Techniques de Laboratoire pour Étudiants en Agronomie
Techniques de Laboratoire pour Étudiants en Agronomie
B.P.570/BUKAVU
FACULTE DE SCIENCES
2022 - 2023
COURS DE
TECHNIQUES DE
LABORATOIRE
1
CONTENU
REFERENCES……………………………………………………………………….…...….2
RESUME……………………………………………………………………………….……..2
CHAPITRE I. INTRODUCTION……………………………………...…………………… .11
CHAPITRE II. MICROSCOPIE………………………………………………….………….35
CHAPITRE III. LA VOLUMÉTRIE………………………………………………….……..38
CHAPITRE IV. LA SPECTROPHOTOMÉTRIE………………………………….…….….54
CHAPITRE IV. REGLES DE SECURITE AU LABORATOIRE………………………....58
RESUME
Le cours de Techniques de Laboratoire traite sur la conception de la recherche ou
investigation ensuite de la microscopie, de la volumétrie, de la spectrophotométrie et des
règles de sécurité au laboratoire. Le but est d’initier les étudiants de Baccalauréat à la
rédaction d’un rapport scientifique, à la connaissance et à la manipulation des outils et
appareils du laboratoire. Au terme de cours, nous suggérons que chaque étudiant ayant
suivi le cours soit à mesurer de rédiger un rapport d’investigation d’un thème de choix
traitant un sujet de laboratoire.
REFERENCES
Bruhat, G. (2005). Spectrophotométrie, Optique, sixième édition, collection les cours de
référence, 1152 p.
Campbell, J.P., McHenry, J.J., & Wise, L.L. (1990). Modeling job performance in a
population of [Link] Psychology, 43(2), 313-333.
Campbell, J.P., McCloy, R.A., Oppler, S. H., & Sager, C. E. (1993). A theory of performance.
In [Link] & W.C. Borman and Associates (Eds.), Personnel selection in organizations (pp.
35-70). SanFrancisco, CA: Jossey-Bass Publishers
Henkel, J. (1978). Essentials of drug product quality. The Mosby Company, pp. 130-133.
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des
maladies professionnelles (INRS) (2021) : [Link]
Medjaoui, I. (2021).Spectrophotométrie. Module : Techniques d’analyses biochimiques et
moléculaires M2, Université Hassiba Benbouali de Chlef, SNV, Département de Biologie
Mesly, O. (2015). Creating Models in Psychological Research. États-Unis. Springer
Psychology, pp 126. (ISBN 978-3-319-15752-8).
Mesly, O. (2011) Une façon différente de faire de la recherche en vente et marketing. Presses
de l'Université du Québec. Québec : Presses de l'Université du Québec, pp 202.
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CHAPITRE I. INTRODUCTION
La connaissance du monde biologique est fondée sur un exercice scientifique de
questionnement et de vérification des hypothèses. Le but est de créer un curriculum qui
encourage la participation au processus scientifique. Les exercices visent à stimuler la
réflexion par un questionnement, le développement des hypothèses, des prédictions avant
d’initier les travaux de laboratoire. Au terme de rédiger les rapports et /ou une
communication scientifique.
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recherche établit un pont entre la théorie comme champ de connaissances et la pratique
professionnelle comme champ d’intervention.
Des observations, et une bonne part de curiosité font poser des questions, explorer un
domaine en vue de réponses…
Formuler la question de départ en veillant à respecter : la clarté, la faisabilité, la
pertinence
Les lectures : débuter des recherches bibliographiques, sélectionner les textes, résumer
les textes et livres lus, comparer les textes entre eux, effectuer des commentaires…
Les premiers contacts avec le terrain d’étude (conduire des entretiens exploratoires,
observer les lieux d’étude avec une grille à renseigner, identifier les personnes
ressources et les rencontrer, pré-enquêter…)
Les questions qui font objet de réponse à travers une investigation scientifique se
basent sur des observations, des informations obtenues à travers des recherches antérieures,
ou d’une combinaison des deux. Le fait qu’une question puisse trouver une réponse ne
signifie pas, cependant, qu’il peut l’obtenir scientifiquement.
Exemple : Laquelle de ces questions ci-dessous pensez-vous qui peut être répondu
scientifiquement ?
1. Quelle est la cause du SIDA ?du Covid -19 ? de la guerre entre la RDC et le Rwanda ?
2. Est-ce que le communisme est mauvais ?
3. Est-il possible que plus les enfants des immigrés sont jeunes lorsqu’ils arrivent au
Canada moins ils décrochent de l’école ?
4. Pourquoi l’herbe est verte ?
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5. Est-ce que regarder la télévision peut conduire les enfants à avoir moins d’attention
(shorter attention spans-temps concentration soutenue avant que quelque chose ne nous
distraie) ?
6. La tumeur maligne retrouvée dans les poumons d’un homme de 70 ans, était-elle
causée par ses habitudes de fumer la cigarette pendant 45 ans ?
Comment avez-vous décidé des quelles questions peuvent être répondues scientifiquement ?
D’où le développement des hypothèses. Pendant que des questions sont posées, les
scientifiques essayent de proposer des explications possibles pour répondre à ces questions.
Ces explications possibles sont appelées hypothèses.
L’hypothèse de recherche : Un énonce qui prédit les résultats .Encore, une hypothèse est
une ‘‘ explication tentative de ce que nous observons ’’ (Campbell, 1990 ,1993). Considérons
la question 4 ci-dessus. Une hypothèse possible en rapport avec cette question peut être ‘‘ la
chlorophylle localisée dans les cellules des feuille peut faire en sorte que l’herbe soit verte’’.
Cette hypothèse a suggéré une explication possible pour les herbes observées vertes.
Une hypothèse est utilisée seulement si elle peut être prouvée fausse (est falsifiable). La
nature de la science est telle qu’on peut prouver une hypothèse fausse en présentant des
évidences d’une investigation qui ne soutient pas l’hypothèse.
- Dans notre exemple, si la chlorophylle est retirée des feuilles d’une plante test, et
que la plante reste verte, alors cette hypothèse a été prouvée fausse.
- Cependant, on ne peut pas prouver une hypothèse comme vraie. On peut seulement
soutenir l’hypothèse avec des évidences obtenues de nos investigations. Dans notre
exemple, si la chlorophylle est extraite de la plante sous étude et que la plante apparaisse
blanche, alors l’hypothèse n’a pas été prouvée vraie, mais a été soutenue par l’évidence.
- Des nouvelles évidences d’expériences additionnelles pourraient falsifier cette
hypothèse plus tard.
Une fois le problème défini et une ou plusieurs hypothèses énoncées, le scientifique dirigera
son attention au test d’hypothèses. Dans cet exercice, vous suivrez la procédure pour tester
expérimentalement les hypothèses, mais il est important de se rappeler que d’autres méthodes,
comprenant l’observation et la synthèse d’autres sources des données, sont acceptables dans
les investigations scientifiques. Une expérience implique la définition des variables, la
préparation d’une procédure, et la détermination des contrôles à utiliser pendant que
l’expérience est conduite. Une fois l’expérience définie, l’investigateur prédit le résultat
sur base des hypothèses
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1.6.1. Détermination des variables
Variable dépendante
Dans un problème, une variable dépendante est un paramètre du problème qui varie
sous l'influence d'autres paramètres du système (qui eux-mêmes peuvent varier, et sont
soit d'autres variables dépendantes, soit des variables indépendantes). Cela correspond le plus
souvent aux paramètres endogènes, qu'on cherche à caractériser. Par exemple, dans un
problème de mécanique des fluides, les forces de pression, la température, le champ de
vitesse, l’intensité du courant, etc. sont des variables dépendantes. Car leurs évolutions
sont contrôlées par les variations du temps et de l'espace (variables indépendantes), et dans de
nombreux cas, par les variations des autres variables dépendantes [par exemple, l'advection
(transport d’une propriété comme l’humidité, la température, la pollution, par une fluide tel
que l’eau ou l’air en général selon un mouvement à dominante horizontale) possède une
composante liée à l'évolution spatiale d'une variable dépendante, sous contrôle du champ de
vitesse, qui peut être une variable dépendante ou indépendante selon la nature du problème
étudié : advection pure, advection-diffusion, etc.]. La quantité de sucre qui peut être
dissoute dans l'eau, mesurée en cuillères à café.
Donc pour un investigateur, une variable dépendante est ce qu’un investigateur mesure
(ou compte ou enregistre). C’est ce qu’un investigateur pense qui sera affecté au cours de
l’expérience. Par exemple, l’investigateur peut vouloir étudier la croissance de petit pois,
de manioc, des poussins, des canetons, des lapereaux, etc. Il y a plusieurs caractéristiques
mesurables de croissance de petit pois, de manioc, des poussins, des canetons, des lapereaux,
etc. Donnez quelques exemples ?
Variable Indépendante
Une variable indépendante dans un problème est un paramètre du problème qui varie
sans être influencé par les autres paramètres du problème. Cela correspond le plus
souvent aux paramètres exogènes ou imposés par la nature. Par exemple, dans un
problème de mécanique non relativiste, le temps et les coordonnées spatiales sont des
variables indépendantes. Leur évolution influence par contre celle des variables
dépendantes du problème.
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variables indépendantes : les variables indépendantes invoquées et les variables
indépendantes contrôlées (ou provoquées).
Les variables indépendantes invoquées sont existantes dans la nature. Elles sont simplement
recueillies par le chercheur (ex. : le sexe de l'individu, l'âge, etc.). Les variables indépendantes
contrôlées sont créées par l'expérimentateur (ex. : la luminosité, etc.), La température de
l’eau (Plage 5 échantillons différents à 10 ° C, 20 ° C, 30 ° C, 40 ° C et 50 ° C).
On peut parler aussi de variables principales et secondaires : les variables principales sont
les variables que l'on manipule pour en connaître l'effet, alors que les variables
secondaires sont manipulées de manière à ne pas polluer, influencer l'expérience. On peut
contrôler les variables secondaires en leur donnant une valeur fixe ou par
contrebalancement.
Donc pour un investigateur, une variable indépendante est ce que l’investigateur varie au
cours de l’expérience. C’est ce que l’investigateur pense qu’elle peut affecter la variable
dépendante. Exemple: Nommer quelques facteurs qui peuvent affecter le nombre de grains
produits par de petit pois.
Variable contrôlable
Comme il ne peut y avoir qu’une seule variable indépendante, toutes les variables
indépendantes autres que celles sous études doivent être maintenues constantes. Les
variables maintenues constantes sont appelées variables contrôlées. Comme l’investigateur
voudrait étudier l’effet d’une variable indépendante particulière, il doit éliminer la possibilité
que d’autres facteurs affectent le résultat. Exemple : Volume d'eau (500 ml - mesuré à l'aide
d'une éprouvette graduée), type d'eau (obtenez l'eau du même robinet), que l'eau soit agitée ou
non, type de sucre, granulométrie du sucre,…
Après avoir formulé une hypothèse et sélectionné des variables indépendantes et dépendantes,
l’investigateur doit trouver une méthode ou une procédure, qui peut être utilisée pour
mesurer la variable dépendante; autrement, il n’y a pas d’expérience.
Niveau de traitement
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Réplication(Répétition)
Un autre aspect essentiel d’une conception ou procédure expérimentale est la réplication. Ceci
signifie que le scientifique répète l’expérience plusieurs fois en utilisant exactement les mêmes
conditions pour voir si les résultats sont consistants. Etre à mesure de répliquer un résultat
augmente la confiance en ce résultat. Cependant, on ne devrait pas espérer d’avoir exactement la
même réponse chaque fois car une certaine quantité de variation est normale dans les systèmes
biologiques. La réplication d’expériences nous permet de savoir combien de variation il y a et
obtenir un résultat moyen pour différents essais.
Traitement de contrôle
On a discuté précédemment les variables contrôlées, facteurs gardés constants dans tous
les traitements pour que tout effet sur une variable dépendante soit attribuée à la
variable indépendante. Il est également nécessaire d’inclure des traitements de contrôle
dans une expérience. Un traitement de contrôle dans lequel la variable indépendante est soit
éliminée ou une valeur standard est mise en place. Dans l’exemple d’engrais, le contrôle
serait un traitement dans lequel soit aucun engrais n’est appliqué, soit une quantité
standard d’engrais est appliquée. Ceci permet au scientifique de s’assurer que l’effet de la
variable dépendante est en fait dû à la variable indépendante. Dans cet exemple,
l’investigateur doit être sûr que le petit pois ne croît pas mieux à un niveau d’engrais déjà
standard.
Le processus de conception d’une expérience est intimement lié aux prédictions faites sur les
résultats d’expériences en conception. La prédiction est la formulation des résultats
escomptés d’une expérience sur base d’hypothèses. Elle est souvent une formulation
conditionnelle ‘‘ si/alors’’ : ‘‘si l’hypothèse est vraie, alors le résultat de l’expérience
sera ….’’ Dans l’expérience d’engrais, l’hypothèse peut être: ‘‘Appliquer des grandes
concentrations d’engrais aux plantes augmente leur croissance’’. Quelle serait la prédiction ?
Formulez votre prédiction : ‘‘Si l’augmentation d’engrais augmente la croissance, alors les
petits pois traités avec plus d’engrais auront plus de poids que les plantes traitées sans
engrais’’. Les prédictions fournissent un point de référence pour le scientifique. Si les
prédictions sont confirmées, le scientifique a soutenu l’hypothèse. Si les prédictions ne sont
pas soutenues, l’hypothèse est faussée.
Par exemple, suivant la prédiction ci-dessus, vous pourrez vous attendre à obtenir le
graphique suivant:
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Cependant, les données collectées peuvent produire le résultat suivant, tel que présenté dans le
graphique ci-dessous:
La science s'articule autour des expériences; apprendre comment mener une expérience de la
meilleure façon possible est crucial pour obtenir des résultats utiles et valables. Quand les
scientifiques utilisent le terme expérience au sens le plus strict, ils parlent d'une expérience
véritable dans laquelle le scientifique contrôle tous les facteurs et toutes les conditions. Il
serait préférable d'utiliser le terme recherche observationnelle à la place du terme expérience
pour les observations du monde réel et les études de cas. Par exemple, observer les animaux
dans la nature n'est pas une expérience véritable; en effet, cette expérience n'isole et ne
manipule pas une variable indépendante.
Dans une expérience, le chercheur cherche à apprendre quelque chose de nouveau sur le
monde ou à expliquer pourquoi certaines choses se produisent de telle manière.
L'expérience doit maintenir la validité interne et externe ou les résultats seront inutiles. Lors
de la conception d'une expérience, un chercheur doit suivre toutes les étapes de la méthode
scientifique, s'assurer que l'hypothèse est valide et testable et utiliser des contrôles et des
tests statistiques. Tous les scientifiques utilisent le raisonnement, l'opérationnalisation et
les étapes de la démarche scientifique mais ce n'est pas toujours un processus conscient.
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Dans la pratique, de nombreux scientifiques suivent un processus instinctif, la démarche
scientifique ‘‘ simplifiée ’’. Suivre les étapes élémentaires génèrera normalement des résultats
valables mais quand les expériences sont complexes et coûteuses, il est conseillé de suivre
les protocoles scientifiques rigoureux. Une expérience contient un certain nombre d'étapes
dans lesquelles sa structure et ses paramètres sont explicités.
Bien qu'il soit rarement pratique de suivre strictement chaque étape, tout écart doit être
justifié, qu'il s'agisse du budget, d'une impraticabilité ou de l'éthique.
Première étape
Après avoir statué sur une hypothèse et fait des prédictions, la première étape d'une
expérience consiste à spécifier les groupes échantillons. Ceux-ci devraient être
suffisamment grands pour que l'étude soit statistiquement valable mais
suffisamment petits pour l'aspect pratique. Idéalement, les groupes devraient être sélectionnés
au hasard dans l'échantillon de population. Cela permet de généraliser les résultats à
l'ensemble de la population. C'est assez facile à faire dans les sciences physiques, par contre,
les sciences biologiques et comportementales sont souvent limitées par d'autres facteurs.
Par exemple, il arrive souvent que les essais médicaux ne trouvent pas de groupes aléatoires.
Ce type de recherche compte souvent sur des bénévoles donc il est difficile d'appliquer une
quelconque randomisation réaliste. Ce n'est pas un problème tant que le processus est justifié
et que les résultats ne sont pas appliqués à l'ensemble de la population. Si un chercheur en
psychologie a recours à des bénévoles étudiants de sexe masculin âgés de 18 à 24 ans, les
résultats peuvent uniquement être généralisés à ce groupe démographique.
Deuxième étape
L'éthique est souvent un obstacle à ce processus parce qu'il n'est pas permis de retenir
délibérément le traitement comme dans l'étude de Tuskegee. Là encore, tout écart doit être
expliqué dans la conclusion. Il n'y a rien de mal à compromettre le caractère aléatoire quand
c'est nécessaire tant que d'autres scientifiques savent comment et pourquoi le chercheur a
choisi les groupes sur cette base.
Troisième étape
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Quatrième étape
L'avant-dernière étape consiste à effectuer l'expérience selon les méthodes stipulées au cours
de la phase de conception. La variable indépendante est manipulée et génère un ensemble de
données utilisables pour la variable dépendante.
Cinquième étape
Les données brutes provenant des résultats devraient être recueillies et analysées par des
moyens statistiques. Cela permet au chercheur d'établir l'existence d'une relation entre les
variables et d'accepter ou rejeter l'hypothèse nulle. Ces étapes sont essentielles pour donner
de bons résultats. De nombreux chercheurs ne souhaitent pas utiliser le raisonnement
inductif, le raisonnement déductif et l'opérationnalisation mais ils suivent tous les étapes
élémentaires de la réalisation d'une expérience. Cela garantit que leurs résultats sont valides.
Questions
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CHAPITRE II. MICROSCOPIE
2.1. INTRODUCTION
Les êtres vivants ont des proportions très diverses bien qu’ils présentent la même forme
d’organisation à partir de l’unité de base: la cellule. Le microscope permet son
observation. Pour observer un objet (source lumineuse primaire) l’œil a besoin d’une source
lumineuse primaire.
2.1.1. Œil
L’intérieur de la choroïde est tapisse par une membrane nerveuse : la rétine qui est
constituée de cellules de deux types différents : les cônes et les bâtonnes et dont le rôle est
de transformer l’excitation lumineuse en influx nerveux.
L’intérieur du globe oculaire est divisé en deux parties séparées par le cristallin (qui est
assimilable à une lentille biconvexe d’indice moyen égal à 1, 42) :
L’œil possède environ 6 millions de cônes pour la vision précise et 120 millions de
bâtonnets pour la vision grossière et nocturne.
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Les yeux sont les organes de la vision. Ils captent la lumière et transfert les données reçus à
l’aide des nerfs optiques au cerveau qui par la suite décode l’information.
Les rayons lumineux doivent d'abord traverser les milieux transparents de l'œil (cornée et
cristallin) qui sont l'équivalent d'une lentille convergente permettant la formation de
l'image d'un objet sur la rétine. Pour les objets proches, une mise au point est réalisée
grâce au cristallin.
Selon les principes de l'optique classique, l'image d'un point situé au-dessus de la ligne
de visée vient se former en un endroit situé au-dessous du centre de la rétine, et
inversement pour un point situé plus bas que la ligne de visée. L'image d'un point situé sur
le côté droit d'un œil vient se former dans la partie gauche de la rétine, et inversement
pour un point situé à gauche. Les objets donnent donc une image inversée à l'intérieur de
l’œil.
Les lentilles (cornée et cristallin) s’ajustent pour faire la mise au pont. La pupille se dilate
pour laisser passer plus de lumière au besoin.
Elle absorbe les rayons lumineux inutiles pour la vision, elle est très riche en vaisseaux
sanguins afin de nourrir les photorécepteurs de la rétine. La rétine : c'est la couche sensible
à la lumière grâce aux photorécepteurs (les cônes et les bâtonnets).
Les bâtonnets : De forme allongée, ils doivent leur nom à leur forme. Ils sont environ 130
millions. Ils sont absents de la fovéa et se logent à la périphérie. Ils ont une très grande
sensibilité à la lumière, d'où leur capacité à percevoir de très faibles lueurs la nuit : vision
de nuit. Ainsi, ils ont une très faible perception des détails et des couleurs car plusieurs
dizaines de bâtonnets ne sont liés qu'à une seule fibre du nerf optique. Ils contiennent une
substance chimique appelée rhodopsine ou pourpre rétinien. Quand la lumière frappe
une molécule de rhodopsine, celle-ci génère un faible courant électrique. Les signaux
ainsi recueillis forment un message qui est transmis aux cellules nerveuses de la rétine.
Les cônes sont environ 5 à 7 millions à se loger dans la fovéa. Leur sensibilité à la lumière
est très faible mais leur perception des détails est très grande pour deux raisons : il y a
une densité très élevé de cônes dans la fovéa et surtout chaque cône de la fovéa transmet
son information à plusieurs fibres du nerf optique : la vision est donc de jour. Ainsi, ils
ont une très bonne sensibilité aux couleurs. Ils sont de trois types selon le pigment qu'ils
contiennent et ont donc une sensibilité à des ondes lumineuses de longueurs différentes :
cônes contenant de l'erythropsine (sensibles au rouge), de la chloropsine (vert), de la
cyanopsine (bleu).
Le cristallin est une lentille auxiliaire molle et composée de fines couches superposées. Il
se déforme sous l'action du muscle ciliaire.
L'humeur vitrée occupe 80% du volume de l’œil. Elle est constituée d'une gelée (acide
hyaluronique) qui donne à l'œil sa consistance.
L'iris (arc-en-ciel en grec) s'agit du diaphragme de l'œil percé en son centre par la pupille.
C'est un muscle qui fait varier l'ouverture de la pupille (entre 2,5 et 7 mm) afin de
modifier la quantité de lumière qui pénètre dans l'œil pour éviter l'aveuglement en plein
soleil ou capter le peu de rayons la nuit. La couleur de l'iris est déterminée par la présence
d'un pigment, la mélanine. Le même composé chimique qui donne aussi leur couleur aux
cheveux et à la peau. L'iris est bleu si la mélanine est peu concentrée, il est plus foncé
quand la concentration augmente. Tous les nouveau-nés ont les yeux bleus parce que la
mélanine est enfouie profondément dans le tissu de l'iris. Quelques mois plus tard
cependant, ce composé peut se rapprocher de la surface de l'iris et modifier sa teinte.
La pupille s'agit d'un trou au centre de l'iris permettant de faire passer les rayons
lumineux vers la rétine.
La distance minimale moyenne de mise au point d’un œil adulte (Punctum proximum)
est 25 cm. Ceci définit un grossissement ‘‘commercial’’ de 1 ou 1 x. Si la distance de mise
au point d’un œil d’enfant est de 12,5cm le grossissement sera de 2 x.
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2.2. INSTRUMENTS D’OPTIQUE : LA LOUPE ET LE MICROSCOPE
La rétine est l’écran de l’œil. L’œil ne peut distinguer deux détails d’un objet que si leur
image se forme sur deux cellules différentes de la rétine. Dans des conditions normales
d’éclairement et de contraste, le pouvoir de résolution de l’œil est d’environ 1 minute
d’angle (1/60 degré) soit 3×10−4 rad.
Lors de l’observation d’un objet à l’infini, l’œil normal forme l’image sur la ré[Link]
s’agit d’une vision sans accommodation. Le point situé à la distance maximale qui permet
la vision d’une image nette pour l’œil au repos est appelé Punctum Remotum (PR). Il est
à l’infini pour l’œil.
Pour permettre la vision d’un objet à une distance finie, l’œil normal doit accommoder
jusqu’à ce que l’image se forme sur la rétine. Pour l’œil, la distance limite
d’accommodation est de l’ordre de 25 cm.
Le point le plus proche dont on peut avoir une image nette est appelé Punctum
Proximum (PP). Il est situé à 25 cm de l’œil. En dessous de cette distance, la vision n’est
pas nette. La vision est nette pour un objet situé entre 25 cm et l’infini.
2.2.2. La loupe
a) il ne peut pas voir des objets dont les dimensions sont inférieures à certaine limite,
b) l’observation s’accompagne de fatigue causée par l’effort d’accommodation,
c) l’observation ne peut pas durer longtemps.
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[Link] Principe
Une loupe est constituée d’une lentille convergente de petite distance focale (quelques
centimètres). L'objet à examiner doit être placé entre la lentille et son plan focal objet.
Cela permet d’obtenir une image virtuelle, droite et agrandie.
a) Avec accommodation
b) Sans accommodation
Pour que l’œil puisse observer l’image sans accommodation, celle-ci doit se trouver à
l’infini. Dans ce cas, l’objet est situé dans le plan focal objet.
[Link].1 Le grossissement
18
Le grossissement est différent du grandissement. Grossir 10 fois revient à diviser par 10
la distance d’observation. Pour voir les détails d’un petit objet, on peut l’approcher à 25
cm de l’œil. Quand on observe l’image de cet objet à travers une loupe qui grossit 10 fois,
on voit ce que l’on verrait de l’objet si notre œil nous permettait de le voir nettement à
une distance de 2,5 cm. Dans le cas du grandissement, même si celui-ci est important, une
image lointaine apparait petite.
[Link].3. La puissance
'
La puissance P est définie par la relation suivante : P avec α’ : angle sous lequel est
AB
observé l’image par l’œil exprimé en radian (rad), AB : longueur de l’objet exprimée en mètre
(m), P : puissance exprimée en dioptrie (δ). D’après la relation du grossissement
commercial, on remarque que GC = 0,25×P
La puissance intrinsèque (Pi) est la puissance lorsque l’image est à l’infini. Dans ce cas,
l’objet se situe dans le plan focal objet et OA = OF
19
[Link].5 Pouvoir de résolution
2.2.3. La Microscopie
[Link]. Le microscope
Le microscope est un instrument optique qui donne une image grandie d’un objet en
général transparent. Il est constitué d’un banc optique dont une partie se trouve devant
l’objet : l’éclairage, l’autre partie derrière l’objet pour l’observation. Ce banc doit être
rigide et posséder tous les organes de centrage des pièces optiques.
Il existe des microscopes dits droits (objectif pointant vers le bas) et des microscopes dits
inversés (objectifs pointant vers le haut). Le pouvoir séparateur est la capacité de
distinguer deux points adjacents comme distincts. L’œil a la capacité de distinguer des
particules d’un diamètre pouvant atteindre 0,1 μm. Toutefois, elles doivent être séparées
entre elles d’une distance d’au moins 5 μm. Le pouvoir séparateur de l’œil est de 5 μm.
Le principe est dans tous les cas le même : une onde est envoyée sur la préparation ou
émise par la préparation. Cette onde est captée par un objectif qui la concerne et passe
par un oculaire qui crée une image observable. Cette image est soit observée à l’œil nu,
soit photographiée, soit enregistrée par camera et stockée sur ordinateur pour
retraitement.
L’objet observé AB est placé en avant et proche du foyer principal objet F1 de l’objectif.
L'objectif L1 donne de l'objet AB une image A1B1 réelle, renversée et agrandie dite ‘‘
intermédiaire ’’.
L'oculaire L2 joue le rôle de loupe pour A1B1. Il est donc placé de manière que A1B1 se trouve
entre L2, et son foyer objet F2. L'image définitive A'B' est alors virtuelle, agrandie, droite par
rapport à A1B1 c'est-à-dire renversée par rapport à AB. L’image intermédiaire A1B1 joue le
rôle d’objet réel pour la lentille L2.
21
[Link]. Grandeurs caractéristiques d’un microscope
[Link].1. Le grossissement
La notion de grossissement définie pour la loupe est également valable pour le microscope. Le
grossissement G est défini par la relation suivante : G=
'
[Link].3. La puissance
'
La puissance P est définie par la relation suivante : P avec α’ : angle sous lequel est
AB
observé l’image par l’œil exprimé en radian (rad), AB : longueur de l’objet exprimée en mètre
(m) et P : puissance exprimée en dioptrie (δ).
22
La puissance d'un microscope est égale au produit de la puissance P2 de l'oculaire par le
grandissement γ1 de l'objectif : P = P2 × γ1
23
On distingue plusieurs types de microscopie :
Appelée aussi microscopie photonique. Elle consiste à grossir l’image optique d’un objet de
petites dimensions en utilisant un microscope optique. Cet appareil utilise des lentilles
optiques pour former l’image en contrôlant le faisceau lumineux et pour illuminer
l’échantillon. Elle permet l’observation de la structure globale des cellules eucaryotes. Les
meilleurs microscopes optiques sont limites à un grossissement de 2000 fois. Le microscope
optique permet d’observer les cellules qui sont généralement des corpuscules incolores et
translucides. L’unité de mesure communément utilisée en microscopie est le micron ou le
micromètre = 10-6m, le nanomètre 1 nm = 10-9m = 10 Angströms.
Microscopie optique
Principe
L’objet est transformé en une image réelle à l’aide d’un objectif. L’image se forme au plan
focal d’un oculaire qui va pouvoir en donner ensuite une image virtuelle située à l’infini
(Figure 5). On peut déduire de ce simple schéma que le grossissement de l’appareil dépend
non seulement des objectifs et des oculaires mais aussi des distances qui séparent les
composants. Initialement, pour la plupart des constructeurs, la longueur de tube était de 160
mm, sauf Leica qui utilisait des tubes de 170 mm et certains microscopes métallographiques
avec des tubes de 250 mm. L’image se forme à 14 mm du plan focal de l’oculaire. Le pas de
vis et le diamètre de la monture étaient fixés et universels. Ainsi, on pouvait passer un objectif
d’un microscope d’une marque à un microscope d’une autre marque.
Toutefois, depuis quelques années les constructeurs ont mis sur le marché les optiques dites à
l’infini. Ces objectifs ne forment plus d’image en un plan défini mais à l’infini. Le faisceau
sortant de l’objectif est donc parallèle. Ceci permet de positionner l’oculaire n’importe où.
Quel est l’avantage ? On peut intercaler entre l’objectif et l’oculaire autant d’accessoires que
l’on veut sans être obligé de rajouter des lentilles additionnelles de correction. Cependant, les
tailles de montures et de pas de vis ont été modifiés rendant impossible le transfert des
objectifs d’une marque à l’autre.
24
Formation de l’image (principe optique)
Mécanique
Le microscope comporte :
une base
une potence qui supporte le revolver porte-objectif, le tube porte-oculaires
la platine qui se déplace dans deux dimensions
le support du condensateur
Des systèmes de crémaillères permettent de réaliser une mise au point rapide et fine.
Optique
Les objectifs sont les éléments les plus critiques d'un microscope. Ils déterminent sa qualité
optique. Un objectif est un système à lentille convergente plus ou moins complexe avec une
distance focale courte, qui projette l'image agrandie et inversée de l'échantillon vers le plan
focal inférieur de l'oculaire, de sorte que celui-ci puisse "voir" et grossir encore l'image. Les
objectifs sont placés dans une tourelle porte-objectifs ou tourelle revolver qui comporte six ou
sept objectifs avec des grossissements différents. En général les caractéristiques sont écrites
sur l’objectif (Figure).
25
Tourelle d’objectifs et leurs caractéristiques.
De la qualité de l’objectif dépend la qualité de l’image. L’ouverture numérique
Objectif
Cette expression indique la largeur maximale du cône de lumière pénétrant dans la lentille. On
peut voir que l'ouverture numérique est directement proportionnelle à l'indice de réfraction n
du milieu situé entre l'échantillon et la lentille de l'objectif (Figure).
26
Le pouvoir séparateur est la capacité de distinguer deux points adjacents comme distincts.
L’œil a la capacité de distinguer des particules d'un diamètre pouvant atteindre 0.1 µm.
Toutefois, elles doivent être séparées entre elles d'une distance d'au moins 5 µm. Le pouvoir
séparateur de l’œil est de 5 µm.
L’image reconstruite à travers le microscope après illumination n’est pas constituée de points
mais de figures circulaires de diffraction (Figure ci-contre). La région comportant 84 % de
l’énergie lumineuse est appelée disque d’Airy. Le diamètre du disque d’Airy est donné par la
relation RAiry = 1.22 /O.N.
Deux points pour être résolus doivent être séparés par au moins une distance égale au rayon
du disque d’Airy. La résolution de l’objectif est donc : Robj = 0.61 /O.N. C’est la loi
d’Abbe.
Pour accroître le pouvoir séparateur on peut faire varier, n ou sin Pour faire varier il
faut utiliser de courtes focales. Dans ces conditions, on se rapproche de l’objet et
intuitivement, on comprend que la lumière sera moins dispersée. On peut aussi faire varier.
Dans ces conditions, il faut utiliser une lumière monochromatique de courte longueur d’onde.
Pour faire varier n, on utilise l’immersion, en général une interface d’huile, autrefois l’huile
de cèdre, maintenant une huile synthétique. L’indice à 20°C est fixé à 1.514 par convention.
L’ouverture numérique de 0.90 est difficilement dépassée pour les apochromatiques à sec,
c’est-à-dire pour les objectifs dont la lentille frontale est séparée de la lamelle couvre objet par
une couche d’air. Les rayons venant de l’objet subissent des réflexions multiples sur la
lamelle et ne pénètrent pas dans l’objectif si l’ouverture est supérieure à 1.00.D’une manière
générale le pouvoir séparateur d’un bon microscope se situe aux environs de 0.2 µm
Exemple: actuellement sur le marché l’angle moyen des objectifs est de 70° sin 70 = 0.94
- si = 450 et N = 1 (air), on a D = 0.292 µm
- si immersion N = 1.5, on a D= 0.194 µm
27
On ne peut dépasser la valeur de l’O.N. de 1.40, car pour augmenter l’ouverture numérique,
l'objectif doit être de plus en plus proche de la surface de l'échantillon et la distance de travail,
DT, n’est jamais nulle. L'angle 2 maximum (180°) est formé lorsque la lentille frontale
touche l'échantillon, or ceci est bien sûr irréalisable. On peut abaisser le pouvoir de résolution
avec des artifices informatiques, ce n’est plus de l’observation directe mais de la
reconstitution.
Exemple : marquage avec de billes d’or de 5 nm (point brillant). On calcule la séparation de 2
points connaissant le diamètre de la bille.
La correction
Les objectifs ACHROMATIQUES sont corrigés de sorte que deux longueurs d'onde,
généralement le vert et le rouge, soient focalisées. C'est la raison pour laquelle, lorsque l'on
utilise deux objectifs, un filtre vert se révèle utile, rendant monochromatique la lumière pour
laquelle l'objectif a été corrigé. Les objectifs en FLUORITE permettent une meilleure
correction, rapprochant de plus en plus les points de focalisation des rayons avec diverses
couleurs, mais les objectifs APOCHROMATIQUES restent les meilleurs de tous, car ils sont
corrigés pour trois longueurs d'ondes : le vert, le rouge et le bleu
Les objectifs achromatiques ne portent aucune indication sur leur corps, alors que les objectifs
en fluorite portent le marquage F ou FL, voire FLUOR (ce qui ne signifie pas qu'ils
conviennent à la fluorescence, même s'ils peuvent effectivement être utilisés dans ce cas), et
les objectifs apochromatiques portent l'indication APOCHROMATIQUE.
Le condenseur
Le condenseur sert à réaliser l’éclairage dit de Köhler. La méthode dite "méthode de Köhler"
est un moyen simple et pratique de régler l'éclairage du microscope défini par August Köhler,
un spécialiste allemand des microscopes. Cette méthode présente plusieurs avantages
pratiques :
28
C’est un système optique que l’on doit soigner. L’ouverture numérique du condenseur doit être en
rapport avec l’ouverture numérique de l’objectif.
Les oculaires.
Les oculaires non seulement grossissent l'image intermédiaire fournie par l'objectif, mais ils peuvent
aussi corriger certaines aberrations, comme les aberrations chromatiques de grossissement (oculaires
compensateurs). Il ne faut pas que l’oculaire détériore la qualité de l’image fournie par l’objectif.
Préparation de l’échantillon.
Dans la plupart des cas nous observons des cellules tuées, fixées. La fixation a pour but de rendre les
composés insolubles et résistants aux traitements ultérieurs. Une bonne fixation doit en quelque sorte
immobiliser la cellule dans un état donné à un instant T sans faire apparaître d’artéfacts. Le fixateur le
plus employé est le mélange formaldéhyde-alcool. On obtient une dénaturation des protéines et des
acides nucléiques conduisant à une réticulation des groupes amines par liaisons. Le fixateur stabilise
les accolements protéines-protéine, protéines-acides nucléiques en les rendant insolubles. Les
préparations sont, ensuite incluses dans la résine ou la paraffine et coupées en tranches de quelques
µm d’épaisseur.
Contraste
Le pouvoir de résolution du microscope on l’a vu est de 0.2 µm ceci devrait permettre de voir
des organites comme les mitochondries qui mesurent 1 µm. Mais la plupart du temps les
constituants sont transparents c’est à dire qu’ils absorbent la lumière de la même manière que
les autres constituants. Pour les mettre en évidence il faut utiliser des techniques de contrastes.
La méthode la plus simple est la coloration. Des substances chimiques se fixent sur des
structures particulières pour réaliser des complexes colorés avec les Protéines, acides
nucléiques etc. Si on veut travailler sur du vivant, on peut aussi utiliser des artifices optiques.
Fond noir,
Contraste de phase,
Nomarski (contraste interférentiel)
Le fond noir
La microscopie à fond noir révèle la présence, mais pas la structure, d'échantillons qui sont
invisibles en fond clair, car ils sont transparents ou au-dessous du pouvoir de séparation du
microscope.
Le contraste de phase
C’est Zernicke en 1938 qui a inventé le contraste de phase (prix Nobel). Les objets à observer
sont très fins et transparents et souvent invisibles. Néanmoins, la lumière qui est renvoyée par
l'échantillon, même s'il est invisible à l'œil nu, contient son image. Dans ce système le degré
de luminance dépend de l’indice de réfraction des organites. De très faibles variations
d’indices vont permettre de mettre en évidence les composés grâce à un système de déphasage
entre lumière transmise et lumière diffractée.
29
Le contraste interférentiel
Le microscope à contraste interférentiel différentiel (DIC), inventé par NOMARSKI, est basé
sur l'interférence de deux rayons lumineux polarisés dans des plans perpendiculaires. Il
permet d'augmenter le contraste des objets de phase et ainsi de les rendre visibles.
Un faisceau d’électrons est utilisé pour produire une image. L’objet est bombarde par un
faisceau d’électrons. Le microscope électronique utilise des lentilles électrostatiques et des
lentilles magnétiques pour former l’image. Le ME révèle l’ultrastructure des cellules
eucaryotes et permet une observation plus poussée de la structure procaryote. La longueur
d’onde d’un faisceau d’électrons est plus courte que celle de la lumière résultant en une
meilleure résolution, allant jusqu’à 2 millions de fois. Le principal intérêt du microscope
électronique par rapport au microscope optique est d’augmenter le grandissement. Au lieu
d’être éclairé, l’objet est bombardé par un faisceau d’électrons. L’image mettra en évidence
les structures plus ou moins opaques aux électrons. L’objet doit être préalablement coupé en
tranches ultrafines puis imprégné de sels de métaux lourds qui vont se fixer différentiellement
sur les différentes structures intracellulaire et les rendre plus ou moins opaques aux électrons.
30
- Le porte-objectifs ou revolver permet d'amener dans l'axe du tube l'objectif choisi et
de le maintenir en place grâce à un cran d’arrêt.
- Les objectifs soit chromatiques pour une utilisation en lumière UV soit achromatiques
pour utilisation d'une source lumineuse blanche. On les utilise soit à sec (état frais),
soit à immersion (la lentille frontale trempe dans de l'huile synthétique dite ‘‘huile à
immersion’’.
- Le condenseur ou condensateur qui permet d'éclairer l'objet de façon uniforme et de
moduler, grâce à un diaphragme, 1a quantité de lumière qui arrive sur l'objet. II peut
être réglé pour une utilisation en lumière directe, en contraste de phase, en fond noir.
Les microscopes actuels ont un condenseur préréglé, pour une efficacité maximale, en
position haute.
- Le diaphragme présent sur de nombreux modèles de microscopes, il permet de régler
la quantité de lumière traversant la préparation microscopique.
Il existe des microscopes dits droits (objectif pointant vers le bas) et des microscopes dits
inversés (objectifs pointant vers le haut).
Les microscopes classiques de table se composent d’un pied qui sert à ce que le microscope
reste stable sur la table. De nombreux microscopes de laboratoire intègrent une unité
lumineuse qui envoie une lumière homogène sur la platine à travers un miroir déflecteur et
une ouverture de sortie de lumière. Ce type d’éclairage indirect de l’objet a comme avantage
que la chaleur émise par la source de lumière ne traverse pas l’objet. Les microscopes plus
modernes intègrent des lampes LED de lumière froide, qui évite justement que la lumière
chauffe l’échantillon. Au-dessus du pied se trouve le support, où se fixe la platine et le porte-
échantillons. Avant que la lumière ait atteint la préparation, elle se focalise à travers la lunette du
condensateur. Une mécanique précise permet de régler à travers une roue la distance entre la platine et
l’objectif, ce qui permet à l’utilisateur d’obtenir une image nette.
31
L’oculaire est la partie la plus haute du microscope qui se trouve situé sur la partie supérieure
du tube. Le tube se situe entre l’objectif et les oculaires, en créant une image intermédiaire
réelle à la fin du tube. Sur les microscopes de lumière transmise, l’échantillon est
normalement montré comme une image homogène. La contemplation de cette image se
réalise à travers d’oculaires. Les microscopes plus anciens ou plus simples disposent
normalement d’un seul oculaire (monoculaire). Cependant, ils existent des modèles
binoculaires qui disposent de deux oculaires pour pouvoir observer l’échantillon avec les deux
yeux. L’image de la préparation se divise en deux parcours optiques identiques, ce qui fait que
la contemplation est bidimensionnelle, comme avec le monoculaire. Il ne s’agit pas d’un
microscope stéréo qui permet de contempler une image en 2 dimensions. Les microscopes
triloculaires s’utilisent lorsqu’il est nécessaire de visualiser l’image sur l’écran. L’avantage est
que vous pouvez disposer l’unité électronique sur un troisième tube sans avoir à se passer de
visualiser l’image avec les deux yeux.
32
Les microscopes stéréoscopiques se différencient d’autres microscopes car ils disposent de
deux entrées de lumière séparées, qui sont rangées dans un angle déterminé. Chaque entrée de
lumière intègre son propre objectif et oculaire. Certains microscopes stéréoscopiques intègrent une
lunette d’augmentation intégrée devant l’objectif.
Ici s’utilise en général un colorant fluorescent sur l’échantillon à travers une lumière avec une
longueur d’onde déterminée depuis l’extérieur. Le colorant fluorescent émet la lumière. Cette
lumière dispose d’une longueur d’onde plus grande que la lumière excitatrice (Soke’s Shift).
Dans la trajectoire du rayon, la lumière fluorescente peut être séparée de la lumière excitatrice
à travers des filtres optiques et la renvoyer à l’oculaire ou à la caméra. La limite de résolution
d’un microscope de fluorescence peut être très en-dessous d’un microscope optique
conventionnel, ce qui permet de contempler avec précision les structures d’une cellule ou les
processus de cellules vives.
Microscope confocale
Ce type de microscopie est une méthode plus récente que la microscopie de fluorescence,
avec laquelle il est possible de contourner la limite de résolution définie par Abbe. L’avantage
est qu’en comparant avec un microscope optique conventionnel, la limite de reproduction est
supérieure, ce qui permet de focaliser avec plus de netteté des détails de structures. Avec le
microscope STED vous obtenez une meilleure résolution qu’avec un microscope laser
conventionnel. En octobre 2014, le chercheur Stefan Hell a été récompensé avec le prix Nobel
de la chimie par ses travaux de recherche avec le microscope STED.
Dit d’une façon simple, la microscopie électronique utilise un faisceau d’électrons au lieu de
lumière. Comme vous le savez, ceux-ci disposent d’une longueur d’onde beaucoup plus
courte que la lumière visible, et une plus grande résolution est obtenue dans la plage des
structures atomiques. Il existe une grande variété d’électrons. Les plus communs sont :
Dans ce cas, un objet est irradié par des électrons. Les microscopes TEM (microscopes
électroniques de transmission) sont comme les microscopes de lumière transmise, où
l’absorption joue un rôle important. Actuellement la résolution obtenue est d’environ 0,05 nm.
33
Ici est dirigé un faisceau d’électrons finement concentré dans un réticule déterminé sur
l’échantillon métallisé. Les électrons secondaires (contraste) émis depuis la surface se
mesurent comme un signal et se convertissent en une image optique. Pour atteindre un
faisceau d’électrons non-interrompu, la mesure se réalise dans un grand vide.
Cette méthode sert à présenter une présentation superficielle. L’échantillon est palpé dans un
réticule prédéfini par une pointe affilée fixée à un ressort à lames. Grâce à la force nucléaire,
la distance se maintient constante à la surface. La déformation du ressort à lames est captée
par la réflexion du faisceau de lumière laser par un capteur optique, et présenté par lignes.
Selon la rugosité à vérifier, vous pouvez détecter des différences dans une plage de 0,1 à 10
nm.
Microscope à rayons X
Dans la microscopie à rayons X, les rayons X sont utilisés comme source de radiation. Grâce
à la longueur d’onde plus courte des rayons X par rapport à la lumière, la résolution obtenue
est plus élevée. Un grand avantage de la microscopie à rayons X est que les échantillons
peuvent être plus épais qu’en utilisant des microscopes électroniques. Il ne demande pas que
la surface soit conductrice, ni une coloration du matériel biologique, ni une utilisation d’un
substrat ni de couper l’échantillon de façon très fine.
34
CHAPITRE III. LA VOLUMÉTRIE
3.1. PRINCIPE DES DOSAGES VOLUMETRIQUES
A+B C
La réaction chimique doit être connue, totale et rapide. Par définition, le point équivalent
correspond à l'addition de la quantité de réactif B juste nécessaire pour réagir exactement avec
tout le composé A présent en solution. On dit alors que les réactifs sont mélangés dans les
proportions stœchiométriques de la réaction de dosage. D'après l'équation bilan, le nombre
n Beq n Ain
de moles de B versées au point équivalent ( nBeq ) vérifie : où n Ain correspond au
b a
nombre de moles de A initialement présentes. En désignant par CA et CB les concentrations
respectives de A et B, le volume de solution titrante B vérifie, au point équivalent, la relation
b
C B .V Beq .C A .Và . Ainsi, CB étant connue, la mesure de VBeq permet d’accéder à CA :
a
a C B .V Beq
CA
b V0
Ou encore
35
Soit C A(S) la concentration en substance A recherchée dans S
A +B C
36
Grâce à la détermination expérimentalement du point d’équivalence (Moment où A a été
totalement consommé par la réaction). Puis à la mesure de Veq, le résultat expérimental est un
volume, on a donc bien un dosage volumétrique. On en déduit la quantité de A présente dans
la solution S en effectuant un bilan de matière sur la réaction du dosage entre A et B.
C’est ce que l’on observe parfois lorsque A, B et C sont de couleur différente. Plus
fréquemment, l’équivalence sera repérée par divers moyens
- indicateurs colorés : molécules qui changent de couleur au point d’équivalence
- pH-mètre,
Compliquons la situation …
37
Généralisons ….
Remarque :
38
Cela ne modifie pas les quantités de matière
39
[Link]. L’examen des ébauches
Afin de pouvoir fabriquer des appareils de volumétrie en verre de haute qualité exigée par les
laboratoires, les ébauches sont soumises à un contrôle sévère, suivi d’un traitement thermique:
on élimine les contraintes dans le verre par un chauffage et refroidissement contrôlés des
ébauches, condition essentielle pour assurer la meilleure résistance mécanique possible,
garantissant ainsi que le volume demeure constant lors de contraintes thermiques ultérieures.
Certains appareils de volumétrie peuvent donc subir une température allant jusqu’à 180 °C
dans les étuves de séchage ou de stérilisation, sans risque que leur volume soit modifié. Il faut
toutefois faire attention au fait que le chauffage irrégulier des appareils en verre ou les
chocs thermiques brusques provoquent des contraintes thermiques qui peuvent causer leur
casse. Ainsi donc: Ne placer les appareils en verre dans les étuves de séchage ou de
stérilisation que lorsque ces dernières sont à froid, puis les chauffer lentement. Une fois le
temps de séchage ou de stérilisation révolu, laissé les appareils se refroidir lentement dans
l’étuve éteinte. Ne jamais chauffer des appareils de volumétrie sur plaques chauffantes!
[Link]. Le calibrage
Des volumes partiels déterminés sont mesurés volumétriquement, c’est-à-dire qu’on verse une
quantité déterminée et exacte d’eau dans l’appareil de volumétrie et on applique un trait de
jauge sur l’appareil au niveau du point le plus bas du ménisque. Pour les appareils de
volumétrie avec graduation, normalement deux traits de jauge sont appliqués.
40
Calibrage pour contenir ”In”:Dans le cas des appareils de volumétrie calibrés pour contenir
”In”, la quantité de liquide contenue correspond exactement au volume imprimé sur
l’appareil. La quantité de liquide écoulée, par contre, est diminuée de la quantité de liquide
qui reste sur la paroi en raison du mouillage. Font partie de ces appareils de volumétrie par ex.
les éprouvettes graduées, les fioles jaugées et les pipettes capillaires allant jusqu’à 200 μl.
Calibrage pour écouler ”Ex”:Dans le cas des appareils de volumétrie calibrés pour écouler
”Ex”, la quantité de liquide écoulée correspond exactement au volume imprimé sur l’appareil.
La quantité de liquide qui reste sur la paroi en raison du mouillage a déjà été considérée lors
du calibrage. Font partie de ces appareils de volumétrie par ex. les pipettes graduées, les
pipettes jaugées et les burettes. La température de référence (température à laquelle l’appareil
de volumétrie doit contenir ou faire écouler le volume nominal indiqué) est de 20 °C.
Pour la détermination exacte de volumes en laboratoire, il est conseillé de n’utiliser que des
appareils de volumétrie de haute qualité, fabriqués à partir d’un verre chimiquement résistant
conformément aux normes acceptables (DIN, ISO).
Conformément aux prescriptions de l’institut allemand de normalisation (DIN), les indications
suivantes doivent figurer sur les appareils de volumétrie:
- Fabricant
- volume nominal
- symbole de l’unité
- calibrage
- classe
- température de référence
En outre, les indications suivantes peuvent figurer sur l’appareil:
- pays d’origine
- tolérance (marge d’erreur maximum)
- marque
- sigle d’une association, par ex. DIN
- numéro de lot
ISO: Institut International de Normalisation (International Standard Organization).
41
[Link]. L’appareil de volumétrie et leur classification en classe d’exactitude
La classe A/AS est la classe d’exactitude la plus élevée. Elle est obtenue en particulier par des
appareils de volumétrie en verre. Une exception concerne les éprouvettes graduées en matière
plastique BRAND, fabriquées à partir de PMP (Polyméthylpentène) et conçues pour des
exigences les plus élevées, qui sont également conformes à la classe A. La classe A et la
classe AS ont les mêmes tolérances d’erreur, mais se distinguent par leurs temps
d’écoulement et d’attente. L’indication additionnelle ”S” signifie écoulement rapide. En vue
des exigences dues au nettoyage effectué généralement en machine, les pipettes et burettes
sont fabriquées de nos jours presque exclusivement en classe AS. Elles sont pourvues d’un
orifice de pointe plus grand que les appareils de la classe A, ce qui rend le nettoyage plus
facile. Les types de verre utilisés sont par ex. verre de chimie (comme par ex. AR-Glas®)
pour la fabrication de pipettes jaugées et graduées ou bien verre borosilicaté (comme par ex.
DURAN®) pour la fabrication de fioles jaugées, éprouvettes graduées et burettes.
Ces types de verre sont adaptés aux exigences élevées du laboratoire en ce qui concerne la
résistance chimique et physique).
[Link].2. Classe B
La classe A/AS est reconnaissable, entre autres, aux marques La classe B est reconnaissable, entre
circulaires aux points principaux. autres, aux traits courts.
Le matériau universel, répondant à toutes les exigences du laboratoire, n’existe pas. Il faut se
décider entre le verre et les matières plastiques selon l’application prévue et la forme du
produit, en tenant compte des propriétés spécifiques de la matière en question et des aspects
économiques.
42
L’excellente résistance à la casse et la légèreté sont les avantages les plus décisifs des
appareils de volumétrie en matière plastique
Le terme ”ménisque” est utilisé pour décrire la courbure de la surface d’un liquide. Le
ménisque peut prendre une forme convexe ou concave résultant de la tension superficielle
d’un liquide. Si les molécules du liquide subissent une force d’attraction plus forte de la
part de la paroi de verre (force d’adhésion) que de la part des autres molécules du liquide
(force de cohésion), le ménisque prend une forme concave. C’est-à-dire, le liquide monte près
des bords du récipient. C’est le cas, par exemple, des solutions aqueuses. Si le diamètre
d’une pipette est suffisamment petit, par exemple. celui d’une pipette capillaire, la force
d’adhésion suffit non seulement pour faire monter le liquide près des bords du récipient, mais
en plus pour faire monter toute la surface du liquide (effet de capillarité). Si la force de
cohésion entre les molécules d’un liquide est supérieure à la force d’adhésion entre les
molécules du liquide et celles de la paroi de verre, le ménisque prend une forme convexe.
C’est le cas, par exemple, du mercure.
Dans le cas d’un ménisque concave, la lecture du volume se fait, selon la norme DIN, au
point le plus bas de la surface du liquide. Ce faisant, le point le plus bas du ménisque doit
toucher le bord supérieur du trait. Dans le cas d’un ménisque convexe, la lecture du volume
se fait, selon la norme DIN, au point le plus haut de la surface du liquide. Ce faisant, le point
le plus haut du ménisque doit toucher le bord inférieur du trait.
Les pipettes sont des appareils de volumétrie en règle générale calibrés pour écouler ”Ex”
permettant de mesurer des quantités de liquide. Elles sont mesurées volumétriquement lors du
43
processus de fabrication et portent un ou plusieurs traits de jauge. On distingue en règle
générale les types de pipettes suivants: pipettes jaugées et pipettes graduées (calibrées pour
écouler ”Ex”), ainsi que pipettes capillaires allant jusqu’à 200 μl (calibrées pour contenir
”In”).
44
45
[Link]. Travailler avec des appareils du Liquid Handling
Les fioles jaugées offrent un maximum de précision. Les fioles jaugées sont
indispensables pour la préparation de dilutions et de solutions "mesurées".
Les méthodes d'analyse modernes exigent de plus en plus de fioles de petits
volumes. Les fioles jaugées de forme standard, dans cette gamme de volumes,
ont tendance à se renverser facilement à cause de leur centre de gravité très
élevé. Les fioles jaugées de forme trapèze offrent une stabilité améliorée avec
moins de risque de renversement.
46
[Link].Les éprouvettes graduées
[Link].Les Burettes
Plusieurs termes sont acceptés quant à la description de l’exactitude: pour les appareils de
volumétrie en verre est utilisé le terme ‘‘tolérance”, alors que pour les appareils Liquid
47
Handling se sont établis les termes statistiques ”exactitude [%]” et ”coefficient de variation.
[%]”
Les appareils de laboratoire en verre ou matière plastique peuvent être nettoyés à la main dans
un bain, selon la méthode de trempage, ou en machine à laver de laboratoire. On devrait
nettoyer les appareils de laboratoire juste après leur emploi, à température basse, pendant une
courte durée et avec un produit légèrement alcalin. Les appareils de laboratoire ayant eu
contact avec des substances infectieuses seront tout d’abord nettoyé avant, le cas échéant,
d’être stérilisés à la vapeur. Ce n'est que de cette façon que l’on peut empêcher un collage des
souillures et une détérioration des appareils pouvant être causée par des restes de produits
chimiques.
Remarque:
Les appareils de laboratoire utilisés doivent être désinfectés avant nettoyage du fait de la
possibilité d’accident.
1. Méthode d’essuyage
48
On essuie ou frotte les ustensiles souillés avec un chiffon ou une éponge imbibés d’une
solution détergente. Les appareils de laboratoire ne doivent jamais être traités avec des produits ou
éponges abrasifs, qui pourraient abîmer leur surface.
2. Méthode de trempage
3. Bain à ultrasons
Les bains à ultrasons peuvent être utilisés aussi bien pour nettoyer les appareils en verre que
pour ceux en matière plastique. Il faut cependant éviter tout contact direct avec la membrane.
Les temps d’immersion prolongés au-dessus de 70 °C sont à éviter dans des milieux alcalins.
Autrement, ceci pourrait modifier les volumes par dégagement de verre ou détruire les
graduations.
Ces appareils ont généralement des surfaces lisses et non mouillables, ce qui permet, en règle
générale, de les nettoyer facilement avec un produit légèrement alcalin. Les appareils de
laboratoire en polystyrène et polycarbonate, particulièrement les tubes à centrifuger, ne
doivent être nettoyés qu’à la main et avec des détergents neutres. Un temps d’immersion
prolongé influence la solidité, même s’il s’agit de détergents légèrement alcalins. La
résistance chimique des matières plastiques utilisées est à vérifier pour chaque cas individuel.
7. Nettoyage en machine
Le nettoyage dans des machines à laver de laboratoire ménage les appareils de laboratoire
bien plus que le nettoyage selon la méthode de trempage. Les appareils ne sont en contact
avec la solution détergente que lors des phases relativement courtes pendant lesquelles celle-
ci est pompée par des gicleurs ou des tubes injecteurs sur la surface à nettoyer.
■ Les appareils de laboratoire légers doivent être protégés par des filets afin de ne pas être
projetés et abîmés par le jet de lavage.
■ Les appareils de laboratoire sont mieux protégés des détériorations de leur surface quand les
paniers de la machine à laver sont revêtus de matière plastique.
Pour minimiser les traces de métal, on trempe les appareils de laboratoire dans de l’acide
chlorhydrique 1N. Dans le cas d’exigences extrêmes, on fait bouillir les appareils en verre par
la suite dans de l’acide nitrique 1N pendant 1 h env., pour les appareils de laboratoire en
49
matière plastique il faut travailler à température ambiante. Le temps d’immersion maximum
ne doit pas dépasser 6 heures.
Les appareils doivent ensuite être soigneusement rincés avec de l’eau distillée. Afin de
minimiser les traces organiques, les appareils de laboratoire sont nettoyés avec des lessives ou
des solvants, comme l’alcool. Ensuite, on les trempe dans de l’acide chlorhydrique 1N, puis
on les rince soigneusement avec de l’eau distillée.
50
CHAPITRE IV. LA SPECTROPHOTOMÉTRIE
4.1. Introduction
La spectrophotométrie est le domaine qui étudie la mesure de l'énergie transportée par les
rayonnements électromagnétiques dans le domaine de la lumière visible (Bruhat , 2005). La
spectrophotométrie est utilisée dans divers domaines : chimie, pharmacie, environnement,
agroalimentaire, biologie etc.… La technique de spectrométrie d’absorption UV-visible est la plus
utilisé dans les laboratoires d’analyses biologiques
Spectroscopie d’absorption dans l’UV-Visible est basée sur la propriété des molécules
d’absorber des radiations lumineuses de longueur d’onde déterminée
Le spectre électromagnétique
Dans une molécule, les transitions électroniques ont lieu dans la région de l’ultraviolet et du
visible.
51
Pour les appareils usuels, les domaines utiles de longueur d’onde dans les domaines UV-Visible sont :
4.2.2. Appareillage
- Une source de lumière blanche traverse un monochromateur qui sélectionne une radiation de
longueur d’onde λ. Le faisceau de lumière monochromatique incident d’intensité I0 traverse
alors une cuve contenant une solution colorée. Un phonocapteur convertit l’intensité
lumineuse transmise I en un signal électrique. Enfin un analyseur traite le signal électrique et
affiche la valeur de l’absorbance.
4.2.4. Limites
Réglage du blanc
Le solvant et le(s) réactif(s) utilisés n'étant pas toujours transparents, il est obligatoire de
réaliser un « blanc », c'est-à-dire une mise à zéro du dispositif (tarer), en ne plaçant que le
solvant et le(s) réactif(s) utilisés dans la cuvette, avant la mesure de la cuvette contenant
l'échantillon, et ce pour chaque longueur d'onde étudiée.
I
L’absorbance de la solution est A log O et la transmittance définie par la relation
I
I
T c'est-à-dire que A log T
IO
53
L’absorbance est une valeur positive, sans unité. Elle est d’autant plus grande que
l’intensité transmise est faible. La relation de Beer-Lambert décrit que, à une longueur
d'onde λ donnée, l’absorbance d’une solution est proportionnelle à sa concentration, et à
la longueur du trajet optique (distance sur laquelle la lumière traverse la solution). Alors, pour une
solution limpide contenant une seule substance absorbante : A = ε . l .C
Selon la loi de Beer-Lambert, l'absorbance est additive (mais non la transmittance). Ainsi,
pour une solution contenant plusieurs substances absorbantes, l’absorbance de la solution est
la somme de leurs absorbances. Pour n substances absorbantes :
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CHAPITRE IV. REGLES DE SECURITE AU LABORATOIRE
Toute personne au travail dans un laboratoire, qui ne tient pas compte des règles de
sécurité, court un risque élevé dont les conséquences pour elle-même et ses collègues
peuvent être catastrophiques. Sa responsabilité est donc très engagée.
1.1. Prévention
Rechercher le maximum d'informations sur les produits et matériel employés, sur les
techniques et les réactions chimiques mises en œuvre. En cas de doute sur les risques associés
à une manipulation, on doit procéder à une recherche bibliographique et, si possible, solliciter
les conseils d'une personne compétente.
Le respect des symboles de dangers (solvants inflammables, haute tension, etc...) est essentiel
pour la prévention des accidents ; en entrant dans le laboratoire, il faut donc localiser ces
avertissements et s'assurer de bien connaître leur signification. Certains numéros d'appel
téléphoniques utiles, tels ceux de l'ambulance et du médecin, devraient être affichés en
permanence dans un endroit accessible à tous. On doit connaître l'emplacement et le mode de
fonctionnement des extincteurs, de la douche d'urgence, des bains oculaires, de la couverture
ignifugée et de la trousse de premiers soins.
C. Comportement au laboratoire
Au laboratoire, il faut être attentif et éviter tout comportement irréfléchi ou précipité ; de plus,
il faut avoir connaissance du travail réalisé par ses voisins et être conscient des dangers qu'il
peut présenter. Les accidents de laboratoire sont fréquemment provoqués par l'exécution trop
rapide des opérations. On doit donc adopter une approche méthodique, prudente et
soignée, se concentrer sur ce qu'il est en train de faire, ne pas se laisser distraire. Sauf en cas
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d'urgence, on doit donc éviter de courir, de se presser inutilement et de se bousculer. Il faut
proscrire la préparation, la consommation et la conservation dans le laboratoire de nourriture
et de boissons, afin d'éviter leur contamination accidentelle par des produits toxiques. Dans un
laboratoire, on ne doit jamais fumer à cause du voisinage fréquent de substances
inflammables. Le laboratoire doit être équipé d'un système de ventilation efficace. Pour éviter
les chutes ou les glissades accidentelles, on tient fermés les tiroirs et les portes d'armoires, on
garde les allées libres en ne laissant pas traîner par terre de petits objets comme des morceaux
de verre, de la glace ou des bouchons et on assèche immédiatement les endroits mouillés.
D. Protection personnelle
Protection oculaire
Toujours porter des lunettes de sécurité dont le modèle dépend de la manipulation à effectuer.
Des lunettes munies de côtés transparents suffisent pour la majorité des travaux. S'il y a
danger de projection ou si une réaction se produit à haute température, le port de lunettes à
coque étanche ou d'une visière protectrice est recommandé.
Blouses et chaussures
Les blouses doivent être en tissu de coton résistant et équipés de boutons pression, ce qui
permet de les enlever rapidement si nécessaire ; ils doivent être assez longs pour protéger les
jambes. Il faut toujours porter des chaussures qui recouvrent entièrement le pied.
Gants
Le port de gants peut être recommandé ou indispensable pour certaines manipulations, telles
celles de :
- produits corrosifs (bases et acides forts, oxydants puissants...) produits très toxiques
par voie cutanée (dérivés nitrés, amines aromatiques ...)
- récipients très chauds ou très froids. Il en existe différents types fabriqués avec des
matériaux naturels ou synthétiques (caoutchouc, polyéthylène, vinyle, Néoprène,
amiante).
Masque
Un masque à poussière doit être utilisé pour manipuler certains produits signalés dangereux
en cas d'inhalation des particules solides (ex. pesée du dichromate de Potassium - cancérigène
pulmonaire).
Pipetage
L'aspiration avec la bouche doit faire l'objet d'une interdiction stricte. Cette opération peut
être facilement réalisée avec du matériel peu onéreux : pro-pipettes, poires aspirantes.
On ne doit pas laisser les produits chimiques s'accumuler sur les tables du laboratoire ni sous
les hottes.
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Certains produits sont susceptibles de réagir entre eux, il faut les entreposer de telle sorte
qu'ils soient le plus éloignés possible les uns des autres dans des armoires métalliques,
ventilées et fermées à clé.
Tous les flacons de réactifs doivent toujours porter une étiquette qui les identifie clairement.
L'étiquette a pour rôle d'informer l'utilisateur sur les propriétés dangereuses des substances
pures. Elle doit comporter le nom du fabricant, ses coordonnées, le nom de la substance et le
pictogramme ou sigle correspondant aux risques encourus.
Les produits chimiques ne doivent pas être stockés de manière prolongée, ils peuvent se
dégrader (polymérisation, attaque du récipient...) et devenir très dangereux ( production de
gaz, éclatement, explosion...).
En général, de petites quantités de substances solubles dans l'eau et peu toxiques peuvent être
éliminées par l'égout de l'évier, en faisant circuler de l'eau. Consulter les manuels spécialisés
concernant l'élimination des déchets. Il est souvent possible de rendre inoffensif un produit
chimique toxique par un traitement approprié et de pouvoir ainsi l'éliminer par l'égout de
l'évier. Deux exemples : on peut neutraliser acides et bases ou encore après avoir ajouté du
thiosulfate à l'iode, on peut le jeter dans l'évier.
1.2. Intervention
Malgré le respect des mesures préventives, il peut arriver que des produits soient renversés sur
le sol ou projetés sur des personnes. Les risques de feu, d'explosion ou d'intoxication peuvent
alors augmenter, selon la nature de ces produits.
Lorsque le sol ou la table de travail sont contaminés par un produit peu toxique ou peu volatil,
on nettoie en employant du papier absorbant. Pour les acides, on neutralise préalablement
avec du phosphate de sodium ou avec une solution d'hydrogénocarbonate de sodium. Il faut
porter des gants de protection pendant le nettoyage. L'espace affecté doit être rincé à l'eau,
puis asséché. Lorsque la substance répandue est volatile, inflammable ou toxique et que la
quantité renversée est importante, on doit éteindre les brûleurs, couper le courant des appareils
électriques et quitter le laboratoire.
Les substances suivantes sont particulièrement dangereuses : les amines aromatiques, les
dérivés nitrés, le brome, le disulfure de carbone, les hydrazines, les nitriles, les éthers et les
halogénures d'alkyle. Dans ce cas, la décontamination et le nettoyage doivent être effectués
par une personne compétente.
Si des projections d'une substance atteignent une personne et que des éclaboussures s'étendent
sur une grande partie du corps, on doit utiliser immédiatement la douche de sécurité et retirer
aussitôt que possible les vêtements contaminés ; chaque seconde compte et toute perte de
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temps doit être évitée. En retirant les vêtements, on doit s'assurer de ne pas contaminer
d'autres parties du corps, spécialement le visage et les yeux.
La région affectée doit être arrosée avec de l'eau froide durant environ quinze minutes ; il ne
faut jamais se servir de neutralisants chimiques, d'onguents, de crèmes ou de lotions. Aussitôt
que possible, on doit consulter un médecin.
Si les éclaboussures n'affectent qu'une petite surface de la peau, rincer abondamment à l'eau
froide, puis à l'eau savonneuse ; retirer les bijoux qui nuisent à l'élimination des produits
chimiques pendant le nettoyage. Si par la suite, on observe une réaction cutanée, consulter un
médecin.
Dans le cas de projections dans les yeux, laver immédiatement l'œil avec de l'eau pendant au
moins quinze minutes à l'aide du bain oculaire ou d'un autre appareil conçu pour cet usage.
Pour le lavage, on doit tenir l'œil ouvert, le faire rouler constamment en rinçant abondamment
la muqueuse des paupières. Il est souvent plus facile de se faire aider par une autre personne.
Il est recommandé, le plut tôt possible, d'appeler le médecin ou de conduire le blessé à
l'hôpital.
Les dangers, plus ou moins élevés, que présentent les produits chimiques sont les suivants :
Intoxication, brûlure, irritation. Certains produits chimiques présentent un risque soit par
action immédiate, soit après une exposition prolongée ou répétée. Ils peuvent alors affecter
l'organe ou les tissus qui sont en leur contact, (comme l'œil, la peau ou une muqueuse), un
organe éloigné (comme le foie ou les poumons) ou l'organisme tout entier, en entraînant alors
des maladies très graves, telles que le benzolisme ou le cancer. Leur pénétration dans
l'organisme s'effectue par inhalation, absorption cutanée ou ingestion.
Feu
Explosion et réactivité
Précautions générales
À moins de posséder des informations claires sur la nature inoffensive d'un produit, il vaut
mieux le considérer comme dangereux soit à cause de sa toxicité ou de son inflammabilité,
soit à cause de sa réactivité. I1 est essentiel de lire attentivement l'étiquette du récipient
contenant un produit chimique ; celle-ci donne des renseignements utiles, la plupart du temps
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codés, sur les risques inhérents à ce produit, les moyens de protection et les premiers soins à
dispenser en cas de contact, d'ingestion ou d'inhalation accidentels.
On doit éviter d'inhaler les vapeurs des solvants organiques dont l'indice de toxicité par
inhalation est élevé. À moins d'indication contraire, on ne goûte jamais un produit chimique et
on évite son contact avec la peau et les yeux, car certaines substances entraînent des irritations
cutanées, provoquent des brûlures ou encore sont absorbées rapidement par la peau.
Il est fortement recommandé de se laver les mains avec du savon et de l'eau : l’introduction de
contaminants dans l'organisme s'effectue souvent par les mains. La manipulation de
substances toxiques ou de produits risquant d'affecter le système respiratoire doit être faite
sous une hotte.
Les liquides et les solvants manipulés dans un laboratoire sont souvent volatils et
inflammables, constituant ainsi des sources importantes d'incendie.
L'indice d'inflammabilité d'un liquide se mesure par le point d'éclair, c'est-à-dire, la
plus basse température à laquelle un liquide émet suffisamment de vapeur pour former avec
l'air un mélange inflammable au contact d'une flamme ou d'une étincelle. Plus un liquide est
inflammable, plus son point d'éclair est bas.
Pour minimiser les risques d'incendie, on doit empêcher le plus possible la vapeur d'un
liquide volatil de se dissiper dans le laboratoire, limiter la quantité de liquide entreposée et
garder toujours les récipients bien fermés.
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Il faut limiter l'usage de brûleurs dans un laboratoire et, chaque fois que c'est possible,
le remplacer par un moyen de chauffage moins dangereux. Avant d'allumer un brûleur, on
doit vérifier l'absence de liquides volatils et inflammables dans le voisinage. Une étincelle
provenant d'un appareil électrique peut enflammer la vapeur qui s'accumule à proximité.
Il faut donc s'assurer d'une bonne ventilation près des agitateurs mécaniques actionnés
par des moteurs électriques, près des pompes à vide, des séchoirs et des étuves. Il est
également dangereux d'entreposer des liquides volatils dans un réfrigérateur domestique,
non conçu à cet effet, à moins qu'ils ne soient contenus dans des récipients bien fermés.
En cas de feu, lancez l’alerte ‘‘ au feu, au feu, au feu ”et évacuez les lieux par la
sortie la plus proche.
Si vous suspectez qu’il y a du feu derrière une porte, toucher la porte et le poignet
avec la porte et le poignet avec le dos de la main et n’ouvrez pas la porte.
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2. Substances dont les vapeurs sont très toxiques et irritantes et dont les effets toxiques sont
chroniques.
3. Substances nocives, mais moins dangereuses que celles des catégories précédentes.
4. Substances cancérigènes.
5. Substances dont les effets cumulatifs sont très nocifs
Quelques exemples :
Les vapeurs de ces substances sont très toxiques, très irritantes pour les voies respiratoires et
les yeux dans la plupart des cas. L'absorption cutanée de ces produits est nocive et une
exposition prolongée, même en présence de faibles quantités, peut entraîner des effets
insidieux graves. Le méthanol par exemple, est un alcool toxique. A court terme, il a un
effet narcotique immédiat propre à tous les alcools. A long terme, il provoque des troubles
visuels pouvant entraîner une cécité totale.
C. Produits nocifs
Les composés appartenant à ce groupe sont nocifs par inhalation ou absorption cutanée, même
en faibles quantités, lorsqu'on est soumis à leur vapeur ou à leurs poussières. De plus,
plusieurs d'entre eux sont cancérigènes.
D. Produits cancérigènes
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E. Produits à effets cumulatifs nocifs
Benzène
L'effet de l'inhalation des vapeurs de benzène est cumulatif : il entraîne l'anémie et le cancer.
On ne doit pas l'employer comme solvant d'usage courant. On peut presque toujours le
remplacer par le toluène, qui est moins toxique.
Outre qu'il soit cancérigène, il est absorbé rapidement par la peau et entraîne des désordres
fonctionnels au niveau des reins et du foie. Chaque fois que c'est possible, on le remplace par
un autre solvant chloré : par exemple du trichloroéthène (trichloroéthylène), tétrachloroéthène
(tétrachloroéthylène), ou du dichlorométhane.
Les dérivés du plomb, particulièrement les composés organiques, sont des produits très
toxiques. La toxicité des dérivés du mercure est variable, mais en général, les sels de
mercure II sont plus toxiques que ceux de mercure I. L'effet cumulatif et toxique des
vapeurs de mercure métallique est également très élevé. Les préparations qui requièrent la
manipulation de mercure doivent donc être effectuées sous la hotte. Il faut être très prudent
lors de la manipulation de manomètres à mercure reliés à des pompes à vide : une
manipulation inadéquate peut provoquer l'aspiration de mercure dans la pompe ; celui-ci se
mêle alors à l'huile chaude de la pompe et est libéré en vapeur dans l'atmosphère.
Certains réactifs non organiques sont très réactifs et très corrosifs. Il est fortement
recommandé de porter des gants de protection quand on les manipule, d'opérer sous la
hotte s'il y a risque d'inhaler des vapeurs corrosives, et de procéder avec très grande
prudence quand on les mélange avec d'autres substances. En cas de contact avec la peau,
il faut rincer immédiatement avec beaucoup d'eau.
Quelques exemples :
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A. Symboles internationaux
Pour identifier les risques particuliers présentés par une substance chimique et les conseils de
prudence correspondants, outre les symboles de dangers déjà cités, la Communauté
européenne a prescrit un système d'étiquetage codé comportant une lettre suivie d'un indice
numérique :
La lettre R se rapporte au risque et le chiffre qui la suit le spécifie ;
La lettre S se rapporte à des conseils de prudence et le chiffre qui la suit les précise.
Certaines manipulations, conduites de façon incorrecte, peuvent provoquer des accidents qui
surviennent soit au moment de l'assemblage ou de l'utilisation d'appareils, soit au cours de
réactions chimiques, soit encore pendant le traitement d'un mélange réactionnel
Il faut s'assurer que la verrerie est en bon état, propre et, si nécessaire, sèche.
Les pièces d'un montage (ballon, réacteur, réfrigérant, raccords, etc.) doivent être fixées
solidement à l'aide de pinces et de supports verticaux, en veillant à ce que les joints rodés
soient lubrifiés et que le robinet des ampoules de coulée ne présente pas de fuites. Dans le cas
d'ampoules lourdes, un support peut être nécessaire pour prévenir un risque de chute.
Les tables et paillasses doivent être équipées d'un nombre suffisant de prises permettant des
liaisons courtes pour limiter l'encombrement par les câbles.
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3.2 Réactions chimiques
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Certaines réactions chimiques sont dangereuses, soit parce qu'elles exigent la manipulation
de substances explosives ou pouvant réagir de façon brutale, soit parce qu'elles conduisent à
la formation de telles substances.
Entre autres, les réactions de nitration et d'oxydation. La conformité aux conseils de prudence
ci-dessous devrait éliminer certains risques d'accident.
- Si l'utilisation d'une substance explosive ou très réactive est requise, ne l'employer qu'en
quantité la plus petite possible.
- Si on présume qu'une réaction peut provoquer une explosion, ne l'essayer d'abord qu'à
une échelle réduite ; il est également préférable de la renouveler plusieurs fois à cette échelle
plutôt que de tenter un essai avec des quantités plus importantes de produits.
- Dans le cas de réactions très exothermiques, le mode opératoire le plus sûr consiste à
ajouter le réactif goutte à goutte en agitant vigoureusement ; on doit éviter de trop refroidir le
réacteur, car on risque alors de trop ralentir la réaction et d'accumuler dangereusement le
réactif introduit : dès que la température s'élèverait de nouveau légèrement, la réaction
deviendrait incontrôlable.
Lampe ultraviolette
La peau et les yeux peuvent subir de graves dommages, s'ils sont soumis directement à des
radiations ultraviolettes. On doit, dans ce cas, utiliser des gants, une crème de protection et
des lunettes absorbant ces radiations. De plus, une bonne ventilation est nécessaire pour
éliminer l'ozone qui se forme près d'une source de radiation ultraviolette ; l'ozone est un gaz
toxique et très irritant.
Bain-marie
Afin d'éviter tout incident, ne pas trop remplir le bain, s'assurer de sa stabilité, ne pas
plonger un récipient en verre ordinaire dans un bain très chaud : utiliser de la verrerie en
Pyrex.
Utiliser des dispositifs d'isolation thermique ne dégageant pas de fibres inhalables
(Amiante à proscrire).
Centrifugeuse
Afin d'éviter les accidents, répartir les charges symétriquement par rapport au centre et les
équilibrer soigneusement. Une centrifugeuse doit être pourvue d'un système de verrouillage
empêchant qu'elle puisse être mise en marche si le couvercle n'est pas fermé, et que celui-ci
puisse être ouvert si le rotor est en mouvement (norme française NF E 40-010).
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Eppendorf 5417C Microcentrifugeuse de table Ŕ Benchtop Microcentrifuge Fisher Scientific 05-090-128
Mini-centrifugeuse Ŕ Mini-Centrifuge
Autoclave
Balance de précision
La balance que vous avez achetée sert à la détermination de la valeur de pesée de matières
devant être pesées. Elle est conçue pour être utilisée comme ‘‘balance non automatique’’, c´à
d. que les matières à peser seront posées manuellement et avec précaution au milieu du
plateau de pesée. La valeur de pesée peut être lue une fois stabilisée.
Les hottes à flux laminaire Airstream Esco sont disponibles avec flux horizontal et vertical.
Dans les deux modèles, l'air est aspiré dans la partie supérieure du poste, puis traverse un
filtre ULPA.
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- Dans les hottes à flux horizontal, l'air traverse ensuite la chambre principale de la hotte
dans un courant d'air laminaire horizontal (unidirectionnel), puis est évacué par
l'ouverture frontale du poste.
- Dans les modèles à flux vertical, l'air filtré traverse la chambre principale de la hotte
dans un courant d'air laminaire vertical (unidirectionnel), puis est évacué par
l'ouverture frontale du poste. Dans les hottes à flux horizontal (AHC), le niveau de
turbulences est légèrement plus faible que dans les hottes à flux vertical (AVC), le flux
d'air ne heurtant pas la surface de travail. En revanche, dans les hottes à flux vertical,
les turbulences sont plus faibles autour des éléments les plus volumineux que dans les
hottes à flux horizontal.
pH mètre
Avant d'effectuer les essais de traitements on donne une analyse complète de la composition
chimique du résidu lixiviation à traiter et de la solution épuisée de l'électrolyse (retour cellules
RC).
Paramètres d’extraction
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Préparation de la solution RC
Papier pH
Verrerie de laboratoire
A. Verrerie usuelle
1. Tube à essais
Le tube à essais est utilisé pour les réactions faisant intervenir de petites quantités de réactifs. Un tube
à essais peu recevoir un bouchon et être chauffé1 à condition d’être en Pyrex.
2. Bécher
Le bécher est utilisé pour :
- stocker une solution (avant un prélèvement par exemple),
- faire quelques réactions chimiques,
- faire certains dosages (pH-métriques notamment).
Bien que gradué, le bécher ne peut pas servir pour mesurer précisément un volume de liquide
(graduations indicatives). Il peut être chauffé à condition d’être en Pyrex.
3. Erlenmeyer
L'erlenmeyer remplit à peu près les mêmes fonctions que le bécher à la différence que sa forme évite
les projections. Il est donc préféré au bécher pour :
- conserver provisoirement des produits chimiques volatils,
- réaliser des réactions chimiques avec des composés volatils ou lorsque la réaction peut se révéler
fortement exothermique,
- faire certains dosages (volumétriques notamment).
Bien que gradué, l'erlenmeyer ne peut pas servir pour mesurer précisément un volume de liquide
(graduations indicatives). Un erlenmeyer peut recevoir un bouchon et être chauffé à condition d’être
en Pyrex.
4. Verre à pied
Le verre à pied n’a pas de fonction bien définie. Il peut être utilisé :
- pour récupérer des liquides,
- comme « poubelle » pour les eaux de rinçage d’une burette graduée, d’une pipette jaugée, d’une
sonde pH-métrique ou conductimétrique.
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Parfois gradué, le verre à pied ne peut pas absolument servir pour mesurer un volume de liquide
(graduations très indicatives). Il ne peut pas être chauffé.
1. Eprouvette graduée
2. Burette graduée
La burette permet de verser et de mesurer des volumes (cumulés) précis de solution.
Elle est principalement utilisée dans les dosages volumétriques, pH-métriques et
conductimétriques. Sa préparation nécessite un protocole particulier.
3. Pipette graduée
La pipette graduée permet de mesurer de petits volumes de liquide avec une
précision moyenne. On l’utilise dans la préparation des solutions, avec une
propipette (poire aspirante) ou un pipeteur, pour prélever la solution mère,
selon un protocole particulier.
4. Pipette jaugée
La pipette jaugée permet de mesurer avec précision de petits volumes de liquides (celles
couramment utilisées sont de 2,0 mL, 5,0 mL, 10,0 mL et 20,0 mL). Elle possède 1 trait
ou 2 traits de jauge. On l’utilise dans la préparation des solutions, selon un protocole
particulier, pour prélever la solution mère (avec une propipette ou un pipeteur).
5. Fiole jaugée
La fiole jaugée permet de mesurer un volume avec une bonne précision.
(celles couramment utilisées sont de 50,0 mL, 100,0 mL et 200,0 mL,
mais il en existe aussi de 500,0 mL et de 1000,0 mL). Elle est utilisée,
selon un protocole particulier, pour la préparation de solutions de
concentrations données :
- par dissolution,
- par dilution
C. Autre verrerie
1. Agitateur en verre
L’agitateur en verre est une simple baguette de verre utiliser pour agiter ou
homogénéiser un mélange. On l’utilise aussi pour la filtration simple.
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3. Ampoule à décanter
L’ampoule à décanter est principalement utilisée dans les extractions par
solvant. Elle permet de séparer deux liquides non miscibles puis de les
récupérer. Son utilisation nécessite un protocole particulier.
4. Réfrigérant droit
Le réfrigérant droit est principalement utilisé dans les montages de distillation
fractionnée ou d’hydrodistillation. Il sert à refroidir et à condenser les vapeurs
par un courant d’eau froide. Le condensat est recueilli, par gravité, à la sortie du
tube. A noter que la partie haute peut être « rodée ».
5. Réfrigérant à boules
Le réfrigérant à boules est principalement utilisé dans le montage du
chauffage à reflux. Monté verticalement au-dessus d’un ballon, il
permet de refroidir et de condenser toutes les vapeurs qui se forment
lors du chauffage. Par gravité, le condensat retombe dans le milieu
réactionnel et évite ainsi les pertes de matière. A noter que la partie
basse peut être « rodée ».
7. Entonnoir
L’entonnoir permet de verser un liquide dans un flacon à col étroit en
évitant les pertes. Il est aussi utilisé dans les montages de filtration.
8. Cristallisoir
Le cristallisoir est un récipient en verre épais qui permet de stocker une
importante quantité d'eau. Il sert souvent de cuve à eau pour recueillir des gaz par
déplacement. Il ne peut pas être chauffé.
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13. Tête de colonne
La tête de colonne est utilisée dans les montages de distillation ou
d’hydrodistillation. C’est une pièce de verre s’adaptant verticalement sur un
ballon ou une colonne de Vigreux et, latéralement, sur un réfrigérant droit.
A noter que la partie supérieure peut recevoir un thermomètre.
D. Accessoires divers
1. Propipette
La propipette s'adapte sur une pipette jaugée ou graduée et sert à y créer une
dépression. Cette dépression permet au liquide pipeté de monter dans la pipette. Elle
permet ensuite de maintenir le liquide puis de le laisser couler. L’utilisation d’une
propipette obéit à un protocole particulier.
2. Pipeteur
La fonction et le principe du pipeteur sont les mêmes que ceux de la
propipette. Son utilisation obéit à un protocole particulier.
3. Entonnoir Büchner
L'entonnoir Büchner (généralement en porcelaine) associé à un joint conique (pour
assurer l'étanchéité) est placé dans l'encolure d'une fiole à vide lors d'une filtration sous
vide.
4. Trompe à eau
Utilisée lors d'une filtration sous vide, elle s'adapte sur un robinet d'eau froide et permet
de créer, lorsque l'eau y circule, une dépression dans la fiole à vide à laquelle elle est
reliée.
5. Pissette
La pissette, principalement utilisée avec de l’eau distillée, permet :
- de rincer la verrerie,
- de rincer les électrodes et les sondes (pH-mètre, conductimètre…),
- de compléter les fioles jaugées jusqu’au trait de jauge.
6. Mortier et pilon
On les utilise pour broyer des corps solides.
7. Entonnoir à solide
L'entonnoir à solide permet d'introduire une poudre dans une fiole jaugée, par
exemple lors d'une dissolution. Dans ce cas, pour être sûr que toute la poudre est
bien tombée dans la fiole, il faut rincer à l'eau distillée l'entonnoir en récupérant l'eau
de rinçage dans la fiole.
8. Creuset
Un creuset est un récipient en matériau réfractaire ou en porcelaine capable de
résister à de fortes températures. On peut y réaliser des réactions très exothermiques
ou y déposer des métaux en fusion.
9. Compte-gouttes
Le compte-gouttes permet d'introduire un liquide goutte à goutte dans un milieu réactionnel.
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12. Pince en bois
Les pinces en bois permettent de manipuler la verrerie chaude. Elles sont donc tout indiquées
pour chauffer le contenu d'un tube à essai au bec Bunsen.
15. Valet
Support spécifique destiné à maintenir un ballon à fond rond sur un plan
horizontal.
17. Potence
Ossature principale d'un montage de chimie. Les différentes pièces de verrerie sont
maintenues à l'aide de pinces, elles-mêmes fixées sur une ou plusieurs potences à
l'aide de noix de serrage.
18. Noix
La noix de serrage permet de fixer à une potence une pince
métallique supportant de la verrerie dans un montage de chimie.
19. Pince
En métal et parfois recouvertes d'une matière plastique pour protéger la
verrerie, les pinces permettent de tenir les différentes parties d'un montage
de chimie pour en assurer la stabilité.
20. Spatule
La spatule permet de prélever un solide en poudre fine, en copeaux, etc… ,
de manière à éviter le contact direct entre la peau et le solide.
21. Bouchon
Les bouchons sont de diamètre et de hauteur variable afin d'en disposer pour une
verrerie nombreuse. Ils s'adaptent sur les tubes à essais, les erlenmeyers, les ballons...
Certains bouchons ont un (ou plusieurs) trou(s) et peuvent ainsi recevoir un (ou
plusieurs) tube(s). C'est le cas lorsque l'on souhaite adapter un réfrigérant à air sur un
tube à essais ou un erlenmeyer.
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ANNEXES
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