P263 Defense Vol1 Extraits
P263 Defense Vol1 Extraits
Pierre Chabard
Virginie Picon-Lefebvre
LA DÉFENSE
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un dictionnaire
architecture / politique
Parenthèses
LA DÉFENSE
Direction de l’ouvrage :
Pierre Chabard, architecte et historien, docteur en architecture, maître-assistant
à l’École nationale supérieure d’architecture, de la ville et des territoires,
Marne-la-Vallée, directeur de l’Observatoire de la condition suburbaine (ocs),
membre de l’umr Ausser.
Virginie Picon-Lefebvre, architecte-urbaniste, docteur en histoire, maître-assistant
à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, membre fondateur
du Laboratoire Infrastructure, Architecture, Territoire (Liat).
Relectures :
Guillemette Morel Journel, architecte, docteur de l’Ehess, chercheuse à l’École
nationale supérieure d’architecture, de la ville et des territoires, Marne-la-Vallée.
Recherche iconographique :
Loïse Lenne, enseignante à l’École nationale supérieure d’architecture, de la ville
et des territoires, Marne-la-Vallée.
Remerciements à :
Karole Alleaume, Georges Amar, Stéphane Belzère-Kreienbühl, Xavier Bertrand,
Christiane Blancot, Dominique Boré, Julia Bontempi, Didier Bourdin,
Christian Bouvier, Noémie Brazier, Thierry Brou, Dominique Carré, Raphaël Catonnet,
Philippe Chaix, Sylvie Chevalier, Stéphane Degoutin, Samuel Déom,
Charles Daubas, Laure Gosselin, Luc Guinguet, Radija Hmaou, Johan Huynh-Tan,
Jean-François Lavillonière, Jean-Marc Lefèvre, Marie-Christine Levasseur,
Alex MacLean, Laurence Madrelle, Carlos Moreira, Virginie Pontallier,
Xavier Pourrieux, Pascale Roynard, Pierre Sertour, Jean-Jacques Thiery,
Emmanuel Thomas, Christophe Vénien, Stéphane Viale, Jean-Claude Voisset.
Volume 2 :
LA DÉFENSE
un atlas, histoire / territoire
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Plan de situ
LA DÉFENSE
[ Plan de situation
7
LA DÉFENSE
[Vue à volDessin
}
d’oiseau de La Défense Seine Arche.
Luc Guinguet, conception graphique LM communiquer &
associés, 2009.
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LA DÉFENSE
l’exception en projet ment la zone encore en projet qui se déploie à l’arrière de la Grande
Arche, jusqu’à la Seine, couvrant une large part de la plaine de Nanterre.
Concentrant une grande part des enjeux passés et actuels, cette zone,
longtemps appelée « Zone B » et connue aujourd’hui sous l’appellation
Marquant de sa silhouette verticale l’horizon ouest de Paris dont elle « Seine Arche », fait pleinement et légitimement partie de cette histoire
ponctue l’axe historique, La Défense est un quartier à la fois neuf et de La Défense.
ancien. À l’échelle de l’histoire longue et patiente des villes, elle appa- Par ailleurs, il nous a semblé que ce territoire complet ne pouvait être
raît comme un surgissement presque immédiat, une opération dont compris qu’en l’observant sur tout le cycle de sa transformation. C’est
la rapidité signale l’extraordinaire ambition et les considérables pourquoi notre période d’étude débute avec les premières intentions
moyens humains, matériels et institutionnels ; moyens fédérés, à partir d’aménagement formulées durant l’entre-deux-guerres, et se prolonge
de septembre 1958, par l’Établissement public d’aménagement de jusqu’à la mise en place du « Plan de renouveau », initié par l’État en
La Défense (Épad), premier du genre en France, devenu Établissement 2006. Il s’agissait ainsi de comprendre le rythme propre de son histoire,
public d’aménagement La Défense Seine Arche (Épadesa). ses moments-clés, ses ruptures, ses phases de sommeil ou de turbu-
Après plus d’un demi-siècle d’existence, La Défense est profondément lence, de régression ou d’accélération.
et durablement inscrite dans la géographie régionale, européenne voire
mondiale. Née des Trente Glorieuses, elle ne peut plus se comprendre ▷ Une histoire chorale
seulement à l’aune de l’imaginaire aménageur de cette période. Lieu Ce premier parti pris ne pouvait être assumé qu’en faisant de l’ouvrage
de travail mais aussi d’habitation, de consommation, de tourisme, une entreprise collective. Historiens, architectes, urbanistes, ingé-
La Défense est devenue un fait urbain en soi, qui ne peut se réduire à la nieurs, sociologues, économistes, près de quarante auteurs ont ainsi été
somme des projets, pourtant innombrables, qu’elle a suscités et dont invités à contribuer, portant sur l’objet commun leur regard spécialisé,
sa matière est comme sédimentée. Dès lors, elle apparaît comme le lieu les questions propres à leur discipline. Trois principaux angles ont été
d’une histoire plus complexe dont cet ouvrage voudrait contribuer à privilégiés : l’architecture, la politique et la culture.
comprendre la trame. Quartier bien réel mais également lieu mythique façonné par des repré-
La Défense a certes fait l’objet de plusieurs travaux historiographiques sentations littéraires, picturales, cinématographiques, La Défense
(articles, livres, thèses de doctorat, rapports de recherche, documen- compte parmi les lieux communs de l’imaginaire collectif. Tout à la
taires, etc.). Pourtant il n’existait aucun ouvrage qui esquisse une fois l’effet et la cause d’une certaine culture urbaine, elle réclamait de
synthèse générale de cette histoire, déjà longue. C’est à cette lacune l’approcher par l’histoire sociale et culturelle.
éditoriale que nous tentons ici de répondre, en nous appuyant sur trois Indissolublement liée au capitalisme à la française, hautement dépen-
principaux partis-pris. dante des marchés (économique, immobilier, financier), traversée
par des enjeux politiques en permanente recomposition, La Défense
▷ De la Seine à la Seine est également un champ de pouvoirs. Il s’agissait donc de démêler les
Tout d’abord, nous avons envisagé La Défense dans toute son ampleur logiques d’acteurs, les rapports de forces, les montages institutionnels
spatiale et temporelle. Considérant que l’Établissement public d’aména- qui ont, à chaque époque, déterminé l’opération.
gement était l’acteur central de cette histoire, c’est donc l’ensemble du Enfin, quelle que soit l’échelle considérée, La Défense apparaît comme
territoire qui lui avait été confié en 1958 que nous avons pris en compte. un objet hyperplanifié par plusieurs générations de concepteurs et de
Celui-ci comprend bien sûr le quartier d’affaires proprement dit, bien constructeurs. Véritable laboratoire d’expérimentation urbaine, elle
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LA DÉFENSE
▷ Un dictionnaire et un atlas
Un troisième parti pris concerne la forme même de cet ouvrage aux
prétentions moins exhaustives qu’inaugurales. Moins une fin qu’un
début, il entend mettre en chantier une histoire qui reste en grande
partie à écrire, ouvrir des horizons de recherche plutôt que de figer un
savoir. Nous avons, par conséquent, renoncé à écrire cette histoire sous
la forme d’un récit linéaire, continu et univoque. La forme tabulaire du
dictionnaire nous est en effet apparue plus pertinente et plus ouverte.
Elle permet, d’abord, de combiner un nombre potentiellement infini
d’entrées, de points de vue et d’éclairages sur le même objet.
Elle s’offre ensuite comme la plus utile pour le lecteur. Avec plus de 120
notices illustrées, de tailles variables, classées par ordre alphabétique,
armées de notes et d’un système de renvois, un index général et une
bibliographie thématique, ce dictionnaire constitue un véritable outil
pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de La Défense et plus large-
ment à celle de l’urbanisme contemporain.
Pour compléter ce volume, un atlas historique synthétise les données
analytiques du dictionnaire et les resitue à la fois au sein d’une
frise chronologique et d’un jeu de cartes originales, diachroniques
et synchroniques. Ce travail cartographique dans le temps et dans
l’espace retrace le rythme des événements, la généalogie des réalisa-
tions, l’effacement progressif des structures anciennes et la chronologie
[La Défense Seine Arche, vue aérienne.
de la mise en place du paysage singulier de La Défense Seine Arche dans Photographie : Alex MacLean, 2010.
}
le Grand Paris.
Le dictionnaire et l’atlas présentent La Défense dans toute sa
complexité, mélange de volontarisme et de lente sédimentation, de
grands projets architecturaux et de faits plus quotidiens.
▷ Pierre Chabard et Virginie Picon-Lefebvre
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Acier
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[ Acier
Depuis sa création et le projet de tour en verre et
acier conçu en 1958 par l’un des architectes du Cnit,
Bernard Zehrfuss, La Défense accorde au matériau
une place inhabituelle dans un pays qui privilégie, au
xxe siècle, le béton armé. Ce gratte-ciel de 250 m de
hauteur prévu dans le plan initial ne verra pas le jour,
mais le premier immeuble de bureau, l’Esso-Standard
(CB11-1961) aujourd’hui remplacé par Cœur Défense,
pousse très loin l’exploitation du matériau utilisé pour
l’ossature, la structure de la façade-rideau intégrale,
les planchers, les bacs de couverture, les plafonds, les
cloisons mobiles et les huisseries. L’acier est privilégié
pour sa rapidité de montage, sa précision d’usinage,
les économies sur les fondations, et le faible encom-
brement des poteaux porteurs qui libèrent de vastes
plateaux plus adaptés au nouveau mode d’organi-
sation des bureaux. Sur bien des plans, ses concep-
teurs, Jacques et Pierre Gréber — depuis longtemps
actifs sur les deux continents — s’inspirent de modèles
américains particulièrement bien connus du premier.
▷ Le plébiscite de la structure mixte
L’exemple de l’Esso-Standard ne sera pas suivi, mais
l’acier continuera d’être utilisé à grande échelle,
associé cette fois au béton armé. La tour Nobel (PB31-
1966) inaugure le système mixte, associant une struc-
ture métallique à un noyau porteur en béton armé.
Les architectes Jean de Mailly et Jacques Depussé
reprennent le mode constructif innovant proposé
en 1949 par Jean Prouvé pour le concours de la Cité
universitaire de Nancy. Pour la première utilisation
française de ce système, le noyau est élevé en un temps
record au moyen du coffrage glissant, généralement
utilisé pour la réalisation de silos et de châteaux d’eau.
La charpente métallique ne supporte que son propre
poids et la moitié des charges réparties en périphérie.
Le noyau en béton armé, porteur et raidisseur, assure
aux immeubles de grande hauteur un contrevente-
ment idéal ; les plateaux sont libérés des circulations [deMontage de la charpente métallique cernant le noyau en béton armé
la tour Nobel ; architectes : Jean de Mailly, Jacques Depussé ;
verticales regroupées avec les dispositifs techniques
ingénieur : Jean Prouvé ; 1966.
à l’intérieur du noyau. Ce principe sera repris pour } Archives Épad.
les tours à venir, comme l’usage de l’acier pour les
planchers mixtes acier-béton et l’ossature secon-
daire du mur-rideau, les parcloses et la menuiserie
des panneaux de façade. Cette association, qui ne se
limite pas aux tours, est toujours d’actualité : dans
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AC I ER LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[Passerelle piétonne conçue par Kisho Kurokawa et Peter Rice (1994) qui relie
les tours Kupka (architectes : M. Andrault et P. Parat, 1992) et la tour Pacific
(architecte : K. Kurokawa, 1992).
} Archives Épad.
sec limite considérablement l’impact environnemen-
tal lié au chantier. Pour cette raison mais aussi pour
[architectes
Montage de la charpente métallique de la tour Gan, 1974 ;
: Max Abramovitz, Wallace Harrison et associés. son caractère réversible et recyclable, l’acier appa-
} Archives Épad. raît désormais comme un matériau favorisant leur
obtention.
▷ Expertise
La spécialisation des grandes entreprises générales conseil, inaugure cette tradition. Des agences d’archi-
l’immeuble-pont Basalte (2011) conçu par l’agence françaises dans le béton armé a longtemps accru la tecture françaises comme Saubot-Jullien à laquelle
Ateliers 234, la superstructure en acier est associée complexité de la mise en œuvre des bâtiments à struc- succède aujourd’hui sra, très présente sur le site de
à trois noyaux en béton mais la résille métallique ture mixte, en multipliant les intervenants. L’inté- La Défense, développeront ainsi un savoir-faire dans le
en croix de la façade sud participe à la stabilité de gration récente de départements spécialisés dans les domaine des igh, tout en devenant les interlocuteurs
l’ensemble. Lors de la réhabilitation avec extension structures métalliques au sein de ces entreprises faci- privilégiés des agences américaines.
de la tour du Crédit lyonnais (PB12, 1973) renommée lite aujourd’hui leur mise en œuvre et par là même
Opus 12 (2004), l’agence Valode & Pistre adopte le parti le développement du matériau. Dans un contexte ▷ N. C.
de la structure périphérique porteuse en acier afin de national longtemps peu favorable au développe-
Voir également :
décupler l’apport de lumière naturelle et les vues sur ment de l’acier, l’expertise nord-américaine dans le
Ú Béton | BTP (Entreprises du) | Chantiers | Mailly (Jean
l’extérieur ; les 88 aiguilles en béton qui rythmaient domaine des constructions métalliques et des igh a de) | Ingénieurs | Nobel (Tour) | Tours (Les) | Verre
les façades de la tour conçue par les architectes Jean longtemps représenté un appui important, encou-
Dubuisson et Jean-Pierre Jausserand sont remplacées ragé par l’internationalisation des commanditaires.
par 26 poteaux tubulaires en acier remplis de béton. Les grandes agences d’architecture nord-américaines,
souvent dotées de services d’ingénierie intégrés, inter-
[Tom
La tour Phare , perspective de la tour prévue pour 2017 ; architecte :
Mayne (Morphosis). viennent à titre de conseil, lorsqu’elles ne sont pas
} Morphosis, New York. auteurs ou co-auteurs du projet. L’immeuble Esso-
Standard, conçu en collaboration avec l’agence new-
yorkaise Lathrop Douglass, qui intervient à titre de
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Adresse po
A DRES S E LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[ Adresse postale
Même si leur localisation géographique est à
Puteaux, Courbevoie ou Nanterre, l’adresse postale
des entreprises implantées à La Défense est
« Paris-La Défense Cedex ». Par exemple, le siège
administratif de la Société Générale a son adresse
géographique « 17 cours Valmy - La Défense 7 - 92800
Puteaux », mais son adresse postale « 17 cours
Valmy - 92972 Paris-La Défense Cedex ». Ceci n’est
pas spécifique à La Défense. Une norme précise de La
Poste 1 prévoit ainsi que, pour certaines zones d’acti-
vité couvrant plusieurs communes, le nom de la zone
fasse office de localité de distribution. C’est le cas de
Sophia-Antipolis et du Futuroscope. Cela n’est cepen- [envoyée
L’Arc de triomphe depuis le rond-point de La Défense, carte postale
du 14 avenue de La Défense, Courbevoie, ca 1919.
dant pas automatique, comme le démontre la récente, } Archives Épad.
et vaine, tentative d’un député pour faire de « Paris-
Saclay » l’adresse postale du campus de Saclay prévu
dans le cadre du Grand Paris.
Le service des Cedex (abréviation de « Courrier
d’entreprise à distribution exceptionnelle ») a été mis
en place en 1972 par les ptt. Cependant, l’adresse
« Paris-La Défense », qui est aujourd’hui un Cedex,
a été obtenue par Jean Millier deux ans auparavant,
dans le but d’accroître l’attractivité du quartier pour
les investisseurs internationaux. Cette appellation
« a été adoptée à la demande expresse du président
directeur général de l’Épad adressée au ministre
des ptt, le 3 juillet 1970 2. » Cette décision a suscité
une certaine opposition de la part des maires des
communes concernées. En 1980, par exemple, « le
maire de Courbevoie est allé jusqu’à un recours admi-
nistratif devant le Conseil d’État pour faire suppri-
mer cette fameuse adresse symbolique 3 » au profit de
« Courbevoie-La Défense ». Le maire de Puteaux s’est
ensuite joint à cette revendication.
▷ I. B.-S.
Voir également :
Ú Gouvernance | Millier (Jean)
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aud (Émile)
A I LLA U D LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[ Aillaud (Émile)
En 1971, l’Épad décide de consacrer un terrain de 15 ha
en bordure d’un parc public de 24 ha, au sud de la
Zone B1, à Nanterre, à la réalisation d’une opération
de logements sociaux. La maîtrise d’ouvrage des bâti-
ments est cédée à trois organismes d’habitat social
— les ophlm de Nanterre, de la région parisienne et
des Hauts-de-Seine — tandis que l’Épad s’engage à
réaliser les réseaux, l’aménagement des espaces exté-
rieurs et les plantations. Un premier projet compre-
nant une première tranche de 1 452 logements est alors
confié à l’architecte Émile Aillaud (1902-1988). Celui-ci
conçoit un ensemble de vingt-quatre tours (dix-huit
seront finalement réalisées), reprenant un principe
de « forêt » verticale qu’il n’avait pu réaliser dans son
opération de Chanteloup-les-Vignes (quartier La Noé,
1966-1984). Ces tours, de hauteurs variables — la plus
[Croquis du premier projet de Tête Défense conçu par Émile Aillaud :
les deux immeubles miroirs, hauts de 70 m, sont complétés par un comme surfaces, sans profondeur simulée. Ce projet
élevée comprend 38 étages — disposent de façades ensemble de 3 tours (une tour à plan carré, une tour à plan circulaire de fermeture de l’axe triomphal est aussitôt approuvé
ondulées et recouvertes de carreaux en pâte de verre. et une tour à plan triangulaire) ; entre les immeubles-miroirs, on par le président Georges Pompidou, qui cherche ainsi
distingue une coupole renversée abritant une salle de conférence,
La coloration de ces façades est confiée à Fabio Rieti, 1972. à affirmer une volonté politique nouvelle en matière
plasticien qui collabore à tous les projets d’Aillaud. } Archives Épad. d’architecture. Mais la polémique ne cesse pour
Celui-ci élabore un motif de ciel destiné à atténuer la autant. L’académie d’Architecture regrette notam-
présence des constructions, qui reçurent aussitôt le ment que les immeubles-miroirs restent visibles
surnom de tours« nuages ». Les fenêtres de ces tours depuis la place de la Concorde. Aillaud accepte alors
disparaissent au sein de ce motif grâce à la technique [enÉmilecomplément
Aillaud tenant dans les mains sa tour Triangle, qu’il projetait
de son projet pour Tête Défense. de les ramener à une hauteur de 50 m.
du coffrage glissant qui permet l’incorporation des } Brochure La tour Triangle à La Défense, 40 000 m2 de bureaux,
vitrages faisant disparaître les menuiseries. Les baies Sofracim, ca 1972. Archives Épad. ▷ Tête(s)-Défense
peuvent ainsi prendre différentes formes : circulaires, un point culminant le long de la Voie triomphale. Cette modification ne suffit pas. L’Épad choisit alors de
carrées avec angles arrondis ou inspirées de feuilles. Bien que propre à renforcer le caractère majestueux consulter d’autres architectes. Treize sont sélection-
En s’émancipant du cadre traditionnel de la fenêtre de l’axe, cette option ne trouve pas grâce aux yeux de nés, parmi lesquels Henry Bernard, Robert Camelot,
▷ Immeubles miroirs
rectangulaire et en proposant des façades constituées Millier qui préfère « calmer le jeu » en optant pour une Pei et Cossutta, Joseph Belmont, Jean de Mailly,
de courbes et de contre-courbes, Aillaud revendique Cette émancipation des problématiques de composi- construction plus modeste et moins démonstrative. Jacques Kalisz et Henri Ciriani, Henry Pottier, Robert
une manière souple d’affranchir le logement de masse tion urbaine pour se concentrer sur le lien, à hauteur La proposition qu’élabore Aillaud pour la Tête Auzelle. Leurs projets sont établis pendant l’hiver
des formes monolithiques et parallélépipédiques d’homme, entre les édifices et le sol, séduit Jean Défense rompt avec les tentatives précédentes 1972-1973 et soumis au comité d’aménagement de la
propres aux grands ensembles. Mais c’est surtout au Millier, directeur général depuis 1969 du conseil puisqu’il propose de fermer l’axe triomphal par deux région parisienne. Aillaud poursuit la même hypo-
niveau du sol que l’architecte cherche à générer « une d’administration de l’Épad. Celui-ci avait connu immeubles courbes de 70 m de haut, qu’il appelle thèse. Il reprend le dessin des immeubles-miroirs
manière poétique d’habiter ». Il propose de regrouper Aillaud en 1963 à l’occasion de son projet pour « immeubles-miroirs ». Le premier dispose de façades dont il fixe la hauteur à 60 m et remplace la coupole
les voitures dans un parking enterré de trois niveaux, l’ensemble de La Grande Borne à Grigny, dont il fut noires, le second de façades argentées. La composi- par une sculpture de tête géante, œuvre de François-
baptisé « Le Serpent » qui ondule suivant les dénivel- un des commanditaires aux côtés de Paul Delouvrier, tion comprend également quelques constructions Xavier Lalanne, La Tête. Cette sculpture qui contient
lations du terrain, libérant le sol pour un jardin tant alors responsable du district de la région parisienne. annexes : trois petites tours de bureaux, face au Cnit, une salle des congrès de 600 places se présente comme
minéral que végétal, où des collines de pavés de brique Persuadé de la capacité d’Aillaud à renouveler l’image sur des plans respectivement carré, triangulaire et une tête pensante, « vision de l’homme contemporain
côtoient des bouquets d’arbres et où sont disséminées de La Défense, il décide, en 1972, de lui confier la réali- circulaire et une coupole renversée abritant des salles pour qui les techniques et l’infini scientifique peuvent
de nombreuses sculptures. sation d’un contre-projet à la proposition de l’archi- de conférence, inspirée de celle d’Oscar Niemeyer à atteindre une dimension métaphysique ». Le 10 juillet
tecte Ieoh Ming Pei et Araldo Cossutta pour la Tête Brasilia, située à l’arrière des immeubles-miroirs, juste 1973, Olivier Guichard, ministre de l’Aménagement
Défense. Ils avaient conçu un ensemble de deux tours au-dessus du boulevard circulaire de La Défense. Avec du territoire, de l’Équipement, du Logement et du
jumelles hautes de 195 m et distantes de 70 m, reliées ce projet, Aillaud s’émancipe de toute problématique Tourisme, annonce que le projet d’Aillaud est lauréat.
par un pont suspendu en verre. Situé en face du Cnit, liée à la question de l’axe. Il propose, à l’inverse, une L’architecte reprend alors les études sur la Tête
il encadrait l’axe depuis le Louvre tout en marquant scénographie où les deux immeubles fonctionnent Défense. Il accorde désormais une grande attention
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A I LLA U D LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
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éricanisme
A M ÉRI CA N LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[ Américanisme
La Défense est souvent présentée comme un
le site, juste après la réalisation du Cnit, pour l’entre-
prise américaine Esso, filiale du groupe Standard Oil
Co. : Jacques Gréber. Fils de sculpteur, Gréber s’est
tourné vers un autre art mais suit son père aux États-
Manhattan parisien, c’est dire à quel point la référence Unis après avoir été diplômé de l’Ensba en 1909. Il y
aux États-Unis semble évidente. Pourtant celle-ci accomplit toute la première partie de sa carrière en
n’est qu’un trompe-l’œil car si elle n’a pas été absente, concevant de nombreux jardins pour des particu-
loin de là, elle est néanmoins restée limitée à la fois liers mais aussi en travaillant sur des projets bien plus
dans son ampleur et dans le temps. L’opération de importants 2. Il n’est donc pas étonnant qu’Esso fasse
La Défense a commencé dans un monde de l’urba- appel à lui et à son frère Pierre pour concevoir et réali-
nisme où le double modèle de l’haussmannisation ser, avec son propre architecte, le New-Yorkais Lathrop
et des Beaux-Arts jetait ses derniers feux mais était Douglass, l’immeuble tertiaire le plus moderne de
toujours présent. Les débuts de l’opération sont ceux France 3.
d’un plan classique d’ordonnancement architectural Plusieurs concepteurs de La Défense de la généra-
le long d’une avenue majeure. Mais dès le concours tion suivante ont aussi fait le voyage vers l’Amérique.
pour la Voie triomphale de 1931, certaines propo- Il s’agit d’abord de Robert Camelot, qui obtient
sitions regardent explicitement vers les gratte-ciel en 1931 la bourse Delano-Aldrich permettant à un
en cours de réalisation aux États-Unis. L’opération étudiant de l’Ensba de visiter les États-Unis. Lors de
devenant un quartier d’affaires constitué de tours de cette année passée outre-Atlantique, il voyage aussi
bureaux, une familiarisation des maîtres d’œuvre et au Canada et, surtout, enseigne un semestre à la
de la maîtrise d’ouvrage aux modèles élaborés outre- School of Architecture du Massachusetts Institute
Atlantique deviendra de plus en plus nécessaire alors of Technology (mit), en remplacement d’un autre
que les États-Unis constituent après-guerre une réfé- Français, Jacques Carlu. À son retour, il suit les cours
rence culturelle incontournable — notamment en de Jacques Gréber à l’Institut d’urbanisme de l’univer- [etLa Pierre
tour Esso, posée sur le sol naturel, ca 1965. Architectes : Jacques
Gréber, Lathrop Douglass, 1963.
architecture 1. sité de Paris — cela n’est probablement pas sans premiers gratte-ciel de La Défense 6. L’autre architecte } Photographie : Jean Biaugeaud. Archives Épad.
rapport avec ce voyage. Il retourne par la suite deux ayant suivi un parcours américain similaire, mais du
▷ Le voyage de l’Amérique fois aux États-Unis : en 1939 — pour construire le côté des concepteurs, est Jean Dimitrijevic, concep-
Une des premières formes d’américanisme à Pavillon français à l’exposition universelle de New teur du programme qui apparaît alors comme étant
La Défense correspond à l’implication, dès ses débuts, York, sous la direction du futur premier directeur de par excellence étasunien, le centre commercial des
de trois générations successives d’architectes fran- l’Épad, André Prothin —, puis en 1956, l’année même Quatre-Temps. Diplômé de l’Ensba en 1957, il devient
çais ayant fait leurs études ou ayant travaillé aux du premier schéma directeur de La Défense 4. Ce troi- l’associé de son ancien patron d’atelier Guy Lagneau, ▷ Jean Millier et le modèle américain
États-Unis. Le tout premier apparaît dans l’histoire de sième séjour est effectué dans le cadre d’une invi- avant de partir aux États-Unis deux ans plus tard.
l’opération avant même la création de l’Épad. Il s’agit tation faite au Cercle d’études architecturales par Il suit des cours à la School of Architecture and City S’il existe un « moment américain » dans l’histoire
du concepteur du premier bâtiment de bureaux sur l’Aluminium français. Deux autres concepteurs du Planning du mit tout en travaillant dans l’agence de de La Défense, c’est bien la période durant laquelle
premier plan de La Défense de 1956, Jean de Mailly Ieoh Ming Pei. En 1967, il y retourne pour enseigner à Jean Millier est à la tête de l’Épad. Dès les premiers
et Paul Herbé, sont, eux, partis en 1951 en mission l’université du Minnesota et travaille chez un autre mois après son arrivée à l’établissement public en
1 Cf. J.-L. Cohen et H. Damish (dir.), Américanisme et Modernité, productivité. De Mailly, qui restera architecte-conseil architecte moderne majeur aux États-Unis, Ralph 1969, confronté à la question de l’aménagement
L’ idéal américain dans l’ architecture, Paris, ehess-Flamma-
rion, 1993. de l’Épad aussi longtemps que Camelot, fait aussi Rapson 7. Nul doute que son expérience américaine de l’environnement du Cnit, il donne le ton en y
2 Jacques Gréber est également l’auteur du Benjamin Franklin partie du voyage de 1956, avec un autre architecte qui lui fut d’un grand secours dans la conception d’un situant un programme typiquement américain et en
Parkway de Philadelphie et de propositions pour l’aménage-
ment du centre historique de cette même ville, respectivement construira des bâtiments importants à La Défense, bâtiment sans équivalent à l’époque en France, mais confiant pour la première fois l’étude d’un secteur
publiées en 1917 et 1926, ainsi que du plan d’Ottawa, au Canada, Pierre Dufau 5. courant aux États-Unis. de La Défense à un architecte-urbaniste étasunien :
et de sa région entre 1937 et 1950. Voir : A. Lortie, Jacques Gréber
(1882-1962) et l’urbanisme, le temps et l’espace de la ville, thèse Une troisième génération a fait la même démarche. Victor Gruen 8, chargé de réfléchir sur le secteur ouest,
de doctorat, Institut d’urbanisme de Paris, université Paris xii, Il s’agit d’abord d’un architecte très important dans qui ne s’appelle pas encore Tête Défense, où doit être
1997, multig., pp. 32-42. l’histoire de La Défense mais travaillant du côté de la 6 Entretien avec Claude-Hughes Boistière in J. Beauchard (dir.), implanté un centre commercial conçu sur le modèle
3 Voir P. Trébouet, « Un bâtiment type : le nouveau siège social Historiographie de La Défense, université Paris Val-de-Marne,
de la saf Esso Standard à Courbevoie (France) », Acier-Stahl- maîtrise d’ouvrage, au sein de l’Épad : Claude-Hughes 1994, pp. 22-23. du shopping mall. Millier poursuit ici la politique
Steel, vol. 28, octobre 1963, pp. 437-445 et « Douglass, Lathrop » Boistière. Ses études en architecture effectuées au 7 Voir « Jean Dimitrijevic, architecte dplg, Études, formation, qu’il avait développée au sein de l’iaurp où, en tant
in National Cyclopédia of American Biography, New York, titres et fonctions », in J. Dimitrijevic, notice biographique
J. T. White, 1964, vol. 1, p. 84. Canada à l’université McGill à partir de 1946 lui ont (archives Épad, boîte « Architectes »). que secrétaire général, il avait déjà invité Gruen pour
4 Techniques et Architecture, mai 1957, p. 18. permis de sortir du milieu français et de décou- 8 M. J. Hardwick, Mall Maker, Victor Gruen, Architect of an travailler sur ce type de programme 9. Mais l’intérêt
5 Voir I. Gournay, « Retour d’Amérique (1918-1960), Les voyages vrir une modernité qui lui sera très utile par la suite, American Dream, Philadelphie, University of Pennsylvania pour ce qui était fait en matière d’aménagement aux
de trois générations d’architectes français » in J.-L. Cohen et Press, 2004 ; A. Wall, Victor Gruen, From Urban Shop to New City,
H. Damish (dir.), op. cit., pp. 285-316. notamment pour mettre au point l’architecture des Barcelone, Actar, 2005.
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Infomart dans le Cnit totalement réaménagé. choisie directement mais à la suite d’un concours
[La tour Photographie
EDF. Architecte : Ieoh Ming Pei, 2001.
} : Alex MacLean, 2010.
Ce n’est qu’avec la deuxième relance de l’opéra- international mobilisant des équipes dans un marché
tion au milieu des années deux mille que les archi- de l’architecture mondialisé. Ainsi, si les agences
tectes d’outre-Atlantique reviennent en force. Il s’agit américaines sont de nouveau massivement présentes,
d’abord d’agences ayant déjà travaillé sur l’opéra- c’est au même titre que des agences d’autres pays,
tion : Pei pour la tour edf, qui est un de ses derniers principalement sur la foi de leur expertise technique
polémiques et ils sont remerciés au profit d’un concep- immeubles, dont l’agence signe aussi un petit bâti- de ce type d’immeuble. Mais surtout, la tour Phare est
teur français très intégré dans les institutions de ment dans les Faubourg de l’Arche, et som, pour entre les mains d’un maître d’ouvrage non pas améri- anglo-saxons à La Défense (hro, Benson Elliot, Beacon
l’architecture : Émile Aillaud. Avec l’affaire de la l’immeuble Défense Plaza. Il y a aussi des nouveaux cain mais français : Unibail-Rodamco 22. Et c’est sur Capital, The Carlyle Group, sitq renommé Ivanhoé
Tête Défense, nous touchons peut-être aux limites de venus. On retrouve l’un des spécialistes mondiaux ce point qu’achoppe le plus l’image « américaine » de Cambridge depuis 2011, etc.), il faut donc plutôt parler
l’ouverture américaine face aux logiques du marché des immeubles de bureaux, l’agence Kohn Pedersen La Défense. À la différence de ce qui a pu se passer d’un usage éclaté du modèle américain dans une
immobilier. Car il ne s’agit plus de réaliser simplement Fox Associates (kpf), auteur des tours Dexia et First, dans d’autres opérations plus tardives, comme Canary opération qui est, en fait, marquée par des traits spéci-
un immeuble de bureaux efficace, mais de créer un rénovation-extension de l’ex-tour uap de Dufau, Wharf à Londres 23, il n’a été fait appel à une maîtrise fiquement français. La mondialisation des modèles
monument du Paris de l’an 2000. Le fait qu’un projet ou l’agence Arquitectonica, de Bernardo Fort- d’ouvrage étasunienne et plus généralement étran- d’immobilier tertiaire que l’on connaît de nos jours
aussi sensible ait été développé par des étrangers Brescia, avec la future tour Air 2, rénovation-exten- gère que dans des cas exceptionnels (immeubles Esso, contribue à dissoudre encore plus cette référence.
joua d’ailleurs beaucoup dans les critiques adressées. sion de la tour Aurore. Il y eut des architectes moins Citygroup qui ne sont pas des tours). Les opérations
À partir de 1979, Saubot et Jullien sont de nouveau connus pour ce type de production, comme Robert immobilières sont restées dans des mains françaises. ▷ C. O.
associés à une agence américaine pour la conception A. M. Stern, concepteur de la tour Carpe Diem. Dans la C’est seulement dans le cas de projets correspondant à
Voir également :
de la tour Elf : les Canadiens du Webb Zerafa Menkès plupart des cas, les architectes français associés à ces des programmes spécifiquement américains, le centre
Ú Acier | Auzelle (Robert) | Boistière (Claude-Hughes) |
projets sont des héritiers de l’opération de La Défense, commercial et le merchandise mart, que des associa- Camelot (Robert) | Critique / Réception | Mailly (Jean de) |
comme Bruno Willerval, dont l’agence travaille avec tions avec des promoteurs américains ont été esquis- Dufau (Pierre) | Expositions | Fiat (Tour) | Futur (Le) | Gan
Arquitectonica, ou des spécialistes de ce type de sées sans jamais être concrétisées. Même si le Plan (Tour) | Koolhaas (Rem) | Kiley (Daniel Urban) | Millier
collaboration transatlantique comme sra, fondé de renouveau a récemment attiré des investisseurs (Jean) | Pellerin (Christian) | Quatre-Temps | Saubot (Roger) |
Unibail | Autoroute
par l’ancien associé et la propre fille de Saubot, qui a
18 Voir G. Denti, R. Saubot, F. Jullien, wzmh : la Tour Elf à travaillé avec Pei, som et kpf 21.
La Défense, Florence, Alinea, 1990.
19 Voir J. Guiton, A Life in Three Lands, Memoirs of an Architect, Le symbole de cette deuxième relance de l’opération
Boston, Branden Publishing Company, 1991, pp. 159-160.
de La Défense, la tour Phare, qui doit être réalisée
20 Voir C. Delfante, La Part-Dieu, le succès d’un échec, Lyon,
Libel, 2009, pp. 68-69. par Morphosis, une agence de la Côte Ouest, pour- 22 Voir C. Seron-Pierre, « Tour Phare, Unibail », amc Le Moniteur
21 Voir les sites internet de l’agence sra Architectes ([Link]- rait marquer l’emprise définitive de cette référence Architecture, no 167, février 2007, pp. 11-25.
[Link]) et Bridot-Willerval ([Link]-willerval.
américaine à La Défense. Au contraire, elle en marque 23 Voir P. Hall, Cities of Tomorrow, Londres, Blackwell
com). Publishing, 2002, pp. 389-399.
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C I RC U LA I RE LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
} Archives Épad.
[Vue aérienne du même échangeur.
Photographie : Alex MacLean, 2010.
} mission. À côté de sa fonction de desserte locale,
il contribuait également à la liaison entre Paris et
l’ouest de l’Île-de-France, en attendant la réalisa-
tion de l’autoroute A 14. L’ouverture de ce dernier a
permis de réduire en partie le trafic automobile. Cette
réduction s’est accompagnée d’une réflexion concer-
nant la transformation du circulaire en boulevard conviviale qu’au moyen de passerelles et de souter-
urbain 4. Comme le périphérique parisien, l’ouvrage de rains, la zone centrale de La Défense et ses diffé-
La Défense constitue une barrière gênante au moment rentes extensions. Amorcée par l’Épad, la réflexion sur
où l’opération s’est étendue bien au-delà de ses limites l’avenir du boulevard circulaire est emblématique des
originelles. De même que l’on cherche à réarticuler débats que soulève l’évolution devenue nécessaire des
Paris et sa petite couronne, il apparaît de plus en plus espaces légués par l’urbanisme moderniste des années
nécessaire de relier, de manière plus immédiate et soixante et soixante-dix.
▷ A. Pi.
Voir également :
Ú Autoroute | Flux | Mobilité (Pratiques de) | Mobilité
(Systèmes de) | Transport
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Cnit
C N I T LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[ Cnit
Le palais du Cnit a perdu sa belle envolée depuis
que la dalle l’a enterré, un peu comme si on avait
décidé de hausser le parvis de Notre-Dame au-dessus
des portails… La portée de sa voûte était un record
mondial en 1958 ; il l’est toujours, et de très loin.
Dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le
président du syndicat des constructeurs français de
machines-outils, Emmanuel Pouvreau, eut conscience
de la nécessité pour les constructeurs français de
disposer d’un lieu capable d’accueillir des mani-
festations internationales. Anticipant les dévelop-
pements envisagés par l’État dans la région dite de
La Défense, notamment — dès le plan Prost de 1934 —,
un parc des expositions temporaires et permanentes, [Le chantier du Cnit, 1957.
Archives Épad.
}
Pouvreau chercha à implanter son palais d’exposi-
tion dans ce quartier. Le 12 juillet 1950, il fonda la
Société civile de mécanique dans le but d’acquérir les
terrains et de mener le projet. Cette société devint, le
14 mai 1954, la société anonyme du Centre national
des industries techniques (Cnit), regroupant d’impor-
tants acteurs de l’économie française 1. Le départ de
l’entreprise Zodiac, à l’étroit dans sa parcelle triangu-
laire, permit à Pouvreau d’acheter le terrain à proxi-
mité du rond-point de La Défense. Afin d’éviter tout
litige ultérieur, il engagea les architectes du minis-
tère de la Reconstruction désignés pour ce secteur,
Robert Camelot, Jean de Mailly et Bernard Zehrfuss. Il
leur demanda d’occuper au maximum le terrain avec
[CroquisExtrait
de Jean de Mailly, à l’origine du projet du Cnit, 28 mars 1954.
} de Laurence Le Loup (sous la direction de), Cnit, histoire et
le minimum de supports. Le 28 mars 1954, De Mailly
perspectives, Paris, Ph. Chancerel, 1990. apporta l’esquisse d’une voûte reposant sur trois
points, le terrain ayant approximativement la forme
d’un triangle de 250 m de côté. Restait à savoir si elle
était réalisable.
Zehrfuss consulta l’architecte et ingénieur italien
Pier Luigi Nervi, qui proposa en juin une résille de
béton portée par trois arêtes et couverte de plaques
de métal. L’idée était donc réalisable ! Mais à quel
prix et dans quel délai ? Qui en prendrait la respon-
sabilité ? Peu à peu s’imposa l’idée d’une libre consul-
tation de constructeurs choisis sur références par
Pouvreau, le maître de l’ouvrage, après avis des
[L’une desArchives
}
trois assises du Cnit en chantier.
Épad.
1 Voir B. Lauras, Genèse et étapes de l’ opération urbaine
de La Défense (sur les communes de Courbevoie, Puteaux
et Nanterre), thèse de géographie urbaine, université
Paris x-Nanterre, 1973, multig., pp. 295-296.
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d’Esquillan fut d’autant plus circonspecte (le mot est mobiles constituant l’échafaudage, sans démontage,
de lui) qu’il n’était soumis à aucun contrôle extérieur, pour passer à la phase suivante. De cette façon, on
les trois entreprises prenant l’entière responsabilité du n’eut besoin que de 280 km de tubes.
projet. Il fut mené à bien avec une équipe de onze ingé- En septembre 1956 commença le forage des puits de
nieurs et dix-huit dessinateurs. 6,50 m de profondeur pour y fonder les poteaux devant
Comme toujours chez Esquillan, l’étude du projet fut supporter les planchers ; leur mise en place, et celle
menée en tenant compte des moyens d’exécution. Une des planchers, s’effectua pendant l’hiver et le prin-
exécution traditionnelle aurait demandé sept à huit temps 1957, de même que la construction des culées.
cents ouvriers qualifiés, ce qui était impensable sans Le 18 juillet 1957, la première grue Weitz de 90 tonnes
perturbation grave des autres chantiers parisiens. De (30 m de hauteur, 50 m de bras) fut hissée de 22 m sur
plus, l’emplacement du futur Cnit ne laissait que très le quatrième plancher, ce qui permettait d’atteindre
peu de dégagements. 30 + 22 = 52 m, la clé de la voûte étant à 50 m.
Pour ces raisons, la préfabrication fut poussée au La couverture fut construite sur un « cintre-coffrage »
maximum, avec une usine installée à 3 km en bordure réutilisable à chacune des trois étapes, en commen-
de la Seine, près du pont de Bezons, si bien que l’effec- çant à chaque fois par la mise en place du coffrage de
tif ne dépassa jamais trois cent cinquante ouvriers. la coque inférieure, suivi du coulage, de la mise en
C’est dans cette usine, alimentée par péniches et par place des âmes et des tympans préfabriqués, de celle
wagons, que furent moulés les planchers et les esca- du coffrage de la coque supérieure, de son coulage,
liers, plus spécialement étudiés par Lacombe. Ils puis du décintrement. Le ferraillage est fait d’un treil-
furent posés en premier car, étant donné le volume à lis de fers de 5 mm de diamètre dans le sens de la cour-
couvrir, un échafaudage roulant aurait nécessité plus bure et de 4 dans celui des fuseaux. L’épaisseur de la
de 1 000 km de tubes métalliques. coque est de 65 mm avec une tolérance maximale de
Dans le même but, la voûte fut conçue pour être exécu- 3 mm. Cette tolérance exceptionnellement réduite,
[Le chantier du Cnit et ses échafaudages, ca 1957. tée en trois phases, d’abord les trois premières ondes surtout du fait de la surface à couvrir, fut respectée ; [L’une desArchives
}
trois façades du Cnit en voie d’achèvement, 1958.
Épad.
Archives Épad.
} de part et d’autre de l’arête de noue, puis les ondes 4 à on en eut la preuve lors du décintrement en mesu-
6, enfin les ondes 7 à 9 au bord des façades. Il suffisait rant la poussée sur les vérins. Si on se souvient que la
[points
Le chantier du Cnit, accrochage de la coque en béton sur un des
d’appui, ca 1957.
de déplacer l’un après l’autre les dix-huit ensembles pente de la couverture atteint 35°, on apprécie mieux
la qualité des bétonneurs du Cnit. Après la pose des
} Archives Épad.
âmes et des tympans préfabriqués, la même opération
fut répétée pour la coque supérieure, à la différence
qu’elle fut coffrée sur des panneaux de fibres de bois
agglomérées de 4 cm d’épaisseur laissés en place pour
mieux isoler le bâtiment.
Vingt-et-un jours après la fin du coulage du premier
fuseau, le 28 février 1958, l’opération de décintre-
ment commença. On mit en place dix vérins hydrau-
liques de 300 tonnes entre les faces de contact des
deux coques, à 11 m des naissances ; ces vérins étaient
actionnés par une seule pompe. Pour ne pas déstabili-
ser les culées, il était nécessaire d’équilibrer la poussée
effectuée avec les vérins par la mise en tension des
tirants reliant les culées au fur et à mesure de son
accroissement. Ces tirants, enterrés par mesure de
sécurité, suivent donc une ligne brisée ; ils sont consti-
tués de quarante-quatre câbles, composés chacun [Le Cnit Archives
vu depuis Nanterre, 1958.
} Épad.
de vingt-quatre fils de 7 mm de diamètre. Les câbles
se croisant au départ en suivant les directions des
façades, chaque culée tient l’amorce de quatre-vingt-
huit câbles.
L’opération dura cinq jours avec neuf équipes reliées
par radio. Le 6 mars 1958, grande émotion, le premier
fuseau fut décintré. Une ouverture supplémentaire
de 2 cm aux vérins souleva la clé de voûte de près de
6 cm, afin de compenser la moitié des déformations
prévisibles à venir : quatre mois plus tard, la voûte
s’était abaissée de ces 6 cm. Une nouvelle poussée
souleva derechef la clé de près de 8 cm. La seconde
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C N I T LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[PremièreArchives
}
exposition Mecanelec dans l’enceinte du Cnit en 1958.
Épad.
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ense (Tour) Concours d
CŒUR DÉFENSE LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[ [
Cœur Défense
(Tour)
plan qu’en élévation. Les trois édifices bas, enchâs-
sés dans un atrium de 44 m de hauteur, émergent en
proue sur l’esplanade et scandent la façade principale.
Les deux tours, dont la disposition en plan est tirée de
Concours
d’architecture
la même logique, sont implantées en décalage l’une de
L’opération immobilière Cœur Défense (à partir de l’autre pour limiter les vis-à-vis et prennent, avec leur
1992) constitue à son achèvement en 2001 une des plus hauteur de 161 m, la forme de deux lames parallèles L’histoire de l’aménagement de La Défense est intime-
importantes jamais réalisées en Europe ; elle regroupe de 23 m d’épaisseur et 80 m de longueur. Un noyau ment liée, depuis sa création, à une suite de concours
en un ensemble de trois bâtiments bas surmontés de d’ascenseurs placé dans l’interstice qui les sépare d’architecture. Ce type de commande révèle la multi-
deux tours, une surface habitable de 350 000 m2 dont agit comme un contreventement et assure le passage plicité des acteurs dans les prises de décision et les
190 000 dévolus à l’activité tertiaire. d’un édifice à l’autre, faisant de l’ensemble des tours modes de financement des projets, il constitue aussi
Si elle représente une importante opération d’inves- siamoises. Cet appendice technique vertical rend parfois une chambre d’écho sans précédent pour
tissement pour l’opérateur immobilier initial, également possible la largeur constante des noyaux mesurer les rapports de force entre décideurs poli-
Unibail, elle s’inscrit pour ses concepteurs, Jean-Paul internes à chacune des tours, intégrant le surplus tiques, investisseurs et société civile. D’initiative
Viguier et associés, dans une généalogie de projets d’ascenseurs nécessaires à la distribution des étages publique ou privée, ces consultations permettent à
d’immeubles de grande hauteur qui va de La Défense inférieurs. C’est dans ce système de vases communi- la fois la confrontation d’idées et l’émulation entre
(Cœur Défense 1, réalisé, et 3, non réalisé) à Chicago cants que les concepteurs sont parvenus à un ratio concurrents, mais constituent aussi une occasion
(hôtel Sofitel, réalisé) et Singapour (Cuscaden, non élevé entre surface construite et surface locative et la importante pour le commanditaire de s’engager dans
réalisé). Tous partent du principe de garder constante possibilité d’offrir sur un même plateau des surfaces une campagne de communication. Le lancement de
la distance entre le noyau technique interne et la exceptionnelles. l’appel d’offres comme la désignation des lauréats
façade, pour garantir un confort habitable en premier constituent des événements assurés de trouver un
jour à tout occupant. C’est ainsi qu’aucun bureau de ▷ R. R. relais dans le système médiatique.
Cœur Défense 1 n’excède 7 m en profondeur. Cette
règle, appliquée à un immeuble de grande hauteur
Voir également : ▷ D’initiatives privées en décisions politiques
Ú Barilari (André) | Chantiers | Modèle économique |
(igh), entraîne des proportions inhabituelles, tant en Unibail | Verre Dès l’entre-deux-guerres, les spéculations sont
nombreuses pour aménager la perspective qui relie
l’Arc de triomphe à La Défense. D’une initiative
privée (concours Rosenthal pour l’aménagement de
la porte Maillot, 1930) et publique (concours de la
Ville de Paris pour la Voie triomphale, 1931) émergent
les premières réflexions sur l’urbanisme moderne et
l’art monumental 1. C’est encore suite à la sollicita-
tion de l’Office technique pour l’utilisation de l’acier
(Otua) en 1933 que spéculent les concepteurs pour
installer à La Défense un nouveau palais des exposi-
tions, idée qui renaît après-guerre sous la forme du
Centre des nouvelles industries et techniques (Cnit, [Porte Maillot à Paris, avant-projet de Auguste et Gustave Perret pour
le concours Rosenthal, études en perspective, 1932.
1954-1958, Robert Camelot, Jean de Mailly, Bernard } Fonds Perret, Institut français d’architecture.
Zehrfuss, Nicolas Esquillan), lancé par le syndicat des
constructeurs de machines-outils et choisi à l’issue
d’un débat passionné entre ingénieurs 2. Si dans un
premier temps, à la création de l’Épad en 1958, la
plupart des propositions d’aménagement suivent le
1 Voir J.-L. Cohen (dir.), Les Années 30, l’architecture et les arts
de l’espace entre industrie et nostalgie, Paris, Éditions du patri-
moine, 1997.
2 E. Freyssinet, P. L. Nervi et N. Esquillan ; voir B. Marrey,
Nicolas Esquillan, un ingénieur d’entreprise, Paris, Picard, 1999.
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[(2006)
Les neuf projets non retenus pour le concours de la tour Phare
:
Dominique Perrault [1], Jacques Ferrier [2], Rem Koolhaas [3]
3 Voir F. Chaslin, V. Picon-Lefebvre, La Grande Arche de Manuelle Gautrand [4], Herzog & de Meuron [5], Norman Foster [6],
La Défense, Paris, Electa Moniteur, 1989.
Jean Nouvel [7], Nicolas Michelin* [8], Massimiliano Fuksas [9].
4 Voir « Le Triangle de la folie », L’Architecture d’aujourd’hui, } Unibail-Rodamco et * Anma/Charles Wallon.
no 262, avril 1989, pp. 2-31.
5 H. Tonka et J.-M. Sens, Épad, Mission Grand Axe : consultation
internationale sur l’axe historique à l’ouest de la Grande Arche de
La Défense, Paris, Pandora-Épad, 1991. 7
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gny (Pierre)Crise
C O N S I GN Y LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[ [
Consigny (Pierre)
Ce haut fonctionnaire des Finances, né en 1930, a
Nommé inspecteur général en 1980, Consigny occupe
plusieurs postes après la fin de son mandat à l’Épad
en juin 1981 : conseiller spécial du président du Fonds
international pour le Développement agricole à Rome
Crises La deuxième conséquence est l’aggravation des diffi-
cultés de l’Épad. Ayant pris du retard sur les opéra-
tions d’aménagement et financée principalement par
les prêts du Fonds national d’aménagement foncier
étudié à la faculté de droit à Paris et à l’université de de 1986 à 1991, directeur des Monnaies et médailles au Pôle immobilier de bureaux primordial, le quartier et d’urbanisme (Fnafu), qu’il faut rembourser à court
Yale avant d’être diplômé de l’École nationale d’admi- ministère de l’Économie, des Finances et du Budget d’affaires de La Défense a subi, dans son histoire, terme, l’établissement public est vulnérable. Aussi, il
nistration. Il commence sa carrière en 1959 comme entre 1992 et 1994, et président de la Croix-Rouge fran- les impacts des différentes crises économiques et/ doit abandonner certaines parties très coûteuses de
inspecteur des finances et est, entre 1963 et 1969, çaise de 1994 à 1997. ou immobilières, le plus souvent avec un décalage de son programme, comme la tour PB1, ou peu rentables,
conseiller technique de Maurice Couve de Murville quelques années compte tenu des délais de la produc- comme le théâtre populaire pour Jean Vilar et un vélo-
(udr), ministre des Affaires étrangères, puis de ▷ T. M. tion immobilière : « Le temps est en urbanisme et en drome d’hiver, tous deux inscrits au Padog 3. L’activité
l’Économie et des Finances, et enfin Premier Ministre. architecture un élément prépondérant. Deux ans pour n’est relancée qu’après 1965, la conjoncture écono-
Voir également :
De 1969 à 1972, il est chargé de mission au cabinet conceptualiser la commande, deux ans pour établir mique s’étant améliorée.
Ú Épad | Filippi (Pierre-Louis) | Lacaze (Jean-Paul) | Pellerin
d’Albin Chalandon au ministère de l’Équipement, où (Christian) définitivement le projet et deux ans pour construire :
il entreprend une étude sur la politique du logement. six ans, l’histoire va plus vite. À peine construites, ▷ 1974-1978
En 1971, au sein de ce même ministère, il est nommé Gan, Assur, Franklin, Fiat et quelques autres étaient Dans les années soixante-dix, La Défense connaît
directeur du Bâtiment, des travaux publics et de la déjà condamnées 1. » la crise la plus longue et la plus profonde de son
conjoncture 1. histoire, liée au premier choc pétrolier et à la récession
Consigny quitte ce poste en 1978 quand le conseil ▷ 1963-1965 mondiale qui s’ensuivit. Comme le rappelle François
d’administration de l’Épad l’élit président 2. Il Cinq ans après sa création, l’Épad vit une période Chaslin : « Pendant cinq années, La Défense ne parvint
assume cette responsabilité alors que la crise écono- assez difficile due à une mauvaise conjoncture géné- plus à vendre la moindre surface : elle plafonnait
mique s’atténue et que de nouveaux investisseurs se rale. Il s’ensuit, pour la Zone A, un certain retard dans à 850 000 m2, dont 100 000 m2 restaient vides 4. »
présentent à La Défense. Outrepassant la dimension l’aménagement et la construction de bureaux. De Cette période fait immédiatement suite au lance-
strictement honorifique et symbolique de sa fonc- 1963 à 1965 en effet, le marché immobilier subit une ment par Jean Millier de nombreux chantiers dans
tion, il remet en question les principes architectu- vive tension, consécutive à la politique d’austérité le cadre de la dérégulation du plan de masse de 1964.
raux et immobiliers qui présidaient à la construction menée par le ministre des Finances, Valéry Giscard Ces tours, dites de deuxième génération, plus hautes,
des immeubles de bureaux du quartier d’affaires. d’Estaing 2. La première conséquence de cette crise en même temps qu’elles renflouent les caisses de
Prenant à son compte les critiques adressées depuis est la désaffection des promoteurs : sur les onze qui l’Épad, génèrent une augmentation massive de l’offre
1972 aux tours dites de la deuxième génération et aux ont signé une convention avec l’Épad en 1961, peu immobilière et saturent progressivement un marché
plateaux de bureaux paysagers, il se heurte au direc- construisent. À l’exception de la tour Esso dont les lui-même en récession. Gourmandes en énergie, d’un
teur général, Pierre-Louis Filippi, qui s’inscrit quant travaux commencent en 1964, et des tours Nobel et entretien onéreux et souvent contestées esthétique-
à lui dans une pleine continuité avec les choix de Jean Aquitaine, en 1966, aucun promoteur ne vient s’instal- ment, elles sont en outre rejetées par les salariés qui
Millier. Quand Jean-Pierre Lacaze succède à Filippi ler à La Défense. Le retard des travaux d’aménagement en supportent mal les conditions intérieures (éclai-
en juin 1979, la voie est ouverte pour développer une et du rer, ainsi que la perspective de longs chan- rage artificiel permanent, grands bureaux paysagers,
nouvelle offre immobilière en matière de bureaux, tiers découragent les constructeurs, alors qu’alen- ascenseurs souvent en panne et systèmes de climati-
plus adaptée au marché français, en partenariat avec tour du périmètre de l’Épad, on peut construire des sation régulièrement défectueux). « Condamnées par
le jeune promoteur Christian Pellerin 3. immeubles de bureaux très rapidement. C’est ainsi que une population qui réclame une pause après vingt ans
surgissent de nouveaux immeubles le long du Front- de modernisation accélérée, condamnées par des utili-
de-Seine à Courbevoie, en dehors de la Zone A, et le sateurs qui récusent leurs défauts techniques 5 », les
long de l’avenue de Neuilly. tours « à l’américaine » sont surtout rendues caduques
pas la conjoncture globale : saturation du marché et,
1 Pour le parcours de Pierre Consigny, voir : Épad, Textes à la suite du choc pétrolier, introduction brutale de la
officiels 2, Note au personnel, signée P.-L. Filippi, s.d. ;
« Nomination Pierre Consigny », Les Échos, 31 juillet 1978, notion d’économie de gestion.
p. 2 ; « M. Pierre Consigny, Directeur du Bâtiment, des 1 D. Amouroux, « Les vingt-cinq ans de La Défense, 1958-1983 », « La situation était désastreuse », raconte Chaslin,
Travaux publics et de la Conjoncture élu Président de l’Épad », Architecture intérieure Créé, no 196, août-septembre 1983, p. 64. « les chantiers arrêtés, certaines tours partiellement
Correspondance économique, 31 juillet 1978, pp. 14-15. 2 Voir B. Lauras, Genèse et étapes de l’opération urbaine
2 Décision approuvée par arrêté du 2 novembre 1978, Journal de La Défense (sur les communes de Courbevoie, Puteaux vides. L’Épad licenciait et allait à la faillite ; son déficit
officiel, 22 novembre 1978, p. 8874. et Nanterre), thèse de géographie urbaine, université était, en 1977, situé à 700 millions de francs et on esti-
3 Voir A. Patier, E. Stroussopoulou, Analyse historique de l’opéra- Paris x-Nanterre, 1973, multig., p. 256.
mait que les pouvoirs publics devraient y réinjecter
tion de La Défense, rapport de stage effectué à l’Épad, Créteil, 3 Ibid., p. 520.
iup, juin 1981, « Annexe vii : Entretien avec Jean-Paul Lacaze », 4 Voir F. Chaslin, « Les désaxés : trente ans de projets pour Tête un milliard si l’on voulait amorcer la relance et éviter
p. 11 ; « Ne pas tirer sur l’architecte » (entretien avec J.-P. Lacaze), Défense », L’Architecture d’aujourd’hui, no 258, septembre 1988, la déconfiture. Dans cette atmosphère, la querelle
Regards sur les Hauts-de-Seine (Nanterre), no 2, octobre 1979, p. 65.
p. 10. 5 D. Amouroux, op. cit., p. 64.
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C RI S E LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
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/ [Réception
C RI TI Q U E LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
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Les auteurs
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[
Stéphane Degoutin [S. D.]
Les auteurs Stéphane Degoutin est artiste, chercheur et réali-
sateur. Il enseigne la théorie de l’architecture à
l’Ensad (Paris).
Leyla Aydogdu [L. A.] Georges Farhat [G. F. ]
Leyla Aydogdu est titulaire d’un master en histoire Georges Farhat, architecte, docteur, est historien
de l’architecture contemporaine à l’université du paysage. Maître-assistant à l’Ensa Versailles,
Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle travaille comme il est Associate Professor à l’université de Toronto
médiatrice socio-culturelle pour des institutions depuis 2010.
éducatives.
Françoise Fromonot [F. F.]
Isabelle Baraud-Serfaty [I. B.-S.] Françoise Fromonot, architecte dplg, est profes-
Isabelle Baraud-Serfaty est diplômée de l’École seur à l’Ensa Paris-Belleville et chargée de cours à
supérieure de commerce de Paris et du master d’ur- l’enpc et Sciences Po Paris (masters d’urbanisme).
banisme de Sciences Po. Directrice de Ibicity, elle
est maître de conférences à Sciences Po. Emmanuelle Gallo [E. G.]
Emmanuelle Gallo est architecte, docteur en
Frédéric Bertrand [F. B.] histoire de l’art, enseignant-chercheur en histoire
Frédéric Bertrand est architecte et docteur en de l’architecture et des techniques (chauffage et
architecture. Membre du laboratoire Ipraus (umr confort thermique).
Ausser), il est maître-assistant à l’Ensa Paris-
Belleville et est rattaché à l’Apur. Maria Gravari-Barbas [M. G.-B.]
Maria Gravari-Barbas est architecte et géographe.
Bernadette Blanchon [B. B.] Professeur de géographie à l’université de Paris 1
Bernadette Blanchon est architecte dplg, maître Panthéon-Sorbonne, elle dirige l’Irest et assure la
de conférences à l’École nationale supérieure du coordination de la chaire Unesco Culture, Tourisme
paysage de Versailles, où elle enseigne l’histoire du et Développement.
paysagisme et la lecture critique de projets. Elle est
chercheur au Larep. Sabine Guth [S. G.]
Sabine Guth est architecte. Elle conjugue enseigne-
Rozenn Canevet [R. C.] ment (Ensa Paris-Belleville) et recherche (ipraus)
Rozenn Canevet est docteur en esthétique, sciences avec une pratique du projet architectural et urbain.
et technologies des arts. Elle enseigne la théorie et
l’histoire de l’art à l’Esad de Reims et à l’université Johan Huynh-Tan [J. H.-T.]
Paris 8 Saint-Denis-Vincennes. Johan Huynh-Tan est archiviste, diplômé de l’Ins-
titut d’administration des entreprises (université
Pierre Chabard [P. C.] Lyon III). Il travaille à l’Établissement public de
Pierre Chabard est architecte et docteur en archi- gestion du site de La Défense (DeFacto), au service
tecture. Il enseigne l’histoire de l’architecture et de des archives.
l’urbanisme à l’Ensa de la Ville et des Territoires à
Marne-la-Vallée et dirige l’ocs (umr Ausser). Claire Juillard [C. J.]
Claire Juillard est sociologue. Elle a fondé et
Nathalie Chabiland [N. C.] co-dirige la chaire Ville & Immobilier à la
Nathalie Chabiland est doctorante en histoire de Fondation Dauphine (université Paris-Dauphine).
l’architecture et membre correspondant du Liat
et du Centre André-Chastel. Elle enseigne à l’Ensa Marilena Kourniati [M. K.]
Paris-Malaquais. Marilena Kourniati est architecte et historienne.
Elle est maître-assistante à l’Ensa Paris Val-de-
Sébastien Cherruet [S. C.] Seine et responsable des archives de l’Académie
Sébastien Cherruet est doctorant contractuel en d’architecture.
histoire de l’art à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
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LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Paul Landauer [P. L.] Soline Nivet [S. N.] Rémi Rouyer [R. R.]
Paul Landauer est architecte et docteur en histoire Soline Nivet est architecte et docteur en architec- Rémi Rouyer, architecte et docteur de l’université
de l’architecture. Maître-assistant à l’Ensa de la ture. Elle enseigne le projet et la théorie architec- de Paris 1, est maître-assistant à l’Ensa Versailles. Il
Ville et des Territoires à Marne-la-Vallée, il est turale à l’Ensa Paris-Malaquais, et est membre du y enseigne la théorie et la pratique de la conception
chercheur à l’ocs (umr Ausser). laboratoire acs (umr Ausser). architecturale et urbaine et co-dirige l’équipe de
recherches Ar-Techne au sein du LéaV.
Valérie Lebois [V. L.] Nicolas Nogue [N. N.]
Valérie Lebois est psychosociologue et docteur en Nicolas Nogue est docteur en histoire de l’art et Agnès Sander [A. S.]
architecture. Elle enseigne les sciences sociales spécialiste de l’histoire des infrastructures du xixe Agnès Sander [† 2012] a été architecte Desa, maître
dans les écoles d’architecture de Strasbourg et de siècle à nos jours. Il est actuellement chargé de de conférences à l’université de Paris-Ouest-
Paris-Malaquais. mission au ministère de la Culture. Nanterre La Défense et enseignante à Sciences Po
Paris. Chercheur au Lavue (umr cnrs n°7145), elle
Jean-Marc Lefèvre [J.-M. L.] Clément Orillard [C. O. ] avait collaboré aux revues Flux et Métropolitiques.
Jean-Marc Lefèvre est archiviste. Il travaille à Clément Orillard est architecte et docteur en
l’Établissement public de gestion du site de La architecture. Il est maître de conférence à l’Insti- Cyrille Simonnet [C. S.]
Défense (DeFacto) en tant que responsable des tut d’urbanisme de Paris, en charge du parcours Cyrille Simonnet est architecte et docteur en
archives. « Programmation architecturale et urbaine », et histoire de l’art. Membre de l’équipe acc (Ensa
membre du Lab’Urba. Grenoble), il enseigne l’histoire de l’architecture à
Loïse Lenne [L. L.] la faculté des Lettres de l’université de Genève.
Loïse Lenne est architecte et doctorante en archi- Arnaud Passalacqua [A. Pa.]
tecture à l’ocs (umr Ausser). Enseignante à l’Ensa Arnaud Passalacqua est ingénieur X et Ponts. Yamina Tadjeddine [Y. T.]
de la Ville et des Territoires à Marne-la-Vallée, elle Docteur en histoire, il est maître de conférences à Yamina Tadjeddine, ancienne élève de l’École
est membre du comité de rédaction de la revue l’université Paris-Diderot. normale supérieure de Cachan, docteur en sciences
Marne(s). économiques de l’École polytechnique, est maître
Bernard Paurd [B. P.] de conférences hdr à l’université Paris-Ouest-
Joachim Lepastier [J. L.] Bernard Paurd est architecte. Il enseigne l’histoire Nanterre La Défense et chercheuse à EconomiX.
Joachim Lepastier est architecte et diplômé de la des villes et le projet d’architecture à l’Ensa
Femis. Il écrit aux Cahiers du cinéma et enseigne au Paris-Belleville. Simon Texier [S. T.]
Conservatoire libre du cinéma français. Simon Texier est historien de l’architecture. Il
Catherine Pellegry-Hollard [C. P.-H.] est professeur d’histoire de l’art contemporain à
Bernard Marrey [B. M.] Catherine Pellegry-Hollard est architecte urba- l’université de Picardie Jules-Verne.
Bernard Marrey est historien et critique d’architec- niste de l’État. Elle est chef de projet au Bureau
ture. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il dirige les des stratégies territoriales à la direction générale Loïc Vadelorge [L. V.]
éditions du Linteau qu’il a fondées en 1993. de l’Aménagement du logement et de la nature Loïc Vadelorge est professeur d’histoire contem-
(medde). poraine à l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée
Aude Mathé [A. M.] et membre du laboratoire Analyse comparée des
Aude Mathé est architecte et doctorante en archi- Antoine Picon [A. Pi. ] pouvoirs (ea 3350).
tecture. Elle est chef de projet audiovisuel et photo- Antoine Picon, ingénieur, architecte et docteur
graphie à la Cité de l’architecture et du patrimoine en histoire, est historien de l’architecture et des
à Paris. techniques. Il est directeur de recherches à l’École
nationale des Ponts et Chaussées et professeur à la
Tricia Meehan [T. M.] Graduate School of Design d’Harvard.
Tricia Meehan est architecte et docteur en archi-
tecture. Membre associé du laboratoire acs (umr Virginie Picon-Lefebvre [V. P.-L.]
Ausser), elle enseigne l’histoire et le projet archi- Virginie Picon-Lefebvre est architecte, docteur en
tectural à l’université de l’Illinois à Urbana- histoire et hdr. Maître-assistante à l’Ensa Paris-
Champaign et à l’Ensa Versailles. Malaquais, elle est chercheur au Liat et gérante de
l’Arav.
Frédéric Mialet [F. M.]
Frédéric Mialet est architecte, journaliste d’archi- Claude Prelorenzo [C. P.]
tecture (d’A, AMC) et chercheur sur l’espace public Claude Prelorenzo est sociologue et hdr. Après
et l’habitat (Certu, Puca, Amo). une carrière de professeur dans les écoles d’archi-
tecture de Marseille et de Versailles, il enseigne
Guillemette Morel Journel [G. M. J.] aujourd’hui à l’École des Ponts ParisTech.
Guillemette Morel Journel, architecte, docteur de
l’ehess, est chercheuse à l’Ensa de la Ville et des Dominique Rouillard [D. R.]
Territoires à Marne-la-Vallée. Elle est membre de Dominique Rouillard, architecte, docteur, hdr, est
l’équipe de recherche ocs (umr Ausser). professeur à l’Ensa Paris-Malaquais. Directrice du
Laboratoire Infrastructure Architecture Territoire
(Liat), elle est associée de l’agence Architecture
Action.
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Index des n
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[
Belluschi, Anthony : 357.
Index des noms Belmont, Joseph : 21, 23, 70-72, 190, 286, 290.
Berg, Gaspar de : 49.
Berlioz, Hector : 32.
Aaron, Jean-Claude : 26-27, 335, 353, 388.
Bernard, Henry : 21, 65, 389.
Abakanowicz, Magdalena : 43.
Berry, John : 106.
Abramovitz, Max : 27-28, 37, 228, 402, 416.
Berthoz, Alain : 153.
Adams, Roy : 300.
Besse, Michel : 385.
Agam, Yaacov : 42, 47, 138, 163-164, 299, 385.
Biasini, Émile : 286, 296, 384.
Agnelli, Giovanni : 375-376.
Bigot, Paul : 53, 388.
Aillaud, Émile : 20-23, 28, 37, 57, 66, 83, 108, 131,
162, 196, 203, 224, 259-260, 262, 275, 298, 330, Bisseuil, Jean-Pierre : 228, 416.
354, 356, 388-389, 433, 436. Blanc, Patrick : 33, 46.
Albert, Édouard : 30, 412. Bled, Bernard : 81, 157, 170, 191, 373.
Alexandre le Grand : 149. Blier, Bertrand : 105.
Alphand, Jean-Charles : 332. Bloc, André : 223.
Andrault, Michel : 37, 119, 337-340, 372, 386, 402. Bloch-Lainé, François : 354.
Andreu, Paul : 72, 249, 388. Boake, Brian : 247, 393.
Antin, duc d’ : 61. Bofill, Ricardo : 434.
Arsène-Henry, Luc : 36, 402. Bohigas, Oriol : 222, 295, 300, 392.
Arsène-Henry, Xavier : 36, 402. Boistière, Claude-Hughes : 24, 26, 36, 53, 82, 143,
Augé, Marc : 304. 161, 188-189, 239, 274, 425-426, 429.
Auzelle, Robert : 21, 36-37, 53-55, 57, 74, 78, 82, Bonnier, Louis : 358.
143, 173, 226, 244, 263, 266, 298, 306, 351, 369, Borgès, Jose Luis : 93.
378, 389, 425-426, 429. Borloo, Jean-Louis : 81, 259.
Ayoub, Nicolas : 37, 339-340, 386. Boscher, Michel : 185.
Badani, Daniel : 36, 57, 147, 298, 389, 426. Bosson, Bernard : 83, 94, 297.
Balkany, Robert de : 352. Botero, Fernando : 43.
Balladur, Édouard : 364. Bouchard, Henri : 388.
Balladur, Jean : 162, 402. Bouvier, Christian : 33, 83, 190-192, 373.
Balmond, Cecil : 284. Bouygues, Francis : 26, 338, 375.
Barbet, Raymond : 80. Bressler, Léon : 410.
Bard, Jean : 253. Breton, André : 153.
Bardet, Gaston : 53. Breuer, Marcel : 423.
Barilari, André : 69, 191, 373. Brullmann, Cuno : 119, 367.
Barre, Raymond : 128, 215, 241, 357, 389. Buchanan, Colin D. : 82, 141, 311.
Barrias, Louis-Ernest : 47, 152, 201. Buffi, Jean-Pierre : 72, 83, 222, 250, 295.
Basilico, Gabriele : 343. Burle Marx, Roberto : 330, 332.
Battisti, Emilio : 300. Calder, Alexander : 31, 42-43, 46, 299.
Baudrillard, Jean : 49, 319. Calen, Michel : 192.
Baumel, Jacques : 230. Cambon, René : 114.
Beaudoin, Eugène : 261. Camelot, Robert : 21, 24, 27, 36, 53, 57, 63, 73, 76,
Béchu, Anthony : 37. 89, 113, 121, 141, 143-144, 196, 201, 206, 256,
Bégout, Bruce : 154. 263-264, 294, 298, 311, 350-351, 360, 388-389,
423-424, 426, 431.
Bel Geddes, Norman : 141.
Cantal-Dupart, Michel : 245.
Bellanger, Emmanuel : 236.
Carax, Leos : 107.
451
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Cardot, Véra : 343. Cumenge, Jean : 187, 420-421. Dubuffet, Jean : 43. Gehry, Frank : 377.
Carlu, Jacques : 24, 294. Dagbert, Jean-Pierre : 161. Dubuisson, Jean : 16. Gendry, Jean-Luc : 354.
Caro, Anthony : 43. Dagen, Philippe : 47. Duchet, Robert : 215. Geoffroy-Dechaume, Clément : 332-333.
Casadesus, Béatrice : 356. Dallier, Philippe : 171. Dufau, Pierre : 24, 161, 298, 365. Geoffroy-Dechaume, Guillaume : 194, 327,
Casi, Silvia : 367. Damery, Claude : 36, 402, 416. Dugowson, Maurice : 106. 332-333.
Castro, Roland : 37, 72, 83, 222, 245-246, 288, 295, Danis, Benoît : 89. Durance, Jean-Yves : 232, 234. Gérin, Michel : 191.
300, 302, 339, 367, 389. Dardel, Georges : 94, 187, 244. Durand-Dessert, Liliane et Michel : 42. Giannoli, Xavier : 105.
Catherine de Médicis : 53, 332. Darras, Amédée : 257. Duthilleul, Jean-Marie : 245. Gibel, Pierre : 183, 186, 237, 360.
Cattani, Alberto : 320, 357. Darras, Jean : 257, 435. Eckbo, Garrett : 281. Giedion, Sigfried : 164.
Ceccaldi-Raynaud, Charles : 69, 83, 94, 189, Dautry, Raoul : 350. Écochard, Michel : 70. Gilbert, Roger : 114, 264, 416.
190-191, 232, 244, 296-297, 372, 384-385. Gillet, Guillaume : 131.
De Gaulle, Charles : 65, 187, 201, 239, 274, 327, 396. Einsele, Martin : 68, 300, 302.
Ceccaldi-Raynaud, Joëlle : 96, 158, 191, 372, 374. Giraud, Henri : 350.
De Kosmi, Brigit : 339. Eleb, Monique : 246.
Chaban-Delmas, Jacques : 80, 186. Giscard d’Estaing, Valéry : 22, 127, 203, 239, 241,
De l’Orme, Philibert : 149. Enyedi, Ildikó : 106.
Chabrol, Claude : 105. 290, 363.
Debord, Guy : 153-154. Esquillan, Nicolas : 73-74, 84, 89, 114-116, 118-119,
Chaix, Philippe : 97, 157, 191, 194, 338, 374. 121, 388, 423. Gischia, Léon : 30.
Debré, Michel : 183.
Chalandon, Albin : 126, 202, 216, 239, 290, 296, Faessel, Pierre : 114-115. Godard, Jean-Luc : 427.
298, 377.
Decq, Odile : 381.
Fainsilber, Adrien : 298, 433. Gohier, Jean : 53.
Charpentier, Jean-Marie : 37. Degoutin, Stéphane : 49.
Faure, Edgar : 140, 204, 361. Goldsmith, Myron : 214.
Charras, Marie-Ange : 80. Dejouany, Guy : 337, 340.
Faure, Maurice : 385. Gomis, André : 164.
Chaslin, François : 127. Delb, Jean-Robert : 37, 89, 402.
Feff, Catherine : 33. Grandval, Gérard : 147.
Chastel, André : 130. Delebarre, Michel : 66, 94, 192, 216, 241, 295-296,
300, 363, 384-385. Feichtinger, Dietmar : 194, 386. Granet, André : 358.
Chauliat, Jean-Paul : 412, 415. Gravereaux, Raymond : 375.
Delon, Alain : 107. Ferrier, Jacques : 341, 367.
Chemetov, Paul : 68, 72, 83, 124, 194, 222, 295, 300, Gréber, Jacques : 15, 24, 37, 53.
302, 414.
Delouvrier, Paul : 20, 70, 83, 183, 185, 188, 225, Fessy, Georges : 343.
238-239, 267, 274, 286, 290, 298-299, 352, Févola, Félix-Pascal : 163. Gréber, Pierre : 15.
Chesneau, Michel : 402. 361-362, 428.
Fiant-Saubot, Clémence : 377. Gropius, Walter : 375.
Chevallier, Édouard : 274. Démaret, Jean : 70.
Filippi, Pierre-Louis : 126, 188-189, 215, 241, 274. Gruber, Thierry : 298.
Chevallier, Jean-Marie : 249. Demones, Jean-Michel : 266.
Finelli, Jean-Claude : 76, 264. Gruen, Victor : 25-26, 352-356.
Childebert 1er : 370. Denis, Gérard : 384.
Fitzpatrick, Tony : 320. Grumbach, Antoine : 245-246, 381, 392.
Chirac, Jacques : 81, 241, 248, 373. Denissof, Sophie : 367.
Fleischer, Alain : 322, 381. Guadet, Julien : 63.
Chochoy, Bernard : 186. Depardon, Raymond : 343.
Flonneau, Mathieu : 235. Guichard, Olivier : 21, 256, 296.
Chtcheglov, Ivan : 153. Deprez, Charles : 232.
Ford, Henry : 368. Guidet, Michel : 355.
Ciriani, Henri : 21, 389. Depussé, Jacques : 15, 294, 317, 402, 416.
Forestier, Jean-Claude-Nicolas : 198. Guimard, Paul : 290.
Claude, Arnaud : 372. Deray, Jacques : 107.
Fort-Brescia, Bernardo : 28, 271. Guinochet, Jean-Louis : 356.
Claudius-Petit, Eugène : 63, 168, 186, 206, 237, Deschamps, Jacques : 156, 190, 435.
256, 259, 348, 360. Fortier, Bruno : 383. Guiro, Vincent : 32.
Deslaugiers, François : 255. Gury, Ivan : 266.
Clément, Gilles : 124, 194, 304, 327, 332-333. Foster, Norman : 37, 266, 341, 367, 404, 410.
Devars, Roger : 114. Gutton, André : 55.
Cobb, Henry N. : 16, 83, 377. Fougerolle, Jacques : 114.
Devedjian, Patrick : 81, 157-158, 191, 374. Hahn, Ernest W. : 356.
Colard, Jean-Max : 49. Fourcaut, Annie : 235.
Devedjian, Roland : 157. Halprin, Lawrence : 332.
Colbert, Jean-Baptiste : 61. Fox, Shelden : 28, 37, 365, 377, 416.
Deverne, Michel : 33, 378. Hammoutène, Franck : 136.
Consigny, Pierre : 126, 189-190, 215, 286. François, Édouard : 46.
Devillers, Christian : 64, 383, 415. Hamon, Anne : 356.
Coquert, Michel : 286. Francq, Léon : 236.
Devillers, Pierre : 64, 199. Harrison, Wallace : 27-28, 37, 228, 402, 416.
Corbet, Michel : 199. Fraysse-Cazalis, Jacqueline : 83, 192, 222, 296,
Dewaere, Patrick : 106. 382. Hartmann, Cécile : 49.
Cossutta, Araldo : 20-21, 27-28, 353.
Diaz, Tony : 300. Freed, James Ingo : 16, 83, 377. Haussmann, Georges Eugène baron : 218.
Coty, René : 118, 201.
Dimitrijevic, Jean : 25, 354-355. Freyssinet, Eugène : 73, 114. Hénard, Eugène : 53, 63, 74, 141, 143, 198, 218, 358.
Coulon, René-André : 36.
Dinkeloo, John : 280. Fuksas, Massimiliano : 341. Hennuyer, Michel : 38, 207.
Courtois, Philippe : 192, 194.
Dong-Lak, Lim : 33. Gance, Abel : 33, 316. Henrard, Roger : 343.
Couturier, Stéphane : 48-49.
Dosse, François : 201. Garcias, Jean-Claude : 68, 124, 194, 332, 369, 383, Herbé, Paul : 24, 36, 53, 82, 89, 263, 351, 425-426.
Couve de Murville, Maurice : 126, 184.
Douglass, Lathrop : 17, 24, 37. 415. Herbert, Michel : 416.
Couzon, Isabelle : 237.
Doxiadis, Constantinos : 220. Gautier, Jacques : 157, 191, 230, 374. Herpin, Isabelle : 80.
Crang, James : 393.
Druenne, Dominique : 415. Gautrand, Manuelle : 16, 341. Herré, Henri : 108, 220.
Crochon, Jean-Luc : 119, 367.
Dubois-Taine, Geneviève : 296, 304. Gayssot, Jean-Claude : 83, 192, 222. Hervé, Lucien : 343.
Crow, Trammell Fred : 27-28, 338.
452 453
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Hervo, Monique : 80. Lafaille, Bernard : 73. Martorell, Josep : 300. Nervi, Pier Luigi : 73, 113-114, 423.
Herzog, Jacques : 341. Lagneau, Guy : 25, 286, 298, 353-355. Marwick, Peat : 177. Niemeyer, Oscar : 21.
Hilberseimer, Ludwig : 141. Lagrange, Jacques : 30. Mas, Jean : 228, 386. Nouvel, Jean : 68, 76, 107, 124, 129, 132, 222,
Hines, George D. : 356. Lalanne, François-Xavier : 21, 23. Massiani, Martial : 187. 245-247, 283, 288, 290-291, 299-300, 302,
319-320, 322, 341, 343, 367, 393, 395-396, 404.
Holly, Birdsill : 103. Lambert, Yvon : 42. Maugard, Alain : 129, 190, 275, 295-296.
Oberti, Marco : 414.
Hourlier, Jean-Baptiste : 266. Lamy, Bernard : 339. Mauroy, Pierre : 290, 384.
Oldenburg, Claes : 43.
Housden, W. H. G. : 28, 174, 377. Landowski, Paul : 388. Maxwell, Robert : 140, 338.
Ollier, Patrick : 230.
Hugues, David : 26-28, 375. Lang, Fritz : 90. Mayet, Pierre : 94, 190, 295-296, 384-385.
Ornano, Michel d’ : 83, 215.
Huidobro, Borja : 68, 124, 222, 295, 300, 302. Lang, Jack : 42, 71, 290. Mayne, Thom : 29, 341, 367.
Ott, Carlos : 377.
Hutin, Georges : 187, 267, 433. Lauras, Bénédicte : 61, 170, 347, 421. Maziol, Jacques : 53.
Overcash, Whitson M. : 375, 377.
Huxtable, Ada Louise : 392. Lautner, Georges : 106. Médecin, Jean : 267.
Owings, Nathaniel : 26, 37, 214, 298, 375.
Ibos, Jean-Marc : 124, 319, 404. Lavedan, Pierre : 197. Méhaignerie, Pierre : 156.
Paquot, Thierry : 97.
Jankovic, Ivan : 53. Le Corbusier : 53, 90, 148-149, 166, 198, 219-220, Meier, Richard : 247, 392.
249, 282, 350, 398, 431, 434. Parat, Pierre : 37, 119, 337-339, 372, 386, 402.
Jarre, Jean-Michel : 33, 205, 344, 384. Menkès, René : 28, 174, 377, 416.
Le Nôtre, André : 61-62, 53, 64, 149, 281, 327, 332, Pasqua, Charles : 81, 94, 157, 222, 232, 288, 295,
Jarry, Patrick : 192, 222. Menkès, Édouard : 257. 297, 373.
381.
Jaussely, Léon : 358. Mermaz, Louis : 384. Pasquier, Henri : 197-198.
Le Troquer, André : 267.
Jausserand, Jean-Pierre : 16. Merrill, John : 26, 37, 214, 298, 375. Pasquini, Pierre : 395.
Lebrat, Andrée : 206.
Jérusalémy, Jean : 175, 189, 276, 347. Messier, Jean-Marie : 340. Patriotis, Hector : 57.
Legalès, Patrick : 414.
Jodry, Jean-François : 247, 389, 393. Messmer, Pierre : 239. Pedersen, William : 28, 37, 365, 377, 416.
Leibovici, Michel : 372.
Joffet, Robert : 199, 327, 332. Meuron, Pierre de : 341. Pei, Ieoh Ming : 16, 20-21, 25, 27-28, 69, 83, 162, 280,
Leira, Eduardo : 300.
Johnson, Philip : 27. Michel, Jacques : 131. 298, 335, 353, 356, 377, 388-389.
Lelarge, Pascal : 194.
Jolivet, Pierre : 105. Michel, Jean-Marc : 158. Pellerin, Christian : 28, 37, 119, 126, 128, 156, 189,
Lelong, Daniel : 42.
Joly, Pierre : 343. Michelin, Nicolas : 341. 241, 275, 277, 286, 290, 335-338, 340, 347, 357,
Lemaire, Maurice : 186. 376, 385, 429.
Josse, Pierre : 187, 279. Mies van der Rohe, Ludwig : 27.
Lenclos, Jean-Philippe : 356. Perben, Dominique : 373.
Jouve, Jean-Pierre : 76. Miller, Henri de : 43, 280.
Léonard de Vinci : 53, 143. Peretti, Achille : 372.
Jullien, François : 27-28, 37, 76, 174, 214, 336, 357, Millier, Jean : 19-21, 25-28, 31-32, 36-37, 39, 66,
375-377, 402, 416. Léotard, François : 138. 82-83, 94, 126-127, 139, 156, 162-163, 185, Péron, René : 369.
Kahn, Louis : 248. Leygue, Louis : 164. 188-191, 202, 215, 217, 239, 244, 257, 265, 267, Perrault, Dominique : 290, 341.
Lhoste, Claude : 356. 274-275, 286, 290-291, 298-299, 335, 345, 347,
Kalisz, Jacques : 21, 166, 259, 262, 298, 328, 389, Perret, Auguste : 53, 74, 143, 355.
352-355, 363, 374-376, 395, 426-427, 429, 433.
433-434, 436. Lion, Robert : 70-71, 132, 140, 248, 275, 290, 299, Perriand, Charlotte : 70.
338, 385, 392. Mimram, Marc : 386.
Karoutchi, Roger : 230, 233, 374. Perronet, Jean-Rodolphe : 62.
Lion, Yves : 389. Mimran, Hervé : 105.
Kessel, Joseph : 47, 139. Perrottet, Jean : 166.
Lods, Marcel : 261, 413. Miou-Miou : 106.
Khan, Fazlur : 214. Perzo, René : 114.
Lombard, François : 247. Miró, Joan : 31, 42, 299.
Kiley, Daniel Urban : 147, 196, 199, 280-281, 299, Pétonnet, Colette : 80.
332, 426. Lopez, Raymond : 375. Mitoraj, Igor : 43.
Petraccone, Silvio : 294.
Klapisch, Cédric : 105. Luntz, Édouard : 107. Mitterrand, François : 37, 66, 71, 124, 140, 203,
241, 247-250, 255, 267, 286, 290-291, 392. Philolaos, Tioupas : 31, 164, 385.
Klasen, Peter : 326. Lyautey, Hubert, maréchal : 267. Piano, Renzo : 288.
Miyawaki, Aiko : 385.
Knapp, Alex : 49. Macary, Michel : 298, 389. Picasso, Pablo : 43, 48.
Monet, Claude : 164.
Kober, Charles M. : 356. Maccola, Giorgio : 337. Piccoli, Michel : 106.
Monnet, Jean : 361.
Kohn, Eugène : 28, 37, 365, 377, 416. Mackay, David : 300. Pisani, Edgar : 188, 290.
Montegut, Jacques : 332.
Kollhoff, Hans : 283, 300. MacLean, Alex : 343, 346. Pistre, Jean : 16, 37, 288, 318, 357, 367, 386, 402,
Morel, Jean-Paul : 338.
Koolhaas, Rem : 106, 282-285, 288, 300, 304, 341, Magnan, René : 53. 404, 416.
436. Morellet, François : 39, 299.
Mailly, Jean de : 15, 21, 24, 27, 36, 53-54, 73, 89, Poëte, Marcel : 53, 358.
Kowalski, Piotr : 43, 299. 113-114, 121, 141, 143, 201, 206, 256, 263, 276, Moretti, Raymond : 39, 47-48, 138-139, 356, 385.
Poggi, Jean-Pierre : 43.
Kramer, Robert : 107. 294, 298, 311, 317, 350-351, 360, 388, 402, 416, Mori, Mariko : 48.
423-424, 426, 431. Polak, André : 388.
Kreienbühl, Jürg : 47. Moritz, Michel : 31-32, 39, 43.
Malizard, André : 257. Polak, Jean : 388.
Kurokawa, Kisho : 339, 392. Moullet, Luc : 107.
Malraux, André : 30, 48, 140, 328, 431, 434. Pompidou, Georges : 21, 48, 184, 225, 239, 292, 372,
La Fonta, Henri : 37, 335-337. Moullet, Patrice : 138-139. 389, 406.
Marchand, André : 30. Moutout, Jean-Marc : 105.
Lacaze, Jean-Paul : 62, 126, 128, 156, 189-190, 217, Portman, John : 26.
275, 286-287, 422, 435-436. Marcou, Jean : 187. Nakache, Géraldine : 105. Portzamparc, Christian de : 76, 194, 245-246, 290,
Lacombe, Gilbert : 114, 116. Marigny, Marquis de : 61. Napoléon Ier, Bonaparte : 152, 180, 247, 316. 386, 402, 436.
Lacoste, Jean-Pierre : 26. Maroti, François : 412. Napoléon III : 316. Pottier, Henri : 21, 343, 389.
454 455
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Pottier, Jean : 343. Sarkozy, Nicolas : 69, 81, 95-96, 157, 191, 194, 230, Travolta, John : 107.
Pouvreau, Emmanuel : 113-114, 118, 206, 360. 233, 241, 245, 297, 372-374. Treu, Vincent : 46.
Prost, Henri : 63, 113, 181, 206, 237, 311, 332, 350, Saubot, Jean : 375. Treuttel, Jean-Jacques : 68, 124, 194, 332, 369, 383,
358, 360, 388, 405, 413. Saubot, Roger : 17, 27-28, 37, 76, 174, 214, 336, 357, 415.
Prothin, André : 24, 53-55, 61, 82, 143, 175-176, 365, 375-377, 402, 416, 429. Treuttel, Jérôme : 68, 124, 194, 332, 369, 383, 415.
184, 186-189, 212, 237, 267, 274, 276, 347-348, Saudmont, Yves : 216. Trombe, Félix : 22.
350-352, 361, 426, 432-433. Schmidlin, Claude : 257. Turner, Robert Lewis : 37.
Prouvé, Jean : 15-16, 70, 73, 84, 118-119, 294, 317, Schoeller, Bernard : 402.
402, 416, 423.
Ungers, Oswald Mathias : 283.
Schöffer, Nicolas : 48, 203, 209, 275, 292, 343, 432. Urquijo, Fernando : 337.
Proux, Michel : 266, 416.
Schwitters, Kurt : 48. Valle, Gino : 337.
Provost, Allain : 327, 330, 332.
Sebag, Jean : 423. Valode, Denis : 16, 37, 288, 318, 357, 367, 386, 402,
Puget, Roger : 198.
Sébille, Georges : 53. 404, 416.
Quero, Damian : 300.
Seguin, Philippe : 233. Varène, Claude : 394.
Quilès, Paul : 295.
Selinger, Shlomo : 43. Varini, Felice : 46.
Quilliot, Roger : 290, 295.
Sellier, Henri : 235-236. Vasconi, Claude : 389, 435.
Rabaud, Olivier : 264.
Senneville, Gérard de : 94, 139, 156, 170, 172-173, Verne, Jules : 396.
Raffarin, Jean-Pierre : 157. 190, 216, 275, 295-296, 349, 384-385. Verola, Jean : 402.
Rapson, Ralph : 25. Serra, Richard : 42. Vetter, Pierre : 36, 402, 416.
Raynaud, Jean-Pierre : 39, 43. Sertour, Pierre : 275, 296. Viatte, Germain : 39, 42-43.
Redon, Yves : 257. Seurre, Charles-Émile : 316. Vicariot, Henri : 406.
Reitzel, Erik : 248. Sgard, Jacques : 196, 327, 433. Vidal, Henri : 275.
Remondet, André : 256-257, 262, 432, 436. Skidmore, Louis : 26, 37, 214, 298, 375. Viguier, Jean-Paul : 37, 69, 120, 194, 247, 389, 393,
Renaudie, Jean : 166. Smart, Bob : 300. 416, 436.
René, Denise : 42. Smith, Larry : 353. Vilar, Jean : 30, 127.
Rice, Peter : 255. Smnavoska, Élisabeth : 23. Villeminot, Alain : 199.
Richez, Thomas : 367. Solal, Jean-Louis : 352. Vincenz, Radu : 435.
Ricono, Gilles : 192, 382. Soler, Francis : 389. Vivien, Robert-André : 80.
Rieti, Fabio : 20, 259. Sonfist, Alan : 43. Vodar, Michel : 294.
Robertson, Derry : 247, 393. Soret, Philippe : 138. Voisset, Jean-Claude : 274-275.
Robida, Albert : 224. Soria, Pierre : 319. Walker, Peter : 300.
Rocard, Michel : 66, 157, 185, 190, 192, 231-232, Spreckelsen, Johan Otto : 23, 66, 71, 204, 241, Webb, Peter J. : 28, 174, 377, 416.
241, 363. 247-250, 255, 286, 290-291, 388, 393. Weil, Gilbert : 36, 402, 416.
Roche, Kevin : 280, 377. Srot, Jean-Michel : 266. Weil, Michel : 355.
Rochette, Jean-Claude : 89. Stenzel, Michel : 161. Wenders, Wim : 106-107, 343.
Rogers, Richard : 245-247, 392. Stern, Robert A. M. : 28. Willerval, Bruno : 28.
Rohmer, Éric : 105. Stinco, Antoine : 415. Willerval, Jean : 290, 336-337, 389.
Rollin, Jean : 106. Subileau, Jean-Louis : 290. Willis, Carol : 216.
Ronai, Simon : 244. Sudreau, Pierre : 65, 144, 182, 186, 238-239, 361. Wogenscky, André : 413, 431, 432-433, 436.
Rose, James : 281. Swetchine, Jean : 70. Wright, Frank Lloyd : 26.
Rosenthal, Léonard : 63, 121, 358. Tafel, Edgar : 26. Zay, Jean : 161.
Rouit, Jean : 365, 377. Takis, Vassilakis : 42. Zeckendorf, William : 27.
Roullier, Jean-Eudes : 180. Tati, Jacques : 427. Zehrfuss, Bernard : 15, 27, 31, 36, 53, 63, 73, 89,
Rousseau, Jean-Jacques : 153. Templon, Daniel : 42. 113, 121, 141, 143, 201, 206, 247, 256, 261, 263,
Roussilhe, André : 361. Tézé, Jacques : 26. 294, 306, 311, 320, 339, 350-351, 360, 388-389,
Roux, Marcel : 79, 259. 392, 423-424, 426, 431.
Thibaud, Paul : 130.
Roux-Dorlut, Pierre : 147. Zerafa, Boris E. : 28, 174, 377, 416.
Thibierge, Nicolas : 420.
Saarinen, Eero : 280. Zubléna, Aymeric : 389.
Thiebaut, Pierre-André : 186.
Saint Phalle, Niki de : 163. Thurnauer, Gérard : 286, 392.
Salem, Roger : 166. Tiberi, Jean : 81.
Santelli, Serge : 80. Torricini, Claude : 31, 43, 356.
Sarkozy, Jean : 191. Torrieri, Ennio : 339, 402.
456 457
Table
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[
Ceccaldi-Raynaud (Joëlle) [P. C.] 96
Table Chaix (Philippe) [V. P.-L. ] 97
Acier [N. C.] 15 Cinéma (La Défense au) [S. N., J. L.] 105
Art à La Défense (L’ ) [R. C.] 39 Culte (Lieu de) [L. A.] 136
Art (La Défense dans l’ ) [R. C.] 47 Culture (Lieux de) [L. L.] 138
BTP (Entreprises du) [N. N.] 84 École d’ architecture de Nanterre [C. P.-H. ] 166
459
LA DÉFENSE A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Entreprises (Installation des) [Y. T.] 175 Lacaze (Jean-Paul) [T. M.] 286 Seine-Arche [V. L.] 382
Épa (Établissement public Léonard-de-Vinci (Pôle universitaire) [N. C.] 288 Senneville (Gérard de) [T. M.] 384
d’ aménagement) [L. V.] 180
Lion (Robert) [T. M.] 290 Société Générale (Tours) [R. R.] 386
Épad (Établissement public pour l’ aménagement
de la région dite de La Défense) [C. O.] 186 Lumière Cybernétique (Tour) [R. R.] 292 Tête-Défense [R. R.] 388
Épasa (Établissement public d’ aménagement de Mailly (Jean de) [S. T.] 294 Toponymie [C. P.] 394
Seine-Arche) [C. O.] 192
Maugard (Alain) [T. M.] 295 Tourisme [M. G.-B.] 399
Espaces verts / Espaces libres [G. F. ] 195
Mayet (Pierre) [T. M.] 296 Tours (Les) [R. R.] 402
Événement [L. L.] 201
Millier (Jean) [T. M.] 298 Transport [A. Pa. ] 405
Expositions [L. L.] 206
Mission Grand Axe [F. F.] 300 Unibail [I. B.-S.] 410
Expropriations [V. L.] 210
Mobilité (Pratiques de) [S. G.] 305 Université Paris Ouest —
Fiat (Tour) [R. R.] 214 Nanterre - La Défense [A. S.] 412
Mobilité (Systèmes de) [S. G.] 311
Filippi (Pierre-Louis) [T. M.] 215 Verre [N. C.] 416
Napoléon Ier [G. M. J.] 316
Finance / Financiarisation [I. B.-S.] 216 Volumes (Division en) [I. B.-S.] 420
Nobel (Tour) [R. R.] 317
Flux [A. Pi.] 219 Zehrfuss (Bernard) [S. T.] 423
Nouvel (Jean) [F. F.] 319
Fraysse (Jacqueline) [T. M.] 222 Zone A [V. P.-L.] 424
Parkings [A. Pi.] 323
Futur (Le) [D. R.] 223 Zone B [P. C.] 431
Paysage / Paysagistes [B. B.] 327
Gan (Tour) [R. R.] 228 Bibliographie 439
Pellerin (Christian) / Sari-Seeri [C. O.] 335
Gautier (Jacques) [T. M.] 230 Les auteurs 447
Phare (Tour) [R. R.] 341
Gestion [C. O.] 231 Index des noms 451
Photographie [A. M.] 343
Gouvernance [P. C.] 235
Promoteurs [I. B.-S.] 347
Grand Paris (La Défense dans le) [F. M.] 245
Propriété foncière [I. B.-S.] 348
Grande Arche [V. P.-L.] 247
Prothin (André) [T. M.] 350
Grands ensembles [M. K.] 256
Quatre-Temps (Les) [C. O.] 352
Habitations [V. L.] 261
Région parisienne
Hutin (Georges) [T. M.] 267 (Aménagement de la) [C. O.] 358
IGH (Immeuble de grande hauteur) [R. R.] 268 Renouveau (Plan de) [R. R.] 365
Ingénieurs de l’ Épad [V. P.-L.] 274 Sainte Geneviève [B. P.] 370
Investisseurs immobiliers [I. B.-S.] 276 Sarkozy (Nicolas) [C. O.] 372
Josse (Pierre) [T. M.] 279 Saubot (Roger) [C. O.] 375
Kiley (Daniel Urban) [G. F.] 280 Scène urbaine [L. L.] 378
460 461