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Guide Protection Berges

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Guide de

PROTECTION
DES BERGES
Outils pour la réhabilitation
Le Saint-Laurent : une riveraine
de votre bande préoccupation collective

Le Saint-Laurent : une préoccupation collective !


Rédaction : Émilie Chalifour Comité ZIP des Seigneuries
Raphaël Dubé Comité ZIP des Seigneuries
Gabriel Charbonneau Aubier
Ghislain Bélanger Ville de Repentigny
Vivianne Joyal Ville de Repentigny
Sonia Lacoste Ville de Repentigny
Marie-Claude Perron Ville de Repentigny

Révision scientifique : Yannick Bilodeau Ministère du Développement durable, de


l’Environnement et des Parcs (MDDEP)

IMPRIMÉ SUR DU PAPIER 100 % RECYCLÉ

2
S’épanouir en harmonie avec notre environnement

Les plans d’eau qui sont sur notre territoire confèrent une richesse inestimable à la ville de Repen-
tigny. Conscients de cela, nous nous sommes investis de la mission de les protéger en plus d’en
faire profiter le plus grand nombre.
La création du parc Rochefort dans l’est de la ville répond d’ailleurs à notre objectif de valoriser
les terrains riverains afin de permettre à la population d’y accéder. Il en va de même avec l’amé-
nagement plus récent d’une halte cyclable dans le secteur Le Gardeur, aux abords de la rivière
L’Assomption, laquelle propose un modèle d’aménagement écologique des berges et en fait la
promotion par le biais de panneaux d’information.

Comme vous le découvrirez à la lecture de ce document, les bandes riveraines ont un important
rôle à jouer pour la protection de l’intégrité du paysage et de l’écosystème fluvial. En tant que
propriétaires riverains, vous avez le pouvoir d’agir et des avantages à retirer d’une bande riveraine
adéquatement aménagée.

Pour soutenir ses citoyens dans leurs démarches, la Ville de Repentigny est fière de se joindre au
Comité ZIP des Seigneuries pour la production de ce cahier spécial et dans ses projets liés à la
protection du Saint-Laurent. Ceux-ci répondent aux principes de la Politique environnementale
adoptée par Repentigny en 2006; une politique qui mise avant tout sur la responsabilisation et le
développement durable, deux éléments qui vont de pair.

Je profite de l’occasion pour saluer l’excellent travail du Comité ZIP des Seigneuries et vous
remercie pour les efforts que vous déployez, vous aussi, pour la protection du fleuve. Car, vous
l’avez bien compris, nous avons tous un rôle à jouer pour la qualité de notre environnement, pour
nos concitoyens d’aujourd’hui et de demain.

Éric Laporte
Conseiller municipal
Président de la commission Environnement
et Développement durable
Ville de Repentigny

3
Le Saint-Laurent, une préoccupation collective !

Le Comité Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP) des Seigneuries, dont la mission est la protection,
la restauration et la mise en valeur des ressources et des usages liés au fleuve, s’engage activement
dans la communauté par la mise en œuvre de projets qui reflètent les préoccupations citoyennes.
La protection et restauration écologique des milieux naturels est une des préoccupations regrou-
pées dans le Plan d’Action et de Réhabilitation Écologique (PARE) de la ZIP des Seigneuries. La
protection des rives, notamment par la conservation et la restauration des bandes de protection
riveraines, a été identifiée comme étant une priorité d’action afin de préserver la qualité de l’envi-
ronnement fluvial.

C’est dans ce contexte et avec le souci d’assurer la pérennité des usages et une utilisation durable
des ressources que le Comité ZIP des Seigneuries est fier de s’associer avec la Ville de Repentigny
pour fournir aux riverains en bordure du fleuve Saint-Laurent cet outil pour faciliter leur initiative
de protection et d’aménagement des bandes de protection riveraines.

Développé dans le cadre du projet de Caractérisation et réhabilitation des bandes riveraines en


bordure du fleuve Saint-Laurent, ce guide de protection des berges se veut un outil de sensibili-
sation et de planification de la réhabilitation des bandes riveraines en milieux privés incluant des
plans d’aménagement adaptés aux conditions qui prévalent à Repentigny. Ces plans de restaura-
tion de bandes riveraines ont été conçus dans une optique de conciliation entre les besoins environ-
nementaux et les principales préoccupations des riverains, c’est-à-dire le maintien de la visibilité
et de l’accessibilité au fleuve ainsi que l’harmonisation esthétique des aménagements.

Nous espérons que ce document saura vous inspirer !

Jacques Durocher

Président
Comité Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP) des Seigneuries

4
Table des matières
Mot de la Ville de Repentigny ......................................................................................................................3
Mot de votre Comité ZIP des Seigneuries.....................................................................................................4
Table des matières..........................................................................................................................................5
Liste des figures.............................................................................................................................................7
Liste des annexes...........................................................................................................................................8
Mise en contexte............................................................................................................................................9
Projet de Caractérisation à Repentigny et de réhabilitation des bandes riveraines en bordure
du fleuve Saint-Laurent sur le territoire de la ville de Repentigny.......................................................10
Volet 1. Sensibilisation et formation............................................................................................................11
Les bandes riveraines : des écosystèmes au service des usagers et de la faune...........................................11
Définition de la ligne des hautes eaux...................................................................................................11
Définition légale d’une bande de protection riveraine..........................................................................11
Les multiples rôles d’une bande de protection riveraine.......................................................................12
Habitat pour la faune et la flore..........................................................................................................13
Barrière contre les apports de sédiments aux plans d’eau.................................................................13
Rempart contre l’érosion....................................................................................................................14
Écran au réchauffement excessif de l’eau..........................................................................................14
Régulateur au cycle hydrologique......................................................................................................14
Filtre contre la pollution de l’eau.......................................................................................................14
Brise-vent naturel...............................................................................................................................15
Protection des paysages et de la qualité de vie des riverains.............................................................15
Cadre réglementaire visant à protéger la ressource EAU.............................................................................15
Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables.................................................16
Partage des responsabilités....................................................................................................................16
Schéma d’aménagement de la MRC de L’Assomption.........................................................................17
Réglementation municipale de la ville de Repentigny..........................................................................18
Politique environnementale................................................................................................................18
Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA).................................................................18
Réglementation municipale relative aux rives en vigueur à Repentigny...........................................18

5
Volet 2. Caractérisation des bandes riveraines à Repentigny......................................................................19
Méthodologie pour la caractérisation des bandes riveraines en bordure du fleuve Saint-Laurent
sur le territoire de la ville de Repentigny.....................................................................................................19
Structure des bandes riveraines.............................................................................................................19
Composition de la bande riveraine........................................................................................................19
Résultats de la caractérisation des bandes riveraines en tenures privées.....................................................21
Structure des bandes riveraines.............................................................................................................21
Composition et état des bandes riveraines............................................................................................22
Les espèces exotiques envahissantes – une nuisance à la propriété!....................................................24
Volet 3. Aménagement modèle de bandes riveraines...................................................................................25
Réhabilitation des bandes riveraines............................................................................................................25
Recommandations générales au sujet des plans d’aménagement types................................................25
Aménagements...................................................................................................................................25
Fenêtre de visibilité............................................................................................................................26
Largeur des plantations......................................................................................................................27
Choix des végétaux............................................................................................................................27
Plantation...........................................................................................................................................28
Plans d’aménagement types..................................................................................................................29
Aménagement de berges type <30% (Plan 1)....................................................................................30
Aménagement de berges type ≥30% (Plan 2)....................................................................................34
Démantèlement de muret et stabilisation végétale (Plan 3)...............................................................38
Conclusion...................................................................................................................................................45
Glossaire*....................................................................................................................................................46
Références....................................................................................................................................................47

*Les mots suivis d’un astérisque dans le texte sont définis dans le glossaire.

6
Liste des figures

Figure 1. Exemple de bande de protection riveraine adéquate en bordure du fleuve Saint-Laurent......... 9

Figure 2. Aménagement d’une bande riveraine modèle au parc de l’île-Lebel....................................... 10

Figure 3. Schéma illustrant la localisation de la rive, du littoral et de la ligne des hautes eaux..............11

Figure 4. Largeur minimale de la bande de protection riveraine en fonction de la hauteur et de


l’inclinaison de la pente du talus.............................................................................................. 12

Figure 5. Érosion d’une berge artificialisée en bordure du fleuve Saint-Laurent.................................... 14

Figure 6. Partage des responsabilités pour l’application réglementaire de la Politique de protection


des rives, du littoral et des plaines inondables selon la vocation du projet.............................. 17

Figure 7. Comparaison entre une bande de protection riveraine adéquate, constituée d’un couvert
végétal naturel permanent et non entretenu, et d’une bande riveraine inadéquate.................. 20

Figure 8. Érosion de la berge en bordure du fleuve Saint-Laurent.......................................................... 20

Figure 9. Tenure des 276 propriétés situées en bordure du fleuve Saint-Laurent sur le territoire de la
Ville de Repentigny.................................................................................................................. 21

Figure 10. Proportion de résidences privées selon la largeur de la bande riveraine (BR) observée
en 2008 puis en 2011................................................................................................................ 22

Figure 11. Proportion de résidences privées montrant des signes d’érosion selon la largeur
de la bande riveraine (BR) observée en 2008 puis en 2011..................................................... 23

Figure 12. Deux espèces exotiques envahissantes présentes sur le territoire de Repentigny,
le roseau commun (Phragmites australis) et la renouée japonaise (Fallopia japonica)......... 24

Figure 13. Aménagement efficace, intégré et esthétique de berges à l’aide de végétaux indigènes
avant et après............................................................................................................................ 26

Figure 14. Fenêtre de visibilité totale appréciable depuis la berge............................................................ 26

Figure 15. Taille recommandée pour l’achat des arbustes......................................................................... 28

7
Figure 16. Réhabilitation de la bande de protection riveraine au parc de l’île-Lebel............................... 29

Figure 17. Exemple d’aménagement des berges utilisant le génie végétal pendant et après
les travaux................................................................................................................................ 39

Figure 18. Stabilisation végétale à l’aide de fascines de saules, matelas de branches et géotextile
biodégradable en fibres de coco............................................................................................... 40

Liste des annexes

Annexe 1. Liste d’intervenants impliqués dans la gestion de la ressource EAU...................................... 48

Annexe 2. Illustrations et caractéristiques de certaines espèces indigènes présentées dans les plans
d’aménagement types............................................................................................................... 50

8
Mise en contexte

Le fleuve Saint-Laurent (FSL) constitue un système naturel complexe qui représente une ressource
inestimable pour le Québec et sa population. Près de 80% de la population québécoise est établie
sur les rives du Saint-Laurent. Ce fleuve, de par ses ressources et caractéristiques propres, favo-
rise une multitude d’usages dont l’approvisionnement en eau potable et les activités de contact
avec l’eau. De ce fait, la protection et l’amélioration de la qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent
doivent demeurer des préoccupations essentielles aux yeux de la collectivité entre autres afin d’as-
surer un apport en eau en qualité et en quantité suffisantes pour la population et les écosystèmes
naturels. La multiplicité des usages liés au fleuve engendre sur les écosystèmes riverains certaines
pressions qui influencent notamment la qualité de l’eau et des habitats fauniques.
Parmi les problématiques environnementales en lien avec le FSL, la modification de la struc-
ture et de la composition des bandes riveraines* est de loin la plus généralisée à l’ensemble du
corridor fluvial. L’intensité de cette problématique atteint par ailleurs son paroxysme près des
grands centres urbains. Les effets cumulatifs des perturbations engendrées sur les rives* sont dif-
ficilement perceptibles à l’échelle du FSL, toutefois des indices de dégradation de la qualité de
l’écosystème fluvial ont récemment attiré l’attention des scientifiques et nous pressent à agir. Les
gouvernements et plusieurs groupes environnementaux ont fait de la protection et la restauration
des bandes riveraines une priorité, et ce, afin de limiter la cascade des effets négatifs qu’entraînent
le déboisement et l’artificialisation des rives.

Source : Comité ZIP des Seigneuries

Figure 1. Bande de protection riveraine adéquate en bordure du fleuve Saint-Laurent.

9
Projet de Caractérisation et de réhabilitation des bandes riveraines en bordure du
fleuve Saint-Laurent sur le territoire de la ville de Repentigny

Dans ce contexte et avec le souci d’assurer la pérennité des usages et une utilisation durable
des ressources, le Comité ZIP des Seigneuries, en partenariat avec la Ville de Repentigny, a
développé le projet de Caractérisation et de réhabilitation des bandes riveraines en bordure
du fleuve Saint-Laurent sur le territoire de la ville de Repentigny. Celui-ci a été déployé entre
2008 et 2011 sur les terrains situés aux abords du FSL à Repentigny. Ce projet, basé entre
autres sur les lignes directrices de la Politique environnementale de la Ville de Repentigny, vi-
sait à sensibiliser les propriétaires riverains au fait que le déboisement et l’artificialisation des
rives nuisent grandement au FSL, lequel est au cœur de leur cadre de vie. Ses objectifs étaient
d’éveiller l’intérêt des citoyens à la protection de l’environnement afin de favoriser l’adoption
de comportements écoresponsables qui contribuent à améliorer la qualité de l’environnement
fluvial et d’offrir à la collectivité des outils pour parvenir à restaurer les bandes riveraines.
Ce document se veut un guide d’accompagnement pour le citoyen qui désire poser un geste
responsable pour la protection des rives du Saint-Laurent en conservant ou en réhabilitant sa
bande riveraine. Ce projet s’est articulé autour de trois volets :

Volet 1 : Sensibilisation et formation

Ce volet a mis l’emphase sur la sensibilisation des riverains et des représentants de la Ville en
abordant différents thèmes en lien avec la protection et l’aménagement des bandes riveraines. Plus
de 100 personnes ont assisté à l’une des deux séances d’information organisées par le Comité ZIP
en collaboration avec la Ville de Repentigny.

Volet 2 : Caractérisation des bandes riveraines

Ce volet a permis de mettre en place une banque de données


sur les bandes riveraines. Ces dernières ont été caractérisées

Source : Comité ZIP des Seigneuries


en termes de structure et de composition, en suivant un proto-
cole éprouvé, permettant d’obtenir un portrait à la fois global
et détaillé afifn d’en évaluer l’état de santé.

Volet 3 : Aménagement d’une bande riveraine modèle

L’aménagement d’une bande riveraine en bordure du


marais intérieur de l’île Lebel a permis de démontrer que
l’établissement d’une bande riveraine adéquate est compa-
tible avec les préoccupations des riverains, soit de conserver Figure 2. Aménagement d’une
bande riveraine modèle au parc de
une visibilité et une accessibilité au fleuve. Des panneaux
l’île-Lebel.
informatifs accompagnent ces aménagements décrivant les
étapes de réalisation ainsi que les espèces végétales à privilé-
gier dans ce type de travaux de restauration.

10
Volet 1. Sensibilisation et formation

Les bandes riveraines : des écosystèmes au service des usagers et de la faune

Pour préserver la santé des lacs et des cours d’eau et conserver les multiples usages de l’eau, il ne
suffit pas de se limiter à s’attaquer aux sources de pollution. Une des mesures prioritaires ayant
été identifiées pour assurer le maintien de l’intégrité des cours d’eau est la conservation ou la
restauration d’une bande de protection riveraine en bordure de ceux-ci. L’importance et la valeur
écologique de la rive sont à la hauteur des nombreux rôles qu’elle assume. Mais d’abord, qu’est-ce
exactement que la bande riveraine? Comment la délimiter?

Définition de la ligne des hautes eaux


C’est à partir de la ligne des hautes eaux* (LHE) que se mesure la bande riveraine à protéger.
La LHE sert de démarcation entre le littoral* et la rive de tout cours d’eau (figure 3). Cette ligne
est généralement délimitée à l’aide de l’une des deux méthodes suivantes : 1) selon la méthode
botanique, la LHE se situe à l’endroit où la végétation passe d’une prédominance de plantes aqua-
tiques à une prédominance de plantes terrestres et 2) selon la méthode hydrologique, la LHE se
situe à la limite des inondations de récurrence de 2 ans. Il existe certaines situations particulières,
notamment en présence d’un mur de soutènement légalement érigé, où la LHE se situe à la limite
supérieure de l’ouvrage.

Source : MDDEP

Figure 3. Schéma illustrant la localisation de la rive, du littoral et de la ligne des hautes eaux.

Définition légale d’une bande de protection riveraine


La Politique de protection des rives*, du littoral* et des plaines inondables* (MDDEP, 1998) dé-
finit la rive comme étant « une bande de terre qui borde les lacs et cours d’eau et qui s’étend vers
l’intérieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux ». La bande de protection riveraine doit

11
être constituée d’un couvert végétal naturel permanent, idéalement composé d’un mélange de plantes
herbacées, d’arbustes et d’arbres. Parce qu’elles assurent la transition entre les écosystèmes aquatiques
et terrestres, les bandes riveraines sont particulièrement dynamiques et diversifiées.
La largeur de la rive à protéger varie en fonction de la hauteur et de l’inclinaison de la pente du talus. La
rive a une largeur minimale de 10 mètres lorsque la pente est inférieure à 30% ou supérieure à 30%
sur un talus de moins de 5 mètres (figure 4A). Un sentier d’une largeur maximale de 5 mètres peut
alors être aménagé de biais avec la ligne de rivage (angle maximal de 60 degrés avec le rivage). La rive
a une largeur minimale de 15 mètres lorsque la pente est continue et supérieure à 30% ou supérieure
à 30% sur un talus de plus de 5 mètres (figure 4B). Dans ce cas, un sentier ou un escalier aménagé
ne peut dépasser 2 mètres de largeur. Il est aussi possible de créer une fenêtre de visibilité sur le fleuve
d’une largeur maximale de 5 mètres en émondant les arbres et arbustes présents en haut du talus tout en
conservant une hauteur minimale de 1,5 mètres.

Source : Ville de Repentigny

Figure 4. Largeur minimale de la bande de protection riveraine en fonction de la hau-


teur et de l’inclinaison de la pente du talus.

Les multiples rôles d’une bande de protection riveraine


Les bandes de protection riveraines jouent des rôles fondamentaux dans le maintien de l’équilibre
des milieux aquatiques. Une bande riveraine de qualité, de par ses multiples rôles, rend plusieurs
services écosystémiques*. Ces services peuvent notamment contribuer au maintien de l’intégrité

12
biologique des écosystèmes riverains et des infrastructures humaines, à la gestion de la ressource
EAU et à la réduction des impacts des manifestations naturelles (glaces, vagues et érosion) et des
activités anthropiques (batillage). Voici une brève description de ces multiples rôles.
Habitat pour la faune et la flore

Le fleuve Saint-Laurent et ses écosystèmes constituent l’habitat de plusieurs espèces animales et


végétales, dont certaines ont un statut d’espèce menacée ou vulnérable (ex. chevalier cuivré, estur-
geon jaune). Diversifiés, ces habitats offrent à la faune des sites de couvert, d’alimentation, de re-
production et d’élevage des jeunes et contribuent à maintenir la diversité en espèces. Les bandes
riveraines peuvent aussi être utilisées par la faune comme corridor de déplacement. La perte et la
fragmentation des habitats sont reconnues par la communauté scientifique comme étant les princi-
pales causes de la diminution de la biodiversité. La protection d’une bande riveraine favorise la
diversification des espèces floristiques qui, à son tour, favorise une augmentation de la diversité
faunique.

D’agréables à indésirables...

Bernache du Canada (Source : Comité ZIP des Seigneuries).


Le maintien d’une bande riveraine constituée d’espèces végétales di-
versifiées, indigènes* et bien adaptées au site peut aussi vous rendre
des services insoupçonnés ! En effet, une bande riveraine adéquate
peut constituer une barrière contre la venue d’espèces opportunistes
sur votre terrain, telles que le Goéland à bec cerclé (Larus delawa-
rensis) et la Bernache du Canada (Branta canadensis). Bien que la
présence de ces espèces soit parfois désirée, il faut garder en tête
que ce sont des oiseaux coloniaux et que la présence d’un indivi-
du peut motiver l’arrivée de plusieurs autres. Ces espèces peuvent
être tentées de se mettre à table sur votre propriété lorsqu’elles aper-
çoivent une pelouse verdoyante et aucun obstacle ne pouvant frei-
ner leur fuite vers le plan d’eau en cas de passage d’un prédateur !

Barrière contre les apports de sédiments aux plans d’eau


En absence de végétation riveraine, l’eau de pluie ruisselle avec vélocité vers les plans d’eau et
entraîne avec elle les sédiments qui demeurent un certain temps en suspension dans l’eau avant
de se déposer au fond. Les sédiments en suspension peuvent causer un stress physiologique aux
poissons en obstruant leurs branchies et en augmentant leur sensibilité aux maladies et peuvent
aussi affecter les micro-organismes en diminuant la pénétration de la lumière. En se déposant, les
sédiments peuvent colmater les frayères affectant la survie des œufs et des alevins ou encore limi-
ter la survie des larves d’insectes aquatiques. La végétation riveraine ralentit le ruissellement des
eaux de surface permettant la rétention des sédiments dans le milieu terrestre.

13
Rempart contre l’érosion

L’érosion des rives est un phénomène naturel qui peut toute-

Source : Comité ZIP des Seigneuries


fois être amplifié par les activités humaines. Grâce à son ré-
seau de racines, la végétation riveraine augmente la capacité
de la rive à résister aux forces érosives produites par le cou-
rant. Elle la protège aussi en amortissant l’impact mécanique
des pluies, en freinant l’eau de ruissellement et en formant un
coussin végétal qui protège le sol. De par ces multiples rôles,
la bande riveraine constitue un solide rempart plus durable et
moins dispendieux qu’un muret artificiel. Toutefois, pour être
pleinement efficace comme rempart contre l’érosion, la bande Figure 5. Érosion d’une berge artifi-
riveraine doit comporter trois strates végétales à savoir les ar- cialisée en bordure du fleuve Saint-
bres, les arbustes et les herbacées. Les herbacées protègent Laurent.
surtout en surface alors que les arbustes et les arbres assurent
une protection en profondeur grâce à leur réseau racinaire qui
stabilise le sol.
Écran au réchauffement excessif de l’eau
L’ombrage créé par la végétation riveraine diminue l’impact du rayonnement solaire et prévient le
réchauffement excessif de l’eau qui pourrait entraîner un déséquilibre écologique. Dans un envi-
ronnement aquatique, la température de l’eau influence la distribution, la croissance et la présence
des organismes aquatiques. Un réchauffement de l’eau diminue notamment la quantité d’oxygène
disponible affectant les espèces de poissons moins tolérantes comme les salmonidés et favorise la
prolifération d’algues telles que les algues bleu-vert ou cyanobactéries.
Régulateur au cycle hydrologique
La végétation riveraine joue un rôle majeur dans la régularisation du cycle hydrologique en rete-
nant une part importante de l’eau qui ruisselle. Cela contribue à limiter le débit de pointe en pé-
riode de fonte des neiges et de fortes précipitations. Le retrait du couvert végétal riverain se traduit
par des crues plus importantes et plus soudaines et par une hausse du risque d’inondation. De plus,
l’augmentation de la vitesse de ruissellement des eaux de surface en absence de végétation accé-
lère le processus d’érosion riveraine.
Filtre contre la pollution de l’eau
La bande riveraine sert de zone de transition entre le milieu terrestre et aquatique et reste l’ultime
barrière permettant de réduire les polluants (pesticides, herbicides, engrais, eau de fonte des neiges
usées, etc.) avant qu’ils n’atteignent un plan d’eau. La végétation amorce son processus de filtra-
tion en ralentissant les vitesses d’écoulement à la surface du sol permettant à l’eau de s’infiltrer
dans le sol (action mécanique). Les racines absorbent et emmagasinent ensuite les nutriments
nécessaires à leur croissance (action chimique). Pour qu’une bande riveraine puisse assumer plei-
nement son rôle de filtre contre la pollution de l’eau, le temps de rétention des polluants dans la

14
bande riveraine, qui dépend notamment de la largeur de celle-ci, doit être suffisamment long. Ce
temps de rétention permet l’absorption des polluants par la végétation, la filtration de l’eau à tra-
vers le sol et la dégradation des polluants par l’activité microbienne dans le sol.
Brise-vent naturel

La bande riveraine et plus particulièrement sa strate arborescente peut ralen-


Source : GIRBoyer

tir la vitesse des vents et son pouvoir érosif. Par exemple, un vent de 30km/h
a un pouvoir érosif trois fois moindre qu’un vent de 50 km/h. L’implantation
d’une haie brise-vent protège les rives contre l’érosion, réduit les dommages
causés par le vent aux sols, cultures et autres infrastructures et finalement,
elle favorise la présence d’un microclimat par le gain d’un à deux degrés
Celsius dans la zone protégée. En milieu agricole, le microclimat créé par le brise-vent peut per-
mettre d’améliorer le rendement des cultures.
Protection des paysages et de la qualité de vie des riverains
Le fleuve offre un cadre de vie particulier qui ramène à la nature et qui constitue un paysage re-
cherché par les riverains qui s’établissent sur ses rives. Une bande riveraine adéquate permet de
conserver l’aspect naturel des cours d’eau, d’apporter une plus-value aux propriétés et contribue
à maintenir le patrimoine naturel du fleuve Saint-Laurent, l’ornement du pays (Samuel de Cham-
plain, 1630).

Cadre réglementaire visant à protéger la ressource EAU


Les rives, le littoral et les plaines inondables jouent un rôle essentiel dans le maintien de l’intégrité
des plans d’eau. C’est dans le but d’assurer leur protection, et par le fait même la protection de
la ressource EAU, que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
(MDDEP) a élaboré la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables. Les
normes de la Politique ont par la suite été intégrées au schéma d’aménagement des municipalités
régionales de comté (MRC). Il revient ultimement aux municipalités de les intégrer à leurs règle-
ments d’urbanisme. Cette Politique édicte les normes minimales de protection du milieu riverain
mais les municipalités sont libres de renforcer ces normes. La récente Loi affirmant le caractère
collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection (Loi sur l’eau, 2009) accorde
maintenant un statut juridique à la ressource EAU, ressource faisant partie du patrimoine col-
lectif.

15
Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inon-
dables

En réponse à la nécessité de protéger les ressources en eau et les


habitats aquatiques et afin d’établir un cadre légal de protection, le
ministère de l’Environnement et de la Faune (maintenant le MD-
DEP) rédige en 1987 une version initiale de ce qui deviendra, en
1998, la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines
inondables. L’objectif de cette Politique est d’offrir une protection

Source : MDDEP
légale aux lacs et cours d’eau afin de maintenir et améliorer la qual-
ité des lacs et des cours d’eau en accordant une protection minimale
adéquate aux rives, au littoral et aux plaines inondables. La Poli-
tique prône le partage des responsabilités en ce qui concerne
l’application des lois relatives à l’environnement. Pour en savoir
plus sur cette Politique, rendez-vous au : [Link]

Partage des responsabilités

Les MRC et les municipalités se doivent d’adopter des règlements adhérant aux principes de la
Politique. Les municipalités sont responsables de l’application réglementaire de ces normes dans
le cas de tout projet à des fins privées, agricoles ou forestières privées (voir figure 6). Il est alors
nécessaire d’obtenir un certificat d’autorisation de la Ville de Repentigny. Vous pouvez obtenir de
plus amples renseignements en contactant le Service de l’aménagement et du développement du
territoire de la Ville de Repentigny au 450-470-3840 ou en vous rendant au [Link].
[Link]. Si les travaux sont réalisés en tout ou en partie sur le littoral, une autorisation du MRNF
pourrait être nécessaire.
Dans le cas de projets à des fins commerciales, industrielles, publiques ou municipales, un certi-
ficat d’autorisation doit être émis par le MDDEP avec l’autorisation du ministère des Ressources
naturelles et de la Faune (MRNF) en vertu de différentes lois, telles que :
• la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (L.R.Q., c.C-61.1)
• la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c.Q-2)
Le MRNF et le MDDEP ont ouvert un guichet unique d’autorisations accessible en ligne. Ce mé-
canisme permet à toute personne d’acheminer, à son choix, au MDDEP ou au MRNF deux copies
de sa demande d’autorisation complétée à l’aide du formulaire prévu. L’organisme récepteur ache-
minera à l’autre organisme la seconde copie du formulaire. Le formulaire est disponible à l’adresse
suivante : [Link]

16
Figure 6. Partage des responsabilités pour l’application réglementaire de la Politique de protection des
rives, du littoral et des plaines inondables selon la vocation du projet.

* Certaines activités réalisées à des fins privées qui exigent un certificat d’autorisation municipal en vertu
de la Politique peuvent aussi nécessiter une autorisation du MRNF en vertu de la Loi sur la conservation
et la mise en valeur de la faune. Un certificat d’autorisation délivré conformément à la réglementation
municipale ne dégage pas la personne des autres obligations légales.

Schéma d’aménagement de la MRC de L’Assomption


L’aménagement du territoire est le mandat prioritaire des MRC et le schéma d’aménagement éla-
boré par chacune d’entre elles constitue le principal outil d’orientation pour l’organisation phy-
sique de l’ensemble du territoire et de ses ressources. La ville de Repentigny fait partie de la MRC
de L’Assomption. Les dispositions réglementaires minimales relatives aux rives, au littoral et aux
plaines inondables pour l’ensemble des villes de cette MRC se retrouvent au chapitre 4 du Schéma
d’aménagement révisé de la MRC de L’Assomption.

17
Réglementation municipale de la ville de Repentigny
Politique environnementale

La Politique environnementale de la Ville de Repentigny a été adop-


tée en 2006 avec le souci d’améliorer le bilan environnemental de
Source : Ville de Repentigny

la municipalité. Celle-ci prône notamment l’utilisation responsable


des ressources ainsi que la protection et la mise en valeur des éco-
systèmes et des espaces naturels, et ce, selon les principes du déve-
loppement durable. Une attention particulière est portée à la préser-
vation de l’intégrité des rives et du littoral par le biais des actions
suivantes :

• Valoriser les terrains riverains afin de s’ouvrir aux plans d’eau, de les mettre en valeur et de
permettre à la population d’y accéder
• Préserver l’intégrité écologique des rives et littoraux et participer à la réhabilitation des zones
présentant des caractéristiques au plan environnemental
• Procéder aux représentations auprès des intervenants relativement à la protection des bassins
versants
• Sensibiliser les propriétaires riverains à l’importance de la protection des rives et du littoral et
en assurer le contrôle

Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA)


Le Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA) est un règlement qui permet à la Ville
d’assurer la qualité de l’implantation et de l’intégration architecturale d’un projet de construction
ou de transformation d’un bâtiment ou d’un terrain situé dans une zone assujettie du territoire.
Cette procédure a pour but de préserver le patrimoine architectural et paysager urbain. Le PIIA
donne la possibilité aux municipalités, à partir d’objectifs et de critères d’évaluation, de favoriser
une intégration harmonieuse des projets.
Réglementation municipale relative aux rives en vigueur à la Ville de Repentigny
La réglementation municipale relative aux rives, au littoral et aux plaines inondables se retrouve
au chapitre 13 du règlement de zonage no 65, en particulier à la section 13.1.

18
Volet 2. Caractérisation des bandes riveraines à Repentigny

Méthodologie pour la caractérisation des bandes riveraines en bordure


du fleuve Saint-Laurent sur le territoire de la ville de Repentigny

Les relevés associés à la caractérisation des bandes riveraines en bordure du fleuve Saint-Laurent
sur le territoire de la ville de Repentigny ont été réalisés en 2008 et 2011. Cette caractérisation
avait pour but de dresser un portrait fidèle de la situation et d’évaluer la santé globale de l’écosys-
tème riverain à Repentigny. Ce bilan a permis d’élaborer des outils de réhabilitation adaptés à la
situation locale afin d’orienter les efforts de protection et de restauration des bandes riveraines à
Repentigny. Un premier projet de réhabilitation d’une bande de protection riveraine s’est d’ailleurs
déroulé au cours de l’été 2011 où plus de 3000 arbres ont été plantés au parc de l’île-Lebel. Les
aménagements réalisés dans ce parc représentent maintenant un modèle à suivre. La présente sec-
tion décrit la démarche poursuivie lors de la caractérisation de la structure et de la composition des
bandes riveraines et les résultats obtenus sont présentés à la section suivante.
Avant d’évaluer la structure et la composition des bandes riveraines, chaque parcelle a d’abord été
classée selon la tenure (publique, privée) de la propriété à l’aide des documents municipaux.

Structure des bandes riveraines


La largeur prescrite de la bande riveraine a été déterminée en vertu de la réglementation munici-
pale en vigueur (voir figure 4). Pour ce faire, le degré d’inclinaison de la pente (%) et la hauteur du
talus (mètres) ont été estimés. Rappelons que la rive doit avoir une largeur minimale de 15 mètres
lorsque la pente est continue et supérieure à 30% ou supérieure à 30% sur un talus de plus de 5
mètres tandis qu’elle doit avoir une largeur minimale de 10 mètres lorsque la pente est inférieure
à 30% ou supérieure à 30% sur un talus de moins de 5 mètres.

Composition de la bande riveraine


La composition de la bande riveraine a été décrite en fonction de trois critères d’évaluation :

1. Types d’aménagement présents à l’intérieur de la bande riveraine ainsi que leur recouvrement (%).

Le pourcentage de recouvrement par des aménagements a été estimé par rapport à la surface
totale de la bande riveraine et l’addition des divers types devait totaliser 100%. Les types
d’aménagement définis étaient :

A. Végétation naturelle
B. Végétation ornementale
C. Matériaux inertes
D. Surface gazonnée, sol nu, sol rocheux et/ou coupe forestière

19
Source : Comité ZIP des Seigneuries
Figure 7. Comparaison entre une bande de protection riveraine adéquate constituée d’un couvert végétal na-
turel permanent et non entretenu (image de gauche) et d’une bande riveraine inadéquate (image de droite).

2. Types de dégradation de la bande riveraine ainsi que


leur importance (%).

Les différents types de dégradation de la bande riveraine


qui ont été évalués sont :

A. Type d’érosion ainsi que la superficie (%)


B. Types de travaux et structures de stabilisation

Source : Comité ZIP Les Deux Rives


(mur de pierre (perré), gabion, mur de
soutènement ou génie végétal, etc.)
C. Nature et date de réalisation de travaux tels que les
remblais et déblais
D. Types d’infrastructures permettant la mise à
l’eau des embarcations nautiques (quai flottant,
quai permanent, rampe de mise à l’eau, etc.) et
d’aménagements permettant l’accès au fleuve (route, Figure 8. Érosion de la berge en bor-
sentier de VTT, passage à gué, remblais, ponceaux) dure du fleuve Saint-Laurent.
E. Présence de prises d’eau et de rejets d’égout
ou pluviaux

3. Présence de plantes exotiques envahissantes.


Les sites de colonisation par des espèces végétales exotiques envahissantes ont été notés. Pour
chaque individu ou groupe d’individus rencontré, l’espèce, la localisation géographique, le
type de distribution (isolé, îlot, peuplement dense) et la superficie (m²) ont été estimés.

20
Résultats de la caractérisation des bandes riveraines en tenures privées

Cette section fait état du portrait de la situation sur l’en-


semble du territoire de la Ville de Repentigny bordant
Les citoyens peuvent
le fleuve Saint-Laurent. Les constats présentés ici pro-
faire une différence !
viennent directement des données recueillies lors de la
caractérisation réalisée sur le territoire. Propriétaires de près de 90% des terrains
bordant le fleuve sur le territoire de Re-
La ville de Repentigny borde le fleuve Saint-Laurent pentigny, les citoyens riverains peuvent
sur une distance approximative de 11 km. La portion jouer un rôle majeur dans la protection des
rives du Saint-Laurent.
riveraine de la ville de Repentigny se découpe en 276
parcelles de terrain dont près de 95% sont des terrains
privés et près de 90% ont une vocation résidentielle. Les citoyens peuvent faire la différence pour
le maintien de l’intégrité des rives. Les résultats présentés dans les sections suivantes concernent
plus précisément les observations faites sur les 247 parcelles privées à vocation résidentielle.

Figure 9. Tenure des 276 propriétés situées en bordure du fleuve Saint-Laurent sur le territoire de la ville
de Repentigny.

Structure des bandes riveraines

Les normes actuelles dictent que la structure de la bande riveraine, c’est-à-dire sa largeur, devrait
varier entre 10 m et 15 m selon la topographie du terrain (pente et talus) (voir figure 4). Pour se
conformer à la réglementation en vigueur, la majorité des riverains (91,9%) devrait conserver une
bande riveraine végétalisée de 10 m. Une bande riveraine de 15 m serait prescrite pour seulement
20 des 247 terrains résidentiels privés. Les observations montrent cependant un tout autre portrait
avec des bandes riveraines d’une largeur bien inférieure à la largeur réglementaire. Rappelons que
la bande de protection doit avoir une largeur suffisante afin de pouvoir jouer les nombreux rôles
décrits au chapitre 2.

21
En 2011, environ 55% des résidences privées ne possèdent aucune bande riveraine végétalisée, ce
qui constitue une problématique environnementale majeure. Toutefois, les tendances observées
entre 2008 et 2011 semblent démontrer une préoccupation grandissante de la population face à
cette problématique. En effet, la proportion des propriétés où aucune bande riveraine n’était pré-
sente a diminuée de 23% entre 2008 et 2011, tandis que la proportion des résidences ayant des
bandes riveraines de 1 à 5 m ou encore de 6 à 15 m a été en hausse (respectivement de 26% et 7%)
durant la même période.

Figure 10. Proportion de résidences privées selon la largeur de la bande riveraine (BR) observée en 2008
puis en 2011.

Composition et état des bandes riveraines


Programme de suivi
Outre la largeur de la bande riveraine, sa composition du recul des berges
influence grandement sa valeur écologique. La tonte des Le suivi du recul des berges est réa-
herbacées (gazon) dans la bande riveraine et le littoral lisé depuis 1998 dans le cadre du Plan
est une pratique très répandue sur le territoire. Environ St-Laurent, entente conjointe entre les
gouvernements provincial et fédéral. Le
75% des résidences privées entretenaient leur gazon recul moyen des berges du St-Laurent en
dans la bande riveraine en 2011. Une pelouse entretenue eau douce varie grandement d’année en
est peu efficace pour ralentir le ruissellement des eaux année, principalement en lien avec les
de surface ce qui facilite la fuite de divers sédiments ou niveaux d’eau. Les valeurs minimale et
maximale enregistrées depuis la mise en
polluants vers le plan d’eau tandis que l’absence de sys- place du suivi ont été respectivement de
tème racinaire élaboré favorise l’érosion de la rive (voir 0,49 m pour la période 2007-2008 et 1,85
section 2.2.3). Ce pourcentage est toutefois en baisse m pour 2006-2007. Pour plus d’informa-
entre 2008 et 2011. tions : [Link]

Près du tiers des terrains résidentiels privés montrent des signes d’érosion en 2011. Plus de 90%
sont des cas d’érosion par sapement. Ce type d’érosion peut mener à des affaissements et à la perte
de terrain. Certains riverains affirment subir une perte annuelle de terrain significative.

22
L’érosion des berges constitue une préoccupation majeure et une menace réelle pour les résidents
riverains.
Les bandes riveraines contribuent directement à limiter le processus d’érosion. En effet, le réseau
racinaire de la végétation riveraine stabilise le sol et augmente la capacité de la rive à résister aux
forces érosives. La végétation protège aussi la rive en amortissant l’impact mécanique des pluies
et en freinant l’eau de ruissellement. D’après les données recueillies sur le territoire même de Re-
pentigny, plus de 50% des terrains érodés ne présentent aucune bande riveraine.

Figure 11. Proportion de résidences privées montrant des signes d’érosion selon la largeur de la bande
riveraine (BR) observée en 2008 puis en 2011.

De petits gestes d’une grande importance !

(Source : Comité ZIP des Seigneuries).


Les arbres morts et débris végétaux sur votre berge constituent des habi-

Tortue peinte (Chrysemys picta)


tats naturels de grande importance pour certaines espèces telles que les
poissons, amphibiens et reptiles. Le fait de conserver quelques abris
végétaux en bordure de votre terrain est un geste à la fois simple et béné-
fique pour la faune. Si vous craignez que ces débris n’endommagent vos
infrastructures ou embarcations, vous pouvez les déplacer vers un endroit
sans risque et même les ancrer au sol au besoin.

Des déchets transportés par le Saint-Laurent peuvent venir s’échouer sur


votre berge. Ces déchets constituent une menace pour la qualité de l’eau
et peuvent nuire aux espèces fauniques fréquentant le Saint-Laurent. Il est essentiel de disposer régu-
lièrement de ces déchets de façon sécuritaire et définitive. Si vous désirez vous impliquer davantage
auprès de votre collectivité, des campagnes de nettoyage des rives sont fréquemment organisées par
les Villes ou par divers organismes à vocation environnementale tel que le Comité ZIP des Seigneu-
ries. Une liste d’organismes-ressources est disponible à l’annexe 1. Informez-vous !

23
Les espèces exotiques envahissantes – une nuisance à la propriété!

Une bande de protection riveraine adéquate peut aussi freiner l’expansion des espèces exotiques en-
vahissantes* (EEE) en constituant une barrière à leur colonisation. Les EEE colonisent les milieux
suite à des perturbations naturelles ou anthropiques qui mettent le sol à nu (fluctuations rapides
des niveaux d’eau, érosion, etc.). La renouée japonaise (Fallopia japonica) et le roseau commun
(Phragmites australis) sont deux espèces exotiques envahissantes présentes et en expansion sur
les rives du Saint-Laurent à Repentigny. Ces espèces entraînent à la fois une perte de biodiversité
végétale et faunique ainsi qu’une perte des usages liés au fleuve (accessibilité et visibilité). De
plus, la renouée japonaise augmente les risques liés à l’érosion des sols lors de la saison hivernale.
Une végétation indigène* bien établie et adaptée au site peut résister à l’envahissement par ces
espèces nuisibles.

Source : Comité ZIP des Seigneuries


Figure 12. Deux espèces exotiques envahissantes présentes sur le territoire de Repentigny, le roseau com-
mun (Phragmites australis) à gauche et la renouée japonaise (Fallopia japonica) à droite.

Réseau de surveillance de plantes exotiques envahissantes

Les plantes exotiques envahissantes posent un risque pour l’intégrité écologique des écosystèmes
et entraînent de nombreuses pertes économiques. Elles sont reconnues à l’échelle planétaire comme
la 2e cause en importance de la perte de biodiversité. Afin de mieux protéger les milieux naturels
du Québec, le réseau de surveillance de plantes exotiques envahissantes cherche à cartographier les
aires de répartition de ces espèces nuisibles. Pour y arriver, la collaboration d’observateurs et d’ob-
servatrices de toute la province est sollicitée. La détection précoce de nouvelles menaces permettra
d’intervenir rapidement pour éradiquer les plantes indésirables. Rendez-vous au [Link]
pour inscrire une observation.

24
Volet 3. Aménagement modèle de bandes riveraines

Réhabilitation des bandes riveraines

Dans le cadre du projet de Caractérisation et réhabilitation des bandes riveraines en bordure du


Saint-Laurent à la hauteur de la ville de Repentigny, le Comité ZIP des Seigneuries a mandaté la
firme AUBIER pour produire trois plans d’aménagement types, basés sur les constats issus de la
caractérisation des bandes riveraines à Repentigny. Ces plans ont été produits dans le but d’offrir
aux riverains des outils concrets et adaptés leur permettant d’aménager adéquatement leur rive.
Cette firme à vocation environnementale a été mandatée pour son expertise à :
a) Restaurer les milieux altérés par la réintégration de la flore indigène
b) Diminuer l’empreinte environnementale des projets d’infrastructures
c) Concilier l’esthétisme et le respect de l’environnement dans les aménagements
d) Apporter des solutions concrètes aux problèmes d’érosion
e) Participer à la gestion intégrée de l’eau et au ralentissement de l’eutrophisation des plans
d’eau
Recommandations générales au sujet des plans d’aménagement types
Il est important de souligner que les plans présentés ne sont pas né-
cessairement applicables à toutes les situations. Ce sont des exemples
d’aménagement. Ils doivent donc être utilisés comme des outils permettant
d’orienter les riverains dans l’aménagement adéquat de leur rive. Les re-
commandations incluses dans cette section devraient être lues et prises
en considération avant de procéder à quelconque aménagement. N’hé-
sitez pas à consulter des professionnels qui sauront vous guider dans vos
démarches. Une liste d’organismes-ressources pouvant vous conseiller est
incluse à l’annexe 1.
Aménagements
Les berges de la région étant à ce point dégradées, les aménagements types sont d’abord conçus
dans une perspective de restauration. En plus de répondre aux besoins environnementaux, ils doi-
vent également être adaptés à certains besoins des riverains tels que le maintien de fenêtres de
visibilité et l’esthétisme. Ainsi, les aménagements de rives proposés cherchent à concilier les be-
soins humains et environnementaux, tout en étant empreints de sobriété. Les lieux seront invi-
tants et esthétiques, sans pour autant être manucurés. À cet effet, des plantes indigènes ont été
judicieusement utilisées de manière à ce qu’elles prennent leur place naturelle. Les trois strates
de végétation (herbacée, arbustive et arborescente) ont ainsi été utilisées. La strate arborescente,
souvent négligée dans les aménagements de berges, est bien représentée mais disposée de manière
à préserver une bonne visibilité sur le fleuve. Ces plans d’aménagement types se veulent donc un
outil permettant aux riverains d’aménager leurs berges de façon efficace, intégrée et esthétique.

25
Source : Aubier
Figure 13. Aménagement efficace, intégré et esthétique de berges à l’aide de végétaux indigènes avant
(image de gauche) et après (image de droite).

Fenêtre de visibilité

L’aménagement des plantations est conçu de manière à permettre aux riverains de conserver un
accès à l’eau ainsi que des fenêtres de visibilité, c’est-à-dire des endroits à partir desquels ils peu-
vent avoir une vue sur le fleuve. Chaque plan propose deux fenêtres de visibilité, une totale et une
partielle. La fenêtre de visibilité totale est appréciable depuis la berge même. Dans cette fenêtre,
les plantes sont suffisamment basses pour permettre une vue sans obstacle sur le fleuve. Pour sa
part, la fenêtre partielle est composée d’arbustes de plus fortes dimensions et d’un arbre tout au
plus. Cette fenêtre a pour point de départ la maison. Les sections de plantation qui ne sont pas dans
les fenêtres sont quant à elles composées d’arbres et d’arbustes. Source : Aubier

Figure 14. Fenêtre de visibilité totale appréciable depuis la berge.

26
Largeur des plantations

Les largeurs de rives à végétaliser, telles que proposées dans les aménagements, correspondent à la
réglementation en vigueur. Lorsque la pente est inférieure à 30% (voir plan 1), ou supérieure à 30 %
avec un talus de moins de 5 mètres, la largeur est de 10 mètres, mesurée horizontalement à partir de
la ligne des hautes eaux (LHE). Également, lorsque la pente de la rive est inférieure à 30 %, un sentier
d’une largeur maximale de 5 m peut être aménagé de biais avec la ligne de rivage (angle maximal
de 60 degrés avec le rivage). Dans cette ouverture, le sol ne doit pas être à nu, recouvert de béton,
d’asphalte ou d’autres matériaux imperméables. Lorsque la pente est continue et supérieure à 30%
avec un talus de plus de 5 mètres (voir plan 2), la largeur de la rive à protéger se mesure horizontale-
ment à un minimum de 15 mètres à partir de la LHE. Dans ce cas, un sentier ou un escalier aménagé
ne peut avoir plus de deux (2) mètres de largeur. Son emprise doit être de biais avec le rivage et la
topographie naturelle doit être respectée. Également, les arbres et arbustes ne peuvent être émondés
ou élagués à une hauteur inférieure à 1,5 mètre du sol.

Choix des végétaux

Le choix des végétaux a principalement été mo-


tivé par les types de sols habituellement rencon-
trés sur les berges de Repentigny, la rusticité* des
végétaux et la disponibilité des végétaux.

D’abord, une berge bordée d’un muret de pierres


est habituellement composée d’un remblai fait
d’un mélange hétérogène plus ou moins compact

Source : Aubier
de sol variant de graveleux à loam argileux et
plutôt pauvre. Devant l’hétérogénéité des sols, les
espèces ont été sélectionnées pour leur grande ca-
pacité d’adaptation. Il est à noter que certaines des
espèces proposées telles la physostégie de Virginie (Physostegia virginiana), l’aronie à fruits noirs
(Aronia melanocarpa) et le sureau du Canada (Sambucus canadensis) pourraient avoir moins de
chance de réussite dans un sol pauvre, graveleux et sec. Au pied du mur, les espèces proposées peu-
vent supporter des inondations temporaires ou prolongées et nécessitent un sol humide. Ces espèces
ne doivent pas être utilisées au pied du muret si le sol n’est pas humide en permanence.

La rusticité et la disponibilité des végétaux ont également motivé les choix. Bien que toutes les
espèces soient indigènes au Québec (mis à part le rosier rustique), quelques-unes ne sont pas
typiques de la région, soit : l’agastache fenouille (Agastache foeniculum), l’aronie à fruits noirs
(Aronia melanocarpa), le millepertuis de Kalm (Hypericum kalmianum) et le rosier rustique (Rosa
rugosa). Ces trois dernières espèces ont été utilisées puisqu’aucun autre arbuste de faible dimen-
sion et indigène à la région ne semble être produit. Les autres espèces, toutes typiques de la région,
ont donc été choisies en fonction de leur disponibilité sur le marché. Les espèces présentées dans

27
les plans sont illustrées à l’annexe 2. Une liste de végétaux indigènes recommandés pour la végé-
talisation des bandes riveraines est disponible sur le site internet de la Fédération interdisciplinaire
de l’horticulture ornementale du Québec (FIHOQ) : [Link] .

Plantation
Mise en terre et fertilisation

Concernant la plantation des végétaux comme telle, il


est recommandé de creuser un trou deux fois plus gros Période de plantation
que le pot et de n’ajouter qu’un maximum de 25% de
Pour que les arbres bénéficient pleine-
terre végétale. Évidemment, aucun fertilisant ne doit ment de leur première année de crois-
être utilisé au moment de la plantation ni par la suite. sance, la plantation est idéalement réa-
Pour améliorer la croissance des végétaux, des champi- lisée au printemps ou à l’automne.
gnons mycorhiziens peuvent être ajoutés au fond du
trou de plantation.
Entretien
Afin de conserver l’aspect naturel, aucun entretien ne sera nécessaire pour les végétaux une fois
qu’ils seront établis. Toutefois, l’herbe entre les plants pourra être tondue une à deux fois l’an
pour les deux premières années. Cet entretien minime améliore sensiblement le taux de survie des
végétaux. Notons que cette dernière recommandation contrevient à la réglementation en vigueur.
Toutefois, elle est tolérée dans une optique de restauration dont les bénéfices se feront sentir sur
plusieurs années. Également, aucun paillis n’est autorisé dans la bande riveraine pour contrôler la
végétation. Les plants doivent être généreusement arrosés au moment de la plantation et au besoin
par la suite.
Stade de maturité des plants

Le stade de maturité des plants utilisés est di-


rectement lié au taux de survie. En effet, plus les
plants sont hauts et forts au moment de leur im-

Source : Comité ZIP des Seigneuries


plantation, meilleur sera leur taux de survie. De
plus, ils atteindront plus rapidement une hauteur
leur permettant de supplanter la végétation con-
currente. Évidemment, les plants de plus fortes
dimensions sont également plus dispendieux. Il
est recommandé d’utiliser des plants en pots de 9
cm ou 1 litre pour les herbacées et les graminées,
des pots de 6 litres pour les arbustes et des plants
de 60 à 200 cm pour les arbres. Figure 15. Taille recommandée pour l’achat des
arbustes.

28
Espacement

Il est recommandé de laisser un espacement de


quatre mètres entre les arbres alors que
l’espacement entre les arbustes et les herbacées

Source : Comité ZIP des Seigneuries


dépend de la largeur de l’espèce à maturité. Si
pour des raisons financières ou autres la planta-
tion ne peut être réalisée sur l’ensemble de la
berge, il est recommandé de planter les végétaux
par talles en respectant les espacements. En effet,
des végétaux plantés individuellement et de fa-
çon éparpillée ont plus de difficulté à supplanter
la compétition limitant ainsi leur taux de survie et
donc la rentabilité de votre investissement. Figure 16. Réhabilitation de la bande de protection
riveraine au Parc de l’île Lebel.

Plans d’aménagement types

Trois plans adaptés à des situations typiquement rencontrées sur les terrains situés aux abords du
fleuve à Repentigny sont inclus dans cette section. Le premier plan concerne le cas où une faible
pente (<30%) est observée sur la rive à aménager. Dans ce cas, une bande d’une largeur de 10 m
doit être aménagée (voir figure 4). Le second plan représente un cas où la pente du terrain est
supérieure à 30%, une bande de 15 m doit alors être conservée. Le troisième plan est un exemple
où le génie végétal est employé dans le but de retirer un muret en forte détérioration afin de le
remplacer par une structure végétale de stabilisation. La bande aménagée est d’une largeur de 10 m
puisque la pente est inférieure à 30%.

29
Aménagement de berges type <30% (Plan 1)

• Représentation graphique

• Plan d’aménagement

• Estimation du coût des végétaux

30
Estimation du coût des végétaux pour l’aménagement de berges type < 30% (Plan 1).

* Les prix sont basés sur un achat directement au producteur, sans intermédiaire.

Code Nom latin Nom français Format Quantité Prix unitaire Prix

Herbacées
Af Agastache foeniculum Agastache fenouil 9 cm 45 3,50 157,50
Ai Asclepias incarnata Asclépiade incarnate 1 litre 18 5,75 103,50
An Aster novae-angliae Aster de Nouvelle-Angleterre 1 litre 10 5,75 57,50
Ea Epilobium angustifolium Épilobe à feuilles étroites 9 cm 36 3,50 126,00
Em Eupatorium maculatum Eupatoire maculé 1 litre 10 5,75 57,50
Ep Eupatorium perfoliatum Eupatoire perfolié 1 litre 15 5,75 86,25
Pv Physostegia virginiana Physostégie de Virginie 9 cm 54 3,50 189,00
So Solidago canadensis Verge d'or 1 litre 10 5,75 57,50

Graminées
Cc Calamagrostis canadensis Foin bleu 1 litre 25 5,75 143,75

Arbustes
Ar Alnus rugosa Aulne rugeux 6 litres 5 6,25 31,25
Am Aronia melanocarpa Aronie à fruits noirs 6 litres 13 6,50 84,50
Cs Cornus stolonifera Cornus stolonifera 6 litres 8 6,25 50,00
Dl Diervilla lonicera Diervillée chevrefeuille 6 litres 28 6,50 182,00
Hk Hypericum kalmianum Millepertuis de Kalm 6 litres 12 6,85 82,20
Po Physocarpus opulifolius Physocarpe 6 litres 3 5,60 16,80
Rr Rosa rugosa Rosier rustique 6 litres 3 7,70 23,10
Si Salix interior Saule de l'intérieur 6 litres 9 6,25 56,25
Sd Salix discolor Saule discolore 6 litres 12 6,25 75,00
Sc Sambucus canadensis Sureau du Canada 6 litres 1 7,75 7,75
Sl Spirea latifolia Spirée à larges feuilles 6 litres 20 6,25 125,00
Vl Viburnum lentago Alisier 6 litres 3 7,75 23,25

Arbres
Acr Acer rubrum Érable rouge 200 cm 1 53,00 53,00
Ll Larix laricina Mélèze laricin 90 cm 2 21,00 42,00
Ps Pinus strobus Pin blanc 60 cm 2 38,00 76,00
Pp Prunus pensylvanica Cerisier de Pennsylvanie 200 cm 3 75,00 225,00

Sous-total 2 131,60
TPS 106,58
TVQ 190,25

33
Aménagement de berges type ≥30% (Plan 2)

• Représentation graphique

• Plan d’aménagement

• Estimation du coût des végétaux

34
Estimation du coût des végétaux pour l’aménagement de berges type ≥ 30% (Plan 2).

* Les prix sont basés sur un achat directement au producteur, sans intermédiaire.

Code Nom latin Nom français Format Quantité Prix unitaire Prix

Herbacées
Am Achillea millefolium Achillée millefeuilles 9 cm 27 3,50 94,50
Af Agastache foeniculum Agastache fenouil 9 cm 18 3,50 63,00
Ai Asclepias incarnata Asclépiade incarnate 1 litre 10 5,75 57,50
An Aster novae-angliae Aster de Nouvelle-Angleterre 1 litre 9 5,75 51,75
Ap Aster puniceus Aster ponceau 1 litre 10 5,75 57,50
Ea Epilobium angustifolium Épilobe à feuilles étroites 9 cm 18 3,50 63,00
So Solidago canadensis Verge d'or 1 litre 9 5,75 51,75
Vh Verbena hastata Verveine hastée 9 cm 9 3,50 31,50

Graminées
Cc Calamagrostis canadensis Foin bleu 1 litre 20 5,75 115,00
Gs Glyceria striata Glycérie striée 9 cm 36 3,50 126,00

Arbustes
Ar Alnus rugosa Aulne rugeux 6 litres 3 6,25 18,75
Am Aronia melanocarpa Aronie à fruits noirs 6 litres 15 6,50 97,50
Cs Cornus stolonifera Cornus stolonifera 6 litres 20 6,25 125,00
Dl Diervilla lonicera Diervillée chevrefeuille 6 litres 23 6,50 149,50
Po Physocarpus opulifolius Physocarpe 6 litres 10 5,60 56,00
Rr Rosa rugosa Rosier rustique 6 litres 10 7,70 77,00
Si Salix interior Saule de l'intérieur 6 litres 9 6,25 56,25
Sd Salix discolor Saule discolore 6 litres 7 6,25 43,75
Sc Sambucus canadensis Sureau du Canada 6 litres 19 7,75 147,25
Sl Spirea latifolia Spirée à larges feuilles 6 litres 34 6,25 212,50
Vl Viburnum lentago Alisier 6 litres 3 7,75 23,25

Arbres
Acr Acer rubrum Érable rouge 200 cm 3 53,00 159,00
Ll Larix laricina Mélèze laricin 90 cm 5 21,00 105,00
Ps Pinus strobus Pin blanc 60 cm 2 38,00 76,00
Pp Prunus pensylvanica Cerisier de Pennsylvanie 200 cm 3 75,00 225,00

Sous-total 2 283,25
TPS 114,16
TVQ 203,78
Total 2 601,19

37
Démantèlement de muret et stabilisation végétale (Plan 3)
Le plan 3 présente les caractéristiques typiques d’un muret en forte détérioration. Pour palier à ce
problème d’érosion, la simple plantation n’est souvent pas suffisante. Le démantèlement du muret
est proposé, ainsi qu’une stabilisation de berge à l’aide d’un ouvrage issu du génie végétal.
Considérations liées à l’exemple de stabilisation végétale
Ce plan et ces recommandations ne doivent aucunement être considérés comme un complé-
ment à un rapport technique. Seules quelques grandes lignes d’un projet de stabilisation végétale
y sont abordées. C’est pourquoi aucune mesure précise et aucun détail ne sont donnés. La tech-
nique proposée est un exemple de type d’ouvrage végétal pouvant être utilisé efficacement sur le
Saint-Laurent. Cette solution ne peut être reproduite comme telle pour quelconque problématique
sans étude préalable. Aucune technique de génie végétal n’est d’ailleurs adaptable à l’ensemble
des problématiques. Toute proposition de stabilisation végétale doit être appuyée par une étude
et une analyse du terrain. La réalisation de ce type d’ouvrage, à des fins privées, est également
conditionnelle à l’obtention d’un certificat d’autorisation municipal (voir figure 6). L’autorisation
du MRNF/MDDEP pourrait également être requise si les travaux sont réalisés en tout ou en partie
sur le littoral. Informez-vous !
Génie végétal
Le terme génie végétal désigne l’utilisation de plantes ou de parties de celles-ci en vue de réaliser
un aménagement de protection contre l’érosion, de renforcement et de régénération des sols. Ayant
le végétal comme matériau de base, ces ouvrages sont à long terme souvent plus efficaces que
l’enrochement conventionnel. La souplesse de ces armatures leur permet de résister à l’épreuve
du temps. Parfaitement intégrés dans leur environnement, les ouvrages végétaux participent égale-
ment à l’équilibre des écosystèmes aquatiques et riverains. Telle que décrite ici, l’utilisation d’une
technique de génie végétal est parfaitement envisageable pour ce genre de problématique.

38
Source : Aubier
Source : Aubier
Figure 17. Exemple d’aménagement des berges utilisant le génie végétal pendant
(image du haut) et après les travaux (image du bas).

Démantèlement du muret
Le démantèlement du muret est réalisé à l’aide d’une pelle mécanique. Toutes les parties du muret
doivent être disposées hors du site. Notons que la partie hydraulique de la machinerie ne doit en
aucun cas entrer en contact avec l’eau.
Stabilisation végétale
Un solide pied de berge doit d’abord être constitué. Pour ce faire, la mise en place d’une fascine
de saules arbustifs est proposée afin de créer une assise sur laquelle la berge peut s’appuyer. Des
branches doivent être disposées perpendiculairement sous la fascine pour limiter l’affouillement sous
l’ouvrage et ainsi diminuer la vitesse de l’eau proche de la berge. Ces branches réduiront indirecte-
ment 1’impact de l’eau contre l’ouvrage. Un géotextile en fibres de coco (densité > 700g/m2) est mis
en place autour de la fascine afin d’éviter que l’ouvrage ne se vide de sa terre. Cette construction sert
à maintenir temporairement les branches en contact avec le sol jusqu’à ce qu’elles développent un
fort système racinaire. Les branches de saules (Salix interior) choisies pour constituer la fascine ont

39
pour particularité la grande souplesse de leurs tiges, ce qui permet d’atténuer la force des vagues.
Les particularités relatives à la longueur et la dimension des pieux ainsi que leur espacement va-
rient en fonction des caractéristiques du terrain et des facteurs d’érosion.
Afin d’éviter un déchaussement de l’ouvrage lors des crues, un matelas de branches placé perpen-
diculairement à la rivière doit être installé. Il est constitué de couches de branches de saules qui
permettent de produire rapidement un fort développement racinaire et aérien. Les branches sont
plaquées au sol à l’aide de fils galvanisés, de cordes, de géotextile biodégradable en fibres de coco
et de pieux. Le géotextile limite le risque de lessivage des matériaux terreux. Au moment de la réa-
lisation des travaux, l’entrepreneur devra prendre les mesures nécessaires pour éviter tout apport
de sédiment au fleuve. À cet effet, un rideau de turbidité doit être installé dans l’eau durant toute
l’opération.
Source : Aubier

Source : Aubier
Figure 18. Stabilisation végétale à l’aide de fascines de saules, matelas de branches et géotextile biodégra-
dable en fibres de coco.

40
(suite) Démantèlement de muret et stabilisation végétale (Plan 3)

• Représentation graphique

• Plan d’aménagement

• Estimation du coût des végétaux

41
Estimation du coût des végétaux pour le démantèlement de muret et la stabilisation végétale (Plan 3).

* Les prix sont basés sur un achat directement au producteur, sans intermédiaire.
**Les végétaux pour ce plan n’incluent pas les branches de saules nécessaires à la stabilisation végétale.

Prix
Code Nom latin Nom français Format Quantité Prix
unitaire

Herbacées
Am Achillea millefolium Achillée millefeuilles 9 cm 9 3,50 31,50
Af Agastache foeniculum Agastache fenouil 9 cm 54 3,50 189,00
Ea Epilobium angustifolium Épilobe à feuilles étroites 9 cm 27 3,50 94,50
Em Eupatorium maculatum Eupatoire maculé 1 litre 20 5,75 115,00
Pv Physostegia virginiana Physostégie de Virginie 9 cm 18 3,50 63,00
So Solidago canadensis Verge d'or 1 litre 10 5,75 57,50
Tv Tanacetum vulgare Tanaisie vulgaire mc 110 ml 45 1,20 54,00

Arbustes
Ar Alnus rugosa Aulne rugeux 6 litres 2 6,25 12,50
Dl Diervilla lonicera Diervillée chevrefeuille 6 litres 32 6,50 208,00
Hk Hypericum kalmianum Millepertuis de Kalm 6 litres 6 6,85 41,10
Po Physocarpus opulifolius Physocarpe 6 litres 8 5,60 44,80
Rr Rosa rugosa Rosier rustique 6 litres 6 7,70 46,20
Sc Sambucus canadensis Sureau du Canada 6 litres 8 7,75 62,00
Sl Spirea latifolia Spirée à larges feuilles 6 litres 22 6,25 137,50
Vl Viburnum lentago Alisier 6 litres 3 7,75 23,25

Arbres
Acr Acer rubrum Érable rouge 200 cm 1 53,00 53,00
Ll Larix laricina Mélèze laricin 90 cm 1 21,00 21,00
Ps Pinus strobus Pin blanc 60 cm 2 38,00 76,00
Pp Prunus pensylvanica Cerisier de Pennsylvanie 200 cm 1 75,00 75,00

Sous-total 1 404,85
TPS 70,24
TVQ 125,38
Total 1 600,48

44
Conclusion

Les bandes riveraines sont reconnues comme ayant un rôle primordial à jouer dans le maintien
de l’intégrité des cours d’eau. Le projet de Caractérisation et de réhabilitation des bandes rive-
raines en bordure du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de la ville de Repentigny a été mis sur pied
par le Comité ZIP des Seigneuries dans le but d’améliorer la qualité de l’environnement fluvial
en valorisant la protection, la conservation et la restauration des bandes de protection riveraine.
L’implication citoyenne est essentielle pour l’atteinte de ces objectifs. Sur le territoire de la Ville
de Repentigny, les citoyens sont propriétaires de près de 90% des terrains bordant le fleuve. Les
riverains sont dès lors appelés à jouer un rôle majeur dans la protection des rives du Saint-Laurent.
Ce document a été conçu avec la volonté d’offrir un support et des outils adaptés aux citoyens ri-
verains de Repentigny. Ce recueil constitue un excellent outil d’accompagnement pour qui désire
s’informer sur les nombreux bénéfices associés au maintien d’une bande de protection riveraine
et procéder à la réhabilitation de celle-ci sur sa propriété. Le fleuve Saint-Laurent est une préoc-
cupation collective. Par le biais d’actions concrètes comme celles suggérées dans ce guide, il est
possible d’améliorer la qualité globale de l’écosystème fluvial pour le bénéfice des riverains, des
usagers et de la faune.

45
Glossaire
Bande riveraine : Voir rive.
Espèce exotique envahissante : Une espèce est dite exotique lorsqu’elle a été introduite hors de son
aire de distribution naturelle par le biais des activités humaines.
Une espèce envahissante colonise avec agressivité un environne-
ment local menaçant les espèces végétales indigènes, l’économie
et la société.
Espèce indigène : Espèce que l’on retrouve naturellement dans une zone ou une région particu-
lière. Ces espèces sont généralement bien adaptées à leur environnement et
elles sont un élément important de l’écosystème local.
Ligne des hautes eaux : La ligne des hautes eaux (LHE) sert de démarcation entre le littoral et
la rive des lacs et cours d’eau (voir figure 3). Elle correspond à la hau-
teur maximale des eaux en période de crue et marque la limite où l’on
passe d’une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de
plantes terrestres. C’est à partir de la LHE que se mesure la bande rive-
raine à protéger.
Littoral : Selon la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables, le littoral
s’étend depuis la ligne des hautes eaux vers le centre du plan d’eau.
Plaine inondable : La plaine inondable est une étendue de terre occupée par un cours d’eau lorsqu’il
déborde de son lit. On définit le risque d’inondation en fonction de sa récur-
rence, c’est-à-dire selon la probabilité que l’événement se produise de nouveau
à l’intérieur d’un intervalle de temps. Dans le cas d’une crue de récurrence de
20 ans, le niveau d’inondation devrait être atteint au moins une fois sur une
période de 20 ans.
Rive : La Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables définit la rive
comme étant « une bande de terre qui borde les lacs et cours d’eau et qui s’étend vers l’in-
térieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux ». La largeur de la rive à protéger varie
en fonction de la hauteur et de l’inclinaison de la pente du talus (voir figure 4).
Rusticité : Zone géographique à l’intérieur de laquelle une plante est capable de vivre, basé sur les
températures minimales moyennes de cette zone.
Service écosystémique : Un écosystème est un ensemble formé par les communautés d’êtres vi-
vants, les éléments non vivants ainsi que par les interactions existant
entre ces groupes. Les services écosystémiques sont les bénéfices que
les humains tirent des écosystèmes. Ceux-ci comprennent des services
d’approvisionnement tels que la nourriture, l’eau et le bois; des services
de régulation affectant le climat, les inondations et la qualité de l’eau; des
services culturels, récréatifs et esthétiques; et des services d’auto-entre-
tien tels que la formation des sols, la photosynthèse et le cycle nutritif.

46
Références
Aubier, 2011. Conception de trois plans d’aménagement types pouvant être appliqués au volet 4 du
projet : Restauration de cinq bandes riveraines chez des propriétaires privés dans le cadre du projet
de caractérisation et de restauration des bandes riveraines en bordure du fleuve Saint-Laurent à la
hauteur de la ville de Repentigny, 15 p.
Environnement Canada, 2004. Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes, Gou-
vernement du Canada, 52 p.
Goupil, J.-Y., 1998. Protection des rives, du littoral et des plaines inondables : Guide des bonnes
pratiques. Service de l’aménagement et de la protection des rives et du littoral, Ministère de l’En-
vironnement et de la Faune, Publications du Québec, 160 p.
Millennium Ecosystem Assessment, 2005. Ecosystems and human well-being: Synthesis, Island
Press, Washington, DC, 155 p.
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et Conseil ré-
gional de l’environnement des Laurentides (CRE Laurentides), 2007. Protocole de caractérisation
de la bande riveraine, mai 2007, 2e édition mai 2009, Québec, MDDEP et CRE Laurentides, 19 p.
Richard, L.-F., 2010. Suivi de l’état du Saint-Laurent : L’érosion des berges en eau douce, Envi-
ronnement Canada, 8 p.
Tocco, S., 2011. Technique d’aménagement durable : Projet de caractérisation et réhabilitation des
bandes riveraines en bordure du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Repentigny, Institut d’amé-
nagement et urbanisme de Lille, 86 p.

47
Annexe 1. Liste d’intervenants impliqués dans la gestion de la ressource EAU

48
Comité Zone d'Interv on Prioritaire (ZIP) des 1095, rue Notre-Dame, C.P. 353
Seigneuries Saint-Sulpice (Québec), J5W 4L9
(450) 713-0887
[Link]

Conseil régional de l'environnement de Lanaudière 365, rue Saint-Louis, C.P. 658


(CREL) Jolie e (Québec), J6E 7N3
(450) 756-0186
h p://[Link]/

Corpora on de l’Aménagement de la Rivière 100, rue Fabre


L’Assomp on (CARA) Jolie e (Québec), J6E 9E3
(450) 755-1651
[Link]

Société d'Hor lture et d'Écologie de Rep gny 435, boulevard Iberville


(SHER) gny (Québec), J6A 2B6
(450) 654-3147
h p://[Link]/

Féd on interdisciplinaire de l'hor lture 3230, rue Sico e, Bureau E-300 Ouest
ornementale du Québec (FIHOQ) Saint-Hyacinthe (Québec), J2S 7B3
(450) 774-2228
h p://www.fi[Link]/

Ville de R gny 435, boulevard Iberville


gny (Québec), J6A 2B6
(450) 470-3000
h p://[Link] [Link]/

Ministère du Développement durable, de 100, boulevard Industriel


l'Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP) gny (Québec), J6A 4X6
(450) 654-4355
h p://[Link]/

Ministère des Ressources naturelles et de la Faune 100, boulevard Industriel


du Québec (MRNF) gny (Québec), J6A 4X6
(450) 654-7786
h p://[Link]/

49
Annexe 2. Illustrations et caractéristiques de certaines espèces indigènes
présentées dans les plans d’aménagement types.

50
Quelques
Exemples végétaux recommandées
d’herbacées recommandés dans les aménagements
dans les aménagements

Achillée millefeuilles Agastache fenouille


(Achillea millefolim) (Agastache feoniculum)

Scirpe vigoureux
Asclépiade incarnate
(Scirpus validus)
(Asclepiade incarnata)

Physostégie de Virginie
Aster de Nouvelle-Angleterre
(Physostegia virginiana)
(Aster novae angliae)

51
Épilobe à feuilles étroites
(Epilobium angustifolium) Eupatoire maculée
(Eupatorium maculatum)

Verge d’or
(Solidago canadensis)

Tanaisie vulgaire
(Tanacetum vulgare)

Vervaine hastée
(Verbena hastata)

52
Exemples d’arbustes recommandés dans les aménagements

Diervillée chevrefeuille
chèvrefeuille Aronie à fruits
fuit noirs
noirs
(Diervilla lonicera) (Aronia melanocarpa)

Sureau du Canada
Symphorine blanche (Sambucus canadensis)
(Symphoricarpos albus)

Saule de l’intérieur
(Salix interior)

Spirée à larges feuilles Cornouiller stolonifère


(Sprirea latifolia) (cornus stolonifera)

53
Exemples d’arbustes et d’arbres recommandés dans les aménagements

Millepertuis
Millepetuis de Kalm
(Hypericum kalmianum)
Physocarpe
(Physocarpus opulifolius)

Rosier rustique
(Rosa rugosa)
Érable rouge
(Acer rubrum)

Pin blanc
(Pinus strobus) Mélèze laricin
(Larix laricina)

54
Caractéristiques de certaines espèces indigènes présentées dans les plans d'aménagement types

Tolérance aux Rôle de la plante


Nom latin de Nom commun Nom anglais de Zone de Hauteur Largeur Humidité du Localisation de la Type de Nourriture Disponibilité en
Exposition Type de sol sels au niveau Type d'enracinement Écran Brise- Commentaires
l'espèce de l'espèce l'espèce rusticité (mètre) (mètre) sol plantation Stabilisation croissance pour la faune pépinière
du sol solaire vent
ARBRES

soleil ou mi- Moyenne à Tout type de Bas ou milieu du moyenne à


Acer rubrum Érable rouge Red Maple 3 9 - 20 15 - 22 Non Superficiel x x Très bonne Préférence pour les sols acides. Tolère les sols compacts. Éviter les sols calcaires.
ombre élevée sol talus rapide

Faible à Tout type de Bas ou replat du Planter seulement dans les zones de faible pente. Tolère les sols détrempés. Sensible à
Larix laricina Mélèze laricin Eastern Larch 1 soleil 15 - 20 10 - 15 Oui Superficiel x x rapide x Très bonne
élevée sol talus la pollution urbaine.

Eastern White soleil ou mi- Moyenne à Préférence pour les sols acides, fertiles et bien drainés. Intolérance au compactage.
Pinus strobus Pin blanc 2 22 - 30 15 - 22 Loam sableux Replat du talus Non Latéral profond x x moyenne x Bonne
Pine ombre faible Plante ignorée des cerfs.

ARBUSTES

Aronia Aronie à fruits Black soleil ou mi- Moyenne à Tout type de Bas, milieu ou
4a 1,5 - 2 1 - 1,5 Modérée Superficiel lente x Très bonne Préférence pour les sols tourbeux et acides. Racines drageonnantes.
melanocarpa noirs Chokeberry ombre élevée sol replat du talus

Cornouiller Redosier Soleil, mi-ombre Faible à Tout type de Bas, milieu ou Tolère les sols compacts. Plante drageonnante. Plante ignorée des cerfs. Excellent pour
Cornus stolonifera 2a 2 3 Oui Superficiel x rapide x Très bonne
stolonifère Dogwood ou ombre élevée sol replat du talus stabiliser les talus abrupts. Syn.: Cornus sericea .

Dièreville Bush soleil ou mi- Faible à Sableux à Milieu ou replat Préférence pour les sols légèrement acides et bien drainés. Plante drageonnante mais
Diervilla lonicera 3a 0,9 - 1,2 0,9 - 1,2 Oui Superficiel x rapide x Très bonne
chèvrefeuille Honeysuckle ombre moyenne graveleux du talus non envahissante.

Physocarpus Physocarpe à Common soleil ou mi- Faible à Tout type de Bas, milieu ou Tolère les sols compacts et les conditions de sécheresse. Éviter les sols détrempés. Éviter
2b 1,5 - 3 2-3 Oui Superficiel x x moyenne Très bonne
opulifolius feuilles d'obier Ninebark ombre élevée sol replat du talus les cultivars ornementaux sur les rives du fleuve St-Laurent.

Saule de Sandbar soleil ou mi- Moyenne à Tout type de Bas, milieu ou Préférence pour les sols lourds et humides. Contrôle l'érosion du sol. Flexible. Syn.: Salix
Salix interior 2 1-6 1,8 - 3 Modérée Superficiel x x rapide x Faible
l'intérieur Willow ombre élevée sol replat du talus exigua subsp. Interior .

Sambucus Sureau du Soleil, mi-ombre Faible à Tout type de Bas, milieu ou


American Elder 3a 1,5 - 3,6 1,5 - 2 Modérée Superficiel x rapide x Bonne Préférence pour les sols humides. Plante ignorée des cerfs. Racines drageonnantes.
canadensis Canada ou ombre élevée sol replat du talus

Spirée à larges Large-leaved Tout type de Bas, milieu ou


Spirea latifolia 4 soleil 0,6 - 1,5 0,6 - 1,5 Moyenne Non Superficiel x moyenne x Moyenne Préférence pour les sols loameux et humides.
feuilles Meadowsweet sol replat du talus

Symphoricarpos Symphorine Common Soleil, mi-ombre Faible à Tout type de Bas, milieu ou
2a 1 - 1,5 1 - 1,5 Oui Superficiel x rapide x Très bonne Tolère les sols pauvres et graveleux. Plante drageonnante.
albus blanche Snowberry ou ombre élevée sol replat du talus

PLANTES HERBACÉES VIVACES

Eupatorium Eupatoire Purple Joe-Pye soleil ou mi- Moyenne à Loameux à Bas ou milieu du Abondant et
3 2 0,9 Non x x - moyenne x Très bonne Préférence pour les sols lourds, fertiles, calcaires et bien drainés.
maculatum maculée Weed ombre élevée loam argileux talus modérément profond

Physostegia Physostégie de soleil ou mi- Faible à Tout type de Bas ou milieu du Abondant et
Obedient Plant 3 0,7 0,4 Non x - rapide x Bonne Préférence pour les sols bien drainés.
virginiana Virginie ombre élevée sol talus modérément profond

Solidago Verge d'or du Canada Faible à Tout type de Milieu ou replat


2 soleil 1,1 0,4 Oui Abondant et profond x x - rapide x Très bonne Mellifère.
canadensis Canada Goldenrod moyenne sol du talus

Aster de
Symphoyotrichum New England soleil ou mi- Faible à Tout type de Abondant et
Nouvelle- 3 0,5 - 0,6 0,45 - 0,6 Replat du talus Modérée x x - rapide x Très bonne Préférence pour les sols bien drainés. Syn.: Aster novae-angliae .
novae-angliae Aster ombre moyenne sol modérément profond
Angleterre

Tout type de Bas ou milieu du


Verbena hastata Verveine hastée Blue Vervain 3 soleil 1,1 0,45 Élevée Non Abondant et profond x - rapide x Très bonne Bisannuelle.
sol talus
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1095, rue Notre-Dame, Saint-Sulpice, Québec J5W 4L9
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