Memoire Final
Memoire Final
Thème
Membres de jury :
Président : Mr ACHIR Mohamed. MCB. UMMTO.
Examinatrice : Mme LOUGGAR Rosa. MAA. UMMTO.
Rapporteur : Mr ABIDI Mohamed. MCB. UMMTO.
Promotion 2022/2023
REMERCIEMENT
Kenza
Liste des tableaux et figures
Liste des tableaux et figures
Introduction générale.................................................................................................. 01
Conclusion ............................................................................................................................ 54
Conclusion............................................................................................................................ 89
Introduction......................................................................................................................... 90
Section 2 : application d’une mission d’audit interne au sein de SONELGAZ ... 103
Bibliographie.
Introduction générale
Introduction générale
Introduction générale
La fonction d’audit interne, apparue lors de la crise économique de 1929 aux États-Unis,
a évolué pour devenir un outil essentiel de pilotage du système de contrôle interne. Elle assure
raisonnablement que les opérations et décisions sont sous contrôle et contribuent à la réalisation
des objectifs de l’entreprise, en se basant sur les procédures, lois et règles professionnelles. Pour
améliorer davantage cette activité, il est recommandé de renforcer la collaboration entre les
différents services, de mettre en place des formations régulières pour les auditeurs internes, et
de maintenir une approche proactive dans l’identification des risques potentiels. De plus,
l’utilisation de technologies de pointe dans l’audit peut améliorer l’efficacité et l’efficience des
processus d’audit interne. En mettant en œuvre ces recommandations, l’entreprise pourra
renforcer sa capacité à anticiper et à gérer les risques, tout en améliorant sa performance globale.
Il est essentiel que les entreprises algériennes, qu’elles soient publiques ou privées,
mettent en place une structure d’audit interne solide, en adoptant des normes, des standards et
des meilleures pratiques internationales en la matière. Cette démarche d’adoption permettra à
l’audit interne de jouer un rôle efficace dans l’établissement de bonnes pratiques de
gouvernance au sein de l’entreprise. En renforçant la transparence, la responsabilité et la
conformité aux règles établies, l’audit interne contribuera à instaurer un environnement propice
à la croissance et à la pérennité des organisations algériennes. De plus, cette démarche
favorisera la confiance des parties prenantes, telles que les investisseurs, les clients et les
partenaires, envers ces entreprises, renforçant ainsi leur position sur le marché national et
international.
1
Introduction générale
Grâce à cette position d’indépendance, l’audit interne peut fournir des évaluations objectives et
impartiales, identifiant ainsi les domaines d’amélioration et aidant l’entreprise à atteindre ses
objectifs tout en gérant efficacement les risques associés aux changements constants du monde
des affaires.
Grâce à ses rapports et à ses recommandations, l’audit interne joue un rôle essentiel dans
l’amélioration continue des processus et la prise de décisions éclairées par la direction de
SONELGAZ. En favorisant la transparence et l’efficacité opérationnelle, il contribue à
renforcer la crédibilité de l’entreprise sur le marché et à assurer sa pérennité dans un
environnement économique en constante évolution.
2
Introduction générale
➢ En quoi consiste la performance financière et comment il peut être amélioré par l’audit
interne ?
Afin de fournir des réponses éclairées, nous procéderons à la mise à l’épreuve des
hypothèses suivantes :
Hypothèses :
➢ H1 : A travers la délivrance d’une garantie sur la qualité des informations, l’audit interne
aide les dirigeants dans le processus de prise de décision afin d’améliorer la performance
de l’entité.
➢ H2 : L’efficacité du système du contrôle interne permet à l’entreprise d’atteindre ses
objectifs avec efficacité et efficience financière.
➢ H3 : L’audit interne améliore la performance financière de l’entreprise à travers la
vérification de l’application des normes, règles et lois qui assurent le bon
fonctionnement des activités financières.
En raison de son caractère global et de son importance au sein des grandes entreprises,
nous avons décidé de nous pencher plus en profondeur sur l'audit interne et son potentiel pour
améliorer la performance financière d'une entreprise. Dans cette optique, nous avons choisi ce
thème comme objet central de notre étude.
Pour mener à bien cette étude, nous avons consulté plusieurs ouvrages et sites internet
traitant de cette thématique. De plus, nous avons effectué un stage pratique d’une durée d’un
mois au sein de SONELGAZ, au cours duquel nous avons réalisé une mission d’audit du service
commercial de l’entreprise.
3
Introduction générale
➢ La structure de la recherche
Afin de répondre aux questionnements posés, notre travail sera divisé en trois (03)
chapitres. Le premier abordera l'aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle interne,
comprenant trois sections : la première portera sur l'approche théorique de l’audit interne, la
deuxième se concentrera sur le concept essentiel du contrôle interne, et la troisième démontrera
la démarche et les outils de l'audit interne.
Quant au troisième chapitre, il présentera les résultats obtenus lors du stage pratique
effectué au sein de SONELGAZ.
4
Chapitre I :
Aspect conceptuel d’audit interne et du
contrôle interne
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Introduction
L'audit interne et le contrôle interne sont deux concepts fondamentaux qui jouent un rôle
essentiel dans la gestion et le bon fonctionnement des organisations. Ils visent tous deux à
assurer la transparence, l'efficacité et la pérennité des activités au sein d'une entreprise, d'une
institution ou d'une entité.
Ce premier volet a pour objectif d’étudier la fonction d’audit interne qui est un mécanisme
important dans l’amélioration de la gouvernance d’entreprise et un outil de mesure de
performance. Nous essayerons d’aborder en premier lieu des généralités sur la fonction de
l’audit, à travers : son historique et sa définition, les types et ses objectifs adoptés par cette
fonction, principes et outilles en précisant son positionnement par apport à d’autre fonctions et
dispositions et une comparaison avec d’autres fonctions.
Puis, nous aborderons la deuxième section au contrôle interne, en étudiant : sa définition,
ses dispositifs et ses objectifs ainsi que les composants selon des organisations nationales.
En dernière section nous aborderons le cadre référentiel et la méthodologie de l’audit interne.
5
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Dans cette section, nous abordons les principaux sujets relatifs à l’audit interne,
notamment son évolution historique, ses définitions, ses différents types, principe,
caractéristiques, ainsi que ses objectifs. Nous examinerons également la comparaison entre la
fonction de l’audit interne et les fonctions voisines.
Le mot "audit" n'est apparu que sous l'Empire romain, plus spécifiquement dès le 3ème
siècle avant Jésus-Christ, où il avait un sens plus large. Le mot "audit" vient du latin "adire",
signifiant "écouter". Les Romains utilisaient ce terme pour désigner un contrôle au nom de
l'empereur sur la gestion des provinces. Ultérieurement, ce contrôle s'est développé suite aux
efforts des Anglais, élargissant ses objectifs, qui étaient principalement axés sur la détection de
fraudes, puis progressant vers la recherche d'erreurs, la publication d'opinions sur la validité des
états financiers, et enfin sur leur régularité et sincérité.2
Au XIXème siècle, les législateurs ont institué le contrôle des sociétés par des agents
externes en raison de plusieurs facteurs :
Parallèlement, l’audit interne a fait son apparition aux États-Unis après la crise de 1929.
Après la fin de la crise, les auditeurs, forts de leur expérience dans le domaine comptable, ont
acquis une position incontournable.
1
DEGOS. J.G, Origine et histoire de la comptabilité française, France, 2010, P 07.
2
La problématique de la fonction audit interne dans la gestion efficace d’une entreprise : cas des entreprises de la
wilaya de Bejaia, master2 en finance et comptabilité, université ABD RAHMAN MIRA de Bejaia, promotion
2009/2010, P 6-7.
6
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Nous avons décidé de présenter l'évolution de l'audit sous forme de tableau récapitulatif
ci-dessous :
Article 40, Journal official, 27 éme, N°2, Mercredi 13 Janvier 1988, P 22.
1
7
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Selon ALBERTO SILLERO ; « L’audit interne, en tant que contrôle, s’étend désormais
à l’ensemble des fonctions de l’entreprise. Ainsi, il englobe des audits de production, de force
de vente, de qualité, des ressources humaines, ainsi que des états comptables et financiers d’une
société. Cette approche globale de l’audit interne permet d’évaluer efficacement les différentes
facettes de l’entreprise et de contribuer à sa performance globale tout en assurant la conformité
aux normes et la gestion des risques »1.
En juin 1999, l'IIA (Institute of Internal Auditors) a défini l'audit interne de la manière
suivante : "L'audit interne est une activité indépendante et objective qui fournit à une
organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, tout en offrant des conseils
pour les améliorer et en contribuant à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à
atteindre ses objectifs en évaluant, de manière systématique et méthodique, ses processus de
management des risques, de contrôle et de gouvernance d'entreprise, et en proposant des
mesures pour renforcer son efficacité"2 .
Cette définition souligne le rôle essentiel de l'audit interne dans l'évaluation des
pratiques organisationnelles, la gestion des risques et la création de valeur au sein de
l'entreprise.
1
Alberto SILLERO, audit et révision légale, Edition Eska, année 2000, P 12.
2
Théorie pratique de l’audit interne, Éditions d’Organisation Groupe EYROLLES 61, bd Saint-Germain 75240
Paris cedex 05, Edition 2009, P 73.
3
BOUDRIGA Zied, Audit interne : « Organisation et pratique », édition collection Azurite, P 31.
8
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Cette nouvelle définition met en évidence le rôle de l’audit interne en tant que processus
d’évaluation objectif permettant de soutenir la gestion de l’entreprise en examinant ses
opérations et en évaluant les contrôles en place.
Alors L'audit interne est un processus indépendant et objectif mené au sein d'une
organisation pour évaluer et améliorer l'efficacité de ses contrôles internes, de sa gestion des
risques et de ses opérations. Il vise à fournir des recommandations pour améliorer la
performance, la transparence et la conformité aux politiques et réglementations en vigueur.
Le but de l’audit interne est clairement énoncé dans tous les documents définissant les
missions d’audit interne. Ces objectifs sont essentiels pour assurer un contrôle interne solide, et
l’audit doit vérifier leur prise en compte et leur application efficace et pertinente. Ces objectifs
permanents du contrôle interne comprennent :
9
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Dans ce contexte, l'auditeur interne aura pour mission de vérifier plusieurs aspects,
notamment :
L’audit de régularité, également connu sous le nom d’audit de conformité, vise à vérifier
la conformité aux règles internes de l’entreprise dans le premier cas, et aux dispositions légales
et réglementaires dans le second cas. Dans les deux situations, l’auditeur interne compare la
réalité avec le référentiel proposé pour évaluer le degré de régularité de l’entreprise et de ses
entités opérationnelles. En cas de déviation ou de distorsion, il analyse les causes, évalue les
conséquences et propose des solutions pour réduire l’écart entre les règles et la réalité. L’objectif
de l’audit interne est de garantir la sécurité et la conformité. 1
D’autres perspectives ont émergé par la suite, sans remettre en question la première.
L’une des approches les plus courantes consiste à examiner de près la hiérarchie jusqu’aux
niveaux inférieurs pour vérifier dans quelle mesure la politique de l’entité est comprise et mise
en pratique. Cette démarche de proximité vise à assurer la conformité entre la politique établie
et sa mise en œuvre.
Les missions sont complexes et cruciales. Elles sont généralement confiées à des
auditeurs expérimentés et confirmés, compte tenu de leur difficulté.
RENARD Jacques, « Théorie et pratique de l’audit interne », Editions d’Organisation, 2010, P 186.
1
10
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Les missions d’audit interne de type « audit d’efficacité » fournissent une vision globale
et synthétique du fonctionnement d’un ensemble d’opérations, en évaluant l’adéquation des
moyens aux objectifs, la pertinence des méthodes et procédures, ainsi que la rigueur et la qualité
des performances. Ces audits permettent également d’émettre une opinion sur la qualité des
procédures, en se concentrant non seulement sur leur application, mais aussi sur leur efficacité
et leur performance, en se référant à des normes et référentiels spécifiques.1
Il est attendu des auditeurs internes qu’ils respectent et appliquent les principes fondamentaux
suivants 3:
1.5.1. L’intégrité : L’intégrité des auditeurs internes est à la base de la confiance et
de la crédibilité accordées à leur jugement.
1.5.2. Objectivité : Les auditeurs internes montrent le plus haut degré d’objectivité
professionnelle en collectant, évaluant et communiquant les informations
relatives à l’activité ou au processus examiné. Les auditeurs internes évaluent de
manière équitable tous les éléments pertinents et ne se laissent pas influencer leur
jugement par leurs propres intérêts ou par autrui.
1.5.3. Confidentialité : Les auditeurs internes respectent la valeur et la propriété des
informations qu’ils reçoivent ; ils ne divulguent ces informations qu’avec les
autorisations requises à moins qu’une obligation légale ou professionnelle ne les
oblige à le faire.
1.5.4. Compétence : Les auditeurs internes utilisent et appliquent les connaissances,
le savoir à faire et expériences requis pour les réalisations de leurs travaux.
1
RENARD Jacques, (2013) Op. Cite, P 37.
2
Renard Jacques, théorie et pratique de l’audit interne 6eme édition d’organisation, paris, 2007, P 97.
3
BELAID Khayrallah, l’audit interne et l’approche de la dynamique de groupes, centre de publication
universitaire, Tunis 2005, P 36.
11
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
De ces quatre principaux fondamentaux ; décline douze règles de conduite résumée comme
suivantes :
▪ Accomplir honnêtement les missions ;
▪ Respecter la loi ;
▪ Ne pas prendre part à des activités illégales ;
▪ Respecter l’éthique ;
▪ Être impartial ;
▪ Ne rien accepter qui puisse compromettre le jugement ;
▪ Révéler les faits significatifs ;
▪ Protéger les informations ;
▪ Ne pas en tirer un bénéfice personnel ;
▪ Ne faire que ce qu’on peut faire ;
▪ Améliorer ses compétences ;
▪ Respecter les normes.
L'audit interne bénéficie d'une totale indépendance dans son fonctionnement. Il est
crucial qu'il soit placé sous la responsabilité directe du président de la direction générale, le plus
haut niveau hiérarchique de l'entreprise. Cette mesure vise à prévenir tout conflit d'intérêts.
Par ailleurs, les auditeurs internes doivent rester entièrement détachés des autres
départements de l'organisation afin d'assurer leur objectivité. Il leur est interdit de participer
directement aux opérations qu'ils évaluent et de contrôler les individus évalués. Ces principes
sont en accord avec les directives de la norme 1100, qui souligne l'importance de l'indépendance
de l'audit interne et de la nécessité pour les auditeurs internes d'accomplir leur travail de manière
impartiale.
1
Bouras Boukhalfa, Skander Naim, mémoire de fin d’étude « la contribution de l’audit interne à la performance
d’entreprise cas BATICOMPO » Bni Mensour, Bejaia, 2015, P 12.
12
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
scrupuleusement les normes énoncées, permettant ainsi aux auditeurs internes de remplir leur
rôle de manière équitable et impartiale.
L’audit interne joue un rôle crucial en tant qu’aide au management de l’entreprise. Son
objectif est d’améliorer le fonctionnement global de l’entité en optimisant ses processus et en
encourageant un contrôle efficace tout en maintenant des coûts raisonnables. Pour ce faire, les
auditeurs internes mènent des évaluations approfondies et des enquêtes pour identifier les forces
et les faiblesses de l’organisation.
Grâce à leurs analyses minutieuses, les auditeurs internes sont en mesure de formuler
des recommandations précises et des informations critiques. Ces éléments fournissent aux
dirigeants et aux responsables des données essentielles pour prendre des décisions éclairées et
stratégiques, en visant à améliorer la performance et la gestion globale de l’entreprise.
Grâce à leurs évaluations approfondies, ils sont en mesure de repérer les points faibles
et les risques potentiels, permettant ainsi à la direction de prendre des mesures correctives et
préventives adaptées. En détectant les dysfonctionnements éventuels, l’audit interne contribue
à améliorer les pratiques et à renforcer la résilience de l’entreprise face aux défis et aux
changements du marché.
13
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
L’analyse critique des procédures est également un aspect crucial de l’audit interne. Les
auditeurs examinent les processus en place pour s’assurer de leur pertinence, de leur efficacité
et de leur conformité aux normes et aux réglementations en vigueur. Cette évaluation rigoureuse
permet d’identifier les pistes d’optimisation et d’identifier les meilleures pratiques à suivre.
L’audit interne, lorsqu’il est placé au niveau de la direction générale, occupe une
position privilégiée au sein de l’organisation. Il dispose ainsi de la visibilité nécessaire pour
évaluer de manière indépendante le système de contrôle interne de l’entreprise. Cela permet de
garantir que les processus opérationnels sont adéquats et efficaces, contribuant ainsi à l’atteinte
des objectifs de l’organisation.1
Cette proximité avec la direction générale lui confère également le pouvoir d’influencer
les décisions stratégiques et d’apporter des conseils précieux pour améliorer la performance de
l’organisation. Cependant, il est essentiel que l’audit interne maintienne son indépendance et
son objectivité, afin de remplir pleinement son rôle de garant de la transparence et de la
responsabilité au sein de l’entreprise.
En étant positionné au niveau de la direction générale, l’audit interne peut jouer un rôle
essentiel en contribuant à la gestion efficace des risques et à l’atteinte des objectifs de
l’organisation, tout en maintenant une indépendance et une objectivité indispensables pour son
efficacité.
1
KURT F. REDING, PAUL J. SOBEL, URTON I. ANDERSON, MICHAEL J. HEAD, SRIDHAR
RAMAMOORTI, MARK SALAMASICK, CRIS RIDDLE, Manuel d’audit interne, Edition groupe
EYROLLES, 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05, copy right 2015, P 401.
14
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Source : Lionel Collins, Gérard Vallin Audit & contrôle interne, aspects financiers, opérationnels et
stratégiques - Editions DALLOZ 2010 p86
Il existe deux catégories d'outils d'audit interne, qui ne sont pas utilisés de manière
équivalente. L'auditeur sélectionne les outils en fonction de son jugement et de l'objectif
spécifique de l'audit. Il détermine ainsi l'étendue des travaux à entreprendre et supervise
l'utilisation des outils les mieux adaptés à chaque situation.
Ces deux types d'outils d'audit interne sont les outils d'interrogation et les outils de
description. L'auditeur peut choisir les outils en fonction de leur pertinence pour atteindre les
objectifs fixés.
Les outils utilisés par l'auditeur ne sont pas appliqués de manière systématique, car leur
sélection dépend du contexte et des besoins spécifiques de l'audit. De plus, ces outils ne sont
pas exclusivement réservés à l'audit interne, d'autres professionnels tels que les auditeurs
externes, les consultants, les informaticiens, etc., peuvent également les utiliser dans leurs
pratiques.1
Il est courant que plusieurs outils soient utilisés simultanément lors d'une même mission
d'audit interne, car chaque outil apporte un éclairage complémentaire à l'analyse. Cette
approche garantit une évaluation approfondie et nuancée des processus et des contrôles de
l'organisation auditée.
1
Jacques RENARD, « Théorie et pratique du l’audit interne »,7eme Édition, Éditions d’Organisation Groupe
Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris cedex 05, Paris, 2009 P-329.
15
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Les outils d’interrogation regroupent différentes méthodes, telles que les interviews, les
sondages statistiques, les outils informatiques et les questionnaires de contrôle interne, qui sont
utilisées lors des audits internes pour obtenir des informations et des données pertinentes. Ces
méthodes permettent de recueillir des témoignages, des avis et des réponses à des questions
spécifiques, offrant ainsi un éclairage approfondi sur les processus, les procédures et les
contrôles en place au sein de l’entreprise auditée.
L'entretien constitue un outil essentiel dans le processus d'audit, car il vise à recueillir
des informations en posant des questions spécifiques à l'audité. Il diffère d'une simple
conversation ou d'un interrogatoire, car l'auditeur n'est pas un journaliste en quête d'interviews,
mais plutôt un professionnel qui écoute attentivement pour atteindre les objectifs fixés par
l'audit, c'est-à-dire obtenir des informations pertinentes.
1
Jacques Renard, op cité, P 336-337-338.
16
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
3ème règle : Toutes les difficultés, les points fiables et même les erreurs et les anomalies
doivent être citées en même temps, en rappelant le résultat de ses toutes dernières
investigations.
4ème règle : Les conclusions de l’interview résumées avec l’interlocuteur doivent recueillir
son adhésion avec d’être communiquées et les résultats d’une interview ne doivent pas être
communiquées alors que l’intéressé ou l’audit n’a pas encore donné son avis sur les
conclusions.
5ème règle : on doit garder de toute question ayant un caractère subjectif et mettant en cause
les réponses.
6ème règle : L’auditeur interne doit savoir écouter. L’auditeur doit éviter d’être celui qui
parle plus qu’il n’écoute.
7ème règle : L’auditeur dans sa mission doit réaliser une interview et considérer son audité
comme un égal dans la conduite du dialogue.
Olivier LEMANT décrit le sondage statistique comme une technique qui permet, à partir
d'un échantillon prélevé aléatoirement dans une population de référence, de généraliser les
observations effectuées sur l'échantillon à toute la population, avec une certitude spécifiée et
une précision souhaitée. Dans le domaine de l'audit, cette méthode est fréquemment utilisée
pour formuler des opinions ou recommander des mesures concernant un ensemble de données
en examinant un échantillon représentatif de cette population.
Grâce aux sondages statistiques, les auditeurs sont en mesure de réaliser des évaluations
fiables et significatives, même avec des populations volumineuses, en se concentrant sur un
échantillon représentatif qui permet d'obtenir des conclusions et des recommandations valables
pour l'ensemble des données auditées.
17
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
L’auditeur peut effectuer différents types de sondages dans le cadre de ses missions
d’audit :1
➢ Les sondages de dépistages : Ces sondages sont réalisés lorsque l’auditeur recherche
des erreurs sur factures, des inexactitudes dans la paie, des omissions dans la qualité de
fabrication, et autres dysfonctionnements potentiels. Ils servent de tests pour détecter
des problèmes éventuels et sont essentiels pour identifier des anomalies.
➢ Les sondages pour acceptation : Ces sondages ont un rôle mixte. Ils peuvent être
utilisés lorsque l’auditeur n’a aucune information préalable pour répondre à une
question spécifique ou lorsqu’il a déjà identifié un dysfonctionnement. Dans ce dernier
cas, ils servent à estimer l’ampleur du problème ou de l’erreur découverte.
➢ Les sondages pour estimation des attributs : Ces sondages sont purement informatifs
et recueillent un grand nombre d’informations. L’auditeur les utilise lorsque l’objectif
est d’obtenir une vue d’ensemble sur un sujet particulier.
En utilisant ces différents types de sondages, l’auditeur est en mesure de mener une
évaluation approfondie et précise lors de ses audits, permettant ainsi de recueillir des données
fiables et pertinentes pour prendre des décisions éclairées.
On peut définir trois catégories d'outils informatiques utilisés dans le cadre de l'audit
interne :
➢ Les outils de travail de l'auditeur : Cela inclut les logiciels de traitement de texte, les
tableurs et les logiciels graphiques qui facilitent la rédaction de rapports, l'analyse de
données et la création de graphiques pour présenter les résultats.
➢ Les outils de réalisation des missions : Ces outils permettent à l'auditeur d'établir et
de suivre le déroulement de son questionnaire de contrôle interne (QCI) ou de formaliser
1
Jacques RENARD, « Théorie et pratique du l’audit interne »,7eme Édition, Éditions d’Organisation Groupe
Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris cedex 05, Paris, 2009, P 334-335.
2
CHEKNOUN Meriem, Thèse doctorat LMD, « le rôle de l’audit interne dans le pilotage et la performance du
système contrôle interne : cas d’un échantillon d’entreprises algériennes », Tlemcen, 2013, P 102-103.
18
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
le FRAP (Formulaire de Recueil des Audits et Plans d'actions). Ils facilitent la collecte
et l'organisation des informations essentielles tout au long de la mission.
➢ Les outils de gestion du service d'audit interne : Ces logiciels peuvent être utilisés
pour élaborer et suivre la réalisation des plans d'audit, ou pour surveiller les heures de
travail des auditeurs. Ils contribuent à une gestion efficace du service d'audit interne en
assurant un suivi rigoureux des activités et des ressources.
Les outils informatiques jouent un rôle clé dans l'optimisation du travail de l'auditeur,
en améliorant la productivité, la précision des analyses et la gestion globale des activités d'audit
interne.
• Le questionnaire d’audit
1
KHELASSI Redha, « L’audit interne : audit opérationnel : techniques, méthodologie, contrôle interne », 2éme
Editions Houma, Alger, 2007, P 37.
19
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
En suivant cette méthodologie, l’auditeur peut s’assurer que le questionnaire couvre tous
les points essentiels à évaluer sur le terrain, permettant ainsi une analyse complète et
approfondie du contrôle interne de l’entreprise.
1
DR. KHELASSI Réda « les applications de l’audit interne » Houma éditions, Alger p 132.
20
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Les outils de description jouent un rôle essentiel en aidant l'auditeur à acquérir une
meilleure compréhension des particularités des situations qu'il rencontre. Parmi ces outils de
description, on peut distinguer les suivants :
La grille d'analyse des tâches offre une vision synthétique et claire de la répartition des
tâches à un moment donné. Cet outil permet d'obtenir une photographie précise de la répartition
des tâches, et il peut également être utilisé pour analyser la charge de travail de chaque personne
en identifiant les tâches élémentaires et les opérateurs impliqués. Pour cela, il est important que
les tâches aient été quantifiées au préalable pour une évaluation précise.
Le diagramme de circulation, également appelé « flow chart », est un outil qui suit des
normes pour représenter graphiquement un circuit d’informations ou une procédure. Il permet
de visualiser de manière claire et organisée la circulation des documents entre les différentes
fonctions et centres de responsabilité au sein de l’organisation.
a) Les avantages :
C’est un document facile à lire et à comprendre. Chaque opération à un symbole
déférent, par exemple : Création de document, archivage…etc. Concernant la circulation
des documents elle est indiquée par des flèches.
➢ Où arrivent-ils ?
b) Les inconvénients :
L’utilisation de ce document nécessite des méthodes et des techniques difficiles à
utiliser, pour cela, l’auditeur interne doit les pratiquer souvent pour bien les maitriser.
L’utilisation du diagramme de circulation exige des formations pratiques continues. Mais avec
1
Jacques RENARD, op cité, 2010, P 351-352-353-354-355-356-357.
21
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
les nouveaux logiciels relatifs au diagramme de circulation existant dans le marché, on peut
dire que ces difficultés ont diminué.
[Link]. Narration
➢ La narration par l’audité est une narration orale qui offre une grande richesse
d’informations. Cet outil permet à l’auditeur d’adopter une approche passive en
écoutant attentivement et en prenant des notes.
➢ La narration par l’auditeur est une narration écrite qui organise les idées et les
connaissances de manière logique. Elle est conçue pour faciliter la lecture par des tiers.
Ces deux types de narrations sont utilisés en audit interne et jouent un rôle crucial dans
la collecte et la communication des informations essentielles relatives aux missions d’audit.
22
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Ces deux approches d’observation sont utilisées en audit pour recueillir des données
fiables et pertinentes sur l’état des biens ou des processus évalués.
1
COHEN E, « Dictionnaire de gestion », Édition la Découverte, Paris, 2001, p83.
23
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
- Pour assurer leur indépendance, les deux fonctions sont placées hiérarchiquement au
plus haut niveau de l'entreprise.
- Au cours de leur évolution historique, ces deux fonctions ont suivi une trajectoire
comparable, passant d'un rôle simple et marginal (contrôle de régularité pour l'un et analyse des
coûts pour l'autre) à devenir des pôles essentiels de l'entreprise, jouant un rôle actif dans son
optimisation.
24
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
La relation entre l’audit interne et l’audit externe est essentielle pour garantir une
évaluation complète et rigoureuse de l’entreprise. L’audit interne, en tant que fonction interne
indépendante, examine régulièrement les activités de l’entreprise pour identifier les risques et
les améliorations potentielles.
De son côté, l’audit externe est réalisé par un cabinet externe et vise à fournir une
opinion objective sur la fiabilité des états financiers et la conformité aux normes comptables.
Ces deux types d’audit collaborent souvent pour partager des informations pertinentes et assurer
une couverture globale des risques et des processus d’entreprise. La coopération entre l’audit
interne et l’audit externe renforce la transparence, la gouvernance et la gestion des risques, ce
qui contribue à une prise de décision éclairée et à la confiance des parties prenantes dans
l’entreprise.
25
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Les confusions sont ici nombreuses et les distinctions plus subtiles car comme l’auditeur
interne, l’inspecteur est membre à part entière du personnel de l’entreprise. Ces confusions sont
aggravées par la pratique et le vocabulaire : on trouve bien évidemment des inspecteurs qui font
de l’inspection mais on trouve également des « inspecteurs » qui, en fait, font de l’audit interne,
et on trouve aussi – last but not least – des inspecteurs qui font de l’inspection et de l’audit
interne.1
Les différences entre l’audit interne et l’inspection sont illustrées dans le tableau N°04
suivant :
1
RENARD J, (2009), Op. Cité. P 91.
26
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
27
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Le contrôle interne et l’audit interne sont parfois confondus, mais ils sont en réalité
différents. L’audit interne est un service spécifique au sein de l’entreprise, tandis que le contrôle
interne ne correspond ni à un service ni à une fonction, mais à des éléments d’organisation
présents dans tous les services de l’entreprise. Dans cette section, nous nous concentrons
principalement sur la présentation de la notion du contrôle interne.
1
Mémento pratique Francis Lefebvre, « Audit et commissariat aux comptes », Edition Francis Lefebvre. Paris,
2010, page 530.
2
Stéphanie Thiery-Dubuisson, « L’audit, Editions La Découverte », Paris. 2004, page 53
28
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
→ L’amélioration de la performance
29
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Assurer la protection des actifs de l'entreprise implique un concept large selon la CNCC.
Cela englobe non seulement la "conservation physique des biens" (comme le gardiennage, la
protection matérielle et le suivi des actifs) mais également les risques liés à l'environnement
naturel (comme les séismes, les inondations) ainsi que les risques provenant de l'environnement
humain (tels que les tiers, les employés et les dirigeants), incluant les risques d'erreur, de
négligence ou de fraude.
Pour établir un contrôle interne efficace au sein de l’entreprise, six dispositifs doivent
être mis en place :1
[Link].Une stratégie
Mise en place de moyens adaptés aux objectifs : moyens humains, moyens financiers.
[Link].Des objectifs
Les orientations générales, les priorités et les objectifs d’une entreprise sont définis pour
guider sa mission. Ces objectifs doivent être à la fois qualitatifs et/ou quantitatifs et alignés sur
la réalisation de la mission globale de l’entreprise.
Pour permettre leur mise en œuvre efficace, ces objectifs doivent être décomposés en
sous-objectifs spécifiques pour les responsables opérationnels. De plus, ils doivent être
mesurables à l’aide d’indicateurs pertinents, permettant d’évaluer les progrès réalisés vers leur
réalisation.
KHELASSI Réda. Les applications de l’audit interne. Alger : Éditions Houma, 2010, P 74-75.
1
30
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
[Link].L’organisation
Une organisation efficace doit être conçue en prenant en compte les besoins des
individus tout en restant objective et adaptée à la culture, à l’environnement et aux missions de
l’entreprise.
Les quatre éléments essentiels pour une organisation de qualité sont les suivants :
Pour garantir une gestion efficace, des méthodes et des procédures de travail doivent
être établies. Elles doivent couvrir toutes les activités et processus de l'entreprise, être
consignées par écrit, faciles à comprendre, régulièrement mises à jour et bien connues de tous
les utilisateurs. Cette approche assure une cohérence opérationnelle, facilite la communication
interne et contribue à l'optimisation des performances globales de l'organisation.
[Link].La supervision
Dans le cadre d'un audit interne, il est essentiel de décrire par écrit le dispositif de
contrôle interne et de vérifier sa conformité avec la réalité sur le terrain, en comparant les
procédures de travail écrites avec les procédures pratiques. En cas de divergence, des risques
31
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
inhérents peuvent exister. Ainsi, une analyse rigoureuse de la mise en œuvre des procédures
permet de détecter d'éventuels écarts et de prendre des mesures correctives pour renforcer le
contrôle interne et prévenir les risques potentiels.
Dans ce qui suit, nous aborderons les cinq composantes du contrôle interne selon la
nomenclature du référentiel COSO 1 (1992) mise à jour en 2013.1
L’environnement du contrôle ;
L’information et la communication ;
1
Price Waterhouse, IFACI, « La pratique du Contrôle Interne ». Paris, édition d'organisation, (2004), P 41-42.
32
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
1
Eustache Ebondo WAMANDZILA : La gouvernance de l’entreprise, une approche par l’audit et le contrôle
interne, éditions l’Harmattan, 2005, p 195.
33
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
conformité des activités et assure l'intégrité du personnel. Cela se traduit par l'adhésion au
contrôle interne via un code de conduite associé à un système de sanctions.
➢ Le style de management
➢ Le fonctionnement de l’entreprise
Pour évaluer les risques, il est préalablement essentiel de les identifier et de les analyser.
Une fois cette étape accomplie, des actions correctives doivent être déterminées. Les risques
34
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
représentent la possibilité d'un événement futur qui pourrait avoir un impact sur la réalisation
des objectifs de l'entité concernée.1
L'identification des risques se fait après avoir défini les objectifs stratégiques. Cela
permet de répertorier tous les risques internes et externes liés aux objectifs clés qui ont été
clairement définis. Pour ce faire, il est essentiel de disposer d'outils appropriés tels que des
méthodes d'identification Top-down et/ou Bottom-up.
L’analyse des risques implique de les évaluer en considérant à la fois l’impact potentiel
et la probabilité de leur survenance. Pour cela, il est essentiel de prendre en compte la sévérité
du risque, ce qui peut être abordé en combinant une approche subjective avec des méthodes
quantitatives. Il est important de noter que l’évaluation des risques doit être basée sur un cadre
de classification pour établir des priorités de gestion et présenter des informations pertinentes
sous forme d’une matrice des risques au système décisionnel.
L’analyse des risques consiste à évaluer leur impact potentiel ainsi que leur probabilité
de survenance. L’approche d’évaluation de la sévérité du risque peut comporter une part de
subjectivité, mais les méthodes quantitatives sont également utiles. Il est essentiel de mettre en
place un cadre de classification pour évaluer les risques, fixer les priorités de gestion et
présenter les informations pertinentes sous forme d’une matrice des risques au système
décisionnel.
1
IFAC : guide pour l’utilisation des normes internationale d’audit dans l’audit des petites et moyennes entreprises,
troisième édition, tome 1, 2013, p 59-61.
35
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
l'acceptation si leur gravité est supportable (ou lorsque le coût de la mesure est supérieur aux
avantages qui en découlent), ou encore l'évitement en supprimant l'activité à risque.
En outre, il faut souligner que les systèmes d’information exigent des activités de
contrôle spécifiques.
Dans le cadre des responsabilités liées au contrôle interne et pour atteindre ses objectifs,
toute entité a besoin d’informations pertinentes qui facilitent le fonctionnement des autres
36
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
composantes du contrôle interne. Pour être considérée comme pertinente, l’information doit
répondre à des critères tels que l’adéquation, le délai, la pertinence, la mise à jour, l’exactitude
et l’accessibilité. Il est essentiel d’identifier, de recueillir et de communiquer l’information de
manière à permettre au personnel de réaliser les activités de contrôle qui leur sont confiées. Les
responsables doivent pouvoir prendre des décisions appropriées en se basant sur des
informations de qualité et une documentation exhaustive et claire.1
Pour s’assurer que chaque composante de contrôle et les principes qui leur sont associés
sont bien mis en place et fonctionnent efficacement, l’entreprise mène des évaluations continues
ou ponctuelles, voire une combinaison des deux.
Le pilotage permanent fait partie intégrante des activités courantes des processus métiers
à tous les niveaux de l’entreprise, permettant d’obtenir des informations en temps voulu. Il
implique des contrôles réguliers réalisés par la direction générale, le personnel d’encadrement
et d’autres actions entreprises par le personnel dans le cadre de leurs responsabilités. Le pilotage
permanent couvre toutes les composantes du contrôle interne.
1
IFAC : guide pour l’utilisation des normes internationale d’audit dans l’audit des petites et moyennes Entreprises,
troisième édition, tome 1, 2013, p 61-64.
37
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
En combinant les suivis permanent et ponctuel, l’entreprise peut identifier les forces et
les faiblesses du système de contrôle interne et les communiquer au management et au conseil
d’administration. Cela permettra d’évaluer les mesures appropriées à prendre pour ramener le
risque à un niveau acceptable. L’environnement du contrôle est le fondement du système de
contrôle interne, et une fois établi, il est important d’évaluer les risques auxquels l’entreprise
est exposée pour mettre en place des activités de contrôle proportionnées aux risques encourus.
L’information et la communication jouent un rôle crucial à tous les niveaux de l’entreprise pour
mener ce contrôle. Comme le contrôle interne est dynamique, il doit être piloté pour s’adapter
aux changements de l’environnement.
Le dispositif de Contrôle Interne aussi bien conçu et aussi bien appliqué soit- il, ne peut
fournir une garantie absolue quant à la réalisation des objectifs de l'entreprise. La probabilité
d'atteindre ces objectifs ne relève pas de la seule volonté de la société. Il existe en effet des
limites inhérentes à tout système de Contrôle Interne. Ces limites résultent de nombreux
facteurs, notamment des incertitudes du monde extérieur, de l'exercice de la faculté de jugement
ou de dysfonctionnements pouvant survenir en raison d'une défaillance humaine ou d'une
simple erreur. En outre, lors de la mise en place des contrôles, il est nécessaire de tenir compte
du rapport (coût / bénéfice) et de ne pas développer des systèmes de Contrôle Interne
inutilement coûteux quitte à accepter un certain niveau de risque.1
Selon le référentiel COSO, aucun système de contrôle interne ne peut offrir une garantie
absolue quant à la réalisation des objectifs de l’entreprise. Il ne peut fournir qu’une assurance
raisonnable, car certaines limites inhérentes peuvent empêcher une garantie totale de réussite,
comme des erreurs de jugement ou des défaillances humaines.
1
Résultats des travaux du groupe de Place établi sous l'égide de l'AMF - Le dispositif de Contrôle Interne : cadre
de référence « IFACI » Paris - Janvier 2007.
38
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
La probabilité d’atteindre ceux-ci sont soumise aux limites inhérentes à tout système de
contrôle interne, qu’il s’agisse, par exemple, d’un jugement erroné, de dysfonctionnements dus
à des défaillances humaines ou à de simples erreurs.1
2.5.2. Jugement
L'efficacité des contrôles sera limitée par le risque d'erreur humaine lors de la prise de
décisions ayant un impact sur les opérations de la société. Les personnes prenantes de telles
décisions devront exercer, dans le laps de temps qui leur est impartis, leur jugement en se basant
sur les informations mise à leur disposition. Toute en faisant face aux pressions liées aux
conduites des affaires. Ces décisions peuvent produire des résultats décevants et doivent, dans
l'avenir, être modifiées.
2.5.3. Dysfonctionnements
Les membres du personnel peuvent mal interpréter les instructions et leur jugement peut
être défaillant, ceci va conduire à un dysfonctionnement du système de Contrôle Interne. Ils
peuvent commettre des erreurs par manque d'attention ou à cause de la routine.
Un responsable des services comptables chargé d'enquêter sur les anomalies peut oublier
de le faire ou ne pas poursuivre son investigation suffisamment en profondeur pour prendre les
mesures adéquates, il peut être remplacé par un personnel intérimaire n'ayant pas les
compétences requises afin de s'acquitter convenablement de ses tâches.
Des changements dans les systèmes peuvent être introduits avant que le personnel n'ait
reçu la formation nécessaire pour réagir correctement aux premiers signes d'un
dysfonctionnement.2
Les systèmes de contrôle interne peuvent être limités par la technologie utilisée. Les
failles de sécurité, les erreurs de programmation ou les problèmes liés aux systèmes
informatiques peuvent compromettre l'efficacité des contrôles.
Élisabeth Bertin, audit interne enjeux et pratique à l’international, édition Eyrolles, paris, 2007, P59.
1
2
Aksouh Hani et Mehenni Samy Ismail, L'appréciation du contrôle interne selon le référentiel COSO, ESC
Alger,2008, p26.
39
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
En outre, lors de la mise en place des contrôles, il est nécessaire de tenir compte du
rapport coût / bénéfice et ne pas développer des systèmes de contrôle interne inutilement
coûteux quitte à accepter un certain niveau de risque.1
L'organisation doit comparer les coûts et avantages relatifs aux contrôles avant de les mettre en
place. Lorsqu'on cherche à apprécier l'opportunité d'un nouveau contrôle, il est nécessaire
d'étudier non seulement le risque d'une défaillance et l'impact possible sur l'organisation, mais
également les coûts associés à la mise en place de ce contrôle.
Les coûts et bénéfices attachés aux contrôles sont calculés à différents degrés de
précision. Généralement, le calcul des coûts est plus facile en prenant en compte les coûts
directs et indirects des contrôles mis en place. Le calcul du rapport coûts/bénéfice est rendu
encore plus compliqué par la corrélation entre les contrôles set les activités. Lorsque les
contrôles sont intégrés dans les processus de gestion et d'exploitation, il est difficile d'en isoler
le coût ou l'avantage que l'on en retire.
Il est essentiel de trouver un équilibre entre le coût et les bénéfices apportés par ces
contrôles, afin d’éviter de développer des systèmes inutilement coûteux tout en acceptant un
certain niveau de risque.
Malgré ces limites, le contrôle interne reste essentiel pour aider les entreprises à
atteindre leurs objectifs et à gérer les risques associés à leurs activités. Une approche proactive,
une surveillance continue et des ajustements réguliers sont nécessaires pour renforcer la
robustesse du contrôle interne et améliorer la résilience de l'entreprise face aux défis
changeants.
1
Sur le site internet, [Link]/documents/general/[Link], (Le dispositif de contrôle interne), date
de consultation le 09/04/2023.
40
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
➢ Intégrité :
→ Accomplir sa mission avec honnêteté et responsabilité.
→ Respecter la loi et les règles de la profession.
→ Éviter toute participation à des activités illégales ou déshonorantes pour la profession d’audit
interne.
→ Contribuer aux objectifs éthiques et légitimes de leur organisation.
➢ Objectivité :
→ Révéler tous les faits significatifs.
→ Refuser toute influence pouvant compromettre son jugement professionnel.
→ Éviter les relations ou activités susceptibles de mettre en péril le caractère impartial de son
évaluation et éviter tout conflit d’intérêts avec leur organisation.
➢ Confidentialité :
→ Protéger les informations recueillies et les utiliser avec prudence.
→ Ne pas utiliser ces informations à des fins personnelles.
➢ Compétences :
→ S’efforcer d’améliorer ses compétences, son efficacité et la qualité de son travail.
→ Respecter les Normes lors de la réalisation de ses travaux.
→ S’engager uniquement dans des activités pour lesquelles il possède les connaissances, le
savoir-faire et l’expérience nécessaires.
L’audit interne est pratiqué dans divers environnements juridiques, culturels et au sein
d’organisations de différentes tailles, complexités et structures. Ces variations peuvent
influencer la façon dont l’audit interne est effectué dans chaque contexte. Néanmoins, il est
1
CRIPP Normes, octobre 2008, p29.
41
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
essentiel que les auditeurs internes respectent les normes de pratique professionnelle pour
remplir leurs responsabilités.
Ces normes se regroupent en trois catégories : les normes de qualification (série 1000),
les normes de fonctionnement (série 2000) et les normes de mise en œuvre.1
Les normes de qualification établissent les critères requis pour les organisations et les
personnes qui effectuent des activités d'audit interne. Les normes de fonctionnement décrivent
la nature des activités d'audit interne et définissent des critères de qualité pour évaluer les
services fournis. Ces normes s'appliquent généralement aux travaux d'audit interne.
Les normes de qualification définissent les critères que les organisations et les personnes
chargées d’effectuer des missions d’audit interne doivent respecter.
Stipule que les missions, pouvoirs et responsabilités de l’audit interne doivent être
clairement définis dans une charte d’audit interne. Cette charte doit être en accord avec la
définition de l’audit interne, le code de déontologie et les normes établies. De plus, le
responsable de l’audit interne doit réviser périodiquement la charte et la soumettre à
l’approbation de la direction générale et du conseil.
42
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Cette norme met l'accent sur la nécessité de conduire les missions d'audit interne avec
compétence et conscience professionnelle.
Normes de qualification
« Ce que sont l’audit interne et les auditeurs »
*1000 : Mission, pouvoir et responsabilité
*1100 : indépendant et objectivité
1110- indépendance dans l’organisation
1120- Objectivité individuelle
1130- Atteintes à l’indépendance et à l’objectivité
*1200 : Compétence et conscience professionnelle
1210- Compétence
1220- Conscience professionnelle
1230- Formation professionnelle
*1300 : programme d’assurance et de la qualité
1310- Evaluation du programme qualité
43
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Les normes de fonctionnement décrivent les missions d'audit interne et établissent des
critères de qualité pour évaluer la performance des services fournis.
Le responsable de l'audit interne est chargé de gérer efficacement cette activité afin de
garantir qu'elle apporte une valeur ajoutée à l'organisation. L'audit interne apporte cette valeur
ajoutée lorsqu'il fournit une assurance objective et pertinente, contribuant ainsi à l'efficacité des
processus de gouvernance de l'entreprise, de gestion des risques et de contrôle interne pour le
bénéfice de l'organisation et de ses parties prenantes.
Pour chaque mission, les auditeurs internes doivent élaborer et documenter un plan. Ce
plan de mission précise les objectifs, le périmètre, les dates et la durée de la mission, ainsi que
les ressources allouées.
44
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Normes de fonctionnement.
« Ce qu’ils font »
*2000 : Gestion de l’audit interne
2010- Planification
2020- Communication et approbation
2030- Gestion des ressources
2040- Règles et procédures
2050- Coordination
2060- Rapports au Conseil et à la direction générale
*2100 : Nature du travail
2110- Management des risques
2120- Contrôle
2130- Gouvernement d’entreprise
*2200 : Planification de la mission
2201- Considérations relatives à la Planification
2210- Objectifs de la mission
2220 – Champ de la mission
2230- Ressources affectées à la mission
2240- Programme de travail de la mission
*2300 : Accomplissement de la mission
2310- Identification des informations
2320- Analyse et évaluation
2330- Documentation des informations
2340- Supervision de la mission
*2400 : Communication des résultats
2410- Contenu de la communication
2420- Qualité de la communication
2421- Erreurs et omissions
2430- Indication de non-conformité aux normes
2440- Diffusion des résultats
45
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Les normes énoncées incluent à la fois les normes de qualification et les normes de
fonctionnement pour des missions spécifiques telles que l’audit de conformité, les enquêtes sur
des fraudes ou les travaux d’autoévaluation du contrôle interne.
Le terme "mission" signifie l'action d'envoyer quelqu'un pour accomplir une tâche
spécifique, comme une mission diplomatique. 1
46
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
En outre, l’auditeur interne doit organiser les relations des services de la société avec
les auditeurs externes lors de leurs missions de certification. Les missions d’audit sont évaluées
selon deux critères : le champ d’application et la durée.
Le champ d’application d’une mission d’audit peut connaître des variations importantes
en fonction de deux éléments principaux : l’objet à auditer et la fonction à remplir lors de
l’audit.
➢ Objet :
L’objet d’une mission d’audit permet de distinguer entre les missions spécifiques et les
missions générales.
→ Une mission spécifique se focalise sur un point précis dans un lieu déterminé, propre à
l’entreprise, présentant une caractéristique originale et exclusive.
→ Une mission générale, en revanche, est étudiée dans sa plus grande extension et s’applique à
l’ensemble des cas possibles.
➢ Fonction :
Un autre critère, qui peut s’associer au précédent, concerne les missions uni-
fonctionnelles ou plurifonctionnelles.
[Link]. La durée
La durée d’une mission d’audit suscite souvent une question fréquente de la part des
étudiants : « Combien de temps dure une mission d’audit ? » En réalité, il n’y a pas de réponse
précise, mais plutôt une infinité de possibilités. Une mission d’audit peut varier de 10 jours à
47
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
10 semaines, et il n’existe pas de règle fixe à ce sujet. La durée dépend de l’importance du sujet
à auditer.1
1
RENARD Jacques, (2002), op cité, P 185
2
ZIANI Abd Elhak, le rôle de l’audit interne dans l’amélioration de la gouvernance de l’entreprise, mémoire de
fin cycle, université Abu Bekr Belkaid Tlemcen, 2014.
3
Jacques Renard, théorie et pratique de l’audit interne ,7eme édition, Eytolless paris2010, P 217-128
48
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
A Monsieur le directeur
De l’Audit Interne
➢ La prise de connaissance
La prise de connaissance de l’unité auditée suppose l’examen de trois éléments
essentiels :
1. L’organisation de l’unité :
49
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
2. Le programme d’Audit
➢ La réunion d’ouverture :
C’est la rencontre entre auditeurs et audités (chez l’audité) qui permet de donner le coup
d’envoi effectif de la mission. L’ordre du jour de cette réunion doit comporter deux points :
-La présentation de l’équipe d’audit :
Présentation des compétences spécifiques de chaque auditeur et ses relations
hiérarchiques dans la mission.
Abderrazek Souei, LA CONDUITE D’UNE MISSION D’AUDIT INTERNE, IMAC Audit & Conseil, p 1-3
1
50
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
➢ Le programme d’audit
C’est le planning de travail qui détermine les taches de chaque auditeur et leurs délais
de réalisation. Il doit contenir les éléments suivants :
• La répartition des tâches et délais de réalisation (selon un découpage des fonctions)
• L’indication des travaux préliminaires à accomplir (Inventaire, rassemblement de
document, Edition de fichier ...)
• L’identification des questions clés à ne pas omettre dans le questionnaire de Contrôle
Interne Et l’indication des outils d’appréciation de contrôle Interne
51
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
52
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
➢ La réunion de clôture
Cette réunion regroupe les mêmes participants de la réunion d’ouverture. Lors de cette
réunion le responsable de la mission d’audit présente le projet de rapport puis donne l’occasion
aux audités de formuler leurs commentaires, qui seront notées et pris en considération s’ils sont
justifiés.
➢ Le rapport définitif
A la suite de la réunion de clôture les auditeurs procèdent à l’élaboration du rapport
définitif qui a la structure suivante :
• La note de synthèse adressée au président de l’entreprise
• Le corps du Rapport
• Le plan d’action
Figure N°04 : Exemple sur plan d’action
1
Mr Abderrazek Souei, op cité, P 15-16.
53
Chapitre I aspect conceptuel d’audit interne et du contrôle
interne
Conclusion
D’après le développement de ce chapitre nous constatons que, l’audit interne a connu
une expansion significative et elle est devenu un élément indispensable au sein des entreprises.
Il s’agit d’une activité indépendante et objective qui apporte une assurance à l’organisation
quant à la maîtrise de ses opérations tout en fournissant des conseils pour son amélioration.
54
Chapitre II :
La performance financière d’une
entreprise
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Introduction
55
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
1.1. Définition
1.1.1. La performance
Le terme « Performance » est utilisé dans divers domaines autres que la gestion
d’entreprise, ce qui amène à utiliser des métaphores lorsqu’on l’applique à une entreprise. Son
origine remonte au milieu du 19ème siècle en langue française, où il faisait référence aux résultats
obtenus par un cheval de course ainsi qu’au succès remporté dans une course. Par la suite, il fut
employé pour décrire les résultats et les exploits sportifs d’un athlète.
Au cours du 20ème siècle, son sens évolua et devint associé à des indicateurs chiffrés
pour mesurer les capacités d’une machine, et il fut également utilisé pour décrire un rendement
exceptionnel. Ainsi, le terme « performance » emprunte son sens à des contextes variés et sa
réutilisation dans le domaine de la gestion d’entreprise repose sur ces métaphores pour exprimer
la réussite, l’efficacité et l’atteinte de résultats remarquables.
1
» En d’autres termes, il s’agit de la réalisation réussie d’une tâche ou d’un objectif, et
de la manière dont une entité parvient à atteindre les résultats qui lui étaient fixés.
LEBAS : « oui, il faut définir la performance », revue française de comptabilité, Paris, 1995, P 62
2
56
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
- L’application des concepts de progrès continus dans un objectif de compétition.
- Elle est évaluée en fonction d'une comparaison avec des normes, des objectifs ou des
références établies.
- Elle se traduit par le succès ou l'atteinte des résultats souhaités dans l'action entreprise.
La performance financière revêt une importance cruciale pour toute entreprise, qu’elle
soit petite, moyenne ou grande. Voici quelques raisons majeures qui soulignent l’importance de
la performance financière :
Une performance financière solide fournit aux dirigeants et aux gestionnaires des
données précieuses pour prendre des décisions éclairées. Que ce soit pour l’expansion,
1
SAHUT JEAN MICHEL, JS LANTZ : La création de valeur et la performance financière dans le télécom, la
revue du financier, Paris, 2003, P 28
57
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
l’investissement, la réduction des coûts ou d’autres initiatives stratégiques, une compréhension
claire des finances de l’entreprise est essentielle.
➢ Accès au financement :
Les entreprises ayant une bonne performance financière ont généralement un accès plus
facile au financement, que ce soit sous forme de prêts bancaires, d’investissements en capital-
risque ou d’émission d’obligations. Les prêteurs et les investisseurs sont plus enclins à soutenir
les entreprises qui démontrent leur capacité à rembourser ou à générer des rendements.
➢ Gestion du risque :
➢ Planification et budgétisation :
Une performance financière claire fournit la base pour établir des plans et des budgets
réalistes. Les projections financières sont essentielles pour définir des objectifs, allouer des
ressources et mesurer les progrès au fil du temps.
➢ Évaluation de la rentabilité :
➢ Transparence et confiance :
58
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
1.3. Les critères de la performance financière
Plusieurs critères sont pris en compte pour évaluer la performance, les principaux étant
l'efficacité, l'efficience, l'économie des ressources et la qualité.
1.3.1. L'efficacité
Selon VOYER P., l’efficacité peut prendre deux orientations : interne ou externe.
L’efficacité interne est évaluée en comparant les résultats obtenus aux objectifs fixés. En
revanche, l’efficacité externe est déterminée par les bons résultats obtenus, l’atteinte des
objectifs vis-à-vis de la cible et du client, ainsi que la production des effets désirés sur les cibles,
en lien avec la mission.
Donc l’efficacité est la capacité à obtenir un résultat ou de réalisé un objectif fixé avec
succès.
L’efficacité = les outputs réalisés (objectifs atteints) / les outputs visés (objectifs
établis).
1.3.2. L’efficience
Ensuite, le concept de performance intègre la notion d'efficience, qui met l'accent sur
l'utilisation économique des moyens pour mener une action à son terme. Cela implique que les
ressources ont été utilisées avec un souci d'économie.
1
BOUQUIN Henri, le contrôle de gestion, 8ème édition, presse universitaire d France, Paris, 2008, P 75
2
MARMUSE Christian, performance, Encyclopédie de gestion, tome 2, 2 ème édition, Economica Paris, 1997, P
2199.
59
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
d'autres termes, il s'agit d'optimiser l'utilisation des ressources pour obtenir le meilleur
rendement possible en termes de produits ou de services produits.1
Une action est jugée efficiente lorsqu’elle permet d’atteindre les résultats attendus tout
en minimisant les coûts. Ainsi, la performance se manifeste lorsque les ressources sont utilisées
de manière efficiente pour obtenir un résultat optimal. En fin de compte, la gestion judicieuse
des ressources financières peut être un moteur de performance financière pour les entreprises.
1.3.3. La qualité
Dans un sens général, la qualité se réfère à la "manière d'être" de quelque chose, qu'elle
soit bonne ou mauvaise.
Selon la norme ISO 9000, la qualité est définie comme « l’aptitude d’un ensemble de
caractéristiques intrinsèques d’un objet (produit, service…) à satisfaire des exigences »2.
D’un autre point de vue, elle est également perçue comme la capacité d’un produit à
répondre aux attentes en fonction de son prix et de sa qualité technique3.
Pour une entreprise, la qualité est essentielle, car elle engendre la fidélité et la
satisfaction des clients, représente un atout majeur face à la concurrence, et constitue l’unique
moyen de préserver la croissance et la rentabilité. Il est important de noter que les critères
d’appréciation de la performance financière peuvent varier selon les auteurs, de même que ses
indicateurs et déterminants.
La qualité demeure le seul facteur ayant un impact à long terme sur la performance
d’une entreprise. La performance financière constitue un attribut mesurable et observable qui
permet de déterminer la qualité d’un produit ou d’un service. Il est essentiel de souligner que
1
BOUQUIN Henri, Op. Cité, P 75
2
ISO 9000 :2005(Fr). Système de management de qualité- Principes essentielles et vocabulaires. Remplacer par
ISO9000 : 2015. Disponible sur le site web : [Link] Disponible aussi auprès du secrétariat central
de l’ISO (sales@[Link])
3
Phillips. W, Gérard. K, « management stratégique et compétitivité », éd de Boeck, Bruxelles, 1995, P 22
60
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
les critères d’évaluation de la performance financière diffèrent selon les auteurs, tout comme
ses indicateurs et déterminants.
Par conséquent, une entreprise réalise des économies en évitant les dépenses considérées
comme inutiles. En d’autres termes, elle fait un usage rationnel de ses ressources, ce qui
contribue à améliorer sa performance financière.
1
VOYER Pierre, Tableau de bord de gestion et indicateurs de performance, 2ème édition, Presse de l’université
du Québec, 2002, P 111
2
HENRI, Bouquin. Comptabilité de gestion, économie. Mars 2000, P 89.
61
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
D’autre part, les déterminants de la performance financière sont les facteurs qui
influencent ces indicateurs. Ils incluent des éléments tels que la gestion efficace des coûts, la
croissance des ventes, la gestion de la trésorerie, la politique d’investissement, la qualité de la
gestion, l’efficacité opérationnelle, les conditions économiques et concurrentielles, ainsi que les
décisions de financement prises par l’entreprise. Ces déterminants interagissent pour façonner
la performance financière globale de l’entreprise.
62
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
a. La rentabilité :
La rentabilité est un indicateur qui mesure la capacité d'une entreprise à générer des
bénéfices en utilisant ses ressources. Selon HOARAU C., elle représente l'aptitude de
l'entreprise à augmenter la valeur des capitaux investis, c'est-à-dire à obtenir un certain niveau
de résultat ou de revenu pour un montant donné de ressources engagées dans l'entreprise.1
• La rentabilité financière
HOARAU Christian, Maitriser le diagnostic financier, 3ème édition, Revue fiduciaire, Paris, 2008, P 88.
1
Idem, P 91.
2
63
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
➢ L’effet de levier
RF = RE + (RE – I) * D / CP = Dette
L’endettement n’a pas d’impact sur la rentabilité financière, ce qui signifie une neutralité
de la structure financière.
b. La profitabilité :
64
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
peut tirer un meilleur profit de ses activités, ce qui est un indicateur positif de son efficacité
financière.1
c. L’autofinancement :
L'autofinancement peut être affecté par divers facteurs, tels que les dépenses
d’investissement, les niveaux de bénéfices et les politiques de distribution des dividendes. Par
conséquent, l’analyse de l’autofinancement doit être considérée en conjonction avec d’autres
indicateurs financiers pour obtenir une vue d’ensemble complète de la performance financière
de l’entreprise.
65
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
L’autofinancement de maintien : cette forme d’autofinancement permet de préserver
le patrimoine de l’entreprise ainsi que son niveau d’activité actuel. Il permet à l’entreprise de
financer ses opérations courantes sans recourir à des sources de financement externes.
66
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
- La recherche de ressources financières à moindre coût et à risque supportable.
En mettant en œuvre une politique financière bien structurée et en s'appuyant sur ces
composantes clés, une entreprise peut améliorer sa performance financière, renforcer sa
compétitivité et maximiser la création de valeur pour ses actionnaires et parties prenantes.
[Link]. La compétitivité
Selon SAUVIN T. (2005), être compétitif signifie être en mesure de faire face à la
concurrence tout en préservant ses intérêts.1
En effet, l’auteur soutient que c’est la force de la concurrence qui pousse les entreprises
à développer une compétitivité globale englobant à la fois la compétitivité basée sur les coûts
et la compétitivité hors coûts.
➢ La compétitivité coût
Afin d’acquérir un avantage concurrentiel, l’entreprise doit mettre en place une stratégie
de différenciation des coûts. La compétitivité coût vise à minimiser tous les coûts auxquels
l’entreprise est confrontée.
1
SAUVIN Thierry, La compétitivité de l’entreprise : L’obsession de la firme allégée édition Ellipses, Paris, 2005,
P 8.
2
Idem, P 18.
67
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Les économies de dimension englobent deux types d’économies : les économies réelles,
qui proviennent de la réduction de la quantité de facteurs de production nécessaire à une bonne
production, et les économies monétaires, qui découlent des possibilités de négociation dont
dispose l’entreprise vis-à-vis de ses partenaires. Ces économies se traduisent par une diminution
des coûts unitaires de production ou du coût moyen.
La différenciation doit également considérer les aspects qualitatifs de l'entreprise, car ils
contribuent à un avantage compétitif distinct des coûts. L'entreprise se démarque par la qualité
de ses services ou produits.
Selon SAUVIN, la qualité réside avant tout dans la capacité de l'entreprise à s'adapter
aux besoins de plus en plus variés et complexes de ses clients.1
La compétitivité hors coût englobe également le facteur temps : l’entreprise doit être
réactive, produire et vendre en décalage avec les cycles économiques, évitant tout décalage
temporel entre l’offre et la demande.
La finalité ultime de toute entreprise est la création de valeur. Ainsi, les orientations
stratégiques ainsi que les systèmes de rémunération des dirigeants et des employés doivent
découler de cet objectif fondamental.
1
SAUVIN [Link].2005, P 35.
2
BOGLIOLO FELIX, Améliorez votre performance économique ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir
sur la Création de Valeur sans jamais oser le demander, Editions d’organisation, 2000, P 30.
68
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
capital. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel d’instaurer un système de gestion axé sur la
valeur, qui guide toutes les procédures de l’entreprise, y compris le budget et l’allocation des
ressources. Cette approche doit être intégrée à chaque prise de décision pour orienter tout le
personnel vers la maximisation de la performance financière.
a- Informations passées
b- Informations futures
1
PALARD, Jean-Etienne. IMBERT, Franck. Guide pratique d’évaluation de l’entreprise, Paris, Edition Eyrolles,
2013, P 83.
69
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
- Examiner de manière critique le rapport des commissaires aux comptes et les règles
comptables suivies par l’entreprise pour établir ses comptes.
Selon PALARD et al, les méthodes d’évaluation sont généralement regroupées en quatre
grandes catégories les plus couramment utilisées1 :
a- Approches patrimoniales
Elles se basent sur la réévaluation des actifs et des passifs en valeurs de marché ou de
liquidation, si l’entreprise est en difficulté.
b- Approches analogiques
Elles reposent sur la comparaison de la valeur d’un actif avec celle d’actifs similaires,
dont les cours ou les prix peuvent être observés sur les marchés financiers.
Elles s’appuient sur l’actualisation de flux futurs en utilisant un taux qui reflète à la fois
le risque économique et financier des projets développés par l’entreprise, ainsi que le coût
d’opportunité supporté par les investisseurs.
Elles supposent que les actionnaires détiennent une option de vente basée sur les actifs
de l’entreprise.
Le business plan est un outil de communication souvent utilisé comme base d’évaluation
lors d’une introduction en bourse ou de négociation dans la structuration du financement. Il
repose sur des hypothèses liées à l’évaluation des cash-flows, à la croissance du BFR et aux
dépenses d’investissement.
1
PALARD Jean-Etienne, IMBERT Franck, Op cité, P 121
70
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Étape 5 : Détermination des hypothèses et des paramètres de l’évaluation
L’objectif de toute évaluation n’est pas de fournir une valeur unique pour une entreprise.
Selon PALARD et al, l’évaluateur ou l’analyste doit plutôt chercher à établir une fourchette de
valeur, c’est-à-dire proposer un intervalle de prix qui représente l’éventail de la valeur, étant
donné que le prix d’une entreprise est unique. Cette fourchette peut être construite de trois
manières :
- En se basant sur les évaluations déterminées par un panel d’analystes qui suivent
l’entreprise, correspondant aux valeurs maximales et minimales.
Les méthodes d’évaluation ne doivent être considérées que comme des outils d’aide à
la décision destinés aux dirigeants et aux investisseurs.
Une fois que les six premières étapes du processus d’évaluation ont été finalisées et
qu’une fourchette de valorisation a été établie, la phase de négociation peut commencer. Cette
phase implique généralement les conseils qui aideront les vendeurs et les acheteurs à déterminer
un prix de cession et à négocier les modalités et les clauses du contrat de cession.
L’évaluation est essentielle pour la survie de l’entreprise, car elle permet de déterminer
si elle crée de la richesse et si elle rencontre des difficultés financières. Le schéma ci-dessous
représente les étapes et les outils-clés du processus d’évaluation d’entreprise.
71
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Figure N° 05 : les étapes et les outils-clés du processus d’évaluation
Étape 1
Diagnostic stratégique
Collecter l’information (états
Analyse de marché modèle
financiers, notes d’analyste)
5 forces de Porter
Étape 2
Procéder à un diagnostic Diagnostique financier
stratégique financier de l’entreprise (Calcul de rentabilité économique
et financière) évaluation de l’effet
Étape 3 de levier
Choisir les méthodes d’évaluation
Méthode d’évaluation
appropriées en fonction des
Méthode patrimoniale
caractéristiques de la société et de
Méthode analogique
l’opération
Méthode actuarielle
Étape 4
Elaborer un business plan Business Plan
Taux de croissance du CA et taux
Étape 5 de marge, niveau du BFR normatif
Modéliser les hypothèses (cash-
flow, taux d’actualisation) et Fourchette de valorisation
déterminer les paramètres Approche multicritères
Étape 6
Construire la fourchette de
valorisation et synthétiser les
résultats
Étape 7
Négocier et fixer le prix
Plusieurs modèles sont utilisés pour évaluer la performance financière, tels que le
modèle d’Altman et le modèle EVA de J.M. Stern et G.B. Stewart.
72
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
[Link]. Le modèle d’Altman
Cet outil de synthèse permet de prédire la défaillance d'une entreprise en utilisant divers
ratios. Il répond efficacement à la question : l'entreprise est-elle susceptible de faire faillite ?
Cette méthode est particulièrement intéressante car elle intègre des mesures financières
combinées plutôt qu'isolées. Selon Paul Khoury, il s'agit du modèle le plus célèbre, datant de
1968, et basé sur une analyse multidimensionnelle de sociétés américaines en faillite.1
1,81<Y< 2,99 zone neutre Y< 1,81 zone dangereuse ou l’entreprise est potentiellement
en défaillance (insolvabilité, difficultés financière grave, faillite).
KHOURY PAUL ET ASSOCIES, la maitrise des Etats financiers syscoa Dakar, 1999, P198.
1
73
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
[Link]. Le modèle d’EVA de J. M. Stern et G.B. Stewart
EVA = (R - CMPC) * K
74
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Par contre, une EVA négative ou nulle n’indique que l'entreprise a détruit de la richesse
pendant la période considérée, entraînant ainsi une diminution de la valeur de l'entreprise.
D’après CABY et al. (2001 : P23)57, l’objectif à atteindre est de maximiser l’EVA
(Economic Value Added), qui est une mesure de la performance de l’entreprise. L’EVA permet
de définir des objectifs, d’évaluer les performances et de motiver les dirigeants. En réalisant
des EVA positives et croissantes, les dirigeants démontrent leur efficacité, méritant ainsi le
soutien de leurs projets d’investissement.1
La gestion des risques est une responsabilité partagée entre le service d’audit interne et
le département de gestion des risques 2. Les agents de gestion des risques sont chargés de tous
les processus permettant une gestion complète des risques. De son côté, l’auditeur interne
vérifie si les recommandations en matière de gestion des risques sont correctement appliquées3.
L’audit interne joue un rôle essentiel dans la gestion des risques (Frigo & Anderson,
2011). Il occupe une place de plus en plus importante dans les préoccupations des dirigeants,
qui cherchent à identifier et réduire à des proportions acceptables tous les risques menaçant
leurs organisations. Pour ce faire, il doit réunir plusieurs conditions pour mettre en place un
système efficace de détection et d’élimination des risques, tout comme le fait l’audit interne.
Le rôle de l’audit interne est de fournir aux organes de gouvernance l’assurance que la
gestion des risques est optimale. En tant que garant ultime du dispositif, le contrôle de l’audit
interne effectue des audits similaires à ce que le directeur de l’établissement ferait lui-même
s’il disposait du temps et des compétences nécessaires.
1
CABY JEROME ET G2RARD HIRIGOYOM la création de valeur de l’entreprise, 2ème édition, Economica,
Paris, 2001, P 23.
2
Brody R & LOWE J. (2003), “The New Role of Internal Auditor: Implications for Internal Auditor Objectivity”.
International Journal of Auditing, p 83
3
William R. (2015). Auditing Risk Assessment & Risk Management Processes. Internal Auditors Research
Foundation. P 120
75
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Dans le schéma ci-dessous illustrant les fonctions participant au dispositif global de
maîtrise des risques, l’audit interne est présent dans la troisième ligne.
DIRECTION GÉNÉRALE
Source : [Link], [Link] (2014), Tout pour réussir dans le métier d’auditeur interne et de
contrôleur permanent, édition EYROLLES, P 15.
Les organisations utilisent une décomposition de leurs activités en étapes pour atteindre
leurs objectifs, en identifiant les risques qui pourraient entraver la réalisation de ces objectifs,
afin de les réduire à des niveaux acceptables.
Pour mener à bien sa mission en matière de gestion des risques, l'auditeur interne utilise
des techniques et des méthodes d'évaluation des risques. Tout d'abord, il doit comprendre les
processus opérationnels mis en place par le management. Pour ce faire, il peut consulter le
manuel de procédures et la cartographie des processus, s'ils existent, ainsi que les fiches de
poste des collaborateurs.
Une fois que l’auditeur interne a compris les objectifs de l’organisation et les processus
clés pour les atteindre, il doit évaluer les risques opérationnels susceptibles de compromettre la
réalisation de ces objectifs. La capacité du responsable de l’audit interne et de son équipe à
comprendre précisément les risques opérationnels est essentielle pour que la fonction d’audit
interne puisse remplir sa mission et accroître la valeur de l’organisation.
76
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Dans ce contexte, l’organisation élabore un profil de risque global visant à identifier les
risques critiques liés à chaque objectif stratégique. Cette démarche permet de mieux
appréhender les défis et de mettre en place des mesures adaptées pour gérer les risques et
atteindre les objectifs fixés.
Pour choisir les meilleures stratégies, il est essentiel de comprendre comment les risques
impactent les processus opérationnels de l'organisation. Les auditeurs internes doivent établir
des liens entre les risques et les processus opérationnels pour évaluer si les risques sont gérés
de manière adéquate dans le cadre de la stratégie de traitement définie par la direction. Ils
cherchent également à identifier les points où les risques critiques se situent au sein de
l'organisation. Cette démarche permet de mieux cibler les actions d'audit et de proposer des
recommandations pour renforcer la gestion des risques et la stratégie globale de l'entreprise.
77
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
3.2. Les outils d’évaluation
L’analyse financière offre une vaste gamme d’outils, mais tous les utilisateurs n’ont pas
besoin de les utiliser tout. Elle se concentre particulièrement sur la liquidité et la solvabilité à
court terme de l’entreprise.1
Ces outils d’analyse jouent un rôle crucial dans la prise de décision en permettant
d’évaluer la santé de l’entreprise. D’autre part, les outils d’analyse de la performance englobent
divers instruments, techniques et paramètres. Pour obtenir des résultats concrets et saisir la
réalité, certains outils d’analyse tels que le budget, les états financiers et les ratios sont
présentés.
2.3.1. Le budget
Les outils pour analyser la performance financière se sont élargis pour englober à la fois
la prévision future (budget) et l'examen du passé. Parmi ces outils figure le contrôle budgétaire.
Pour une bonne appréhension du contrôle budgétaire, il est essentiel de commencer par définir
ce qu'est un budget, d'exposer ses objectifs, ainsi que les divers types qui le caractérisent.
Le terme "budget" trouve son origine dans le mot anglais et provient du vocabulaire
ancien français "la bougette" ou "la petite bouge", qui faisait référence au coffre ou au sac que
les voyageurs utilisaient au Moyen Âge pour transporter leurs biens personnels et marchandises.
Il existe diverses interprétations du budget selon les auteurs et les économistes 2 . Quelques
définitions distinctes sont évoquées ici :
Selon LORINO. P, le budget représente le plan d'actions pour une année. Il doit détailler
les actions opérationnelles à court terme, assurer la cohérence avec les prévisions comptables
et faciliter l'apprentissage grâce à la rétroaction de l'expérience sur le plan opérationnel et la
vision stratégique.
1
PIERRE. C, Gestion financière de l’entreprise, 11 ème édition Dunod, Paris, 2005, P 200-201.
2
DIDIER. L, gestion budgétaire, Edition Eyrolles université, Paris, 1994, P 05.
3
BOUQUIN H, Le contrôle de gestion, 5ème Edition PUF, Paris, 2001, P 312.
78
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Fondamentalement, le budget peut être défini comme le plan annuel qui concrétise les
objectifs de l'entreprise, offrant ainsi un cadre de référence pour les responsables en tant
qu'élément essentiel de la planification et du contrôle.
• Budget opérationnel
Le budget opérationnel est étroitement lié au cycle d'exploitation, couvrant les activités
d'achat, de vente et de production. Son montant dépend directement du volume de l'entreprise.
Les ventes, qui marquent le commencement de l'activité de l'entreprise (sauf pour les
organisations sans but lucratif ou les entités publiques), servent de point de départ à toute
planification budgétaire. Les budgets de production et d'approvisionnement en découlent
naturellement, formant les budgets liés à l'activité.
• Budget d’investissement
• Budget de synthèse
BERLAND. N, Contrôle de gestion perspective stratégique et managériale, Edition Pearson, Paris, 2008, P 287.
1
79
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
investissements et de la recherche et développement. En somme, il récapitule toutes les actions
de l'entreprise à court et long terme.
Ces documents synthétisent de manière claire et organisée les événements ayant impacté
l’entreprise au fil du temps, ainsi que les transactions réalisées avec des parties tierces. Deux
1
GIRAUD. F, SAULPIC. O, Contrôle de Gestion et Pilotage de la Performance, 2eme Edition, Paris, 2004, P 07.
2
LOCHARD. J, La gestion budgétaire : Outil de pilotage des managers, Edition d’organisation, Paris, 1998, P 07
80
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
approches principales d’analyse de la performance financière sont employées dans les états
financiers :
• L’approche bilancielle se penche sur les changements survenus dans les actifs
et les passifs durant la période. Selon cette approche, un changement dans un
actif ou un passif est enregistré dans l’état financier de la période où le
changement a eu lieu.
• L’approche du résultat se concentre sur les flux de ressources pendant une
période donnée. Selon cette approche, un élément qui ne correspond pas à la
définition de revenu ou de charge pour la période sera enregistré dans l’état
financier à une date ultérieure.
Repose sur des indicateurs d’équilibre financier. Une situation financière solide se
caractérise par la capacité à maintenir un niveau de liquidité suffisant pour garantir en
permanence la solvabilité de l’entreprise. Trois indicateurs clés sont utilisés pour évaluer
l’équilibre financier : le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie
nette.
81
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
L’analyse du FRN repose sur trois (03) situations distinctes :
▪ Si le FRN > 0 : Un FRN positif (+) indique que l’entreprise peut financer l’intégralité
de ses immobilisations avec ses capitaux permanents et générer un excédent de
ressources pour couvrir une partie du cycle d’exploitation.
▪ Si le FRN < 0 : Un FRN négatif (-) signifie que les capitaux permanents ne suffisent
pas à financer toutes les immobilisations. Cela implique que l’entreprise finance une
partie de ses immobilisations avec des dettes à court terme (DCT) qui ne peuvent pas
être facilement transformées en liquidité. Dans cette situation, l’entreprise se trouve
dans une position difficile, avec des capitaux propres (KP) inférieurs aux dettes à court
terme.
▪ Si le FRN = 0 : Un FRN nul indique une correspondance parfaite entre la structure des
emplois et des ressources. Cela signifie que les actifs immobilisés sont exclusivement
financés par des capitaux permanents, et les actifs circulants couvrent exactement les
dettes à court terme. Dans cette situation, l’actif immobilisé (AI) équivaut aux capitaux
permanents (KP).
b. Le besoin en fonds de roulement (BFR) :
Le BFR est défini comme suit : « L’actif circulant correspond à la partie de l’actif qui
assure principalement le cycle d’exploitation de l’entreprise. Au fil du cycle, ces éléments se
transforment d’une forme d’actif physique (stocks) en créances, puis en disponibilités, pour
enfin reprendre une forme physique et amorcer un nouveau cycle. »
✓ La 1ère méthode :
✓ La 2eme méthode :
82
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
L’interprétation du BFR repose sur trois (03) situations distinctes :
▪ 1er cas : Si le BFR > 0 : Un BFR positif (+) indique que l’entreprise a besoin de
financement pour son exploitation. Cela signifie que les emplois cycliques
(investissements dans le cycle d’exploitation) dépassent les ressources cycliques (dettes
à court terme).
▪ 2ème cas : Si le BFR < 0 : Un BFR négatif (-) indique un excédent de ressources pour
l’exploitation. Dans cette situation, les ressources cycliques (dettes à court terme) sont
supérieures aux emplois cycliques (fonds nécessaires pour financer le cycle
d’exploitation).
▪ 3ème cas : Si le BFR = 0 : Cette situation signifie que les dettes à court terme sont juste
suffisantes pour financer les emplois cycliques.
c. La trésorerie nette (TN) :
La trésorerie nette représente les liquidités dont dispose une entreprise à court terme et
qui peuvent être utilisées. Elle est obtenue en calculant la différence entre les disponibilités et
les crédits de trésorerie.
✓ La 1ère méthode :
TN = FRN – BFR
✓ La 2ème méthode :
L’interprétation de la trésorerie nette (TN) repose sur trois (03) situations distinctes :
▪ 1er cas : Si le TN > 0 : Cela signifie que le FRN est supérieur au BFR, donc la trésorerie
est positive (+). Une trésorerie positive indique que les capitaux permanents peuvent
financer les actifs immobilisés et qu’un excédent du fonds de roulement est disponible
pour couvrir le BFR.
▪ 2ème cas : Si le TN < 0 : Cela signifie que le FRN est inférieur au BFR, donc la trésorerie
est négative (-). Une trésorerie négative indique que les capitaux ne suffisent pas à
83
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
financer les immobilisations, et une partie des actifs immobilisés est financée par des
dettes à court terme (DCT). Dans cette situation, l’entreprise dispose d’une liquidité
insuffisante.
▪ 3ème cas : Si le TN = 0 : Cela signifie que le FRN est égal au BFR, donc la trésorerie est
nulle. Une trésorerie nulle indique que les capitaux peuvent financer les actifs
immobilisés sans générer d’excédent. Dans ce cas, il serait préférable d’augmenter le
FRN global et de réduire le BFR pour améliorer la situation financière.
Les soldes intermédiaires de gestion sont directement dérivés du compte de résultat. Ils
fournissent des indicateurs synthétiques de l'activité de l'entreprise, souvent utilisés comme
base d'analyse financière1. Ce tableau, obligatoire pour toutes les entreprises, met en évidence
huit indicateurs.
▪ Marge commerciale :
Cette mesure concerne principalement les entreprises commerciales (qui achètent des
biens pour les revendre sans les transformer) ou les entreprises industrielles ayant une activité
commerciale. Elle reflète la valeur générée par l'activité commerciale de l'entreprise.
GEORGES Legros : « Mini manuel de finance d’entreprise », 2 ème Edition, Dunod, Paris 2010, P.15
1
84
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
▪ Production de l'exercice :
Elle offre une vision globale de l'activité de production des entreprises industrielles et
de services sur une période. Cet indicateur est préféré au chiffre d'affaires, car il englobe non
seulement les productions vendues, mais également les productions stockées et immobilisées.
L’EBE représente la part de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et à ses investisseurs,
indiquant ainsi les ressources générées par l’exploitation indépendamment des amortissements
et des charges financières.
Le RBE reflète le bénéfice ou la perte engendré par l’activité qui soutient l’existence
même de l’entreprise.
85
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
▪ Résultat courant avant impôts (RCAI) :
▪ Résultat exceptionnel :
Le RN représente les fonds disponibles pour l’entreprise après avoir versé les
participations aux salariés et payé l’impôt sur les sociétés. En général, une partie de ce résultat
est distribuée aux associés, tandis qu’une autre est conservée pour l’autofinancement et la
croissance de l’entreprise.
86
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Il existe deux méthodes pour calculer la CAF :
Cette méthode démarre à partir du résultat net de l’exercice. Elle n’utilise que les
produits et les charges calculés. Comparativement à la méthode soustractive, elle est plus simple
à mettre en œuvre et permet un contrôle plus précis. Elle est qualifiée de méthode « additive » :
La décision est un processus où l’on réfléchit pour choisir les meilleurs moyens afin
d’atteindre des objectifs prédéfinis, aboutissant à une action.
Une décision est considérée comme un choix fait à un moment spécifique, dans un
contexte déterminé, en prenant en compte les contraintes et les objectifs à atteindre.
Une prise de décision implique plusieurs étapes, que nous pouvons résumer en cinq
étapes principales : identification des problèmes, recherche des solutions, choix d’une ou
plusieurs solutions, mise en œuvre de la solution, et enfin le contrôle.
BELLUT Serge, Les processus de la décision, Édition Afnor, France, 2002, P 87.
1
87
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
a. Identification des problèmes :
Cette phase requiert une compréhension approfondie des problèmes auxquels nous
sommes confrontés. Nous analysons en détail la situation pour bien les comprendre.
À cette étape, nous évaluons les risques et les comparons aux ressources disponibles
dans l’entreprise pour établir un classement des solutions envisageables.
C’est à ce stade que les compétences du décideur jouent un rôle crucial pour prendre
une décision déterminante, en mettant en place une ou plusieurs solutions.
À ce stade, nous donnons l'instruction aux exécuteurs et leur fournissons tous les
moyens nécessaires pour accomplir la mission.
Après avoir pris une décision et donné l'ordre d'exécution, il est essentiel de suivre
attentivement le degré d'exécution de l'ordre et l'avancement des travaux. Cela permet de
comparer les résultats aux prévisions établies.
Mise en œuvre ?
Contrôler et réguler ?
88
Chapitre II : La performance financière d’une entreprise
Conclusion
89
Chapitre III :
Etude de cas : société de SONELGAZ
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Introduction
Dans la suite logique de notre étude, nous allons mettre en pratique les aspects
théoriques développés dans les chapitres précédents, en prenant comme exemple la Direction
de Distribution d’Electricité et du Gaz « SONELGAZ », où nous avons effectué notre stage
pratique.
90
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Forme juridique
SPA
Slogan
Partout, pour vous, de l'énergie au quotidien
Direction
Mourad Adjal (PDG)
Actionnaires
État algérien (100%)
Activité
Énergie
Produits
Électricité, gaz naturel
Effectif
89 738 (2017)
Site web
[Link]
Chiffre
d'affaires 390 Milliards de dinars (2018)
91
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
DIRECTION
REGIONALE
Secrétaire de coordination
Chargé des affaires
juridiques
Chargé de la
communication
Chargé de la sécurité
92
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
En 1983, une refonte majeure de SONELGAZ a été entreprise, avec la mise en place
de structures de mise en œuvre intégrées au sein même de l’entreprise. Ces entités se sont
rapidement développées pour devenir des acteurs de travaux de grande envergure, se
différenciant considérablement des autres composantes de SONELGAZ. Progressivement,
elles ont évolué jusqu’à devenir des entreprises autonomes.
93
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Pour s’aligner avec ce nouveau contexte, SONELGAZ a dû réorienter ses efforts vers
ses domaines d’expertise principaux et réorganiser ses activités secondaires. Cette démarche a
conduit à la création de nouvelles entités indépendantes sur le plan juridique, distinctes de
SONELGAZ, ayant pour mission de gérer les activités périphériques.
Au début de l’année 1998, précisément le 1er janvier, neuf filiales ont été établies,
- Quatre filiales ayant pour mission la maintenance et les prestations liées aux
véhicules « MPV » dans les villes d’Alger, Constantine, Oran et Ouargla.
En juin 2002, une étape clé a été franchie avec l’ouverture des activités de production
et de distribution d’électricité ainsi que de distribution de gaz. Ceci a été rendu possible par le
décret présidentiel n°02-195 en date du 1er juin 2002, qui a marqué la transformation de
l’organisme public à caractère industriel et commercial (EPIC) connu sous le nom de
94
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Cette loi marque la mise en place d’une ouverture à la concurrence dans le secteur de
l’électricité et de la distribution du gaz par canalisation, tout en préservant un monopole
naturel pour les activités de transport. Ainsi, cette réglementation consacre la libéralisation de
la production d’électricité et de la distribution du gaz par canalisation, avec l’État maintenant
une participation majoritaire dans SONELGAZ. Spa.
En 2011, des modifications ont été apportées aux statuts de SONELGAZ : Les statuts
initialement adoptés en 2002 ont été révisés et ont reçu l’approbation du conseil des ministres
le lundi 02 mai 2011. Par conséquent, ces modifications ont permis de les aligner avec les
dispositions de la loi n°02/01 du 05 février 2002, qui traite de l’électricité et de la distribution
du gaz par canalisation.
95
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Afin de permettre la mise en œuvre de ce plan stratégique, une nouvelle organisation a été
mise en place sur deux niveaux. Porteuse des jalons du plan stratégique, elle est concrétisée
par :
→ Niveau Groupe :
• La création, au sein du Groupe, de deux (02) holdings détenus à 100% par la holding
mère Sonelgaz :
96
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
1. Une holding Engineering et Construction qui exercera un rôle hiérarchique sur les
sociétés travaux et engineering CEEG, HYENCO, KAHRIF, KAHRAKIB,
KANAGHAZ, ETTERKIB, INERGA et TRANSMEX.
2. Une holding Industries qui exercera un rôle hiérarchique sur les sociétés MEI, AMC,
Rouïba Eclairage, VIJAI, BHI, SEDIVER et GEAT.
• Le maintien d’une seule société de protection et de surveillance par une opération de
fusion/absorption par la SWAT des trois (03) autres sociétés SAR, SAT et SAH.
→ Niveau Holding :
• Transformation des pôles d’activités en directions exécutives auxquelles seront
rattachées, fonctionnellement, les sociétés du Groupe Sonelgaz regroupées par métier
et activité, comme suit :
1. Direction Exécutive Production Conventionnelle et Energies Renouvelables ;
2. Direction Exécutive Transport et Distribution d’Energies ;
3. Direction Exécutive des Activités de Services.
• Création d’un Secrétariat Général (SG) qui aura sous sa responsabilité les structures
chargées des activités de communication, patrimoine et prestations, affaires juridiques,
sûreté interne, santé sécurité et environnement ;
• Création d’une Direction Centrale chargée du pilotage de la performance et du
contrôle de gestion (DCG)
• Création d’une Direction des Affaires Juridiques (DAJ),
• Création d’une Direction Centrale du Développement à l’International (DDI),
• Transfert de la supervision et le contrôle de la société IFEG à la Direction Exécutive
du Capital Humain et du Développement de l’Organisation (DCH).
→ Dimension internationale :
Création de sociétés mixtes avec des opérateurs internationaux d’envergure. Pour ne
citer que les plus récentes :
• « Vijai Electricals Algérie », destinée à la fabrication de transformateurs de grande
puissance, en partenariat avec Vijai Electricals Ltd (Inde) ;
• « Boilers Handassa Industrie Algérie » (BHI Algérie par abréviation), spécialisée dans
la fabrication de chaudières de récupération et d’échangeurs thermiques, en partenariat
avec la société sud-coréenne BHI ;
• Et la dernière-née « SEDIVER Algérie », spécialisée dans la fabrication d’isolateurs
de lignes en verre trempé en partenariat avec Sediver SPA (Italie).
97
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
[Link]
1.3.1. HYUSON ENGINEERING & CONSTRUCTION « HYENCO » :
Partenariat pour la Création d’une Société d’Engineering, Procurèrent and Construction,
réalisé avec trois (03) entreprises sud coréennes suivantes :
• Hyundai Engineering & Construction Co., Ltd;
• Hyundai Engineering Co., Ltd ;
• Daewoo International Corp.
La maîtrise du savoir-faire des processus de réalisation ainsi que de l’engineering de
conception et de détails dans le but de permettre le développement d’un tissu industriel local
(PME/PMI), qui favorisera l’émergence de sociétés nationales de fabrication et de réalisation
sont l’essence même de ce partenariat.
Répartition du Capital Social entre les actionnaires :
• Sonelgaz : 51%
• Hyundai Engineering & Construction Co., Ltd: 31,85 %
• Hyundai Engineering Co., Ltd : 12,25 %
• Daewoo International Corp. : 4,9%
98
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
99
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
L'entreprise doit intégrer toutes les phases de son activité en raison de la nature non
stockable de l'électricité. Cela commence par la transformation de l'énergie calorique ou
hydraulique en énergie mécanique, puis en énergie électrique, jusqu'à sa mise à disposition
pour les consommateurs finaux.
• Transport d'électricité :
• Transport de gaz :
Ce transport s'effectue à haute pression par canalisation, dans le but de fournir du gaz
aux abonnés industriels et domestiques.
• Distribution d'électricité :
Cette distribution se fait via des lignes et des câbles de moyenne et basse tension. Son
objectif est d'alimenter les petits clients ainsi que les abonnés domestiques.
• Distribution du GAZ :
100
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
La Société de Distribution Centre constitue l’une des quatre filiales chargées de la distribution
d’électricité et de gaz, aux côtés de la Société de Distribution Alger, la Société de Distribution
Ouest et la Société de Distribution Est.
[Link]
Début octobre 2020, les sociétés filiales SKT (Shariket Kahraba Terga), SKD (Shariket
Kahraba Koudiat Eddraouch) et SKB (Shariket Kahraba Berrouaghia) sont absorbées par la
société SKS (Shariket Kahraba Skikda), en vue de permettre une meilleure optimisation de la
production d'électricité. SKS, créée en mai 2003, passerait ainsi d'une capacité de production
de 825 mégawatts (MW) à une nouvelle capacité de production de 3582 MW
La filiale Shariket Wikaya oua Amn mounchaat Takaouia (SWAT) est issue de la fusion de
trois sociétés (SAR, SAH et SAT)
101
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
En mars 2022, Sonelgaz annonce une réorganisation avec la création de deux sociétés
issues de la fusion de la Société de travaux et montage électriques (KAHRAKIB), de la
Société de travaux d'électricité (KAHRIF), de la Société de réalisation des canalisations
(KANAGHAZ) sous le nom de Kahragaz (Société des grands travaux d'électricité et de gaz),
et la fusion de la Société de montage industriel (ETTERKIB) et de la Société de réalisation
d'infrastructures (INERGA) sous le nom de Inerkib (Société de réalisation des infrastructures
énergétiques et industrielles). La majorité des activités de la société Maintenance et
prestations véhicules (MPV) sont rattachées à la Société algérienne de distribution de
l'électricité et du gaz (SADEG) devenue Sonelgaz-Distribution le 27 mars 2022
102
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Réalisation des activités de l’audit : Au cours de cette phase, nous avons effectué les
activités d’audit proprement dites. Cela implique la collecte d’évidences, la vérification de la
conformité aux normes ISO 19011 et aux procédures internes, ainsi que des entretiens avec les
parties prenantes pour obtenir leurs perspectives.
Rapport et conclusion de l’audit : Enfin, une fois toutes les données collectées et
analysées, nous avons rédigé un rapport d’audit détaillé. Ce rapport comprend les
constatations, les conclusions, les recommandations et les actions correctives nécessaires pour
améliorer le processus Logistiques de Division exploitation gaz conformément aux normes
établies.
➢ Les objectifs de l’audit : Les objectifs dans le cadre de la campagne d'audits internes
sont les suivants :
- Vérification de la résolution des écarts identifiés lors de l'audit interne précédent.
- Vérification de la correction des écarts signalés lors de l'audit externe effectué par
ALGERAC.
103
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
- La tenue de réunions.
- L'observation.
- L'utilisation de questionnaires.
104
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
AUDIT INTERNE
PLAN D’AUDIT
105
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
• Equipe d’audit :
La journée le 08/06/2023
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Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
La journée le 09/06/2023
Fin de l’audit
Pour entamer notre mission d’audit, nous avons organisé une réunion d’ouverture avec
les représentants de la Direction Assistance aux unités industrielles et la responsable de la
structure soumise à l’audit. Durant cette réunion, nous avons abordé les points suivants :
107
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
- Rappel des éléments clés du plan d’audit, incluant les processus à auditer avec les
dates et les horaires, ainsi que la méthodologie à suivre.
- Confirmation que l’audit se déroulera en français.
- Accord sur les dispositions relatives à la confidentialité et à la sécurité des
informations.
- Présentation des détails concernant la réunion de clôture.
Conformément au plan d’audit établi, nous avons inspecté toutes les activités liées à la
structure AUI. Cette approche a consisté en l’examen de documents, des réunions avec
l’équipe de l’audit, ainsi que des observations. Ces méthodes nous ont permis de collecter des
informations pertinentes concernant la structure Assistance aux unités industrielles.
Suite à l’évaluation des informations recueillies par rapport aux critères d’audit, nous
avons identifié les constatations qui sont incluses dans le rapport d’audit.
En se basant sur les constatations d’audit, nous avons élaboré les conclusions qui sont
présentées dans le rapport d’audit ci-dessous.
108
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
• Champ de l’audit :
109
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
• Documents de référence :
➢ Norme ISO/CEI 17025 :2005 (Exigences générales pour la compétence des laboratoires
d’étalonnage et d’essais).
➢ Norme ISO/CEI 17025 :2017 (Exigences générales pour la compétence des laboratoires
d’étalonnage et d’essais).
➢ Documents du système de management de la qualité (SMQ) mis en place : procédures,
instructions et enregistrements.
➢ Fiche d’écarts de l’audit interne numéro 02-17.
• Conclusion de l’audit :
➢ Cinq écarts
12/06/2023
Visa
110
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Les problèmes identifiés dans notre audit interne au sein de SONELGAZ Boumerdes,
en particulier dans la direction de l’assistance aux unités industrielles a la division
d’exportation Gaz, sont préoccupants. L’un des défis majeurs réside dans le respect des
dispositions du management de la qualité, en particulier en ce qui concerne le suivi des
objectifs et la gestion des écarts. Cela signifie que les processus visant à maintenir des normes
de qualité élevées peuvent être en décalage avec les objectifs fixés, ce qui peut entraîner des
performances en deçà des attentes.
111
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
• Audit Interne Amélioré : Revoyez la planification des audits internes pour garantir
qu’ils couvrent tous les domaines critiques. Assurez-vous que les audits sont menés de
manière indépendante et approfondie.
• Amélioration Continue : Promouvez une culture d’amélioration continue au sein de
l’organisation. Encouragez les employés à signaler les problèmes, à proposer des
solutions et à participer activement à l’amélioration des processus.
112
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
113
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Le Besoin en Fonds de Roulement pour l’exercices 2021 est négatif, cela signifie que
les DCT sont supérieures aux (VE+VR), l’entreprise n’a donc pas de besoin d’exploitation à
financer. De plus, le BFR 2022 est positif, cela veut dire que les besoins de financement liés
au cycle d'exploitation sont supérieurs aux ressources de financement, ce qui est une situation
défavorable pour l'entreprise. L’entreprise est en déséquilibre financier à court terme.
114
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
La Trésorerie Nette pour les exercices 2021 et 2022 est positive, mais elle a connu une
diminution significative de 114 716 903,88 DA par rapport à l’exercice 2021, cette diminution
s’explique principalement par les non encaissements importants provenant des prestations de
l’entreprise. Dans ce cas on peut dire que, les ressources financières de l’entreprise sont
suffisantes pour couvrir les besoins (soit fonds de roulement > besoin fond de refoulement),
ce qui signifie que la situation financière de l’entreprise est saine et qu’elle est même en
mesure de financer un surcroit de dépenses sans recourir à un emprunt.
Chiffre 7 733 355 118,11 8 207 647 524,99 -474 292 406,88
d’affaires
Valeur ajoutée 666 163 947,57 1 843 286 325,89 -1 177 122 378,32
Résultat net - 2 293 276 209,95 71 800 955,93 -2 365 077 165,88
La Source : Etabli par nous-même, à partir de données de l’entreprise SONELGAZ
BOUMERDES.
115
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette diminution. Il est essentiel de mener une
analyse approfondie pour comprendre les raisons sous-jacentes de cette baisse du chiffre
d'affaires. Cela pourrait inclure des éléments tels que la concurrence accrue sur le marché, des
changements dans la demande des clients, des perturbations dans la chaîne
d'approvisionnement, ou d'autres facteurs économiques et commerciaux.
Tout d’abord, une baisse marquée du chiffre d’affaires, qui s’est élevée à un montant
de -474 292 406,88, a joué un rôle essentiel dans la diminution de la valeur ajoutée. Cette
réduction du chiffre d’affaires peut résulter de divers facteurs tels que la diminution de la
demande des clients, une concurrence accrue, des fluctuations économiques ou des
perturbations dans les opérations commerciales.
116
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
acheter des intrants tels que des matières premières, de l’énergie ou des services de sous-
traitance pour maintenir ses activités. Cette augmentation des coûts a pesé sur la capacité de
l’entreprise à créer de la richesse nette.
Dans l’ensemble, cette diminution de la valeur ajoutée met en lumière les défis
auxquels SONELGAZ-BOUMERDES a été confrontée au cours de cet exercice. Il est
important pour l’entreprise d’analyser en détail les raisons de cette diminution, de mettre en
œuvre des stratégies d’optimisation des coûts, et d’explorer des moyens de stimuler la
croissance du chiffre d’affaires afin de renverser cette tendance et de restaurer sa contribution
économique.
RN = 71 800 955,93
117
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
3.3.1. La rentabilité
• La rentabilité (2021)
• La rentabilité (2022)
On remarque que la rentabilité financière durant l’années 2021 est positive, cela signifie que
les capitaux internes engagés sont rentables.
En 2022, la rentabilité financière est négative ce qui traduit l’incapacité dont dispose
l’entreprise pour rentabiliser ses capitaux propres, elle doit faire appel aux capitaux externe
pour financer son activité.
3.3.2. La solvabilité
• La solvabilité (2021)
118
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
• La solvabilité (2022)
3.3.3. La liquidité
• La liquidité (2021)
• La liquidité (2022)
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Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
• Le chef d'entreprise
• Le gérant
• Le contrôleur de gestion. ✓
• Le comptable.
• Le responsable financier
04 Quels indicateurs financiers spécifiques sont surveillés
régulièrement pour évaluer la performance de votre entreprise
?
Tous les indicateurs financiers élaborés dans les bilans sont
essentiels pour évaluer régulièrement la performance de
l'entreprise SONELGAZ. Cela inclut des éléments tels que
(CA), la rentabilité, (VA), (TN), (BFR), et bien d'autres.
120
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
• Pandémie de COVID-19
• Fluctuations des prix de l’énergie
• Volatilité de la demande. ✓
07 Avez-vous prévu des vérifications par des stagiaires en audits ✓
internes pour votre service financier ?
9 Quelles sont les apports de ces missions d'audit pour l'état financier
de SONELGAZ ?
• Autres ✓
121
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Tout d’abord, l’audit interne fournit une évaluation objective des processus, des
opérations et des systèmes financiers de SONELGAZ. Cela signifie que les responsables ont
accès à une analyse indépendante et approfondie de la performance financière de l’entreprise,
ce qui renforce la crédibilité et la fiabilité des informations sur lesquelles ils basent leurs
décisions.
De plus, l’audit interne identifie les écarts et les zones de non-conformité par rapport
aux normes et aux objectifs établis. Cette information est essentielle pour identifier les risques
potentiels et les opportunités d’amélioration. Elle permet aux responsables de prendre des
mesures correctives ciblées pour renforcer la performance financière de l’entreprise.
En outre, l’audit interne contribue à assurer la transparence au sein de SONELGAZ.
Les responsables peuvent communiquer de manière plus informée avec les parties prenantes
internes et externes, notamment les actionnaires, les régulateurs et les investisseurs. Cela
renforce la confiance dans les processus de gestion financière de l’entreprise.
L’audit interne peut aider à identifier les erreurs comptables et les fraudes éventuelles
qui pourraient affecter l’exactitude des états financiers de SONELGAZ. Cela garantit que les
chiffres présentés reflètent la réalité financière de l’entreprise. Et aussi Les missions d’audit
interne contribuent à renforcer la gouvernance d’entreprise en assurant une surveillance
122
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
indépendante des activités financières de SONELGAZ, ce qui peut renforcer la confiance des
parties prenantes, y compris les investisseurs et les créanciers.
• L’audit interne est essentiel pour garantir l’exactitude des états financiers et renforcer
la gouvernance d’entreprise.
• Cette synthèse met en lumière les défis financiers auxquels SONELGAZ est
confrontée et les mesures prises pour assurer sa stabilité financière...
Bien sûr, voici des recommandations et des solutions basées sur les résultats présentés
:
123
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
124
Chapitre III : étude de cas : société de SONELGAZ
Conclusion
Il est clair que les conditions économiques, tant au niveau mondial que national,
exercent une influence significative sur la demande d’énergie et, par conséquent, sur le chiffre
d’affaires de SONELGAZ. Les facteurs tels que la croissance du PIB, le taux d’inflation et le
taux de chômage ont un impact crucial sur ces performances financières.
L’audit interne fourni une évaluation objective des processus financiers de l’entreprise,
en identifiant les écarts et les non-conformités, en garantissant la transparence, en détectant
les erreurs comptables et les fraudes potentielles, et en renforçant la gouvernance d’entreprise.
En somme, l’audit interne est un outil essentiel pour prendre des décisions éclairées et
maintenir la confiance des parties prenantes de SONELGAZ.
125
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion générale
L’audit interne est une fonction essentielle au sein des organisations. Il joue un rôle
crucial dans l’évaluation de l’efficacité des processus internes, la gestion des risques, la
conformité aux réglementations, et la création de valeur pour l’entreprise. L’audit interne
contribue à améliorer la transparence, la gouvernance, et la prise de décision éclairée au sein de
l’entreprise. Il fournit des recommandations pour l’amélioration continue et contribue à
renforcer la confiance des parties prenantes, y compris les actionnaires, les clients, et les
régulateurs. En résumé, l’audit interne est un outil précieux pour assurer la pérennité et la
prospérité des organisations dans un environnement commercial complexe et en constante
évolution.
Le contrôle interne d’une entreprise revêt une importance cruciale pour assurer son bon
fonctionnement et la préservation de ses actifs. Il englobe un ensemble de politiques, de
procédures et de pratiques visant à garantir la conformité aux réglementations, à minimiser les
risques financiers et opérationnels, ainsi qu’à garantir la fiabilité des informations financières.
Les composantes essentielles du contrôle interne incluent la séparation des tâches, la
supervision adéquate, la documentation des processus, les audits internes et la gestion des
risques. En renforçant le contrôle interne, une entreprise peut renforcer la confiance de ses
parties prenantes, améliorer son efficacité opérationnelle et réduire les chances d’irrégularités
ou de fraudes.
126
Conclusion générale
réglementations. Lorsque l’audit interne identifie des lacunes ou des faiblesses dans le contrôle
interne, il peut recommander des améliorations. Un contrôle interne solide contribue à
minimiser les risques financiers et opérationnels, ce qui, à son tour, favorise une performance
financière stable et prévisible. Une performance financière positive peut renforcer la confiance
des investisseurs, des créanciers et des actionnaires, ce qui est essentiel pour la croissance et la
durabilité à long terme de l’entreprise. En résumé, l’audit interne évalue et améliore le contrôle
interne, ce qui, à son tour, contribue à une meilleure performance financière de l’entreprise.
Du point de vue théorique, nous avons examiné les principaux cadres conceptuels et
théories existantes qui sous-tendent nos hypothèses, en mettant en évidence la cohérence entre
nos observations et ces fondements théoriques. De plus, dans la partie pratique de notre étude,
nous avons collecté et analysé des données empiriques pour valider nos hypothèses. Les
résultats obtenus dans nos expériences et enquêtes confirment de manière significative nos
hypothèses, renforçant ainsi la base conceptuelle sur laquelle repose notre recherche. Cette
convergence entre la théorie et la pratique renforce notre confiance dans la validité de nos
hypothèses et confirme leurs pertinences dans le contexte de notre étude.
127
Bibliographie
Bibliographie
❖ Ouvrages
• Abderrazek Souei, LA CONDUITE D’UNE MISSION D’AUDIT INTERNE, IMAC
Audit & Conseil.
• Aksouh Hani et Mehenni Samy Ismail, L'appréciation du contrôle interne selon le
référentiel COSO, ESC Alger,2008.
• Alberto SILLERO, audit et révision légale, Edition Eska, année 2000.
• BELAID Khayrallah, l’audit interne et l’approche de la dynamique de groupes, centre
de publication universitaire, Tunis 2005.
• BELLUT Serge, Les processus de la décision, Édition Afnor, France, 2002.
• BERLAND. N, Contrôle de gestion perspective stratégique et managériale, Edition
Pearson, Paris, 2008.
• BOGLIOLO FELIX, Améliorez votre performance économique ! Tout ce que vous avez
toujours voulu savoir sur la Création de Valeur sans jamais oser le demander, Editions
d’organisation, 2000.
• BOUDRIGA Zied, Audit interne : « Organisation et pratique », édition collection
Azurite.
• BOUQUIN Henri, Comptabilité de gestion, économie. PUF, Paris, 2000.
• BOUQUIN Henri, Le contrôle de gestion, 5ème Edition PUF, Paris, 2001.
• BOUQUIN Henri, Le contrôle de gestion, 8ème édition, PUF Paris, 2008.
• Brody R & LOWE J. (2003), The New Role of Internal Auditor: Implications for
Internal Auditor Objectivity. International Journal of Auditing.
• CABY JEROME ET GERARD HIRIGOYOM, la création de valeur de l’entreprise,
2ème édition, Economica, Paris, 2001.
• COHEN E, « Dictionnaire de gestion », Édition la Découverte, Paris, 2001.
• CRIPP, Normes d’Organisation, Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris
cedex 05, 2009.
• DEGOS. J.G, Origine et histoire de la comptabilité française, France, 2010.
• Dictionnaire Hachette, France, 2005.
• DIDIER. L, gestion budgétaire, Edition Eyrolles université, Paris, 1994.
• DR. KHELASSI Réda « les applications de l’audit interne » Houma éditions, Alger.
• Élisabeth Bertin, audit interne enjeux et pratique à l’international, édition Eyrolles,
paris, 2007.
• Eustache Ebondo WAMANDZILA : La gouvernance de l’entreprise, une approche par
l’audit et le contrôle interne, éditions l’Harmattan, 2005.
• GEORGES Legros : « Mini manuel de finance d’entreprise », 2ème Edition, Dunod,
Paris 2010.
• GIRAUD. F, SAULPIC. O, Contrôle de Gestion et Pilotage de la Performance, 2eme
Edition, Paris.
• HOARAU Christian, Maitriser le diagnostic financier, 3ème édition, Revue fiduciaire,
Paris, 2008.
• IFACI : Guide pour l’utilisation des normes internationale d’audit dans l’audit des
petites et moyennes entreprises, troisième édition, tome 1, 2013.
• ISO 9000 :2005(Fr). Système de management de qualité- Principes essentielles et
vocabulaires. Remplacer par ISO9000 : 2015. Disponible sur le site web :
Bibliographie
• William R. (2015), Auditing Risk Assessment & Risk Management Processes, Internal
Auditors Research Foundation.
❖ Articles:
• Article 40, Journal official, 27 éme, N°2, Mercredi 13 Janvier 1988.
❖ Thèses et Mémoires
• Bouras Boukhalfa, Skander Naim, mémoire de fin d’étude « la contribution de l’audit
interne à la performance d’entreprise cas BATICOMPO » Bni Mensour, Bejaia, 2015.
• CHEKNOUN Meriem, Thèse doctorat LMD, « le rôle de l’audit interne dans le pilotage
et la performance du système contrôle interne : cas d’un échantillon d’entreprises
algériennes », Tlemcen, 2013.
• La problématique de la fonction audit interne dans la gestion efficace d’une entreprise :
cas des entreprises de la wilaya de Bejaia, mémoire de fin de cycle en finance et
comptabilité, université ABD RAHMAN MIRA de Bejaia, promotion 2009-2010.
• ZIANI Abd Elhak, le rôle de l’audit interne dans l’amélioration de la gouvernance de
l’entreprise, mémoire de fin cycle, université Abu Bekr Belkaid Tlemcen, 2014.
❖ Sites internet
[Link]/ documents/general/[Link].
Annexes
ANNEXES
BILAN ACTIF
ACTIF note brut 2021 amort 2021 2021 2020
ACTIF NON COURANT
Ecart d'acquisition (ou goodwill)
Immobilisations incorporelles
Frais de développements immobilisables
Logiciels informatiques et assimilés 3 902 941,97 3 902 941,97 0,00 0,00
Immobilisations corporelles
Terrains 184 038 326,17 184 038 326,17 102 234 063,49
Agencements et aménagements de terrains 473 101 695,42 254 579 462,27 218 522 233,15 182 193 410,83
Constructions (Batiments et ouvrages 3 972 258 187,37 1 882 270 421,10 2 089 987 766,27 1 638 299 565,71
Installations techniques, matériel et outillage 189 130 894 387,24 88 045 238 683,73 101 085 655 65 028 877 644,66
703,51
Autres immobilisations corporelles 23 851 735 591,30 8 527 219 929,79 15 324 515 661,51 17 292 447 083,73
Comptes de liaison
Impôts différés actif 0,00 0,00 0,00
ACTIF COURANT
Créances et emplois assimilés
Clients 32 454 235 532,74 5 365 232 669,95 27 089 002 862,79 23 072 952 480,16
Autres débiteurs 5 098 606 091,57 54 513 066,14 5 044 093 025,43 4 660 750 359,78
Impôts 3 394 812 002,21 3 394 812 002,21 3 311 072 587,48
Disponibilités et assimilés
Placements et autres actifs financiers courants
Trésorerie 7 144 831 253,28 67 816 560,95 7 077 014 692,33 3 527 015 016,54
BILAN PASSIF
PASSIF note 2021 2020
CAPITAUX PROPRES
Capital émis (ou compte de l'exploitant) 49 365 033 680,54 23 964 133 801,87
0,00 0,00
compte de liaison**
TOTAL CAPITAUX PROPRES 12 499 548 817,63 7 947 415 229,82
TOTAL PASSIFS NON COURANTS 65 732 491 773,09 37 273 696 645,57
PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et comptes rattachés 30 289 970 583,57 26 958 092 720,84
Dettes sur sociétés du Groupe et associés 98 431 298 155,95 90 303 109 998,29
0,00 0,00
compte transitoire**
TOTAL PASSIFS COURANTS 139 198 860 843,23 125 197 308 799,07
TOTAL GENERAL PASSIF 217 430 901 433,95 170 418 420 674,46
ANNEXES
III - VALEUR AJOUTEE D'EXPLOITATION (I-II) - 5 503 689 499,42 432 012 680,90
Charges de personnel - 9 278 268 307,82 - 7 521 145 665, 79
Impôts, taxes et versements assimilés - 1 082 275 719,10 - 903 302 055, 31
Prestations reçues Impôts et taxes 0,00
VII - RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS (V+VI) - 21 032 557 300,45 - 7 979 071 235, 56
Impôts exigibles sur résultats ordinaires
Autres impôts sur les résultats
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES 127 925 859 713,37 103 774 410 047,23
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES - 148 958 417 013,82 - 111 753 481 282, 79
ANNEXES
VIII - RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES - 21 032 557 300,45 - 7 979 071 235, 56
Eléments extraordinaires (produits) 1 987 837,72 34 931 518,60
Eléments extraordinaires (charges) - 19 655 526,15 - 79 510 654, 29
Charges hors exploitation reçues 0,00
Produits hors exploitation reçues 0,00
Produits hors exploitation fournis 0,00
Charges hors exploitation fournies 0,00
BILAN ACTIF
Immobilisations corporelles
Terrains 184 038 326,17 184 038 326,17 184 038 326,17
Agencements et aménagements de terrains 473 101 695,42 265 319 694,96 207 782 000,46 218 522 233,15
Constructions (Batiments et ouvrages 4 058 855 751,01 1 963 606 579,73 2 095 249 171,28 2 089 987 766,27
Installations techniques, matériel et outillage 226 267 737 457,88 94 835 206 292,56 131 432 531 165,32 101 085 655 703,51
Autres immobilisations corporelles 25 761 948 876,88 9 274 155 466,97 16 487 793 409,91 15 324 515 661,51
Comptes de liaison
TOTAL ACTIF NON COURANT 308 748 005 320,58 106 342 190 976,19 202 405 814 344,39 174 802 452 271,60
ACTIF COURANT
Créances et emplois assimilés
Clients 34 389 480 699,91 5 097 839 539,24 29 291 641 160,67 27 089 002 862,79
Autres débiteurs 5 207 410 068,66 58 714 579,17 5 148 695 489,49 5 044 093 025,43
Impôts 2 693 314 316,92 2 693 314 316,92 3 394 812 002,21
Disponibilités et assimilés
Placements et autres actifs financiers courants
Trésorerie 10 589 832 728,38 77 609 544,17 10 512 223 184,21 7 077 014 692,33
TOTAL GENERAL ACTIF 361 673 510 433,10 111 599 544 503,75 250 073 965 929,35 217 430 901 433,95
ANNEXES
BILAN PASSIF
PASSIF note 2022 2021
CAPITAUX PROPRES
Capital émis (ou compte de l'exploitant) 15 000 000 000,00 15 000 000 000,00
0,00 0,00
compte de liaison**
TOTAL CAPITAUX PROPRES 15 000 000 000,00 12 499 548 817,63
TOTAL PASSIFS NON COURANTS 78 232 961 230,01 65 732 491 773,09
PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et comptes rattachés 36 276 372 066,80 30 289 970 583,57
Dettes sur sociétés du Groupe et associés 106 530 095 008,18 98 431 298 155,95
0,00 0,00
compte transitoire**
TOTAL PASSIFS COURANTS 156 841 004 699,34 139 198 860 843,23
TOTAL GENERAL PASSIF 250 073 965 929,35 217 430 901 433,95
ANNEXES
SOCIETE
Société de Distribution de l'électricité et de gaz du Centre EXERCICE 2022
Prestations fournies production energie et matériel 51 705 917 399,18 45 080 523 643,71
Variations stocks produits finis et en cours 0,00
I - Production de l'exercice 135 721 636 611,19 122 365 664 919,41
Services extérieures et autres consommations - 20 282 909 920,71 - 18 688 519 896,84
II - Consommation de l'exercice - 142 114 403 172,04 - 127 869 354 418,83
III - VALEUR AJOUTEE D'EXPLOITATION (I-II) - 6 392 766 560,85 - 5 503 689 499,42
Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur - 9 145 396 242,75 - 7 574 522 243,11
Charges d'amortissement et autres provisions reçues - 1 760 773 869,43 - 1 560 399 240,07
Reprise sur pertes de valeur et provisions 1 935 693 444,62 506 010 993,95
Dotations d'amortissement et autres provisions fournies 1 760 773 869,43 1 560 399 240,07
Prestations reçues frais financiers - 345 842 591,39 - 640 281 267,41
VII - RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS (V+VI) - 23 308 068 842,30 - 21 032 557 300,45
ANNEXES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES - 166 630 101 958,67 - 148 958 417 013,82
VIII - RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES - 23 308 068 842,30 - 21 032 557 300,45
HP 17 17 0%
MP 238 251 5%
Une évolution 8
de
% par rapport à
Decembre2021
162900
150561
[Link] 565 1,06 0,43 -59,71% 1,06 0,43 -60% 3,34 3,17 -5,27%
ISS 566 2,14 1,30 -39,29% 2,45 1,75 -29% 10,38 8,45 -18,59%
SI MUSTAPHA 567 0,44 0,25 -42,25% 0,63 0,43 -33% 2,51 2,68 7,02%
KEK 568 1,38 1,10 -20,18% 1,38 1,10 -20% 4,87 3,87 -20,46%
BOUD 569 1,54 0,92 -40,31% 1,56 0,97 -38% 5,47 5,13 -6,23%
TOTAL 16,08 9,47 -41,11% 17,16 9,71 -43% 60,71 57,75 -430,87%
REALISATIONS CUMULEES
CH AFF MOIS DECEMBRE TAUX TAUX OBJ TAUX
GAZ
2021 2022 EVOL 2021 2022 EVOL 2022 REAL
CH AFF BP 62,21 41,30 -33,61% 691,12 777,03 12% 763,15 102%
CH AFF 19,70 22,62 14,83% 238,61 251,96 6% 348,43 72%
MP
TOTAL BP 81,90 63,92 -21,96% 929,73 1028,99 11% 1111,58 93%
MP
CH AFF HP 19,36 19,44 0,45% 205,83 200,54 -2,57% 281,01 71%
TOTAL 101,26 83,36 -17,68% 1135,57 1229,53 8,27% 1392,59 88%
3796,11
9
3396,75
3
EVOLUTION
219
2021/2022 DECEMBRE 2022
206
DEC 2021
MOIS 4ème %
TAUX TAUX CUMUL TAUX
DECEMBRE trimestre OBJ TAUX
Programme
2022
Public GAZ
2021 2022 EVOL 2021 2022 EVOL 2021 2022 EVOL (km) REAL
DP 0,000 1,333 100% 8,707 3,833 -56% 45,270 52,146 15% 34,6 150,71%
QLS+ EXT 16,517 1,800 -89% 48,161 3,400 -93% 112,771 71,204 -37% 120 59,34%
TOTAL GAZ 16,517 3,133 -81% 56,868 7,233 -87% 158,041 123,35 -22% 154,6 79,79%
Remerciements. ................................................................................................................. I
Dédicaces. .......................................................................................................................... II
Sommaire. ......................................................................................................................... IV
Introduction ............................................................................................................................ 05
1.9. Comparaison entre la fonction de l’audit interne et les fonctions voisines .................. 23
Conclusion ............................................................................................................................ 54
[Link]. La compétitivité........................................................................................................... 67
Conclusion............................................................................................................................ 89
Table des matières
Introduction......................................................................................................................... 90
Bibliographie.
Annexes.
Résumé.
Résumé
Summary