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Cours Introduction SGBD

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Cours d’Exploitation d’un Schéma de données.

Objectifs :
 Comprendre la notion de système d’information et son implication pour l’entreprise ;
 Acquérir des connaissances dont le processus d’analyse et de conception de système
d’information à l’aide de la méthode MERISE ;
 Etre capable de modéliser les données d’un système d’information avec MERISE.

Plan du cours :

Chapitre 1 : INTRODUCTION

I.1- Organisation, information et système d’information

I.1-1) Organisation et information

I.1-2) Système d’information

I.2- Analyse et conception des systèmes d’information

I.2-1) Définition et Objectif

I.2-2) Raisons d’analyse

I.2-3) Méthode d’analyse

Chapitre 2 : PRESENTATION GENERALE D’UNE METHODE D’ANALYSE :


MERISE

II.1- Approche systématique

II.2- Démarche par étape

II.3- Séparation de l’étude des données et des traitements

II.4- Conception par niveau

II.5- Cycles de MERISE

Chapitre 3 : ETUDE REALISABLE


III.1- Objectifs et activités de l’étude préalable

III.2- Objectifs de l’existant

1
III.2-1) Collecte des informations

III.2-2) Documentation de l’existant

III.2-3) Critique de l’existant

III.2-4) Ebauche de solution

Chapitre 4 : MODELES LOGIQUES DES DONNEES (LMD)

IV.1- Conception et formalisme du Modèle Logique de Données (MLD)

IV.2- Règle de passage du Modèle Conceptuel de Données (MCD) au Modèle


Logique de Données Relationnel (MLDR)

CHAPITRE 1 :

Introduction
2
I.1- Organisation, information et système d’information

1.1) Organisation et information

Une organisation peut être définie comme un ensemble de personnes regroupé au sein d’une
structure régulée ayant un système de communication pour faciliter la circulation de
l’information dans le but de répondre à des besoins et d’atteindre des objectifs bien
déterminés.

Elle peut aussi être définie comme un ensemble de personnes ayant des objectifs. Anthony
présente l’organisation comme étant composée de trois niveaux d’organisation (planification
stratégique, contrôle de gestion, contrôle des opérations) et d’un niveau d’opération
(traitement des transactions).

planification
stratégique

contrôle de
gestion (gestion
tactique)

contrôle des opérations

traitement des transactions

Les personnes qui occupent le niveau de la planification stratégique sont situées au sommet
et ont pour rôle de définir les missions et les objectifs de l’organisation, elles établissent les
lignes de conduite de l’entreprise.

Les personnes situées au niveau de contrôle de gestion sont responsables des aspects
tactiques par exemple, la mise en place des moyens concrets pour la mise en œuvre de la
stratégie définie au niveau supérieur.

Les personnes situées au niveau de contrôle des opérations veillent à l’utilisation efficace et
efficiente des moyens de ressources disponibles à la fin de mener à bien des objectifs de
l’organisation tout en respectant des contraintes budgétaires.
3
Le niveau des opérations n’offre pas des responsabilités de gestion mais est constitué de
toutes les activités de transformation grâce auxquels l’entreprise réalise sa mission. Chaque
membre de l’organisation quel que soit son niveau hiérarchique et son rôle est confronté à des
problèmes qu’il doit résoudre en utilisant de l’information.

L’information est une ressource primordiale pour les organisations car elle constitue un
élément indispensable à la cohésion organisationnelle et joue un rôle à un double niveau :

 Elle est nécessaire dans tout processus de prise de décision car elle est en amont et en
aval du processus décisionnel ;
 Elle est nécessaire pour assurer les communications…

On a :

 La communication interne qui consiste d’une part aux échanges verticaux


d’information d’un niveau hiérarchique à un autre de façon ascendante en descendant,
et d’autre part aux échanges horizontaux d’information entre des personnes situées au
niveau hiérarchique ;
 La communication externe qui consiste aux échanges d’information entre l’entreprise
et son environnement (partenaire externe) pour que la gestion de l’organisation soit
adéquate, l’information produite et transmise doit être une information de qualité,
c’est-à-dire pertinente, fiable, exacte, complète, vérifiable, disponible, récente et
diffusée judicieusement.

L’information de qualité ne peut être obtenue que si l’organisation a mis en place un bon SI.

1.2) Système d’information (SI)

A) Définition

Le SI a été défini par Robert REIX comme un ensemble organisé de ressources : matérielles,
personnelles, logicielles, données et procédures permettant d’acquérir, de traiter, de stocker et
de diffuser les informations dans les entreprises dans le but d’aider à la prise de décisions et à
la gestion des transactions internes et externes.

Le SI peut aussi être défini comme l’ensemble des informations circulant dans l’entreprise et
des moyens mis en œuvre pour les gérer ; ces moyens sont d’ordres humains, matériels et
procéduraux.

B) Fonction d’un SI

On distingue quatre fonctions principales à savoir :


4
 L’acquisition (collecte, saisie) des données ou informations : il s’agit de recueillir
l’information à travers des sources internes et externes ;
 Le traitement des données : il s’agit d’exploiter l’information au moyen des opérations
de transformation (consultation, mise à jour, production de nouvelles informations
suite à des calculs arithmétiques ou logiques, etc.) ;
 La mémorisation (stockage, conservation) des informations au moyen des techniques
de structuration des données (base de données) ;
 La diffusion (communication) des informations via des moyens téléinformatiques
(informatique à distance, associant informatique et télécommunication). La
téléinformatique étant l’ensemble des techniques qu’utilisent simultanément
l’informatique et les télécommunications pour transmettre et traiter les données, les
images et les sons.

C) Ressources d’un SI

Un SI comporte les différentes ressources suivantes :

 Les personnes. Ces personnes sont :


o Soit des utilisateurs, c’est-à-dire des employés, des cadres qui pour l’exécution
de leurs tâches consomment l’information produite par le système ou bien
contribuent à l’acquisition, au stockage, au traitement ou à la diffusion de
l’information ;
o Soit des spécialistes de SI dont la fonction exclusive consiste à concevoir,
implanter et faire fonctionner le SI (analyste, programmeur, développeur,
etc.).
 Le matériel inclus tous les dispositifs physiques utilisés par le SI, informatique ou
non : l’unité centrale et périphérique (UCP), station de travail, réseau de
communication, différents supports d’information, … ;
 Les logiciels et procédures : il s’agit des méthodes mises en œuvre pour décrire le
fonctionnement du SI (qui fait quoi ? comment ? où ? quand ?). On peut citer les
fiches d’instruction, les modes opératoires, les procédures administratives, les
procédures comptables, etc. Dans l’hypothèse où le SI comporte des ordinateurs, le
logiciel correspond à l’ensemble des programmes d’application et de services
nécessaires à leur fonctionnement. Les phases automatiques de traitement sont
généralement articulées avec des phases manuelles au sein d’une procédure.
 Les données : sous formes très variées, elles correspondent à la matière première du
traitement (quatre formes : visuelle, textuelle, sonore et numérique).
5
Les différentes fonctions et ressources d’un SI sont représentées dans le schéma suivant :

Ressources : Fonctions :

 Personnel (utilisateurs,  Acquérir (collecter,


spécialistes) saisir)
SI
 Matériel (informatique ou  Traiter (transformer,
non) Pour … exploiter)
 Procédures et logiciels  Stocker (mémoriser,
(manuels ou automatisés) conserver)
 Données  Diffuser
(communiquer)

D) Finalités d’un SI

Selon l’approche systémique une organisation est constituée de trois systèmes, à savoir :

 Le système de pilotage (SP) qui coordonne le fonctionnement de l’organisation. Il


fixe les objectifs et dirige l’entreprise. C’est le siège de l’activité décisionnelle de
l’entreprise ;
 Le système opérant (SO) qui assure la production des biens et services de l’entreprise.
Il exécute les tâches qui permettent de faire fonctionner l’entreprise et transforme les
flux d’entrée en flux de sortie. C’est le siège de l’activité productrice de l’entreprise ;
 Le SI qui traite l’information et assure le lien entre le SP et le SO. Il permet à ses
deux systèmes de communiquer entre eux et de communiquer avec l’extérieur.

Schéma d’une organisation :

ORGANISATION

Information SP : coordonne, dirige, décision Information

Information Décision

SI : traiter, communiquer, mémoriser

Données
collectées Décision

Flux entrant Flux sortant


SO : produit, transporte
6
Jean Louis PEAUCELLE récence les principales finalités suivantes du SI :

 Le SI aide à la prise des décisions. Il supporte les modèles décisionnels et fourni aux
gestionnaires les informations nécessaires à la prise de décision ;
 Le SI permet de contrôler l’évolution de l’organisation en détectant les
disfonctionnement internes et des situations anormales ;
 Le SI permet de coordonner l’activité des différents secteurs de l’entreprise et
notamment celle du SO ;
 Le SI sert de courroie de transmission entre les deux grandes composantes de
l’entreprise à savoir le SP et le SO. Il tient informé le SP des résultats du SO et
transmet à ce dernier les directives du SP.

E) Types de SI

Les SI de l’entreprise peuvent être classifiés en fonction de leur finalité, c’est-à-dire en


tenant compte du niveau d’activité et de décision des utilisateurs. On distingue :

 Les systèmes opérationnels ou systèmes de support des opérations ;


 Les systèmes de gestion ou systèmes de support des activités de gestion.

E.1) Les systèmes opérationnels

Un système opérationnel a pour finalité d’assister le traitement des opérations quotidiennes


relatives aux activités de l’entreprise. Comme système opérationnel, on distingue : les
systèmes transactionnels (ou système de traitement des transactions), les systèmes de contrôle
des processus industriels et le système de bureautique.

Un système transactionnel traite les données de base de l’entreprise. Il a pour but d’améliorer
les activités opérationnelles quotidiennes dont dépend l’entreprise, en mécanisant ou
automatisant les traitements routiniers liés aux activités de production de l’entreprise. Il
conserve une trace de transaction dans les bases de données (BD) servant au management de
l’entreprise.

Exemple de système transactionnel : système de paye, système de gestion des commandes,


système de gestion des stocks, système d’enregistrement des opérations comptables, etc.
7
Un système de contrôle des processus industriels est utilisé pour le fonctionnement des
matériels de production contrôlés par des ordinateurs. Ce fonctionnement produit des
informations (quantité produite, incident de fonctionnement, etc.) pouvant être mémorisées et
exploitées par d’autres systèmes.

Exemple de système de contrôle des processus industriels : PAO (production assistée par
ordinateur), CAO (conception assistée par ordinateur), DAO (dessin assisté par ordinateur),
etc.

Un système bureautique désigne l’utilisation de l’information pour apporter une assistance


aux activités de bureau reliées au traitement et à la communication de la parole, de l’écrit et
de l’image.

Exemple de système bureautique : traitement de texte, messagerie électronique, etc.

E.2) Les systèmes de gestion

Ils ont pour but de supporter les activités des gestionnaires à tous les niveaux de gestion de
l’entreprise, en fournissant des informations à partir des données recueillies et stockées par les
systèmes transactionnels. On distingue : les SI de gestion et les SI d’aide à la décision.

Le SI de gestion fourni les informations généralement sous forme des rapports remis aux
gestionnaires de façon périodique ou sur demande, et résumant la situation à court terme d’un
aspect particulier de l’entreprise.

Le SI d’aide à la décision a pour objectif de supporter activement les activités de prise de


décision des gestionnaires en fournissant des outils facilitant le traitement interactif des
données. Il utilise les données issues des systèmes transactionnels et des SI de gestion mais
peut également requérir les informations internes.

Schéma récapitulatif :

8
SI

système opérationnel système de gestion

système
transactionel, système de contrôle système bureatique SIAD (supports des
SIG (production des
système de des proccesssus support des activités processus
rapports)
traitement des industriels de bureau décisionnels)
transactions

F) SI et système informatique

Un système informatique est l’ensemble constitué de matériel informatique et des logiciels


indispensables au fonctionnement des dits matériels. Le SI englobe le système matériel et
logiciel, mais aussi des processus de gestion, des processus métiers spécifiques à l’activité de
l’entreprise, les acteurs de ces processus ainsi que des données et les documents concernés.

Le système informatique peut être considéré comme un sous-ensemble du SI car des


éléments du système informatique participent à la création du SI.

Le SI automatisé ou système informatique est un sous-ensemble du SI permettant le


traitement et la conservation automatique de l’information.

Schéma explicite :

SI
Informatique

SI automatisé
Procédures
= système Infrastructures
manuelles
informatique

9
G) SI et BD

La BD est au cœur de tout SI. Pour des raisons de traçabilité, toutes les informations dont
l’entreprise a besoin pour des prises de décision et pour effectuer les traitements, sont
contenus dans la BD.

Une BD est un ensemble cohérent, intégré et partagé d’informations nécessaires au


fonctionnement d’une entreprise. La gestion de cet ensemble est assurée par un logiciel appelé
SGBD (système de gestion de bases de données).

Une BD peut être locale c’est-à-dire utilisable sur une seule machine ou repartie c’est-à-dire
que les données sont stockées sur une machine assez puissante dotée des systèmes de
sauvegarde, de microprocesseur, de disque dur (DD) de grande capacité, d’une taille mémoire
importante et d’un système d’exploitation (SE) sécurisant. Cette machine est appelée serveur
de BD et est accessible par des PC clients dans un environnement réseau moyennant des
privilèges accordés par l’administrateur de la BD.

I.2- Analyse et conception des SI (ASCI)

2-1) Définitions et objectifs

L’ASCI est une discipline identifiant les problèmes qui se posent dans les SI d’une
entreprise dans le but de concevoir un nouveau système qui améliore l’ancien.

L’analyse au sens informatique du terme, consiste à comprendre le domaine d’activité d’une


entreprise et à concevoir la solution informatique adéquate. L’informatisation du SI comporte
deux préoccupations majeures : d’une part, la compréhension et l’explicitation du système en
termes d’activité, d’information et d’organisation de ses activités ; d’autre part, la conception
d’un logiciel supportant les activités du SI.

L’informatisation du SI conduit donc à distinguer deux niveaux d’étude à savoir :

 Le SI organisationnel qui exprime l’organisation des activités associée au


fonctionnement du système à l’étude et est essentiellement tournée vers les
utilisateurs ;
 Le SI informatisé qui est un sous-ensemble du SI organisationnel permettant la
conservation et les traitements automatiques des informations.

2-2) Raisons d’analyse du SI

Plusieurs raisons peuvent emmener une entreprise à analyser son SI. On peut citer :
10
 Les problèmes de gestion : lenteur dans le traitement, erreur dans le traitement,
mauvaise communication interne ou externe, faible productivité, baisse du chiffre
d’affaire, … ;
 Les changements technologiques : mise en place d’une nouvelle technologie ;
 Nouveaux besoins de gestion : diversification des activités, accroissement du volume
d’activité, … ;
 La concurrence : actions des concurrents ;
 Les raisons politiques : gestionnaire désirant étendre son pouvoir, … ;
 Etc.

2-3) Etapes d’analyse d’un SI

La réalisation d’un projet informatique est toujours déclenchée par l’expression ou la


détection d’un besoin. Ce besoin provient généralement :

o Soit d’un plan d’entreprise ou schéma directeur s’il existe ;


o Soit de la demande émanent d’un service liée aux activités de gestion ;
o Soit de la demande émanent de l’analyste suite à l’observation des
dysfonctionnements dans certaines procédures ;
o Soit des groupes extérieurs tels que le gouvernement.

Une fois la demande exprimée, l’analyse d’un SI est divisée en quatre étapes : l’étude
préalable (analyse de l’existant), l’étude détaillée (conception), la réalisation (programmation
et mise en œuvre) et la maintenance (mise à jour).

a) L’étude préalable

Il s’agit de l’analyse du SI existant. Elle consiste à rassembler et interpréter les faits, à


utiliser les éléments recueillis pour comprendre le fonctionnement du système existant, à
diagnostiquer les problèmes actuels et rechercher les solutions possibles.

On estime les problèmes du SI en termes de moyens à mettre en œuvre, et on en déduit


globalement une solution nouvelle. Le résultat de cette étape est le cahier des charges faisant
ressortir les spécifications fonctionnelles générales du nouveau système.

b) L’étude détaillée ou conception

Elle consiste à prévoir un nouveau système en complément ou remplacement de l’ancien.


Son objectif est de proposer une solution réalisable montrant comment les différents
composants sont assemblés ainsi que leur rôle et leur fonctionnement. La définition de cette
solution implique l’intégration de trois plans à savoir :
11
 Le plan informationnel qui offre les informations pertinentes ;
 Le plan organisationnel qui tient compte des contraintes de l’entreprise et de son
environnement ;
 Le plan technologique qui offre le matériel disponible.

Le résultat de cette étape est un dossier de choix contenant les spécifications fonctionnelles
détaillées du nouveau système.

c) La réalisation

Elle consiste à rendre le système utilisable au sein de l’organisation. Elle comporte pour
chaque application, la programmation et les tests ainsi que la mise en œuvre (exploitation)
consistant au lancement progressif de l’exploitation du système, à l’implémentation de
l’information (BD) et à la formation des utilisateurs.

Le résultat de cette étape est constitué des programmes et du manuel d’utilisation.

d) La maintenance

Elle consiste à modifier et à faire évoluer les applications en fonction des erreurs constatées
lors de l’utilisation ou bien suite à de nouveaux besoins des utilisateurs.

Le résultat de cette étape est constitué du compte rendu d’exploitation et du dossier de mise
à jour.

Les différentes étapes sont résumées dans le tableau suivant :

Etapes Description Résultats


Etude préalable (analyse de Description du SI existant ; Cahier des charges
l’existant) Critique de l’existant ; (spécifications
Evaluation des différentes fonctionnelles générales du
solutions possibles ; nouveau système).
Choix d’une solution.
Etude détaillée (conception) Organisation détaillée de la Spécifications fonctionnelles
solution retenue. détaillées du nouveau
système : dossier de choix.
Réalisation Programmation et tests ; Programmes ;
Mise en œuvre. Manuel d’utilisation.
Maintenance Mise à jour Compte rendu
d’exploitation ;

12
Dossier de mise à jour.

Un SI est un objet complexe évoluant dans un environnement fort complexe. Afin de


maitriser cette complexité et mener à bien le projet d’analyse du SI, l’analyste a besoin d’une
démarche ordonnée, d’où la nécessité d’utiliser une méthode.

2-4) Méthode d’analyse du SI

Une méthode d’analyse du SI est une démarche permettant d’effectuer le travail de


description, de modélisation et de réalisation d’un SI tout en utilisant des modèles et des
outils.

Les modèles sont des concepts normalisés permettant de construire le SI. Ils sont souvent
proposés sous la forme schématique, afin de permettre une représentation simple de la réalité.

Les outils regroupent d’une part la technique utilisée pour analyser ou concevoir un aspect
du SI et d’autre part le support utilisé pour conserver une trace de ce travail. Des logiciels
appelés généralement atelier de génie logiciel (AGL) supportent une méthode d’analyse en
facilitant la conception, la réalisation ou la documentation d’un SI.

Il existe plusieurs classes de méthode d’analyse de SI (méthode systémique, méthode


structurée, méthode objet). Mais quelle que soit la méthode utilisée, la modélisation du SI doit
couvrir le cycle de vie du projet d’informatisation, à savoir l’analyse (étude préalable), la
conception (étude détaillée), la réalisation et la maintenance. En plus de couvrir le cycle de vie
du projet, toute méthode doit répondre au mieux à certaines contraintes au-delà de la qualité à
savoir la simplicité, la rigueur, l’universalité, l’exhaustivité et le caractère automatisable.

13
Chapitre 2 :

Présentation générale d’une méthode d’analyse : MERISE

Introduction

MERISE fut créée en 1977 par la volonté de pouvoirs publics désireux de doter les
administrations et entreprises françaises d’une méthodologie rigoureuse pour l’informatisation
et les BD réparties. Le ministère de l’industrie fut alors chargé d’aider les concepteurs à
réaliser ce projet. MERISE est un ensemble de règles et d’outils permettant la modélisation
des SI en s’appuyant sur la représentation des structures de l’organisation, de ses activités, de
ses finalités et de son environnement. Les outils proposés par MERISE sont mis en œuvre par
un grand nombre d’analystes et de concepteurs en France et dans les pays francophones.

MERISE est caractérisée par :

 Une approche systémique ;


 Une démarche par étape ;
 Une approche de conception séparant l’étude des données de celle des traitements ;
 Une conception par niveau.

I- Approche systémique

14
MERISE définie une vision de l’entreprise en terme de système. Cette approche permet de
représenter l’entreprise comme étant un ensemble composé de trois systèmes (système de
pilotage, le système opérant et le système d’information). Lors d’une démarche
d’informatisation, le SI de l’entreprise est généralement trop important pour être analysé
globalement. C’est pourquoi celui-ci est couramment décomposé en sous SI. Ce découpage
peut être effectué selon les domaines d’activité de l’entreprise.

II- Démarche par étape

La démarche d’analyse et conception du SI de MERISE passe par les étapes suivantes :

 Le schéma directeur (obligatoire) : il consiste à étudier le SI de l’entreprise de façon


globale et à le découper en domaines d’application permettant ainsi de dégager tous
les différents projets d’informatisation de l’entreprise tout en spécifiant les interactions
entre les différents domaines d’application. A la fin de cette étude, un plan de
développement doit être déterminé en fonction des objectifs stratégiques de
l’entreprise. Le schéma directeur est le document de référence de tous les projets
d’informatisation à venir. Il comprend :
 Le plan stratégique contenant une liste des projets définis dans leur
étendu et classés par ordre de priorité ;
 Le plan tactique qui précise l’organisation des moyens et l’engagement
financier à prévoir pour chaque.
 L’étude préalable. Elle est menée pour chaque domaine d’application et a pour but de
proposer une solution aux décideurs. Elle doit donc porter sur la description du
système existant et sa critique. Viendra ensuite l’élaboration de solutions en imaginant
plusieurs scénarii pour l’organisation future ;
 L’étude détaillée. A partir des scénarii de solutions choisis à la fin de l’étude
préalable, chaque domaine est décomposé en un certain nombre d’application ;
 L’étude technique réalisée par application, elle se préoccupe de la description de
l’organisation logique et physique des données, de l’architecture des traitements et des
programmes. Lors de cette étape, le niveau organisationnel est optimisé et celui
physique est développé ;
 La production des programmes qui consiste à écrire et à mettre au point des
programmes pour supporter chaque application. Ces programmes sont contrôlés à
l’aide des jeux d’essai (tests) ;

15
 La mise en œuvre. Après une série d’étude et des travaux préparatoires (implantation
des données, formation des utilisateurs), on procède au lancement progressif de
l’exploitation de l’application, et après une période d’exploitation, on procède à la
recette (réception définitive) de l’application ;
 La maintenance qui consiste à la mise à jour des programmes en fonction des erreurs
constatées lors de l’utilisation ou suite à la demande d’amélioration de l’utilisateur.

III- Séparation de l’étude des données et des traitements

MERISE propose une approche de conception permettant de mener en parallèle l’étude des
données et celle des traitements en avançant progressivement par niveau.

IV- Conception par niveau

MERISE propose trois niveaux de représentation d’un SI pour les données et les traitements
à savoir : le niveau conceptuel, celui organisationnel ou logique et celui opérationnel ou
physique.

a) Niveau conceptuel

Ce niveau décrit les informations représentées par le SI et leur association ainsi que les
utilisations qui en sont faites, et les contraintes associées.

Ces descriptions sont établies en fonction des objectifs définis par les décideurs, et en faisant
abstraction de toute contrainte liée à l’organisation.

En termes de données, la description fait appelle au formalisme entité-association et se


traduit par les entités de base et les associations entre ces entités. En termes de traitement, les
entités vont être décrites par leurs sollicitations ou par des réactions qu’elles déclenchent de la
part du SI. Ceci se fait en termes d’évènement et d’opération.

Au niveau conceptuel, on doit se poser les questions suivantes : quoi faire ? Et avec quelles
données ? Les réponses à ces questions dépendent des choix de gestion de l’entreprise.

b) Niveau organisationnel ou logique

16
Ce niveau décrit la nature des ressources qui seront utilisées pour supporter la description
des données et des traitements du SI.

En termes de données, les entités et associations, suscitent la création des tables. En termes
de traitements, le passage du niveau conceptuel au niveau organisationnel se concrétise par
l’attachement des acteurs aux évènements précédemment définis.

Le niveau organisationnel ou logique intègre à l’analyse des critères liés à l’organisation


(choix organisationnels) et on doit se poser les questions suivantes : qui ? Quand ? Où ?

Conceptuel Organisationnel ou logique


 Quoi faire ?  Qui ? Nature du traitement
 Avec quelles données ? (homme=manuel ;
machine=automatisé)
 Quand ? Périodicité, délai
 Où ? Lieu, poste de travail

Exemple : système de gestion des commandes

Qui Quand Où
Quoi faire ? Enregistrer les Homme ou A l’arrivée Service
(activités) commandes machine d’une commercial
commande
Etablir le bon de Machine Après Service
livraison enregistrement commercial
d’une
commande
Etablir la Machine Après bon de Service
facture livraison commercial
Enregistrer les Machine Après paiement Caisse
règlements
Avec quelles Client
données ? Produit
(entités) Commande
Livraison
Facture

17
Règlement

c) Niveau opérationnel ou physique

Ce niveau répond au choix technique et donne une représentation des moyens qui vont
effectivement être mis en œuvre pour gérer les données et activer les traitements. On apporte
les solutions techniques et on répond à la question : comment ?

En termes de données cela se traduit par l’utilisation d’un SGBD. En termes de traitements,
le modèle opérationnel décrira l’architecture des programmes qui vont activer les différentes
tâches de l’ordinateur.

Les différents niveaux de MERISE et les modèles associés sont présentés dans le schéma
suivant :

Niveaux Types de Problèmes Questions Modèle associé


choix posés posées Données Traitements
Conceptuel Choix de Quelles sont Quoi faire ? MCD MCT
gestion les règles de Avec (Modèle (Modèle
gestion qui quelles Conceptuel Conceptuel
prévalent données ? des des
dans données) Traitements)
l’entreprise ?
Organisationnel Choix Comment Qui ? MLD MLT
ou logique d’organisation s’organise-t- Quand ? (Modèle (Modèle
on ? Où ? Logique de Logique de
données) Traitements)
Opérationnel Choix Comment les Comment ? MPD MPT
ou physique techniques traitements (Modèle (Modèle
et les Physique Physique de
données de Traitement)
fonctionnent- Données)
ils ?

V- Les cycles de MERISE


18
MERISE propose une démarche de développement d’un projet informatique en s’appuyant
sur trois cycles : cycle de vie, cycle d’abstraction et cycle de décision.

a) Cycle de vie

Il représente la dimension temporelle traduisant ainsi l’évolution du SI. Il correspond à la


durée de vie du projet et comprend trois grandes périodes :

 La conception du SI dont le but est d’obtenir une spécification détaillée du système.


C’est la période d’étude de l’existant puis du système à mettre en place. Dans cette
période, MERISE préconise la prise en compte des trois étapes : le schéma directeur,
l’étude préalable et l’étude détaillée ;
 La réalisation et la mise en œuvre du SI qui consiste à produire des programmes et des
consignes d’utilisation correspondant aux spécifications fonctionnelles détaillées
définies lors de la période de conception ;
 La maintenance qui a pour objectif de permettre au système d’évoluer et de s’adapter
aux évolutions de son environnement.

b) Cycle d’abstraction

MERISE utilise trois formalismes allant du plus abstrait au plus concret et correspondant aux
trois niveaux de modélisation du SI, à savoir :

 Le niveau conceptuel qui décrit le SI au niveau statique (données) et au niveau


dynamique (traitement) sans préjugés de l’organisation du travail et du matériel
utilisé ;
 Le niveau organisationnel (logique) qui consiste à décrire des ressources utilisées pour
supporter les traitements (lieu, délai, machine, personne) et à étudier l’organisation des
données en tenant compte des contraintes matérielles et logicielles, sans s’occuper des
contraintes de stockage et d’accès ;
 Le niveau opérationnel (physique) qui consiste à l’élaboration de solutions techniques
visant à prendre en compte les contraintes d’utilisation des ressources physiques
(choix des méthodes de stockage et d’accès pour les données, découpage des
traitements en programme).

19
c) Cycle de décision

Tout au long de l’étude, des choix doivent être faits durant le cycle de vie du projet.
MERISE procède à une hiérarchisation de l’ensemble des décisions devant être prises au
cours du projet. Très généralement en début d’étude, ces décisions deviendront de plus en
plus ponctuelles au fur et à mesure de l’avancement du projet.

La hiérarchisation des décisions consiste :

 Au découpage du SI à l’étude en sous-systèmes ou domaines ;


 A la définition des orientations majeures concernant le système de gestion,
l’organisation et les solutions techniques ;
 A la qualification du développement du projet ;
 Au choix entre procédure manuelle et à automatiser ;
 A la détermination des postes de travail et leur tâche ;
 Etc.

Le cycle de décision est le garant de la cohérence de l’étude.

20
Chapitre 3 :

Etude préalable

I- Objectifs et activités de l’étude préalable

1) Objectifs

L’étude préalable vise plusieurs objectifs :

 Poser un diagnostic du système existant c’est-à-dire identifier les principaux


problèmes ou dysfonctionnement du système existant ainsi que leurs causes ;
 Définir les objectifs que devra atteindre le nouveau système ;
 Suggérer des éléments de solution qui permettront au nouveau système d’atteindre ses
objectifs ;
 Pour cela, l’analyste devra acquérir une excellente connaissance du fonctionnement du
SI à l’étude et de son environnement.

2) Activités

Les principales activités de l’étude préalable sont :

 La planification de l’étude ;
 L’étude du système existant et de son environnement ;
 La critique du système existant ;
 L’ébauche de solution.

Pour bien mener ses activités, l’analyste doit au préalable délimiter le SI à l’étude.

A- Délimitation du SI

21
Délimiter un SI consiste à définir le cadre du système. Le cadre d’un système est défini par
des fonctions ou activités du SI, les départements et individus impliqués dans les activités de
traitement des données du système (acteurs internes) ainsi que les sources et les destinations
des informations (acteurs externes).

SI

Source Destination
 Activités
 Acteurs
internes

Destination
Source

Exemple (avec lien du dernier exemple de chapitre 1) :

SI de gestion des commandes

Activités
Commande (BC) Bon de livraison
Client Acteurs internes Client
Règlements (service commercial, Facture
caisse)

La définition du cadre du système aura une influence déterminante sur l’ampleur du projet.
Si l’analyste défini le cadre de façon très restreinte, le risque est grand pour que certains
éléments essentiels soient laissés de côté. Et le système résultant du projet pourrait ne pas
correspondre aux besoins de l’entreprise. Par ailleurs, une définition trop large du cadre du
système prendra en compte des informations qui ne sont pas nécessaires et pourraient
augmenter le temps et le coût de réalisation du projet.
Le cadre du système est défini par l’analyste en collaboration avec les principaux utilisateurs
du système et permet d’identifier de façon adéquate le SI à l’étude.

22
B- Planification de l’étude préalable
L’analyste doit planifier les tâches à effectuer pendant l’étude préalable. Cette activité
consiste à :
 Former l’équipe d’analyse en associant si possible les principaux utilisateurs qui
connaissent bien les activités soutenues par le SI à l’étude. Le nombre de personnes
qui constitue l’équipe d’analyse sera fonction de l’ampleur du projet et des ressources
disponibles ;
 Choisir les méthodes de travail et les outils que l’équipe d’analyse utilisera. Il s’agit
d’une part, des outils de collecte des informations (interview, questionnaire,
documentation, observation) et d’autre part, des outils de documentation du système
existant (liste des tâches, graphe des flux, diagramme de circulation de l’information,
grille d’analyse des documents, dictionnaire des données élémentaires).
Elaborer un échéancier, c’est-à-dire définir le temps nécessaire à la réalisation de chaque
tâche. L’analyste devra veiller au respect des échéances établies.

II- Etude de l’existant


Elle permet à l’équipe d’analyse d’avoir une compréhension complète du SI à l’étude, c’est-
à-dire de comprendre sa raison d’être, ses modes de traitement, ses utilisateurs, ses liens avec
d’autres systèmes de l’entreprise, des informations qu’il produit et leurs destination, des
données qu’il reçoit et leur source. L’étude de l’existant comporte deux tâches principales à
savoir :
 La collecte des informations en vue de la description du SI à l’étude ;
 La documentation du SI existant à l’aide des outils d’analyse.

1) Collecte des informations


C’est une étape primordiale dans l’analyse des SI. Elle permet de donner à l’analyste une
connaissance du système existant et de son environnement tel qu’il soit non seulement en
mesure de poser un diagnostic exacte de la situation actuelle, mais aussi qu’il soit capable de
concevoir un nouveau système répondant aux besoins de l’entreprise.
Pour cela, l’analyste doit :
 Mener une enquête auprès des utilisateurs du SI afin de recueillir les informations à
travers des documents reçus et émis par le système à l’étude, tout en mesurant la
pertinence de chaque document, les supports d’information et les méthodes de travail
utilisées, ainsi que les souhaits des utilisateurs ;
 Décrire les différents acteurs et leurs tâches à travers une étude des postes de travail ;
 Ressortir de façon synthétique les procédures de traitement en cours (manuelles ou
automatisées).
Plusieurs techniques permettent de recueillir une quantité importante d’information sur le
fonctionnement d’un SI et son environnement. Les principales techniques utilisées sont :
 Interview (entretient, entrevue) ;
 Questionnaire ;
23
 Documentation (consultation des documents) ;
 Observation.
Afin d’avoir une image parfaite et complète du fonctionnement du SI à l’étude, la collecte
des informations doit porter sur les aspects suivants :
 Le fonctionnement général du SI incluant des responsabilités, des contraintes de temps
et de volume, l’aménagement physique des lieux et les autres aspects ergonomiques
(liées aux conditions de travail) ;
 Les inputs ou données en entrée : contenus, sources, spécimens de document d’entrée,
description des équipements de saisie, volume et fréquence de saisie, coûts liés aux
inputs (en terme de matériel, personnel, document) ;
 Traitement : procédure de transformation des inputs, mode de traitement, contrôles
effectués, lieu de traitement, personnes impliquées, équipement utilisé, lien entre les
traitements, manuel décrivant les méthodes de traitement, coût de traitement ;
 Les outputs ou informations de sortie : contenus, supports et formats utilisés,
destination, fréquence et volume de production, description des équipements de
production des outputs, coût de production ;
 Base de données : contenus, supports et formats utilisés, contraintes d’accès, coût du
matériel utilisé.
D’une manière simplifiée, le SI d’une organisation est constitué d’un ensemble de flux
d’information traversant des stations. L’analyse de l’existant consistera à identifier les flux
d’information et les stations qu’ils traversent, tout en relevant les supports utilisés pour
chaque flux et les différents traitements effectués au niveau de chaque station. Un flux
d’information peut être un input ou un output. Un flux est émis par une station émettrice et est
dirigé vers une ou plusieurs stations réceptrices. Une station est généralement un endroit où
une information est traitée. Par exemple, un bureau, un service, une direction, un service ou
encore un employé, un chef de service, un directeur. Une station est caractérisée par le flux de
fonctionnement qui la contrôle (c’est-à-dire les différents traitements et les méthodes
appliquées), les flux d’information à émettre ou à recevoir.

2) Documentation de l’existant

A- Liste des tâches


C’est un tableau qui ressort tout le SI à l’étude, les stations émettrices et réceptrices, les flux
entrants et sortants au niveau de chaque station ainsi que les tâches qui y sont effectués.
Exercice d’application :
Considérons les informations suivantes : en classe, le professeur dicte un énoncé aux
étudiants. Ces derniers copient l’énoncé, le résolvent et remettent les copies au professeur qui
les corrige, enregistre les notes et remet les copies corrigées aux étudiants.
Travail à faire : élaborer la liste des tâches.
Lexique : SE=station émettrice ; SR=station réceptrice ; FE=flux entrant ; FS=flux sortant.
Solution :

24
Numéro SE FE Tâches FS SR
séquence effectuées
1 Professeur Enoncé Dicter Enoncé dicté Etudiant
énoncé
2 Etudiant Enoncé dicté Copier Enoncé Etudiant
énoncé copié
3 Etudiant Enoncé Résoudre Enoncé Etudiant
copié énoncé résolu
4 Etudiant Enoncé Remettre Copie remise Professeur
résolu copie
5 Professeur Copie remise Corriger Copie Professeur
copie corrigée
6 Professeur Copie Enregistrer Notes Professeur
corrigée notes enregistrées
7 Professeur Notes Remettre Copies Etudiant
enregistrées copies corrigées
corrigées remises

B- Graphe des flux


C’est un diagramme qui ressort l’ensemble des acteurs ou stations internes et externes d’un
SI, et les échanges de flux entre les acteurs. Lorsque la station émettrice est la même que la
station réceptrice, on parle de flux réflexif. Les flux réflexifs peuvent être représentés
uniquement au niveau des acteurs internes. Le formalisme du graphe des flux est le suivant :

Flux 1
Flux
Acteur 1 Acteur 2 réflexif
Flux 2

Exercice d’application : élaborer le graphe des flux (diagramme) du cas précédemment décrit
en considérant que l’étudiant est un acteur externe au système.
Graphe des flux avec flux réflexifs : on fait une légende pour ne pas surcharger le graphe des
flux

4
1
Professeur 2 Etudiant
3
5

Légende :
1° Enoncé dicté
2° Copie remise
3° Copie corrigée

25
4° Note enregistrée
5° Copie corrigée remise

Graphe de flux sans flux réflexifs :

1
Professeur Etudiant
2
3

C- Diagramme de circulation de l’information (DCI)


C’est un tableau synthétique dans lequel s’articulent les flux et les stations d’un SI, ainsi que
le fonctionnement de chaque station (acteur). Pour construire ce diagramme, il convient
d’établir d’une part la liste des stations et d’autre part la liste des flux d’information. Dans ce
tableau les stations figurent en colonnes et sont disposés de manière à respecter la chronologie
de circulation des flux. Les stations externes au SI sont représentées dans une colonne appelée
extérieur placée à l’extrémité du tableau. Seuls les traitements effectués au niveau des stations
internes au SI doivent apparaitre dans le DCI.
Le DCI utilise les symboles suivants :

Flux ou document Liasse de documents Traitement interactif

Dépôt de
Traitement automatisé Traitement manuel données manuel

Dépôt de données
automatisé Lien entre traitement et Lien entre traitement et dépôt
dépôt de données manuel de données automatisé

26
Décision

Connecteur

Document archivé

Exemple : élaborez le DCI du cas précédemment décrit.


Professeur Extérieur

Enoncé

Dicter énoncé

Enoncé dicté
Etudiant

Copie

Corriger copie

Copie corrigée

Enregistrer note

Note enregistrée

Remettre copie corrigée

Copie corrigée remise

27
Exercice d’application : monsieur X dispense le cours d’analyse en GSI. A la fin de chaque
semestre, il doit faire parvenir les notes des étudiants au service de la scolarité sur un
formulaire standard. Au début de chaque semestre le service de la scolarité remet à chaque
enseignant le formulaire standard et la liste des étudiants de sa classe.
Dès qu’il reçoit ces documents, monsieur X reporte les données des étudiants (matricule,
nom, prénom) dans un fichier à l’aide d’un programme Pascal installé dans son ordinateur.
Après correction d’un devoir ou examen, il inscrit les notes de chaque étudiant dans le fichier.
A la fin du semestre, le programme calcule la moyenne de chaque étudiant, la moyenne et
l’écart type de la classe, puis les différentes notes sont imprimées directement sur le
formulaire standard à l’aide d’une imprimante.
Lorsque le service de la scolarité reçoit le formulaire standard contenant les notes des
étudiants, il produit à l’aide d’un autre programme installé dans un microordinateur, les
bulletins de note pour le semestre ainsi que la liste des moyennes de la classe. Les bulletins
sont remis aux étudiants et la liste des moyennes à la direction.
Travail à faire : 1. Procéder à la délimitation du SI ;
2. Elaborer la liste des tâches ;
3. Elaborer le graphe de flux ;
4. Elaborer le DCI.
Solution :
1° Délimitation du SI :
SI : Gestion des notes d’analyse
en GSI
Acteurs
Activités : Acteurs
internes
 Reporter les données des externes
étudiants (nom, prénom) ;
 Enseignant
 Correction d’un devoir ;
 Service de  Etudiant
 Inscription des notes dans
scolarité  Direction
un fichier ;
 Imprimer les notes ;
 Production des bulletins de
note ;
 Remise des bulletins.

Acteurs :
 Professeur (monsieur X).

2° Liste des tâches :


Numéro Station Flux entrant Tâches à effectuer Flux sortant Station
séquence émettrice réceptrice
1 Service LE + FS Remettre LE + FS LE + FS Enseignant
scolarité remis (Mr. X)

28
2 Mr. X LE + FS Reporter données Données Mr. X
remis reportées
3 Mr. X Données Remettre devoirs Devoirs ou Etudiant
reportées examen
4 Etudiant Devoirs Remettre copie Copie Mr. X
remise
5 Mr. X Copie Corriger copie Copie Mr. X
remise corrigée
6 Mr. X Copie Inscrire notes Notes Mr. X
corrigée inscrites
7 Mr. X Notes Calculer moyenne Moyenne Mr. X
inscrites étudiant étudiant
calculée
8 Mr. X Moyenne Calculer moyenne et Moyenne et Mr. X
étudiant écart type classe écart type
calculée calculés
9 Mr. X Moyenne et Imprimer notes sur FS FS + notes Service
écart type imprimées scolarité
calculés
10 Service FS + notes Saisir notes Notes Service
scolarité imprimées saisies scolarité
11 Service Notes Produire BN + LM BN + LM Service
scolarité saisies produits scolarité
12 Service BN + LM Remettre BN BN remis Etudiant
scolarité produits
Envoyer LM LM envoyé Direction

3° Graphe de flux (GF) :

5
2 6
11
7
Service 1
scolarité Mr. X
10
9 8

13 12 3 4

Direction Etudiant

4° Diagramme :
Service scolarité Mr. X Extérieur

29
LE + FS
Reporter données
FE

Devoirs Etudiant

Copie

Corriger

Copie
corrigée

Inscrire note

Calculer moyenne
étudiant

Calculer moyenne et
écart type classe

Imprimer FS et note

Saisir notes
FS + note imprimé

Produire BN + LM Direction

LM BN

D- Grille d’analyse des documents (GAD)


Les flux d’information sont en général matérialisés par des documents. Tout document peut
se décomposer en trois parties à savoir :

30
 La tête qui comprend généralement un titre indiquant le rôle du flux accompagné d’un
identifiant du document, de la date et du lieu de création du document, des propriétés
signalétiques du récepteur et de l’émetteur du flux et d’une ligne d’entête annonçant le
corps du document ;
 Le corps qui contient les détails du document ;
 Le pied qui correspond à la conclusion du document (visa, signature).
Exemple : facture.

LOGO
Société X BP _________ Ville ________

FACTURE N° _________ DU __________

Doit :
Tête
Société Y :

BP :

Ville :

Référence Désignation PU Quantité Montant

Montant HT Corps

Montant TVA
Montant TTC

Arrêté la présente facture à la somme de _____________


Pied
Signature

La GAD est conçu pour recenser les différentes propriétés ou données figurant sur
l’ensemble des documents en entrée ou en sortie du SI à l’étude. Elle comprend quatre parties
représentées sous forme de colonnes à savoir : des rubriques, des documents, des catégories
de rubriques et le dictionnaire des données.

a) Les rubriques
Chaque propriété figurant sur un document donne lieu à l’établissement d’une rubrique. Les
rubriques peuvent être soit réimprimées, soit variables, soit calculées. Cependant, les
rubriques réimprimées, ne doivent pas figurer dans la GAD. Chaque rubrique est représentée

31
une seule fois dans la grille et il faut éviter les rubriques composées, les rubriques synonymes,
et les rubriques polycèmes.

a)1- Rubriques élémentaires


C’est une rubrique non décomposable. Lorsqu’une rubrique est composée de plusieurs
rubriques, il est nécessaire de la décomposer en rubriques élémentaires.
Exemple :
Rubrique composé Rubriques élémentaires

BP
Adresse (pour localiser) Ville
Téléphone
E-mail

a)2- Rubriques synonymes


Deux rubriques inutiles de façon différentes et ayant même signification sont dites
synonymes et dans ce cas, on choisit un seul intitulé.
Exemple : référence produit/ code produit/ Numéro produit cas de rubriques synonymes (au
choix).

a)3- Rubriques polycèmes


Deux rubriques ayant le même intitulé et les significations différentes sont dites polycèmes
et dans ce cas, on doit les intituler différemment.
Exemple :
Trois documents :
Bon de commande Date= Date du BC
Bon de livraison Date= Date du BL
Facture Date= Date de Facture

Par exemple si on considère les trois documents BC, BL et facture, ils ont tous une rubrique
Date. Mettre tout simplement Date dans la grille est polycème car cela signifierai trois dates
différentes. Pour éviter la polysémie, on créera trois rubriques différentes à savoir : Date
Facture, Date BC et Date BL.

b) Document
La deuxième partie de la GAD est composée de plusieurs documents notés D1, D2, …Dn
correspondant à chacun des documents sur lesquels les rubriques ont été collectées.
Exemple : si on considère les trois documents BC (D1), BL (D2) et facture (D3)

32
Document
D1 D2 D3

c) Catégories de rubriques
On distingue trois catégories de rubriques à savoir :
 Les rubriques paramètres : ce sont des rubriques dont les valeurs peuvent être
prévisibles ou constantes ou dont l’utilité est ponctuelle. Elles sont notées Pn dans la
GAD. Exemple : le taux de la TVA, la signature sur un document ;
 Les rubriques arithmétiques qui sont obtenues par calcul à partir d’autres rubriques.
Elles sont notées An dans la GAD. Exemple : montant = quantité * PU, montant TVA
= montant HT * TVA, montant TTC = montant HT + montant TVA ;
 Les rubriques logiques qui résultent de l’application d’une règle de gestion impliquant
une condition logique. Elles sont notées Ln dans la GAD. Exemple :
Si Moy UV >= 10 Alors Décision ‘VALIDE’
Sinon Décision ‘NON VALIDE’
FSi (structure alternative)

d) Dictionnaire des données


Cette partie de la GAD contient uniquement les données de base ie les rubriques qui ne
peuvent être déduites d’autres rubriques. Elles ne sont ni paramètres, ni arithmétiques, ni
logiques. En d’autres termes, les rubriques paramètres, arithmétiques et logiques ne figurent
pas dans la partie dictionnaire des données de la GAD.
La GAD se présente comme suit :
Rubriques Documents Catégories de rubriques Dictionnaire
des données
D1 D2 …. Dn P A L

Exemple : élaborez la GAD de la facture


Rubriques Documents Catégories de rubriques Dictionnaire
Facture P A L des données
Numéro X
facture
Date facture X
Nom
fournisseur X
BP
fournisseur X
Ville
fournisseur X
Référence
produit X
Désignation
produit X
33
PU produit
Qté facture X
produit X
Montant
produit X A1
Montant HT
facture X A2
Montant
TTC X A3

e) Dictionnaire des données élémentaires (DDE)


C’est un tableau qui regroupe l’ensemble des rubriques figurant de la colonne dictionnaire de
données de la GAD et dont l’entreprise a besoin pour produire des résultats. Il est représenté
sous forme de colonne dont les intitulés sont les suivants :
 Mnémonique qui représente le code utilisé pour chaque rubrique et retenue pour
l’implantation de la BD ;
 Signification qui permet de décrire chaque code ;
 Type qui correspond au type de données associé à chaque rubrique ;
 Nature qui correspond à la nature de données associé à chaque rubrique ;
 Taille qui indique le nombre maximum de caractères de chaque rubrique ;
 Eventuellement une colonne observation qui précise des contraintes associées à
certaines rubriques.
Type de données
Les données manipulées par le SI doivent être codifiées sous une forme acceptable pour
pouvoir être traité de façon automatique. Une donnée élémentaire peut être de type numérique
(N), alphabétique (A), alphanumérique (AN), booléen (B) ou date (D).
Nature de données
Une donnée élémentaire peut être :
 Une donnée signalétique (SIG) ou stable (ST) ie une donnée qui possède une valeur
stable qui ne change pas avec le temps. Exemple : le nom, le sexe et la date de
naissance d’un étudiant ;
 Une donnée de situation (Sit) ou de mouvement (mvt) qui renseigne sur l’état d’une
entité en activité et possède une valeur imprévisible qui change avec le temps.
Exemple : quantité en stock d’un produit, note obtenue par un étudiant dans une
matière ;
 Une donnée de commande (com) qui renseigne sur la gestion d’une entité et possède
une valeur à partir de laquelle les décisions sont prises. Exemple : note de passage, la
note éliminatoire, stock minimal d’un produit.
Le DDE est représenté comme suit :
Mnémonique Signification Type Nature Taille Observation
(code)

34
Exemple : élaborer le DDE à partir de la GAD de la facture
Mnémonique Signification Type Nature Taille Observation
(code)
N° F Numéro AN SIG 10
facture
Date F Date facture D SIG 10 JJ/MM /AAAA
Nom Fo Nom AN SIG 25
fournisseur
BP Fo Boite postale AN SIG 10
fournisseur
V Fo Ville AN SIG 15
fournisseur
Ref P Référence AN SIG 10
produit
Des P Désignation AN SIG 15
produit
PU P Prix unitaire AN Sit 10 >0
produit
Qté F P Quantité N Sit 8 >0
facturé
produit

Considérons les deux documents suivants : bulletin de notes (D1) et liste des moyennes (D2)

IUG LOGO République du cameroun


BP : 12489 Paix-Travail-Patrie
DOUALA
Tèl : _____

BULLETIN DE NOTES

Matricule étudiant : _____ Année académique : _____

Nom et Prénom : _____ Semestre : _____

Date et lieu de naissance : _____ Option : _____

Classe : _____

Code Nom
matière matière Note CC Note Ex Moyenne Décision

Appréciations générales :
Moyenne étudiant : _____ _____
Nombre matières validées : _____

35
Pourcentage de validation : _____ Signature Directeur : _____
Rang : _____

IUG LOGO République du cameroun


BP : 12489 Paix-Travail-Patrie
DOUALA
Tèl : _____

LISTE DES MOYENNES

Année académique: _____ Option : ______

Semestre : ______ Classe : ______

Nom et
N° d'ordre Matricule Prénom Moyenne

Nombre étudiants admis : ______


Date : _____
Moyenne générale de la classe : ______
Signature directeur : _____
Pourcentage étudiants admis : _____

Travail à faire : élaborer le GAD et le DDE.

III- Critique de l’existant


Elle découle logiquement de la description de l’existant et a pour objectif :
 De faire un diagnostic directe du fonctionnement du SI existant, en identifiant les
problèmes ou dysfonctionnements liés au système ainsi que leurs causes ;
 De définir les objectifs de la nouvelle solution. Ces objectifs doivent répondre aux
critères suivants : être quantifiables ou mesurables, être définis en termes de résultat,
tenir compte des contraintes et être réalisables avec les ressources disponibles.
La critique de l’existant doit déboucher sur une remise en cause des aspects suivants :
 Les données : redondance, synonymie, polysémie ;
 Les traitements : nature de traitement (manuel ou automatisé), procédure de traitement
(inexistant, mal défini) ;
 Les documents : inexistence, redondance, non fiabilité ;
36
 Matériel utilisé : performance ;
 Poste de travail : qualification, compétence du personnel, surcharge, etc.
La critique de l’existant doit être documentée par un tableau d’analyse causale qui fait
ressortir pour chaque problème ou dysfonctionnement relevé, ses causes ainsi que les objectifs
du nouveau système et les solutions suggérées.
Exemple : Tableau d’analyse causale
Problèmes Causes Objectif Solutions
Erreurs trop  Traitement Réduire le taux  Automatiser
nombreuses et manuel ; d’erreur à 2% le
fréquentes (taux  Personnel traitement ;
d’erreur à 20%) non qualifié ;  Former le
 Manuel de personnel ou
procédure recruter un
inexistant et personnel
non défini. qualifié ;
 Mettre en
place ou
améliorer le
manuel de
procédures

SI existant SI futur

IV- Ebauche de solution


Le but de cette phase est d’élaborer une ou plusieurs propositions de solutions (scénario),
d’évaluer les scénarii. Sa finalité est l’élaboration d’un dossier de choix. Compte tenu des
orientations fixées par le schéma directeur, le travail consiste à imaginer un ou plusieurs
scénarii de l’organisation future. Pour chaque scénario on déterminera le matériel nécessaire,
on fixera des différents sites où devrons se produire les traitements en tenant compte
évidemment des problèmes comptables avec les matériels existants, on évaluera les capacités
mémoires nécessaires au stockage des données, des programmes et des sauvegardes, on
établira une liste des logiciels à utiliser et on procèdera à une évaluation des coûts (matériel,
logiciel, maintenance, formation, etc.), des avantages de la solution préconisée et de son
impact sur l’organisation. Après la présentation des objectifs du nouveau système et
l’évaluation des différentes solutions possibles, une solution sera choisie et validée par
l’équipe d’analyse. La solution retenue devra montrer la faisabilité du projet d’informatisation
tout en tenant compte des contraintes organisationnelles, techniques, financières et
temporelles.
L’analyste devra définir de façon précise les objectifs du nouveau système à mettre en place,
des outputs que le nouveau système devra produire, les règles de gestion, les règles
d’organisation, les règles techniques qui doivent permettre au nouveau système de produire
les outputs souhaités et d’atteindre ses objectifs.
Les règles de gestion sont l’expression conceptuelle des objectifs définis et des contraintes
acceptées par l’entreprise. Elles peuvent par conséquent être externes (la loi) ou internes
(règlement intérieur, matériel de procédures, notes de service, etc.). Par ailleurs, elles peuvent
37
être des règles d’action décrivant les actions que doit accomplir le SI, ou des règles de calcul
qui traduisent la manière dont les actions doivent être accomplies.
Les règles d’organisation précisent les ressources associées à chaque action (qui, quand,
où ?).
Les règles techniques expriment les conditions techniques de mise en œuvre du SI et
décrivent le comment ? à l’issue de l’étude préalable, un cahier des charges sera élaboré pour
solutions retenues.

V- Le cahier des charges


C’est un document écrit qui définit les obligations et les contraintes que devra satisfaire un
fournisseur éventuel. Il exprime les besoins de l’utilisateur du SI et permet aux fournisseurs
potentiels de proposer leurs solutions.
Contenu du cahier des charges : tout cahier des charges doit commencer par une
représentation de l’entreprise permettant au fournisseur de situer son activité, sa dimension et
son organisation.
Il doit ensuite indiquer les objectifs généraux poursuivis (réduction des délais, absorption de
la croissance des volumes, etc.) ainsi que les contraintes générales (compatibilité avec le
matériel existant, qualification du personnel en place, etc.). Le cahier des charges doit préciser
les spécifications d’ordre technique liées à chaque application afin de permettre au fournisseur
d’évaluer le matériel et le logiciel nécessaire à la réalisation des applications. Il doit aussi
préciser pour chaque application ses objectifs et les informations quantitatives tels que le
volume des données, les délais, etc.
Enfin, le cahier des charges doit exprimer les spécifications à caractères administratif et
financier c’est-à-dire tous les points ayant un intérêt pour l’entreprise et pour lesquels on
attend une réponse (délai de livraison du matériel, de la mise en place, des interventions en
cas de panne, documentation fournie, engagement de formation du personnel, coût de
l’assistance, de la maintenance, modalités de financement, etc.).

38
Chapitre 4 :
Modèle Conceptuel de Données (MCD)

Le MCD est l’outil utilisé par MERISE pour représenter au niveau conceptuel, l’ensemble
des données du SI à l’étude. Il sert à modéliser les données décrivant les entités du système à
établir des liaisons ou association entre elles tout en respectant les objectifs de l’entreprise et
les contraintes auxquelles elles sont soumises.

I- Concept de base du MCD


La modélisation conceptuelle des données du SI de l’entreprise se fait au moyen des
concepts de base tels que : entité, association, propriété, cardinalité. La mise en œuvre de ces
concepts aboutie à une représentation appelée MCD ou SCD (Schéma Conceptuel de
Données).

a) Entité
C’est un objet concret ou abstrait ayant une existence propre (c’est-à-dire parfaitement
identifiable et discernable d’autres objets) et présentant un intérêt pour le SI à l’étude. Une
entité est donc la représentation dans le SI d’un ensemble typé d’éléments ayant les mêmes
caractéristiques.
Exemple :
Système de gestion des commandes clients :
- Client ;
- Commande ;
- Produit ;
- Livraison ;
- Facture ;
- Règlement.
Système de gestion des notes :
- Etudiant ;
- Enseignant ;
- Matière ;
- Filière.

b) Association
C’est la représentation d’un lien entre les entités du SI. Ce lien doit avoir un nom qui est
généralement un verbe à l’infinitif.

39
Exemple :
Client Passer commande Contenir produit

Adresser Correspondre Concerner

Règlement Générer facture Entrainer livraison

Une association n’existe que si les entités qu’elle relie préexistent. Une association ne
possède pas d’identifiant propre car ce sont les identifiants des entités reliées qui en font
office. Cependant, une association peut dans certains cas être porteuse de propriétés et elle est
dite concrète. Celle non porteuse de propriétés est dite abstraite et traduit simplement un lien
mais ne peut pas être décrite.

c) Propriété
C’est une représentation d’une caractéristique commune à tous les éléments qui composent
une entité ou une association concrète. C’est une donnée élémentaire décrivant un objet du
système et conforme au choix de gestion. Chaque entité possède un certain nombre de
propriétés qui lui sont propres. Parmi ces propriétés, il existe une permettant de désigner de
façon univoque chacune des occurrences de l’entité. Cette propriété particulière est appelée
identifiant (code de la matière, matricule étudiant ou enseignant, numéro client, référence
produit).
Une propriété peut aussi servir à décrire une association concrète (association non
hiérarchique de type n à n).

d) Cardinalité
C’est un couple de valeurs (min, max) indiquant le nombre minimum et le nombre maximum
de fois qu’une occurrence d’une entité participe à une association. En d’autres termes, une
cardinalité indique quelles sont les nombres minimums et maximums de relation qu’une
occurrence d’une entité peut avoir avec une autre entité.
En général, la cardinalité minimale peut prendre deux valeurs possibles 0 ou 1 mais peut
aussi prendre une valeur >1 si elle est connue. La cardinalité maximale prend les valeurs 1 ou
n. Le trait qui relie une entité à une association est appelée patte de l’association et chaque
patte doit avoir une cardinalité. Les cardinalités sont conformes aux règles de gestion de
l’entreprise.

40
Exemple :
(1, n) (1, 1)
Client Passer commande

II- Formalisme du MCD


Pour une bonne lecture du MCD, l’identifiant est placé en premier et souligné afin de le
distinguer des autres propriétés. Le formalisme du MCD est le suivant :

Application :

41
III- Autres concepts du MCD

a) Règles de gestion
Les règles de gestion précisent les contraintes au choix qui doivent être respectés par le
modèle. Une règle de gestion est donc un élément de description du fonctionnement du SI de
l’entreprise.
Exemple 1 : on étudie le régime matrimonial d’une population et les règles de gestion
suivantes sont à considérer :
Règle de gestion 1 : toute personne peut être mariée ou ne pas l’être ;
Règle de gestion 2 : il n’existe pas de polygamie ou de polyandrie.
1ère hypothèse : le modèle doit représenter l’état instantané de la base de données.
Solution 1 favorable :

Solution 2 :

2ème hypothèse : le modèle doit représenter l’historique des mariages compte tenu du fait
qu’il a pu exister des divorces ; des décès et des remariages.

Exemple 2 : dans une école les contraintes sont les suivantes :


Règle de gestion 1 : tout professeur enseigne une matière au moins mais certains d’entre eux
peuvent être dispensés d’enseignement en raison de leurs travaux de gestion ;
Règle de gestion 2 : toute matière est enseignée par un seul professeur dans au moins une
classe ;
Règle de gestion 3 : toute classe a au moins trois enseignements
Travail à faire : élaborer les MCD

42
Solution :

b) Caractéristiques d’une association


 Collection d’une association : c’est la liste des entités sur lesquelles l’association est
définie. Par exemple, la collection de l’association « dispenser » est : « professeur,
matière » et la collection de l’association « passer » est : « client, commande » ;
 Dimension d’une association : c’est le nombre d’occurrences d’entité concernées par
une occurrence de l’association. Une association de dimension 2 est dite binaire ;
dimension 3, ternaire ; dimension n, n_aire. Par exemple pour l’association « passer »
est de dimension 2 et l’association « dispenser » est de dimension 2 ;
 La fonctionnalité d’une association : elle est déterminée en considérant uniquement les
cardinalités maximales de chaque côté de l’association. On distingue :
- La fonctionnalité 1 à 1 : à toute occurrence d’une entité ne correspond qu’une
occurrence au plus de l’autre entité. Par exemple, l’association « entrainer » ;
- La fonctionnalité 1 à n ou n à1 : à toute occurrence d’une entité on peut
associer une ou plusieurs occurrences de l’autre entité. Par exemple
l’association « passer » ;
- La fonctionnalité n à n : à toute occurrence d’une entité on peut associer
une ou plusieurs occurrences de l’autre entité et réciproquement. Par
exemple l’association « contenir ».

c) Notions d’occurrence
 Occurrence d’une propriété : c’est une valeur particulière prise par une propriété. Nom
est une propriété et ILOUGA, une occurrence ;
 Occurrence d’une entité : c’est l’ensemble des valeurs prises par les propriétés d’une
entité et permettant de décrire une entité particulière. Exemple : entité : Etudiant ;

Entité Occurrence
 Occurrence d’une association : seules les associations de fonctionnalités n à n peuvent
avoir des occurrences et dans ce cas, l’occurrence des identifiants des entités associées
et de chacune des propriétés qu’elles portent. Exemple :

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Suivre (Matricule, Code Matière, Note CC, Note examen)
MAT01, COD03, 13.5, 15 : occurrence association suivre
MAT01, COD04, 8, 9 : occurrence association suivre

d) Dépendance fonctionnelle

 Définition :
Soient X et Y deux propriétés ou sous-ensembles de propriétés. On dit que Y dépend
fonctionnellement de X noté X Y si connaissant une valeur de X, on ne peut
déterminer qu’une seule valeur possible de Y.
Exemple : en informatique, une propriété est atomique c’est-à-dire non décomposable.
Nom Prénom
KAMGA Paul
KAMGA FOTSO Jean Paul
KAMGA FOTSO Jean Paul
TAGNE Ebénézer
KAMGA Pauline
1° Nom X Prénom
2° Matricule Nom, sexe : dépendance fonctionnelle à partie droite composée
3° N°Client X N°BonCommande
4° N°BC Nom Client
5° N°BC, Réf Prod NomProduit : dépendance fonctionnelle à gauche composée
6° N°BC, Réf Prod Qté commandée

 Dépendance fonctionnelle élémentaire (DFE)


X Y est une DFE si il n’existe pas X’ inclus dans X tel que X’ Y. En d’autres
termes, « Y doit dépendre entièrement de X » et non d’une partie de X. Exemple : le numéro
5° du précédent exercice. X représente N°BC, Réf Prod et Y représente NomProduit n’est pas
élémentaire car Réf Prod seul détermine le nom du produit.

 Dépendance fonctionnelle directe (DFD)

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X Y est une DFD si il n’existe pas Z tel que X Z et Z Y. Exemple : numéro 4°
n’est pas une DFD car N°BC détermine le N°Client (N°BC N°Client) et N°Client Nom
Client.
NB : dans un MCD, toutes les propriétés d’une entité doivent être en DFE et DFD avec
l’identifiant.
Dans un MCD les éventuelles propriétés d’une association n à n doivent être en DFE et DFD
avec l’ensemble des identifiants des entités associées.
Lorsqu’une propriété dépend de façon élémentaire ou directe d’une partie gauche composée,
cette propriété est placée dans l’association reliant les entités dont les identifiants constituent
la partie gauche. Par exemple, au numéro 6° Qté commandée dépend à la fois du N°BC et de
la Réf Prod donc elle va dans l’association reliant commande et produit.

 Propriétés des dépendances fonctionnelles


Propriété 1 : réflexivité
Si Y inclus ou égale X alors X Y
Tout sous-ensemble d’une propriété détermine lui-même ou une partie de lui-même.
Exemple : N°BC, Réf Prod N°BC, Réf Prod
N°BC, Réf Prod N°BC
N°BC, Réf Prod Réf Prod
Propriété 2 : augmentation (enrichir la dépendance)
Si X Y alors W, X W, Y
Propriété 3 : transitivité
Si X Y et Z Y alors par transitivité, Z dépend de X (X Z)
Axiomes d’Armstrong : ses trois premières propriétés constituent les axiomes d’Armstrong.
Propriété 4 : union
Si X Y et Y Z alors X Y, Z
Propriété 5 : décomposition
Si X Y, Z alors X Y et X Z
Propriété 6 : pseudo-transitivité
Si X Y et Y, W Z alors X, W Z

 Dépendances fonctionnelles entre deux entités


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La DFE et directe se caractérise par la dépendance fonctionnelle entre les identifiants, de ces
deux entités. La cardinalité (1, 0) d’un côté d’une association exprime cette dépendance
fonctionnelle.
Exemple :

N°BC N°Clt
La présence de la cardinalité (1, 1) dans une association de fonctionnalité (1, n) détermine
une contrainte d’intégrité fonctionnelle (CiF) et dans ce cas, le nom de l’association peut tout
simplement être remplacé par CiF.
Exemple :

 Représentation de dépendance fonctionnelle


Pour représenter les dépendances fonctionnelles entre les propriétés d’un SI, on peut utiliser
soit le graphe de dépendance fonctionnelle (GDF).
Exercice d’application : considérons les propriétés suivantes : Matricule étudiant, Nom,
Prénom, Sexe, Matricule professeur, Nom et Prénom du professeur, Code et Nom de la
matière, Moyenne de la matière donnée par un étudiant, Numéro bureau, téléphone bureau.
Considérons les règles de gestion suivantes :
Règle 1 : un professeur peut dispenser plusieurs matières mais une est dispensée par un seul
professeur
Règle 2 : un professeur occupe un seul bureau et un bureau peut-être occupé par plusieurs
professeurs
Règle 3 : pour chaque matière suivie par un étudiant, une seule moyenne est considérée
Travail à faire : élaborez la liste des dépendances fonctionnelles et en déduire le GDF et la
matrice de dépendance fonctionnelle.
Solution :
Légende :
Mat E = Matricule étudiant ; Mat P = Matricule professeur ; Code M = Code matière ; Num
B = Numéro bureau ; Nom E = Nom étudiant ; Pnom E = Prénom étudiant ; Sexe E = Sexe
étudiant ; Nom P = Nom professeur ; Pnom P = Prénom professeur ; Nom M = Nom
matière ; Moy M = Moyenne matière ; Tel B = Téléphone bureau.

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Liste de dépendance fonctionnelle :
Mat E Nom E, Pnom E, Sexe E
Mat P Nom P, Pnom P, Num B
Code M Nom M, Mat P
Mat E, Code M Moy M

Graphe des flux :


Mat E Code M Mat P Num
B

Nom E Pnom E Sexe E Nom M Nom P Pnom P Tel B

Moy M

MCD :

47
Matrice de dépendance fonctionnelle :
1 5 8 10 1+8
Mat E X X
Nom E 1
Pnom E 1
Sexe E 1
Mat P X 1
Nom P 1
Pnom P 1
Code M X X
Nom M 1
Num B 1 X
Tel B 1
Moy M 1

48
Chapitre 5 :
Modèle Logique de Données (MLD)

Après l’élaboration du MCD, la deuxième étape préalable à l’implantation des données au


moyen des SGBD consiste à l’élaboration du MLD. Des structures de données permettent de
mettre en œuvre le MLD. Celle choisie est la structure relationnelle car elle présente les
données sous la forme d’un tableau facilement compréhensible par l’utilisateur.
Le MLD ayant choisi la structure relationnelle comme support de description de données est
appelé MLDR (Modèle Logique de Données Relationnel) et les SGBD nécessaires à son
implantation sont appelés SGBDR (Système de Gestion de Base de Données Relationnel).

I- Concept, formalisme du MLDR

a) Concept
 Domaine d’un attribut : c’est l’ensemble des valeurs distinctes qu’un attribut peut
prendre ;
 Attribut : c’est une donnée élémentaire manipulable par le concepteur et ayant un sens
pour le SI étudié. Chaque attribut prend ses valeurs dans un domaine ;
 Notion de relation : une relation est un ensemble d’attributs significativement associé ;
 Degré d’une relation : c’est le nombre d’attributs de la relation ;
 Cardinalité d’une relation : c’est le nombre d’occurrences ou tuples de la relation ;
 Tuples : un tuple représente une occurrence d’une relation ;
 Notion de clé : c’est un attribut ou un ensemble d’attributs dont les valeurs identifient
de façon unique les différents tuples d’une relation. On distingue :
- Les clés primaires simples (un seul attribut) ;
- Les clés primaires composées ou concaténées (plusieurs attributs) ;
- Les clés étrangères ou externes ;
- Les clés candidates (susceptible de jouer le rôle de clé primaire dans une
relation).

b) Formalisme du MLDR
R (Clé, A1, A2, …, An)

Nom relation clé père attributs


Exemple : étudiant (matricule, nom, prénom, sexe, date naissance)

II- Règles de passage du MCD au MLDR


Ces règles s’appliquent aux entités et aux associations :
Règle 1 – Entité : chaque entité du MCD donne naissance à une relation de même nom ayant
pour clé, l’identifiant et pour attributs les propriétés.
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Règle de gestion 2 : chaque association hiérarchique n ne donne naissance à aucune relation.
Cependant, la clé père (n) migre vers la clé fils (1) comme clé externe précédée de « # ».
Règle de gestion 3 : chaque association non hiérarchique n à n donne naissance à une relation
ayant comme clé la concaténation des identifiants des entités associées et pour attribut les
éventuelles propriétés des associations.
Règle de gestion 4 : chaque association de type 1 à 1 ne donne naissance à aucune relation et
on est en présence d’une contrainte d’intégrité temporelle (CiT) c’est-à-dire que la clé de
l’entité qui précède l’autre entre temps migre comme clé externe.

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