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Revue Internationale du Chercheur

ISSN : 2726 - 5889


Volume 5 : Numéro 3

MESURE DE LA PERFORMANCE SOCIALE DES INSTITUTIONS DE


MICROFINANCE (IMF).

MEASURING THE SOCIAL PERFORMANCE OF MICROFINANCE


INSTITUTIONS (MFIs).

HASSAS Mohammed
Docteur en Sciences Economiques et Gestion
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
Université Mohamed Premier - Oujda
Laboratoire d’Economie Sociale et Solidaire et Développement Local –ESSDL

EL QAITI houssine
Doctorant
Laboratoire de Recherche LUREGOR Laboratoire Universitaire de Recherches en
Instrumentation et Gestion des Organisations

BENTAHAR Abdelrhani
Professeur
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
Université Mohamed Premier - Oujda
Laboratoire d’Economie Sociale et Solidaire et Développement Local –ESSDL

Date de soumission : 12/06/2024


Date d’acceptation : 05/08/2024
Pour citer cet article :
HASSAS. M. et al. (2024) « Mesure de la performance sociale des institutions de microfinance (IMF).
», Revue Internationale du Chercheur « Volume 5 : Numéro 3 » pp : 120 - 141

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ISSN : 2726 - 5889
Volume 5 : Numéro 3

Résumé :
La mesure de la performance des Institutions de Microfinance (IMF) est un processus
systématique essentiel pour évaluer l'efficacité de leurs actions. Cette évaluation permet de
déterminer si les IMF utilisent leurs ressources de manière optimale, génèrent des revenus
durables et apportent des bénéfices concrets aux clients ainsi qu'aux communautés qu'elles
servent. L'objectif principal est d'améliorer les pratiques des IMF tout en renforçant leur
contribution au développement socio-économique.
Cet article se concentre sur les principaux indicateurs de mesure de la performance sociale des
IMF, soulignant leur importance pour une évaluation complète de l'impact de la microfinance.
Il met en avant des aspects cruciaux tels que l'inclusion financière, la réduction de la pauvreté
et l'amélioration des conditions de vie des bénéficiaires. En intégrant ces indicateurs dans leur
évaluation, les IMF peuvent mieux mesurer leur impact et adapter leurs stratégies afin de
maximiser leur contribution à un développement durable et inclusif.
Mots clés : Performance sociale ; Indicateur ; Microfinance ; Évaluation ; Pauvreté

Abstract :
The measurement of the performance of Microfinance Institutions (MFIs) is an essential
systematic process for evaluating the effectiveness of their actions. This evaluation allows for
determining whether MFIs are using their resources optimally, generating sustainable revenue,
and providing tangible benefits to clients as well as to the communities they serve. The main
objective is to improve MFI practices while strengthening their contribution to socio-economic
development.
This article focuses on the key indicators for measuring the social performance of MFIs,
highlighting their importance for a comprehensive assessment of the impact of microfinance. It
emphasizes crucial aspects such as financial inclusion, poverty reduction, and the improvement
of beneficiaries' living conditions. By integrating these indicators into their evaluations, MFIs
can better measure their impact and adapt their strategies to maximize their contribution to
sustainable and inclusive development.

Keywords : Social performance; Indicator; Microfinance; Evaluation; Poverty.

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INTRODUCTION

L'évaluation de la performance sociale des Institutions de Microfinance (IMF) est essentielle


pour comprendre l'impact réel de leurs activités sur les populations qu'elles desservent. Alors
que les indicateurs financiers se concentrent principalement sur la rentabilité et la durabilité
économique des IMF, la performance sociale met l'accent sur les bénéfices non financiers, tels
que l'inclusion sociale, la réduction de la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des
clients. Cette approche permet de saisir l'essence même de la microfinance, qui vise non
seulement à fournir des services financiers, mais aussi à contribuer de manière significative au
bien-être des communautés.
La mesure de la performance sociale des IMF repose sur une série d'indicateurs spécifiques qui
évaluent dans quelle mesure ces institutions atteignent leurs objectifs sociaux. Parmi ces
indicateurs, on retrouve la portée des services offerts aux populations marginalisées, la
satisfaction des clients, la transparence des opérations et l'engagement des IMF envers des
pratiques éthiques et responsables.
L'adoption d'une méthodologie rigoureuse pour l'évaluation de ces indicateurs est cruciale.
Cette méthodologie inclut des enquêtes auprès des clients, des analyses qualitatives et
quantitatives, ainsi que des études de cas, permettant ainsi aux IMF de mieux comprendre leur
impact social et d'identifier les domaines nécessitant des améliorations.
En utilisant cette approche méthodologique, les IMF peuvent ajuster leurs services pour
répondre aux besoins de leurs clients tout en renforçant leur crédibilité auprès des parties
prenantes. Cela favorise un développement durable et inclusif, garantissant que les IMF ne se
contentent pas d'être rentables, mais qu'elles jouent également un rôle positif dans les
communautés qu'elles servent.
Ainsi, la question qui se pose est la suivante : Quels sont les indicateurs les plus efficaces
pour mesurer l'impact social des Institutions de Microfinance (IMF) ? Pour répondre à
cette interrogation, nous commencerons par la définition du concept de performance sociale.
Nous présenterons ensuite les deux principales approches mobilisées dans le domaine de la
microfinance, avant d’examiner en détail les indicateurs spécifiques employés pour évaluer la
performance sociale dans le contexte des IMF.

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1. Le concept de la performance sociale

La microfinance, en tant que finance « à petite échelle », a apporté une nouvelle vision de
l'entreprise en prenant en compte l'impact social de ses activités.
La performance sociale est devenue un critère d'évaluation important pour de nombreuses
institutions, en plus de la performance financière. Cependant, il existe un dualisme au sein du
secteur entre ceux qui se concentrent sur la dimension sociale et ceux qui se concentrent sur la
dimension financière.
Cette opposition découle en grande partie de la discorde sur le rôle de l'entreprise, certains
considérant que sa responsabilité sociale est primordiale, tandis que d'autres pensent que sa
vocation est seulement de produire de la richesse.
Pourtant, la nouvelle vision de l'entreprise prend en compte l'impact de ses activités sur le
bien-être de la population et la performance sociale est définie comme la réalisation effective
des objectifs sociaux d'une institution.
Ainsi, la microfinance a profondément modifié le regard financier porté sur la pauvreté en
adaptant ses services aux besoins des publics qu'elle cible et en intégrant la dimension sociale
dans la gestion des entreprises.
La performance sociale est une mesure de l'impact social d'une entreprise ou d'une
organisation. Elle vise à évaluer l'efficacité de l'entreprise dans la réalisation de ses objectifs
sociaux, tels que l'amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées, la promotion
de l'égalité des genres, la protection de l'environnement, etc.
La performance sociale ne se limite pas à la simple mesure de l'impact social d'une
entreprise, elle prend également en compte la manière dont l'entreprise gère ses activités
sociales et environnementales, ainsi que la transparence et la responsabilité de ses actions
Sociales.
La performance sociale est devenue une préoccupation majeure pour les institutions de
microfinance (IMF) car elles cherchent à mesurer leur impact sur les populations pauvres et
vulnérables qu'elles visent à aider. Selon le Collectif des acteurs français pour l'année du
microcrédit, la performance sociale englobe les intentions, les actions et les mises en œuvre
par l'IMF pour atteindre les objectifs sociaux qu'elle s'est donnée, y compris l'ensemble des
produits et services proposés depuis leur conception jusqu'à la délivrance des prestations.
(La penu ,et al., 2004) ont proposé deux approches pour apprécier La première approche
est centrée sur le client et l'impact de l'institution, tandis que la deuxième approche se concentre

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sur l'institution elle-même et l'analyse des procédures qu'elle utilise pour atteindre ses objectifs
sociaux.
Face à l'importance croissante de la performance sociale, certaines initiatives ont été
lancées pour aider les IMF à évaluer leur performance. Ces initiatives visent à élaborer des
outils permettant d'évaluer le ciblage des populations pauvres, qui est l'un des éléments clés de
la performance sociale. Par exemple, (Hatch & Zeller, 2004) ont proposé des outils pour évaluer
le ciblage des pauvres.
En 2005, le Social Performance Task Force (SPTF)(1) a été créé pour aider les IMF à
mesurer leur performance sociale. Cette initiative a été lancée conjointement par le CGAP
(Groupe consultatif sur l'assistance aux pauvres), la fondation Argidius et Ford. Le SPTF a
produit une liste d'indicateurs sociaux qui ont été intégrés dans la plateforme du MIX market,
qui est le principal acteur en matière de reporting de la microfinance.

2. Mesure de la performance sociale des IMF

La mesure de la performance sociale est plus complexe que celle de la performance


économique (Jegourel, 2008) . et elle ne fait pas l'objet d'un consensus au niveau mondial.
C’est pour cette raison que certains éléments sont volontairement enlevés pour ne pas faire
face à des difficultés pour la mesurer, nous pouvons citer la mesure de l'amélioration du niveau
de vie de la population. Ces derniers préconisent une évaluation de la performance en termes
de portée.
CGAP propose une méthode qui consiste à recueillir des informations sur le niveau de
pauvreté des bénéficiaires et l'amélioration de leur qualité de vie.
Il existe donc des indicateurs de nature qualitative et quantitative mais les indicateurs
quantitatifs permettent de faire une étude simple et plus fiable de la performance sociale des
IMF. Cela se justifie par le caractère vérifiable des données utilisées.

Historiquement, les études d'impact ont été privilégiées vers les années 1990 sous l'initiative
des acteurs publics qui cherchaient à évaluer leurs soutiens.
Ces études sont caractérisées par des limites qui amoindrissent leur portée. Elles demandent
en effet beaucoup de temps et sont pour la plupart académiques et non exploitables par les
professionnels.

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Vers les années 2000, les professionnels ont repris le flambeau pour développer à leur tour une
méthode adaptée à leurs besoins et à ceux des bailleurs de fonds.
Par la suite des limites ont été notées aussi notamment en raison de leurs coûts mais
également d'exclusion expérimentale qui est une forme de discrimination. En effet cela consiste
en l’exclusion totale de certains clients du moment où leur solvabilité n'est pas assurée.
Il convient de signaler que les acteurs du secteur préfèrent des méthodes moins coûteuses
et faciles à utiliser dans la pratique. Ces méthodes reposent sur des stratégies commerciales ou
de marketing afin d'adapter l'offre à la demande.

L'USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) a développé un


indicateur similaire appelé le Povery Assessment Tool (PAT) pour évaluer l'impact des services
de microfinance sur la population cible. Cet outil d'évaluation de la pauvreté permet d'évaluer
dans quelle mesure les IMF orientées vers des objectifs sociaux parviennent à atteindre leurs
objectifs, en tenant compte de la pérennité de leurs activités et de leur domaine d'intervention.
De plus, le CGAP. et les fondations Grameen et Ford ont introduit un indicateur intitulé
l'Indice de Progrès Hors de la Pauvreté (PPI) pour évaluer l'évolution du niveau économique de
leur clientèle au fil du temps.
Figure 1: Grille de mesure de la performance sociale développée par le CGAP, les
fondations Grameen et Ford (PPI)

Source : « La performance sociale : plus qu'une belle vitrine ? Extraits de Zoom


microfinance numéro 45, Octobre 2015, Marc Mees, SOS Faim », Techniques Financières
etDéveloppement2015/4(numéro121),p.111-115».

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Le CERISE a développé le SPI (Social Performance Indicator) qui s'intéresse aux intentions et
systèmes de gestion des IMF. Cet indicateur a été amélioré avec les actions du CERISE et du
SPTF (Social Performance Task Force).

Figure 2: Outils d’évaluation de la performance élaborée par le CERISE

Source : « La performance sociale : plus qu'une belle vitrine ? Extraits de Zoom microfinance
numéro 45, Octobre 2015, Marc Mees, SOS Faim », Techniques Financières et Développement
2015/4(numéro121), p.111-115»

De nos jours, il existe un consensus en ce qui concerne les politiques mises en place
pour évaluer la performance sociale des institutions de microfinance (IMF). Les acteurs clés
du secteur, tels que le Social Performance Task Force (SPTF) avec ses Normes Universelles
de Gestion de la Performance Sociale, le CERISE avec son outil d'audit social, et le Smart
Campaign avec ses normes de certification pour la protection des clients, convergent vers une
approche commune et robuste de la gestion de la performance sociale.
Certaines IMF utilisent les résultats des audits comptables pour élaborer des tableaux
de bord afin de suivre leurs activités.

Les agences de notation se sont également intéressées aux IMF, développant une méthode pour
évaluer leur performance sociale de manière similaire à d'autres IMF. Ces évaluations sont
réalisées par des agents indépendants et extérieurs à l'organisation.

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Selon (Labie & Urgeghe 2011) , bien que les outils de mesure de la performance puissent
être à la fois quantitatifs et qualitatifs, il est évident que la méthode qualitative est plus coûteuse,
nécessite plus de temps, et peut parfois être influencée par des événements extérieurs qui
biaisent les résultats. La littérature académique se penche principalement sur les indicateurs de
portée, tels que le nombre de femmes, comme le soulignent, Daley-Harris (2009). [4].

La littérature suggère que les indicateurs de nature quantitative sont plus appropriés pour
évaluer la performance sociale des IMF, car ils sont plus faciles à recueillir. La performance
sociale est l'un des objectifs fondamentaux des IMF, qui sont en elles-mêmes des instruments
d'inclusion visant à lutter contre la pauvreté.

Cette inclusion se mesure en termes de services offerts, de l'étendue de la portée


géographique et de la proximité avec les bénéficiaires, comme évoqué par
(Lapenu et al., 2004)et d'autres, établissant ainsi un lien entre la performance sociale et le public
cible (MIX, 2005), (Lapenu et al., 2004) ) [5]., BCEAO, (Hartarska, 2005 ).

2.1. Approche welfariste du "bien-être" versus approche institutionnaliste


Deux approches organisationnelles distinctes se distinguent dans le domaine du
microcrédit, reposant sur des méthodologies divergentes :

- La première approche met l'accent sur le bien-être social, en soulignant l’importance pour
les institutions de microfinance de demeurer fidèles à leur mission principale. Selon les
défenseurs de cette approche, les institutions de microfinance ne devraient pas chercher à
maximiser leurs bénéfices, mais plutôt à fournir des services de crédit aux plus démunis, sans
chercher à en tirer un gain financier. Cette perspective est soutenue par (Dunford, et al., 1999).
- La deuxième approche défend l’idée que les institutions de microfinance ont atteint un
certain niveau de développement, nécessitant une expansion et une consolidation de leurs
activités, ce qui les conduit à privilégier la recherche de la viabilité financière. Selon cette
approche, défendue par (Labie, et al., 2004), les institutions de microfinance doivent se
concentrer sur leur pérennité financière afin d'assurer leur capacité à fournir des services à long
terme.
Ces deux approches reflètent des perspectives divergentes concernant les objectifs et les
stratégies des institutions de microfinance dans le domaine de la microfinance. La question de
savoir si l'accent doit être mis sur le bien-être social ou sur la viabilité financière demeure un

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sujet de débat et de recherche au sein du secteur. La microfinance devient un terrain où


différentes idées se confrontent, comme illustré dans le tableau ci-dessous.

Tableau 1: L’opposition classique entre l’approche welfariste et l’approche


Institutionnaliste
Vision welfariste Vision institutionnaliste

Autosuffisance financière NON OUI


indispensable

Portée sociale Axée sur la majorité des plus Axée sur la majorité des
pauvres moins pauvres

Source : Christine, N. et Ayi, A. « L’autosuffisance des institutions de microfinance est-elle


une nécessité ? » Contributions à un débat clef de l'économie financière, Humanisme et
Entreprise,2009/2n°292,p.65-75.

2.1.1. L'approche du « bien-être»


Cette perspective, également appelée crédit dirigé, repose sur un modèle où l'octroi de
crédit est fondé sur des subventions gouvernementales ou des contributions de bailleurs de
fonds animés par un objectif social, plutôt que la recherche de profits. Les taux d'intérêt
associés à ces financements sont relativement bas par rapport aux taux du marché, ce qui a
suscité des critiques de la part des économistes libéraux, notamment (Morduch,1999). Ces
critiques soulignent que si le taux de remboursement est faible et que le volume des
subventions n'augmente pas, le nombre de bénéficiaires restera limité.
Ces programmes ont eu tendance à créer une dépendance, obligeant les bénéficiaires à
attendre que le crédit soit disponible pour y accéder. De plus, les taux de recouvrement faibles
n'ont pas favorisé une croissance significative, ce qui a entraîné l'échec de ce modèle, en en
Afrique, en particulier dans la région subsaharienne. En outre, il y a eu un décalage entre les
sources de financement et la demande croissante.
L'objectif des welfaristes est de favoriser l'auto-emploi des plus démunis, en particulier des
actifs économiquement défavorisés. L'accent est mis particulièrement sur les femmes, car même

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de légères augmentations de revenus et d'épargne chez les femmes sont considérées comme un
moyen d'améliorer leurs propres conditions de vie et celles de leurs enfants.
Cette approche se concentre sur la famille et, comme les institutionnalistes, les welfaristes
prétendent avoir un impact significatif sur la réduction de la pauvreté, même si la preuve
empirique est limitée. Des exemples notables d'institutions welfaristes sont la Grameen Bank
au Bangladesh et ses répliques dans d'autres régions du monde.
De plus, selon (Adair & Berguiga ,2010), l'approche du bien-être évalue la
performance des institutions de microfinance en fonction de critères liés à l'étendue de leurs
activités et à leur impact sur les conditions de vie des participants.
L'approche du bien-être dans la microfinance met l'accent sur la fourniture de services
financiers aux plus démunis en vue d'améliorer leur bien-être social.
Contrairement à l'approche institutionnaliste, les institutions de microfinance selon cette
perspective ne devraient pas chercher à maximiser leurs bénéfices, mais plutôt se concentrer
sur l'inclusion financière et la création d'un impact social positif. Elle insiste sur la
responsabilité sociale des IMF et leur rôle dans la réduction de la pauvreté et des inégalités
économiques.
Selon cette approche, un accès équitable aux services financiers peut contribuer à
l'autonomisation des individus et à l'amélioration de leurs conditions de vie. Les partisans de
cette approche mettent l'accent sur la mesure de l'impact social des IMF, évaluant leur capacité
à atteindre des objectifs tels que l'amélioration du revenu des emprunteurs, l'autonomisation des
femmes, l'éducation financière et le renforcement des capacités des bénéficiaires. En somme,
l'approche du bien-être dans la microfinance met l'accent sur l'impact social et l'amélioration
du bien-être des populations vulnérables en utilisant les services financiers comme un moyen
de promouvoir le développement durable et l'inclusion sociale.
2-1-2. L'approche institutionnaliste

L'approche institutionnaliste a émergé en réponse aux limites constatées dans l'approche du


bien-être. Selon les partisans de cette approche, l'augmentation de l'offre de n'est pas le coût
financier qui détermine son intérêt pour les petits exploitants, mais plutôt l'accessibilité du
crédit à une plus large portion de la population.
Cela nécessite une massification du microcrédit et la durabilité des institutions de microfinance
(Dhonte,1994).

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Les partisans de cette approche visent à établir un système financier intermédiaire offrant des
services d'épargne et de crédit de manière durable, en s'appuyant sur des bases financières
solides (taux de remboursement élevés, portefeuille de prêts de qualité, etc.) et commerciales
(performance des institutions, expansion des réseaux, etc.).
L'objectif recherché par les partisans de cette approche est de permettre aux institutions de
microfinance d'atteindre leur autosuffisance financière, ce qui élargira leur portée. Le volume
de la portée n'est pas l'objectif principal, mais la réussite institutionnelle est généralement
mesurée par les progrès réalisés par l'institution vers l'atteinte de sa viabilité financière. Les
institutionnalistes soutiennent que l'objectif central de la microfinance est d'établir un système
financier intermédiaire durable spécialement dédié aux populations défavorisées. Selon cette
approche, l'avenir de la microfinance sera dominé par de nombreuses grandes institutions à but
lucratif offrant des services financiers de haute qualité à un grand nombre de clients pauvres.
En mettant l'accent sur l'indépendance financière, les institutionnalistes recommandent
de s'abstenir de recourir à toute forme de subventions.
L'approche institutionnaliste constitue une orientation majeure en sciences sociales, mettant en
exergue le rôle central des institutions au sein de la société. Elle considère que les règles, les
normes et les pratiques qui gouvernent les interactions humaines sont fondamentales pour la
compréhension des dynamiques sociales, économiques et politiques.
Les institutions exercent une influence profonde sur les comportements des individus et des
groupes, ainsi que sur les résultats collectifs. Elles évoluent au fil du temps, façonnées des
facteurs tels que la culture, le pouvoir et les intérêts. Les institutions régissent les échanges
économiques, instaurant des incitations et des contraintes pour les acteurs.
De plus, elles jouent un rôle central dans la structuration de l'ordre social, influençant les normes
de conduite et les relations de pouvoir. L'approche institutionnaliste se penche sur les structures
institutionnelles pour expliquer les variations de performance économique et sociale. Elle
examine comment les institutions façonnent les comportements individuels et collectifs, ainsi
que comment ces comportements influent sur les résultats économiques et sociaux.
En résumé, l'approche institutionnaliste souligne l'importance cruciale des institutions dans la
société, mettant en relief l'impact des règles, des normes et des pratiques sur les résultats
économiques et sociaux. Elle offre un cadre analytique pour la compréhension des dynamiques
sociales et du changement institutionnel.
Pour atteindre leurs objectifs, les institutions de microfinance ont besoin de ressources
financières considérables. Si ces ressources dépendent des donateurs, les institutions de
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microfinance s'exposent au risque de compromettre la réalisation de leurs objectifs. En effet, le


capital requis dépasse largement ce que les donateurs internationaux peuvent fournir. De plus,
ces derniers sont imprévisibles, ce qui rend leurs contributions instables (Gonzalez-Vega,
1993). Parmi les exemples les plus connus de l'approche institutionnaliste figurent la Bank
Rakyat Indonesia (BRI) et Banco Solidarion (BancoSol) en Bolivie.
L'école institutionnaliste évalue la performance des institutions de microfinance du point de
vue de l'institution elle-même et de son efficacité, en utilisant des indicateurs de performance
financière ou des indicateurs relatifs au nombre de clients desservis et à leur taux de
remboursement. Les institutionnalistes estiment qu'il n'est pas nécessaire de mesurer la
performance en termes d'impact direct.

En résumé, l'approche de bien-être met l'accent sur l'impact social et l'amélioration du bien-être
des populations vulnérables. Tandis que l'approche institutionnelle se concentre davantage sur
la viabilité financière des institutions de microfinance. Ces deux approches représentent des
perspectives différentes sur les objectifs et les stratégies des IMF dans le domaine de la
microfinance.

2.2 Indicateurs de mesure de la performance sociale des IMF1

L'évaluation de la performance sociale des Institutions de Microfinance (IMF) revêt une


importance cruciale pour apprécier leur contribution aux objectifs sociaux et au développement
durable. Ces institutions jouent un rôle essentiel en fournissant des services financiers aux
populations à faible revenu et aux entrepreneurs économiquement actifs dans les pays en
développement. Au-delà des objectifs financiers, les IMF ont pour mission de promouvoir
l'inclusion financière, de réduire la pauvreté, de renforcer les moyens de subsistance et
d'autonomiser les individus et les communautés.

La mesure de la performance sociale des IMF vise à évaluer dans quelle mesure elles
parviennent à atteindre ces objectifs sociaux. Il est essentiel de prendre en compte les
dimensions sociales pour évaluer l'impact et la contribution des IMF à la lutte contre la pauvreté
et à la promotion du développement durable.

1
(M.HASSAS ,2024), Essai d’évaluation de la performance des ONGs : Cas de l’association de
microcrédit alkarama. Thèse de doctorat en sciences économiques et gestion. Université Med
1er.p147-155
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Les indicateurs de mesure de la performance sociale des IMF sont conçus pour évaluer
l'efficacité de leurs activités dans plusieurs domaines clés, tels que l'inclusion financière, la
réduction de la pauvreté, l'autonomisation économique des femmes, l'amélioration des
conditions de vie et la durabilité environnementale.
Explorons maintenant quelques indicateurs clés utilisés pour évaluer la performance sociale des
Institutions de Microfinance (IMF).

2.2.1. Idicateur autonomisation des femmes


L'autonomisation des femmes est un aspect crucial de la performance sociale des IMF. Elles
jouent un rôle essentiel dans la promotion de l'égalité des sexes et la création d'opportunités
économiques pour les femmes, qui font souvent face à des obstacles socio-économiques et à
des inégalités.
• Taux de participation des femmes : mesure la proportion de femmes dans le
portefeuille de clients de l'IMF, évaluant ainsi l'accessibilité des services financiers aux
femmes.

• Montant des prêts accordés aux femmes : évalue le volume des prêts attribués
spécifiquement aux femmes, mesurant l'engagement de l'IMF à soutenir les activités
économiques des femmes.

• Participation des femmes aux décisions financières : évalue la participation des


femmes aux processus décisionnels liés aux services financiers, démontrant ainsi leur
autonomie et leur capacité à influencer les décisions économiques.

• Impact sur les revenus des femmes : évalue l'effet des services financiers de l'IMF sur
les revenus des femmes emprunteuses.

• Éducation financière des femmes : Cet indicateur évalue les initiatives de l'IMF visant
à renforcer l’éducation financière des femmes emprunteuses. Il mesure leur accès à des
programmes d'éducation financière et leur capacité à prendre des décisions financières
éclairées

L'autonomisation des femmes est un indicateur clé de la performance sociale des IMF,
favorisant l'inclusion économique et contribuant à la réalisation des objectifs de développement
durable.

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2.2.2 Taux de pénétration financière

Cet indicateur mesure la proportion de la population cible ayant accès aux services financiers
fournis par l'IMF, évaluant ainsi le degré d'inclusion financière et l'accessibilité des services
aux populations défavorisées.
Un taux de pénétration financière élevé est considéré comme un signe de développement
économique et social positif, indiquant un accès accru aux services financiers essentiels. Cela
peut contribuer à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique, à la création
d'emplois, à l'autonomisation des individus et à l'amélioration de la résilience financière des
ménages.
2.2.3 Idicateur de Profil des emprunteurs

Cet indicateur évalue la diversité et l'inclusion sociale des emprunteurs de l'IMF, en mettant
particulièrement l'accent sur les femmes, les jeunes, les populations rurales et les groupes
marginalisés.
Le profil des emprunteurs est un indicateur important pour mesurer la performance sociale des
IMF, permettant d'évaluer la diversité et l'inclusion sociale des emprunteurs. Il peut être évalué
à travers différents aspects :

• Genre : évalue la proportion d'emprunteurs hommes et femmes dans le portefeuille de


clients de l'IMF.

• Âge : évalue la répartition des emprunteurs selon les groupes d'âge.

• Secteur d'activité : évalue les domaines d'activité économique dans lesquels les
emprunteurs sont engagés.

• Géographie : évalue la répartition géographique des emprunteurs, identifiant les zones


rurales et urbaines.

• Groupes marginalisés : évalue l'inclusion des groupes marginalisés tels que les
communautés autochtones, les minorités ethniques, les personnes handicapées, etc.

En évaluant le profil des emprunteurs, les IMF peuvent analyser si elles parviennent à atteindre
un large éventail de populations et à favoriser l'inclusion financière. Cela permet également
d'identifier les lacunes ou les groupes sous-représentés, orientant ainsi les actions pour
améliorer l'inclusion et répondre aux besoins spécifiques de ces populations.

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2.2.4 Indicateur de Développement local et inclusion sociale


L'indicateur de progrès local et d'inclusion sociale constitue un instrument utilisé pour évaluer
et quantifier les avancées enregistrées dans le développement d'une région, se concentrant sur
des aspects tels que la croissance économique, la réduction de la pauvreté, et la promotion de
l'inclusion sociale. Cet indicateur offre la possibilité de monitorer les performances et les
résultats des politiques, programmes, et initiatives qui visent à encourager un développement
local durable et à favoriser l'inclusion de l'ensemble des membres de la société.
L'indicateur de progrès local peut englober différents éléments, notamment :

• Croissance économique : Évaluation des performances économiques d'une région en


se basant sur des indicateurs tels que le produit intérieur brut (PIB), le revenu par
habitant, le taux de création d'emplois, et d'autres mesures de l'activité économique.

• Réduction de la pauvreté : Mesure des avancées réalisées dans la diminution de la


pauvreté et de l'extrême pauvreté au sein d'une région. Cela peut impliquer l'examen du
taux de pauvreté, du taux d'incidence de la pauvreté, de l'accès aux services de base tels
que l'éducation et les soins de santé, ainsi que de l'amélioration des conditions de vie
des populations vulnérables.

• Inclusion sociale : Évaluation du degré d'accès de tous les membres de la société aux
opportunités économiques, aux services sociaux, aux droits fondamentaux, et à la
participation politique. Cela peut inclure des indicateurs tels que l'accès à l'éducation, à
la santé, à l'emploi, à la représentation politique, à l'égalité des genres, et à la protection
des droits humains.

• Participation communautaire : Mesure du niveau de participation et d'engagement des


communautés locales dans les processus décisionnels et de développement. Cela peut
être évalué en examinant les initiatives de participation communautaire, les
organisations locales, les forums de dialogue, et les mécanismes de gouvernance
participative.

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2.2.5 Indicateur d'éducation Financière


L'indicateur d'éducation financière représente un instrument essentiel pour évaluer le niveau de
connaissances, de compétences, et de compréhension financière au sein d'une population
donnée. Il mesure la capacité des individus à prendre des décisions financières éclairées, à gérer
efficacement leurs ressources financières, et à assimiler les concepts fondamentaux liés aux
produits et services financiers.
Lors de l'élaboration d'indicateurs d'éducation financière, il est crucial de prendre en
considération les éléments suivants :

• Connaissance financière de base : Cet aspect évalue les connaissances et la


compréhension des concepts financiers fondamentaux tels que l'épargne, les budgets,
les intérêts, les taux d'emprunt, l'inflation, les risques financiers, et les concepts liés aux
investissements.

• Compréhension des produits et services financiers : Cet aspect mesure la


connaissance et la compréhension des produits et services financiers disponibles, tels
que les comptes bancaires, les prêts, les cartes de crédit, les assurances, les
investissements, et les régimes de retraite. Cela inclut également la compréhension des
coûts, des avantages, des risques, et des obligations associées à ces produits et services.

• Prise de décision financière : Cet aspect évalue la capacité des individus à prendre des
décisions financières éclairées et à évaluer les avantages, les risques, et les implications
à long terme de ces décisions. Cela englobe des aspects tels que la capacité à planifier
un budget, à évaluer différentes options de financement, à comparer les produits
financiers, et à choisir celui qui convient le mieux à leurs besoins.

• Compétences pratiques en matière financière : Cet aspect mesure la capacité des


individus à mettre en pratique leurs connaissances financières, incluant la gestion des
revenus, l'épargne régulière, le suivi des dépenses, la négociation des conditions
financières, la prévention de l'endettement excessif, et l'élaboration de stratégies
d'investissement adaptées à leurs objectifs.

2.2.6 Indicateur d'Accès aux Services de Base


Cet indicateur évalue l'impact de l'IMF sur l'amélioration de l'accès des populations
marginalisées aux services de base tels que l'éducation, la santé, l'eau potable et le logement. Il

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mesure les actions entreprises par l'IMF pour soutenir l'accès à ces services et évalue leur
influence sur les conditions de vie des clients d'accès aux services de base est un instrument
utilisé pour évaluer la disponibilité, l'accessibilité et la qualité des services essentiels dans une
région donnée.

Il évalue la capacité des individus à bénéficier de services tels que l'éducation, les soins de
santé, l'eau potable, l'assainissement, le logement et l'énergie, qui sont cruciaux pour une vie
décente et un développement humain durable.
Divers éléments clés peuvent être pris en compte dans l'indicateur d'accès aux services de base,
notamment :

• Éducation : Évaluation de l'accès à une éducation de qualité, comprenant la


disponibilité des établissements éducatifs, le taux de scolarisation, la formation des
enseignants, les ressources pédagogiques, l'équité d'accès entre les sexes et les groupes
socio-économiques, ainsi que la qualité de l'enseignement et des infrastructures
éducatives.

• Soins de santé : Mesure de l'accès aux soins de santé de base, incluant la disponibilité
des établissements de santé, l'accès aux professionnels de la santé qualifiée, la
disponibilité de médicaments essentiels, la couverture de soins de santé universelle, la
prévention des maladies et la réduction de la mortalité infantile et maternelle.

• Eau potable et assainissement : Évaluation de l'accès à l'eau potable salubre et à des


installations sanitaires adéquates, incluant la disponibilité d'un approvisionnement en
eau potable sûr, l'accès à des installations sanitaires améliorées, la gestion durable des
ressources en eau, et la sensibilisation à l'hygiène.

• Logement : Mesure de l'accès à un logement adéquat et sûr, englobant des critères tels
que l'accessibilité économique du logement, la disponibilité de logements de qualité,
l'accès aux services de base dans les zones résidentielles, la sécurité du logement, et
l'inclusion sociale dans les politiques de logement.

• Énergie : Évaluation de l'accès à une énergie fiable, abordable et durable, incluant


l'accès à l'électricité, l'utilisation de sources d'énergie renouvelables, la disponibilité

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d'un accès énergétique dans les zones rurales ou éloignées, et l'efficacité énergétique
pour réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

L'indicateur d'accès aux services de base permet d'évaluer l'état des services essentiels
dans une région, d'identifier les lacunes et les inégalités d'accès, et de guider les politiques, les
investissements, et les actions nécessaires pour améliorer l'accès, réduire les inégalités, et
promouvoir le développement humain durable. Un accès équitable et universel à ces services
de base est essentiel pour garantir une vie décente et favoriser le bien-être et le développement.

2.2.7 Indicateur Responsabilité sociale et gouvernance


Cet indicateur évalue la transparence, la responsabilité sociale, et la gouvernance
exemplaire de l'IMF. Il mesure la mise en œuvre de politiques et de pratiques visant à
promouvoir la transparence, l'éthique, la responsabilité sociale, et la participation des parties
prenantes.
Lorsqu'il s'agit d'évaluer la responsabilité sociale et la gouvernance d'une entreprise ou d'une
institution financière telle qu'une IMF, plusieurs indicateurs clés peuvent être pris en compte.
Voici quelques-uns des indicateurs fréquemment utilisés pour évaluer la responsabilité sociale
et la gouvernance :

• Gestion des risques environnementaux et sociaux :

Évaluation de l'intégration par l'IMF de la gestion des risques environnementaux et


sociaux dans ses opérations. Cela peut inclure l'adoption de politiques
environnementales, la gestion des risques liés au changement climatique, l'impact social
des activités, etc.

• Transparence et divulgation d'informations :

Mesure de la transparence et de la divulgation des informations financières,


opérationnelles, et sociales de l'IMF. Cela peut inclure la publication régulière de
rapports d'activité, de rapports financiers, de politiques internes, etc.

• Engagement des parties prenantes

Évaluation de la manière dont l'IMF interagit avec ses parties prenantes, notamment
les clients, les employés, les communautés locales, et les actionnaires. Cela peut inclure

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la consultation des parties prenantes, la mise en place de mécanismes de rétroaction, et


l'établissement de relations durables.

• Gestion éthique :

Évaluation de l'adoption par l'IMF de pratiques de gestion éthique, telles que la lutte
contre la corruption, le respect des droits de l'homme, et l'équité des pratiques de
recrutement.

• Implication communautaire :

Évaluation de l'engagement de l'IMF dans le développement de la communauté, à travers des


projets sociaux, des programmes de développement durable, des partenariats avec des
organisations locales.

• Composition et indépendance du conseil d'administration :

Évaluation de la structure et du fonctionnement du conseil d'administration de l'IMF,


mettant l'accent sur l'indépendance des membres, la diversité, l'expérience, et l'implication
dans les décisions stratégiques.

Ces indicateurs sont utilisés pour évaluer la performance d'une IMF en matière de
responsabilité sociale et de gouvernance. Toutefois, il est crucial de noter que chaque IMF peut
adopter ses propres indicateurs spécifiques en fonction de ses objectifs et de son contexte
opérationnel.

2.2.8 Indicateur Satisfaction des Clients


Cet indicateur évalue la satisfaction des clients à l'égard des services fournis par l'IMF. Il
mesure la qualité des services, la facilité d'accès, la convivialité des produits financiers, et la
résolution des problèmes des clients.
L'indicateur de satisfaction des clients des IMF peut varier en fonction de plusieurs facteurs.
Néanmoins, voici quelques indicateurs couramment utilisés pour évaluer la satisfaction des
clients des IMF :

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• Taux de rétention des clients :

Mesure de la capacité d'une IMF à fidéliser ses clients sur une période donnée. Un
taux élevé de rétention des clients est généralement considéré comme un signe de
satisfaction.

• Taux de remboursement des prêts :

Pourcentage de remboursement des prêts accordés par l'IMF. Un taux élevé de


remboursement indique que les clients sont satisfaits des services fournis par l'IMF.

• Évaluation de la qualité des services :

Utilisation d'enquêtes clients pour évaluer la satisfaction à l'égard des services


fournis. Cela peut inclure des questions sur la convivialité des produits financiers,
l'accessibilité du personnel, la clarté des conditions de prêt, etc.

• Nombre de recommandations :

La recommandation active des services de l'IMF par les clients peut être considérée
comme un indicateur de satisfaction élevée.

• Feedback et plaintes des clients :

Suivi du nombre de plaintes ou de feedbacks négatifs provenant des clients. Un faible


nombre de plaintes suggère une satisfaction globale plus élevée.

Il convient de noter que les indicateurs de mesure de la performance sociale des IMF peuvent
varier en fonction des besoins spécifiques de chaque institution et des contextes régionaux. Il
est donc important pour les IMF de choisir des indicateurs pertinents et adaptés à leurs objectifs,
tout en tenant compte des principes de transparence, de participation des parties prenantes, et
de responsabilité sociale.
En somme, ces indicateurs jouent un rôle clé dans la promotion d'une gestion responsable
et durable des IMF, en contribuant à l'amélioration continue de leurs performances sociales et
à la réalisation d'un impact positif sur les communautés et les clients qu'elles servent.

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CONCLUSION

En conclusion, évaluer la performance sociale des Institutions de Microfinance (IMF) est


essentiel pour comprendre leur impact au-delà des résultats financiers. Les indicateurs sociaux,
tels que le nombre de clients desservis, l'impact sur la réduction de la pauvreté, l'autonomisation
économique des emprunteurs et l'accès aux services financiers, permettent de mesurer la
contribution des IMF à la promotion de l'inclusion financière et à l'amélioration des conditions
de vie des clients. Ces indicateurs mettent en lumière la capacité des IMF à favoriser un
développement économique et social durable au sein des communautés qu'elles desservent.
Adopter une approche centrée sur la performance sociale aide les IMF à rester fidèles à leur
mission première de lutte contre la pauvreté et d'amélioration de la qualité de vie des
populations marginalisées. Cela implique non seulement une gestion stratégique et une
transparence dans les rapports, mais aussi une culture organisationnelle axée sur des valeurs
éthiques et un engagement fort envers les objectifs de développement durable.
En résumé, la mesure de la performance financière et sociale des IMF permet de prendre en
compte à la fois les aspects économiques et sociaux de leur activité. Cela les aide à assurer leur
viabilité financière tout en ayant un impact positif sur les bénéficiaires et les communautés. Une
évaluation complète de la performance financière et sociale permet aux IMF de prendre des
décisions éclairées, d'optimiser leurs opérations et de poursuivre leur mission de lutte contre la
pauvreté et de promotion de l'inclusion financière.
Enfin, les perspectives de la mesure de la performance sociale des IMF sont prometteuses. À
mesure que le secteur évolue, il devient essentiel d’intégrer des méthodes innovantes et des
outils numériques pour collecter et analyser des données relatives à l'impact social. L'utilisation
de technologies avancées, telles que l'intelligence artificielle et l'analyse de données, pourrait
permettre aux IMF de mieux comprendre les besoins spécifiques de leurs clients et d'adapter
leurs services en conséquence.
De plus, la collaboration entre les IMF, les gouvernements et les organisations non
gouvernementales peut renforcer l'efficacité des initiatives d'inclusion financière.
Cela permettrait d'élargir l'accès à des financements adaptés aux besoins locaux, tout en
assurant un suivi rigoureux des résultats sociaux.

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