Module 24
Module 24
I. Concept de mémorisation
1. Principe de la logique séquentielle :
Un circuit séquentiel fait intervenir des variables d’entrée et des dispositifs de mémoire. Un
circuit séquentiel est fait de sorte qu’il se « rappelle » sa séquence de fonctionnement. Exemple
d’un poste marche-arrêt qui commande le fonctionnement d’un moteur. Une action
momentanée sur le bouton- poussoir « arrêt » n’est pas actionné. Dans le tableau de la figure
1, on remarque que les variables d’entrée des étapes 1 et 3 ont la même valeur, mais que l’état
de la sortie est différent ; un dispositif de mémoire a maintenu le moteur en marche. Il devient
donc impossible de construire une table de Karnaugh comme en logique combinatoire et
de réaliser le circuit à l’aide de simples portes logiques.
Il existe des circuits séquentiels synchrones et asynchrones. La différence entre ces deux
catégories se situe au regard du synchronisme des actions. Un circuit asynchrone peut changer
d’état à tout moment selon les variables d’entrées. Par contre, un circuit synchrone incorpore
un signal d’horloge qui sert à enclencher les actions.
c) Signal d’horloge :
Un signal d’horloge permet de régler la cadence des circuits synchrones en coordonnant leurs
actions. L’horloge génère habituellement un train d’ondes carrées d’une durée fixe. Cette
durée s’appelle période et se mesure en secondes. La fréquence de l’onde correspond à
l’inverse de la période et se mesure en hertz(Hz).
T
T : période (seconde)
Figure 3 : Signal d’horloge
Il importe de distinguer les niveaux et les transitions d’une onde carrée. Vous connaissez déjà
le niveau BAS (état logique 0) et le niveau HAUT (état logique 1) associés aux états stables
d’une onde. Les transitions correspondent aux changements d’un état stable vers un autre. On
désigne le signal ascendant par l’expression front montant (transition positive de 0 à1) et le
signal descendant, par front descendant (transition négative de 1 à 0). On doit faire preuve de
vigilance lors du choix des composants, car les manufacturiers fabriquent des bascules
synchrones actives selon différentes conditions de l’horloge. A la section suivante, vous
étudierez les bascules, qui constituent les éléments de mémoire les plus répandus des circuits
logiques séquentiels.
La figure 4 montre les trois possibilités qui déclenchent l’entrée d’horloge CK (Clock) d’une
bascule. Il y a d’abord l’entrée d’horloge directe, qui fonctionne sur un niveau haut (figure 4
a). Seules les lettres « CK » identifient cette entrée. Il y a ensuite les composants sensibles à
un signal d’horloge dynamique (figure 4 b et c). Le petit triangle indique que l’entrée d’horloge
détecte le passage d’un front. Il s’agit d’un front descendant si le symbole inclut un petit cercle
devant l’entrée (figure 4 c).
II. Bascules
Les bascules (flips-flops) constituent les unités de mémoire les plus répandues. Elles ont la
capacité de capter une information binaire fugitive et de conserver. La bascule mémorise donc
un seul bit. La simplicité de fonctionnement des bascules et leur facilité de raccordement avec
d’autres composants logiques favorisent leur utilisation dans les circuits logiques séquentiels.
1. Description générale
La figure 5 présente le symbole général d’une bascule. Chacun des modèles de bascule possède
des entrées qui le caractérisent. Cependant, les bascules ont toutes deux sortes dont l’une est le
complément de l’autre.
𝑄 Sortie normale
Entrées FF
𝑄 Sortie complémentée
Une bascule dispose de deux états de fonctionnement, c’est-à-dire deux états stables, soit :
1) Q = 0 et 𝑄 = 1
2) Q = 1 et 𝑄 = 0
2. Bascule S-R :
semblable.
Table de vérité
S Q
S Q 𝑸
R R
𝑸
0 0 Indéterminées
Active à 0 0 1 1 0
1 0 0 1
1 1 Inchangées
Figure 6 : Bascule S-R
Sur la figure 6, les bornes d’entrée de cette unité de mémoire sont identifiées par les lettres S
(Set = mise à 1) et R (Reset = remise à 0), d’où l’appellation de bascule S-R. Notez aussi
l’absence d’une entrée d’horloge. De ce fait, cette bascule a un fonctionnement asynchrone
contrairement à toutes les autres. On l’appelle aussi mémoire binaire « latch » à défaut d’une
entrée d’un signal d’horloge.
Comme le montre la figure 7 a), la bascule S-R est habituellement construite à l’aide de deux
portes NON- ET dont les entrées et les sorties sont interconnectées. Pour facilité l’explication
du circuit.
a) b) Chronogramme
𝑆 1
Q S
& 0
1
R
0
1
Q
0
& Q
R
Figure 7 : Bascule R-S en portes NON- ET
On peut aussi réaliser une bascule S-R avec des portes NON- OU. Notez l’inversion
l’emplacement des entrées S et R. l’analyse du circuit reste toutefois la même. Par contre, la
bascule devient active au niveau HAUT, ce qui explique les entrées directes sur le symbole de
la figure 8.
Symbole équivalent
S Q Table de vérité
S R Q 𝑄
R 𝑸 0 0 Inchangées
0 1 0 1
Active à 1
1 0 1 0
1 1 Indéterminées
Application :
En modifiant le circuit initial de la bascule, il devient possible de concevoir une bascule S-R
synchrone (figure 10). Les changements de l’état logique des sorties ne surviennent qu’en
présence d’un niveau HAUT d’un signal d’horloge.
CK CK
Table de vérité
S R CK Q 𝑄
0 0 Inchangées
0 1 0 1
1 0 1 0
1 1 Indéterminées
X X 0 Inchangées
4. Bascule J-K :
Tous les modèles de bascules J-k possèdent une entrée d’horloge, ce qui les classe
nécessairement dans la catégorie des bascules synchrones. Aucune raison particulière n’est
associée à l’appellation « J » et « K » des entrées. Cependant, elles remplissent les mêmes
fonctions que les entrées S (J = mise à 1) et R (K = remise à zéro) d’une bascule S-R.
Table de vérité
Symbole
J K CK Q 𝑄
0 0 Inchangées
CK 0 1 0 1
1 0 1 0
1 1 Basculement
X X 0 Inchangées
Figure 11 : Bascule JK
Remarque : Certains fabricants conçoivent les tables de vérités avec les variables Qn et
Qn+1, dans lesquelles Qn représente l’état de la bascule avant l’arrivée du signa d’horloge
et Qn+1, l’état de la bascule après l’arrivée du signal d’horloge.
a. Entées asynchrones :
Il arrive parfois que l’on désire transmettre une commande à la bascule sans pour se préoccuper
du signal d’horloge. Pensez à la remise à zéro d’un compteur par exemple. Pour ce faire,
plusieurs modèles de bascules sont munis d’entrées commande vues jusqu’à maintenant. Voici
la description et la fonction de ces entrées :
PR
b. Applications :
La bascule J-K constitue aujourd’hui le type de bascule le plus évolué et le plus répandu, surtout
du fait qu’elle ne comporte aucun état indéfini. On la qualifie d’universelle, car il est facile de
la raccorder de manière à simuler les autre modèles de bascules. On la retrouve donc
massivement dans les compteurs, comme unité de mémoire dans les systèmes séquentiels et
dans la plupart des autres dispositifs numériques. Seul son coût plus élevé fait que les
concepteurs de circuits optent pour un autre modèle de bascule.
5. Bascule D :
La bascule D tient son nom de sa capacité d’emmagasiner une donnée (data) en accord avec le
signal d’horloge. Son fonctionnement est des plus simple, car elle enregistre directement la
valeur présente à l’entée synchrone D et la transfère à la sortie normale Q sous la commande
de l’horloge, comme en témoigne la figure 14. Le symbole équivalent vous permet de constater
qu’il est aussi possible de simuler son fonctionnement à partir d’une bascule J-K et d’un
inverseur.
Symbole
Table de vérité
D CK Q 𝑄
0 0 1
1 1 0
X H Inchangées
Equivalent
Figure 14 : Bascule D
1. Le codeur :
C'est un circuit à N entrées dont une seulement est active et qui délivre sur n sorties (en code binaire
ou autre) le numéro de l'entrée.
Exemple :
On prend comme exemple le codeur 74148 (voir figure 1). Cet élément décode 8 lignes d'entrée en
3 lignes de sortie (code binaire). Pour le montage en cascade de plusieurs éléments, la sortie EO du
premier élément est relie à l'entrée El du deuxième élément et ainsi de suite. Il n'est pas nécessaire
d'utiliser des éléments supplémentaires.
Lorsque toutes les lignes d'entrée se trouvent au niveau H, les sorties ont également le niveau H. En
état actif, tous les niveaux d'entrées et de sortie sont à l'état bas.
2. Le décodeur
Le décodage consiste à sélectionner une sortie ou un groupe de sortie en fonction d'un code
d'entrée. On dit que le code d'entrée identifie l’adresse de la sortie.
Exemple : Le CI 74138 (voir figure 2)
Ces circuits à haute performance sont des décodeurs de trois lignes en huit lignes. Ce décodeur est en
fonction seulement lorsque les entrées G2A = G2B = 0 et que G1 = 1.
Autrement les sorties du décodeur sont paralysées, peu importe le code d'entrée. Ces entrées de
validation réduisent I ‘emploi de portes externes et d'inverseurs.
La figure 4 montre le raccordement d'un afficheur ainsi que la table de vérité du décodeur. Comme
le décodeur 7447 est dote de sorties vraies au niveau BAS, les «0» présents aux sorties de la table de
vérité se traduisent par des segments allumes. De plus, I ‘anode de chacun des segments est reliée à
une borne commune connectée à l'alimentation Vcc. On décrit cet afficheur à DEL comme étant à
anode commune.
+Vcc
Code DCB
Figure 4 : Raccordement d’un afficheur à anode commune
Il existe aussi des afficheurs à DEL à cathode commune. La figure 5 montre le raccordement interne
des DEL de chacun des types d'afficheurs. Pour piloter un afficheur à cathode commune, le décodeur
doit être doté de sorties vraies au niveau HAUT, car la borne commune de l'afficheur se relie à la
masse du circuit.
Le pilotage des afficheurs à cristaux liquides (ACL ou de l’anglais LCD : (Liquid Crystal Display)
s’effectue par une méthode similaire à celle des afficheurs à DEL. Ce type
d'afficheur n'émet aucune lumière en l'absence de source lumineuse extérieure. Ce type
d'afficheur est plus adapte à la technologie CMOS. La plaque arrière d’un ACL constitue une
borne commune à tous les segments. Il se forme une sorte de condensateur entre chacun des
segments et cette plaque arrière. En raison de leur comportement capacitif, les ACL
consomment très peu d’énergie. C’est la raison pour laquelle on les emploie fréquemment dans
les dispositifs à pile tels que les appareils de mesure, les montres et les calculatrices
III. Multiplexeurs
1. Principe d'un multiplexeur
Un multiplexeur agit comme un interrupteur à pôles multiples. Il sélectionne une des entrées pour la
faire apparaitre à la sortie. C'est la raison pour laquelle on l'appelle parfois sélecteur de données.
L'aiguillage de l'entrée des données s'effectue par des lignes de sélection qui répondent à un code
binaire. La figure 7 montre un multiplexeur à huit entrées. Le code d'entrée applique sur les lignes de
sélection C B A détermine l'entrée qui sera transmise a la sortie.
La table de vérité de la figure 7 prouve la transparence d'un multiplexeur lorsqu'une entrée est
activée. Peu importe le contenu de l'entrée sélectionnée, l'information apparait intégralement à la
sortie. Dans ce cas-ci, on est en mesure de multiplexer des données binaires.
2. Affichage multiplexe
La majorité des afficheurs multiplexes fonctionnent selon le principe du temps partage (time
sharing), c'est-a-dire que tous les afficheurs sont actives séquentiellement dans le but d'économiser
de l'énergie. Grace à cette technique, un seul décodeur sert pour tous les afficheurs. Ceux-ci
s'allument un à la fois à une vitesse suffisante pour éliminer les oscillations lumineuses. Pour l'œil
humain, l'affichage parait continuellement allume, car la vitesse de commutation est habituellement
supérieure à 1 kHz.
A la figure 8 le sélecteur d'affichage détermine l'afficheur qui sera allume, tandis que le décodeur
DCB à sept segments transmet le chiffre qui sera affiche. Supposez que l'interrupteur 1 soit ferme;
le chiffre défini par le décodeur sera affiche en position 1 pour un court laps de temps. Le sélecteur
de position passera ensuite à la position suivante; le chiffre en position 1 s'éteindra pour permettre
l'alimentation du chiffre en position 2. La séquence d'alimentation se poursuivra jusqu'au dernier
chiffre puis recommencera à partir du début.
La figure 9 montre le diagramme bloc d'un circuit d'affichage multiplexe à quatre chiffres. Notez la
présence d'un seul décodeur DCB pour les quatre afficheurs. Le compteur à 2 bits sert à dicter la
séquence d'allumage pour permettre l'alimentation de chacun des afficheurs à tour de rôle. Le
chronogramme décrit précisément ce qui se passe à chacune des étapes. Le multiplexeur fournit le
contenu à afficher selon le chiffre sélectionne.
I. Identification de la fonction
La fonction comptage existe dans de nombreux systèmes dans lesquels le résultat d'un calcul
effectué : sur une série d'objets, ou sur la répétition d'un évènement. déclenche :
Un compteur est un système logique dont le mot binaire en sortie se modifie chaque fois qu'une
information est appliquée à son entrée.
Suivant qu'une nouvelle impulsion incrémente (n+1) ou décrémente (n-1) la valeur binaire du mot
de sortie, le circuit fonctionne en compteur ou en décompteur.
1. Compteur Modulo 2
Le mot binaire de sortie du compteur le plus simple n'a qu'un bit qui ne peut donc prendre que l'état
logique 0 ou 1 lorsque les impulsions à compter se succèdent sur l'entrée du compteur. Le mot de
sortie est à l'état logique 1 toutes les deux impulsions, le compteur divise par 2 le nombre des
impulsions d'entrée. Cette caractéristique de division est désignée par le modulo du compteur qui
dans ce cas est 2. La structure d'un compteur modulo 2 est une bascule :
- du type D,
- ou du type JK,
2. Compteur Modulo 2N
Un compteur modulo 2 étant constitue d'une bascule, il est possible :
II est toujours possible de réaliser un compteur dont le modulo est diffèrent de 2N. II suffit de forcer sa
réinitialisation à zéro avec le mot de sortie qui suit immédiatement la dernière impulsion comptée.
Dans ce type de structure, l’impulsion de progression du compteur est appliquée sur l'entrée
d'horloge du premier étage, les entrées d'horloge des autres bascules reçoivent le signal de sortie
de l'étage précèdent.
Les compteurs asynchrones sont les plus simples à concevoir. Toute fois, le délai de propagation
qu’ils engendrent provoque des imprécisions importantes. On évite donc leur utilisation pour la
mesure précise du temps.
Ja=Ka= 1
Jb = Kb= Qa
Jc = Kc = Qa . Qb
b. Schéma
Ja = Ka = 1.
Jb = Kb = 𝑄𝑎
Jc = Kc = 𝑄𝑎 . 𝑄𝑏
Schéma
1. Principe de fonctionnement :
Il renferme quatre bascules et un ensemble de porte logique pour créer la séquence DCB. Il possède
de plus des entées doubles de remise à zéro (R0) et de remise à neuf (R9) asynchrones.
D'autre part, comme le montre la figure 13 La bascule A n'a pas de connexion interne avec les trois
autres bascules. II faut alors raccorder les deux sections de bascules selon la fonction à réaliser.
Les diviseurs à décade par dix n'ont pas une onde de sortie symétrique. Le CI 7490 permet de corriger
cette situation.
On sait que qu'un diviseur par deux est symétrique. Il devient possible de produire cette symétrie
avec le CI 7490 en inversant simplement l'ordre de succession des bascules.
En branchant la sortie D à l'entrée de la bascule A, on inverse l'ordre du diviseur, qui effectue d'abord
la division par cinq et ensuite la division par deux. Le contenu des données binaires devient (ADCB)2
permettant ainsi au signal de la sortie A d'être symétrique.
3. Compteur MODULO-N
On réalise, des compteurs MODULO asynchrone de manière identique à celle vue précédemment. Par
contre, on fait la remise à zéro sans avoir recours à d'autres portes logiques externes en tirant profit
de la porte NON-ET à l’ intérieur du CI 7490.
Selon l'exemple du compteur MODULO-6 de la figure 15 on décode l'état intermédiaire (0110) 2 pour
connecter ce signal à l'entrée de remise à zéro asynchrone (RO) du compteur.
5. Compteur en cascade
Si l'on analyse la sequence des nombres binaires d'un compteur DCB à deux chiffres
(MODULO-100), on s'aperçoit que le chiffre des dizaines doit s'incrémenter au moment ou les unités
passent de 9 à 0. Si l'on utilise la sortie D des unités comme signal d'horloge pour le compteur des
dizaines, le chiffre des dizaines s'incrémentera au bon moment en accord avec le signal d'horloge
suivant. La figure 17 présente le branchement d'un compteur à deux chiffres.
La synthèse d’un automatisme séquentiel (séquenceur) consiste à établir des relations entre les
informations d’entrée et les dispositifs de sortie, à travers une unité de commande. Ces relations
se décomposent généralement en étapes ou en séquences selon un ordre chronologique
déterminé par les spécifications fonctionnelles (description du cycle, marche de
l’automatisme…). Des considérations technologiques (choix du matérielles, choix des sources
d’énergie, contraintes environnementales…) et opérationnelles (cadence, fiabilité,
maintenance, sécurité…) influencent aussi la réalisation d’un automatisme.
Un séquenceur effectue un parcours préétabli. En partant d’un état donné, le séquenceur réalise
différentes actions et revient à l’état de départ. Tout ce qui ce passe entre les deux états de
départ s’appelle cycle. De plus, l’état de départ constitue l’état initial. Considérez l’exemple
d’une machine à percer dont le schéma de fonctionnement apparait à la figure 1.
Position Marche
haut
Position
basse
- L’étape initiale est représentée par une boite à double carré qui indique le début de
la séquence. Elle évoque une situation particulière imposée par les conditions de
départ du cycle.
- L’étape détermine les actions réalisées à un instant donné. Elle est représentée par
une boîte contenant un numéro. On indique les actions associées à une étape à
l’intérieur d’un rectangle rattaché à la boîte par un tiret à la droite du symbole de
l’étape. A un instant donné du fonctionnement du séquenceur, une étape est soit
active, soit inactive. On peut indiquer les étapes actives à un instant bien précis en
plaçant un point sous le numéro de l’étape.
- La transition constitue le lien entre deux étapes. Elle détermine le passage de la fin
d’une étape au début d’une autre. Une transition est franchie à certaines conditions.
Ces conditions se nomment « réceptivité ». la réceptivité d’une transition s’écrit sous
la forme d’une proposition logique (fonction combinatoire) et représente l’évènement
attendu (condition) pour franchir cette transition. Les variables d’entrée de cette
fonction peuvent provenir des entrées et des sorties du système de commande, de
variables auxiliaires ou de l’état des autres étapes. On symbolise une transition par
un trait perpendiculaire à la liaison qui joint deux étapes.
- Les liaisons orientées relient les étapes entre elles. Elles indiquent les voies
d’évolution du grafcet. On symbolise les liaisons orientées par des lignes verticales
ou horizontales. Par convention, l’évolution s’effectue toujours du haut vers le bas.
On ajoute une pointe de flèche seulement lorsqu’on ne respecte pas cette convention.
symbole description
1 Etape initiale
3. Niveaux de spécifications
Lorsqu’on aborde la description d’un système séquentiel, on décrit les actions que doit
accomplir l’automatisme devant les différentes situations pouvant se présenter. Dans le cahier
des charges, les spécifications fonctionnelles définissent de manière claire et précise les
différentes fonctions, informations et commandes engagées dans le processus sans préjuger de
la technologie qui sera mise en œuvre pour les capteurs, les dispositifs de sortie et la partie
commande. La description des actions et des événements se fait donc à l’aide de termes
généraux qui permettent d’établir le grafcet de niveau 1 sous une forme littérale.
La deuxième démarche consiste à préciser la façon dont vont réellement se faire les actions, la
nature exacte et la technologie des capteurs et des dispositifs de sortie, ainsi que leurs
caractéristiques. Il s’agit de prendre en considérations spécifications d’ordre technique afin de
sélectionner le matériel le plus approprié à l’environnement de l’automatisme: source
d’énergie, température, poussière, humidité, milieu industriel, etc. D’autre part, cette démarche
doit aussi tenir compte du contexte d’exploitation de l’équipement. Le choix des composants
doit être conditionné par le bon maintien et la fiabilité du système, l’élimination des pannes
dangereuses, l’établissement des modes de marche et d’arrêt, ou toute autre spécification
opérationnelle. La sélection du matériel permet de tracer le grafcet de niveau 2 sous une forme
symbolique ou codifiée.
a) Niveau 1 b) Niveau 2
Il est préférable de respecter les normes suivantes lors de l’utilisation des symboles :
- Lettres minuscules pour les symboles des entrées (arrêt, plein , temp_bas…) ;
- Lettres majuscules pour les symboles des sorties (MOTEUR, POMPE, DEFAUT…).
Pour qu’un grafcet évolue d’une étape à une autre, il faut franchir une transition. Pour que cette
transition soit franchissable, il faut :
- Que l’étape qui précède immédiatement la transition soit active ; on dit alors que la
transition est validée ;
- Que la réceptivité associée à la transition soit VRAIE (équation logique = 1).
Lorsque ces deux conditions sont simultanément présentes, la transition est franchie.
Exemple 1
Le franchissement d'une transition entraîne I ‘activation de toutes les étapes immédiatement suivantes
et la désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes.
Exemple 2
1. Implantation du grafcet
La phase d’implantation du grafcet consiste à réaliser les circuits de l’automatisme à l’aide des
composants de la technologie choisie. Peu importe que l’on utilise une commande
pneumatique, électrique ou électronique, il es préférable de décortiquer la séquence en petites
parties autonomes et de traiter chacune d’elles de façon individuelle. En général, on peut diviser
un grafcet en trois parties distinctes :
Toutefois, il faut garder à l’esprit que chaque partie s’intègre dans un tout et que ces parties
s’influencent entre elles. Prenez l’exemple de deux vérins pneumatiques en position sortie,
l’un à rappel-ressort et l’autre à double effet. Si l’arrêt d’urgence provoque la coupure de
l’alimentation en air, ils agiront différemment, car seul le premier reprendra sa position initiale.
L’arrêt d’urgence a modifié l’état des sorties, ce qui influence l’évolution des étapes, car les
capteurs détectent une situation anormale. Il y a donc interaction entre chacun des traitements
d’un séquenceur.
a. Traitement séquentiel
Le traitement séquentiel consiste à mettre en équation les conditions d’activation de chaque
étape d’un grafcet. Ainsi, l’équation générale d’une étape comprend les quatre éléments
suivants :
f Réceptivité de la transition
g X3 = 1 si X2 f
X3 = 0 si X4
4
Le circuit électronique d’un séquenceur contient autant de bascules J-K qu’il y a d’étapes. Par
ailleurs, on raccorde les bascules de manière synchrone en reliant toutes les entrées d’horloge
à un signal commun qui oscille entre 10 Hz et 1 kHz, ce qui correspond à un temps de réaction
du système entre 1 et 100 ms. L’activation d’une étape dépend de l’étape qui précède et de
l’étape qui suit. Ainsi, l’activation de l’étape 3 relève de l’étape 2 et de l’étape 4. De ce fait, on
peut conclure qu’un grafcet linéaire doit contenir un minimum de trois étapes.
Si une séquence compte seulement deux étapes, on ajoute une séquence de synchronisation
sans lui associer d’action. De plus, la réceptivité de la transition demeure toujours VRAIE (=
1). La figure 5 montre une séquence qui contient une étape supplémentaire de synchronisation.
1 ACTION 1
2 « Synchronisation »
=1
3 ACTION 2
b) Traitement postérieur
Le traitement postérieur consiste à associer une ou plusieurs actions aux étapes actives du
grafcet. Une action peut être continue pendant toute la durée de l’étape (action
inconditionnelle) ou encore dépendre d’un événement externe (action conditionnelle ou
temporisée). La figure 6 regroupe les trois modes d’action les plus répandus.
X2
Action 2 D
continue
m
D
X3
Action 3 E si a
conditionnelle
n
a
X6
Action
temporisée 6 F
T/X6/20s
F 20s
Par ailleurs, l’activation des sorties dépend de la sorte de pré actionneurs qui alimentent les
dispositifs de puissance. Il existe des préactonneurs monostables et d’autres bistables.
c) Traitement préliminaire
Le traitement préliminaire porte sur les procédures spéciales à suivre lors de la mise en marche
et de l’arrêt d’un automatisme. Parce que chaque système doit être considéré comme un cas
particulier.
Init
dcy
- une divergence part d’un point commun et se dirige vers plusieurs points ;
- une convergence constitue le point de rencontre d plusieurs points pour aboutir à un
point commun.
1. Divergence
a. Divergence en OU
b. Divergence en ET
Une transition qui possède plusieurs étapes de sortie représente l’exécution en parallèle de
plusieurs séquences. C’une structure divergente en ET.
1. Convergence
a. Convergence en OU
b. Convergence en ET
Une transition qui possède plusieurs étapes d’entrée représente la synchronisation de plusieurs
séquences. C’est une structure convergente en ET.
Dans certains automatismes, il devient parfois nécessaire de créer un parcours pour éviter
l’activation de quelques étapes.
3. Reprise de cycle : C’est une boucle. La reprise de séquence est effectuée tant que la
condition de transition d . a est vraie.