0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues1 page

Document 9

Transféré par

saloumniang09
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues1 page

Document 9

Transféré par

saloumniang09
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

aux besoins de matériaux de construction, des carrières sauvages de sable ont vu le

jourDocument [Link]
le long de la côte ouest-africaine, ce qui fragilise sensiblement le cordon littoral
et réduit le potentiel alluvionnaire de la sous-région. Enfin, des changements
d’occupation des sols dans les bassins des rivières et des fleuves perturbent le stock
sédimentaire côtier. L’érosion côtière se manifeste sur quasiment tout le littoral
sénégalais mais reste hétérogène : les degrés de sévérité diffèrent selon les causes
de l’érosion et la nature des littoraux. On estime qu’actuellement, 65 % de la côte est
touchée par l’avancée de la mer. Au-delà de la destruction d’infrastructures côtières,
la perte de territoire représente un véritable enjeu de subsistance pour les

3/5
populations touchées par le phénomène. Sur le plan agricole, les submersions
marines augmentent la salinisation des sols et des nappes phréatiques et impactent
négativement les rendements des agriculteurs. Pour les pêcheurs et les populations
vivant des produits de la mer, l’avancée de la mer détruit les espaces de mangroves,
qui jouent un rôle essentiel pour la reproduction pour plusieurs espèces de poissons
et d’oiseaux. Leur disparition participe à la baisse des ressources liées à la pêche.
1. Les moyens de lutte contre l’érosion côtière
2. Si les moyens techniques et institutionnels existent pour lutter et pour
prévenir l’érosion côtière, ceux-ci nécessitent une réponse coordonnée sur le
plan régional. Toute intervention visant à ralentir ou à stopper l’avancée de la
mer se répercute plus loin sur la côte. Au niveau technique il existe les
infrastructures « grises » qui consistent à stabiliser les littoraux (épis
d’accrétion, digues, revêtements, brise-lames et remblais) et les infrastructures
« vertes » visant à restaurer ou renforcer des milieux côtiers

4/5
dégradés (reboisement, revitalisation). En Afrique de l’Ouest, deux programmes
de gestion des littoraux sont en cours. Le premier, lancé en 2010 propose des
actions intégrées dans la gestion des littoraux au niveau régional. Un objectif
que poursuit aussi depuis 2018 la Banque mondiale avec son West Africa
Coastal Areas Program, qui appuie le renforcement de la résilience
environnementale. Bien qu’encourageantes, ces interventions restent très
fragmentées en raison d’un manque de ressources et de coordination,
notamment entre les pays côtiers ouest-africains. Au Sénégal, un projet mené
entre 2011 et 2015 a permis de constituer un système d’informations
géographiques des zones côtières, de dresser un inventaire des cadres
juridiques, institutionnels et organisationnels concernés par la gestion intégrée
des zones côtières. Financé par l’Union européenne, il a contribué à sensibiliser
les principaux acteurs locaux sur les bonnes pratiques en milieu côtier.
Plusieurs centaines d’hectares de filao et de mangroves ont été plantés sur
toute la côte sénégalaise. Au-delà des mesures institutionnelles, de
nombreuses initiatives citoyennes de reboisement

[Link] =47810b4f-d9b0-4b93-ac7a-091905610173&_SRM=0 G 33 22/11/2024 07 15


Page 1 sur 1
:
u
:
:

Vous aimerez peut-être aussi