18 fév.
HISTOIRE 5
____________________________________________________________
islandais : exilés de Norvège
groenlandais : exilés d’Islande
ÉRIK LE ROUGE : double exilé (meurtre 2 fois)
la colonisation est assez limitée (100 personnes env), et ne dure pas lgtmps
depuis le Groenland, les scandinaves partent + à l’O, dans un esprit d’aventure
ils arrivent en Am du N, où ils rencontrent plusieurs espaces
(dans les Saga on ne donne pas les noms actuels, donc on a du mal à les identifier) :
- Îles de Baffin (Helluland, pays des pierres plates ?)
- Labrador (Markland, pays des forêts ?)
- Terre Neuve (Vinland, pays des vignes ?)
→ on a des preuves que ct un site scandinave
→ cette occupation à Terre Neuve a duré juste env 30 ans, jusqu’à que les natifs les
chassent
DONC, les Vikings ont une image de guerriers qui ne pensent qu’à tuer, mais ce n’est pas
totalement le cas. La motivation principale des expéditions vikings est de s’enrichir et de
prouver sa valeur
→ or, on ne s’enrichit pas en tuant, mais en volant et en prenant des otages (dont on pt se
servir comme esclaves, ou pour demander une rançon)
→ pratique de “l’aigle de sang” : pb : aucune source contemporaine n’en parle, et les
sources des clercs latins n’en parle pas non plus. Or, vu la violence, ils en auraient parlé
le seul texte qui en parlerait en ce terme, est un poème scaldique
(les scaldes sont conviés aux festins pour raconter les exploits des guerriers, le but n’est pas
de raconter de manière réaliste et direct, mais d’utiliser des figures de style blablabla →
genre litt compliqué)
> ce poème scaldique est issu d’une Saga légendaire, donc on sait pas si c'est vrm vrai ou
pas
“À Jorvik, siégeait
Ivarr qui fit
découper un aigle
dans le dos d’Ella”
au 19°, quand ces textes sont redécouverts, les textes scaldiques sont pris un peu + au
sérieux
plusieurs interprétations possibles de ce passage :
- l’aigle est un motif lié à la mort (notamment à la mise à mort)
faire découper un aigle serait juste “tuer”
→ passage à l’au delà de manière violente
- Yvarr aurait transformé le corps d’Ella en nourriture d’aigle
pb : les aigles sont pas des charognards
- l’aigle est une métaphore pour l’épée
cette pratique n’a donc srm jamais existée
DONC, oui ils sont violents. Mais c'est aussi des orfèvres, des charpentiers, des artisans,
des navigateurs excellents...
18 fév. CM 5 histoire
MUSIQUES MÉDIÉVALES
Au MA :
la musique existe dans les sphères pv et publiques
elle a un rôle important dans le profane et le religieux
elle est enseignée à l’école (un des 7 arts libéraux) :
→ 2 groupes d’enseignements :
- trivium : rhétorique, grammaire, dialectique etc
- quadrivium : arithmétique, géométrie, astronomie, musique
la musique est placée au mm titre que l’astronomie et l’arithmétique, avec l’idée que la
musique n’est jamais qu’une mise en pratique de calculs astronomiques
→ l’idée est que la musique, les rythmes, sont définissables par des calculs,
et donc par conséq : la musique ce n’est que des chiffres rendus audibles
la musique est alors considérée comme une partie intégrante de la création de l’univers
→ il existe une musique cosmique, qui régit l’hégémonie, l’harmonie des corps (en
particulier des corps célestes) les uns avec les autres
dans ce cadre là, les rapports entre les planètes entre elles et le soleil sont parfois exprimés
en intervalles musicaux (aussi bien qu’en nombres)
c'est une musique naturelle, innée
c'est pour ça que les clercs préfèrent une musique sans instrument (à capella)
et qu’ils pensent que les instruments sont un intermédiaire venant déformer la musique
naturelle inspirée par Dieu, alors que la musique que crée l’H naturellement est à l’image de
Dieu : parfaite et sans fioriture
> qq instruments sont acceptés : certains instruments à corde sont mentionnés dans la Bible
:
- David : avec une viole ou une harpe
dans le contexte profane, on a une profusion d’instruments (à corde, à vent etc), et on trouve
de nombreuses occasions pour jouer de la musique avec de nombreux instruments (ou juste
produire des sons avec des objets qui ne sont pas des instruments à la base)
y a peu de source pour le début du MA, mais plus on avance et plus on en a : instruments
retrouvées, traités de musique etc
c'est à partir du milieu du MA que la musique est transcrite à l’écrit pour la 1r fois, on
retrouve des partitions
I. RÉALISER LA MUSIQUE
a) ÉCRIRE LA MUSIQUE
le syst de notation musicale est double :
● héritage gréco-latin : utilisation d’une NOTATION ALPHABÉTIQUE
→ les notes vont de A jusqu’à P, mais pour la signification des notes musicales on s’arrête
jusqu’à G
c'est la “gamme naturelle” (pour nous : du DO jusqu’au SI, pour eux c'est du A jusqu’au G)
à partir du 9e s, nouvelle manière de transcrire les notes, importée d’Orient
● NEUMES : transcription graphique de signes fait à la main
(genre les signes que fait le chef d’orchestre sont retranscrits à l’écrit)
→ petit à petit ces neumes sont précisés et deviennent des symboles en carré...et au fil du
temps ces carrés s’arrondissent (et ça donne les notes qu’on connaît ajd)
par ailleurs, la réflexion méd sur la musique détermine plusieurs types d’instruments, que
l’on pt utiliser selon diverses situations (contxte profane, contxte sacré...) :
- “BAS” INSTRUMENTS : contxte familier, intime
→ son pas très fort
flute, lyre...
- “HAUTS” INSTRUMENTS : contxte officiel
→ son perçant
instruments à vent, à percussions
outre ces caractérisations, y a de grandes familles d'instruments :
● INSTRUMENTS À CORDES
fabriqués en bois
le plus souvents ils sont monoxydes (fabriqués dans une seule pièce de bois car : plus facile
à fabriquer, permet d’éviter les pièces mal assemblés, plus solide...--> meilleur qualité sur la
durée)
les cordes sont dans des matériaux variés : métal, boyaux (le plus souvent)
les pièces permettant de fixer ces cordes sont en matériaux variées aussi :
os, bronze, bois, corne...(matériaux durs)
- LYRE
→ très apprécié de l’Église : DAVID est souvent représenté avec une lyre
on la trouve aussi beaucoup en lien avc l’aristocratie au début du MA
> instrument lié au spirituel mais aussi à l’aristocratie
>> APOLLON aurait fabriqué la 1r lyre à partir d’une carapace de tortue
- VIELLE / VIÈLE / VIOLE
parfois considérée comme une évolution de la lyre, mm si c'est pas le mm principe (caisse
de résonance ici)
→ beaucoup utilisé au MA, surtout avec un archet
> pt être utilisé de 2 manières : en hauteur, sous le menton (comme un violon), ou calé entre
les jambes à la verticale
- LUTH
origine persane (oud en arabe),
introduit à partir du 8° s (quand les arabes arrivent en Esp)
→ caisse de résonance plus arrondi, plus importante
>> pas trop kiffé au MA, mais succès majeur au 16°
[Link]
● INSTRUMENTS À VENT
très présent au MA et très variés
> tube + ou - cylindrique, qui est percé et mis en vibration par le souffle humain
> certains sont plus complexes, avec des réservoir d’air : cornemuse par ex
ou avec une soufflerie : orgue par ex
ils peuvent être en bois, métal, os, céramique...
- FLÛTE DROITE
instrument basique car : facile à fabriquer et facile à jouer
→ contxte ruraux : en lien avec activités agricoles, surveillance des animaux...
- FLÛTE DE PAN
instrument du berger par excellence, très ancien (néolithique)
-> en Eur à partir de l’époque grec
très répandue
→ enchaînement d’orifices verticaux
morceaux de bois liés les uns aux autres, ou en un seul morceau
- FLÛTE TRAVERSIÈRE
moins fréquent
→ origine obscure : Étrurie ?
de plus en plus fréquente au 11°-12°
- CORNES et CORS
particulièrement répandus
c'est les mm instruments mais pas fabriqués pareil :
corne : en corne ou en ivoire
cors : autres matériaux (céramique, bois, métal...)
→ ils ont des connotations et des utilisations très spécifiques :
° corne d’appel : contexte militaire, contexte de chasse
>> liée au contexte aristocratique
(guerre, chasse, surveillance...)
° permet d’avertir d’un danger, d’un message...
° dans le cadre civil : rôle fédérateur, appel au rassemblement
- TROMPE / TROMPETTE
à l’origine liée au pouv spirituel (image des anges qui sonnent les trompes lors de
l’apocalypse)
assez vite cette image est récupéré par le pouv civil, laïque
→ aspect lié à l’ordre, prévenir d’une annonce etc
> + évasé, longue : + le son porte
- CORNEMUSE
on a un ou plusieurs tuyaux qui alimentent le réservoir d’air (taillé dans de la peau ou des
boyaux d’animaux)
● INSTRUMENTS À MEMBRANE
→ percussions
peu répandu au MA dans l’espace occid, importation du monde arabe qui arrivent entre le 8°
et 11°
lié au contxte militaire : TAMBOUR (membrane en peau d’animaux, boyaux qui entrent en
résonance en mm temps que la peau)
+ utilisé dans l’espace occid : NACAIRES : petits tambours utilisés par paire
● INSTRUMENTS AUTO-RÉSONNANTS
→ percussions, mais #
- CLOCHE, CLOCHETTE
utilisation dans des contextes très variés (église, cloche sur animaux, cloche à main...)
- GUIMBARDE
très répandu
II. LES OCCASIONS DE LA MUSIQUE
a) PRATIQUE GÉNÉRALE DE LA MUSIQUE AU MA
la musique est beaucoup liée à la théologie
au MA la musique est qq chose de joyeux, qui est là pour chasser la mélancolie et apporter
l’amour (pv ou de Dieu)
c'est qq chose qui rythme autant la vie collective que pv
dans cette conception de la musique, la performance mm de la musique (=jouer de la
musique) est toute aussi importante que la composition :
- les moines chantent beaucoup (ça fait parti du L intellectuel qu’ils doivent réaliser)
- contxte pv, profane : L des troubadours (pro de la musique)
on met autant en avant le long L (qui nécessite beaucoup de L), que l’impro
dans ce cadre là, la musique est triplement définie :
- caractérisée par des sons (voix, instruments)
- caractérisée par des nombres (rythmes)
- caractérisée par les sujets (paroles)
b) LA MUSIQUE SACRÉE
au MA, la musique sacrée n’a qu’un seul but : célébrer la beauté du monde que Dieu a créé
→ la musique est parfaite car elle est crée par l’H qui est parfait puisque à l’image de Dieu
qui est parfait
la création de la musique de l’H pour Dieu doit être en harmonie avc le monde, la musique
doit respecter la perfection
la musique accompagne les prières,les louanges, les célébrations...
début et milieu du MA : la musique sacrée est caractérisée par le PLAIN-CHANT
- chant sans instrument, à 1 voix, et sans modulation (linéaire)
- chant vocal traditionnel très employé entre le 6° et le 11°
au sein du plain-chant, y a un corpus particulier, rassemblant des chants très spécifiques : le
CHANT GRÉGORIEN
(pape Grégoire le Grand à l’origine d’une réflexion sur le chant religieux, pour une
homogénéisation de l’Église)
le chant grégorien n’a du succès que sous les Caro avec Charlemagne, donc pas vrm de
succès jusqu’au 9°
au 9° : moment où arrivent les syst de notation par écrit
→ volonté de transcrire à l’écrit la musique (avant on retenait tout de tête),
et de l’améliorer (affinements des compo, multiplication des possibilités de jeux,
multiplication des possibilités analytiques...)
à partir du 10° : introduction des portées (on place les notes sur une ligne : ça permet + de
précision)
à partir du 11° : apparition de nvx types de musique,
déclin progressif du chant grégorien
essor des POLYPHONIES et des HARMONIES :
- chant caractérisé par plusieurs parties # musicalement les une des autres, mais qui
sont toujours en proportion (y a plusieurs voix mais ça doit rester en harmonie)
ces chants polyphoniques sont issus des chants grégoriens, ce sont des améliorations
l’Église est ok juste avc certains intervalles car ils sont harmonieux, y a d’autres intervalles
avec lesquels ils sont pas ok
âge d’or de la polyphonie : à partir de la Renaissance
c) LA MUSIQUE PROFANE
peu d’écrits sur la musique dans le cadre pv
ce qu’on connait le mieux, c'est la musique dans les espaces publics : contxt de fête, dans
les rues, dans les grds rassemblements...
il existe des pro de la musique : chanteurs, musiciens...
pro du divertissement, compositeurs
→ ces pro se dvlp en particulier vers le 11°
la technicité musicale et les connaissances sont approfondies et dvlpées
dvlpt d’une litt publique, accompagnée de musique : POÉSIE LYRIQUE
→ mm chose pour les textes épiques
cette musique en contxte profane est absolument accompagnée d’instruments (# Église)
les “jongleurs” sont à la fois compositeurs, chanteurs, musiciens
→ l’Église les juge vulgaire (ils chantent l’amour charnel, ils fréquentent les tavernes etc
grosse débauche)
→ mais la sté les apprécie, car ils ambiancent
le jongleur a un statut particulier : il pt être attitré à une Cour, il est considéré comme un H
de savoir et de science (il connaît bien l’arithmétique, les lettres etc)
→ ils sont présents au sein de l’aristocratie dans les banquets, ils servent de divertissement,
de marqueur social
à partir du 14° : les jongleurs deviennent partie intégrante du cérémoniel du banquet : ils
annoncent les plats avec de la musique (cornemuse etc)
fin 13° : nouveau terme pour désigner les jongleurs : les “ménestrels”
(chanteurs ambulants, qui se déplacent souvent en groupe de ville en ville)
c'est un métier quasi que masculin, mais y a des meufs aussi : elles sont encore moins bien
considérées par l’Église (femmes de mauvaises vertues pour eux, associées aux putes car
elles dansent avec les cheveux pas attachés)
→ le fait que l’Église les considèrent mal implique qu’il y en avait
au 15° : plus aucune femme parmi les ménestrels, on a plus de source sur ça : mais on sait
pas pourquoi
au 12° : la musique profane pt prendre place lors de concours litt, de chant, musicaux... les
PUYS
→ surtout dans le N de la Fr
> rassemblent de ménestrels devant un public plutôt bourgeois :
chaque jongleur se place sur l’estrade, déclame une compo improvisée, et le meilleur est
décrété le roi de la fête (il est couronné, a des récompenses)
>> par la suite, ces rois des puys, rois de la fête, ont pu être gratifiés de charges officielles
qui n’ont rien à voir avec la musique (officier du guet, chef du protocole royal...)
GOLIARDS : gens qui deviennent clercs dans le seul but de pouvoir faire des études
ils quittent l’Église après avoir eu une formation
→ considérés comme des débauchés par l’Église
>> ce sont des jeunes intellectuels qui réalisent des compo très variées, qui peuvent être
très intellectuelles, spirituelles, mais aussi des chansons légères composées à la taverne
les goliards connaissent un succès majeur au 13°
compo célèbre par les goliards : CARMINA BURANA
→ ensemble de chants éclectiques
souvent en latin méd
>> célèbres pour avoir été adapté par un chef d’orchestre musicien all : CARL ORFF → il a
repris 24 de ces chants et en a fait un ensemble très célèbre