Chapitre 1
Polynômes et équations du second degré
1.1 Polynômes du second degré
Définition 1.1. On appelle polynôme du second degré toute fonction de x définie sur R
pouvant se mettre sous la forme
P (x) = ax2 + bx + c,
où a ∈ R∗ et b, c ∈ R.
Exemples : Les fonctions f, g et h sont définies sur R par :
f (x) = 2 − x2 , g(x) = (4x − 3)2 et h(x) = (x − 5)2 − (x + 1)2 .
— f est une fonction polynôme du second degré : a, b et c valent respectivement −1, 0 et 2.
— Après développement, on a g(x) = 16x2 − 24x + 9, g est donc bien une fonction du second
degré ayant pour coefficients 16, −24 et 9.
— Après développement et réduction, on a h(x) = −12x + 24. Ici a = 0, h est une fonction
polynôme de degré 1 (ou fonction affine).
Remarques :
— a est le coefficient dominant et c est le coefficient constant.
— Le degré d’un polynôme est en fait défini par la plus grande puissance de x qu’il contient :
x3 est polynôme de degré 3 ; x2 − x4 est degré 4 ; x5 − x + 1 est de degré 5.
1.2 Forme canonique
Théorème 1.1. Tout polynôme P du second degré peut s’écrire sous la forme
P (x) = a(x − α)2 + β,
b2
Cette écriture est appelée forme canonique.
b
où α = − et β = c − .
2a 4a
1
1.3. VARIATIONS
Démonstration. Soit P un polynôme du second degré. Par définition il existe trois réels a, b et
c (avec a 6= 0) tels que pour tout x ∈ R :
P (x) = ax2 + bx + c
b
Å ã
2
=a x + x +c
a
ÇÅ å
b 2 b2
ã
=a x+ − 2 +c
2a 4a
ã2
b b2 4ac
Å
=a x+ − +
2a 4a 4a
ã2
b 4ac − b2
Å
=a x+ + .
2a 4a
b 4ac − b2
On peut choisir α=−
2a
et β=
4a
.
Remarque : On a P (α) = a(α − α)2 + β = β . Il est ainsi plus commode de retenir β = P (α).
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1.3 Variations
Propriété 1.1. Soit P un polynôme du second degré.
— Si a < 0, alors P est croissant sur ]−∞, α] et décroissant sur [α, +∞[ et β est le maximum
de P .
x −∞ α +∞
β
P (x)
−∞ −∞
— Si a > 0, alors P est décroissant sur ]−∞, α] et croissant sur [α, +∞[ et β est le minimum
de P .
x −∞ α +∞
+∞ +∞
P (x)
β
Démonstration. Exercice (utiliser la forme canonique).
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CHAPITRE 1. POLYNÔMES ET ÉQUATIONS DU SECOND DEGRÉ
Exemple : Soit P le polynôme défini sur R par P (x) = 2x2 −4x+9 ; mis sous forme canonique,
on a
P (x) = 2(x − 1)2 + 7.
On a a = 2 > 0 donc P a pour tableau de variations
x −∞ 1 +∞
+∞ +∞
P (x)
7
On en déduit que le P admet 7 pour minimum atteint en 1 ; il n’a pas de maximum.
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1.4 Représentation graphique
Propriété 1.2. Soient a, α, β trois nombres réels (avec a 6= 0) et P définie sur R par P (x) =
a(x − α)2 + β . La courbe représentative de f est une parabole.
Elle a pour sommet le point de coordonnées (α ; β) et pour axe de symétrie la droite d’équation
x = α.
y y
x=α P β b
α α
x x
β b
x=α
Si a > 0 : Si a < 0 :
1.5 Racines
Définition 1.2. Soient P un polynôme du second degré et a un nombre réel. On dit que x0 est
une racine de P si P (x0) = 0.
Exemple : Soit P définie sur R par P (x) = 2x2 − 8x + 6. On a P (1) = 2 × 12 − 8 × 1 + 6 = 0,
1 est donc une racine de P . En revanche, P (0) = 6, le nombre 0 n’est donc pas une racine de
P.
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1.5. RACINES
Théorème 1.2. Soient a, b, c trois nombres réels (avec a 6= 0) et P défini sur R par P (x) =
ax2 + bx + c.
On pose ∆ = b2 − 4ac.
— Si ∆ < 0, alors P ne possède pas de racine réelle.
b
— Si ∆ = 0, alors P possède une seule racine valant x0 = α = − ; P se factorise alors
2a
sous la forme P (x) = a(x − α)2.
— Si ∆ > 0, alors P possède deux racines distinctes valant
√ √
−b − ∆ −b + ∆
x1 = et x2 = .
2a 2a
P se factorise alors sous la forme P (x) = a(x − x1 )(x − x2 ).
Remarque : Le nombre ∆ est appelé discriminant de f .
Démonstration. Soit P (x) = ax2 + bx + c un polynôme du second degré. En utilisant la forme
canonique de P , l’équation P (x) = 0 peut s’écrire
a(x − α)2 + β = 0,
ou encore, en remplaçant β par sa définition et en multipliant par 4a,
4a2 (x − α)2 = b2 − 4ac ;
ce que l’on peut réécrire sous la forme suivante :
[2a(x − α)]2 = ∆.
Nous arrivons à une équation de la forme X 2 = ∆. Il y a trois cas possibles :
∆<0 : le carré d’un nombre réel ne pouvant être négatif, l’équation n’a pas de solution et
donc P n’a pas de racine.
∆=0 : nous avons alors [2a(x − α)]2 = 0 et, comme a est non nul, on en déduit que
b
x=α=− .
2a
P admet donc comme unique racine α. Par ailleurs, on a P (α) = β ; on en déduit que
β = 0 et donc que P (x) = a(x − α)2 .
∆>0 : nous avons alors deux possibilités :
√ √
2a(x − α) = − ∆ ou 2a(x − α) = ∆,
soit, en remplaçant α par son expression,
√ √
−b − ∆ −b + ∆
x=
2a
ou x=
2a
.
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CHAPITRE 1. POLYNÔMES ET ÉQUATIONS DU SECOND DEGRÉ
P admet donc deux racines distinctes. Par ailleurs, on a
P (x) = a(x − α)2 + β
b2
= a(x − α)2 + c −
4a
4ac − b2
ï ò
2
= a (x − α) +
4a2
∆
ï ò
2
= a (x − α) − 2
4a
Ç √ åÇ √ å
∆ ∆
= a x−α− x−α+
2a 2a
= a(x − x1 )(x − x2 ).
Remarque :
— On a établi au cours de cette démonstration une seconde formule pour le discriminant :
∆ = −4aβ .
— Toute équation du second degré P (x) = k avec k ∈ R peut se rapporter à la recherche
des racines d’un autre polynôme.
Exemples :
1. P1 (x) = x2 + 1 a pour discriminant ∆ = −4, il n’a donc pas de racine réelle.
2. P2 (x) = 4x2 − 8x + 4 a pour discriminant ∆ = 0, il a une racine : x0 = 1.
3. P3 (x) = x2 + x − 1 a pour discriminant ∆ = 5, il a deux racines :
√ √
−1 − 5 −1 + 5
x1 =
2
et x2 =
2
.
Propriété 1.3. Si P (x) = ax2 +bx+c polynôme du second degré admet deux racines (distinctes
ou confondues) x1 et x2, alors on a
b c
x1 + x2 = − et x1 × x2 = .
a a
Démonstration. Exercice.
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1.6. SIGNES D’UN POLYNÔME DU SECOND DEGRÉ
1.6 Signes d’un polynôme du second degré
Théorème 1.3. Soit P un polynôme du second degré et ∆ son discriminant.
— Si ∆ < 0, alors P (x) est du signe de a pour tout x ∈ R.
x −∞ +∞
P (x) signe de a
— Si ∆ = 0, alors P (x) est du signe de a pour tout x ∈ R\{x0} où x0 est la racine de P .
x −∞ x0 +∞
P (x) signe de a 0 signe de a
— Si ∆ > 0, alors P (x) est du signe de a pour tout x ∈] − ∞, x1[∪]x2 , +∞[ et du signe de
−a pour tout x ∈]x1 , x2 [, où x1 et x2 sont les racines de P :
x −∞ x1 x2 +∞
P (x) signe de a 0 signe de -a 0 signe de a
Démonstration. Soit P un polynôme du second degré et ∆ son discriminant.
— Si ∆ < 0, alors P n’a pas de racines et ne change donc pas de signes : P (x) est soit
strictement positif, soit strictement négatif pour tout x ∈ R. Pour voir de qu’il s’agit bien
du signe de a, repartons de la forme canonique de P :
P (x) = a(x − α)2 + β.
Supposons a > 0 et regardons pour quels x ∈ R l’inégalité P (x) > 0 est vraie. En
réutilisant les calculs de la démonstration du théorème 1.2, on aboutit à
P (x) > 0 ⇐⇒ a(x − α)2 > −β ⇐⇒ 4a2 (x − α)2 > ∆.
Cette dernière inégalité est vraie pour tout x ∈ R puisque ∆ < 0 et 4a2 (x − α)2 ≥ 0.
Donc P (x) > 0 pour tout x ∈ R, autrement dit P est du signe de a.
Reste le cas a < 0, il se traite de façon identique en considérant P (x) < 0.
— Si ∆ = 0, alors P (x) = a(x − x0 )2 . Comme (x − x0 )2 ≥ 0 pour tout x ∈ R, on en déduit
que P (x) est du signe de a pour tout x ∈ R\{x0 }.
— Si ∆ > 0, alors P (x) = a(x − x1 )(x − x2 ). Pour étudier son signe, un simple tableau de
signe suffit.
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CHAPITRE 1. POLYNÔMES ET ÉQUATIONS DU SECOND DEGRÉ
Si a < 0 :
x −∞ x1 x2 +∞
a − − −
x − x1 − 0 + +
x − x2 − − 0 +
P (x) − 0 + 0 −
Si a > 0 :
x −∞ x1 x2 +∞
a + + +
x − x1 − 0 + +
x − x2 − − 0 +
P (x) + 0 − 0 +
Exemples :
— P1 (x) = x2 + 1a pour discriminant −4, il est donc strictement positif sur R.
— P2 (x) = 4x − 8x + 4 a pour discriminant 0, il est donc positif sur R\{1} et nul en 1.
2
√
— P3 (x) = 5 − x2 aîpour discriminant
√ √ √
20, il est positif (signe de −a) entre sesóracines : − ó 5
√
et 5, donc sur − 5 ; 5 – et négatif à l’extérieur de celles-ci, donc sur −∞ ; − 5 ∪
ó
î√
5 ; +∞ .
î
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1.7. EXERCICES
1.7 Exercices
1.7.1 Démarrage
Exercice 1.1. Parmi les fonctions suivantes, lesquelles sont des polynômes du second degré ?
√
f1 (x) = 3x2 − 1, f2 (x) = −9x2 + x, f3 (x) = x2 + 7 x, f4 (x) = 8(x − 3)2 − 2(3 + 2x)2 .
Exercice 1.2. Mettre sous forme canonique les polynômes suivants :
P1 (x) = −4x2 + 6x − 1, P2 (x) = 5x2 − 15x + 1, P3 (x) = 4x2 − 1, P4 (x) = 5x2 + 25x − 2.
Exercice 1.3. Donner les variations des polynômes suivants :
P1 (x) = 1 − 3x2 , P2 (x) = 4x2 − 2x, P3 (x) = x2 + 50x − 1.
Exercice 1.4. Esquisser les courbes des polynômes des deux exercices précédents.
Exercice 1.5. Les courbes ci-dessous sont celles de polynômes du second degré, donner le signe
de a et les valeurs de α et β .
3 3
P2
2 2
1 1
0 0
-1 0 1 2 3 4 5 -4 -3 -2 -1 0 1 2
-1 -1
-2 -2
P1
-3 -3
Exercice 1.6. Les réels −3, −1, 0, 2 et 5 sont-ils racines du polynômes P (x) = 2x2 − 2x − 4 ?
Exercice 1.7. Déterminer, si elles existent, les racines des polynômes suivants :
P1 (x) = −2x2 −1, P2 (x) = 3x2 −6x−4, P3 (x) = −9x2 +12x−4, P4 (x) = −4(x−1)(x+11).
Exercice 1.8. Déterminer le signe des polynômes ci-dessus.
1.7.2 Approfondissement
Exercice 1.9. [Algorithme] Écrire et coder en Python (ou à la calculatrice) un algorithme
donnant la forme canonique d’un polynôme connaissant ses coefficients.
Exercice 1.10. A xE B
Soit ABCD un carré de côté 4. Soient x ∈
[0, 4], E ∈ [AB] tel que AE = x et F ∈ [AD]
tel que DF = x.
Déterminer x pour que l’aire du triangle F
x
F EC soit minimale.
D C
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CHAPITRE 1. POLYNÔMES ET ÉQUATIONS DU SECOND DEGRÉ
Exercice 1.11. Soit P un polynôme du second degré. Sachant que :
— les antécédents de 0 par P sont −2 et 3 ;
— l’image de 4 par P est −5 ;
déterminer l’expression de P en fonction de x.
Exercice 1.12.
3
Soient P1 et P2 deux polynômes dont on 2 P2
peut observer les courbes représentatives ci- 1
contre. Pour P1 et P2, déterminer :
1. α et β ; -4 -3 -2 -1
0
0 1 2
2. ses racines ; -1
3. son coefficient dominant. -2
-3 P1
Exercice 1.13. Trouver deux entiers consécutifs dont le produit vaut 4970.
Exercice 1.14. [Physique, algorithme] On souhaite étudier la profondeur d’un puits ; pour
cela, on y lâche une pierre, sans vitesse initiale et de masse m, afin de chronométrer le temps
qu’elle mettra pour atteindre le fond du puits en arrêtant le chronomètre à l’instant où l’on
entend l’impact de la pierre. En négligeant les frottements de l’air, le principe fondamental de
la dynamique (ou deuxième loi de Newton) nous dit que la distance parcourue par la pierre au
temps t est donnée par
1
x(t) = gt2,
2
où g est l’accélération de pesanteur et vaut environ 9, 8m/s2.
1. Quelle est la distance parcourue si le temps de chute est de 2s ? – de 4s ?
2. Combien de temps met la pierre à atteindre le fond d’un puits de 20m ?
3. À partir de l’instant du lâcher de la pierre, au bout de combien de temps l’observateur
entend-t-il le son de l’impact au fond du puits ? (Vitesse du son dans l’air : environ
340m/s).
4. (**) Supposons cette fois-ci que l’on ne connaisse pas la profondeur du puits. Le bruit
de l’impact arrive à l’observateur au bout de 3, 1s. Quelle est la profondeur du puits ?
Indication : exprimer les temps d’aller et de retour en fonction de la profondeur p du
puits puis poser P = √p dans l’équation à résoudre.
5. Écrire et programmer un algorithme en Python donnant la profondeur du puits connais-
sant le temps nécessaire pour entendre le bruit de l’impact.
Exercice 1.15. [Algorithme] Écrire et coder en Python (ou à la calculatrice) un algorithme
donnant les racines d’un polynôme – si elles existent – connaissant ses coefficients.
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1.7. EXERCICES
Exercice 1.16. Déterminer le signe des fonctions suivantes (on précisera leurs domaines de
définition) :
x2 − 2x − 3 −2x2 + 1 −3(x + 4)(x − 10)
f (x) = , g(x) = , h(x) = .
x+4 x2 + 1 x2 − 25
Exercice 1.17. Résoudre les inéquations suivantes :
2 3
< x + 5, ≥ x + 8.
x x−4
Exercice 1.18. Résoudre dans R les équations
x4 − 5x2 + 3 = 0 et 6x4 + 3x2 − 1 = 0.
Indication : on pourra poser X = x2 .
Exercice 1.19. Résoudre dans R+ les équations
√ √
x−5 x+3 =0 et 6x + 3 x − 1 = 0.
Exercice 1.20. [Physique et magie] Pour fêter la fin de leur année d’étude à Poudlard,
Fred et Georges décident de tirer un feu d’artifice. Ils espèrent notamment que leurs projectiles
magiques retomberont sur le professeur Rogue situé à 100m de leur point de tir (ce dernier
ne serait pas blessé mais deviendrait intégralement rose pendant une semaine). Le projectile
est tiré avec un angle θ par rapport au sol (supposé plat) et une vitesse v. D’après les calculs
d’Hermione (qui ignorait ce que voulait Fred et Georges), la trajectoire est donnée par l’équation
g
y=− [1 + tan2 θ]x2 + x tan θ,
2v 2
où g est l’accélération de pesanteur et vaut environ 9, 8m/s2.
Les fusées magiques sont lancées à une vitesse de 50m/s et un angle de tir de 80 degré.
1. Quelle est la hauteur maximale atteinte par les fusées et à quelle distance celle-ci est
atteinte ?
2. Sachant que les fusées exploseront dans un rayon de 10m à leur point de chute, le profes-
seur Rogue sera-t-il atteint ?
3. (*) Calculer l’angle de tir θ pour les fusées tombent pile le professeur Rogue. Indication :
on pourra considérer une équation en z = tan θ sachant que x = 100.
Exercice 1.21. [Économie] La fédération du commerce fabrique des droïdes avec une pro-
duction mensuelle inférieure à 12000 unités. Le coût mensuel pour fabriquer x milliers d’unités
est modélisé par la fonction C définie sur [0 ; 12] par
C(x) = 0, 6x2 − 0, 62x + 18, 24.
Chaque droïde est vendu au prix unitaire de 7 dataris.
1. La fédération a vendu 4000 droïdes en mai et 6500 en juin, quel mois le bénéfice a-t-il été
le plus important ?
2. On note R(x) le montant de la recette mensuelle pour x milliers d’unités vendues. Expri-
mer R(x) en fonction de x.
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CHAPITRE 1. POLYNÔMES ET ÉQUATIONS DU SECOND DEGRÉ
3. On note B(x) le bénéfice mensuel en fonction de x. Vérifier que pour tout x ∈ [0 ; 12],
B(x) = −0, 6x2 + 7, 62x − 18, 24.
4. Étudier le signe et les variations de B .
5. En déduire le nombre d’unités qui doivent être produites pour que la fédération réalise
un bénéfice positif puis maximal.
Exercice 1.22. Résoudre l’équation x |x| + 1 = 3 |x|.
1.7.3 Entraînement
Exercice 1.23. Déterminer les formes canoniques et les variations des polynômes suivants :
P1 (x) = 6x2 + 4x − 1, P2 (x) = −2x2 + 6x − 6, P3 (x) = −16x2 + 1, P4 (x) = 8x2 − 3x,
P5 (x) = x2 − x + 1, P6 (x) = −x2 + 24x + 1, P7 (x) = 9x2 + 3, P8 (x) = (x + 1)(9 − x).
Exercice 1.24. Les courbes ci-dessous sont celles de polynômes du second degré, donner le
signe de a et les valeurs de α et β .
3
P2 3
P4
2 2
1 1
P3
0 0
-1 0 1 2 3 4 5 -4 -3 -2 -1 0 1 2
-1 P5 -1
-2 -2
-3 -3
P1 P6
Exercice 1.25. Déterminer, si elles existent, les racines des polynômes de l’exercice 1.23.
Exercice 1.26. Déterminer les signes des polynômes suivants :
P1 (x) = x2 + 4x − 1, P2 (x) = −x2 + 2x − 6, P3 (x) = −6x2 + 1, P4 (x) = x2 − 15x,
P5 (x) = x2 −7x+2, P6 (x) = −3x2 +10x+1, P7 (x) = −9x2 −1, P8 (x) = −(x−3)(19−x).
Exercice 1.27. Résoudre les inéquations suivantes :
x2 + 4x + 4 9x2 − 2 2 1
> 0, ≤ 0, < 2x + 3, 5x + 6 ≤ .
x−6 x+2 x x−2
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1.8. ATTENDUS ET SAVOIR-FAIRE
1.7.4 Vidéos d’exercices corrigés
— Déterminer la forme canonique d’un polynôme du second degré (cliquer).
— Déterminer l’expression d’un polynôme du second degré (cliquer).
— Étudier les variations d’un polynôme du second degré (cliquer).
— Factoriser un polynôme du second degré (cliquer).
— Résoudre une inéquation du second degré (cliquer).
1.8 Attendus et savoir-faire
— Déterminer si une fonction est un polynôme du second degré ou pas.
— Déterminer la forme canonique d’un polynôme du second degré, en déduire son minimum
ou maximum et réciproquement.
— Déterminer l’expression d’un polynôme du second degré à partir de sa courbe représen-
tative.
— Déterminer si un réel est racine ou non d’un polynôme du second degré.
— Trouver les racines éventuelles d’un polynôme du second degré, à l’aide des formules ou
de sa courbe représentative.
— Déterminer le signe d’un polynôme du second degré à l’aide des formules ou de sa courbe
représentative.
1.9 Étude
On s’intéresse dans cette étude à la modélisation d’un tir de catapulte. La charge de la
catapulte quitte celle-ci à 4m de hauteur ; on peut donc considérer que le tir commence au
point (0 ; 4). La trajectoire du tir est une parabole P dont la hauteur maximale est de 160 m
atteinte à 400m. Le but est de déterminer à quelle distance doit-on placer la catapulte afin de
tirer sur la porte d’une forteresse sachant que celle-ci fait 20m de haut. Puis de généraliser le
résultat pour une catapulte quelconque et une porte quelconque.
1. Déterminer l’expression du polynôme P donnant l’équation de la parabole P .
2. Résoudre l’inéquation P (x) > 0.
3. Résoudre l’inéquation P (x) < 20.
4. En déduire l’intervalle des distances de tir possibles.
5. (***) Écrire et coder en Python un algorithme pour qu’il donne l’intervalle de tir pour
un tir débutant à une hauteur h0 quelconque, dont le sommet de la parabole est atteint
en (α ; β) avec α et β quelconques et pour une porte de hauteur h ; le tester avec h0 = 4,
α = 400, β = 160 et h = 20 afin de vérifier que l’on retrouve les résultats précédents. On
détaillera les calculs et démarches effectuées.
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