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I Introduction

1.1Problématique

La césarienne, également connue sous le nom de section césarienne ou chirurgie


césarienne, est une procédure chirurgicale qui consiste à extraire le fœtus de
l'utérus de la mère à travers une incision pratiquée dans l'abdomen et l'utérus.
Elle est généralement réalisée lorsque l'accouchement par voie vaginale est soit
impossible, soit jugé risqué pour la mère ou le bébé.
La césarienne peut-être effectuée de manière programmée avant le début du
travail(césarienne programmée)ou en urgence lorsqu’il y’a des complications pendant
le travail ou avant celui-ci(césarienne d’urgence).

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la moyenne mondiale du taux de


césariennes est d'environ 21% des naissances. Cependant, ce chiffre varie
considérablement entre les pays et les régions.

Certains pays présentent des taux de césariennes supérieurs à la moyenne mondiale.


Par exemple, au Brésil, le taux de césariennes est d'environ 55%, ce qui est l'un
des plus élevés au monde. D'autres pays comme la République dominicaine, l'Iran et
le Venezuela ont également des taux de césariennes élevés, Alors que d'autres pays
affichent des taux de césariennes inférieurs à la moyenne mondiale. Par exemple,
les Pays-Bas ont un taux de césariennes d'environ 16%, tandis que la Suède et la
Finlande ont des taux inférieurs à 18%. Certains pays d'Afrique subsaharienne ont
également des taux de césariennes relativement bas, souvent inférieurs à 10%.
Même au sein d'un même pays, il peut exister des variations régionales
significatives dans le taux de césariennes. Par exemple, dans certains États des
États-Unis, le taux de césariennes peut être supérieur à 30%, tandis que dans
d'autres États, il peut être inférieur à 20%
La République Démocratique du Congo (RDC) a un taux de césarienne estimé à 5%
Bien qu’elle ait fait ses preuves dans la réduction de la morbimortalité du couple
mère et enfant, la pratique de la césarienne se heurte à plusieurs barrières qui
peuvent être d’ordres religieux, économique, financier, culturel ou psychologique
dans les milieux à ressources limitées même quand elle est médicalement justifiée .
Cependant,l’importance de la connaissance, l'attitude et la perception des femmes
enceintes à l'égard de la césarienne revêtent une grande importance. Une bonne
compréhension de la procédure, de ses indications et de ses risques potentiels
permet aux femmes enceintes de prendre des décisions éclairées concernant leur mode
d'accouchement. Une attitude positive ou négative envers la césarienne peut
influencer les préférences et les choix des femmes enceintes, ainsi que leur
satisfaction vis-à-vis de leur expérience d'accouchement. La perception des femmes
enceintes à l'égard de la césarienne peut être influencée par des facteurs tels que
les expériences antérieures, les informations reçues, les normes culturelles et les
croyances personnelles.. L’analyse et la compréhension des données liées aux
connaissances, attitudes et perceptions de la césarienne pourront ouvrir la voie à
l’acceptation de la césarienne par les bénéficiaires et contribueront à
l’amélioration de son taux surtout dans les pays en développement.
D’où l’intérêt de combler cette lacune. Ainsi la présente étude s’est assignée
comme objectifs de déterminer le niveau de connaissance des gestantes sur la
césarienne et d’identifier leurs attitudes ainsi que leurs perceptions sur elle.

Question de Recherche

Nous nous sommes posé les questions suivantes auxquelles la présente étude tente de
répondre :
- Quel est le niveau des connaissances de la césarienne par les gestantes ayant
suivies les CPN à l’HGR IME Kimpese.?
- Quelles sont les attitudes des gestantes ayant suivi les CPN à l’HGR IME Kimpese
face à la césarienne.?
- Quelle est leur perception face à la césarienne ?.
1.2.Objectifs
Objectif général

L’objectif du présent travail est d’évaluer les connaissances, attitudes et


perception de la césarienne par les gestantes suivies en Consultation prénatale à
l’HGR IME Kimpese.

Objectif spécifique

Cet objectif principal est soutenu par les objectifs spécifiques suivants
.Décrire les caractéristiques socio démographiques des gestantes
 Évaluer leur niveau de connaissance sur la césarienne .
 Décrire les attitudes de ces gestantes face à la césarienne .
 Décrire la perception des gestantes sur la césarienne.

CHAPITRE 1: GÉNÉRALITÉS SUR LA CÉSARIENNE


I.1 Définitions des concepts de base
.Connaissance: La connaissance peut être définie comme l'ensemble des informations,
des idées et/ou des compétences qu'une personne acquiert tout au long de sa vie.
. Attitude: concerne la manière d'être, de ressentir, de penser et de juger.
.Perception : Idée, compréhension plus ou moins nette de quelque chose.
.Césarienne:une intervention chirurgicale par laquelle on réalise un accouchement
artificiel en extrayant un fœtus viable(pas nécessairement vivant),après
laparotomie et incision de l’utérus.
.Gestante: Femme en situation de grossesse.
.Consultation prénatale: prise en charge globale de la femme enceinte et de
l'enfant qu'elle porte, par un personnel qualifié et dans une formation sanitaire.

I.2Historique
On connaissait la césarienne dans le papyrus de l'ancienne Egypte, dans le talmud
heureux numa pompilius. Le second roi de Rome, dans la Lexregia (ordonnance royale)
exigea une incision abdominale à toute femme décédée afin d'extraire l'enfant en
vie.
La lexregia allait prendre plus tard le nom de lexcesared, d'où le nom de
l'intervention chirurgicale. On ne sait pas très bien ni le nom de celui qui a
réalisé la première césarienne sur femme vivante ni quand. D'abord, selon certains,
récits de la fin du XVIème siècle, la première césarienne aurait été réalisée en
1500 an, non pas par un médecin mais par un éleveur des porcs suisse, nommé jacques
Nufer.
Sa femme Elisabeth resta en travail (tranchées) pendant des longues heures et ne
pût accoucher malgré les efforts de 13 sages-femmes. Son mari demanda alors la
permission auprès des autorités d'intervenir lui-même. Elisabeth Nufer guérit et
accoucha même plus tard à cinq reprises dont une fois des jumeaux. L'enfant né
vécut jusqu'à l'âge de 77ans. L'authenticité d'un tel récit n'est pas certain ou
alors il s'agissait d'une laparotomie ayant permis d'extraire le fotus d'une
grossesse abdominale, le placenta ayant été laissé en place et l'utérus intact.
D'autres récits attribuent la première césarienne à Christophores BAINUS (Italie
1540). D'autres encore l'attribuent à TROUT MOU de Wittenberg en 1610. Mais c'est à
François Rousset (Avignon 1581) que l'on doit la première description de la
technique de la césarienne sur femme (bien qu'il n'aurait jamais pratiqué ou même
assisté à une telle intervention) dans son traité intitulé « enfantement césarien
».

I.3Classification
Cette classification a été Proposé par le Dr Michael Robson en 2001 mais c’est
seulement
Depuis 2011, que la classification de Robson est proposée comme outil de référence
par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’évaluation et la surveillance
spatiotemporelle des taux de césarienne au sein des etablissements de soins et
entre etablissements de soins.

Le système de Robson classe toutes les femmes en 10 catégories mutuellement


exclusives aui forment un ensemble exhaustif .Ces catégories reposent sur cinqs
caractéristiques obstétricales de base qui sont systematiquement enregistrées dans
toutes les maternites:
•la parité (nullipare, multipare avec ou sans antecedent de cesarienne):
•le début du travail (spontané, déclenchement ou cesarienne avant travail)
•l'äge gestationnel (avant terme ou à terme);
•la présentation du fœtus céphalique, siège ou transverse:)et
•le nombre de fœtus grossesse unique ou multiple).
Tableau

I.4Indications de la césarienne
La césarienne est indiquée chaque fois que l’état maternel ou l’état fœtal exige
l’évacuation rapide de l’utérus alors que la voie basse est interdite ou trop
risquée.Ainsi,on est amené à envisager l’accouchement par césarienne dans deux
grands moments,soit pendant la grossesse,soit pendant le travail.
• Pendant la grossesse :au cours des CPN certains états pathologiques de
la grossesse,vont orienter vers la césarienne,on s’y prépare et décide en fin de
grossesse(césarienne programmée ou élective).c’est le cas de certains grossesses à
haut risque.
• Pendant le travail :il s’agit souvent des indications d’urgence.la
césarienne doit être exécutée rapidement pour éviter le pire.
Ces indications sont de trois ordres :maternel,fœtale et annexielle mais il y’a
aussi la césarienne par convenance.

a) Indications maternelles
- Pré-éclampsie et eclampsie
- Certaines maladies maternelles graves: diabète, HTA, Cardiopathies,
pneumopathie ...
- Dystocie dynamique avec échec du traitement médical
- Utérus multi-cicatriciel
- Cancer du col
- Infection génitale (herpès, condylomes, infection HIV)
- Dystocie cervicale irréductible
- Tumeur prævia (myome, kyste géant)
- Bassin rétréci
- Pré rupture utérine
b) Indications fœtales
- Présentation vicieuse (front, face, transversale avec ou sans épaule négligée,
oblique, composée
non réductible, siège chez une primipare, siège avec une tète défléchie)
- SFA
- SFC avec un mauvais score de Manning
- Macrosomie fœtale
- Grossesse multiple (gémellaire avec le premier fœtus en présentation
transversale, avec le pre-
mier en siège et le deuxième en céphalique, monochorio-mono amniotique, sur utérus
cicatriciel,
grossesse triple)
c) Indications annexielles
- Placenta prævia recouvrant
- Placenta prævia hémorragique
- DPPNI
- Procidence du cordon
- Laterocidence, circulaire serrée du cordon, breveté du cordon
d) Indications fœto-maternelle
- Disproportion foeto-pelvienne (DFP) e) Autres indications
- Grossesse précieuse
- Grande prématurité
e) La césarienne de convenance sans indication médicale
Certaines femmes ou certains professionnels de la santé optent pour l'accouchement
par césarienne planifiée plutôt que de tenter un accouchement vaginal.
Il arrive que le choix de recourir à la césarienne s'appuie sur des mythes plutôt
que sur des
raisons Qui correspondent a la réalité par exemple: •L'accouchement vaginal est
plus dangereux pour le bébé.
•L'accouchement vaginal peut entraîner davantage de dommages périnéaux
(incontinence urinaire et relâchement du plancher pelvien).
1.5Les risques associées à la césarienne
La plupart des césariennes ne présentent aucun problème. Mais. comme toute
opération majeure, elle comporte certains risques, faibles ou élevés selon le cas,
pour la mère ou pour le bébé.
Les risques de la césarienne sont les suivants:
1.Les risques de la césarienne pour la mère
*A court terme:
• Douleur postopératoire;Infection de la plaie et de l'utérus;
• Saignement accru. nécessité de transfusion sanquine:
Traumatismes à la vessie et aux intestins, et infections urinaires;
Problème d'initiation et de maintien de l'allaitement;
Admission aux soins intensifs durant l'hospitalisation post-partum;
• Retour à l'hôpital après le congé post-partum;
• Thrombo-embolie veineuse profonde et embolie pulmonaire;Mortalité
maternelle
*A long terme :
• Problèmes d'adhérence qui peuvent causer une douleur persistante à
l'endroit dela cicatrice et lors des relations sexuelles, en plus de provoquer des
problèmesintesunaux graves,
• Problemes lors d'une grossesse subsequente :Grossesse ectonique:m;
• Placenta praevia;
• Placenta accreta;
• Décollement prématuré du placenta;
• Rupture utérine.
2.Les risques de la césarienne pour le bébé
*À court terme :
• Blessure faite par un instrument chirurgical;
• Troubles respiratoires transitoires, surtout si la césarienne est
faite avant 39 semainesde grossesse.
*À long terme:
• Asthme;
• Allergies.

I.6Technique Opératoire
A) Préparation préopératoire Elle est psychologique et matérielle.
- La préparation psychologique concerne la gestante devant subir l’opération: Elle
devra être informée de l’indication de la césarienne et de l’intérêt de l’acte.
Elle sera aussi informée de la date de l’opération, de la durée de l’acte, des
éventuelles complications per opératoires et post opé- ratoires, bref la gestante
devra être mise en confiance pour qu’elle accepte l’acte opératoire qu’elle va
subir.
- La préparation matérielle concerne aussi bien la gestante, le kit opératoire et
l’équipe opératoire:
- La gestante devra être vue en consultation par l’anesthésiste réanimateur et
éventuellement par un service spécialisé pour avis sur le type d’anesthésie à
utiliser et pour l’attitude à prendre au cas où la gestante serait sous un
traitement pour une pathologie antérieure ; un régime spécial non constipant lui
sera prescrit la veille de l’opération, elle sera rasée, bien lavée et une sonde à
demeure sera placée. Un bilan préopératoire (Ht, Hb, GS, Rhésus, GB, FL, TS, TC,
Plaquettes, fibrinogène, Glycémie, Urée, créatinine, SGOT, SGPT, RA, Ionogramme,
sérologie HIV, RX Thorax, ECG, Echo cardiaque,...) sera demandé et du sang sera
réservé
dans la banque (à utiliser en cas de besoin)
- Les signes vitaux seront contrôlés régulièrement et une sédation (diazépam) est
parfois nécessaire la veille de l’opératoire
- Le kit opératoire devra être complet tant du côté chirurgical que du côté
anesthésique. Le
matériel opératoire doit être vérifié par l’équipe opératoire. L’anesthésiste
réanimateur devra vérifier également son matériel pour l’anesthésie (produits,
ballon d’Ambu, appareil d’anesthésie...) et pour la réanimation de la mère
(produits, oxygène, tube trachéal... et du nouveau-né (produits, table chauffante,
masque pour oxygénothérapie, tube trachéal,...)
- Chaque membre de l’équipe opératoire (chirurgiens, anesthésiste réanimateur,
infirmiers de la salle d’opération...) devra être informé du programme opératoire,
de l’indication et des éventuelles complications à rencontrer, pour une meilleure
préparation du cas.

B)Installation de la gestante
- Placer la gestante sur la table opératoire d’abord en décubitus latéral gauche
pendant quelques minutes afin d’éviter le choc postural puis en décubitus dorsal.
En cas de souffrance fœtale aiguë, il faut s’assurer de la vitalité fœtale en
préopératoire immédiat en recherchant les BCF à l’aide du fœtoscope de Pinard.
- Si l’option est faite pour une anesthésie locorégionale (rachianesthésie,
anesthésie péridurale), elle sera administrée avant la désinfection de la peau. Si
l’anesthésie est générale, la narcose ne sera induite après avoir désinfecté la
peau et placé les instruments sur la table. Ceci a pour but d’écourter le temps
induction de la narcose et extraction du fœtus.
- Désinfecter la peau de l’abdomen avec un produit iodé (Bétadine), en partant de
l’appendice xi- phoïde, les plis sous mammaires en haut, en insistant sur l’ombilic
puis en allant en bas aux plis inguinaux, à la vulve jusqu’aux tiers supérieurs des
cuisses. L’asepsie du vagin est toute aussi im- portante si la femme est en
travail, le col est dilaté ou la poche des eaux est rompue.
- placer les champs opératoires et installer les instruments sur la table.
C)Techniques opératoires proprement dites

Lors d'une césarienne, le chirurgien incise plusieurs couches de tissus : la peau,


la couche adipeuse, l'aponévrose (tissu qui enveloppe les muscles), les muscles
droits de l'abdomen au niveau de la ligne blanche, le péritoine (enveloppe des
organes pelviens), l'utérus et ses muscles.

a)L’incision pariétale
Elle part de la peau jusqu’au péritoine pariétal et devra se faire avec douceur
pour éviter de léser les viscères abdominaux.
Différents types d’incision peuvent être pratiqués, mais le principe est que
l’incision permette une extraction rapide du fœtus, qu’elle soit le moins possible
sujet à l’infection ou la déhiscence post opératoire, et aboutir à un résultat
cosmétique satisfaisant.
-Incisions transversales: la plus utilisée est l’incision de Pfannenstiel. Elle
offre le double avantage d’être esthétique et d’une grande solidité rendant la
survenue d’éventration exceptionnelle. Ce- pendant ce type d’incision expose à la
survenue de l’hématome et de sa surinfection qu’on devra éviter en procédant à
l’hémostase soigneuse ou en recourant à un drainage sous aponévrotique
systématique.
- Laparotomie médiane sous ombilicale: elle est facile à pratiquer, elle est moins
hémorragique que l’incision de Pfannestiel et permet l’extraction rapide du fœtus
mais au prix d’une solidité moindre. Ce type d’incision est à conseiller chez les
patientes obèses car elle est moins sujette à la surinfection par apport au
Pfannenstiel.

b) Le décollement du péritoine vésico-utérin et hystérotomie Apres l’ouverture de


la cavité péritonéale:
- Placer deux champs abdominaux stérilises dans les gouttières pariéto-coliques,
pour absorber le
liquide amniotique et le sang et protéger la cavité abdominale contre l’éventuelle
dissémination
des germes en cas de chorioamniotite,
- Inciser transversalement le péritoine viscéral qui recouvre la face antérieure du
segment inférieur
en passant par la zone par où le péritoine est facilement décollable (Zone de
Waldeyer).
- Décoller le péritoine à l’aide d’une petite compresse montée pour refouler et
abaisser la vessie,
ce qui évite sa blessure au cours de l’incision utérine ou l’extraction fœtale.
- Procéder à l’hystérotomie segmentaire transversale à environ 2cm sous la ligne
d’attache du péri- toine viscéral (ligne de WALDEYER). On pratique d’abord une
petite boutonnière médiane au bistouri mécanique. Cette pré incision sera
prudemment approfondie en son centre jusqu’aux membranes, lesquelles feront
protrusion à travers la brèche utérine. L’extension de l’incision se fera soit aux
ciseaux protégés dans leur parcours par l’index et le médius introduits entre le
fœ- tus et le muscle utérin soit par élargissement à l’aide de l’index de chaque
main. Cette incision doit être légèrement arciforme à concavité supérieure.
c) L’extraction du fœtus
L’extraction du fœtus est la phase la plus redoutée car elle peut entraîner une
extension de l’hystérotomie transversale vers les pédicules utérins si la technique
est mal exécutée. Elle doit être réalisée avec beaucoup de calme et de lenteur. En
cas de présentation céphalique, l’extraction fœtale doit être réalisée en trois
phases successives qui sont:
1. Remonter la présentation au niveau de l’incision.
2. Orienter la tête en occipito-pubien.
3. Guider le dégagement de la tête.
Une fois extrait, le nouveau-né doit être placé environ à la hauteur de l’utérus et
non pas au-dessus du champ opératoire pour éviter le risque de transfusion fœto-
maternelle.
CAS PARTICULIERS
-Si la tête est fortement descendue et fixée: l’extraction se fait en introduisant
doucement 4 doigts de la main droite jusqu’à atteindre le sommet de la tête qu’on
remonte au niveau de l’incision par une traction dans l’axe de l’utérus ou par
l’application d’une main intra vaginale d’un aide refoulant la tête vers le haut.
Cette dernière pratique est toutefois dangereuse car elle expose à l’infection.
-En cas de placenta prævia antérieur: on peut soit décoller totalement le placenta
jusqu’à atteindre les membranes ou pratiquer une incision à travers le placenta
puis on réalise une extraction du fœ- tus.
- En cas de présentation de siège ou transverse: l’extraction fœtale doit se faire
en podalique. d) Le clampage et section du cordon ombilical
Le clampage et section du cordon doit être réalisé après extraction du fœtus, la
technique consiste à placer deux pinces Kocher à quelques centimètres de l’ombilic
fœtal puis à sectionner le cordon entre les deux pinces. Ceci permet d’avoir un
segment funiculaire suffisamment pour des éventuelles injections thérapeutiques.
Le nouveau-né est ensuite confié à la sagefemme ou au pédiatre se trouvant dans la
salle et qui est habillé de façon stérile.
e) La délivrance
Elle est manuelle et doit être réalisée après section du cordon. Elle est ensuite
suivie d’une révision utérine à l’aide d’une compresse montée, de massage utérin et
d’injection d’ocytociques.
f) La suture de l’utérus (hystérorraphie) et du péritoine viscéral
- On peut suturer l’utérus en le laissant dans la cavité ou en l’’extériorisant.
- La suture de l’utérus doit se faire à l’aide du fil solide et résorbable (chromic
ou Vicryl n°1 ou 2)
- Les auteurs francophones préconisent la suture en un plan en points séparés pour
l’obtention
d’une cicatrice de bonne qualité, alors que les auteurs américains proposent le
surjet.
- Il convient de signaler que de nombreux auteurs préconisent que la suture de
l’utérus soit une
suture extra-muqueuse pour éviter la survenue d’endométriose de la cicatrice.
- Après vérification de l’hémostase de la cicatrice utérine, un surjet au fil
résorbable (chromic ou
Vicryl 2/0) est pratiqué sur le péritoine vésico-utérin.
- Dans la césarienne douce selon Misgav Ladach, la suture de l’utérus est réalisée
en surjet en un plan sans péritonisation.
g) La fermeture de la paroi abdominale
Après péritonisation, les champs abdominaux doivent être extraits de la cavité
abdominale, le dé- compte des champs et de compresses sera effectué par
l’assistant, la toilette péritonéale sera réalisée à l’aide de compresses montées
et sèches. En cas de chorioamniotite, un nettoyage de la cavité sera fait à l’aide
de sérum physiologique tiède avec pose de drains. La paroi abdominale sera enfin
suturée plan par plan jusqu’à la peau.
Dans la césarienne selon Misgav Ladach, la fermeture de la paroi est réalisée sans
fermeture des péri- toines viscéral et pariétal, l’aponévrose est suturée en surjet
et le rapprochement cutané est fait par quelques points de Blair-Donnati très
espacés.
h) Le pansement
Après fermeture de la paroi, un pansement sec et stérile placé sur la plaie.
i) On procède enfin au nettoyage de la cavité vaginale en même temps on vérifie la
présence ou non d’un saignement vaginal anormal.
1.7complications
Complications Primaires
•mort marternelle, rare mais fonction de l'indication de la césarienne;
mort foetale plus fréquente;
•lésions urinaires (vésicales à réparer en deux plans plus sonde /12
jours;uretérales rares)
•lésions intestinales;
•hematomes sous-vésical provoqué par le décollement vésical (surtout lors des
césariennes itératives), et
qui peut conduire à une fistulisation dans la vessie si infection.
•hémorragies dues à Ia tranche de section de l’hystérotomie , ou aux lésions des
vaisseaux, ou à un saignement en nappe;
•atonie utérine au mauvaise rétraction utérine souvent à l'injection d'ocytociques;
•choc (rare) si les soins de réanimation et d'anesthésie sont corrects.

Complications secondaires ou tardives :


Infections; occlusions intestinales paralytiques (traitement médical; lavement
hypertonique, prostigmine en IM), occlusion post-opératoire par bride, embolies
pulmonaires; désunion spontanée de la cicatrice utérine.
CHAPITRE II:MATÉRIEL ET MÉTHODES
II.1cadre et période d’étude
La présente étude a été menée à l’Hôpital Général de Référence (HGR) IME/KIMPESE
dans le service de gynécologie-Obstétrique, unité CPN sur une période allant du 06
juin au 24 juillet 20240
.PRÉSENTATION DE L’HGR IME/KIMPESE
L'hôpital IME/KIMPESE se trouve en RÉpublique Démocratique du Congo. dans la
Province du Kongo Contral, ville de KIMPESE, dans le territoire de SONGOLOLO II
IL est localisé à 222 km au Sud-Ouest de la capitale (KINSHASA) et 147 km de la
ville portuaire de MATADI.
Il est le seul Hôpital général de référence dans la zone urbano-rurale de
kIMPESE sur une superficie de 3900 km. Implanté sur concession. l'hôpital est
limité :
.Au Nord par la route nationale numéro 1 qui le sépare de la Direction Générale de
Douanes et Assises (DGDA) et quelques magasins;
. Au sud de la radio BANGU;
. A l'Est par la cité de la ville de KIMPESE;
. A l'Ouest par la localité de LUKALA.

•Historique
 1948: Six différentes Eglises Missionnaires s'engagèrent à réaliser le projet
I.M.E (American Baptist Foreign Mission Society "ABFMS", British Missionary society
"BMS" Svenska Mission Forbunet Church Mission Alliance "CMA", Disciples of Christ
Church et les Méthodistes);
 25 Mai 1950: Démarrage des travaux de construction par l'entreprise SAFRICAS;
 16 Août 1951: Signature par le Roi Baudouin de Belgique de l'arrêté Royal
consacrant la personnalité civile à l'Institut Médical Evangélique, (Date
officielle de la création de l’'IME/Kimpese);
 Juillet 1952: Début des travaux de construction de 50 maisons par le missionnaire
Edouard, arrivée de Docteur Conwell (DCCM) et Mademoiselle Klintemo (SMF).
 1953: Arrivée de Docteur Glenn Tuttle (Américain de l'ABFMS), premier Directeur
de L'IME venant de SONA BATA, il y fut précédé quelques mois auparavant par Docteur
BRICE de la British Missionnaire Society (BMS)
 1954: arrivées de Monsieur STUART (BMS), Premier administrateur Gestionnaire de
L'IME et Mademoiselle Ruth Heiss (CMA);
 1958: Construction de la léproserie de Kivuvu, financement de la FOREAMI (Fonds
Reine Astrid de Médecine Indigène);
 Dès 1960: Quelques assistants médicaux congolais bénéficièrent d'une formation à
l'étranger dans différents domaines de médecine et dans l'administration ; Mr.
MATONDO (Orthopédie) en Grande Bretagne, Mrs Nzanza (Radiologie), PEMBELE
(Technique de Laboratoire) et Jean MANDIANGU (Chirurgie et Administration) aux USA,
Mr MAVAMBU (Dentisterie) au Sénégal et en Suède, Mr. MULOMBA (Kinésithérapie) en
Suède;
 Dès 1965: Construction de la piste d'aviation et hangar, œuvre initiée par Mr,
Backman (S.M.F) en vue du transfert des malades à partir des contrées difficilement
accessibles; Inauguration du temple, des immeubles abritant les Laboratoires, Le
Dispensaire et la dentisterie par le Premier Ministre Moïse TSHOMBE;
 Dès 1971: Accession des congolais à des postes de commandement : Mr Jean
MANDIANGU nommé Directeur Général et Représentant Légal de L'IME (congolais);

• Structure de l'Hôpital
L'Hôpital Géneral de Référence comprend plusieurs services avec des discipline.
médicales suivantes:
-Médecine interne;
- Pédiatrie;
-Gynéco - Obstétrique (+ maternité);
⁃ Chirurgie générale;
⁃ Orthopédie;
Bucco-dentaire;
⁃ Imagerie médicale;
⁃ Ophtalmologie;
⁃ Laboratoire médical;
⁃ Anatomo-pathologie;
⁃ Kinésithérapie;
⁃ Une morgue;
- Un dispensaire constituant le service d'accueil et des urgences.

ORGANIGRAMME DE L’IME-KIMPESE
Voir la photo
II.2 Méthodes
II.2.1 Types d’études
il s’agit d’une étude descriptive transversale.

II.2.2Echantillonnage
2.2.1. Taille de l’échantillon
Nous avons retenues 90 gestantes venues à les CPN durant la période d’étude et
accepté de participer à l’étude.
2.2.2. Type d’échantillonnage
Il s’agit d’un échantillonnage de convenance portant sur toutes les gestantes
venues en CPN en tenant compte des critères d’inclusion et de non inclusion.
 critères d’inclusion :
- Avoir suivi les CPN à l’IME/ KIMPESE
- Avoir accepté de participer à l’étude.
 Critères de non inclusion :
- Refus de participer à l’étude.
II.2.3 Variables d’intérêt
-caractéristiques socio démographiques :âge,statut matrimonial,niveau
d’études,Parité ,gestite,Profession,Religion
-connaissance de la césarienne
-Attitude des gestantes face à la césarienne
-Perception des gestantes face à la césarienne
II.2.4 collecte des données
L’interview des gestantes a été réalisée pendant les consultations prénatales à
l’aide d’un questionnaire structuré ciblant nos variables d’intérêt.et cela après
avoir expliqué les objectifs et les interêt de cette étude aux gestantes.
Les questions ont été posées en français et en lingala en tenant compte de la
langue acceptée et facile d’usage pour les gestantes.
II.2.5 Analyse des données
Les données recueillies ont été saisies sur une base des données en Excel Microsoft
2010 et analysées à l’aide du logiciel SPSS version 21. Les caractéristiques de la
population d’étude ont été analysées à l’aide des statistiques descriptives
exprimées sous-forme de Fréquences pour les variables qualitatives et de moyennes
et Ecart-types pour les variables quantitatives.
II.2.6. Considération éthique
Les données ont été recueillies dans l’anonymat et la confidentialité, garantissant
ainsi le respect de la vie privée des participantes à l’étude. L’accès à ces
données a été exclusivement réservé à l’équipe de recherche.

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