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Technologies et fonctions des échangeurs de chaleur

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Les échangeurs

de chaleur

Réalisé par : Alyani Aya

El Ech Marwen

Classe : GETE 2

Année universitaire : 2023 - 2024


Introduction générale

Dans le contexte énergétique actuel, la hausse des prix de l’énergie et la raréfaction des sources
d’énergies fossiles poussent la société industrielle contemporaine à devenir de plus en plus
performante aussi bien sur l’aspect financier et environnemental que sur l’aspect maitrise de
l’énergie.

l’échangeur de chaleur (ou échangeur thermique) occupe une place primordiale et indispensable
dans tous les systèmes thermiques, qu’il soit pour un usage industriel (chimie, pétrochimie,
sidérurgie, agroalimentaire, production d’énergie), pour l’automobile, l’aéronautique ou le
bâtiment résidentiel ou tertiaire. De manière générale, on s’accorde à dire que plus de 90% de
l’énergie thermique utilisée dans les procédés industriels transite au moins une fois par un
échangeur de chaleur.

1. Principal but d’un échangeur thermique

Le principal but d’un échangeur de chaleur est de transférer de l’énergie thermique d’un fluide
vers un autre sans les mélanger .

Dans le cas d’un système de chauffage ou de production d’eau chaude, un premier fluide dit
« chauffant », considéré comme le fluide primaire, sert à chauffer le fluide secondaire. Pour un
bon échange, les deux fluides doivent être de température différente, c’est pour cela que l’un est
chaud et l’autre est froid .
➢ Transfert de chaleur : permet le transfert efficace de chaleur entre deux fluides
➢ Optimisation de performances : améliore les performances des systèmes de
refroidissement et de chauffage
➢ Conservation de l’énergie : réduit la consommation d’énergie en récupérant la chaleur
[Link] fonctions d’un échangeur thermique

Les fonctions d’un échangeur thermique sont multiples et essentielles dans divers domaines :

- Transfert de chaleur entre fluides : L’échangeur thermique permet de transférer l’énergie


calorifique d’un fluide vers un autre assurant ainsi la climatisation, le chauffage, la
réfrigération .
- Maintenir des caractéristiques des fluides : l’intérêt majeur de l’échangeur de chaleur
réside dans la séparation des deux circuits de fluides et dans l’absence d’autre échanges
que la chaleur , préservant ainsi les caractéristiques physicochimiques de chaque fluide
inchangées hormis leur température ou leur état .
- Récupérateur thermique qui permet d’introduire la notion de valorisation de l’énergie
thermique d’un procédé. La fonction de cet échangeur est alors d’assurer le transfert
d’une capacité thermique maximale afin de permettre une valorisation maximale du rejet
thermique sur des critères énergétiques et économiques.
- Réfrigérants qui assure la dissipation de l’énergie thermique non valorisable d’un procédé
vers le milieu extérieur .
- Capteurs ou émetteurs thermiques dont les équipements ont pour fonction,
respectivement, d’associer réception d’énergie thermique et transmission vers l’usage.
Les exemples :les capteurs solaires thermiques ,les radiateurs domestiques qui assurent le
confort thermique dans un bâtiment.
- Des humidificateurs ou condenseurs partiels qui assurent la condensation d’une vapeur en
mélange avec un gaz incondensable pour obtenir un gaz appauvri en vapeur . Exemple :
centrale de traitement d’air (CTA).
- Évaporateurs qui assurent l’évaporation complète ou partielle d’un liquide dans différents
procédés notamment de production d’énergie mécanique (cycle moteur de Rankine, de
Hirn) et de production frigorifique : cycle à compression (PAC), réfrigérateur.
- Équipements qui permettent la congélation et la fusion d’une phase liquide ou vapeur
grâce à une paroi refroidie en dessous du point triple du fluide. Ces dispositifs sont
utilisés pour assurer la séparation de plusieurs corps, assurer le stockage d’énergie
thermique (stockage de glace), produire une phase solide pour divers usages.

3. Différentes technologies des échangeurs

Il existe plusieurs types d’échangeurs thermiques , classés selon différents critères tels que la
nature des fluides, le mode de circulation des fluides , l’orientation relative des fluides, la
structure physique et le matériau utilisé .

3.1.L’échangeur thermique à plaques


Figure 1: Echangeur à plaques

Dans le cas de l’échangeur thermique à plaques, les fluides se déplacent de chaque côté des
plaques, qui sont généralement ondulées. Ce type d’échangeur thermique est fréquemment
employé car il est très performant. On le trouve dans les climatisations, les réfrigérateurs ou
encore dans les chaudières, pour la production d’eau chaude sanitaire.
Les plaques utilisées dans ce dispositif peuvent être :
• À joints
• Soudées
• Brasées
• Assemblées par fusion
Pour chaque type, il est primordial que l’étanchéité entre chaque plaque soit maximale afin que
les fluides de différentes températures ne se mélangent pas. Ici, ce sont les plaques qui vont
servir de conducteur de chaleur, elles sont fabriquées dans l’un des matériaux cités
précédemment.
L’échangeur thermique à plaques peut donc disposer d’un système eau/eau, mais aussi air/air,
comme c’est le cas pour certains systèmes de ventilations mécaniques contrôlées (VMC). Dans
cet exemple, l’échange thermique se fait à courants croisés.
[Link] Tubulaire

Figure 2:Echangeur Tubulaire

Un échangeur tubulaire est un type d’échangeur thermique qui utilise des tubes pour échanger de
la chaleur entre deux fluides qui circulent à l’intérieur et à l’extérieur de ces tubes.
Les tubes sont disposés dans une enveloppe (calandre) qui contient également l’un des deux
fluides. Les tubes peuvent être droits ou courbés en forme de U ou de serpentin pour maximiser
la surface d’échange de chaleur et améliorer l’efficacité de l’échangeur de chaleur.

Les échangeurs tubulaires peuvent être utilisés pour le chauffage, le refroidissement ou la


régulation de la température des fluides. En effet, l’objectif principal de cet échangeur est la
récupération de chaleur sur liquides ou gaz.
L’échangeur tubulaire est l’échangeur le plus présent dans les installations thermiques
industrielles. En effet, il y représente 60%. Les échangeurs tubulaires sont largement utilisés
dans les industries chimiques, pétrochimiques, pharmaceutiques et agroalimentaires, ainsi que
dans les centrales électriques et les systèmes de chauffage et de climatisation.
La récupération de chaleur d’un fluide à l’autre peut être effectuée de plusieurs manières grâce à
des appareils :
– À co-courants ou courants parallèles : les fluides traversent l’échangeur dans le même sens.
– À contre-courants ou courants opposés : les fluides traversent l’appareil dans un sens opposé.
– À courants croisés.
[Link] pour cuve : serpentin interne, serpentin externe et double enveloppe

Figure 3:Echangeur pour cuve

Que ce soit pour chauffer et stocker de l’eau chaude sanitaire ou un liquide de process,
l’utilisation de cuve munie d’un échangeur intégrée est souvent une option valable ( c’est aussi le
cas lorsqu’on veut refroidir le contenu de la cuve )

Dans tous les cas, la cuve ayant une fonction de stockage, il faut penser à l’isoler ! C’est la base
pour conserver la chaleur et limiter les consommations d’énergie.

• Le serpentin interne permet de faire circuler un fluide thermique (chaud ou


froid), directement au contact du liquide que l’on veut chauffer ou refroidir, pendant le
stockage de celui-ci dans la cuve. C’est très efficace, mais complexe en termes de
fabrication puisqu’il faut faire rentrer le serpentin dans la cuve avant de la fermer
• L’idée du serpentin externe permet de contourner la difficulté de mise en œuvre.
Cependant, comme le fluide thermique n’est pas directement en contact avec le liquide,
l’efficacité de l’échange est moins bonne. Une bonne isolation est ici encore plus
importante, puisque la source de chaleur ou de froid est à l’extérieur de la cuve, au plus
près de l’air ambiant.
• Le principe de la double peau est similaire à celui du serpentin externe. La différence
est simplement que le circuit du liquide thermique n’est pas canalisé, mais que celui-ci
s’écoule « librement », sur toute la surface extérieure de la cuve. On retrouve beaucoup
ce type d’échangeur en industrie agroalimentaire, en général associé avec une fonction de
mélange ou de malaxage dans la cuve.

[Link] à ailettes

Figure 4:Echangeur à ailettes

Un échangeur thermique à ailettes est un type spécifique d’échangeur thermique qui utilise des
ailettes pour augmenter la surface de transfert de chaleur .
Les échangeurs thermiques à ailettes sont composés d’ailettes métalliques fixées à des tubes ou
des plaques .Ces ailettes agissent comme des extensions de surface qui permettent un meilleur
échange entre les fluides en circulation .
Ces échangeurs sont souvent utilisés dans des applications où une grande efficacité de transfert
est nécessaire , comme dans les systèmes de refroidissement industriels , les climatiseurs , les
radiateurs automobiles ….
Ils offrent une meilleure efficacité de transfert de chaleur par rapport à d’autres types
d’échangeurs en raison e leur conception qui minimise la surface de contact entre les fluides
.Cela permet un refroidissement ou un chauffage plus efficace des fluides circulant dans le
système .
Figure 5: Principales Technologies des échangeurs thermiques

4. Critères de choix des échangeurs de chaleur

La sélection d’une technologie est une phase essentielle dans le projet d’un système ou d’un
équipement thermique. Les critères techniques et économiques sont nombreux alors que le choix
des technologies d’échangeurs thermiques est extrêmement varié.
Les fluides de transfert, moteur et frigorigène du procédé : en premier lieu, il faut pouvoir
définir le plus précisément possible les différentes données du process dans lequel l’échangeur
Figure
est prévu d’être intégré. Cela 6: Principales
passe technologies
inévitablement des échangeurs
par la définition des fluides utilisés et de leurs
conditions d’usage. La définition des fluides du procédé est bien évidemment d’une importance
capitale car il permet de définir les différentes propriétés thermo physiques des fluides qui seront
mis en jeu et qui servent aux calculs des différentes grandeurs dimensionnelles et
adimensionnelles.
L’état des fluides de transfert (monophasique, diphasique)
Les conditions extrêmes d’usage de l’échangeur : les températures maximales d’usage de
l’échangeur ; la pression maximale de service de l’échangeur sur l’un ou l’autre des circuits ; le
critère de pertes de charge maximales acceptables .
L’encrassement des échangeurs thermiques
Ce critère demande une connaissance du potentiel encrassant du fluide qui peut induire plusieurs
effets (Bouchage, Colmatage) et qui se traduisent par des effets sur la performance
globale (Dégradation des performances thermiques, Augmentation des pertes de charge,
Surdimensionnement).
Critère sur les exigences d’étanchéité de l’échangeur et les risques de fuite des fluides :la
question des risques de fuite de fluides (et incidemment la qualité de l’étanchéité de l’échangeur)
peut être un critère important notamment vis-à-vis de la sécurité de l’installation, les risques sur
l’environnement. Ce critère peut être très contraignant en matière de choix technologique et peut
intervenir dans le dimensionnement de l’échangeur lui-même par la nécessité d’une épaisseur de
paroi importante .
Critère d’encombrement/compacité :la compacité d’un échangeur permet ainsi de juger
rapidement de la performance d’un échangeur thermique. Ce critère peut aussi être déterminant
en termes de choix technologique et de dimensionnement suivant la place (surface et/ou volume)
que demande l’installation de l’échangeur dans le process.
Critère de coût de l’échangeur : critère reste le point sensible des relations
fabricants/utilisateurs, surtout pour des applications bien connues, maitrisées et standardisées.

[Link] de puissance thermique d’un échangeur

L’équation de bilan d’énergie exprime, conformément au premier principe de la


thermodynamique, l’égalité des flux de chaleur échangés par chacun des fluides circulant dans
l’échangeur thermique, en négligeant les pertes vers l’extérieur .
La puissance échangée entre les deux fluides, dépend essentiellement de l’écart de température
que celui-ci subit lorsque l’échange se réalise par chaleur sensible, ou alors essentiellement de la
valeur de la chaleur latente (correspondant à l’enthalpie de changement d’état) lorsqu’il y a un
changement de phase (fluide diphasique).

[Link] d’échange monophasique


Transfert monophasique : signifie que les fluides en présence restent sous une même et unique
phase et ne changent pas d’état (il reste uniquement à l’état gazeux ou liquide) : les échanges de
chaleur se traduisent ainsi uniquement par une élévation ou une baisse de leur température. On
parle alors d’échange sous forme de chaleur sensible.
La puissance échangée (P en Watt) entre deux fluides à l’état monophasique, dépend
essentiellement des trois critères suivants :
• Le débit massique des fluides (qm en [kg/s]),
• Les propriétés thermophysiques des fluides (masse volumique (ρ en [kg/m3]) et chaleur
spécifique (Cp en [J/kg-K])),
• L’écart de température que vont subir les fluides (∆T en [K] ou en [°C]), l’échangeur
étant représenté (configuration co-courant)

La chaleur se dirigeant toujours du fluide chaud vers le fluide froid et en faisant l’hypothèse que
les échanges vers l’extérieur sont nuls (cas d’un échangeur isolé), on a :

{T entree chaud} > {T sortie chaud}

{T entree froid} < {T sortie froid}

De ce fait, on peut exprimer la puissance échangée par chacun des fluides avec les expressions
suivantes qui impliquent la notion de conservation de l’énergie :

P = q mc .Cpc . ∆TC = - q mf. Cpf . ∆Tf

Avec:

∆TC = TCe - Tcs

∆Tf = Tfe - Tfs


On notera également que de manière générale, les valeurs des propriétés thermophysiques des
fluides sont retenues comme étant des constantes calculées à la valeur moyenne de température
et de pression de chacun des fluides.
Grâce à l’écriture de ces bilans thermiques, on peut ainsi facilement retrouver une grandeur (par
exemple la température de sortie du fluide froid) si on connait l’ensemble des autres grandeurs.
Une représentation assez courante des échanges thermiques entre deux fluides est le diagramme
Température-Enthalpie (ou Température-Puissance). Dans le cadre d’un échange par chaleur
sensible uniquement, la représentation est celle de la Figure 4.

Ici, on illustre une configuration à contre courant (comme pour les exemples qui suivent) où le
fluide chaud (en rouge) entre du coté opposé à celui du fluide froid (en bleu) : on rappelle que,
dans cette configuration, le fluide chaud peut être refroidit à un niveau plus bas que la
température de sortie du fluide froid tandis que le fluide froid peut, lui aussi, être chauffé à une
température plus haute que la température de sortie du fluide chaud.

5.2 Cas d’échange diphasique


Transfert diphasique : signifie que les fluides en présence vont changer d’état (ou de phase) entre
l’entrée et la sortie de l’échangeur : les échanges de chaleur se traduisent ainsi quasiment
uniquement par un changement d’état sans élévation ni baisse de leur température. On parle alors
d’échange sous forme de chaleur latente.
Les changements de phase les plus fréquemment rencontrés dans le domaine des échangeurs de
chaleur sont l’évaporation (Liquide → Gaz) et la condensation (Gaz → Liquide), notamment
dans le domaine du génie climatique (cycle des pompes à chaleur pour la production de froid) et
de la production d’énergie électrique (via un cycle de Rankine pour la production d’énergie
mécanique puis électrique via un alternateur).
Les autres changements de phase, tels que la fusion et la solidification, restent encore des
domaines plus marginaux bien qu’appliqués de plus en plus par l’utilisation grandissante des
MCP (Matériaux à changement de phase). On citera également la sublimation (Solide→ Gaz) qui
est utilisé, par exemple, dans les process de lyophilisation.
La puissance échangée (P en [W]) entre deux fluides qui vont changer de phase dépend
essentiellement des trois critères suivants :

• Le débit massique des fluides (qm en [kg/s]),


• La chaleur latente ou enthalpie de changement de phase (liquide/vapeur le plus
couramment) qui est une propriété thermophysique des fluides (noté Lv ou ∆hlv en [J/kg]).
• Le titre massique (noté xv) d’une des phases (en général la phase vapeur pour un mélange
liquide/vapeur). Ce titre massique est définit comme le rapport du débit massique de la
phase vapeur au débit massique des deux phases (c’est-à-dire le débit massique total de
fluide), il est donc compris entre 0 (phase totalement liquide) et 1 (phase totalement
vapeur)

𝑞𝑚 𝑣 𝑞𝑚 𝑣
Xv = (𝑞𝑚 𝑣+𝑞𝑚 𝑙) = (𝑞𝑚 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙)

Pour une évaporation (ou une condensation) totale, on peut donc dire que l’on passe d’un titre de
vapeur de 0 à un titre de vapeur de 1 (ou inversement pour la condensation) donc ∆x v=1. Ainsi,
l’expression de la puissance est la suivante :

P = q mc . ∆hvlc = - q mf. ∆Tlvf

Dans le cadre de cette expression, le fluide chaud va par exemple se condenser totalement et le
fluide froid va s’évaporer totalement. On a ainsi les expressions suivantes pour le calcul de
l’enthalpie de changement de phase :

∆hvlc = Hvc - Hlc

∆hvlf = Hlc - Hvc


On notera que la détermination de l’enthalpie de changement de phase est dépendante de la
pression ou de la température de saturation du fluide (en sachant que ces deux paramètres sont
dépendants l’un de l’autre).
Lorsque la condensation ou l’évaporation est partielle (i.e. 0 < xv < 1), on fait alors intervenir la
différence du titre massique entre l’entrée et la sortie du fluide : La puissance échangée
s’exprime ainsi par :

P = q mc . ∆hvlc ∆xv = - q mf. ∆Tlvf . ∆xv

Pour un changement de phase sur le fluide froid (évaporation) avec un fluide chaud
monophasique, on peut par exemple rencontrer l’évolution suivante dans le diagramme
Température-Puissance

Ici, le fluide froid entre dans l’échangeur à l’état liquide saturé (par exemple eau liquide à 1 bar
et 100°C donc xv=0) et s’évapore jusqu’à saturation vapeur (par exemple vapeur d’eau à 1 bar et
100°C donc xv=1) par l’apport d’énergie thermique issue du fluide chaud qui par conséquent se
refroidit.
Pour un changement de phase sur le fluide chaud (condensation) avec un fluide froid
monophasique, on peut avoir l’évolution du diagramme Température-Puissance
Ici nous somme dans la situation inverse : le fluide chaud entre dans l’échangeur à l’état vapeur
saturée et se condense jusqu’à saturation par l’extraction d’énergie thermique issue du
réchauffement du fluide froid.

6. Différence entre NUT et ∆TLM

6.1.Méthode de l’efficacité et du nombre d’unité de transfert


On définira l’efficacité ɛ d’un échangeur comme le rapport du flux de chaleur réellement
échangé dans l’échangeur (d’arrangement géométrique quelconque) au flux de chaleur maximum
qu’il est possible d’échanger ,pour un échangeur à circulation à contre-courant fonctionnant avec
des débits et des températures d’entrée des fluides identiques à ceux du cas considéré.
Le flux de chaleur maximum qu’il est possible d’échanger est déterminé de la façon suivante : la
variation de température maximale que peut subir le fluide de plus faible débit de capacité
thermique (le débit de capacité thermique noté C et exprimé en [W/K] est le produit du débit
massique (qm) par la chaleur spécifique (Cp)) est égale la différence entre les températures
d’entrée des fluides.
Le fluide qui est susceptible de subir cette variation maximale est le fluide qui présente le débit
de capacité thermique massique minimale :

Cmin = min ([Link] ; [Link] ) = min ( Cc ; Cf )


Ce résultat serait obtenu avec une surface d’échange infinie et un échangeur à contre-courant. Le
flux de chaleur maximum possible est donc :

Pmax = Cmin . (Tce – Tfe )

L’efficacité de l’échangeur thermique peut alors s’écrire :

• si le coté chaud présente le produit qm*Cp minimum :

𝑃𝑟é𝑒𝑙 𝐶𝑐∗(𝑇𝑐𝑒−𝑇𝑐𝑠) ∆𝑇𝑐


ɛ= = =
𝑃𝑚𝑎𝑥 𝐶𝑐∗(𝑇𝑐𝑒−𝑇𝑓𝑒) ∆𝑇𝑚𝑎𝑥

• si le coté froid présente le produit qm*Cp minimum :

𝑃𝑟é𝑒𝑙 𝐶𝑓∗(𝑇𝑓𝑠−𝑇𝑓𝑒) ∆𝑇𝑓


ɛ = 𝑃𝑚𝑎𝑥 = 𝐶𝑓∗(𝑇𝑐𝑒−𝑇𝑓𝑒) = ∆𝑇𝑚𝑎𝑥

Ainsi, d’une manière générale, l’efficacité est égale à la variation de température sur le fluide
de Cmin sur l’écart de température maximale dans l’échangeur.
Lorsque l’on ne connait pas les températures de sortie (ce qui est souvent le cas dans le cadre
d’une simulation), l’efficacité d’un échangeur ɛ est déterminée par le coefficient d’échange
global U, la surface d’échange S et la valeur du paramètre et via l’introduction du terme de
rapport de débit de capacité thermique noté Cmin .

Les expressions qui relient ces grandeurs se déduisent de l’intégration des équations de bilan et
de transfert.

𝐶𝑚𝑖𝑛
C=
𝐶𝑚𝑎𝑥

Ainsi, on peut déduire :

• pour une circulation des fluides à contre-courants :

exp (−𝑁𝑈𝑇 × (1 + 𝐶))


𝜀 =1−
1+𝐶

• pour une circulation des fluides à co-courants :


1 − exp (−𝑁𝑈𝑇 × (1 − 𝐶))
𝜀=
1 − 𝐶 × exp (−𝑁𝑈𝑇 × (1 − 𝐶))

Le rapport est désigné comme le NUT (Nombre d’Unités de Transfert). Cette grandeur est
égale, si l’on applique les équations de bilan et de transfert à :

Soit le rapport de la variation de température sur le fluide de le plus faible, à l’écart de


température logarithmique.

La méthode dite de l’efficacité et du NUT (méthode ɛ-NUT) est une méthode aisée de calcul des
performances d’un échangeur thermique (diagnostic). En effet la formulation proposée permet à
partir du coefficient d’échange global U, la surface d’échange S, des débits massiques et chaleurs
spécifiques :

• en premier lieu d’évaluer le nombre d’unités de transfert NUT


• en deuxième lieu, à partir des expressions précédentes ou de celles issues d’abaques pour
des configurations plus complexes d’échangeurs, de calculer l’efficacité de l’échangeur
• l’efficacité connue, il est aisé de déterminer la température de sortie de l’un des fluides
(celui présentant le minimum). Ensuite, la température de sortie de l’autre fluide se déduit
des bilans thermiques

Les limitations de cette méthode sont identiques à celles de la méthode de l’écart de température
moyen logarithmique. La mise en œuvre de cette méthode nécessite la connaissance de la
relation entre l’efficacité et le nombre d’unités de transfert. Cette relation sous forme d’abaque
ou d’expressions algébriques dépend du :

• mode de circulation des fluides


• type d’échangeur de chaleur
• mélange ou non des filets fluides lorsque l’écoulement est à courant-croisé
Dans le cas de condenseur ou d’évaporateur (avec température constante du fluide à 2 phases),
on considère Cmax tend vers une valeur infinie car la température de changement de phase est
constante correspondant au fluide frigorigène qui s’évapore ou se condense.

6.2.Méthode de l’écart de température moyen logarithmique


La représentation des évolutions de températures moyennes des fluides en fonction d’une
grandeur spatiale (par exemple, x, la distance d’un des fluides par rapport à l’entrée de
l’échangeur) suppose la résolution simultanée des deux équations :

• équation de bilan énergétique


• équation de transfert de chaleur

L’écriture des équations d’énergie et de transfert, pour un échangeur à co-courant sur un élément
de surface dS, est la suivante :

dP = q mc .Cpc . dTe = - q mf. Cpf . dTf

dP = [Link]. ∆T

À partir de ces deux équations, nous déduisons l’équation différentielle :

1 1
d (∆T) = dTc – dTf = - dP.( + ).ds
𝑞𝑚𝑐 . 𝐶𝑝𝑐 𝑞𝑚𝑓 . 𝐶𝑝𝑓

D’où :

𝑑(∆𝑇) 1 1
= - U.( + ).ds
∆𝑇 𝑞𝑚𝑐 . 𝐶𝑝𝑐 𝑞𝑚𝑓 . 𝐶𝑝𝑓

L’intégration de cette dernière équation donne l’évolution spatiale de l’écart de température entre
les fluides à partir de celui existant entre les fluides à l’entrée de l’échangeur (x=0) en supposant
constant le coefficient d’échange U et les capacités thermiques Cp :

𝑥 1 1
∆𝑇(x) = ∆𝑇(x=0) . exp ( -U.s . . ( + ))
𝐿 𝑞𝑚𝑐 . 𝐶𝑝𝑐 𝑞𝑚𝑓 . 𝐶𝑝𝑓
Cette méthode est la seule méthode analytique permettant une représentation spatiale exacte de la
température moyenne des fluides. On aura noté toutefois qu’elle suppose des hypothèses fortes
telles que, entre autres, la constance du CETG tout le long de l’échangeur.
Les équations précédentes aboutissent, après intégration aux bornes de l’échangeur, à
l’expression suivante qui relie la puissance échangée, le coefficient d’échange global et la
surface d’échange totale :

∆𝑇𝑎− ∆𝑇𝑏
P= U.S . ∆𝑇𝑎 = U.S.∆Tln
𝑙𝑛
∆𝑇𝑏

La différence de température moyenne logarithmique ΔTln est définie de la manière suivante :

∆𝑇𝑎− ∆𝑇𝑏
.∆Tln = ∆𝑇𝑎
𝑙𝑛
∆𝑇𝑏

Cette expression fait intervenir les paramètres ∆Ta et ∆Tb qui représentent les écarts de
températures aux deux bornes de l’échangeur. Elle s’applique aussi bien aux échangeurs à co-
courants qu’à contre-courants

Dans le cas où la condition de courant parallèle des fluides n’est pas respectée, c’est-à-dire pour
une configuration à courant croisés (comme c’est le cas pour des batteries à ailettes), un
aménagement de la méthode est réalisé en introduisant un facteur correctif F qui prend en
compte la spécificité de l’échangeur. Ainsi, la différence de température moyenne logarithmique
correspond à la valeur en contre-courants multipliée par le facteur de correction F (répertorié
dans des abaques spécifiques aux configurations à courants croisés possible (1 fluide brassé, 2
fluides brassés…etc.)). Ce facteur F à donc une valeur comprise entre 0 et 1.
La méthode de dimensionnement par l’écart de température logarithmique se résume donc à une
succession d’opérations simples dont l’organigramme suivant synthétise les principales étapes

Cette méthode permet essentiellement la détermination de la surface S de l’échangeur et ne


s’applique que dans des conditions strictes :

• le coefficient d’échange global est supposé constant,


• les échangeurs sont à circulation parallèle (co ou contre-courant) ou corrigé d’un facteur
F si ce n’est pas le cas,
• les capacités thermiques massiques des fluides sont supposées constantes tout au long du
processus.

La méthode de l’écart logarithmique, si elle est commode pour évaluer une surface d’échange
(les quatre températures des fluides étant connues a priori) présente une limite d’utilisation
lorsqu’il s’agit d’évaluer la puissance thermique échangée pour un échangeur de surface connue.
Une méthode , celle de l’efficacité et du nombre d’unités de transfert (NUT) , est proposée pour
éviter cette difficulté. L’objet de cette dernière méthode de dimensionnement est d’évaluer la
puissance thermique transférée dans un échangeur dont la géométrie est connue.
7. Critères de performance d’un échangeur

Il existe plusieurs critères de performance d’un échangeur :

• L’efficacité d’un échangeur est un critère de performance important.


• Le coefficient d’échange global U (ou K) est aussi un des plus utilisé. Plus ce dernier est
important, plus l’échangeur est performant. Il faut néanmoins que les pertes de charge
soient les plus faibles possibles (mais suffisante afin d’assurer une bonne distribution des
fluides) mais soient totalement dépendantes du design de l’échangeur.
• Le critère de compacité est aussi important car il est défini par le rapport de l’aire de la
surface d’échange au volume de l’échangeur. R.K. Shah propose qu’un échangeur soit
considéré comme compact si sa compacité (rapport de la surface d’échange sur le volume
de l’échangeur) est supérieure à 700 m²/m3 ; cette valeur est susceptible de varier de 500
à 800 m²/m3.

[Link] de dimensionnement des échangeurs de chaleur

Les problèmes de dimensionnement de ce composant primordial et essentiel concernent avant


tout le traitement des aspects thermo-hydrauliques. La complexité du problème de calcul
thermique des échangeurs vient de plusieurs facteurs et contraintes, notamment la diversité des
technologies des appareils et la nature de la physique des écoulements. Comme suit il y a les
principaux logiciels de dimensionnement d’échangeur thermique :

[Link] suitede chez HTRI (Heat Transfer Research Incorporation)

logiciel de référence qui inclut le dimensionnement des principales technologies d’échangeurs


pour quasiment toutes les configurations standardisées (tubes et calandre, plaques et joints,
plaques et ailettes, batterie à ailette, Kettle …etc.)
[Link] (Exchanger Design and Rating) de chez AspenTech (anciennement HTFS)

logiciel de référence qui inclut également le dimensionnement des principales technologies


d’échangeurs pour quasiment toutes les configurations standardisées .

[Link] de chez Prosim

logiciels très puissants pour la simulation des échangeurs à plaques et ondes multifluides
(applications cryogéniques (liquéfaction d’air) essentiellement) .

[Link] du GRETh (Groupement pour la Recherche sur les Echangeurs Thermiques)

logiciel validé par expérimentation qui permet le dimensionnement d’échangeurs à tubes et


calandre uniquement .

CEPAJ du GRETh : logiciel validé par expérimentation qui permet le dimensionnement


d’échangeurs à plaques uniquement .

[Link] de NeoTherm Consulting et diffusé exclusivement par le GRETh

boite à outils du thermicien qui inclut une multitude d’outils numériques de calculs de
coefficients d’échanges et de pertes de charge pour la majeure partie des technologies
d’échangeurs et pour quasiment tous les modes de fonctionnement (monophasique et
diphasique) ; il inclut également des modules simplifiée de dimensionnement (tube et calandre,
plaques et joint, batterie à ailette, caloduc…etc.) ainsi qu’un outil d’aide au choix
technologique ;
[Link] logiciels de CFD (Computational Fluid Dynamic)

Pour les méthodes par volumes ou éléments finis qui permettent la résolution couplée des
équations de transferts thermiques et de la mécanique des fluides (Navier-Stockes). On citera les
principaux logiciels comme Fluent de chez ANSYS, Comsol Multiphysics de chez COMSOL,
SolidWorks Flow simulation de chez Dassault systèmes, STARCCM+ de CD-Adapco : ces
logiciels pointus sont réservés à la résolution de problèmes spécifiques liés au dimensionnement
d’échangeur. Ils sont trop lourd (tarif et prise en main) pour la réalisation d’un dimensionnement
simple mais souvent indispensables pour la recherche de nouvelles géométries complexes
permettant d’améliorer les échanges thermiques.

[Link] de base d’échange thermique entre 2 fluides en écoulement parallèle à travers un


échangeur co-axiale

Les échangeurs à courants parallèles sont des appareils géométriquement simple où le champ de
température peut être considéré comme unidimensionnel, nous exposerons leurs propriétés en
détail car, au prise de calculs importants, ils fournissent des renseignements physiques
intéressants et constituent en quelque sorte des modèles de référence pour les autres échangeurs.
Notre travail comporte les étapes suivantes :
-La détermination des profiles de températures pour les deux dispositions d’écoulement co-
courant et contre courant dans un échangeur coaxial (eau-eau), aussi l’allure de la puissance
d’échange des deux fluides chaud et froid.
-La même étude mais cette fois pour un échangeur coaxial (air-air).
Dans notre étude nous allons traiter le type le plus simple des échangeurs tubulaires c’est
l’échangeur à tube coaxial

Figure 7:Echangeur à tube coaxiale (concentrique) Figure 8 : Description d’un dispositif d’échangeur
Le fluide chaud entre dans l’échangeur à la température Tce et en sort à Tcs, Le fluide froid entre à
Tfe et sort à Tfs. Le fluide chaud à Tc subit une première diminution de température due à la
convection avec la paroi par le biais d’un coefficient hc . Vient ensuite une inévitable zone
d’encrassement due, soit à l’accumulation de particules apportées par le fluide en circulation.

Fonctionnement à co-courant : Dans ce type d’échangeur, que l’on dénomme aussi à courant parallèles,
les deux fluides circulent dans le même sens

Figure 8:. Évolution des températures du fluide chaud et du fluide froid le long d’un échangeur co-courant

L’objectif est de déterminer les performances de l’échangeur en calculant :

• Les températures de sortie des fluides chaud et froid Tcs et Tfs

• Le flux de chaleur échangé Φ

• L’éventuelle répartition spatiale des températures de fluide chaud , et froid le long de


l’échangeur Tc (x) Tf (x) Pour cela, effectuons un bilan thermique de la partie d’échangeur
comprise entre les distances x et x+dx de l’entée de l’échangeur.
Le bilan énergétique est un système à deux équations :

[Link]

Dans ce rapport on élaboré le but et les fonctions des échangeurs thermiques , les différentes
technologies et les critères de choix en Identifiant des caractéristiques d’usages nécessaires à
une sélection adaptée d’un échangeur thermique.

Le dimensionnement d’un échangeur , est un processus complexe et souvent sujet à de


nombreuses contraintes et hypothèses. Il suppose en effet de préciser :

• la modélisation de l’échangeur retenu


• les propriétés thermophysiques des fluides
• le choix technologique réalisé
• les lois (corrélations) d’échange et de perte de pression spécifiques et adaptées
• les contraintes d’intégration et de design (compacité, performance thermique et perte de
charge acceptable) ;
• les contraintes liées à l’utilisation de certains fluides (résistance d’encrassement,
étanchéité, inspection);
• le choix d’un logiciel de calculs appropriés aux besoins ;
• le prix de l’échangeur (qui passe par sa conception, sa fabrication et sa mise en place).

À l’évidence, le fait de disposer d’un échangeur bien adapté, bien dimensionné, bien réalisé et
bien utilisé permet un gain non négligeable de rendement et donc d’énergie dans les process.

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