06/02/2023
BIODIVERSITÉ :
ENVIRONNEMENT - CLIMAT
Licence 3 : COMMUNICATION DU DEVELOPPEMENT
Pr. GOGOUA GBAMAIN ÉRIC
Maître de Conférences
INTRODUCTION
La géographie est l’étude scientifique de la localisation et de la variabilité spatiale
des phénomènes physiques, biologiques et humains sur la terre. Elle étudie des
dynamiques et des interrelations entre les phénomènes. La géographie se décline
de nombreuses spécialités à savoir la géographie physique et la géographie
humaine. La climatologie est une branche de la géographie physique. Elle étudie
les climats et leur répartition géographique. Aussi, les questions
environnementales sont-elles au cœur de l’actualité.
La protection de l’environnement est devenue un enjeu majeur à cause des
activités humaines polluantes. Ainsi, il est important de définir clairement le sens
que l’on attribue à la notion d’environnement. Mais il n’existe pas de définition
unique du mot « environnement ». Toutefois, Les changements climatiques
attaquent l’environnement et nous offrent des défis qu’il faut relever à grande
échelle. Le changement climatique rappelle opportunément que le climat existe
qu’il évolue sans cesse. Il convient non pas de s’affranchir mais de l’intégrer dans
nos modes de pensées et nos comportements. Le climat et l’environnement sont
deux choses complémentaires différentes et pourtant il existe un lien étroit entre
elles.
L’objectif de ce cours est d’amener les étudiants à :
- Cerner les notions relatives à l’environnement et au climat
- Comprendre la corrélation entre les facteurs climatiques et
l’environnement.
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I- DEFINITION DES CONCEPTS
1- BIODIVERSITÉ
Le concept de biodiversité est récent. En 1984, Edward O. Wilson publie
« Biological diversity » qui met en avant pour la première fois l’idée de diversité
biologique. Mais ce concept nouveau n’a vraiment pris son essor qu’avec la
signature de la Convention sur la diversité biologique lors du Sommet de la
Terre de Rio en 1992. Dans son Article 2, cette convention définit la biodiversité
comme étant la « variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris,
entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques
et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au
sein des espèces, et entre les espèces et ainsi que celle des écosystèmes ».
L’écologue Robert Barbault résume ainsi cette définition : c’est « la vie, dans ce
qu’elle a de divers ».
La biodiversité concerne donc l’ensemble des êtres vivants, les interactions qu’ils
ont entre eux et avec le milieu où ils vivent. Tous les niveaux d’organisation du
vivant sont concernés : cela va du gène à l’individu, puis à l’espèce en interaction
étroite avec les milieux où ils se trouvent et avec les espèces qui l’entourent, et en
particulier les écosystèmes. La biodiversité doit aussi être considérée à l’échelle
de l’histoire de la planète : la vie est apparue sur Terre il y a environ 3,8 milliards
d’années (lire la série d’articles sur les Origines du vivant) et l’état actuel de la
biodiversité est donc le résultat d’un très long processus évolutif.
Enfin, la pérennité des ressources biologiques et génétiques des organismes
vivants et de leurs milieux de vie sont des enjeux économiques et sociaux mais
aussi éthiques. La biodiversité relève donc aussi des Sciences de l’Homme et de
la Société, comme cela est décrit dans l’article La biodiversité n’est pas un luxe,
mais une nécessité, de Jacques Blondel.
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2- LA CLIMATOLOGIE
Le climat est l’ensemble des conditions météorologiques d’une région ou d’un
lieu. Ces grandeurs principales sont les précipitations, le vent, la température. Ce
sont des variables de surface. La variable du climat correspond aux variations de
l’état moyen, aux grands phénomènes cycliques des différentes régions ainsi que
les variations saisonnières.
La classification des climats a pour base leur caractérisation, soit du point de vue
thermique (froid, tempéré, chaud). Soit du point de vue hydrique (hyperhumide,
humide, subhumide, semi-aride, aride, hyper-aride), soit du point de vue de
l’amplitude thermique annuelle (hyperocéanique, océanique, continental,
hypercontinental).
On trouve ci-dessous classé par domaines climatiques mais la liste est non
exhaustive de ce type de climat.
➢ Climats froids : la moyenne mensuelle est inférieure à 0°C pendant trois
mois au moins où la moyenne mensuelle est inférieure à 10°C. Types dans
les limites groenlandaises, islandiennes ou polaires.
➢ Climats chauds : la température moyenne annuelle est supérieure à 20°C.
Tous les mois ont une moyenne supérieure à 18°C. Les principaux types sont
Guinéens, océanien, soudaniens, hawaïen.
➢ Climats tempérés : se situent entre les limites thermiques précédentes. Types
nombreux à grouper en 3 catégories : Climats de façade occidentale :
norvégien, breton, portugais, sibérien, parisien californien etc… Climats
continentaux : polonais, sibérien, ukrainien etc… climats de façade
orientale : chinois, japonais, missourien, acadien etc…
➢ Climats secs (arides ou semi-aride): sénégalien, saharien, syrien, péruvien,
➢ Climats d’attitude : (dégradation de type précédent) : alpin, himalayens,
mexicain, colombien, bolivien, tibétain.
Quelques définitions pour mieux comprendre le cours :
- Aride : C’est une situation qui résulte du manque d’eau ou une surface qui
manque d’humidité.
- Océanique : C’est un climat à faible température thermique comme celui des
îles.
- Continental : C’est un climat à forte amplitude thermique
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- Amplitude thermique : C’est la différence entre les valeurs maximum et
minimum d’un phénomène.
En fonction du temps, le climat est sujet à des fluctuations.
❖ Le Vent
Le vent est un mouvement d’air dans le sens horizontal. La vitesse du vent se
mesure avec un anémomètre et s’exprime en m/s ou Km/h ou en degré beaufort.
Sa direction est observée par la girouette (appareil rotatif tournant autour d’un
cercle gradué de rose des vents. La vitesse du vent réel est la résultante de trois
forces : le vent du gradient, la force géostrophique et l’effet de Coriolis. Les vents
correspondent à des transferts d’air dont la résultante est étudiée sous le nom de
circulation atmosphérique et se compose de flux permanents ou saisonniers.
Quelques définitions pour comprendre quelques vents observés à la surface de la
terre.
Le vent d’afflux impulse l’eau de surface vers les côtes. Par contre, le vent de
reflux éloigne l’eau de la côte.
Cyclone : est une dépression ou une perturbation atmosphérique mobile organisée
autour d’un centre de basse pression. Le Typhon est un cyclone tropical. La
tornade est un tourbillon de vents extrêmement violents prenant naissance à la
base d’un nuage d’orage lorsque les conditions de vents sont favorables dans les
basses atmosphères. Un orage : est une perturbation atmosphérique violente
caractérisée par des phénomènes électriques (éclairs, tonnerre), souvent
accompagnée de pluie ; de vent. L’orage menace, éclate et gronde. Le Tonnerre
est le bruit de la foudre accompagnant l’éclair. La foudre est un phénomène
naturel de décharge électrostatique de grande intensité qui se produit dans
l’atmosphère. Atmosphère : C’est la couche gazeuse qui entoure le globe
terrestre, un astre. L’atmosphère est la zone du globe terrestre la plus proche du
sol où apparaissent les nuages, la pluie…
Une tempête : est une période de vent violent de plus de 60km/h.
Un ouragan : est un vent encore plus violent de plus de 90Km/h.
Une trombe : c’est un système de vents tourbillonnants avec une ascendance
violente au centre, de faible diamètre, capable d’aspirer l’eau, les objets solides,
des végétaux. C’est une colonne d’eau qui poussée par le vent, tourbillonne.
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3- LA CONCEPTION DE L’ENVIRONNEMENT
Le terme « environnement » est fréquemment utilisé dans des situations et à des
occasions diverses. Ces variations donnent parfois à ce concept une image
complexe et vague dans la mesure où il est employé avec des sens multiples.
3-1- A la recherche d’une définition de l’environnement
Qu’est-ce que l’environnement ? La bibliographie hésite désormais à répondre,
tant l’effort de réflexion est confronté au défi de réalités aussi hétérogènes que
rapidement évolutives. Pourtant, nul ne saurait méconnaitre les enjeux liés à cette
question fondamentale pour l’humanité.
• Le contenu du terme « environnement » est donc défini dans le discours
courant, le dictionnaire et les institutions.
• L’environnement complexe et polysémique que nous évoquons est présent
dans l’opinion commune. Certes, l’environnement est devenu aujourd’hui
un objet de réflexion dont l’origine se situe dans un contexte de crise
environnementale avec l’apparition de pollutions et de nuisances et dont le
souci majeur est de préserver l’environnement. C’est un environnement en
proie aux pollutions et nuisances diverses. Mais, celui-ci, qui est hautement
médiatisé, a été depuis longtemps un maillon essentiel dans la réflexion
géographique.
• L’environnement peut se révéler comme une notion féconde, permettant
d’intégrer diverses approches. Dès lors, il est nécessaire de mettre
l’accent sur l’intérêt des géographes pour l’environnement. Il est donc
nécessaire, au préalable, de définir le contenu du terme « environnement ».
3-2- Bref historique
• Dès l’antiquité, l’homme a ressenti de façon naturelle la nécessité de se
repérer et de mieux connaître son environnement pour mieux l’apprivoiser.
Il est alors synonyme de nature et désigne l’ensemble des conditions
naturelles dans lesquelles les êtres vivants évoluent.
• Au cours de la renaissance (fin du moyen âge, XVe siècle en Italie et XVIe
siècle dans le reste de l’Europe), de nombreux intellectuels observent avec
précision la faune et la flore. Les naturalistes délaissent les récits
mythologiques et fantastiques mettant en scène leur environnement.
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• Au XIXe siècle, avec la révolution industrielle, la nature est considérée
comme un moyen de développement humain, un outil exploitable pour ses
ressources. Ainsi, à la fin du XIXe siècle, se manifeste le souci de
l’épuisement des ressources sur lesquelles reposes le développement
économique des sociétés occidentales. On ne parle pas alors
d’environnement mais de milieu en tant que milieu naturel dans lequel (les
groupes tirent la plus grande partie ou la totalité de ce qui est nécessaire à
leur survie. Les échanges des hommes et de leur environnement
s’inscrivent dans un très court rayon).
• Le terme environnement réapparait au XXème siècle de l’anglais qui
n’avait pas d’autres mots que le mot français de (milieu) pour désigner le
cadre de vie. Son usage s’intensifie dans les années 1960-1970 à un moment
où les sciences doivent répondre à la société qui veut comprendre le
fonctionnement du monde qui l’entoure.
• Vers la fin du XXe siècle, la prise de conscience de la nécessité de protéger
l’environnement devient mondiale, avec la première conférence des
Nations Unies sur l’environnement à Stockholm en juin 1972.
• En juin 1992, lors du sommet de la Terre de Rio de Janeiro,
l’environnement est défini comme un bien commun et un bien public.
Depuis les années 1990, les mentalités évoluent très rapidement pour se
rapprocher de la perception que nous avons aujourd’hui de
l’environnement. Progressivement aux côtés de la dimension naturelle
apparaissent les dimensions culturelles et sociologiques qui enrichissent
l’Environnement.
3-3- Perception du concept d’environnement dans le langage
populaire
Avant d’appréhender sur le plan environnemental le comportement de
e
certaines personnes, il est primordial d’introduire un 3 outil susceptible
d’explorer le mot « environnement » qui est celui du langage populaire. L’objectif
est de mieux comprendre la sensibilité des individus à l’égard de la préservation
de l’environnement, mais aussi leurs comportements et leurs propositions. Des
éléments complémentaires nous ont été apportés par la définition de certaines
entités du mot environnement :
❖ Pour ces acteurs : ils associent l’environnement au cadre de vie. Par
cadre de vie, nous entendons « la propriété » ; « l’endroit où l’on vit » ;
« ce qui nous entoure » ; « qualité de vie ». L’environnement ici fait partie
de ce qui nous entoure et environne.
❖ L’environnement c’est la nature mais ce mot n’est pas le même pour tout
le monde. Certains évoquent une nature « domestique » (le jardin, les
fleurs…) ; d’autres la nature « de voisinage » (les espaces verts, les
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arbres…) et les derniers la nature de « proximité » (la forêt, la rivière, la
montagne). Ils évoquent essentiellement une nature végétale exempte
d’animaux. Pour certaines personnes, le terme nature a deux connotations :
« nature naturelle » qui s’apparente à la forêt, la rivière, la montagne, la
faune, l’eau, la nappe phréatique etc. et « nature humanisée » (le jardin,
les fleurs, les arbres, etc…
❖ Par contre, certains relient l’environnement à un comportement (ne pas
jeter, protéger), à des notions civiques ; il s’agit donc d’un environnement
qui se doit d’être protégé.
❖ Pour eux, ce sont les dégradations de l’environnement : «les pollutions, les
nuisances… » mais aucun qualificatif à connotation négative apparaît
« laid » « sale ». qui dit environnement dit souvent inquiétudes
environnementales tournées vers les pollutions et qui font donc figure de
soucis pour l’environnement.
❖ Enfin pour ces derniers, ils associent l’environnement à des notions plus
globales ou à long terme comme l’avenir (héritage pour les enfants), la
dimension planétaire (la planète) et les locutions comme « couche
d’ozone » ne sont pas ignorées.
Aborder le thème sur l’environnement semble conduire à parler abstraitement
d’un univers très proche qu’est celui de la nature et du cadre de vie. Mais les
problèmes environnementaux sont rarement évoqués, cela nous montre que pour
certains, l’environnement n’est pas une préoccupation majeure dans la mesure où
les abords dramatisants ou même inquiétants de l’environnement sont peu
visibles. Cette vue d’ensemble offre un aperçu des expressions et représentations
courantes qui sont attribuées à l’environnement.
3-4- L’environnement selon les caractéristiques individuelles
L’objet de cette partie est de montrer l’effet des caractéristiques individuelles sur
les définitions de l’environnement qui varient en fonction du sexe des acteurs, de
leur âge, de leur catégorie socioprofessionnelle, de leur lieu d’habitation et de leur
situation familiale.
❖ Effectivement, si l’on retient le sexe des acteurs, la
plupart des femmes conçoivent l’environnement comme le cadre de
vie. Cette perception peut s’attacher au fait que ces dernières, en
majorité des femmes au foyer, sont plus préoccupées par leur
environnement, décrit en termes d’habitat, que les hommes : leurs
préoccupations transparaissent peu dans la mesure où ils travaillent
pour l’essentiel à l’extérieur.
❖ Si l’on associe la perception de l’environnement à la
classe d’âge, les jeunes ont un discours qui repose sur une volonté de
sauvegarder l’environnement et d’agir concrètement. Les médias ont
peut-être contribués à éveiller leur sensibilisation dans ce domaine.
A l’inverse, les moins jeunes ont une conception de l’environnement
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qui se limite le plus souvent à leur cadre de vie à savoir à la proximité
du logement.
❖ La différentiation se fait aussi en fonction de la situation
familiale. Des entités. Pour les célibataires, les personnes sans enfant,
il s’agit d’un environnement décrit en termes de « pollutions »
« nuisances » et ils évoquent également l’avenir tandis que les
couples avec enfant(s) sont plus préoccupés par leur cadre de vie.
❖ Ensuite, si l’on intègre, face à la perception de
l’environnement, la catégorie socio professionnelle (les cadres et les
professions libérales), celle-ci conduit à un autre type de réponses.
Ils expriment des aspirations les plus planétaires et les plus
« futuristes » de l’environnement. En revanche, les inactifs ont une
conception de l’environnement limitée à leur cadre de vie.
❖ Enfin, une autre différentiation s’effectue
principalement selon la localisation géographique du logement.
Ainsi, les habitants de la ville sont plus sensibles aux notions
d’avenir et de planète. Les habitants d’une zone périurbaine abordent
le plus souvent l’environnement en termes de « pollutions et de
nuisances » décrites, dans leur quotidien, par ces embouteillages
interminable lorsqu’ils se rendent sur le lieu de travail.
Cette analyse tente de démontrer qu’il existe trois approches de l’environnement
et que la conception de l’environnement, à une échelle géographique locale
demeure influencée par les caractéristiques individuelles et varie, par conséquent,
par l’appartenance sociale, à travers le niveau d’étude, le lieu d’habitation, l’âge
et le sexe. Mais, les catastrophes écologiques ou les problèmes liés à
l’environnement ne sont pas à exclure de notre société. Cette perception de
l’environnement peut-être imputable au fait que très peu de personnes ont été
sensibilisées au fragile équilibre de la biosphère à l’échelle planétaire. Les
problèmes complexes et concrets de leur environnement ne constituent pas une de
leur priorité et ils ne les engagent pas à affronter des questions aussi complexes
où interfèrent de multiples paramètres.
4- Définition de l’environnement dans les différentes sciences
Cette notion a fait depuis plus d’une vingtaine d’année, l’objet de réflexions
renforcées par la médiatisation des préoccupations environnementales en réaction
à des pollutions ponctuelles ou accidentelles et par cette conscience écologique
tournée vers une volonté de protéger la nature. Des lors, la perception de
l’environnement et son champ d’investigation se sont infiniment élargis en y
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intégrant la plupart des disciplines. Ainsi, l’approche de ce concept diffère selon
chaque discipline et chaque acteur.
• Les écologues le font par la dynamique des êtres vivants ;
• Les ingénieurs, techniciens et administratifs par des milieux physiques
distincts (eau, air, sol etc…) ;
• Les géographes par les notions d’espaces, de territoire, de paysage…
• Les sociologues au travers des mouvements sociaux ;
• Les philosophes par la morale, l’éthique ;
• Les juristes sous l’angle de la contrainte légale, des règlements etc…
Enfin, la notion d’environnement a recouvert pour les spécialistes des sciences
humaines et sociales et ceux des sciences naturelles, une signification qui ne se
superpose pas.
• En sciences humaines et sociales, l’environnement désigne le milieu social
qui entoure et qui influe sur les activités humaines ;
• En sciences naturelles, il désigne les écosystèmes naturels indépendants
des êtres humains et entourant un organisme vivant, un animal ou une
plante ;
à l’heure actuelle se dessine un certain consensus autour d’une définition plus
large : « un système organisé, dynamique et évolutif de facteurs naturels
(physiques, chimiques, biologiques) et humains (économiques, politique, sociaux,
culturels) où les organismes vivants opèrent et où les activités humaines ont lieu,
et qui ont de façon directe ou indirecte immédiatement ou à long terme, un effet
ou une influence sur ces êtres vivants ou sur les activités humaines à un moment
donné et dans une aire géographique définie ».
Les 4 grandes catégories de composantes de l’environnement se définissent de la
façon suivante :
« - L’environnement biophysique se compose des éléments naturels :
topographie, climat, qualité de l’air et de l’eau, niveaux de bruit, sols, flore, faune,
- L’environnement crée par l’homme regroupe les modifications de
l’environnement dont il est maître d’ouvrage et apportées pour satisfaire ses
besoins : les routes, les véhicules, les systèmes de transport collectif, la création
de paysages, les espaces verdures et terrains à découvert, les constructions
destinées à la production de biens et services et l’habitation (beauté, confort,
intimité).
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- L’environnement d’activité inclut l’ensemble des places
et des lieux créés par l’homme pour les activités communautaires
comme le travail, les loisirs, les rencontres : les écoles, les lieux de
travail, les lieux de loisirs, les lieux commerçants.
- L’environnement général de la communauté regroupe
l’ensemble des éléments par le biais desquels on peut envisager les
communautés comme des entités globales aptes à offrir certains
services et faisant preuve de certaines qualités : les biens (variétés,
beauté, durabilité…), les services (organisations sanitaires, structure
de loisirs, services économiques, système de communication…), la
structure de confort, la cordialité, les institutions spirituelles, le
gouvernement fonctionnalité, les degrés de protection de
l’environnement) ».
5- Environnement à différentes échelles
En outre, le concept d’« environnement » s’inscrit à plusieurs échelles :
- Le micro-environnement caractérisé à l’échelle de l’individu ou de la
cellule famille ;
- Le méso-environnement est compatible à un groupe élargi d’intérêt
commun, d’ordre culturel, social, économique ou autre.
- les problèmes plus vastes comme, par exemple, effet de serre,
s’insèrent à l’échelle « macro-environnement » car ils englobent
l’humanité.
Echelle Système de référence Exemple de projets
Micro-environnement - Un individu La construction d’un
(environnement de - Un groupe restreint échangeur
plus petites
dimensions)
- Le milieu de vie
- Le quotidien
- La résidence
- Le quartier
Meso- environnement - Un groupe élargi La création d’un
- Le milieu de vie d’intérêt commun barrage à des fins de
élargi (culturel, social, production d’énergie
- La ville économique)
- La région
- L’Etat
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Macro-environnement - La société La lutte à la
- Les conditions de - L’espèce humaine désertification
vie humaine
- Le continent
- La terre
Source : ANDRE Pierre (1999). « l’évaluation des impacts sur
l’environnement : processus, acteurs et pratiques ».
De toute évidence, l’environnement appartient à plusieurs et nous ne savons pas
avec exactitude quelle notion il recouvre. D’ailleurs, « il est tout à fait erroné,
d’affirmer bien que très généralement répandu de chercher une définition de
l’environnement, comme s’il existait un ensemble d’objet qui « serait »
l’environnement, par nature, réellement, concrètement ».
Cependant, l’objectif premier n’est pas uniquement de ressortir de façon globale
les multiples significations attribuées au mot « environnement » et qui sont issues
des dictionnaires ou des textes réglementaires, mais de rechercher une autre
perception de cette notion au travers des habitants.
II- RELATIONS ENTRE L’ENVIRONNEMENT ET LE
CLIMAT
La relation environnement- climat est duale dans la mesure où le climat influence
l’environnement à travers la variabilité climatique ou le changement climatique :
la baisse ou la rareté des précipitations.
Nous avons aussi des relations où l’environnement influence le climat par des
actions anthropiques comme la déforestation, la désertification.
Quels constats faites-vous avec l’évolution de notre société et celle du monde ?
Le champ de l’environnement a été marqué depuis une vingtaine d’années par
l’apparition de risques de forte ampleur : l’altération de la couche d’ozone. Les
craintes suscitées par l’érosion de la biodiversité aux différentes échelles du
vivant, au niveau des espèces et des écosystèmes. Ces dernières craintes tendent
à se focaliser sur les régions particulières : les régions tropicales avec l’Amazonie
pour symbole.
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Sous l’effet combiné du changement climatique, le processus de désertification
affecte d’importantes régions d’Afrique ou d’Asie. Des actions provoquent la
disparition du couvert végétal et la salinisation des sols, le désert gagne de
nombreuses régions.
Le phénomène d’effet de serre dont l’équilibre de la planète dépend de son
exposition au rayonnement solaire. Mais également, il dépend des conditions
dans lesquelles le rayonnement émis par la surface terrestre en direction de
l’atmosphère se trouve par des gaz atmosphériques. Ces gaz renvoient en direction
de la surface terrestre une partie de l’énergie absorbée. Le principal gaz est le gaz
carbonique. Les émissions de ce gaz résultent d’abord de la combustion de
composés carbonés comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Elle résulte
aussi de la libération du carbone contenu dans la végétation et les sols à l’occasion
du changement et de l’utilisation des sols comme la déforestation. Tout part pour
l’homme et pour l’homme.
Afin de limiter l’ampleur des changements climatiques, d’importantes
transformations technologiques et économiques devront être opérées à l’échelle
mondiale. La plupart des activités productrices, industrielles, agricoles, forestières
et des activités de services comme le transport, le chauffage, ou la climatisation
seront concernées.
Un défi redoutable pour l’action publique qui consiste à prendre au sérieux, ces
risques climatiques et affirmer une volonté de stabilisation des concentrations
atmosphériques des GES représentent des défis redoutables pour la capacité
d’action.
Le caractère planétaire qui impose un niveau de coordination internationale de
l’action rarement atteint et difficile à établir du fait de l’ampleur des différences
économiques et démographiques qui existent entre les pays de la planète mais
aussi les controverses et conflits sur le partage des responsabilités.
L’ampleur des incertitudes qui demeurent dans les connaissances scientifiques de
base pour appréhender la dynamique du climat et la régionalisation des
conséquences mais également pour cerner les modes de développement
technologiques et économiques. Ces incertitudes affectent directement les aspects
les plus décisifs du point de vue des politiques à engager.
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III- QUELQUES PROBLÈMES ENVIRONNEMENTAUX LIÉS
AU CLIMAT
EXO : Constituez-vous par groupe de 3 étudiants pour faire cet exercice sur
les problèmes environnementaux liés au climat et vice versa dans la ville de
Korhogo.
IV- LE DEVELOPPEMENT DURABLE :
L’ENVIRONNEMENT-CLIMAT
Le développement durable est le volet intégrateur d’un programme qui recherche
à la fois la sauvegarde de l’environnement, le bien-être de la population et le
développement. Dans la réalité, c’est au niveau du développement durable qu’est
en pris en compte la dimension humaine et la dimension environnementale. On
peut dire que le développement durable repose sur un juste équilibre entre la
population, le développement, l’exploitation des ressources et la protection de
l’environnement dans une parfaite intégration des différents ensembles.
Les problèmes de population ou de développement qui agissent négativement sur
l’environnement et inversement. La dégradation de l’environnement agit sur le
développement d’une part et d’autre part sur le bien-être de la population. Enfin
de compte, il s’agit de savoir si les besoins de la population ne portent pas atteinte
à l’environnement où l’environnement peut-il être sauvegardé sans compromettre
le développement et le bien-être de la population. Cependant, la recherche de la
complémentarité et de l’intégration doivent soutenir l’environnement et la
population.
Le développement doit soutenir la population et l’environnement et enfin,
l’environnement doit soutenir le développement et le bienêtre de la population.
Sans une bonne qualification et une valorisation de la population, il n’y a pas de
sauvegarde de l’environnement. Sans une bonne promotion de l’environnement,
on ne peut pas assurer ni le bien-être de la population, ni le développement
durable.
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L’intégration est une nécessité et une possibilité qui prend en compte les 3
dimensions de l’environnement à savoir la dimension écologique, la dimension
économique et la dimension humaine. C’est aussi prendre en compte les
considérations démographiques dans les plans d’actions environnementales et les
projets de développement.
JOURNEES CONSACREES A L’ENVIRONNEMENT
Les journées mondiales ou internationales sont souvent officialisées par
l'Organisation des Nations unies. Un nombre croissant de journées internationales
sont consacrées à des thèmes environnementaux, illustrant la place grandissante
des thématiques environnementales dans la société. On y trouve, entre autres :
20 ou 21 mars, jour de l'équinoxe : Jour de la Terre ;
22 mars : Journée mondiale de l'eau ;
22 mai : Journée internationale de la biodiversité ;
5 juin : Journée mondiale de l'environnement ;
8 juin : Journée mondiale de l'océan ;
17 juin : Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse ;
16 septembre : Journée internationale de la protection de la couche d'ozone ;
22 septembre : Journée sans voiture ;
4 octobre : Journée internationale des animaux
CONCLUSION
Cette étude nous a permis d’avoir une vue holistique sur la biodiversité,
l’environnement et le climat. L’étude met en relation ces notions fondamentales
au développement social à savoir la biodiversité, l’environnement et le climat. Ce
triptyque (biodiversité-environnement-climat) axe son développement sur les
actions anthropiques dans leurs accointances avec le climat qu’il faut diminuer les
impacts et l’environnement qu’il faut préserver, promouvoir et sauvegarder pour
les générations à venir.
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Références Bibliographiques
[Link]
RCI. 1994. Le Livre Blanc de l’Environnement de Côte d'Ivoire (Tome 1). Abidjan,
Côte d'Ivoire: ministère de l’environnement et du tourisme, Cellule de
coordination du PNAE-CI.
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