Les processeurs pour PC
1. Introduction
Le processeur (microprocesseur) est le composant hardware principal d'un PC. C'est l'unité de traitement des
informations. Son travail se limite à lire des programmes (des suites d'instruction), les décoder et les
exécuter. Il ne prend aucune décision, se contentant d'exécuter "bêtement" ce qu'on lui demande mais ces
tâches sont exécutées sans erreur et très rapidement. C'est le programme, par des instructions
conditionnelles, qui se charge de "l'intelligence" des PC.
En 1972, INTEL développe un circuit électronique destiné à un constructeur de machine à calculer japonais,
le 4004. Celui-ci le refuse pour ses dimensions excessives. INTEL le met alors dans son catalogue sans
conviction mais avec le succès que l'on sait. Les années 80 voyaient l'émergence de ces circuits avec les
Zylog Z80, 6800 de Motorola (dont les suivants sont utilisés encore par les MAC) et le 6500. Avec l'arrivée
des ordinateurs XT d'IBM et l'utilisation du 8088 (8086 pour les clones), INTEL devenait maître du marché
fin des années 80.
Les processeurs de la famille INTEL compatible ont évolués. Avant d'examiner les améliorations
(performances, structure), un bref résumé des microprocesseurs PC.
2. Le 8088 et 8086.
Premier processeur de la famille PC, le 8088 utilisé par IBM (concepteur du PC) utilise un bus de donnée
interne de 16 bits, mais externe de 8 bits. Le 8086, totalement compatible au niveau des instructions,
posséde un bus de données full 16 bits. Ce dernier était surtout utilisé par les copies. Le PC est sorti en 1980
sous la dénomination de XT. Il intègre un bus périphérique (pour implanter les cartes) de type 8 bit ISA.
Comme les schémas de la carte mère était à base de circuits TTL très courants (74LS), les copies ont
commencé, c'est ce qu'on appelait les clones et actuellement: ordinateurs produits blancs, OEM, ...
L'ensemble des plages mémoires (1MB maximum dont 640k pour les programmes maximum), les zones
mémoires réservées (carte écran, ...) et les adresses et interruptions des entrées / sorties appelées dans le
jargon informatique les IO.
3. Le 286.
IBM sortait 2 ans plus tard l'AT à base du 286 d'INTEL. De performances supérieures (de 8 à 16 Mhz).
Donc naissance du bus ISA 16 bits, celui que nous connaissons maintenant.
IBM implante quelques nouveautés comme une horloge, un BIOS sur EPROM et le Setup, sauvegardés par
une batterie. Le bios est le firmware du PC et sert d'interface entre l'électronique du PC et le système
d'exploitation. Sauf quelques systèmes d'exploitation UNIX de début des années 80, tous passent par ce
BIOS pour récupérer les informations.
La mémoire est également modifiée. Elle n'est plus composée de petits composants que l'on rajoute, mais un
banc de mémoire couvrant l'ensemble de la plage mémoire basse de 1 MB, couvrant ainsi également les
zones mémoires réservées dites hautes.
4. Le 386.
1991, c'est ici que commencent les vrais bricolages pour améliorer la vitesse de transfert et les premiers
balbutiements d'INTEL dans le marketing, sous la concurrence d'un petit nouveau du nom d'AMD.
INTEL sort tout d'abord le 386DX à 25 et 33 Mhz. Son bus de données est de 32 bits, en interne et en
externe. Le prix est élevé et les mémoires sont chères. Ils sortent donc une version réduite du processeur, le
386SX avec un bricolage identique au 8086, bus de donnée interne de 32 bits, mais externe de 16 bits.
AMD sort son premier processeur 386, cadencé à une vitesse de 40 Mhz, totalement compatible avec le 386
d'INTEL. Avant, AMD fabriquait des processeurs Intel sous licence.
Les cartes mères avec une mémoire cache externe L2 font leur apparition. Cette mémoire plus rapide que la
mémoire normale stocke les lignes de programmes et les données les plus utilisées. Ceci augmente les
performances du PC
Intel sort également un processeur spécialisé pour les 80386, le coprocesseur mathématique 80387. Ce
composant est spécialisé pour le calcul réel (en virgule flottante). Ceci augmente les performances pour
toute sorte de programmes: jeux, dessin technique, ...
5. Le 486.
INTEL sort le premier son 486 de type DX avec un socket 1. Le coprocesseur mathématique est maintenant
implanté dans le processeur. Ce circuit est entièrement dédié aux calculs en virgule flottante (nombre réel).
Le cache L2 externe plafonne à 256K. La vitesse est de 33 Mhz et va atteindre 50 Mhz. Pour réduire les
frais, INTEL sort le 486SX. Identique au 486DX, sauf qu'il n'inclut pas le co-processeur mathématique.
Lorsque AMD sort un 486 à 40 Mhz, INTEL sort le premier processeur multiplicateur, le 486DX2-66.
Depuis les 486DX2, les processeurs utilisent donc 2 vitesse, une vitesse interne (sa vitesse de référence) et
une vitesse externe pour les bus, appelée FSB (Front Side Bus)
Cyrix sort son premier processeur. Avec le 486, INTEL prend le dessus au niveau du co-processeur
mathématique et donc des performances
Avec l'apparition des 486DX2, tous les processeurs modernes doivent être montés avec ventilateur. Les
ordinateurs de marque utilisaient néanmoins des simples radiateurs jusqu'aux Pentium à 120 Mhz.
6. Les Pentium
Encore une fois, INTEL sort le Pentium le premier (Pentium vient d'une protection commerciale du nom).
La principale caractéristique du Pentium par rapport à ses prédécesseur est l'implantation d'une mémoire
cache interne appelée L1 de 8 KB pour les programmes et 8 KB pour les données directement implantée
dans le processeur.
Suit en juin 1994 la sortie d'un processeur révolutionnaire par son architecture interne, le NexGen 586. Les
instructions de ce processeur sont totalement compatibles avec celles du Pentium (mais pas le brochage) et
ses performances sont plus rapides. Les cartes mères sont difficiles à trouver et finalement la firme disparaît,
rachetée par AMD. AMD appellera son premier "Pentium" AM5X86. Il est équivalant à un Pentium mais
utilise des cartes 486.
Puis en premier INTEL sort les Pentium 60 et 66 Mhz. Ceux-ci utilisent un socket spécial. Le socket est
l'emplacement ou l'on insère le processeur.
Suit ensuite les fréquences supérieures avec le socket de type 7 que l'on connaît actuellement.
De nouveau, il va falloir utiliser des facteurs de multiplication entre la vitesse de travail interne et celle
externe. Au contraire des 486DX2-66, le multiplicateur doit être signalé sur la carte mère.
Vitesse du processeur Fréquence multiplicateur
60 60 1
66 66 1
75 50 1,5
90 60 1,5
100 66 1,5
120 60 2
133 66 2
150 60 2,5
166 66 2,5
200 66 3
7. Les Pentium MMX, K-6, K6-2, K6- Cyrix 6X86
En mai 1997, INTEL rajoute des instructions supplémentaires dans ses processeurs. Elles sont dédiées au
compression notamment, même si elles sont répertoriées dans les publicités comme "MULTIMEDIA", le
terme à la mode à l'époque. En même temps, le Pentium comportait un cache L1 de 16 K, le Pentium MMX
de 32 K (moitié données, moitié programmes) AMD rajoute les mêmes instructions avec la mention K-6.
Les Pentium MMX débutent à 166 Mhz.
AMD sort néanmoins le K6-2 qui inclut 21 autres nouvelles instructions pour concurrencer le Pentium II et,
en août 1999, le K6-3 qui intègre un cache L3. Le K6-3 intègre un cache L1 de 64K et un cache L2 de 256K
à la fréquence du processeur.
8. Les Pentium II – CELERON et PENTIUM III.
Pendant qu'AMD prépare son K6-2, INTEL sort le PENTIUM II. Ce processeur a ses propres
caractéristiques. D'abord, le cache L2 n'est plus implanté sur la carte mère mais directement sur le boîtier du
processeur et travaille à la moitié de la fréquence interne du processeur, ensuite, il utilise un nouveau socket
pour s'insérer sur une carte mère, le slot one. Ce socket sera remplacé mi-2000 par les 370 (Celeron) et FC-
PGA (Pentium III). Différents adaptateurs existent pour passer d'un slot one à un socket 370 PPGA / FC-
PGA. Attention, l'adaptateur doit être de la même marque que la carte mère pour des questions de
compatibilité. Le FC-PGA est identique au 370, sauf quelques broches en plus.
Viennent d'abord les Pentium II 233, 266 et 300 Mhz. Le chipset est le 440LX (au départ 440FX). Il gère les
mémoires Dimm à 66 Mhz, le bus écran AGP, interface disque dur Ultra-ATA à 33 MB/s et bus externe
USB. La taille d'un transistor Pentium est de 0,25 microns.
Comme INTEL décide d'abandonner les PENTIUM MMX et que les prix des Pentium II sont trop chères,
sort le CELERON pour les machines de bas de gamme. Celui-ci n'inclut au départ pas de caches. Dans les
derniers sortis, il est de 128K, mais est cadencé à la même vitesse que le processeur. INTEL a sorti un
chipset 440EX (fin98) et 440ZX qui gère moins de slot pour les bus PCI (3) et ISA (1). Le CELERON peut
être couplé par 2 (même vitesse et si possible, même lot de fabrication).
L'étapes suivante est les Pentium à 333(mars 1998), 350, 400, 450, 500 Mhz, ... Ceux-ci utilisent le chipset
440BX.
Sorti début 1999, les PENTIUM III sont identiques au Pentium II mais intègrent des instructions multimédia
supplémentaires, appelée SSE
Avec la sortie fin 1999 du chipset CAMINO 820i, les PENTIUM III utilisent les mémoires Dimm 133 (via
une interface) et les DRDRAM à 300 (PC600, 1,6GB/s) et 400 Mhz (PC800, futur).
9. Pentium Pro, Xeon
Le Pentium Pro autorise l'utilisation jusque 8 processeurs simultanément. Sa sortie s'est faite pratiquement
en même temps que les Pentium MMX. C'est le précurseur des Pentium II qui reprend la même architecture.
Cette famille de processeurs INTEL est identique aux Pentium II, mais intègre des particularités qui les
destinent aux serveurs réseaux. Le Pentium Pro est d'ailleurs le premier processeur de la sixième génération
sorti par INTEL. De fait, les Pentium II, Pentium III, Celeron, Pentium Pro et Xéon utilisent une
architecture interne identique. Seules les vitesses internes et externes, taille et vitesse du cache L2 et slot (ou
socket) varient.
Son successeur, le XEON sorti en mars 99, est disponible en 2 versions, avec cache 512k pour les stations
de travail et 1 MB pour les serveurs réseaux. Le cache L2 est cadencé à la même vitesse que le processeur.
Ces processeurs sont quasiment introuvables sur le marché "assembleur". Une version multimédia est sortie
en septembre 1999 (dénommée Xenon III).
Les Pentium Xeon utilisent un connecteur nommé SLOT 2 pour s'insérer sur les cartes mères.
10. L'Athlon, Duron et Thunderbird d'AMD
10.1. Introduction
Sortie en mai 1999, ce processeur est le premier de la génération 7. L'Athlon prend pour la première fois la
tête vis à vis des Pentium III. Il intègre 22 millions de transistors contre 9,5 millions pour un Pentium III
Quelles sont les caractéristiques de l'Athlon par rapport au Pentium III et au précédents AMD: tout d'abord
3 unités de calcul en virgule flottantes, pour 1 seule pour les autres et 2 pour les Pentium II et III. Si l'unité
installée dans les Pentium a toujours été supérieure à celle des K6. Cette fois, les 3 unités sont chacune du
niveau des Pentium III. De plus, les 2 modules des Pentium ne peuvent travailler simultanément, les 3 unités
de l'Athlon, oui!
La deuxième différence vient des caches intégrés au processeur. Le cache L1 est de 32 k pour les Pentium
III, contre 128K pour l'Athlon. Le cache L2 de 512k pour les Pentium II et III (128K pour les Celeron)
débute à 512k pour aller jusqu'à 8 GB pour l'ATHLON. AMD a ici largement profité de la technologie
COMPAQ et de ses Alpha. D'ailleurs, les prochaines versions Athlon devraient être compatibles avec les
cartes spécifiques Alpha.
Une autre différence est la vitesse du bus externe. Si les Pentium III classiques sont limités à 100 Mhz en
bus externe (133 pour les coppermine), l'Athlon utilise la technologie Alpha EV6 pour utiliser des bus
externes à 200 Mhz (flancs montants et descendants sur 100 Mhz) , mais ne gère que des mémoires PC133.
Tant que les circuits externes AMD ne seront pas sortis, le bus à 200 Mhz (100 Mhz utilisant les flancs
montants et descendants du signal) restera quand même dans le domaine du futur. Les conséquences de ces
fréquences ont obligé AMD à utiliser un nouveau connecteur pour les Athlon, le slot A. D'apparence
similaire au Slot 1 des Pentium II, les signaux sont différents, ce qui nécessitera des cartes mères différentes
pour les AMD et Pentium III.
Attention, même si l'apparence est la même, le Slot A n'est pas compatible avec un Slot one de Pentium II
et un socket 370 (celeron) / FC-PGA (Pentium III) ne sont pas compatibles avec les sockets A des Duron /
Thunderbird.
Sortie début 2002, la version Athlon MP est une version spéciale pour les serveurs. C'est la seule
version compatible Multiprocesseurs. Elle concurrence les XEON MP. La vitesse de ces processeur,
quoique en dessous reste proche de celle des Athlon XP.
10.2 Evolution
Mi-2000, AMD supprime les K6-2 et K6-3 et sort 2 versions de l'Athlon amélioré en socket A: le Duron et
le Thunderbird.
Le Duron intègre un cache L1 de 128 K et un cache L2 de 64 K à la même vitesse que le processeur. Le
Thunderbird dispose d'un cache L1 de 128K, mais un cache L2 de 256K, toujours à la même vitesse que le
processeur. Ces processeurs utilisent un bus externe cadencé à 100 Mhz DDR (Double Data Rate, X2) qui
correspond dans la pratique à 200 Mhz.
Les Athlons seront également modifiés courant 2001. Le Thunderbird est remplacé par le XP( core du
nom de Thoroughbred). L'architecture interne est différente, garantissant moins d'échauffement. Ce
processeur inclue de plus une protection contre la surchauffe. Le cache L2 reste à 512 KB avec 52 nouvelles
instructions complémentaires appelées 3D Now Professionnal. Une version MP voit également le jour. cette
version est bi-processeur. Les XP possèdent néanmoins une autre caractéristique comme un FSB de 133.
Nous verrons que la vitesse n'est plus la seule mesure des performances. Depuis les XP, la vitesse effective
des processeurs n'est pas celle sur la quelle ils sont vendus.
Evolution suivante au troisième trimestre 2002, la vitesse externe est une fois de plus augmentée pour
passer à 166 MHz avec les Athlon XP 2,8 Ghz (cadencé en fait à 2250 Mhz). Cette montée provoque
quelques problèmes de compatibilité avec les cartes mères "133" mais améliore fortement les
performances.
- Athlon XP 2800+ : 2.25 GHz - Attention, le FSB passe ici de 133 Mhz à 166 Mhz. La carte ci-dessus ne
les accepte normalement pas, il faut utiliser un KT400 de VIA comme chipset (au lieu KT333)
Janvier 2003, AMD décline l'Athlon sous le Core BARTON. Ce nouveau processeur débutant à 2500 +
(1833 Mhz). Le cache L2 passe de 256 à 512K. Les performances à vitesse équivalente sont forcément
supérieure à celle des Thoroughbred
11. Processeurs INTEL Pentium III Copermine
Intel remplace le Pentium II par le Pentium III. La vitesse de départ est 500 Mhz (mars 99). Il est équivalent
au Pentium II avec de nouvelles instructions multimédia.
Pour parfaire la facilité de l'acheteur, INTEL sort en même temps 4 versions du même processeur, selon la
taille de la gravure et la vitesse du bus extérieur (100 Mhz pour le circuit 440BX). Suivant la lettre accolée,
vous trouverez les caractéristiques du processeur. Voici par exemple les caractéristiques d'un Pentium 600
Mhz.
Bus 100 Mhz, gravure 0,25 600
micron (actuel)
Bus 133 Mhz, gravure 0,25 600B
Bus 100 Mhz, gravure 0,18 600E
micron
Bus 133 Mhz, gravure 0,18 600EB
micron
12. Les processeurs Crusoe.
Arrivés en 1999 – 2000 (mais le développement a débuté en 1996), le Crusoe de la firme Transmetta est un
cas atypique du monde PC. En effet, ce processeur Risc inclut un interpréteur interne qui permet de faire
tourner les applications X86 (en attendant peut-être les application Mac), y compris les systèmes
d'exploitation Microsoft. L'avantage de ce processeur est une faible intégration de transistors. Comme le
dégagement de chaleur est moindre, le processeur peut tourner à une fréquence supérieure. Désavantage, le
processus est ralenti avec l'interprétation des commandes compatibles X86. Ce processeur a été développé
dans le plus grand secret, notamment avec l'aide software de Linus Torvalds, le boss de l'exploitation Linux
Le processeur existe en deux versions (TM3120 et TM5400). Le TM3120 disponible depuis mars 2000 est
cadencé en 333 et 400 Mhz. Il intègre un cache L1 de 96K, pas de cache L2. Il gère la SDRam de 66 à 133
Mhz. Le TM5400 disponible fin 2000 atteint une fréquence de 500 et 700 Mhz avec un cache L1 de 128K et
un cache L2 de 256K. Il gère la mémoire DDR-SDRam de 100 à 166 Mhz.
Le but de ces processeurs est de se positionner uniquement dans les ordinateurs ultra-portables avec une
consommation électrique très faible.
Avec l'annonce par Sony qu'il ne produirait pas de portables incluant ce processeur début 2002, ce
processeur a disparu.
13. Le Pentium IV (fin 2000)
Alors que les Pentium II, Pro, Celeron, Xenon et Pentium III utilisent la même architecture interne, INTEL
sort un tout nouveau processeur appelé PENTIUM IV basée sur une architecture appelée NetBurst.
13.1. Ses caractéristiques.
. 42 millions de processeurs, avec une architecture qui reste en 32 bits.
. Nouveau socket, de type PGA 423 (remplacé mis 2001 par le µPGA 478).
. Nouvelles instructions SSE2 exploitées par DirectX 8.0, 144 instructions
. Pipeline à 20 niveaux contre 10 pour les Pentium III, ce qui n'est pas sans conséquences en cas de
mauvaise prédiction de branchement.
. Unité de calcul modifiée (2 ALU tournant au double de la vitesse interne du processeur et une PGU
"Virgule flottante").
. La mémoire cache L2 reste à 256 K (portée à 512K début 2002) mais est amélioré. En effet, on passe là
encore d´une bande passante de 14.9 Go /s pour un PIII 1 GHz à 41.7 Go /s pour un P4 1.4 GHz.
. Le cache L1 ne contient plus qu'un cache données de 8 K et une "Instruction Trace Cache" qui stocke les
instructions après leur décodage en RISC. Ce cache programme peut contenir jusque 12.000 instructions.
. La fréquence de bus (externe) est de 200 Mhz, mais passera à 400 début 2002.
. La gravure est de 0,18 µ, passera à 0,15 µ début 2002.
Remarquez le support sur les A gauche le Socket 423, à droite le Socket 478
cotés du processeurs pour le
ventilateur de "forte taille"
puisqu'il pèse dans les 450 gr.
13.2. Evolutions
Mi 2001, INTEL modifie le brochage des Pentium IV, le PGA 423 Pin est remplacé par un nouveau socket,
le µPGA 478 Pin. Ceci ne modifie en rien l'architecture interne.
Sorti début 2002, le Northwood est la seconde version du Pentium 4 (P4N). La première version portait
comme nom de code Willamette (P4W). Ses caractéristiques sont les mêmes que le P4W, si ce n'est qu'elle
utilise une gravure en 0,13µm et possède 512Ko de cache L2. Elle n'est disponible qu'au format µPGA
socket 478 Cette version apparaît à partir des 2,2 Ghz, le cache L2 passe à 512K
Début novembre 2002, Intel annonce un changement de tension d'alimentation pour ces processeurs basés
sur le core C-1 (0.13µ), qu'ils soient de type Pentium 4 ou Celeron. Désormais, en lieu et place d'un unique
1.525V, ces processeurs pourront fonctionner en 1.475, 1.5 ou 1.525V. Du coup, ces processeurs ne
disposeront d'aucun marquage concernant leur tension d'alimentation. Ces nouveaux P4 seront disponibles
le 6 Décembre pour les versions 2.66 et 2.8 GHz (SL6S3, SL6S4), alors que les versions inférieures
(Celeron inclus, S-Spec de type SL6S* et SL6R*) attendront le 24 Janvier.
Sorti début 2003, le Pentium IV à 3,06 Ghz inclus l'hypertreading.
14. Comparaison des processeurs mi 2001.
Pentium
Pentium III Thunderbird Duron Celeron Itanium Hammer
IV
sortie prévue
32-64
largeur bus 32 bits 32 bits 32 bits 32 bits 32 bits 64 bits
bits
8K de
données
64KB/ 64KB/
16K data +
16K data + données et données et
Cache L1 16 K"
16 K program 64KB pour 64KB pour
programmes Instruction
programmes programmes
Trace
Cache"
On Died 256 On Died On Died
Cache L2 K sur 256 384K (sur 64 192K (sur 128K 256K
bits bits) 64 bits)
Fréquence
maximum
nombre de
37 millions 37 millions 42 million
transistors
200 266
100 Mhz (à
Vitesse 133 Mhz Mhz Mhz 400 Mhz
200 Mhz partir du
externe (1,06 Gb/s) (1,6 (début (3,2 GB/s
800 Mhz
GB/s) 2001)
Gravure 0,18 µ 0,18 µ 0,18µ 0,18µ
unités de 2 ALU et
multiplication 3 unités de 3 unités de une virgule
idem
Calcul et addition se calcul calcul flottante
Pentium III
partagent les séparées séparées
ressources Vitesse
communes double de
celle du
processeur
Pipeline 10 niveaux 20 niveaux
Instructions 144 SSE2
SSE
multimédias (1)
Direct
PC 100 -
Mémoire Rambus
PC133
PC800
i850 (845
Chipset mi 2001
associé pour
PC133)
(1) SSE2: prévues entre-autre pour décodage MPeg et chiffrement, incluant des instructions sur 128 bits.
15. Les processeurs 64 bits.
Une des améliorations possibles est l'augmentation du nombre de lignes du bus de données. Le 286 était 16
bit, le 386 DX et suivants sont restés 32 bits. Ceci peut sembler anecdotique mais ... Ceci signifie qu'un
Pentium IV peut utiliser un système d'exploitation DOS couplé avec un Windows 3.1 (par exemple) mais
qu'un 8088 (16 bits interne) ne pourra jamais faire fonctionner un Windows XP, même en l'overclockant à
mort (compatibilité ascendante)
Un processeur 32 bits signifie que les instructions en assembleur qu'il lit sont codées sur 32 bits. Avec les
chauffards de l'informatique, pour augmenter les performances d'un processeur, vous pouvez soit augmenter
la vitesse, soit doubler le nombre d'instructions par cycle d'horloge. Cette solution a été déjà utilisée, mais
les processeurs 64 bits utilisent des instructions 64 bits, incompatinbles avec les programmes 32 bits. Un
processeur 64 bits ne peut donc lire des instructions 32 bits et vis versa. INTEL avec son processeur 64 bits
ITANIUM sorti en juillet 2001 a contourné le problème en n'acceptant pas les anciennes instructions 32 bits
(celle que nous connaissons). Ceci a nécessité de réécrire les programmes et systèmes d'exploitation ou
plutôt de les recompiler, c'est à dire de reconvertir le programme assembleur 32 bits en 64 bits. Windows 64
bits existe pour ces processeurs, mais peu de programmes sont réellement sur le marché.
Les deux protagonistes actuels des processeurs (INTEL et AMD) travaillent chacun sur des processeurs 64
bits, incompatibles avec nos systèmes d'exploitation actuels. La philosophie est néanmoins différente.
INTEL a conçu un vrai processeur 64 bits, l'ITANIUM. Ceci réduit l'utilisation des Itanium à celle de
serveur ou de station de très haute gamme. Ces machines doivent concurrencer les systèmes UNIX de Sun
notamment et pas les Athlon.
Par contre, AMD planche sur un processeur 64 bit pouvant émuler les systèmes d'exploitation 32 bits.
L'avantage reste l'utilisation de systèmes d'exploitation standards, le défaut, c'est cette émulation qui
pénalise les performances en 32 bits. AMD développe en parallèle 2 types de processeurs 64 bits, l'Athlon
64 bits et l'Opteron (spécifique serveur)
16. L'Itanium et Itanium II
Le premier microprocesseur 64 bits est sorti en 2001. Quoique presque inconnu du grand public, ses
caractéristiques en font une "bête de vitesse" par rapport aux pauvres processeurs courants. Mi 2002, les
fréquences possibles n'étaient que de 733 et 800 Mhz. L'architecture EPIC utilisée (Explicity Parallel
Instruction Computing) lui est spécifiquement dédiée.
Le traitement des instructions et transferts externes se font en 64 bits sur de la simple mémoire PC100. La
fréquence du bus de sortie est elle de 266 Mhz
Couplé avec le chipset spécifique (le 460 GX), les Itanium peuvent être configurés avec un banc allant
jusqu'à 512 processeurs. L'Itanium utilise, comme les XEON, trois caches:
L1 de 32 K (16 K + 16 K)
L2 de 96 K
L3 de 2 ou 4 MB
L'itanium II sort fin 2002. Ses caractéristiques ne sont pas très différentes de l'Itanium I. Les vitesses varient
de 900 Mhz à 1 Ghz. Le cache L3 est réduit à 1.5 ou 3 MB, mais à la vitesse du processeur (On Died).
19. Athlon 64 bits et Opteron
Connus anciennement sous le nom de code "HAMMER", AMD développe 2 versions de son processeur 64
bits: l'Opteron et l'Athlon 64 bits. L'Opteron est la version serveur – station informatique de haute gamme,
au même titre que l'Itanium et son successeur l'Itanium II. Ces 2 processeurs acceptent les instruction
usuelles 32 bits
Les principales modifications par rapport à l'architecture K7 vient du nombre et de la taille des registres (les
mémoires de travail internes) qui doivent supporter à la fois les nouvelles instructions AMD64 d'AMD et
SSE d'INTEL.
Les Opteron sont gravés en 0,13 µ, tout comme les Athlons actuels, et
utilisent un socket spécifique de type 940. Le cache L2 passe de 512K à 1
MB. La gestion mémoire n'est plus dévolue au chipset, mais bien
directement au processeur qui gère 2 bancs (32 bits) de DDR333.
L'Opteron utilise 3 bus Hypertransports qui peuvent être reliés directement à
un autre processeur (3,2 GB/s en bidirectionnel) soit à une puce gérant le
PCI-X ou l'AGP.
Comme l'Opteron est dédié serveur, il est décliné sous 3 versions: 100, 200 et 800 qui disposent
respectivement de 0, 1 et 3 bus processeurs pouvant être utilisés pour des machines utilisant 1,2 et 8
opteron. Chaque version est décliné en différentes vitesses. La version 200 est actuellement la seule
disponible avec des vitesses de 1,4, 1,6 et 1,8 Ghz.
L'Athlon 64 bits reprend 95 % du core d'exécution d'un Athlon XP. Néanmoins, quelques modifications
importantes sont prévues.
1. L'apport de registres 64 bits : Cheval de bataille d'AMD, le K8 se distingue principalement de
l'architecture précédente via l'ajout de 8 registres 128 bits (SSE/SSE2) ainsi que la possibilité d'accéder aux
registres généraux en 64 bits, ce qui lui permettront d'exécuter du code 64 bits, tout en restant compatible
avec le 32 bits. C'est la fameuse technologie x86-64.
2. L'intégration du contrôleur mémoire : La majorité des fonctions autrefois dédiées au Northbridge est
désormais inclue dans le processeur, et en particulier le contrôleur mémoire. Supportant la DDR333 et 266,
le contrôleur mémoire intégré fonctionne à la fréquence du CPU et permet une latence particulièrement
basse
3. Controleur HyperTransport intégré : L'HyperTransport est un bus de communication inter-bridge
permettant aux différents "ponts" de la carte mère de communiquer ensemble. Il utilise un bus de données à
bande passante évolutive et variable. Il contraste donc avec les autres normes de génération inférieure,
comme le V-Link de VIA ou le MuTIOL de SiS qui fonctionne en mode client/serveur. Le bus
Hypertransport offre une bande passante maximale de 6.4 Go/s
4. Un cache L2 amélioré : Contrairement à l'Athlon XP qui embarque un maximum de 512 ko de cache L2,
le K8 existera avec un cache de second niveau pouvant aller jusqu'à 1 Mo. Certaines versions de l'Athlon 64
seront équipées de seulement 256 ko. Outre la taille, la latence des TLBs a été optimisée et un mécanisme
de prédiction de branche avancée a été ajouté.
5. L'ajout du SSE2 : Développé à l'origine par Intel pour sa gamme de Pentium 4, les instructions SSE2
font désormais partie de l'Athlon 64 et de l'Opteron. Elles permettent la manipulation de registres 128 bits et
offrent, en théorie, un gain de performance significatif sur les applications de calculs Audio/Vidéo/3D.