT
Développez vos réponses.
Questions :
1) Pourquoi, d'après vous, Mathilde hésite-t-elle autant avant de choisir un bijou (deux raisons possibles)
?/2
2) Dans le paragraphe souligné : quels procédés d’écriture nous montre que Mathilde hésite ? (figure de
style, valeurs des temps, …). Répondez avec vos mots et donnez des preuves précises. /3
Texte :
Le lendemain, elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse. Mme Forestier alla vers son armoire
à glace, prit un large coffret, l’apporta, l’ouvrit, et dit à Mme Loisel :
— Choisis, ma chère.
Elle vit d’abord des bracelets, puis un collier de perles, puis une croix vénitienne, or et pierreries,
d’un admirable travail. Elle essayait les parures devant la glace, hésitait, ne pouvait se décider à les
quitter, à les rendre. Elle demandait toujours :
— Tu n’as plus rien d’autre ?
— Mais si. Cherche. Je ne sais pas ce qui peut te plaire.
Questions :
3) a. Dans la phrase "ses mains tremblaient en la prenant", à quoi renvoie le pronom "la" ? / 1
b. D’après vous, pourquoi Mathilde tremble-t-elle ? / 1
4) Relevez le champ lexical de la joie (4 termes attendus)./2
Texte :
Tout à coup elle découvrit, dans une boîte de satin noir, une superbe rivière de diamants ; et son
cœur se mit à battre d’un désir immodéré. Ses mains tremblaient en la prenant. Elle l’attacha autour de
sa gorge, sur sa robe montante, et demeura en extase devant elle-même.
Puis, elle demanda, hésitante, pleine d’angoisse :
— Peux-tu me prêter cela, rien que cela ?
— Mais oui, certainement.
Elle sauta au cou de son amie, l’embrassa avec emportement, puis s’enfuit avec son trésor.
Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante,
gracieuse, souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom,
cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le Ministre la
remarqua.
Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le
triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous
ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et si
douce au cœur des femmes.
Elle partit vers quatre heures du matin. Son mari, depuis minuit, dormait dans un petit salon désert
avec trois autres messieurs dont les femmes s’amusaient beaucoup.
Questions :
5) a. Quel est le temps dominant dans ce passage ? Quelle valeur (emploi) a-t-il ? / 2
b. Qu’est-ce que ces phrases nous apprennent sur la personnalité de Mathilde ? /2
Texte :
Il lui jeta sur les épaules les vêtements qu’il avait apportés pour la sortie, modestes vêtements de
la vie ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut
s’enfuir, pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s’enveloppaient de riches fourrures.
Questions :
6) Quel rebondissement intervient à la fin de l'extrait ? /1
7) Quel sentiment s'empare alors de Mathilde ? Pourquoi ? /2
8) Comment ce sentiment est-il renforcé par les procédés d’écriture ? /2
9) Peut-on éprouver de la peine pour Mathilde ? Pourquoi ? /2
Texte :
Loisel la retenait :
— Attends donc. Tu vas attraper froid dehors. Je vais appeler un fiacre.
Mais elle ne l’écoutait point et descendait rapidement l’escalier. Lorsqu’ils furent dans la rue, ils ne
trouvèrent pas de voiture ; et ils se mirent à chercher, criant après les cochers qu’ils voyaient passer de
loin.
Ils descendaient vers la Seine, désespérés, grelottants. Enfin, ils trouvèrent sur le quai un de ces
vieux coupés noctambules qu’on ne voit dans Paris que la nuit venue, comme s’ils eussent été honteux
de leur misère pendant le jour.
Il les ramena jusqu’à leur porte, rue des Martyrs, et ils remontèrent tristement chez eux. C’était fini,
pour elle. Et il songeait, lui, qu’il lui faudrait être au Ministère à dix heures.
Elle ôta les vêtements dont elle s’était enveloppé les épaules, devant la glace, afin de se voir
encore une fois dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri.
Elle n’avait plus sa rivière autour du cou !
Son mari, à moitié dévêtu déjà, demanda :
— Qu’est-ce que tu as ?
Elle se tourna vers lui, affolée :
— J’ai… j’ai… je n’ai plus la rivière de Mme Forestier.
Extrait La Parure de Guy de Maupassant.