Technologies et fonctions des échangeurs de chaleur
Technologies et fonctions des échangeurs de chaleur
de chaleur
El Ech Marwen
Classe : GETE 2
Dans le contexte énergétique actuel, la hausse des prix de l’énergie et la raréfaction des sources
d’énergies fossiles poussent la société industrielle contemporaine à devenir de plus en plus
performante aussi bien sur l’aspect financier et environnemental que sur l’aspect maitrise de
l’énergie.
l’échangeur de chaleur (ou échangeur thermique) occupe une place primordiale et indispensable
dans tous les systèmes thermiques, qu’il soit pour un usage industriel (chimie, pétrochimie,
sidérurgie, agroalimentaire, production d’énergie), pour l’automobile, l’aéronautique ou le
bâtiment résidentiel ou tertiaire. De manière générale, on s’accorde à dire que plus de 90% de
l’énergie thermique utilisée dans les procédés industriels transite au moins une fois par un
échangeur de chaleur.
Le principal but d’un échangeur de chaleur est de transférer de l’énergie thermique d’un fluide
vers un autre sans les mélanger .
Dans le cas d’un système de chauffage ou de production d’eau chaude, un premier fluide dit
« chauffant », considéré comme le fluide primaire, sert à chauffer le fluide secondaire. Pour un
bon échange, les deux fluides doivent être de température différente, c’est pour cela que l’un est
chaud et l’autre est froid .
➢ Transfert de chaleur : permet le transfert efficace de chaleur entre deux fluides
➢ Optimisation de performances : améliore les performances des systèmes de
refroidissement et de chauffage
➢ Conservation de l’énergie : réduit la consommation d’énergie en récupérant la chaleur
[Link] fonctions d’un échangeur thermique
Les fonctions d’un échangeur thermique sont multiples et essentielles dans divers domaines :
Il existe plusieurs types d’échangeurs thermiques , classés selon différents critères tels que la
nature des fluides, le mode de circulation des fluides , l’orientation relative des fluides, la
structure physique et le matériau utilisé .
Dans le cas de l’échangeur thermique à plaques, les fluides se déplacent de chaque côté des
plaques, qui sont généralement ondulées. Ce type d’échangeur thermique est fréquemment
employé car il est très performant. On le trouve dans les climatisations, les réfrigérateurs ou
encore dans les chaudières, pour la production d’eau chaude sanitaire.
Les plaques utilisées dans ce dispositif peuvent être :
• À joints
• Soudées
• Brasées
• Assemblées par fusion
Pour chaque type, il est primordial que l’étanchéité entre chaque plaque soit maximale afin que
les fluides de différentes températures ne se mélangent pas. Ici, ce sont les plaques qui vont
servir de conducteur de chaleur, elles sont fabriquées dans l’un des matériaux cités
précédemment.
L’échangeur thermique à plaques peut donc disposer d’un système eau/eau, mais aussi air/air,
comme c’est le cas pour certains systèmes de ventilations mécaniques contrôlées (VMC). Dans
cet exemple, l’échange thermique se fait à courants croisés.
[Link] Tubulaire
Un échangeur tubulaire est un type d’échangeur thermique qui utilise des tubes pour échanger de
la chaleur entre deux fluides qui circulent à l’intérieur et à l’extérieur de ces tubes.
Les tubes sont disposés dans une enveloppe (calandre) qui contient également l’un des deux
fluides. Les tubes peuvent être droits ou courbés en forme de U ou de serpentin pour maximiser
la surface d’échange de chaleur et améliorer l’efficacité de l’échangeur de chaleur.
Que ce soit pour chauffer et stocker de l’eau chaude sanitaire ou un liquide de process,
l’utilisation de cuve munie d’un échangeur intégrée est souvent une option valable ( c’est aussi le
cas lorsqu’on veut refroidir le contenu de la cuve )
Dans tous les cas, la cuve ayant une fonction de stockage, il faut penser à l’isoler ! C’est la base
pour conserver la chaleur et limiter les consommations d’énergie.
[Link] à ailettes
Un échangeur thermique à ailettes est un type spécifique d’échangeur thermique qui utilise des
ailettes pour augmenter la surface de transfert de chaleur .
Les échangeurs thermiques à ailettes sont composés d’ailettes métalliques fixées à des tubes ou
des plaques .Ces ailettes agissent comme des extensions de surface qui permettent un meilleur
échange entre les fluides en circulation .
Ces échangeurs sont souvent utilisés dans des applications où une grande efficacité de transfert
est nécessaire , comme dans les systèmes de refroidissement industriels , les climatiseurs , les
radiateurs automobiles ….
Ils offrent une meilleure efficacité de transfert de chaleur par rapport à d’autres types
d’échangeurs en raison e leur conception qui minimise la surface de contact entre les fluides
.Cela permet un refroidissement ou un chauffage plus efficace des fluides circulant dans le
système .
Figure 5: Principales Technologies des échangeurs thermiques
La sélection d’une technologie est une phase essentielle dans le projet d’un système ou d’un
équipement thermique. Les critères techniques et économiques sont nombreux alors que le choix
des technologies d’échangeurs thermiques est extrêmement varié.
Les fluides de transfert, moteur et frigorigène du procédé : en premier lieu, il faut pouvoir
définir le plus précisément possible les différentes données du process dans lequel l’échangeur
Figure
est prévu d’être intégré. Cela 6: Principales
passe technologies
inévitablement des échangeurs
par la définition des fluides utilisés et de leurs
conditions d’usage. La définition des fluides du procédé est bien évidemment d’une importance
capitale car il permet de définir les différentes propriétés thermo physiques des fluides qui seront
mis en jeu et qui servent aux calculs des différentes grandeurs dimensionnelles et
adimensionnelles.
L’état des fluides de transfert (monophasique, diphasique)
Les conditions extrêmes d’usage de l’échangeur : les températures maximales d’usage de
l’échangeur ; la pression maximale de service de l’échangeur sur l’un ou l’autre des circuits ; le
critère de pertes de charge maximales acceptables .
L’encrassement des échangeurs thermiques
Ce critère demande une connaissance du potentiel encrassant du fluide qui peut induire plusieurs
effets (Bouchage, Colmatage) et qui se traduisent par des effets sur la performance
globale (Dégradation des performances thermiques, Augmentation des pertes de charge,
Surdimensionnement).
Critère sur les exigences d’étanchéité de l’échangeur et les risques de fuite des fluides :la
question des risques de fuite de fluides (et incidemment la qualité de l’étanchéité de l’échangeur)
peut être un critère important notamment vis-à-vis de la sécurité de l’installation, les risques sur
l’environnement. Ce critère peut être très contraignant en matière de choix technologique et peut
intervenir dans le dimensionnement de l’échangeur lui-même par la nécessité d’une épaisseur de
paroi importante .
Critère d’encombrement/compacité :la compacité d’un échangeur permet ainsi de juger
rapidement de la performance d’un échangeur thermique. Ce critère peut aussi être déterminant
en termes de choix technologique et de dimensionnement suivant la place (surface et/ou volume)
que demande l’installation de l’échangeur dans le process.
Critère de coût de l’échangeur : critère reste le point sensible des relations
fabricants/utilisateurs, surtout pour des applications bien connues, maitrisées et standardisées.
La chaleur se dirigeant toujours du fluide chaud vers le fluide froid et en faisant l’hypothèse que
les échanges vers l’extérieur sont nuls (cas d’un échangeur isolé), on a :
De ce fait, on peut exprimer la puissance échangée par chacun des fluides avec les expressions
suivantes qui impliquent la notion de conservation de l’énergie :
Avec:
Ici, on illustre une configuration à contre courant (comme pour les exemples qui suivent) où le
fluide chaud (en rouge) entre du coté opposé à celui du fluide froid (en bleu) : on rappelle que,
dans cette configuration, le fluide chaud peut être refroidit à un niveau plus bas que la
température de sortie du fluide froid tandis que le fluide froid peut, lui aussi, être chauffé à une
température plus haute que la température de sortie du fluide chaud.
𝑞𝑚 𝑣 𝑞𝑚 𝑣
Xv = (𝑞𝑚 𝑣+𝑞𝑚 𝑙) = (𝑞𝑚 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙)
Pour une évaporation (ou une condensation) totale, on peut donc dire que l’on passe d’un titre de
vapeur de 0 à un titre de vapeur de 1 (ou inversement pour la condensation) donc ∆x v=1. Ainsi,
l’expression de la puissance est la suivante :
Dans le cadre de cette expression, le fluide chaud va par exemple se condenser totalement et le
fluide froid va s’évaporer totalement. On a ainsi les expressions suivantes pour le calcul de
l’enthalpie de changement de phase :
Pour un changement de phase sur le fluide froid (évaporation) avec un fluide chaud
monophasique, on peut par exemple rencontrer l’évolution suivante dans le diagramme
Température-Puissance
Ici, le fluide froid entre dans l’échangeur à l’état liquide saturé (par exemple eau liquide à 1 bar
et 100°C donc xv=0) et s’évapore jusqu’à saturation vapeur (par exemple vapeur d’eau à 1 bar et
100°C donc xv=1) par l’apport d’énergie thermique issue du fluide chaud qui par conséquent se
refroidit.
Pour un changement de phase sur le fluide chaud (condensation) avec un fluide froid
monophasique, on peut avoir l’évolution du diagramme Température-Puissance
Ici nous somme dans la situation inverse : le fluide chaud entre dans l’échangeur à l’état vapeur
saturée et se condense jusqu’à saturation par l’extraction d’énergie thermique issue du
réchauffement du fluide froid.
Ainsi, d’une manière générale, l’efficacité est égale à la variation de température sur le fluide
de Cmin sur l’écart de température maximale dans l’échangeur.
Lorsque l’on ne connait pas les températures de sortie (ce qui est souvent le cas dans le cadre
d’une simulation), l’efficacité d’un échangeur ɛ est déterminée par le coefficient d’échange
global U, la surface d’échange S et la valeur du paramètre et via l’introduction du terme de
rapport de débit de capacité thermique noté Cmin .
Les expressions qui relient ces grandeurs se déduisent de l’intégration des équations de bilan et
de transfert.
𝐶𝑚𝑖𝑛
C=
𝐶𝑚𝑎𝑥
Le rapport est désigné comme le NUT (Nombre d’Unités de Transfert). Cette grandeur est
égale, si l’on applique les équations de bilan et de transfert à :
La méthode dite de l’efficacité et du NUT (méthode ɛ-NUT) est une méthode aisée de calcul des
performances d’un échangeur thermique (diagnostic). En effet la formulation proposée permet à
partir du coefficient d’échange global U, la surface d’échange S, des débits massiques et chaleurs
spécifiques :
Les limitations de cette méthode sont identiques à celles de la méthode de l’écart de température
moyen logarithmique. La mise en œuvre de cette méthode nécessite la connaissance de la
relation entre l’efficacité et le nombre d’unités de transfert. Cette relation sous forme d’abaque
ou d’expressions algébriques dépend du :
L’écriture des équations d’énergie et de transfert, pour un échangeur à co-courant sur un élément
de surface dS, est la suivante :
dP = [Link]. ∆T
1 1
d (∆T) = dTc – dTf = - dP.( + ).ds
𝑞𝑚𝑐 . 𝐶𝑝𝑐 𝑞𝑚𝑓 . 𝐶𝑝𝑓
D’où :
𝑑(∆𝑇) 1 1
= - U.( + ).ds
∆𝑇 𝑞𝑚𝑐 . 𝐶𝑝𝑐 𝑞𝑚𝑓 . 𝐶𝑝𝑓
L’intégration de cette dernière équation donne l’évolution spatiale de l’écart de température entre
les fluides à partir de celui existant entre les fluides à l’entrée de l’échangeur (x=0) en supposant
constant le coefficient d’échange U et les capacités thermiques Cp :
𝑥 1 1
∆𝑇(x) = ∆𝑇(x=0) . exp ( -U.s . . ( + ))
𝐿 𝑞𝑚𝑐 . 𝐶𝑝𝑐 𝑞𝑚𝑓 . 𝐶𝑝𝑓
Cette méthode est la seule méthode analytique permettant une représentation spatiale exacte de la
température moyenne des fluides. On aura noté toutefois qu’elle suppose des hypothèses fortes
telles que, entre autres, la constance du CETG tout le long de l’échangeur.
Les équations précédentes aboutissent, après intégration aux bornes de l’échangeur, à
l’expression suivante qui relie la puissance échangée, le coefficient d’échange global et la
surface d’échange totale :
∆𝑇𝑎− ∆𝑇𝑏
P= U.S . ∆𝑇𝑎 = U.S.∆Tln
𝑙𝑛
∆𝑇𝑏
∆𝑇𝑎− ∆𝑇𝑏
.∆Tln = ∆𝑇𝑎
𝑙𝑛
∆𝑇𝑏
Cette expression fait intervenir les paramètres ∆Ta et ∆Tb qui représentent les écarts de
températures aux deux bornes de l’échangeur. Elle s’applique aussi bien aux échangeurs à co-
courants qu’à contre-courants
Dans le cas où la condition de courant parallèle des fluides n’est pas respectée, c’est-à-dire pour
une configuration à courant croisés (comme c’est le cas pour des batteries à ailettes), un
aménagement de la méthode est réalisé en introduisant un facteur correctif F qui prend en
compte la spécificité de l’échangeur. Ainsi, la différence de température moyenne logarithmique
correspond à la valeur en contre-courants multipliée par le facteur de correction F (répertorié
dans des abaques spécifiques aux configurations à courants croisés possible (1 fluide brassé, 2
fluides brassés…etc.)). Ce facteur F à donc une valeur comprise entre 0 et 1.
La méthode de dimensionnement par l’écart de température logarithmique se résume donc à une
succession d’opérations simples dont l’organigramme suivant synthétise les principales étapes
La méthode de l’écart logarithmique, si elle est commode pour évaluer une surface d’échange
(les quatre températures des fluides étant connues a priori) présente une limite d’utilisation
lorsqu’il s’agit d’évaluer la puissance thermique échangée pour un échangeur de surface connue.
Une méthode , celle de l’efficacité et du nombre d’unités de transfert (NUT) , est proposée pour
éviter cette difficulté. L’objet de cette dernière méthode de dimensionnement est d’évaluer la
puissance thermique transférée dans un échangeur dont la géométrie est connue.
7. Critères de performance d’un échangeur
logiciels très puissants pour la simulation des échangeurs à plaques et ondes multifluides
(applications cryogéniques (liquéfaction d’air) essentiellement) .
boite à outils du thermicien qui inclut une multitude d’outils numériques de calculs de
coefficients d’échanges et de pertes de charge pour la majeure partie des technologies
d’échangeurs et pour quasiment tous les modes de fonctionnement (monophasique et
diphasique) ; il inclut également des modules simplifiée de dimensionnement (tube et calandre,
plaques et joint, batterie à ailette, caloduc…etc.) ainsi qu’un outil d’aide au choix
technologique ;
[Link] logiciels de CFD (Computational Fluid Dynamic)
Pour les méthodes par volumes ou éléments finis qui permettent la résolution couplée des
équations de transferts thermiques et de la mécanique des fluides (Navier-Stockes). On citera les
principaux logiciels comme Fluent de chez ANSYS, Comsol Multiphysics de chez COMSOL,
SolidWorks Flow simulation de chez Dassault systèmes, STARCCM+ de CD-Adapco : ces
logiciels pointus sont réservés à la résolution de problèmes spécifiques liés au dimensionnement
d’échangeur. Ils sont trop lourd (tarif et prise en main) pour la réalisation d’un dimensionnement
simple mais souvent indispensables pour la recherche de nouvelles géométries complexes
permettant d’améliorer les échanges thermiques.
Les échangeurs à courants parallèles sont des appareils géométriquement simple où le champ de
température peut être considéré comme unidimensionnel, nous exposerons leurs propriétés en
détail car, au prise de calculs importants, ils fournissent des renseignements physiques
intéressants et constituent en quelque sorte des modèles de référence pour les autres échangeurs.
Notre travail comporte les étapes suivantes :
-La détermination des profiles de températures pour les deux dispositions d’écoulement co-
courant et contre courant dans un échangeur coaxial (eau-eau), aussi l’allure de la puissance
d’échange des deux fluides chaud et froid.
-La même étude mais cette fois pour un échangeur coaxial (air-air).
Dans notre étude nous allons traiter le type le plus simple des échangeurs tubulaires c’est
l’échangeur à tube coaxial
Figure 7:Echangeur à tube coaxiale (concentrique) Figure 8 : Description d’un dispositif d’échangeur
Le fluide chaud entre dans l’échangeur à la température Tce et en sort à Tcs, Le fluide froid entre à
Tfe et sort à Tfs. Le fluide chaud à Tc subit une première diminution de température due à la
convection avec la paroi par le biais d’un coefficient hc . Vient ensuite une inévitable zone
d’encrassement due, soit à l’accumulation de particules apportées par le fluide en circulation.
Fonctionnement à co-courant : Dans ce type d’échangeur, que l’on dénomme aussi à courant parallèles,
les deux fluides circulent dans le même sens
Figure 8:. Évolution des températures du fluide chaud et du fluide froid le long d’un échangeur co-courant
[Link]
Dans ce rapport on élaboré le but et les fonctions des échangeurs thermiques , les différentes
technologies et les critères de choix en Identifiant des caractéristiques d’usages nécessaires à
une sélection adaptée d’un échangeur thermique.
À l’évidence, le fait de disposer d’un échangeur bien adapté, bien dimensionné, bien réalisé et
bien utilisé permet un gain non négligeable de rendement et donc d’énergie dans les process.