Chap.
Nombres complexes Cours
NOMBRES COMPLEXES
Partie 2
I) Racines nième de l'unité
Lorsque rien n'est précisé, n désigne un entier > 0
Dénition 1
Les solutions de l'équation zn = 1 s'appellent les racine nième de l'unité .
On note Un l'ensemble des racines nième de l'unité. C'est-à-dire : Un = {z ∈ C, z n = 1}
(∀n ∈ N∗ )
L'objectif de ce paragraphe est de trouver toutes les solutions de z 2 = 1, z 3 = 1, z 4 = 1, ...
donc de manière générale identier toutes les solutions de z n = 1.
Application 1
Premiers exemples...
1. Trouver tous les nombres complexes solutions de z 2 = 1
2. Chercher (par tâtonnement) les 4 solutions de z 4 = 1
2iπ
3. Montrer que z = cos 2π 2π
3 + i sin 3 = e
3 est une solution de z 3 = 1
2iπ 4iπ 6iπ
4. Montrer que z = e n ,z=e n ,z=e n sont des racines(solutions) de l'équation z n = 1
Application 2
z3 = 1 a une innité de solutions ?
2iπ 4iπ 6iπ 8iπ 10iπ 2iπ 4iπ 6iπ
1) Vérier que 1, e 3 , e 3 , e 3 , e 3 , e 3 , mais également e− 3 , e− 3 , e− 3 sont
solutions de z 3 = 1.
2kiπ
Indication : on pourra, pour gagner du temps , directement montrer le résultat général e 3 avec k ∈ Z est solution.
2) Combien de solutions semble avoir l'équation z 3 = 1 ?
3) Montrer qu'en fait :
6iπ 8iπ 2iπ 10iπ 4iπ
a) e 3 =1, e 3 =e 3 , e 3 =e 3
2iπ 4iπ 4iπ 2iπ 6iπ
b) e− 3 =e 3 , e− 3 =e 3 , e− 3 =1
4) Combien semble avoir de solutions l'équation z 3 = 1 ?
Lycée Joliot Curie page 1 TSI1
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Application 3
(je m'entraîne seul) Soit z un nombre complexe quelconque.
• Montrer que Si on suppose z n = 1 , alors nécessairement on aura |z| = 1.
• Que peut-on en déduire géométriquement ?
Indication : Montrer successivement z n = 1 ⇒ |z|n = 1 ⇒ |z| = 1
Propriété 1
• L'équation zn = 1 avec z ∈ C et n ∈ N∗ admet exactement n solutions.
i 2kπ
• Ce sont les nombres s'exprimant sous la forme zk = e n pour k = 0; 1; ...; n − 1.
♥
• En d'autres termes, l'ensemble des racines nième de l'unité est :
n 2×0×π 2×1×π 2×(n−1)×π
o
Un = {z0 ; z1 ; ...; zn−1 } = ei n ; ei n ; ...; ei n
Démonstration : Soit z une solution. Puisqu'on a,d'après l'application précédente , Un ⊂ U, alors ∃θ ∈ R tel que z = eiθ . Ainsi en
élevant à la puissance n, on a einθ = 1 = e0 . Par suite nθ = 0, 2π, 4π, ..., c-à-d : nθ = 2kπ donc θ = 2kπ
n
avec k ∈ Z
Application 4
Compléter : Pour n = 2, on a U2 = .
Pour n = 4, on a U4 =
Application 5
Les racines cubiques de l'unité.
1. Compléter U3 = { }
2. Représenter géométriquement chaque racine
√
3. Montrer qu'en joignant les trois points, on obtient un triangle équilatéral de côté 3.
♥
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Application 6
2π
(je m'entraîne seul) On note j = ei 3
k=n
a) Compléter par la formule du cours : 1+q+
X
(pour q 6= 1) q2 + ... + qn = qk = ...
k=0
b) En déduire la suite :
1 + q + q2 = ...
c) En déduire que 1 + j + j 2 = 0
d) Interpréter géométriquement ce résultat
Application 7
Les racines 5ième de l'unité.
1. Compléter :
U5 = { }
2. Représenter géométriquement les points obtenus :
3. (je m'entraîne seul)Montrer que les côtés du polygone obtenu ont la même longueur puis
π
que cette longueur vaut 2 sin .
5
♥
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Application 8
Résoudre les équations suivantes z 3 = −1 ; z 4 = −1 ; z 3 = 8 ; z 4 = 4i
Indication :
Étape 1 : Mettre le second membre sous la forme reiθ
Étape 2 : Trouver une solution particulière zO
z
Étape 3 : Se ramener à une équation du type Z n = 1 en posant Z =
zo
Application 9
(je m'entraîne seul , plus dicile) . Montrer les résultats généraux suivants :
1. Quel que soit l'entier naturel n 6= 0, la somme des n racines nième de l'unité vaut 0.
2. Les points dont les axes sont les racines n-ièmes de l'unité sont les sommets d'un polygone
régulier à n côtés inscrit dans le cercle de centre O (le point d'axe zéro) et de rayon 1. La
longueur de chaque côté est 2 sin πn
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II) Équation du second degré dans C.
Les équations de la forme z 2 = z0
Dénition 2
Une racine carrée de z0 est un nombre complexe solution de l'équation z2 = z0 .
√
Remarque : il est interdit d'écrire dans le cas général z0 (seulement lorsque z0 est un réel ≥ 0 )
Propriété 2
Tout nombre complexe non nul admet exactement deux racines carrées. Elles sont de plus opposées
entre elles.
Application 10
Recherche des racines carrée - par tâtonnement :
Cas 1 : z 2 = 3
Cas 2 : z 2 = −4
Cas 3 : z 2 = −3
Application 11
Recherche des racines carrée - méthode algébrique :
On cherche les racines de z 2 = 1 + i (donc les racines carrée de z0 = 1 + i)
On note z = a + ib une solution.
1. Montrer qu'on a alors :
a2 − b2 = 1
(L1 )
2ab =√1 (L2 )
2
a + b2 = 2 (L3 )
2. En déduire que : √ √
1+ 2 2−1
2
a = et 2
b =
2 2
3. Justier que a et b ont même signe.
4. Déterminer les 2 racines carrée de 1 + i
5. Reprendre la méthode précédente pour déterminer les deux racines carrée de i, c'est-à-dire
les solutions de z 2 = i
6. Résoudre z 2 = 5 + 12i
√
7. Résoudre z 2 = 4 + 4i 3
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Application 12
Recherche des racines carrée - méthode trigonométrique :
On reprend la méthode vue dans l' Application 8 .
Cas 1 : z 2 = i
Cas 2 : z 2 = 1 + i
√
Cas 3 : z 2 = 4 + 4i 3
Les équations de la forme az 2 + bz + c = 0
Propriété 3
Étant donnés trois nombres complexes a, b, et c avec a 6= 0, l'équation az 2 + bz + c = 0 de
discriminant ∆ = b2 − 4ac admet :
−b − δ −b + δ
◦ Si ∆ 6= 0, deux solutions complexes z1 = et z2 = avec δ 2 = ∆
2a 2a ♥♥
de plus az 2 + bz + c = a(z − z1 )(z − z2 )
−b
◦ Si ∆ = 0, une seule solution complexe z0 = de plus az 2 + bz + c = a(z − z0 )2
2a
Application 13
Résoudre dans C les équations suivantes(corrigé à la n 1 ) :
◦ z2 + z + 1 = 0
◦ z 2 − (1 + i)z + 5i = 0
√
◦ z 2 + 2z − i 3 = 0
◦ z 2 + (1 + 6i)z − 10 = 0
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Exercices supplémentaires (je m'entraîne seul)
Application 14
Soient les points A et B d'axes zA et zB . Montrer que :
−−→
◦ le vecteur AB a pour axe z− → = z B − zA
AB
◦ le milieu I du segment [AB] a pour axe zI = zA +z
2
B
Correction voir notes à la n : 2
Application 15
Soit ~u a pour axe z = x + iy .
◦ Calculer z.z . Donner une interprétation géométrique de ce résultat.
◦ Si ~v a pour axe z 0 = x0 + iy 0 , montrer que z̄.z 0 = ~u.~v + [~u, ~v ].i.
◦ Que permet de déduire ce dernier calcul sur les vecteurs ~u et ~v ?
Application 16
Dans le plan complexe déterminer l'ensemble des points d'axe z vériant (2 + i)z + (2 − i)z = 2
Application 17
Simplier |z + 1|2 + |z − 1|2 pour z un nombre complexe de module 1
Application 18
√ √
Déterminer la forme trigonométrique de 1 − i 3, en déduire la forme algébrique de (1 − i 3)5
Application 19
Autour des équations diérentielles (Maths- Phys)
1) Soit l'équation diérentielle ü + 2u̇ + 7u = 100e2it .
a) Déterminer une solution particulière de la forme up (t) = U e2it avec U ∈ C.
b) Déterminer toutes les fonctions solution à valeurs dans C de cette équation diérentielle
2) [Phys] Soit l'équation diérentielle ü + ωQo u̇ + ωo2 .u = Kejω.t .
a) Déterminer U an que Up (t) = U ejωt soit solution particulière. ( ω, ωo , Q, K sont des constantes du
temps. )
U ω
b) Calculer H = et exprimer cette expression à l'aide de x =
K ωo
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Application 20
Démonstration algébrique de eix × eiy = ei(x+y)
1. Montrer que eix × eiy = [ cos x cos y − sin x sin y ] + i [ sin x cos y + cos x sin y ]
La suite a pour objectif de prouver que cos(x + y) = cos x cos y − sin x sin y et sin(x + y) =
sin x cos y + cos x sin y (sans utiliser l'égalité eix × eiy = ei(x+y) )
2. Résoudre le problème de Cauchy (voir chapitre Equa di) :
00
ϕ (x) + ϕ(x) = 0
ϕ(0) = 0
0
ϕ (0) = 0
3. Soit y un réel quelconque que l'on xe. Considérons ϕ(x) = cos(x + y) − (cos x cos y −
sin x sin y).
Calculer ϕ00 (x) + ϕ(x), ϕ(0), ϕ0 (0)
4. Que peut-on alors déduire de ϕ.
5. Dériver ϕ et en déduire une autre égalité.
6. Prouver alors que eix × eiy = ei(x+y)
eix
7. En déduire que = ei(x−y)
eiy
Application 21
i π πh
On donne θ in − ; . Mettre sous forme trigonométrique :
2 2
Application 22
π
π
Donner une expression simple de |ei 7 − 1| et de arg ei 7 − 1 réponse à la n 3
Application 23
Pour x ∈ R∗ , on donne Z(x) = (1 + ix)(x + i).
1. Développer Z(x) puis déterminer un argument.
1 π
2. En déduire que arctan x + arctan =±
x 2
Application 24
Soit x ∈ R
1
1. Montrer que = 1 − ix. En déduire que x 7→ arctan x est impaire.
1 + ix
Indication : déterminer l'argument entre − 2 et
π π
2
pour chaque membre de l'égalité
2. Montrer que 2x
arctan( 1+x 2) = 2 arctan x.
Indication : on pourra calculer de deux manières diérentes un argument de (1 − ix)2
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Application 25
[Plus dicile ] Calculer de deux façons les racines carrées de 1 + i en déduire les valeurs exactes
de cos π8 et sin π8 .
Application 26
[Plus dicile ] On donne z = α + iβ un nombre complexe. Exprimer a et b à l'aide de α et β
an que (a + ib)2 = α + iβ
Application 27
[Plus dicile ]
1) Déterminer tous les nombres complexes z solutions de e2z + ez + 1 + 0
2) Déterminer tous les nombres complexes z solutions de e3z + e2z + ez + 1 = 0
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Notes
1
( √
√ −1+ 3.i
z1 =
Pour z2 + z + 1 = 0 ⇒ ∆ = −3 = ( 3.i)2 6= 0 donc 2 solutions 2√
−1− 3.i
z2 = 2
√ iπ
√ 2 −(1+i)+ 18e 4
z1 =
−i π −i π
Pour z 2 − (1 + i)z + 5i = 0 ⇒ ∆ = −18i = 18e 2 = 18e 4 6= 0 donc 2 solutions 2
√ −i π
(1+i)− 18e 4
z2 =
2
√ iπ
√ √ 2 −2+ 8e 6
z1 =
π π
Pour z 2 + 2z − i 3 = 0 ⇒ ∆ = 8ei 3 = 8ei 6 6= 0 donc 2 solutions 2
√ −i π
z = −2− 8e 6
2 2
√ θ 2
Pour z 2 + (1 + 6i)z − 10 = 0 ⇒ ∆ = 13eiθ , avec θ = arccos 13
5
donc ∆ = 13ei 2 6= 0 et encore 2 racines :
√ iθ
−(1+6i)+ 13e 2
z1 =
2
√ iθ
−(1+6i)− 13e 2
z2 = 2
Ces dernières expressions sont particulièrement moches... Alors il y a un moyen de simplier tout cela. On peut en eet chercher (et trouver)
a et b an que ∆ = (a + ib)2 . Il y a bien une réponse simple qui se calcule ... et qui permet d'obtenir comme expression beaucoup plus
simple : z1 = 1 − 2i et z2 = −2 − 4i
2
−→
AB = (xB − xA )−
→
e1 + (yB − yA )−
→
e2 donc :
z−
−→ = (xB − xA ) + i(yB − yA )
AB
= xB − xA + iyB − iyA
= xB + iyB − xA − iyA
z−
−→ = xB + iyB − (xA + iyA )
AB | {z } | {z }
zB zA
xA + xB yA + yB
I a pour coordonnées , donc :
2 2
xA + xB yA + yB
zI = +i
2 2
xA + xB i(yA + yB )
= +
2 2
xA + xB iyA + iyB
= +
2 2
xA + xB + iyA + iyB
=
2
A z B z
z }| { z }| {
xA + iyA + xB + iyB
zI =
2
3 8π
2 sin π
14
(pour le module ) (pour un argument)
7
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