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Cours Structure Pr. Kouakou

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Structures algébriques

Dr. Mathias [Link]

Université F.H.B de Cocody Abidjan (Côte d’Ivoire)


cw1kw5@[Link]

Abidjan, 03 Janvier, 2013


1. Lois de composition internes
2. Groupes
3. Anneaux
4. Polynômes et fractions rationnelles à une variable
5. Espaces vectoriels sur un corps
chapitre 1: Lois de composition
internes
chapitre 1: Lois de composition
internes
Définitions et exemples
Soit E un ensemble non vide. On appelle loi de composition
interne l.c.i sur E toute application f de E × E dans E .
chapitre 1: Lois de composition
internes
Définitions et exemples
Soit E un ensemble non vide. On appelle loi de composition
interne l.c.i sur E toute application f de E × E dans E .

Avec une loi de composition interne sur E , on a une règle de base


pour calculer dans E .
Par exemple si:
E ={ , 4, }
Une loi de composition interne sur E est une application f de
E × E −→ E .

Une telle application peut être définie par un tableau


Par exemple si:
E ={ , 4, }
Une loi de composition interne sur E est une application f de
E × E −→ E .

Une telle application peut être définie par un tableau

∗  4
 4
 4 4
4 
en convenant que f (X , Y ) est l’élément du tableau se trouvant sur
la ligne X et la colonne Y .
On pose X ∗ Y = f (X , Y ) On a alors

∗ =

∗4=
4∗ =
4∗4=
(4 ∗ ) ∗ =∗ =
4 ∗ ( ∗ )=4∗ =
Exemples classiques
1. E = R ou E = C

(x, y ) 7−→ x + y ; (x, y ) 7−→ x × y

2. si A 6= ∅ , on pose E = F(A) l’ensemble de toutes les


applications de A dans A

(f , g ) 7−→ f ◦ g
S T
3. La réunion ” ” l’intersection ” ” définissent sur P(A) des
lois de compositions internes.
Notation : Une loi de composition interne f : E × E → E est en
général désignée explicitement par un symbole:
• , + , ∗ , > , ⊥ , ◦ , ∆ , · · · , etc et f (x, y ) est noté
x • y , x + y , x ∗ y , · · · , etc
La notation x + y est dite additive, alors que toutes les autres,
x • y , x ∗ y , · · · sont dites multiplicatives.
Parties stables
Soient ∗ une loi de composition interne sur E et A une partie
non vide de E .
On dit que A est stable pour la loi ∗, si

∀(a, b) ∈ A2 , on a: a ∗ b ∈ A
Parties stables
Soient ∗ une loi de composition interne sur E et A une partie
non vide de E .
On dit que A est stable pour la loi ∗, si

∀(a, b) ∈ A2 , on a: a ∗ b ∈ A

Exemples:
I Dans R muni de l’addition, {0}, N , Z , Q , [1, +∞[ ,
]−∞, −1] , · · · , etc sont stables.
I Dans R muni de la multiplication,

{0}, N, Z, Q, [1, +∞[ , [0, 1] , [−1, 1] , R+ , R∗ , {1}, {1, −1}, · · · , etc

sont stables.
I Dans F(A) muni de la composition des applications, le sous
ensemble des applications injectives, celui des applications
surjectives, et celui des applications bijectives sont stables.
Remarque:
Si A est une partie stable pour la loi ∗, alors l’application

f 0 : A × A −→ A, (x, y ) 7−→ x ∗ y est bien définie.

C’est donc une loi de composition interne sur A.

On dit que ∗ induit naturellement une l.c.i sur A.


Lois associatives
Une loi de composition interne ∗ sur E est dite associative si

∀(x, y , z) ∈ E 3 , on a x ∗ (y ∗ z) = (x ∗ y ) ∗ z
Lois associatives
Une loi de composition interne ∗ sur E est dite associative si

∀(x, y , z) ∈ E 3 , on a x ∗ (y ∗ z) = (x ∗ y ) ∗ z

Exemples et contre - exemples


I l’addition et la multiplication dans C sont associatives
I La composition des application est associative
T S
I et sont associatives dans P(A)
I Sur R, la loi ∗ définie par: x ∗ y = x.y + 2 n’est pas
associative:
on a ((1 ∗ 2) ∗ 0 = 2 alors que 1 ∗ (2 ∗ 0) = 4)
Produit fini d’éléménts de E .

Soit E un ensemble non vide muni d’une loi de composition interne


∗ et soit (x1 , x2 , · · · , xn ) ∈ E n (où n ≥ 3).
Le produit de la suite finie d’éléments de E : (x1 , x2 , · · · , xn ) est
défini par le produit de la suite finie d’éléments de E :
(x1 , x2 , · · · , xn ) est défini inductivement par

x = x1 ∗ x2 ∗ · · · ∗ xn = (x1 ∗ x2 ∗ · · · ∗ xn−1 ) ∗ xn
Produit fini d’éléménts de E .

Soit E un ensemble non vide muni d’une loi de composition interne


∗ et soit (x1 , x2 , · · · , xn ) ∈ E n (où n ≥ 3).
Le produit de la suite finie d’éléments de E : (x1 , x2 , · · · , xn ) est
défini par le produit de la suite finie d’éléments de E :
(x1 , x2 , · · · , xn ) est défini inductivement par

x = x1 ∗ x2 ∗ · · · ∗ xn = (x1 ∗ x2 ∗ · · · ∗ xn−1 ) ∗ xn

Proposition:
Si la loi de composition ∗ est associative, alors

x = (x1 ∗ · · · xi ) ∗ (xi+1 ∗ · · · ∗ xn ) pour tout 1 ≤ i < n


Preuve par récurrence sur n.
I Pour n = 3 , c’est la définition de l’associativité
I à l’ordre n + 1

(x1 ∗ · · · xi ) ∗ (xi+1 ∗ · · · ∗ xn+1 )

= (x1 ∗ · · · xi ) ∗ [(xi+1 ∗ · · · ∗ xn ) ∗ xn+1 ] par definition


= [(x1 ∗ · · · xi ) ∗ (xi+1 ∗ · · · ∗ xn )] ∗ xn+1 par associativite
= [x1 ∗ · · · xi ∗ xi+1 ∗ · · · ∗ xn ] ∗ xn+1 par H.R
= [x1 ∗ · · · xi ] ∗ xi+1 ∗ · · · ∗ xn ∗ xn+1 par H.R
Le produit x| ∗ x ∗{z· · · ∗ x} est noté x n .
nfois

{z· · · + x} est notée nx


Avec une loi additive +, la somme x| + x +
nfois
Lois commutatives
Soit ∗ une loi de composition interne sur E . On dit que deux
éléments a et b de E sont permutables pour la loi ∗ si

a∗b =b∗a

On dit que la loi ∗ est commutative si,

∀(x, y ) ∈ E 2 , on a x ∗ y = y ∗ x.

En d’autres termes, les éléments de E sont tous permutables 2 à 2.


Notons bien que:- tout élément x ∈ E permute avec lui même.
- Si ∗ est associative, tout x permute avec x n (n ∈ N∗ ).
Exemples et contre exemples
I + et × est des lois commutatives dans N, Z, Q, R, C.
T S
I et sont commutatives
I La composition des applications ” ◦ ” n’est pas commutative.
Exemples et contre exemples
I + et × est des lois commutatives dans N, Z, Q, R, C.
T S
I et sont commutatives
I La composition des applications ” ◦ ” n’est pas commutative.
Remarque: Il y a des lois commutatives qui ne sont pas
associatives, et des lois associatives qui ne sont pas commutatives.
Elément neutre
Soit E un ensemble muni d’une loi de composition ∗ un élément
a ∈ E est dit neutre pour la loi ∗ si, pour tout x ∈ E , on a

x ∗a=x et a∗x =x
exemples
I 0 est élément neutre de + dans R
I 1 est élément neutre de × dans R
T
I A est élément neutre de dans P(A)
S
I Le vide est élément neutre de dans P(A)
I idA est élément neutre de ◦ dans F(A)
Il y a cependant des lois qui n’ont pas d’élément neutre par
exemples
I La loi ∗ définie sur R par x ∗ y = x • y + 2 n’a pas d’élément
neutre
I La loi > définie sur R par: x>y = x 2 • y n’a pas d’élément
neutre
I La multiplication × définie sur [2, +∞[ n’a pas d’élément
neutre.
Théorème 2 : Si une loi de composition interne admet un élément
neutre, cet élément est unique.
Théorème 2 : Si une loi de composition interne admet un élément
neutre, cet élément est unique.

REMARQUE: Si a est l’élément neutre de la loi ∗, alors a commute


avec tous les éléments de E .
Eléments symétriques
Soient E un ensemble non vide muni d’une loi de composition
interne ∗ admettant ”a” comme élement neutre.

Un élément x ∈ E admet un symétrique s’il existe un y ∈ E tel


que
x ∗y =y ∗x =a
Dans ce cas on dit que y est un symétrique de x.
Exemples:
I Dans R muni de +, tout élément x ∈ R admet −x pour
symétrique
1
I Dans R muni de ×, tout les éléments x ∈ R∗ admet pour
x
symétrique
I Dans P(A) muni de la loi ∆

X ∆Y = (X ∩ Y ) ∪ (X ∩ Y )
Exemples:
I Dans R muni de +, tout élément x ∈ R admet −x pour
symétrique
1
I Dans R muni de ×, tout les éléments x ∈ R∗ admet pour
x
symétrique
I Dans P(A) muni de la loi ∆

X ∆Y = (X ∩ Y ) ∪ (X ∩ Y )

Le vide ∅ est élément neutre et tout élément X ∈ P(A) s’admet


lui-même pour symétrique:

X ∆X = ∅
Théorème 3 : Si E est un ensemble non vide muni d’une loi de
composition interne associative, admettent un élément neutre,
alors tout x ∈ E admet au plus un symétrique.
Théorème 3 : Si E est un ensemble non vide muni d’une loi de
composition interne associative, admettent un élément neutre,
alors tout x ∈ E admet au plus un symétrique.

Notation: Si x ∈ E admet un symétrique, ce symétrique est


unique, on le note x −1 (en notation multiplicative)
et -x (en notation additive).
Proposition 4: Si x et y sont deux éléments de E admettant
chacun un symétrique, alors x ∗ y admet y −1 ∗ x −1 pour symétrique

(x ∗ y )−1 = y −1 ∗ x −1
Proposition 4: Si x et y sont deux éléments de E admettant
chacun un symétrique, alors x ∗ y admet y −1 ∗ x −1 pour symétrique

(x ∗ y )−1 = y −1 ∗ x −1

Preuve : Calculer (x ∗ y ) ∗ (y −1 ∗ x −1 ) puis (y −1 ∗ x −1 )


Corollaire 5: Si x admet un symétrique, alors pour tout n ∈ N∗ , x n
admet (x −1 )n pour symétrique:

(x n )−1 = (x −1 )n
Homomorphismes
Définition: Soient E , F deux ensembles munis respectivement des
lois de compositions internes ∗ et •
On dit qu’une application f : E −→ F est un homomorphisme si

∀ (x, x 0 ) ∈ E 2 , on a f (x ∗ x 0 ) = f (x) • f (x 0 )
Exemples
1. idE : E −→ E est un homomorphisme
2. si la loi • admet ε ∈ F comme élément neutre, alors
l’application constante h : E −→ F , x 7−→ ε est un
homomorphisme.
3. ln : R∗+ −→ R est un homomorphisme si on considère la
multiplication dans R∗+ et l’addition dans R
4. b : C −→ C; z 7−→ z̄ est un endomorphisme de (C, +)
5. f : R2 −→ R, (a, b) 7−→ 2a + b est un homomorphisme avec
R muni de l’addition usuelle et R2 muni de l’addition suivante:

(a, b) + (a0 , b 0 ) = (a + a0 , b + b 0 )
Définitions:

I un homomorphisme bijectif est appelé isomorphisme.


I Un homomorphisme de (E , ∗) dans (E , ∗) est appelé
endomorphisme.
Définitions:

I un homomorphisme bijectif est appelé isomorphisme.


I Un homomorphisme de (E , ∗) dans (E , ∗) est appelé
endomorphisme.
Proposition 6: Soient f : E −→ F et g : F −→ G deux
homomorphismes, alors g ◦ f est un homomorphisme.

Preuve:(E , ∗) , (F , •) , (G , ⊥)
Proposition 7 : Si f : E −→ F est un isomorphisme, alors la
bijection réciproque f −1 est un isomorphisme.

Exercice 1
Soit f : E −→ F un homomorphisme
1. Montrer que si A est une partie stable de E , alors f (A) est
une partie stable. de F . (En particulier Imf est une partie
stable de F )
2. Montrer que si B est une partie stable de F , alors f −1 (B) est
une partie stable de E .
Exercice 2
Soient E et F deux ensembles munis respectivement des lois de
composition interne ∗ et •
1. Montrer que sur E × F , les lois ∗ et • induisent une loi de
composition interne > :

(x, y ) > (x 0 , y 0 ) = (x ∗ x 0 , y • y 0 )

2. Montrer que si A et B sont respectivement des parties stables


de E et de F , alors A × B est une partie stable pour E × F
pour la loi >
Chapitre 2: Groupes
Chapitre 2: Groupes
Définitions et exemples
On appelle groupe un ensemble non vide E muni d’une loi de
composition interne ∗ possédant les propriétés suivantes:
(i) ∗ est associative.
(ii) ∗ admet un élément neutre dans E .
(iii) Tout élément de E admet un symétrique.
Chapitre 2: Groupes
Définitions et exemples
On appelle groupe un ensemble non vide E muni d’une loi de
composition interne ∗ possédant les propriétés suivantes:
(i) ∗ est associative.
(ii) ∗ admet un élément neutre dans E .
(iii) Tout élément de E admet un symétrique.
Si de plus la loi ∗ est commutative, le groupe E est dit commutatif.
Les groupes commutatifs sont appelés groupes abéliens.
Exemples classiques
1. Z muni de l’addition + est un groupe abélien.
Z muni de la multiplication × n’est pas un groupe.
2. Q, R, C sont des groupes abéliens avec l’addition +, mais ne
sont pas des groupes avec la multiplication ×.
3. Q∗ , R∗ , C∗ sont des groupes avec la multiplication.
4. Soit A un ensemble non vide.
S(A) = {f ∈ F(A) : f bijective} est une partie stable par la
composition des applications ◦.
◦ définit donc une loi de composition interne sur S(A), et
muni de cette loi, S(A) est un groupe non abélien.
Pour A = {1, 2, · · · , n}.
S(A) est noté simplement Sn et est appelé groupe des
premutations de n éléments Card(Sn ) = n!
5. P(A) avec la différence symétrique ∆ est un groupe abélien.
6. Le produit cartésien de deux groupes (E , ∗) et (F , •) est un
groupe avec la loi cartésienne >:
(e, f )>(e 0 , f 0 ) = (e ∗ e 0 , f • f 0 ).
En pariculier E 2 , est un groupe avec la loi cartésienne notée
encore ∗
Sous-groupes d’un groupe
Soient (G , ∗) un groupe, d’élément neutre e et H une partie de G .
On dit que H est un sous-groupe de (G , ∗) si les 3 propriétés
suivantes sont vérifiées:
(i) e ∈ H
(ii) ∀(x, y ) ∈ H 2 , x ∗ y ∈ H
(iii) ∀x ∈ H, x −1 ∈ H
Exemples
I G lui-même et {e} sont des sous-groupes de (G , ∗). Ces deux
sous groupes sont dits triviaux.
I Z est un sous groupe de (Q, +)
Q est un sous groupe de (R, +)
R est un sous groupe de (C, +)
I R∗+ , {−1, 1} sont des sous-groupes de (R∗ , ×)
I Un = {z ∈ C : z n = 1} est un sous-groupe de n éléments de
(C∗ , ×)
I Pour tout a ∈ Z, l’ensemble des multiples de a, noté aZ est
un sous groupe de (Z, +).
I Plus généralement, si (G , ∗) est un groupe et g ∈ G , alors
l’ensemble des puissances de a : {g n , n ∈ Z} est un
sous-groupe de (G , ∗).

a0 = e , a−2 = (a−1 )2 , a−3 = (a−1 )3


Remarques :
1. Un sous-groupe H n’est pas vide.
2. Si H est un sous-groupe de (G , ∗) alors H est stable pour la loi
∗, et ∗ induit une loi de composition interne sur H. H muni de
cette loi est un groupe d’où la terminologie ”sous − groupe”
3. Très souvent pour montrer qu’un ensemble muni d’une loi de
composition interne (l.c.i) est un groupe, on essaie de voir cet
ensemble comme un sous-groupe d’un ensemble plus grands.
Théorème 1: (Caractérisation des sous-groupes de (Z, +))
Soit H un sous-groupe de (Z, +). Alors il existe a ∈ N tel que
H = aZ
Théorème 1: (Caractérisation des sous-groupes de (Z, +))
Soit H un sous-groupe de (Z, +). Alors il existe a ∈ N tel que
H = aZ

Preuve: A faire en exo


Corollaire 2: (Egalité de Bézout)
(a) Soient a, b ∈ Z et d = pgcd(a, b). Alors

∃(u, v ) ∈ Z2 tel que au + bv = d (d > 0)

(b) a et b deux entiers sont premiers entre

⇐⇒ ∃(u, v ) ∈ Z2 tel que au + bv = 1


Preuve:
(a) On considère l’ensemble {am + bn, (m, n) ∈ Z2 } qu’on note
aZ + bZ.
Il est clair que aZ + bZ est un sous-groupe de (Z, +), donc
∃c ∈ N tel que
aZ + bZ = cZ
Par ailleurs, aZ ⊂ dZ et bZ ⊂ dZ donc
cZ = aZ + bZ ⊂ dZ. En particulier c est un multiple de d et
c ≥ d.
L’égalité aZ + bZ = cZ montre que c divise à la fois a et b,
donc pgcd(a, b) = d ≥ c. Finalement on a c = d.
(b) (⇒) est clair
(⇐) si au + bv = 1, alors tout diviseur de a et b divise
au + bv , donc divise 1.
Intersection et sous-groupes d’un même groupe
Soient H1 et H2 deux sous-groupes d’un même groupe (G , ∗);
H1 ∩ H2 est un sous groupe de (G , ∗)
Plus généralement, si {Hi }i∈I
T est une famille de sous-groupes d’un
même groupe (G , ∗), alors Hi est un sous groupe de (G , ∗).
i∈I
Soit A une partie de G . On appelle sous groupe engendré par A
l’intersection de tous les sous-groupes de G contenant A. Ce
sous-groupe est le plus petit (au sens de l’inclusion) sous-groupe
de (G , ∗) contenant A.
Intersection et sous-groupes d’un même groupe
Soient H1 et H2 deux sous-groupes d’un même groupe (G , ∗);
H1 ∩ H2 est un sous groupe de (G , ∗)
Plus généralement, si {Hi }i∈I
T est une famille de sous-groupes d’un
même groupe (G , ∗), alors Hi est un sous groupe de (G , ∗).
i∈I
Soit A une partie de G . On appelle sous groupe engendré par A
l’intersection de tous les sous-groupes de G contenant A. Ce
sous-groupe est le plus petit (au sens de l’inclusion) sous-groupe
de (G , ∗) contenant A.

Exemples: si A = ∅, < ∅ >= {e}; A = {x}, < x >= {x n , n ∈ Z}.


Intersection et sous-groupes d’un même groupe
Soient H1 et H2 deux sous-groupes d’un même groupe (G , ∗);
H1 ∩ H2 est un sous groupe de (G , ∗)
Plus généralement, si {Hi }i∈I
T est une famille de sous-groupes d’un
même groupe (G , ∗), alors Hi est un sous groupe de (G , ∗).
i∈I
Soit A une partie de G . On appelle sous groupe engendré par A
l’intersection de tous les sous-groupes de G contenant A. Ce
sous-groupe est le plus petit (au sens de l’inclusion) sous-groupe
de (G , ∗) contenant A.

Exemples: si A = ∅, < ∅ >= {e}; A = {x}, < x >= {x n , n ∈ Z}.

Réunions de sous-groupes
La réunion de deux sous-groupes d’un même groupe G n’est pas
un sous groupe (en général). Par exemple 2Z ∪ 3Z n’est pas un
sous groupe de Z
Classes d’équivalence suivant un sous-groupe

Soient (G , ∗) un groupe d’élément neutre e et H un sous-groupe


de (G , ∗).
H permet de définir sur G la relation binaire RH suivant:

pour tout (x, y ) ∈ G 2 , xRH y si x −1 ∗ y ∈ H


Classes d’équivalence suivant un sous-groupe

Soient (G , ∗) un groupe d’élément neutre e et H un sous-groupe


de (G , ∗).
H permet de définir sur G la relation binaire RH suivant:

pour tout (x, y ) ∈ G 2 , xRH y si x −1 ∗ y ∈ H

RH est appelée relation de Lagrange définie sur G par le


sous-groupe H.
Relations de Lagrange définies par les sous-groupes triviaux
{e} et {G }.

• H =G
pour tout (x, y ) ∈ G 2 , xRG y si x −1 ∗ y ∈ G
On voit bien que pour cette relation on a,

pour tout couple (x, y ) ∈ G 2 ,

xRG y
RG est une relation d’équivalence ayant une seule classe
d’équivalence
ē = G
• H = {e}
pour tout (x, y ) ∈ G 2 , xR{e} y si x −1 ∗ y ∈ {e}
x −1 ∗ y ∈ {e} ⇐⇒ x −1 ∗ y = e ⇐⇒ x ∗ (x −1 ∗ y ) = x ∗ e ⇐⇒ y = x
• H = {e}
pour tout (x, y ) ∈ G 2 , xR{e} y si x −1 ∗ y ∈ {e}
x −1 ∗ y ∈ {e} ⇐⇒ x −1 ∗ y = e ⇐⇒ x ∗ (x −1 ∗ y ) = x ∗ e ⇐⇒ y = x

R{e} est une relation d’équivalence discrête,


Pour cette relation il y a autant de classes d’équivalence qu’il y a
d’éléments dans G .
Pour un sous-groupe quelconque H de (G , ∗) on a le théorème
suivant:
Pour un sous-groupe quelconque H de (G , ∗) on a le théorème
suivant:

Théorème 3 (de Lagrange)


(i) RH est une relation d’équivalence.
(ii) La classe d’équivalence d’un point a ∈ G est
ā = {a ∗ h, h ∈ H} qu’on note a ∗ H.
(iii) Il y a une bijection entre ē = H et ā = a ∗ H.
G
(iv) Si G est un groupe fini, on a Card(G ) = Card(H) · Card( )
RH
Preuve:
(i) à faire en exercice
(ii) a−1 ∗ (a ∗ h) = h ∈ H, donc (a ∗ h)Ra
(iii) ϕ : H −→ aH, h 7−→ a ∗ h est une application bijective.
(iv) Comme G est fini, l’ensemble des classes d’équivalence est
aussi fini on a

G = H ∪ (x1 ∗ H) ∪ (x2 ∗ H) ∪ · · · ∪ (xk ∗ H)

d’où Card(G ) = Card(H) + Card(x1 ∗ H) + · · · + Card(xk ∗ H).


Comme Card(xi ∗ H) = Card(H) on a
G
Card(G ) = Card(H) · Card( )
RH
Remarque: H permet de définir une autre relation binaire R0H sur
G par:
xR0H y si x ∗ y −1 ∈ H

R0H a toutes les propriétés dans le théorème de lagrange, sauf que

la classe d’équivalence de a ∈ G est H ∗ a = {h ∗ a, h ∈ H}. Très

souvent, on a

a ∗ H 6= H ∗ a
Sous-groupes distingés dans (G , ∗)

Un sous-groupe H de (G , ∗) est dit distingué dans G si on a:

∀x ∈ G , ∀h ∈ H, on a x ∗ h ∗ x −1 ∈ H

Par exemple
(1) {e} et G les deux sous groupes triviaux sont distingués.
(2) Tout sous-groupe d’un groupe abélien est distingué.
Théorème 4: Soient (G , ∗) et (F , •) deux groupes d’éléments
neutres respectifs e et , et f : G −→ F un homomorphisme (de
groupes). Alors
I f −1 ({}) est un sous-groupe distingé de (G , ∗)
I Imf est un sous-groupe de (F , •).
Théorème 4: Soient (G , ∗) et (F , •) deux groupes d’éléments
neutres respectifs e et , et f : G −→ F un homomorphisme (de
groupes). Alors
I f −1 ({}) est un sous-groupe distingé de (G , ∗)
I Imf est un sous-groupe de (F , •).

Preuve: Comme e ∗ e = e, on a f (e) • f (e) = f (e) d’où

f (e) =  c’est à dire e ∈ f −1 ({}).

Si a, b ∈ f −1 ({}) alors f (a ∗ b) = f (a) • f (b) =  •  =  et donc

a ∗ b ∈ f −1 ()
Comme x ∗ x −1 = e = x −1 ∗ x,

on a f (x) • f (x −1 ) =  = f (x −1 ) • f (x). D’où

f (x −1 ) = (f (x))−1
Donc, si a ∈ ker f = f −1 ({}),

a−1 = (f (a))−1 = −1 = 

Finalement, a−1 ∈ f −1 ({}).


Groupe quotient

Proposition 5 : Soient (G , ∗) un groupe et H un sous-groupe


distingué de G . On a
(a) RH = R0H
(b) RH est compatible avec la loi ∗ c’est a dire si aRH b et
xRH y , alors (a ∗ x)RH (b ∗ y )
Preuve:
(a) Il faut montrer que aRH b ⇐⇒ aR0H b Soit (a, b) ∈ G 2 tel que
aRH b.
Alors a−1 ∗ b ∈ H. Comme H est distingué dans G ,
a ∗ (a−1 ∗ b) ∗ a−1 ∈ H. c’est à dire b ∗ a−1 ∈ H, donc bR0H a
et aR0H b (puisque R0H est symétrique)
◦ Réciproquement, si aR0H b, alors a ∗ b −1 ∈ H, H étant
distingué dans G , on b −1 (a ∗ b −1 ) ∗ b ∈ H, donc b −1 ∗ a ∈ H
et aRH b.
(b) Soient (a, b) ∈ G 2 , (x, y ) ∈ G 2 tels que aRH b et xRH y .
On a:
(a ∗ x)−1 ∗ (b ∗ y ) = x −1 ∗ (a−1 ∗ b) ∗ y
(a ∗ x)−1 ∗ (b ∗ y ) = (x −1 ∗ (a−1 ∗ b) ∗ x) ∗ (x −1 ∗ y ) ∈ H
G G
Notation: Si H est distingué, l’ensemble quotient est noté .
RH H
G G
Notation: Si H est distingué, l’ensemble quotient est noté .
RH H

G
Proposition 6: La loi ∗ induit une loi de composition interne sur
H
par
(ā, b̄) 7−→ a ∗ b
G
muni de cette loi (encore notée ∗) est un groupe appelé groupe
H
quotient.
Notons bien que la loi dans le groupe quotient est
donnée par la formule

x̄ ∗ ȳ = x ∗ y

Z
Exemple: G = Z avec l’addition + et H = 4Z. est un groupe
4Z
avec l’addition:
a+b =a+b
Z
Ecrire la table de + de
4Z
Chapitre 3: Anneaux
Chapitre 3: Anneaux
Définitions et Exemples
On appelle anneau un ensemble A non vide muni de deux lois de
composition internes, une addition (x, y ) 7→ x + y et une
multiplication (x, y ) 7→ x · y telles que:
(i) L’addition définit sur A une structure de groupe abélien.
(A, +) est un groupe abélien.
(ii) La multiplication est associative

(a · b) · c = a · (b · c) ∀(a, b, c) ∈ A3

(iii) La multiplication est distributive à gauche et à droite par


rapport à l’addition

x · (y + z) = x · y + x · z
∀(x, y , z) ∈ A3
(y + z) · x = y · x + z · x
I Si de plus la multiplication est commutative, on dit que A est
un anneau commutatif.
I L’anneau A est dit unitaire si la multiplication admet un
élément neutre.
Notations
I L’élément neutre de + de A est noté 0A et pour tout x ∈ A,
le symétrique de x par rapport à la loi + est noté −x.
(on dit que −x est l’opposé de x)
I Si l’anneau A est unitaire, l’élément neutre de la
multiplication ” · ” dans A est noté 1A .
I Un élément x ∈ A sera dit inversible, s’il admet un symétrique
par rapport à la multiplication, dans ce cas le symétrique de x
est noté x −1 .
I On note U(A) l’ensemble de tous les éléments inversibles de A.
I U(A) est stable pour la multiplication et (U(A), ·) est un
groupe.
I Pour tout a ∈ A, et pour tout n ∈ N∗ on pose:

an = a| · a ·{z· · · · a} et {z· · · + a}
na = a| + a +
n fois n fois
Exemples
I Z, Q, R, C, munis de l’addition + et de la multiplication ·
sont des anneaux commutatifs et unitaires.
I On appelle matrice carrée d’ordre 2 à coefficients dans R tout
tableau de la forme  
a11 a12
a21 a22
On note M2 (R) l’ensemble des matrices carrées d’ordre 2 à
coefficients dans R
On pose:
  0
a b0 a + a0 b + b 0
   
a b
+ =
c d c0 d0 c + c0 d + d0
  0
a b0 a · a0 + b · c 0 a · b 0 + b · d 0
   
a b
· =
c d c0 d0 c · a0 + d · c 0 c · b 0 + d · d 0
Montrer que (M2 (R), +, •) est un anneau unitaire non
commutatif.
I Si A et A0 sont deux anneaux, il y a sur A × A0 une structure
naturelle d’anneau avec les lois cartésiennes
(a, a0 ) + (b, b 0 ) = (a + b, a0 + b 0 )


(a, a0 ) · (b, b 0 ) = (a · b, a0 · b 0 )

En particulier Z2 , Z3 , Zn , . . . , C2 , C3 , . . . sont des anneaux


I Si A est un anneau et X est un ensemble quelconque non vide;
L’ensemble de toutes les applications f : X → A noté AX est
un anneau avec les lois suivantes:
f + g : x 7→ f (x) + g (x)
f , g ∈ AX ,
f · g : x 7→ f (x) · g (x)
Propriétés remarquables dans l’anneau

(i) 0A · x = 0A , x · 0A = 0A pour tout x ∈ A


(ii) −(x · y ) = (−x) · y = x · (−y ) pour tout x, y ∈ A
(iii) Si A est un anneau unitaire, on a (−1A ) · x = −x
(iv ) Si x et y commutent (par rapport à ” · ”) c’est à dire
x · y = y · x alors

(x · y )2 = x 2 y 2 , (x · y )3 , · · · , (x · y )n = x n · y n ∀n ∈ N∗

(x + y )2 = x 2 + 2(xy ) + y 2
(x + y )3 = x 3 + 3x 2 y + 3xy 2 + y 3
Plus généralement

(x+y )n = x n +Cn1 xy n−1 +Cn2 x 2 y n−2 +· · ·+Cnk x k y n−k +· · ·+Cnn−1 x 1 y n


Exercice : Calculer (1A + a)6
Définitions
I Un anneau A est dit intègre, si la partie A \ {0A } est stable
pour le produit.
Par exemple: (Z, +, •) est intègre, M2 (R) n’est pas intègre.
I un anneau unitaire A est appelé corps, si U(A), l’ensemble des
éléments inversibles de A est égal à A \ {0}.

U(A) = A \ {0}

exemples: R, C, Q sont des corps.


Sous-anneaux, Idéaux

Soient A un anneau commutatif unitaire et B une partie de A.


• On dit que B est un sous-anneau de A si:
i) B est un sous-groupe de (A, +)
ii) B contient 1A et B est stable par le produit ∀b, b 0 ∈ B,
bb 0 ∈ B
Par exemple:
I Z est un sous-anneau de Q
I R est un sous-anneau de C
I Q est un sous-anneau de R
Sous-anneaux, Idéaux

Soient A un anneau commutatif unitaire et B une partie de A.


• On dit que B est un sous-anneau de A si:
i) B est un sous-groupe de (A, +)
ii) B contient 1A et B est stable par le produit ∀b, b 0 ∈ B,
bb 0 ∈ B
Par exemple:
I Z est un sous-anneau de Q
I R est un sous-anneau de C
I Q est un sous-anneau de R
Remarque: L’intersection de sous-anneaux d’un même anneau est
un sous-anneau.
• On dit que B est un idéal de A si
(i) B est un sous-groupe de (A, +)
(ii) ∀ ∈ A, ∀b ∈ B, on a ab ∈ B
• On dit que B est un idéal de A si
(i) B est un sous-groupe de (A, +)
(ii) ∀ ∈ A, ∀b ∈ B, on a ab ∈ B
Exemples
I {0A }, A sont des idéaux de A (dits triviaux)
I aA l’ensemble des multiples de a dans A est un idéal (dit
principal).
I Les idéaux de l’anneau Z sont tous de la forme nZ, où n ∈ N
Remarques: L’intersection d’idéaux d’un même anneau est un
idéal,

La réunion d’idéaux n’est pas un idéal en général.


Anneaux quotients

proposition:
Si I est un idéal de A, alors les lois ” + ” et ” · ” sont compatibles
avec la relation d’équivalences (de Lagrange)

aRb si b−a∈I
Anneaux quotients

proposition:
Si I est un idéal de A, alors les lois ” + ” et ” · ” sont compatibles
avec la relation d’équivalences (de Lagrange)

aRb si b−a∈I

proposition:
A
L’ensemble quotient muni des lois de composition internes
I
ā + b̄ = a + b

ā · b̄ = a · b
est un anneau commutatif unitaire
Exercice
I Ecrire la tables de l’addition et de la multiplicattion de
Z
l’anneau quotient .
6Z
I Trouver U(A)
Z
L’anneau quotient
nZ

Z
Soit n ∈ N∗ . On considère l’anneau quotient
nZ
Lemme : (La division euclidienne dans Z)
Soient a ∈ Z et b ∈ N∗ . Il existe un unique couple (s, r ) ∈ Z × N
tel que
· 0≤r <b
· a = sb + r
Z
Corollaire: L’anneau a exactement n éléments:
nZ
Z
= {0̄, 1̄, · · · , n − 1}
nZ
Z
Corollaire: L’anneau a exactement n éléments:
nZ
Z
= {0̄, 1̄, · · · , n − 1}
nZ
Preuve: Soit a ∈ Z. La division euclidienne de a par n s’écrit:
a = sn + r averc r ∈ {0, 1, · · · , n − 1}.
On a a − r = s · n ∈ nZ, donc aRr et ā = r̄ . Par ailleurs, si i 6= j
et i, j ∈ {0, 1, · · · , n − 1} on a ī 6= j̄ car 0 6= |i − j| et |i − j| < n
donc j − i 6∈ nZ
propositions
Z
I L’anneau est un commutatif unitaire, d’élément unité 1̄
nZ
Z
I un élément ā de est inversible si et seulement si
nZ
pgcd(a, n) = 1
Z
I l’anneau est un corps si et seulement si n est premier.
nZ
preuve
Z
• - ā est inversible ⇔ ∃b̄ ∈ tel que b̄ = 1̄
nZ
⇔ ∃b ∈ Z : ab ¯ =1
⇔ ∃b ∈ Z, ∃k ∈ Z : ab − kn = 1
⇔ pgcd(a, b) = 1(Théorème de Bezout)
Z Z Z
• - est un corps ⇔ U( ) = \ {0̄}
nZ nZ nZ
⇔ 1̄, 2̄, · · · , n − 1 sont inversibles
⇔ 1, 2, · · · , n − 1 sont tous prémiers avec n
⇔ n n’a pas de diviseur premier autre que 1 et n.
Homomorphisme d’anneaux

Soient A et B deux anneau unitaires et f : A −→ A une


application. On dit que f est un homomorphisme d’anneaux si:
(i) f (a + a0 ) = f (a) + f (a0 )
(ii) f (a · a0 ) = f (a) · f (a0 )
(iii) f (1A ) = 1B
I On note qu’un morphisme d’anneaux est un homomorphisme
de groupes.
I si f est un homomorphisme d’anneaux, on appelle noyau de f
et on le note ker f l’ensemble

ker f = {a ∈ A : f (a) = 0B }
Exemples
1. idA : A −→ A est un homomorphisme
2. ϕ : C −→ C,z 7−→ z̄
3. Si I est un idéal de l’anneau A, la surjection canonique
A
π : A −→ est un homomorphisme.
I
4. L’application constante C : A −→ B, x 7−→ 0B n’est pas un
homomorphisme, car la troisième condition (iii) n’est pas
vérifiée.
Théoreme 6: (Chinois)

Soient p et q deux entiers premiers entre eux.


Z Z
Alors l’homomorphisme ϕ : Z −→ × ; n 7−→ (ṅ, n̄) est
pZ qZ
surjectif.
Théoreme 6: (Chinois)

Soient p et q deux entiers premiers entre eux.


Z Z
Alors l’homomorphisme ϕ : Z −→ × ; n 7−→ (ṅ, n̄) est
pZ qZ
surjectif.

Preuve:
Comme pgcd(a, b) = 1, par Bézout il existe (a, b) ∈ Z2 tel que

ap + bq = 1
Z Z
On vérifie que ϕ(bx + ay ) = (ẋ, ȳ ), pour tout (ẋ, ȳ ) ∈ × .
pZ qZ
Exercice: Soit f : A −→ B un homomorphisme d’anneaux
(a) Montrer que f (0A ) = 0B
(b) Montrer que ker f est un idéal de A, Imf est un sous
anneau de B
(c) Montrer que la relation d’équivalence de Lagrange
définie par ker f est la même que celle définie par les
images de f .
A
(d) Montrer que l’anneau quotient est isomorphe à Imf
ker f
Chapitre 4 Polynômes et fractions
rationnelles à une variable
Polynômes à une variable

Définitions:
Un polynôme à une variable X , à coéfficients dans un anneau A,
s’écrit formellement:

a0 + a1 X + · · · + an X n où n ∈ N , ai ∈ A
I a0 est appelé terme constant du polynôme
I X est aussi appelé l’indéterminée.
I ai X i est appelé monôme de degré i et de coefficient ai .
Soit
P(X ) = a0 + a1 X + · · · + an X n

I Si {i : ai 6= 0A } =
6 ∅, on appelle degré de P(X ) et on note
deg(P(X )) l’entier:

max{i : ai 6= 0A }

I Si {i : ai 6= 0A } =
6 ∅, on appelle valuation de P(X ) et on note
val(P(X )) l’entier:

min{i : ai 6= 0A }
Par exemple: si P(X ) = 2X + 0X 2 + 3X 4 + 8X 5 + 0X 6 alors
deg(P(X )) = 5 et val(P(X )) = 1. On convient que

deg(0 + 0X + · · · + 0X n ) = −∞

val(0 + 0X + · · · + 0X n ) = +∞
Seul 0 + 0X + · · · + 0X n est de degré −∞ (seul polynôme de
degré strictement négatif est de valuation +∞)
Egalité de deux polynômesP
Deux polynômes P(X ) = ni=0 ai X i et Q(X ) = m i
P
i=0 bi X sont
égaux si

deg(P(X )) = deg(Q(X )) et ai = bi ∀0 ≤ i ≤ deg(Q(X ))

Notation: On note A[X ] l’ensemble de tous les polynômes en X à


coefficients dans l’anneau A
Additions et multiplication dans A[X ]

Addition.

n m max(n,m)
X X X
i i
ai X + bi X = (ai + bi )X i
i=0 i=0 i=0

où ai + bi est défini dans l’anneau A. La convention que ai = 0A si


i > n et bi = 0A si i > m.
On voit alors que (A[X ], +) est un groupe abélien d’élément
neutre, le polynôme 0 + 0X + · · · + 0X n (polynôme nul).
La multiplication.

Xn Xm n+m
X
( ai X i ) • ( bi X i ) = (ck )X k
i=0 i=0 k=0

où ck = ak b0 + ak−1 b1 + · · · + a0 bk .
On a:

 c0 = a0 b0




 c1 = a1 b0 + a0 b1



 ck = a2 b0 + a1 b1 + a0 b2
· = ·



· = ·
ck = ak b0 + ak−1 b1 + · · · + a0 bk




· = ·




· ·



 =

cn+m = an b m
cn+m = an+m b0 + · · +an+1 bm−1 +an bm + an−1 bm+1 · · · + a0 bn+m
| {z } | {z }
en résumé on a :
(a0 + a1 X + · · · + an X n ) · (b0 + b1 X + · · · + bm X m ) =

a0 b0 + c1 X + · · +cn+m−1 X n+m−1 + an bm X n+m


Proposition 1
1. (A[X ], +, •) est un anneau unitaire. Si A est commutatif,
alors A[X ] aussi.
2. Si A est un anneau intègre, alors A[X ] est aussi intègre.
On a pour tout (P, Q) ∈ (A[X ])2 ,
I deg(P • Q) = deg(p) + deg(Q),
val(P • Q) = val(P) + val(Q).
I deg(P + Q) ≤ max(deg(P), deg (Q)),
val(P + Q) ≥ min(val(P), val(Q)).
Exemple de calcul dans A[X ]

(1 + X + 2X 3 )(X + X 3 ) =

(1 − X )(1 + X + X 2 ) =
Remarque: Si A est un anneau intègre, l’anneau A[X ] est intègre
et un polynôme non constant P(X ) n’est pas inversible.
Division euclidienne et division suivant les puissances croissantes

Dès maintenant, on suppose que A = K est un corps commutatif.


Proposition 2: (Division euclidienne).
Soient P et Q deux polynômes de K [X ] tels que Q 6= 0. Il existe
un unique couple de polynômes (S, R) tel que:

deg(R) < deg(Q) et P = SQ + R (∗)


preuve :
I La formule précedente (∗) est appelée division euclidienne de
P par Q.
I S et R sont respectivement appelés quotient et reste de la
division euclidienne de P par Q.
I Si R = 0, on dit que Q divise P ou que P est un multiple de
Q (dans A[X ]). On a P = SQ.
Exemples: Effectuer la division euclidienne de

8X 3 − 1 par 1 + X + 2X 2 et

X 4 + 4X 3 − X 2 − X + 8 par X 2 − X + 1
Exemples: Effectuer la division euclidienne de

8X 3 − 1 par 1 + X + 2X 2 et

X 4 + 4X 3 − X 2 − X + 8 par X 2 − X + 1

I 8X 3 − 1 = (4X )(1 + X + 2X 2 ) − (4X 2 + 4X + 1)


I −(4X 2 + 4X + 1) = (1 + X + 2X 2 )(−2) + 2X + 1
Proposition 3: (Division suivant les puissances croissantes). Soient
P , Q deux polynômes de K [X ] tels que val(Q) = 0 et n ∈ N. Il
existe un unique couple de polynômes (S, R) tel que:

deg(Q) < n et P = SQ + X n R (∗∗)


Polynômes irréductibles

Un polynôme non constant P est dit irréductible s’il n’a pas de


diviseur propre, c’est à dire un diviseur Q tel que
1 ≤ deg(Q) < deg(P). Par exemple, tout polynôme de degré 1 est
irréductible.
Proposition 4 Dans l’anneau K [X ], tout polynôme non constant
P(X ) s’écrit de façon unique comme un produit fini de polynômes
irréductibles
P = P1 · P2 · · · Pr
où Pi irréductible.
I les Pi sont les facteurs irréductibles de P.
I On peut parler de pgcd et de ppcm d’un couple de
polynômes (P, Q).
I Le calcul de pgcd(P, Q) se fait avec l’algorithme d’euclide.
I Dans C[X ] tout polynôme s’écrit λ(X − α1 )m1 · · · (X − αp )mp
Racines d’un polynôme

Soit
P(X ) = a0 + a1 X + · · · + an X n ∈ k[X ]
On dit que α ∈ K est racine de P(X ) si:

P(α) = a0 + a1 α + · · · + an (α)n = 0K
Lemne 5 : α ∈ K est racine de P(X ) ssi X − α divise P(X ).

Preuve:P(X ) = (X − α)S(X ) + a
Dérivée formelle d’un polynôme et racines multiples

On appelle dérivée formelle d’un polynôme

P(X ) = a0 + a1 X + · · · + an X n

le polynôme

P 0 (X ) = a1 + 2a2 X + · · · + nan X n−1


On retrouve les propriétés classiques de la dérivation:

(P(X ) + Q(X ))0 = P 0 (X ) + Q 0 (X )

(λP(X ))0 = λP 0 (X )
(P(X )Q(X ))0 = P 0 (X )Q(X ) + P(X )Q 0 (X )
α ∈ K est dit racine d’ordre m ∈ N∗ de P(X ) si:

P(α) = 0 , P 0 (α) = 0 , · · · , P (m−1) (α) = 0 , P (m) (α) 6= 0

P (i) (X ) étant la i-ème dérivée formelle successive de P(X ).


α ∈ K est dit racine d’ordre m ∈ N∗ de P(X ) si:

P(α) = 0 , P 0 (α) = 0 , · · · , P (m−1) (α) = 0 , P (m) (α) 6= 0

P (i) (X ) étant la i-ème dérivée formelle successive de P(X ).

Proposition 6: α ∈ K est une racine d’ordre m de P(X ) ssi


(X − α)m divise P(X ) et (X − α)m+1 ne divise pas P(X ).
α ∈ K est dit racine d’ordre m ∈ N∗ de P(X ) si:

P(α) = 0 , P 0 (α) = 0 , · · · , P (m−1) (α) = 0 , P (m) (α) 6= 0

P (i) (X ) étant la i-ème dérivée formelle successive de P(X ).

Proposition 6: α ∈ K est une racine d’ordre m de P(X ) ssi


(X − α)m divise P(X ) et (X − α)m+1 ne divise pas P(X ).

Remarque: Si α est une racine d’ordre m de P(X ) et β est une


autre racine d’ordre p de P(X ) alors (X − α)m (X − β)p divise
P(X )
Polynômes scindés de K [X ]

Un polynôme P(X ) = a0 + a1 X + · · · + an X n ∈ k[X ] de degré n (


c-a-d an 6= 0) est dit scindé, s’il existe (α1 , α2 , · · · , αn ) ∈ K n tel
que
P(X ) = an (X − α1 )(X − α2 ) · · · (X − αn )
Par exemple, tout polynôme de C[X ] est scindé, alors que dans
R[X ] il y a des polynômes non scindés (X 3 + X ).
Si P(X ) est scindé, ses coefficients et ses racines sont liés par les n
relations suivantes.



 −an (α1 + α2 + · · · + αn ) = an−1
+an (α1 α2 + · · · α1 αn + α2 α3 + · · · + αn−1 αn ) = an−2



..



.


 (−1)k an (α1 α2 · · · αk + · · · · · · + αn−1 αn−k+1 · · · αn ) = an−k




(−1)n an α1 α2 · · · αn = 0

(Somme de tous les produits de k racines d’indices distincts, il y en


a Cnk exactement).
Exemple pour n = 4



 −a4 (α1 + α2 + α3 + α4 ) = a3
+a4 (α1 α2 + α1 α3 + α1 α4 + α2 α3 + α2 α4 + α3 α4 ) = a2


 −a4 (α1 α2 α3 + α1 α2 α4 + α1 α3 α4 + α2 α3 α4 ) = a1
+a4 α1 α2 α3 α4 = a0

.
Thérème 7: (de D’Alambert-Gauss) Tout polynôme non-constant
P(X ) de C[X ] admet au moins une racine dans C.
En particulier, tous les polynômes de C[X ] non-constants sont
scindés.
Les polynômes de R[X ]

Soit
P(X ) = a0 + a1 X + · · · + an X n ∈ R[X ]
Lemne 8: Si z0 ∈ C est racine de P(X ), alors le conjugué z̄0 est
aussi racine de P(X ). En particulier (X 2 − 2Reel(z0 )X + |z0 |2 )
divise P(X ).
Corollaire 8: Les polynômes irréductibles de R[X ] sont soit du 1er
degré soit du second degré aX 2 + bXc avec b 2 − 4ac < 0.
Fractions rationnelles à une variable
K sera un corps commutatif dans toute la suite .
Définition
Une fraction rationnelle à une variable X , est un quotient de
P(X )
polynômes en X , elle s’écrit sous la forme , où
Q(X )
P(X ) ∈ K [X ] et Q(X ) ∈ K [X ] r {0}.
P(X ) S(X )
Deux fractions rationnelles et sont égales si on a
Q(X ) R(X )
l’égalité

P(X )R(X ) = S(X )Q(X ) dans l’anneau K [X ].

En particulier si

P(X ) P(X )H(X )


H(X ) 6= 0 , =
Q(X ) Q(X )H(X )

On note K (X ) l’ensemble des fractions rationnelles.


P(X )
On identifie un polynôme P(X ) à la fraction rationnelle , on
1
a ainsi l’inclusion
K [X ] ( K (X )
. On pose :
 
P(X )
deg = degP(X ) − degQ(X )
Q(X )
L’addition et la multiplication dans K (X )
L’addition
P S
Soient , ∈ K (X ). On pose
Q R
P S PR + QS
+ =
Q R QR
La multiplication
On pose
P S PS
· =
Q R QR
On a les résultats suivants:
proposition Avec cette addition et cette multiplication,
(i) K (X ) est un corps
(ii) K [X ] est un sous-anneau de K (X ).
On a les résultats suivants:
proposition Avec cette addition et cette multiplication,
(i) K (X ) est un corps
(ii) K [X ] est un sous-anneau de K (X ).

0K
est élément neutre de l’addition + dans K (X )
1K
1K
est élément neutre de la multiplication · dans K (X )
1K
P 0K
Une fraction 6= si et seulement si P 6= 0K .
Q 1K
P 0K Q
Si donc 6= , la fraction est définie et on a
Q 1K P
P Q 1K
· =
Q P 1K
P R
proposition Soient , ∈ K (X ) on a:
Q S
P R P R
(i) deg ( · ) = deg + deg
Q S Q S
 
P R P R
(ii) deg ( + ) ≤ Max deg ( ), deg ( )
Q S Q S
Décomposition en éléments simples
d’une fraction rationnelle
proposition[Partie entière d’une fraction rationnelle]
P
Soit ∈ K (X ).
Q
Il existe un unique polynôme E (X ) et une unique fraction
R
rationnelle tels que:
S
R P R
deg ( ) < 0 et = E (X ) +
S Q S
proposition[Partie entière d’une fraction rationnelle]
P
Soit ∈ K (X ).
Q
Il existe un unique polynôme E (X ) et une unique fraction
R
rationnelle tels que:
S
R P R
deg ( ) < 0 et = E (X ) +
S Q S

Preuve
P R
P = E .Q + R avec deg (K ) < degQ =⇒ = E (X ) +
Q S

P
E (X ) est appelé partie entière de
Q
Exemples :

X2 1 2X 5 2 X
=X −1+ , 5
= −
X +1 X +1 3X + X 3 X +1

X3 x3
: = 0 +
X4 + 1 X4 + 1
P
Théorème 5 Soit ∈ K (X ), avec la décomposition en facteurs
Q
P
irréductibles de Q = λAn · B m · · · C r . La fraction s’écrit de
Q
façon unique comme suit:
P Fn F1 Hm H1 Tr T1
= E + n + ··· + + m + ··· + + · · + p + ··· +
Q A A B B C C
où E est partie entière, et deg (Fi ) < deg (A) ,
deg (Hi ) < deg (B) , deg (Ti ) < deg (C ).
Cette décomposition est unique et elle est appelée décomposition
P
en éléments simples de la fraction .
Q
Décomposition d’une fraction de C(X ).
P
∈ C(X ) avec
Q

Q = λ (X − a)n . (X − b)m · · · (X − c)r

P αn α1 βm
=E+ n + ··· + + + ··· +
Q (X − a) (X − a) (X − b)m
β1 γr γ1
+ + ··· +
(X − b) (X − c)r (X − c)
P
où E est la partie entière de , αi , βi , γi ∈ C
Q
Décomposition d’une fraction de R(X ).
P
∈ R(X ) avec
Q
r s
Q = λ (X − a)n · · · (X − b)m X 2 + cX + d · · · X 2 + eX + f
 
P αn α1
=E+ + ··· + + ···
Q (X − a)n (X − a)
 
βm β1
+ + ··· +
(X − b)m (X − b)
+
 
hr X + rr h1X + r1
+ ··· + + ···+
(X 2 + cX + d)r (X 2 + cX + d)
 
us X + vs u1 X + v1
+ ··· +
(X 2 + eX + f )s (X 2 + eX + f )s
Où E est la partie entière et αi , βi , γi , hi , ei , ui , vi ∈ R
Chapitre 5 Espaces vectoriels sur un
corps
Chapitre 5 Espaces vectoriels sur un
corps
Lois de composition externes

Soient E et K des ensembles non vides. On appelle loi de


composition externe l.c.e sur E toute application f de K × E dans
E.
Exemple: Une application g : N∗ × E −→ E ; (n, e) 7−→ ne est le
model de lois externe le plus connu.

Remarque: Avec une loi de composition externe sur E , on a une


règle de base pour multiplier les éléments de E par les élements de
K.
Espaces vectoriels sur un corps

Soit K un un corps commutatif. Un espace vectoriel sur K est un


groupe abélien E (dont la loi est notée +) muni d’une application:

ϕ : K × E −→ E ; (a, x) 7−→ ax

vérifiant les quatre propriétés suivantes:


(i) (a + b)x = ax + bx
(ii) a(x + y ) = ax + ay
(iii) a(bx) = (ab)x
(iv) 1K x = x
pour tout a, b ∈ K ; et pour tout x, y ∈ E
Remarques
1. Si K = R, E est appelé espace vectoriel réel.
2. Si K = C, E est appelé espace vectoriel complexe.
Exemples d’espaces vectoriels
1. Le corps K est un espace vectoriel sur lui-même.
2. K [X ] est un K -espace vectoriel
3. K (X ) est un K -espace vectoriel
4. RI est un espace vectoriel réel.
5. Si E1 et E2 sont deux espaces vectoriels sur K alors le produit
cartésien E1 × E2 est un espace vectoriel sur K avec les lois
cartésiennes.
6. Ainsi R2 , R3 , ··, Rn sont des espaces vectoriels sur R.
C2 , C3 , ··, Cn sont des espaces vectoriels sur C.
7. Plus généralement, K n est un espace vectoriel sur K .
Remarque:
Si E est un espace vectoriel sur C, alors E est un espace vectoriel
sur R.
Sous-espaces vectoriels

Soient E un espace vectoriel sur K et V un sous-ensemble de E .


On dit que V est un sous-espace vectoriel de E si
I V est un sous-groupe de (E .+)
I et ∀x ∈ V , ∀a ∈ K on a ax ∈ V
Exemples: {0E } et E sont des sous-espaces vectoriels de E , ils
sont dits triviaux.

Proposition: Si V1 et V2 sont deux sous-espaces vectoriels de E ,


alors
V1 ∩ V2 et V1 + V2
sont des sous-espaces vectoriels de E .
Applications linéaires ou Homomorphismes d’espaces vectoriels
Applications linéaires ou Homomorphismes d’espaces vectoriels

Soient E et F deux espaces vectoriels sur un corps K . Une


application υ : E −→ F est un homomorphisme ou K -linéaire si:
(i) υ(ax) = aυ(x)
(ii) υ(x + x 0 ) = υ(x) + υ(x 0 ) ∀x, x 0 ∈ E et ∀a ∈ K
Exemples:
I idE est une application linéaire
I C : E −→ F ; x 7−→ 0F
I p : E × F −→ F ; (x, y ) 7−→ y
I f : R2 −→ R; (x, y ) 7−→ x + y
I d : K [X ] −→ K [X ]; P(X ) 7−→ P 0 (X )
Proposition: Soit υ : E −→ F une application linéaire. Alors ker υ
le noyau de υ et Imυ l’image de υ sont respectivement sous-espace
vectoriel de E et de F .
Proposition: Soit υ : E −→ F une application linéaire. Alors ker υ
le noyau de υ et Imυ l’image de υ sont respectivement sous-espace
vectoriel de E et de F . Les notions de monomorphisme;

d’épimorphisme, d’endomorphisme et d’isomorphisme sont laissées


au lecteur.
Espaces vectoriels quotients

Soient E un espace vectoriel sur K et V un sous-espace vectoriel de


E
E . Sur le groupe quotient on peut définir une l.c.e comme suit:
V
E E
φ:K× −→ ; (a, x̄) 7−→ ax
V V
Espaces vectoriels quotients

Soient E un espace vectoriel sur K et V un sous-espace vectoriel de


E
E . Sur le groupe quotient on peut définir une l.c.e comme suit:
V
E E
φ:K× −→ ; (a, x̄) 7−→ ax
V V

E
φ est bien définie et avec φ le groupe quotient est un espace
V
vectoriel sur K .
ax̄ = ax

N.B: La structure d’espace vectoriel sera approfondie plus tard.

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