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Desc Tion E: RIP D LA

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DESC RIPTION DE LA CATALOGNE.

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considérable (voyez dans le plan 5, la lettre A et la vue perspec- Proserpine les ch eveux épars, et poussant des cris plaintifs•. En
tive no 4) est presque carrée; il paroît du moins que l'ouvrier a vain Minerve, qui se voit derriere le char, cherche à retenir Pluton
voulu la rendre telle. en lui reprochant son [Link]': il pousse ses chevaqx:, renverse la
La voûte tient du goût mauresque; elle forme un cône tronqué, nymphe Ciané qui veut s'opposer à son passage, et conduit par
où le jour entre par une seule ouverture qui éclaire toute la. piece. Mercure s'enfonce dans les abymes de la terre. Les compagnes
Cette coupole, grossièrement faite et à pans coupés, est sou- de Proserpine sont renversées; elle-même a laissé tomber les
tenue par douze colonnes de marbre blanc, qui ont à-peu-près paniers qu'elle a voit remplis de fleurs 4. Le groupe à gauche repré-
un pied de diametre, et neuf d'élévation compris base et chapiteau. sente Cérès tenant un flambeau, et parcourant la terre sur son
Leurs bases ressemblent à des chapiteaux renversés, ct leurs cha- char conduit par les Heures s. EnÎln [Link] est le moment égale-
piteaux ne ressemblent à rien, tant ils sont grossiers et lourds. ment décrit dans Claudien, où Proserpine après avoir appris le
Le fùt de quelques unes des colonnes est plus épais en haut qu'en malheur dê sa lille implore Jupiter en sa faveur.
bas, et il semhleroit que cet édifice a été construit de parties non Les deux côtés représentent, l'un un berger du mont Étna,
achevées, et préparées pour un autre bâtiment. Les arcs qui joignent l'autre l'arrivée de Proserpine devant Pluton. Cette histoire n'est
les colonnes sont en fer à cheval comme dans les ouvrages des qu'une allégorie de l'ame enlevée du corps, et son passage rapide
1\:Iaures, et tout porte à croire que cet édifice fut construit par eux. dans les enfers. La description des Champs-Élysées que Claudien
Cette piece étoit la salle même des bains. On voit plusieurs ou- met dans la bouche de Pluton, est w1e peinture du bonheur qui
vertures ou étoiles pratiquées dans le mur, afin de donner une reste à espérer après la mort; les anciens aimoient à retracer ainsi les -
issue à la vapeur; quelques marches de marbre, dont on reconnoît infortunes des dieux pour apprendre aux hommes à supporter
encore la place, servoient de banquettes pour s'asseoir dans le les leurs. Cette espérance de l'avenir et la comparaison de nos
bain. Il est même de traditibn que la salle étoit pavée en marbre, maux avec ceux des êtres supérieurs se rencontrent dans presque
et que les dalles en furent enlevées pour servir à l'église des jésuites toutes les r eligions, et sont les plus grands adoucissements des
dans la Ramhla. peines de la vie. Ce bas-relief est d'un _bon travail : il se voit dans
Les autres pieces sont encore plus irrégulieres que celle-ci: elles la maison d'un négociant, rue san Pedro Baxa.
sont ornées de colonnes comme la prerniere; mais elles n'ont p o4tt N• 2. Cette petite statue de Bacchus est conservée dans une
de voûtes, à l'exception de la plus grande qui sert aujourd'hui maison qui vient d'être rebâtie malgré le vœu exprimé formelle-
d'écurie. Ces colonnes sont les unes engagées dans les massifs d u ment par les ancêtres de la famille cle Pinos , qui la possécloient
mur, d'autres sont enterrées jusqu'aux deux tiers de leur élévation, pendantle siege de 1713 et 1714. Cette statue de demi-nature, et
de maniere qu'on a été obligé de fouiller pour connoître leurs bases d'un hon travail, est faite d'après le type connu des statues de Bac-
et leur point d'appui. chus et de différents faunes. On voit dans la même maison plu-
Différentes salles sont construites en moëllon, et revêtues d'une sieurs bustes antiques assez curieux.
espece de stuc; je suppose qu'elles servoient de compartiments et N• 3. Ce bas-relief se voit dans la maison de l'archidiacre près
de communications avec la premiere où étoit le bain: un grand arc de la cathédrale, et fait partie d'un sarcophage dont la face op-
compris dans les murs étoit peut-être une partie de l'aqueduc qui posée est enchâssée dans le mur: sur le côté gauche est la figure du
devoit y conduire les eaux. Quoi qu'il en soit, ce monument, d'après personnage principal, et peut-être de celui qui étoit renfermé dans
les archives de la cathédrale, est d'une grande antiquité, et ne peut le tombeau. On voit plusieurs chasses semblables dans les collections
être attribué qu'aux Maures, qui n'étant restés que peu de temps de sculptures antiques: elles offrent peu d'intérêt quant à l'éru-
dans cette ville le construisirent à la hâte, et sans lui donner cette dition, mais le travail en est hardi. Les figures de celui-ci sont d'un
perfection que l'on remarque dans les édifices des villes où ils fort relief, et ont de l'expression. ll est aisé de remarquer sur tous
firent un plus long séjour. les monuments de cette époque, c'est-à-dü·e du II• et rn·
siecle,
que les animaux y conservent un plus beau caractere que les
PL ANC H E X l. figures. Le même sujet se retrouve sw· un sarcophage antique qui
sert de fonts b~ptismaux dans l'église principale de la petite ville
Bas-reliefs antiques à Barcelone.
d'Ager en Catalogne.
N• t. èe bas-relief, qui forme la face principale d'un sarco- Le n• 4 représente le pavé de l'église de S. Michel de los Reyes,
phage antique, représente l'enlèvement de Proserpine. Il faut dont le P. Florez, don Isidore Bosarte, et les différents auteurs qui
ordinairement dans l'explication des tombeaux ou sarcophages des ont écrit sur la Catalogne, ont donné des des cri prions. Ce pavé est
anciens considérer deux choses, 1• l'explication du sujet qu'ils re- composé de petites pierres b lanches, bleues, et noires; il repré-
présentent, 2• l'allégorie que veut indiquer le sujet. Cette allégorie sente des figures de Tritons, de dieux marins, et paroît appar-
varioit selon les différents âges ·et les différents sexes : la mort tenir à Neptune, ainsi que la plupart des pavés en mosaïque que
d'H ylas ou d'Opheltes annonçoit le tombeau d'un enfant; la mort l'on découvre. Le culte de ce dieu dura plus long-temps que les
d'Endymion, celle d'un jeune homme; l'enlèvement de Proserpine, autres, et se trouva amalgamé dans l'origine de l'église avec les
la perte d'une jeune femme•. Ce sujet est un des plus rép étés dans cérémonies chrétiennes; les pays commerçants lui furent sur-
les collections antiques; il se trouve sur p lusieurs sarcophages, tout attachés. Le pavé de S. Michel peut se rapporter au rn·
siecle
au Capitole, dans la galerie de Justiniani, et au Vatican; le bas- de l'ere vulgaire. Je n'entrerai pas dans plus de détails sur ce genre
relief n• 1 est divisé en trois parties. Dans la premiere on voit de peinture, ayam rassemblé à-peu-près tout ce qui peut inté-
Neptune sur son char traîné par ses quatre chevaux Orph- resser sur cette matiere dans l'ouvrage intitulé, ll1osaique d'lta-
nœus, lE thon, N eptheus, et Alastor. Le dieu tient entre ses bras lica.

( 1) Épigramme de Sapho dans les œuvres d'Anacréon. Teterrime fratrum, pallas ait.
(::a) Cœsariem diffusa noto planctuque lacertos Claud.,lib. Il, v. 21q.
JTerberat et questus ad nuMla rumpit irzanes. (4) Nunc vimine te:x:UJ
Claud., lib. II, v. ::a4?· Ridentcs calat!.os, spoliis agrestibus implet,
Et matrem et comites, sed matrem sœpius oro Nunc sociatjloros seseque ignara coronat
Clamat. Âugurirmtfatale tori. Id., lib. U , v. I3g.
Ovid., lib. V, 397· (5) Tardos quœritur no11 ire jugales.
(3) I !'lave domitor vulgi.. . Id., lib. HI, v. s38.
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