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Suivi des microprojets CCA au Niger

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05/02/2013

Suivi des microprojets avec « cash for work » financés


dans le cadre du plan de soutien aux populations
vulnérables de la CCA

Introduction

• la Cellule Crises • Ces interventions doivent


Alimentaires (CCA) met en permettre, à moyen terme,
place des programmes de renforcer la résilience
d’atténuation des crises des communautés par la
alimentaires (PAC) création d’actifs productifs
• Dont des microprojets dans représentés par les terres et
les zones vulnérables afin les mares aménagées.
de permettre aux • C’est-à-dire augmenter les
populations de mener des productions et apporter des
actions de développement revenus.
(moyen et long termes)
moyennant vivres ou
rémunération.

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05/02/2013

Ce qui a été demandé au RECA (objectifs)

Vérifier si les modalités de mise en œuvre des activités


concourent à l’atteinte des résultats escomptés.

Objectif global : Améliorer la valorisation des investissements.

Objectifs spécifiques / les objectifs spécifiques visés sont :


• Assurer l’implication des représentants des CRA et/ou des
organisations paysannes dans le suivi afin d’appuyer les
bénéficiaires pour la valorisation des investissements
• Préparer les appuis / activités complémentaires pour une
valorisation optimale des investissements
• Animer la mobilisation des bénéficiaires pour assurer la
durabilité des investissements.

Pourquoi il a été demandé au RECA d’intervenir

Avec une superficie récupérée de


plus de 23 000 ha et plus de 6
millions d’arbres plantés, en
supposant un taux de reprise
(après regarnissage) de 80%, et
une proportion de 70% de
gommiers, les plantations 2001,
2003,, 2005 et 2006 les recettes
potentielles escomptables pour
les populations vulnérables,
peuvent êtres estimées, horizon
2011 à plus de 4,6 milliards de
FCFA par an.

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Vérification

• Le calcul est fait sur la • Nous sommes arrivés à


base d’un revenu de 70.000 [Link] /ha
850.000 F/ha
• Une production au bout • Une production au bout
de 5 ans de 5 (rare), 7 à 10 ans
• 70% de gommiers qui • Cela serait plus près de
survivent 20% seulement

Tout cela est expliqué


dans une note rédigée par
le RECA en juin 2012

Ce qui est recherché (objectif), cela existe (réussite)


Trois produits : gomme, herbe, bois

• Banquettes avec gommiers


plantés en 2007
• Plateau Ounoufa (Sud
Harobanda)
• Aménagement du
PLCE/ABN
• Gardiennage /respect de la
mise en défens (4 ans ?)
• Scarification du plateau au
tracteur / dents
• Comité de gestion

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Les banquettes vues du ciel / une densité élevée (supérieure à 6


/ha) et les traces de l’opération de scarification
Un bon développement de la végétation

Janvier 2010 / impact incontestable pour la production de paille


Le comité de gestion « gère » très vite

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Plateau de Guidda après Hamdallaye


La clôture protège la parcelle… de gauche
Distance entre les deux photos 50 m
Plateau, état initial et à droite 5 ans après
Le comité de gestion n’aura pas la même motivation

• La parcelle nue (gauche)


• La parcelle boisée (droite)

• Deux plantations de
gommiers
La différence / des actions qui
modifient la structure du sol /
des modèles techniques
différents
Après 5 ans une production de
bois

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C’est (très) technique…


• Un horizon de surface qui
est devenu imperméable
• Une profondeur de cet
horizon variable
• Des couches totalement
lessivées
• Des paramètres à prendre
en compte pour déterminer
le type d’ouvrage, leur
densité, profondeur…
• Un appui à la conception
nécessaire

17 microprojets répartis dans 6 régions ont été sélectionnés.

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11 projets dits de « récupération des terres » : des


banquettes et des gommiers

• Les équipes du RECA ont visité les sites CCA et des sites
aménagés il y a plusieurs années pour voir les résultats 4 ou 5
ans après. C’est important car, dans de nombreux endroits, les
populations ont déjà participé à des activités analogues et
connaissent les résultats, donc savent si cela permet d’espérer
« une valorisation ».
• 11 projets de récupération de terre dans 6 régions du Niger et
11 projets basés sur la réalisation de banquettes. C’est déjà
surprenant car la banquette est un « outil » de CES / DRS -
conservation des eaux et des sols / défense et restauration
des sols - qui s’emploie dans des conditions bien définies et
avec des objectifs bien identifiés.

Un exemple : le site de Baboussaye dans la commune de Kouré


et le Département de Kollo.
Pourquoi des banquettes / pourquoi des gommiers ?

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05/02/2013

Les résultats observés en fin septembre


• Les banquettes sont parfaitement réalisées. Le terrain a été
choisi par la population une fois le dossier de financement
accepté par le CCA.
Mais à quoi peut servir cet aménagement ?
• Pour l’ONG il s’agit de valoriser ces terres, c'est-à-dire leur
redonner un potentiel de production. Il s’agit donc bien de
récupération de terres avec création « d’actifs productifs ».
• Les banquettes c’est pour empêcher le ruissellement et
l’érosion afin de protéger les terres situées dans les parties
aval.
• La création de pâturages seulement dans le fossé représente
8% de la surface.
• Le choix de planter des gommiers a été fait par les ST.

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C’est un véritable site de récupération des terres


Surface significative sur le terroir villageois
Dégradation du sol sans érosion forte / plutôt en nappe
Potentiel pour différentes production (à voir / réfléchir avec les
villageois)

Sur les terrains sableux, les banquettes ne sont pas adaptées…

Site de Rafa, commune de Gazaoua, Site de Damana /Tapkin Yaya, commune


région de Maradi / banquettes sur une d’Aguié, région de Maradi / banquettes
partie d’une aire de pâturage sur la totalité de l’aire de pâturage

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Le PADEL a fait de nombreux aménagements dans la région de


Diffa mais sans retenir les banquettes que ce projet jugeait
inadaptées pour la région

• Site de Kabalewa (CCA),


commune de Kabalewa, région de
Diffa
• Banquette sur une aire de
pâturage sur sol sablo argileux

Dans toutes les régions, de trop nombreux sites sans


résultats (ce n’est pas un site du CCA)

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Les options techniques sont très réduites (banquettes,


gommiers) et très peu travaillées.

• On applique des recettes qui ont fait leurs preuves mais en les
sortant des conditions favorables à leur succès.
• Les causes d’échec sont analysées de manière très simplistes.
« La plantation de gommiers ne marche pas car les
bénéficiaires n’ont pas la volonté pour garder les parcelles ».
Les mêmes actions sont répétées avec les mêmes résultats.
• Il existe de très bons documents techniques. Il faudrait les
utiliser pour améliorer la conception des microprojets.
• Il existe des spécialistes capables de proposer des options
d’aménagement à partir d’une analyse du milieu.

• Lutte contre le ruissellement, recharge des nappes


phréatiques, récupération de terres, revégétalisation,
plantations, cela ne sert à rien d’aligner des objectifs pour
justifier un financement.
• Les objectifs mériteraient d’être mieux définis au départ avec
la participation de la population bénéficiaire.
• Une meilleure définition des objectifs permettrait ensuite de
choisir les techniques et options les plus appropriées.

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Les ONG qui présentent des dossiers sur financement


CCA devraient être qualifiées.
Cela peut se faire en suivant une formation obligatoire

• Si les ONG maîtrisent la confection d’une banquette ou


d’autres techniques ponctuelles, elles ne semblent pas toutes
compétentes pour analyser les questions de gestion des
terres, le choix des solutions, les options à discuter avec les
bénéficiaires pour leur proposer un choix adapté aux
objectifs, les possibilités de valorisation économique…
• Il ne faut pas appliquer une technique que l’on connait, il faut
apprendre à résoudre un problème au moyen des techniques
dont on dispose.

La participation des bénéficiaires est le plus souvent


« marginale ».

• Le cash for work est la première motivation des bénéficiaires.


C’est l’accès à une rémunération qui est proposé par les ONG
et après on cherche ce que l’on peut faire. Les activités de
gestion des ressources naturelles / aménagements servent à
justifier la distribution de rémunérations.
• Le problème, c’est que souvent les populations ont plus
d’expérience sur les résultats des actions antérieures que les
ONG.
• La plupart de ces projets demandent la « gestion d’un bien
public ». Les conséquences d’un aménagement doivent être
étudiées.

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Des améliorations possibles ?


• Qualification obligatoire des ONG ou promoteurs des
aménagements (OP, communes…)
• Conception d’un dossier qui précise les objectifs poursuivis,
les choix techniques réalisés et les personnes qui les ont
validés.
• Participation des villageois à la conception du dossier
(validation des objectifs poursuivis et choix techniques).
• Renforcement des CRA pour assurer les fonctions de suivi,
animation, motivation des bénéficiaires, apports
complémentaires.
• Retravailler et compléter les modèles techniques à partir des
cas réels au Niger.

Deux documents de référence :


• Recueil de fiches techniques du CILSS ;
• Bonnes pratiques de CES/DRS - Contribution à l’adaptation au
changement climatique et à la résilience des producteurs de
la GIZ.
Deux notes du RECA réalisées en complément :
• Une recherche bibliographique sur les banquettes et leur
utilisation à partir des expériences du Niger et du Sahel. Ce
travail a donné lieu à la transcription d’une fiche technique
rédigée par le CILSS, complétée par des commentaires du
RECA ;
• Une note qui essaye d’évaluer combien pourrait rapporter
une plantation de gommiers dans la région de Diffa (70.000
F/ha et non 850.000 F/ha comme indiqué dans la fiche du
CCA).

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