1) Généralités sur l’IRM 1
I. Généralités sur l’IRM :
II. Comment obtient-on les signaux IRM ?
III. Comment reconstruit-on les images IRM ?
IV. Comment interprète-on les images IRM ?
V. Dangers et sécurité dans l’IRM :
VI. Imageries :
I. Généralités sur l’IRM :
L'IRM (imagerie par résonance magnétique) est une technique d'imagerie médicale (complètement non
invasive).
L'imagerie médicale → voir l'intérieur du corps humain soit avec des techniques invasives, non invasives ou
des techniques complètement non invasives.
L’IRM utilise des champs magnétiques pour exploiter la magnétisation intrinsèque des noyaux des atomes
d'hydrogène (protons).
1. Besoins en équipements :
➔ Un champ magnétique statique (1,5 à 3 Tesla)
➔ Un champ de radiofréquence (ondes radio, gamme FM)
Ce champ magnétique est très fort (30000 à 300000 fois le champ magnétique terrestre qui est de 1.10-4 à
5.10-5 Tesla)
Le niveau sûr d’exposition au champs magnétique pour le publique est < 5.10-4 Tesla
2. La cible dans le tissu (proton) :
➔ Il doit générer suffisamment de signal
➔ Il doit être abondant dans tous les types de tissus
➔ Il doit interagir avec le champ magnétique de 1,5 à 3 Tesla et le champ de radiofréquence
(bande radio)
Réalisé par Mohamed Messlohi
1) Généralités sur l’IRM 2
3. Imageries : (voir VI)
4. Récapitulatif :
II. Comment obtient-on les signaux IRM ?
Propriétés magnétiques de la matière :
Ce sont les protons qui vont être exploités dans le signal dans l'IRM.
Les protons (charges) des noyaux d'atomes sont en mouvement de rotation permanent, ce mouvement de
rotation permanent permet de mesurer le moment cinétique (J) une entité physique qui permet de
mesurer la quantité de mouvement de rotation.
Chaque proton est doté d'un moment magnétique (µ) proportionnel à son moment cinétique par une cte ɣ
appelée le rapport gyromagnétique de spin nucléaire ɣ
(gyro- = rotation), cette cte de proportionnalité est
dépendante de la nature du noyau dans lequel se trouvent
les protons
J dépend de sa masse et µ dépend de sa charge; ces 2
moments sont alignés
➔ Spins :
● Les protons tournent constamment autour d’un axe
● La charge positive attachée aux protons tourne en
mouvement de rotation, ce mouvement va générer
un moment magnétique dont on va se servir.
Courant électrique ⇔ champs magnétique
NB:
➢ Cet excès de 0,0003%/T = le nombre de protons qui
vont participer à la génération de signal : ils sont
alignés avec le champ (≈ 1021 protons “voxel
typique”)
➢ Est-ce que cet état d'équilibre pourra générer une
image (à cet instant)?
1) Généralités sur l’IRM 3
Un état d'équilibre ne peut pas générer une
image autant que c'est stable (il y a l'effet du
champs magnétique statique et le contre-effet
des moments magnétiques)
➢ Les moments magnétiques qui subissent l'effet
du champs magnétique B0 sont des moments
magnétiques qui ont moins d'énergie, ceux qui
ont plus d'énergie sont ceux qui sont capables de
vaincre l'effet du champs magnétique B0 (ils
auront un sens opposé à celui du champs
magnétique statique B0 appliqué)
➢ Le champ de radiofréquence (entamé ultérieurement dans le
cours) va donner l’énergie aux protons moins énergétiques
pour qu’ils puissent s’opposer au champ magnétique.
➔ Précession des moments magnétiques (fréquence de
Larmor) :
ω0 = γ × 𝐵0
● ɣ : constante qui caractérise chaque élément chimique
● B0 : champs magnétique statique
La précession dépend :
➢ du milieu
➢ de la nature du noyau (élément chimique)
➔ Signaux IRM - vecteurs magnétisation :
1) Généralités sur l’IRM 4
Relaxation longitudinale (relaxation en T1) Relaxation transversale (relaxation en T2)
= retour à l’état d’équilibre + libération d’énergie = B1 off = retour de M0 sur l’axe (oz)
Il y a un échange entre les spins et leur entourage Quand B1 est “off”, ces moments magnétiques ne vont plus
T1 dépend de la composition du tissu, structure et préserver la même phase → ils vont comment à se déphaser
entourage.
Perte de cohérence de phase due :
1. Interactions moléculaires
1 * 1 1
2. Inhomogénité de B0 : 𝑇2
= 𝑇2
+(𝑇 )
2
𝑖𝑛ℎ𝑜𝑚𝑜
NB : La magnétisation dans le plan (xy) et la régression de
(M0) sur l'axe (oz) sont 2 phénomènes simultanés
NB : Chaque tissu a un T1 et T2 propres à lui (des caractéristiques du tissu)
III. Comment reconstruit-on les images IRM ?
1) Généralités sur l’IRM 5
1) Généralités sur l’IRM 6
4. Reconstruction de l’image :
Pulsation de séquence :
Plan de Fourier ou espace k : (depuis internet)
Le plan de Fourier, ou espace des k, est la matrice 2D où sont stockées, sur k rangées et k colonnes, les données
brutes échantillonnées d’une image IRM en fonction de leur codage en phase et en fréquence.
Classiquement, un premier gradient de sélection de coupe GS permet de sélectionner un plan de coupe
perpendiculaire à l’axe des z. Ce plan est assimilable à une matrice 2D, que l’on va remplir ligne par ligne. Au sein de
cette matrice, un deuxième gradient Gy permet de sélectionner une rangée d’échantillons de même phase. Au sein
de cette rangée, un troisième gradient Gx permet de repérer les échantillons en fonction de leur fréquence de
précession et de les ranger en ligne. On remplit ainsi une rangée puis, en variant un peu la phase, on sélectionne la
rangée suivante, remplie à son tour selon la même méthode, jusqu’à ce que tout l’espace k soit plein.
Point important : les échantillons ainsi sélectionnés, puis rangés en lignes ne reflètent pas la disposition anatomique des voxels
(protons) contenus dans la coupe. Chaque point du plan de Fourier contient des renseignements issus de l’ensemble du
volume. Le centre du plan contient les signaux les plus intenses et gère principalement le contraste et la périphérie contient les
fréquences les plus élevées, gérant la résolution spatiale.
Puis on aura un passage de l’espace k à l’image matricielle se fait à l’aide d’opérations mathématiques.
IV. Comment interprète-on les images IRM ?
Contraste d’image en T1 Contraste d’image en T2
■ Dans cette image en T1, on remarque qu’on ne ➢ Un TE long donne une contraste T2
peut pas trouver une grande différence entre la ➢ Les tissus avec T2 long sont les plus brillants
substance grise et la substance blanche ⇒ on ne NB : la composition du tissu va affecter la durée de
pourra pas avoir des informations pertinentes. “dégénérescence” du signal
➢ Un TR court donne des images en T1
➢ Les tissus avec T1 court sont les plus brillants
La différence entre ces deux images consiste au signal avec lequel elles ont été construites, on remarque que certaines couleurs sont inversées.
1) Généralités sur l’IRM 7
Explications sur les temps de relaxations T1 et T2
Temps de relaxation T1 (relaxation longitudinale) :
En IRM, T1 est une constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation longitudinale des
protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme après qu'ils aient été excités par une
impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Après cette impulsion, la "repousse" de la magnétisation longitudinale se fait de façon exponentielle, selon
la relation :
Mz = Mzo (1-e-1/T1) où Mzo représente la valeur maximale de la magnétisation longitudinale
A t = T1 : Mz = 63% Mzo
Elle varie en fonction du champ et est d'autant plus élevée que le vecteur Bo est plus important.
➢ T1 est extrêmement long (quelques minutes) pour les solides (les os
compacts par exp) → les os compacts ne vont pas donner de signal → ils vont
apparaître en noir
➢ T1 est long pour l’eau et les “liquides pures”→ gris foncé
➢ T1 est court pour les solutions protéiniques (quelques centaines de ms)
➢ T1 est très court pour les graisses → signal élevé → apparaissent en blanc
Sur les séquences pondérées en T1, les tissus avec un T1 court donnent un signal
plus élevé.
Ce sont ces différences de T1 qui sont à l’origine du contraste de l'image.
Temps de relaxation T2 (relaxation transversale) :
En IRM, T2 est une constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation transversale des
protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme (Bo) après qu'ils aient été excités par une
impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Pendant la relaxation qui suit cette impulsion, la magnétisation transversale selon Mxy diminue rapidement,
de même que le signal de précession libre qu'elle induit.
La décroissance de ce signal se fait de façon exponentielle, suivant la relation :
Mxy = MxyO.e –t/T2 où MxyO est la valeur maximale de la magnétisation transversale
A t = T2 : Mxy = 37% Mxyo (càd T2 est le temps au bout duquel la magnétisation transversale n'a plus que
37% de sa valeur initiale et en a donc perdu 63%)
La décroissance rapide du signal de précession libre n'est pas seulement le fait du T2 tissulaire ; elle est liée
également aux inhomogénéités du champ magnétique. Pour distinguer le temps de relaxation de la
précession libre du T2 propre à chaque tissu, on désigne le premier par T2*.
Les valeurs de T2 sont plus courtes que celles de T1.
➢ T2 est extrêmement court pour les solides (os compact) qu’on ne peut même pas recueillir un
signal → ils apparaissent en noir
➢ T2 est long pour l’eau et les “liquides pures” (cependant plus courts que
leurs T1) → ils apparaissent en blanc
➢ T2 est court pour les solutions protéiniques et les graisses, qui
s'expriment en millisecondes (alors que leurs T1 s'expriment en centaines
de millisecondes).
Sur les séquences pondérées en T2, les tissus avec un T2 plus long donnent un
signal plus élevé.
Ce sont les différences de T2 qui font le contraste de l'image.
1) Généralités sur l’IRM 8
Pondération de l’image : Ordre des grandeurs des temps de relaxation T1 et T2 :
Valeurs indicatives des temps de relaxation T1 et T2
TE
Court Long T1 en ms T2 en ms
Eau 3000 3000
Substance grise 810 100
Long
Substance blanche 680 90
Foie 420 45
Densité en protons T2
TR
Graisse 240 85
Court
T1
V. Dangers et sécurité en IRM :
- Tatouages : Certains tatouages peuvent contenir des particules ferromagnétiques (qui peuvent
surchauffer à l’effet du champ magnétique) et de rares cas de brûlures cutanées ont été décrites.
Selon Shellock, la compression de la zone tatouée par un sac de glace ou des bandes permet
d'éviter ce genre d'incident.
- Piercing : Ces bijoux sont parfois constitués d'un métal conducteur et la possibilité d'un
déplacement ou/et de petites brûlures existent
- Corps intra-auriculaires et implants : Le déplacement de corps métalliques intra-oculaires peut
entraîner de graves dégâts. Dans une population à risque (décolletages par exemple).
- Claustrophobie : Si vraiment nécessaire, l'examen peut être réalisé sous sédation.
- Effet projectile (missile) :
○ Cerveau humain ; champs mesuré à la surface du crâne : 10 EXP-15T
○ Terre ; champs mesuré à la surface : 4,7 EXP-5T
VI. Imageries :
1. IRM anatomique :
● Cerveau (contraste de substance grise/blanche)
- Tumeurs
- Sclérose en plaque
- Myélinisation du cerveau pédiatrique
1) Généralités sur l’IRM 9
● Orthopédique (sans artefacts osseux)
- Colonne vertébrale (vue sagittale)
2. IRM fonctionnelle :
● Pathologies tumorales du tissu mou et osseux
1) Généralités sur l’IRM 10
● Propriétés physiques des tissus :
● IRMf - activation corticale cérébrale (activité neuronale)