Examen GIC Physique 1: Mécanique et Thermodynamique
Examen GIC Physique 1: Mécanique et Thermodynamique
N.B : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra suivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
MECANIQUE
Mecanique-Exercice
1) Considérons deux référentiels en mouvement l’un par rapport à l’autre. On désignera comme fixe, le
référentiel (ℛ) = (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘 ⃗⃗ ) et donc en mouvement par rapport à (ℛ), le référentiel (ℛ′) = (𝑂′, ⃗𝑖′⃗, ⃗𝑗′⃗, ⃗⃗⃗⃗
𝑘′).
Enoncer toutes les lois de composition qui lient les grandeurs cinématiques
d’un point matériel M en mouvement dans deux référentiels (ℛ) et (ℛ ′ )(par
exemple 𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗∕ℛ , 𝑣⃗/ℛ (𝑀), 𝑎⃗/ℛ (𝑀) comme modèle de notation) dans les cas des
mouvements de translation et de rotation uniforme du référentiel (ℛ′) par
rapport à (ℛ).
2) En s’appuyant sur la Figure 1 ci-contre, démontrer la formule de la
puissance des actions de contact. S1 subit une force 𝐑 ⃗⃗⃗ 𝟐→𝟏 au point I, de vitesse
𝐯⃗⃗(𝐈 ∈ 𝐒𝟏 ) dans le référentiel d’étude (ℛ). S2 subit une force de résultante
Mecanique-Problème
Un exploitant forestier doit évacuer des troncs d’arbres situés sur une parcelle de terrain en montagne en
bordure d’un lac. Pour faciliter le transport, il utilise le poids des arbres au cours de leur descente pour en
tracter d’autres à travers le lac. Le schéma du dispositif est représenté sur la Figure 2.
Au point C, un portique est installé
qui supporte une poulie munie de
deux gorges permettant
l’enroulement des câbles.
Sur la gorge de rayon 𝑟1 sera
enroulé le câble retenant dans sa
descente un tronc de masse 𝑚1
assimilé pour l’étude à un point
matériel.
Sur la gorge de rayon 𝑟2 sera
enroulé le câble tractant deux arbres
à travers le lac, symbolisés par une
masse ponctuelle 𝑚2 .
Les troncs d’arbres sont suspendus à Figure 2
des câbles guidés par des poulies
permettant un déplacement considéré sans frottement sur le câble.
Les câbles sont supposés inextensibles et de masse négligeable.
GIC Physique1 (Mer 24/05 14.00-18.00) Page 1 sur 4
Les troncs se déplaçant dans l’eau, subissent une force de frottement visqueux de la part de l’eau : 𝑓⃗𝑣 = −𝑘𝑣⃗ .
Les troncs et leurs supports sont assimilés à des points matériels dont la masse totale est celle des troncs.
Données : 𝑔 = 9,8 𝑚. 𝑠 −2 ; 𝑚1 = 500 𝑘𝑔 ; 𝑚2 = 1000𝑘𝑔 ; ℎ = 300 𝑚; 𝐿1 = 840 𝑚 ; 𝐿2 = 4 𝑚; 𝐿3 =
300 𝑚 ; 𝑘 = 30 𝑘𝑔. 𝑠 −1 ; 𝑟1 = 20 𝑐𝑚 ; 𝑟2 = 40 𝑐𝑚.
1. Déplacement sur l’eau
1.a) On repère le déplacement de 𝑚2 par la variable 𝑥 de l’axe Ax (Figure 2). Établir l’équation différentielle du
mouvement de 𝑚2 . On note 𝑇2 la norme de la tension du câble.
1.b) On repère le déplacement de 𝑚1 par la variable Y de l’axe CY parallèle à la ligne de plus grande pente
(Figure 2). On note 𝑇1 la norme de la tension du câble. Établir l’équation différentielle du mouvement de 𝑚1 .
1.c) Déterminer le lien entre 𝑥̈ et 𝑌̈ dû à la poulie.
1.d) On admet que la poulie C impose une relation entre les tensions : 𝑇2 𝑟2 − 𝑇1 𝑟1 + Γ = 0, Γ étant une
grandeur positive constante modélisant l’action d’un frein sur la poulie. Déduire des calculs précédents,
𝑟
l’équation différentielle en 𝑥̇ en fonction de 𝑚1 , 𝑀 = 𝑚2 + 𝑚1 (𝑟1 )2, Γ, 𝑘, 𝑔 et sinα.
2
1.e) Montrer l’existence d’une vitesse limite 𝑣𝐿 et d’une constante de temps τ. Donner leurs expressions
littérales et leurs valeurs numériques (on prendra Γ = 680 Nm).
1.f) Déterminer l’expression de 𝑥(𝑡) sachant qu’à 𝑡 = 0, les troncs sont en A et sans vitesse initiale. Évaluer
l’ordre de grandeur du temps au bout duquel la vitesse limite est atteinte.
1.g) Déterminer l’expression complète 𝑥(𝑡).
1.h) Calculer le temps t 2 nécessaire aux troncs pour traverser le lac à vitesse constante 𝑣𝐿 . Justifier que le temps
réel de parcours sur le lac de A à B pourra être assimilé à 𝑡2 .
2. Déplacement sur le sol
Après leur sortie du lac en B, les arbres se déplacent sur le sol. Ils sont alors soumis à un frottement solide. On
rappelle que le coefficient de Frottement f est égal à 0,2. On n’exerce alors plus de freinage sur 𝑚1 (Γ = 0).
2.a) Établir la nouvelle équation différentielle du second ordre en 𝑥 en fonction de 𝑚1 , 𝑚2 , 𝑓 , 𝑀, 𝑔 et 𝑠𝑖𝑛𝑎.
2.b) Calculer l’accélération 𝑥̈ et en déduire le mouvement de 𝑚2 .
2.c) Calculer l’accélération 𝑌̈ de 𝑚1 .
2.d) Montrer que la vitesse de 𝑚2 s’annule en un point noté E2. Quelle est alors la distance 𝑑2 parcourue sur le
sol de B à E2 ?
2.e) Préciser la position de 𝑚1 sur le plan incliné par rapport au point d’arrivée D.
THERMODYNAMIQUE
Thermodynamique-Exercice :
Répondre par Vrai ou Faux. Justifier votre réponse
1) Le premier principe s’écrit ∆𝑈 = 𝑛𝐶𝑉 ∆𝑇 pour un gaz parfait.
2) Il existe une expression de l’échange thermique élémentaire 𝛿𝑄 de même qu’il existe l’expression du travail
𝛿𝑊 = – 𝑃𝑑𝑉.
3) La définition de l’enthalpie est ∆𝐻 = 𝑄.
4) L’existence de frottement rend une transformation irréversible.
5) Les expressions de 𝑑𝑈 et 𝑑𝑆 dépendent du modèle de système considéré.
6) La variation d’entropie est égale à la variation d’entropie échangée plus la variation d’entropie crée.
𝐹 𝛿𝑄
7) La somme ∫𝐼 𝑇 dépend en général du chemin suivi entre l’état 𝐼 et l’état 𝐹.
8) Quand on fait fondre un glaçon, sa température augmente puisqu’on lui apporte de l’énergie thermique.
9) Un système fermé évolue de telle sorte que son entropie augmente.
10) On note 𝑄𝐹 l’énergie thermique reçue algébriquement de la part de la source « froide » par la quantité de
fluide caloporteur prise comme système thermodynamique. Dans une machine thermique où l’on cherche à
baisser la température de la source froide, on a 𝑄𝐹 < 0.
11) Dans une pompe à chaleur, la source froide est la pièce de la maison dont on veut élever la température.
12) Pour étudier un fluide en écoulement, on considère comme système thermodynamique une surface fermée.
13) Le travail élémentaire des forces de pression s’écrit 𝑑𝑊 =– 𝑃𝐸𝑋𝑇 𝑑𝑉
Thermodynamique-Problème
I-) Une masse constante de gaz parfait, dont le rapport des capacités
thermiques à pression et volume constants est 𝛾 = 1,4, parcourt le cycle
représenté sur le schéma de la Figure 3 ci-contre.
I.1) Le gaz initialement dans l’état d’équilibre thermodynamique A caractérisé
par une pression 𝑃𝐴 = 105 𝑃𝑎, une température 𝑇𝐴 = 144,4 𝐾 et un volume
𝑉𝐴 = 4,14. 10−4 𝑚3 subit une évolution isentropique qui l’amène à la
température 𝑇𝐵 = 278,8 𝐾.
I.1.a) Calculer la pression 𝑃𝐵 du gaz dans ce nouvel état d’équilibre B.
I.1.b) Calculer 𝑉𝐵 .
I.2) Le gaz est mis en contact avec une source à la température 𝑇𝐵 et subit une
Figure 3
détente isotherme réversible qui ramène son volume à sa valeur initiale 𝑉𝐴 .
I.2.a) Calculer la valeur 𝑃𝐶 de la pression dans ce nouvel état d’équilibre C.
I.2.b) Calculer la variation d’entropie ∆𝑆𝐵𝐶 du gaz au cours de son évolution isotherme BC.
I.3) Le gaz dans l’état d’équilibre C est alors mis en contact avec une source à la température 𝑇𝐴 tandis que son
volume est maintenu constant à la valeur 𝑉𝐴 .
I.3.a) Calculer la variation d’entropie ∆𝑆𝐶𝐴 du gaz au cours de cette évolution isochore.
I.3.b) Calculer la quantité de chaleur 𝑄𝐶𝐴 échangée avec la source.
𝐹
I.3.c) En déduire la valeur 𝑆𝐶𝐴 de l’entropie créée au cours de l’évolution isochore.
II-) On considère un gaz de masse molaire 𝑀 = 32,0. 10−3 𝑘𝑔. 𝑚𝑜𝑙 −1 décrit par le modèle du gaz parfait. Il est
dans l’état (𝑝0 , 𝑉0 , 𝑇0 ) avec 𝑝0 = 1,0. 105 𝑃𝑎 et 𝑇0 = 273 𝐾. On étudie la compression d’une masse 𝑚 =
1,0 𝑘𝑔 de ce gaz de la valeur 𝑝0 à une valeur 𝑝𝐹 = 3,0. 105 𝑃𝑎 de la pression. On prendra 𝑅 =
8,32 𝐽. 𝐾 −1 . 𝑚𝑜𝑙 −1. On suppose que la compression est réversible mais non adiabatique. Elle est telle qu’à
chaque instant 𝑝𝑉 𝛼 = 𝑝0 𝑉0𝛼 où 𝛼 est une constante différente de 𝛾 = 𝐶𝑃 /𝐶𝑉 .
II.1) Montrer que l’échange thermique élémentaire 𝛿𝑄 reçu par le gaz est proportionnel au travail élémentaire
𝛿𝑊 qu’il reçoit. Exprimer le coefficient de proportionnalité en fonction de 𝛼 et 𝛾.
II.2) Exprimer le travail reçu par le gaz au cours de la compression. Faire l’application numérique si 𝛼 = 1,2 et
le volume final 𝑉𝐹 = 0,32 𝑚3 .
III-) On considère un système isolé thermiquement formé de deux récipients 𝑎 et 𝑏 de volumes invariables,
reliés par une canalisation munie d’un robinet. Initialement, le robinet est fermé, le récipient 𝑎 contient 𝑛𝐴
moles d’un gaz A décrit par le modèle du gaz parfait, à la température T; le récipient 𝑏 contient 𝑛𝐵 moles d’un
gaz B décrit par le modèle du gaz parfait à la même température T. Les volumes de a et b sont tels que les deux
gaz sont à la même pression 𝑝. On ouvre le robinet et on laisse les gaz se mélanger. Le mélange est idéal.
III.1) Quelle est la variation d’énergie interne du système au cours de ce processus ? Quelles sont, une fois
l’équilibre final établi, les valeurs de la température et de la pression ?
III.2) Trouver les expressions de l’entropie d’une mole d’un gaz décrit par le modèle du gaz parfait 𝑆(𝑇, 𝑉)
puis 𝑆(𝑇, 𝑝).
III.3) Quelles sont, dans le mélange, les pressions partielles des gaz A et B ? En déduire la variation d’entropie
du système, au cours du processus, en fonction de 𝑅, 𝑛𝐴 et 𝑛𝐵 .
IV-) On met en contact direct un thermostat (𝑇0 = 300 𝐾) et une certaine quantité d’eau (𝑇1,0 = 370𝐾, 𝐶𝑃 =
5,0. 103 𝐽. 𝐾 −1 ).
IV.1.a) Évaluer l’énergie thermique reçue par l’eau lorsque l’eau est en équilibre thermique avec le thermostat.
IV.1.b) En considérant le système {𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑜𝑠𝑡𝑎𝑡 ∪ 𝑒𝑎𝑢} comme isolé, évaluer la création d’entropie ∑0 au
cours de l’opération.
IV.2) On fait travailler une machine thermique entre l’eau et le thermostat en fonctionnement irréversible.
Lorsque la machine s’arrête, l’entropie créée vaut 𝑥. ∑0 (0 ≤ 𝑥 ≤ 1). Calculer le travail fourni par la machine,
le rendement 𝜌𝑀 de la machine en fonctionnement réversible et le rapport 𝑅 = 𝜌/𝜌𝑀 du rendement réel sur le
rendement idéal.
GIC Physique1 (Mer 24/05 14.00-18.00) Page 3 sur 4
V-) Une pompe à chaleur est utilisée dans un système de chauffage et asséchage de l’air d’un hall de piscine. À
cet effet, l’air chargé de vapeur d’eau, à la température 𝑇0 , est aspiré dans un premier échangeur de chaleur ℰ1
d’où il ressort asséché à la température 𝑇1 . L’air asséché passe dans un deuxième échangeur de chaleur ℰ2 d’où
il ressort à la température 𝑇2 . La pompe à chaleur est disposée entre les sources ℰ1 (𝑇1 ) et ℰ2 (𝑇2 ). Son efficacité
est notée 𝑒. La pression de l’air est constante et égale à un bar. On note 𝐿𝑉𝐴𝑃 la chaleur latente massique de
vaporisation de l’eau et 𝐷 le débit volumique d’eau condensée par le système. La capacité thermique molaire à
pression constante de l’air est notée 𝐶𝑃 .
Données numériques :𝐿𝑉𝐴𝑃 = 2,5 𝑘𝐽. 𝑘𝑔−1 ; 𝐶𝑃 = 29,3 𝐽. 𝑚𝑜𝑙. 𝐾 −1 ; 𝐷 = 3,5 ℓ. ℎ−1 ; 𝑒 = 3,6 ; 𝑇0 = 300 𝐾 ;
𝑇1 = 291 𝐾 ; 𝑇2 = 313 𝐾.
V.1) On note 𝑄1 l’énergie thermique reçue par le fluide caloporteur de la pompe pendant une durée 𝜏 de la part
de ℰ1 et 𝑄2 celle reçue de la part de ℰ2 .
V.1.a) Commenter la valeur numérique de 𝑒.
𝑄
V.1.b) Exprimer le rapport 𝑄1 en fonction de 𝑒.
2
V.2) On note 𝑛 la quantité d’air humide qui traverse la pompe pendant la durée 𝜏.
V.2.a) Exprimer 𝑄1 en fonction de 𝑛, 𝜏, 𝐶𝑃 , 𝜌, 𝐷, 𝐿𝑉𝐴𝑃 , 𝑇1 et 𝑇0 .
V.2.b) Exprimer 𝑄2 .
V.2.c) En déduire le rapport 𝑛/𝜏 puis le débit volumique d’air (en m3.h–1) de l’installation. L’air, même humide,
est décrit par le modèle du gaz parfait.
V.2.d) Calculer l’efficacité globale de l’installation pour le réchauffement de l’air du hall.
VI-) Calculer la variation d’entropie d’un kilogramme de glace initialement à –20°C sous la pression
atmosphérique (prise égale à 1 bar), entièrement vaporisée à 200°C, cette vapeur étant ensuite chauffée à
volume constant jusqu’à 300°C. On admettra que la vapeur se comporte comme un gaz parfait dans ces
conditions.
VII-) Un récipient fermé, parfaitement calorifugé, contient 1 g de vapeur d’eau à 150°C sous 1 bar. On y
introduit 1 g d’eau liquide à 10°C. La pression dans le récipient est maintenue égale à 1 bar.
VII.1) Calculer la température finale et la quantité finale d’eau liquide.
VII.2) Exprimer la variation d’entropie relative à la masse d’eau initialement à l’état vapeur, entre l’état initial
et l’état final.
VII.3) Exprimer la variation d’entropie relative à la masse d’eau initialement à l’état liquide, entre l’état initial
et l’état final.
VII.4) Que peut-on dire de la somme des variations d’entropie calculées aux questions VII.2 et VII.3.
Données : 𝑐𝐿 = 4200 𝐽. 𝑘𝑔−1 . 𝐾 −1 ; 𝑐𝑃(𝑉𝐴𝑃) = 2000 𝐽. 𝑘𝑔−1 . 𝐾 −1 ; ℓ𝑉𝐴𝑃 = 2260 𝑘𝐽. 𝑘𝑔−1 ; La vapeur d’eau
est décrite par le modèle du gaz parfait de masse molaire 𝑀 = 18 𝑔. 𝑚𝑜𝑙 −1.
⃗⃗⃗ℛ′ /ℛ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣⃗/ℛ (𝑀) = 𝑣⃗/ℛ′ (𝑀) + 𝑣⃗/ℛ (𝑂′ ) + ω 𝑂′ 𝑀 : Rotation uniforme autour d’un axe fixe (Oz)
Lois de composition des accélérations :
𝑎⃗/ℛ (𝑀) = 𝑎⃗/ℛ′ (𝑀) + 𝑎⃗/ℛ (𝑂′ ) : Translation
𝐏 = 𝐏𝟏 + 𝐏𝟐 = 𝐑 ⃗⃗⃗𝟐→𝟏 . 𝐯⃗⃗(𝐈 ∈ 𝐒𝟏 ) + 𝐑
⃗⃗⃗𝟏→𝟐 . 𝐯⃗⃗(𝐈 ∈ 𝐒𝟐 ). Le principe des actions réciproques
⃗⃗⃗𝟐→𝟏 = −𝐑
implique que 𝐑 ⃗⃗⃗𝟏→𝟐 et donc que : 𝐏 = −𝐑 ⃗⃗⃗𝟏→𝟐 . 𝐯⃗⃗(𝐈 ∈ 𝐒𝟏 ) + 𝐑
⃗⃗⃗𝟏→𝟐 . 𝐯⃗⃗(𝐈 ∈ 𝐒𝟐 ) ;
⃗⃗⃗𝟏→𝟐 = 𝐍
𝐑 ⃗⃗⃗𝟏→𝟐 + 𝐓
⃗⃗𝟏→𝟐 ,
⃗⃗⃗𝟏→𝟐 . 𝒗
Par conséquent, 𝐏 = 𝐑 ⃗⃗⃗𝟏→𝟐 + 𝐓
⃗⃗𝒈 = (𝐍 ⃗⃗𝟏→𝟐 ). 𝒗 ⃗⃗⃗𝟏→𝟐 . 𝒗
⃗⃗𝒈 = 𝐍 ⃗⃗𝟏→𝟐 . 𝒗
⃗⃗𝒈 +𝐓 ⃗⃗𝟏→𝟐 . 𝒗
⃗⃗𝒈 . 𝐏 = 𝐓 ⃗⃗𝒈
Page 1 of 14
MECANIQUE-PROBLEME
On considère le référentiel terrestre galiléen. Les systèmes considérés seront tour à tour le point
M1 de masse m1 et le point M2 de masse m2 .
−−→
1. Les forces qui s’exercent sur M1 et M2 sont représentées sur les figures (S5.7 et S5.8). Les forces RN1 et
−−→
RN2 représentent les résultantes des réactions normales (contacts poulie-support, poussée d’Archimède
exercée par l’eau).
−
→
T1 M1 −−→
−−→ RN1
RN2
−
→
M2 T2
x
−
→ a
f Y
m2 →
−g m1 →
−g
Page 2 of 14
En ce qui concerne la constante de temps on l’obtient en divisant l’équation différentielle par M
ce qui conduit à une équation de la forme :
ẋ −G r1
ẍ + = + m1 g sin a
t Mr2 Mr2
avec t = M/k. L’application numérique donne t = 37, 5 s et pour vL , il faut d’abord calculer
a = arctan(h/L3 ) = 45◦ soit vL = 0, 65 m.s−1 .
1.f) On peut mettre l’équation différentielle sous la forme : ¨
ẋ vL
x+ =
t t t
La solution est ẋ = A exp − +vl . Au départ, les troncs d’arbres sont immobiles donc x(0) ˙ = 0,
t t
ce qui entraîne : ẋ = vL 1 − exp − . On calcule le temps pour lequel ẋ = 0, 99vL , ce qui
t
donne 173 s ou 2,9 mn.
1.g) Le temps mis pour traverser le lac est : t2 = L1 /vL = 21, 5 mn. On peut donc considérer que
la traversée se fait à la vitesse constante vL (sauf les trois premières minutes)et assimiler le temps de
traversée à t2 .
−
→ −−→ → −
− → →
−
2. a) Les forces s’exerçant sur m2 sont : le poids, T2 et l’on remplace RN2 par Rn et f par Rt . La relation
→
− −
→ − → − → →
−
fondamentale de la dynamique m2 a = T2 + Rn + Rt + m2 g donne en projection sur la verticale :
0 = Rn − m2 g, d’où l’équation projetée sur Ax :
m2 ẍ = T2 − fm2 g
L’équation différentielle pour Y est la même que précédemment, en revanche la relation pour la
poulie donne T2 r2 = T1 r1 . Enfin, la relation entre ẍ et Ÿ est inchangée. On obtient alors :
r1
Mẍ = m1 g sin a − m2 fg
r2
2.b) L’accélérationx ¨est donc constante : on a affaire à un mouvement uniformément accéléré. Si l’on
change l’origine des temps en prenant le passage en B comme nouveau t = 0, sachant qu’en ce
point, x˙ = vL , on obtient :
g r1 gt r1
ẍ = m1 sin a − m2 f ⇒ ẋ = m1 sin a − m2 f + vL
M r2 M r2
et :
gt2 r1
x= m1 sin a − m2 f + vL t
2M r2
2.c) On obtient Ÿ grâce à la relation avec ẍ, soit :
r1 r1 g r1
Ÿ = ẍ = m1 sin a − m2 f
r2 r2 M r2
2.d) La vitesse s’annule à l’instant tn :
M vl
ẋ(tn ) = 0 ⇒ tn = −
g m1 r1 sin a − m2 f
r2
Numériquement, cette grandeur est positive ce qui montre l’existence de l’arrêt. On peut alors
calculer la position d’arrêt en remplaçant t par tn dans l’expression de x :
M vl2
d2 = x(tn ) =
2g m2 f − m1 r1 sin a
r2
L’application numérique donne d2 = 1 m.
2.e) En raison du rapport 2 des rayons des deux poulies, le point M1 aura parcourue une distance deux
fois plus petite que M2 soit 150,5 m.
Page 3 of 14
THERMODYNAMIQUE-EXERCICE
VRAI FAUX
1) Le premier principe s’écrit ∆U = nCV∆T pour un gaz parfait. *
2) Il existe une expression de l’échange thermique élémentaire δQ de même *
qu'il existe l’expression du travail δW = – PdV
3) La définition de l’enthalpie est ∆H = Q. *
4) L’existence de frottement rend une transformation irréversible. *
5) Les expressions de dU et dS dépendant du modèle de système considérée. *
6) La variation d’entropie est égale à la variation d’entropie échangée plus la
variation d’entropie crée. *
F δQ
7) La somme∫ dépend en général du chemin suivi entre l’état I et l’état F. *
I T
Page 4 of 14
THERMODYNAMIQUE-PROBLEME
I-1-a) Le système étudié est la masse m fixée de gaz.
La transformation de A à B est isentropique, le gaz parfait et γ constant. On peut donc utiliser
γ / (1−γ )
la loi de Laplace PB1−γTB γ = PA1−γTA γ . On en déduit PB = PA (TA / TB ) .
1,4 / (1−1,4 )
A.N. PB = (105 ) (144, 4 / 278,8) = 106 Pa soit PB = 10 PA.
TB PV
I-1-b) L’équation d’état du gaz parfait conduit à VB = nR avec nR = A A donc
PB TA
PA TB
VB = VA .
TA PB
1 278,8
A.N. VB = ( 4,14 × 10−4 ) = 0,8×10–4 m3.
10 144, 4
TB PAVA TB T
I- 2-a) On a cette fois PC = nR = soit PC = PA B .
VA TA VA TA
278.8 5
A.N. PC = 105 = 1,93×10 Pa.
144.4
I-2-b) La transformation est réversible donc le deuxième principe s’écrit SC – SB = SECH
C δQ
avec S ECH = ∫ . Mais le premier principe s’écrit dU = δW + δQ. Le gaz étant décrit par le
B T
A.N. ∆S BC =
(10 )( 4,14 ×10 ) ln 4,14 ×10
5 −4
−4
= 0,471 J⋅K–1.
−4
144, 4 0,8 × 10
I-3-a) On imagine une transformation réversible entre l’état C et l’état A. Cela
suppose uncontact avec une source dont la température varie lentement de TC = TB à TA.
A δQ
La variation d’entropie est ∆SCA = ∫ .
C T
Page 5 of 14
A.N. ∆SCA =
(10 )( 4,14 ×10 ) ln 144, 4 = –0,472 J⋅K–1.
5 −4
A.N. QCA =
(10 )( 4,14 ×10 ) 1 − 278,8 = –96,33 J.
5 −4
144, 4
(1, 4 − 1)
I-3-c) La transformation réelle n’est pas réversible. La variation d’entropie est
AδQ
∆SCA = ∫ c
+ S CA puisque la température du transfert thermique est constante et vaut TA. On en
C T
A
c Q
déduit SCA = ∆S CA − CA .
TA
c
A.N. SCA = −0, 472 −
( −96,33) = 0,195 J⋅K–1.
144, 4
c
On constate que SCA > 0 ce qui est cohérent. La transformation est irréversible. La
température du système n’est pas constamment égale à TA, seule la température de la surface l’est :
la transformation est monotherme.
________________________________________________________________________________
II-1) Le système thermodynamique est la quantité de gaz de masse m. Il est globalement au
repos dans le référentiel d’étude.
Au cours d’une transformation élémentaire, le premier principe s’écrit dU = δQ + δW.
R
Dans le modèle du gaz parfait, on peut écrire dU = nCV,MOLdT avec CV,MOL = .
γ −1
Le travail élémentaire des forces de pression s’écrit δW = –pEXTdV. Comme la
transformation est réversible, en particulier mécaniquement, on a p = pEXT dans chaque état donc
δW = –pdV et il reste δQ = nCV,MOLdT + pdV.
k
Avec la relation p (V ) = α vérifiée le long de la transformation, il vient
V
k
δQ = nCV,MOL dT + α dV .
V
pV k
L’équation d’état du gaz parfait s’écrit T = soit T = donc
nR nRV α−1
k
dT = −(α − 1) dV .
nRV α
R k k α −1 k
En reportant, on obtient δQ = − n (α − 1) α
dV + α dV = − + 1 α dV
γ −1 nRV V γ −1 V
α −1 α−γ
= 1 − pdV soit δQ = − δW .
γ −1 γ −1
Remarque : si α = γ, alors δQ = 0 : la transformation est adiabatique et réversible et le gaz
est décrit par le modèle du gaz parfait donc il suit la loi de Laplace pVγ = p0V0γ.
Page 6 of 14
VF VF p0V0 α p0V0 α 1 1
II-2)On aW = ∫ − p (V ) dV = ∫ − α dV = α
α−1 − α−1 . Comme p0V0 = pFVF
α
VI VI V α −1 VF VI
1 pFVF α pV α p V − pIVI
= pIVIα, on peut écrire W = − I α−I1 ou encore W = F F .
α −1 VFα−1 VI α −1
( 3 ×10 ) ⋅ ( 0,32 ) − (
5 8,31) ⋅ ( 273)
m 32 ×10 −3
A.N. D’après l’équation d’état pIVI = RT0 donc W =
M 1, 2 −1
= 125,1 kJ.
________________________________________________________________________________
III-1) Le système thermodynamique considéré est l’ensemble constitué de n1 moles de gaz A
et n2mole de gaz B. Le premier principe s’écrit UF – UI = Q + W.
le système est isolé thermiquement donc Q = 0 ;
le volume des récipients est invariable donc le travail des forces de pression est nul
soit W = 0.
Il reste alors UF – UI = 0 .
Le mélange est idéal et les gaz décrits par le modèle du gaz parfait. L’énergie interne ne
dépend donc que de T d’après la première loi de Joule. UF = UI entraîne alors TF = TI.
Lorsque le mélange est à l’équilibre, on peut utiliser l’équation d’état du gaz parfait soit
pF =
( nA + nB ) RT
.
VA + VB
nA RT n RT
Remarque : dans l’état initial où les gaz sont séparés, on a pA = et pB = B avec
VA VB
pA = pB = p par hypothèse. On a donc nA/VA = nB/VB = (nA + nB)/(VA + VB). On en déduit pF = p .
III- 2) Pour un fluide quelconque, l’identité thermodynamique s’écrit dU = TdS – pdV. Pour une
quantité n de gaz décrit par le modèle du gaz parfait, on peut écrire dU = nCVdT donc il reste
dT p ( T , V ) ∂S ( T , V ) ∂S (T , V )
dS = nCV + dV . On sait que l’on peut écrire dS = dT + dV donc
T T ∂T ∂V
∂S (T , V ) nCV
= . En supposant que CV ne dépend pas de T, on peut en déduire
∂T T
T df (V ) p (T , V ) nR
S ( T ,V ) = nCV ln + f (V ) . Cette expression conduit à = = . La primitive
T0 dV T V
V
est f (V ) = nR ln + f 0 . On peut noter S(T0, V0) = f0 et l’on a alors
V0
T V
S ( T ,V ) = nCV ln + nR ln + S (T0 ,V0 ) .
T0 V0
V T p0
Par ailleurs, = d’après l’équation d’état. En reportant, il vient
V0 T0 p
T T p0 T p0
S ( T , p ) = nCV ln + nR ln + S (T0 , p0 ) = n ( CV + R ) ln + nR ln + S (T0 , p0 ) .
T0 T0 p T0 p
Dans le modèle du gaz parfait, on sait que CP – CV = R donc il reste
T p
S ( T , p ) = nCP ln − nR ln + S (T0 , p0 ) .
T0 p0
Page 7 of 14
nA
III-3) Par définition, les pressions partielles des gaz sont p = p = xAp et
A nA + nB
nB
pB = p = xBp en notant xA et xB les fractions molaires respectives des deux gaz.
nA + nB
L’entropie est une fonction d’état extensive donc, pour le mélange, on peut écrire
S = SA + SB = S(T, pA) + S(T, pB).
Avec la question précédente, on obtient dans l’état final du mélange :
T p T p
SF = nA CP ln − nA R ln A + SA (T0 , p0 ) + nB CP ln − nB R ln B + SB (T0 , p0 ) .
T0 p0 T0 p0
T p pA
= ( nA CPA + nB CPB ) ln − R nA ln xA + nB ln xB + SA (T0 , p0 ) + SB (T0 , p0 )
T0 p0 p0
Dans l’état initial, on avait
T p T p
SI = nA CP ln − nA R ln + SA (T0 , p0 ) + nB CP ln − nB R ln + SB (T0 , p0 ) donc
T0 p0 T0 p0
la variation d’entropie du système pendant le mélange est
p p p p
SF − SI = − nA R ln xA + nA R ln − nB R ln xB + nB R ln soit
p0 p0 p0 p0
S F − S I = − R nA ln ( xA ) + nB ln ( xB ) .
Comme le système considéré est thermiquement isolé, il n’y a pas d’entropie d’échange
donc cette variation d’entropie est seulement due à l’entropie crée par l’irréversibilité du processus
de mélange.
________________________________________________________________________________
IV-1-a) Considérons la quantité n d’eau comme système thermodynamique.
Elle évolue à pression constante donc le premier principe s’écrit (HF – HI)EAU = QEAU où
QEAU est l’énergie reçue par le système sous forme thermique.
L’eau liquide est un système condensé donc (HF – HI)EAU = CP(T0 – T1,0) et l’on peut écrire
QEAU = CP (T0 − T1,0 ) . A.N. QEAU = ( 5 × 103 ) ( 300 − 370 ) = –350 kJ.
IV-1-b) Pour le système thermostat ∪ eau qui est isolé, on a SF – SI = Σ0 car il n’y
a pas d’entropie d’échange.
L’entropie est additive donc SF – SI = (SF – SI)EAU + (SF – SI)THERM.
L’entropie étant une fonction d’état et les états extrêmes de la transformation de l’eau étant
connus, on peut imaginer une transformation réversible entre T1,0 et T0 pour laquelle on peut écrire
δQEAU
dS EAU = avec δQEAU = CP dTEAU d’après la question précédente. On a donc
TEAU
T0 CP dTEAU T
( SF − SI )EAU = ∫T d’où ( S F − S I ) EAU = CP ln 0 .
T
1,0 TEAU 1,0
FIN δQTHERM QTHERM
Le thermostat évolue à température constante donc ( S F − S I )THERM = ∫ = .
INIT T0 T0
T
Or QTHERM = –QEAU = –CP(T1,0 – T0). On obtient donc ( SF − SI )THERM = −CP 1 − 1,0 .
T0
Page 8 of 14
T T1,0
On en déduit donc Σ0 = CP ln 0 − CP 1 − .
T1,0 T0
300 3 300
A.N. Σ0 = ( 5 × 103 ) ln − ( 5 ×10 ) 1 −
–1
= 118 J⋅K .
370 370
On vérifie que l’on a bien Σ0 > 0 comme il se doit. Par contre (SF – SI)EAU < 0 mais elle ne
constitue pas un système isolé.
IV-2) Considérons comme système une masse m de fluide caloporteur de la machine, qui
subit des cycles. Il reçoit au cours d’un cycle, l’énergie thermique Q1 de la part de l’eau, Q2 de la
part du thermostat et le travail W.
Le premier principe appliqué à ce système s’écrit ∆UMACH = Q1 + Q2 + W. Sur un cycle,
∆U = 0 donc il reste Q1 + Q2 + W = 0.
Or Q1 = –QEAU = –CP(T0 – T1,0) donc Q2 + W = CP(T0 – T1,0).
Considérons comme système la réunion {fluide de la machine ∪ eau ∪ thermostat}. Il est
isolé donc ∆S = xΣ0 par hypothèse.
L’entropie est additive donc ∆S = ∆SMACH + ∆SEAU + ∆STHERM.
T
Sur un cycle, on a ∆SMACH = 0. On a calculé ∆S EAU = CP ln 0 à la question précédente.
T
1,0
Q
Pour le thermostat qui évolue à température constante, on a ∆STHERM = THERM . Ici, QTHERM = – Q2
T0
T Q
donc en reportant, on obtient CP ln 0 − 2 = xΣ0 . On en déduit l’expression de Q2 puis
T T
1,0 0
T
W = CP (T0 − T1,0 ) − CPT0 ln 0 + xΣ 0T0 .
T
1,0
Avec l’expression de Σ0 obtenue à la question précédente, on peut écrire
encore W = ( x − 1) Σ 0T0 . Le travail fourni par la machine est donc WF = (1 − x ) Σ 0T0 .
Ce travail est positif : la machine fonctionne en moteur.
Le rendement de la machine est défini par ρ = WF/Q1 car Q1 est l’énergie reçue
(1 − x ) Σ0T0
effectivement sous forme thermique par la machine. On peut écrire ρ = .
CP (T1,0 − T0 )
Si le fonctionnement est réversible, il n’y a pas d’entropie crée dans ce fonctionnement donc
Σ 0T0
x = 0 et le rendement devient ρM = .
CP (T1,0 − T0 )
On a donc ρ = (1 – x)ρM puis R = 1 – x . On a évidemment R < 1.
________________________________________________________________________________
V-1-a) On a e = 3,6 > 1 ce qui n’est pas surprenant pour l’efficacité d’une pompe à chaleur.
Avec les valeurs de T1 et T2 indiquées, le théorème de Carnot prévoit, pour une machine ditherme,
T2 313
la valeur maximale e = soit numériquement e = = 14,2.
T2 − T1 313 − 291
L’efficacité de la pompe réelle est donc bien inférieure à la valeur maximale possible.
V-1-b) Notons, W, Q1 et Q2 les échanges d’énergie définis du point de vue de la pompe.
Le premier principe appliqué à une quantité n de fluide caloporteur de la pompe effectuant un cycle
s’écrit W + Q1 + Q2 = 0.
Page 9 of 14
Par définition de l’efficacité, e = −Q2 / W car Q2 < 0 est l’énergie thermique fournie à la
source dont on veut élever la température, ici l’échangeur (2) qui est à la température du hall.
On peut donc écrire –Q2/e + Q1 + Q2 = 0 d’où Q1 = Q2(1/e –1). On a donc Q1 / Q2 = 1/ e − 1 .
V-2-a) Dans l’échangeur (1), l’air passe de la température T0 à la température T1. Il reçoit
pour cela l’énergie thermique qAIR = H1 – H0 car la transformation est isobare. Comme
H1 − H 0 = nCP (T1 − T0 ) , il reste qAIR = nCP ( T1 − T0 ) .
La masse m de vapeur d’eau que contenait l’air avant cet échangeur se condense à pression
constante et reçoit pour cela l’énergie qEAU = H LIQ − H VAP = m ( − LVAP ) . Le débit volumique d’eau
condensée étant D, la masse condensée pendant une durée τ est m = ρDτ.
L’échange thermique reçu par le fluide caloporteur de la pompe dans l’échangeur (1) est
donc Q1 = − nCP (T1 − T0 ) + ρDτLVAP .
V-2-b) Dans l’échangeur (2), l’air passe de la température T1 à la température T2 et il
reçoit l’énergie thermique qAIR ' = nCP (T2 − T1 ) . L’échange thermique reçu par le fluide caloporteur
de la pompe dans l’échangeur (2) est donc Q2 = − nCP (T2 − T1 ) .
1 − nCP (T1 − T0 ) + ρDτLVAP
V-2- c) D’après la question 1-b, on a −1 = donc
e −nCP ( T2 − T1 )
1
− 1 nCP (T2 − T1 ) − nCP (T1 − T0 ) = −ρDτLVAP . On en déduit
e
n −ρDLVAP 1
= .
τ CP 1
(T2 − T0 ) − (T2 − T1 )
e
Comme V = nRT0/P pour le gaz entrant dans la machine qui est décrit par le modèle du gaz
n RT0 −ρDLVAP 1 RT0
parfait, on peut écrire DV = soit DV = .
τP CP 1 P
(T2 − T0 ) − (T2 − T1 )
e
− (103 ) ⋅ ( 3,5 × 10−3 ) ⋅ ( 2,5 × 103 ) 1 ( 8,314 ) ⋅ ( 300 ) = 1,08 m3.h–1.
A.N. DV =
29,3 1
(13) − ( 22 ) (105 )
3, 6
V-2-d) L’énergie reçue sous forme thermique par la quantité n d’air qui a circulé dans la
pompe est qAIR = nCP (T1 − T0 ) + nCP (T2 − T1 ) = nCP ( T2 − T0 ) .
nCP (T2 − T0 ) nCP (T2 − T0 )
L’efficacité de l’installation est η = qAIR/W = = e soit
−Q2 / e nCP (T2 − T1 )
T2 − T0 13
η=e . A.N. r = 3, 6 = 2,13.
T2 − T1 22
________________________________________________________________________________
VI-On considère comme système thermodynamique un échantillon d’eau de masse 1
kilogramme.
Dans l’état initial, le système est solide à la température TI, sous la pression p°.
Dans l’état final, il est vapeur à la température TF, sous la pression pF(VF, TF).
Page 10 of 14
La transformation envisagée n’est pas réversible mais comme S est une fonction d’état, on
peut imaginer un chemin quelconque entre l’état initial et l’état final pour calculer sa variation. On
envisage donc le chemin entièrement
réversible suivant: mVAP = m ;
mLIQ = 0 ;
On a TA = TB = TFUS = 273 K puisque t = tF F
l’on est sous 1 bar.
Alors SF – SI = (SF – SD ) + (SD – SC ) ..+...
...+ (SC – SB ) + (SB – SA ) + (SA – SI ). mVAP = 0 ; mVAP = m ;
Comme les transformations sont mLIQ = m ; mLIQ = 0 ;
réversibles, on a SEF − S EI = z
EF δQ
EI T
T mLIQ = 0 ;
FG IJ
TA
mSOL = m ;
t = tI
= mcSOL ln
H K . I
TI
La transformation A → B est une fusion d’un corps pur (donc à T = TFUS constant) pour
laquelle dH = ℓFUSdm d’où S B − SA =
Bℓ
A T
FUS dm
FUS
zℓ m
= FUS .
TFUS
La transformation B → C est une variation de température d’un corps condensé
FG IJ
(monophasé liquide) donc dH = mcLIQdT. On en déduit SC − S B =
TC mcLIQ dT
TB T zT
= mcLIQ ln C .
TB H K
La transformation C → D est une vaporisation d’un corps pur (donc à T constant) pour
laquelle dH = ℓVAPdm d’où S D − SC =
Dℓ
C
VAP dm
TC zℓ m
= VAP .
TC
La transformation D → F est une variation de température d’un corps gazeux décrit par
le modèle du gaz parfait. Le premier principe s’écrit dU = δQ + δW avec dU = mcVdT dans ce
modèle et δW = –pdV. Comme la transformation est isochore, il vient δW = 0 et il reste
δQ = mcVdT.
FG IJ
On en déduit S F − SD = zTD
mcV dT
TF
T
T
= mcV ln F .
TD H K
On obtient finalement
FG T IJ + ℓ
A FUS m FG T IJ + ℓ m + mc lnFG T IJ
C VAP F
S F − SI = mcSOL ln
HTK T I FUS HT K T
+ mcLIQ ln
FUS C HT K
V
D
F 273IJ + 335 + (4,2) lnFG 473IJ + 1960 + (1,35) lnFG 573IJ = 8,10 kJ.K
− S = (2,1) lnG
H 253K 273 H 273K 473 H 473K
–1
A.N. S F I .
________________________________________________________________________________
VII-1) Le système thermodynamique est la masse 2m = 2 g d’eau. Sa température n’est pas
homogène dans l’état initial donc on le considère formé de deux sous-systèmes homogènes
initialement :
sous-système (a) : dans l’état initial, on a m = 1g de vapeur à la température
T1 = 150°C ; on a alors mL = 0 et mV = m.
Page 11 of 14
sous-système (b) : dans l’état initial, m = 1g de liquide à la température T2 = 10°C.
On a alors mL = m et mV = 0.
Dans l’état final, la température est TF pour les deux sous-systèmes. On a trois cas
possibles :
le système est monophasé vapeur. Alors mL = 0 et mV = 2m. La température est TF :
c’est la seule inconnue et elle doit vérifier la contrainte TF > TVAP ;
le système est diphasé liquide-solide : on a alors mL = x, mV = 2m – x. La
température est nécessairement TVAP = 100°C puisque que l’on est sous la pression de 1 bar. La
seule inconnue est donc x qui doit vérifier la contrainte 0 < x < 2m.
le système est monophasé liquide. Alors mL = 2m et mV = 0. La température est TF :
c’est la seule inconnue et elle doit vérifier la contrainte TF < TVAP .
La transformation subie par le système total est isobare. On peut donc écrire le premier
principe sous la forme HF – HI = Q.
Le récipient est calorifugé donc on peut considérer la transformation comme adiabatique
donc Q = 0 et il reste HI – HF. = 0.
L’enthalpie est additive donc HI – HF = (HI – HF)a – (HI – HF)b.
La transformation réelle n’est pas réversible et on ne peut pas la modéliser. Mais H est une
fonction d’état donc on peut imaginer un autre chemin entre l’état initial et l’état final permettant
d’exprimer la variation HF – HI.
1er cas :
On représente le chemin imaginé par le trajet et (1) T = TVAP (3) T = TVAP
mL = m mL = 0
pour le sous-système (a) et (2) + (3) + (4) pour le sous-
mV = 0 mV = m
système (b) dans le schéma ci-contre.
L’étape (1) est une variation de température isobare (2) (4)
d’un corps vapeur donc (HF – HI)a1 = mcP(VAP)(TF – T1).
L’étape (2) est une élévation de température d’un T = T2 [b] T = TF [b]
TRANSFORMATION
corps condensé liquide donc (HF – HI)b2 = mcL(TVAP – T2). mL = m
REELLE
mL = 0
mV = 0 mS = m
L’étape (3) est un changement d’état (vaporisation)
d’une masse m donc (HF – HI)b3 = mℓVAP. T = T1 [a] T = TF [a]
mL = 0 (1) mL = 0
L’étape (4) est une élévation de température isobare
d’un corps vapeur donc (HF – HI)b4 = mcP(VAP)(TF – TVAP). m V = m m S=m
TF =
1
2
b g ℓ
TVAP + T1 − VAP −
cL
2cP ( VAP ) 2cP ( VAP )
(TVAP − T2 ) .
Page 12 of 14
L’étape (2) est un changement d’état (condensation) d’une masse xa de vapeur donc (HF –
HF’)a2 = xa(–ℓVAP).
L’étape (3) est une variation de température d’un corps condensé liquide donc (HF’ –
HI)b3 = mcL(TVAP – T2).
L’étape (4) est un changement d’état (vaporisation) d’une masse m – xb de liquide donc
(HF – HF’)b4 = (m – xb)ℓVAP.
Il vient donc
(HF – HI) = mcP(VAP)(TVAP – T1) – xaℓVAP + mcL(TVAP – T2) + (m – xb)ℓVAP = 0 avec x = xa + xb
d’où
c
b
c
g
x = m P ( VAP) TVAP − T1 + m L TVAP − T2 + m .
ℓ VAP ℓ VAP
b g
A.N. x = 1
2000
2260 × 10 3 b
373 − 423 + 1 g
4200
2260 × 103
b
373 − 283 + 1 = 1,12 g. g
Cette valeur est compatible avec la contrainte imposée. Elle est donc acceptable.
3ème cas :
On représente le chemin imaginé par le trajet et T = TVAP (3) T = TVAP
mL = 0 mL = m
(1) + (2) + (3) pour le sous-système (a) et (4) pour le sous-
mV = m mV = 0
système (b) dans le schéma ci-contre.
L’étape (1) est une variation de température isobare (2) (4)
d’un corps vapeur donc (HF – HI)a1 = mcP(VAP)(TVAP – T1).
L’étape (2) est un changement d’état (condensation) T = T1 [a] T = TF [a]
TRANSFORMATION
d’une masse m donc (HF – HI)a2 = –mℓVAP. mL = 0
REELLE
mL = m
mV = m mS = 0
L’étape (3) est une variation de température d’un
corps condensé liquide donc (HF – HI)a3 = mcPL(TF – TVAP). T = T2 [b] T = TF [b]
mL = m (1) mL = m
L’étape (4) est une variation de température d’un
corps condensé liquide donc (HF – HI)b4 = mcL(TF – T2). mV = 0 mS = 0
Il vient donc
(HF – HI) = mcP(VAP)(TVAP – T1) – mℓVAP + mcPL(TF – TVAP) + mcL(TF – T2) = 0
b g
d’où 2cL TF = cL TVAP + T2 + ℓ VAP − cP,VAP (TVAP − T1 ) soit
TF =
1
2
b ℓ
g c
TVAP + T2 + VAP − P ( VAP ) (TVAP − T1 ) .
2cL 2cL
A.N. TF =
1
2
b
373 + 283 + g
2260 × 103
2(4200)
−
2000
2(4200)
(373 − 423) = +609 K : ce résultat est
absurde et cette hypothèse est donc à rejeter.
Conclusion : L’état final du système est diphasé à la température 100°C avec une masse
mL = 1,12 g de liquide et mV = 0,88 g de vapeur.
VII-2) On imagine que le chemin entre l’état initial et l’état final est parcouru réversiblement.
Alors b g
S F − SI a = zF δQ
I T
. Le deuxième cas étant validé, on peut écrire
FG IJ
b g
S F − SI a = zTVAP mc
T1
P,VAP dT
T
xℓ
b g T xℓ
− a VAP soit S F − SI a = mcP,VAP ln VAP − a VAP .3) On imagine que
TVAP T1 TVAP H K
le chemin entre l’état initial et l’état final est parcouru réversiblement. Alors SF − SI b =
F δQ
I T
b
. Le g z
Page 13 of 14
deuxième cas étant validé, on peut écrire bS F − SI g
b
= z
T2
TVAP mcL dT (m − xb ) ℓ VAP
T
+
TVAP
soit
bS g FG T IJ + (m − x )ℓ .
VAP b VAP
F − SI b
= mcL ln
HT K T
2 VAP
lnG
F T IJ − x ℓ + mc lnFG T IJ + (m − x )ℓ soit
VAP a VAP VAP b VAP
S F − SI = mcP,VAP
HTK T
1 VAP HT K T L
2 VAP
F T IJ + mc lnFG T IJ + (m − x)ℓ
lnG VAP VAP VAP
S − S = mc
F I
HTK
P,VAP
HT K T
1
L
2 VAP
.
Page 14 of 14