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Techniques de Laboratoire pour Étudiants en Agronomie

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UNIVERSITE OFFICIELLE DE BUKAVU

B.P.570/BUKAVU
FACULTE DE SCIENCES
2022 - 2023

COURS DE
TECHNIQUES DE
LABORATOIRE

A L’USAGE DES ETUDIANTS DE PREMIER BACALAUREAT / AGRONOMIE

Conçu et dispensé par :

RUBABURA KITUTA Jean Augustin (Dodo)

Attaché de Recherche, Laboratoire d’Entomologie Agricole, CRSN-Lwiro


Etudiant en ECODOC Agroécologie et Systèmes Alimentaires

1
CONTENU
REFERENCES……………………………………………………………………….…...….2
RESUME……………………………………………………………………………….……..2
CHAPITRE I. INTRODUCTION……………………………………...…………………… .11
CHAPITRE II. MICROSCOPIE………………………………………………….………….35
CHAPITRE III. LA VOLUMÉTRIE………………………………………………….……..38
CHAPITRE IV. LA SPECTROPHOTOMÉTRIE………………………………….…….….54
CHAPITRE IV. REGLES DE SECURITE AU LABORATOIRE………………………....58

RESUME
Le cours de Techniques de Laboratoire traite sur la conception de la recherche ou
investigation ensuite de la microscopie, de la volumétrie, de la spectrophotométrie et des
règles de sécurité au laboratoire. Le but est d’initier les étudiants de Baccalauréat à la
rédaction d’un rapport scientifique, à la connaissance et à la manipulation des outils et
appareils du laboratoire. Au terme de cours, nous suggérons que chaque étudiant ayant
suivi le cours soit à mesurer de rédiger un rapport d’investigation d’un thème de choix
traitant un sujet de laboratoire.

REFERENCES
Bruhat, G. (2005). Spectrophotométrie, Optique, sixième édition, collection les cours de
référence, 1152 p.
Campbell, J.P., McHenry, J.J., & Wise, L.L. (1990). Modeling job performance in a
population of [Link] Psychology, 43(2), 313-333.
Campbell, J.P., McCloy, R.A., Oppler, S. H., & Sager, C. E. (1993). A theory of performance.
In [Link] & W.C. Borman and Associates (Eds.), Personnel selection in organizations (pp.
35-70). SanFrancisco, CA: Jossey-Bass Publishers
Henkel, J. (1978). Essentials of drug product quality. The Mosby Company, pp. 130-133.
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des
maladies professionnelles (INRS) (2021) : [Link]
Medjaoui, I. (2021).Spectrophotométrie. Module : Techniques d’analyses biochimiques et
moléculaires M2, Université Hassiba Benbouali de Chlef, SNV, Département de Biologie
Mesly, O. (2015). Creating Models in Psychological Research. États-Unis. Springer
Psychology, pp 126. (ISBN 978-3-319-15752-8).
Mesly, O. (2011) Une façon différente de faire de la recherche en vente et marketing. Presses
de l'Université du Québec. Québec : Presses de l'Université du Québec, pp 202.

2
CHAPITRE I. INTRODUCTION
La connaissance du monde biologique est fondée sur un exercice scientifique de
questionnement et de vérification des hypothèses. Le but est de créer un curriculum qui
encourage la participation au processus scientifique. Les exercices visent à stimuler la
réflexion par un questionnement, le développement des hypothèses, des prédictions avant
d’initier les travaux de laboratoire. Au terme de rédiger les rapports et /ou une
communication scientifique.

1.1. Investigations scientifiques

Les objectifs sont d’(de)

- Identifier les questions qui nécessitent une investigation scientifique et expliquer ce


qui caractérise une bonne question;
- Définir l’hypothèse et expliquer ce qui caractérise une bonne hypothèse;
- Identifier et décrire les éléments constitutifs d’une expérimentation scientifique;
- Organiser et présenter les données sous forme des tableaux et des graphiques;
- Analyser et interpréter les résultats;
- Concevoir une expérimentation scientifique.

1.2. Rôle de la recherche

La démarche de recherche permet:

- De sortir des préjugés;


- D’articuler les enseignements théoriques avec des situations professionnelles;
- D’analyser des situations, des pratiques dans leur contexte;
- De transposer une réflexion construite et structurée dans d’autres contextes;
- De raisonner de manière rigoureuse;
- De renouer avec la communication écrite;
- D’innover, d’inventer des procédures, des savoirs théoriques ou en acte.

1.3. Quelques rappels théoriques

C’est quoi la science ?


 Une méthode pour saisir le réel;
 Des savoirs reconnus par une communauté scientifique;
 Une organisation des savoirs formant des systèmes;
 Un ensemble de principes et de normes de manière à arriver à la connaissance de la
réalité;
 Une méthodologie éprouvée;
 Relation théorie-pratique-recherche: la théorie émane de la pratique et une fois
validée par la recherche, elle retourne à la pratique. La pratique oriente la recherche
qui, permettra le développement ou la vérification de la théorie et aidera la pratique. La

3
recherche établit un pont entre la théorie comme champ de connaissances et la pratique
professionnelle comme champ d’intervention.

C’est quoi la théorie ?


 C’est un ensemble de concepts organisés plus ou moins inter reliés et propre à
une discipline;
 La théorie traduit la réalité ou une partie de la réalité d’une manière abstraite et
spéculative, ce sont des structures organisées;
 L’objectif fondamental de toute démarche de recherche scientifique est
l’élaboration de théories.

C’est quoi un concept ?


 C’est une réalité matérielle pour désigner une chose, un être vivant ou une
abstraction;
 C’est un moyen de connaissance incontournable à toute recherche car il représente
une manière de voir ou une conception de la réalité.
 Le concept est une représentation rationnelle qui comprend les attributs essentiels
d’une classe de phénomènes ou d’objet. Par exemple: le concept « animal », «
liquide »…

1.4. Principales étapes d’une recherche

Première étape : la question de départ

 Des observations, et une bonne part de curiosité font poser des questions, explorer un
domaine en vue de réponses…
 Formuler la question de départ en veillant à respecter : la clarté, la faisabilité, la
pertinence

Deuxième étape : l’exploration

 Les lectures : débuter des recherches bibliographiques, sélectionner les textes, résumer
les textes et livres lus, comparer les textes entre eux, effectuer des commentaires…
 Les premiers contacts avec le terrain d’étude (conduire des entretiens exploratoires,
observer les lieux d’étude avec une grille à renseigner, identifier les personnes
ressources et les rencontrer, pré-enquêter…)

Troisième étape : la problématique

 Faire le point des lectures et des entretiens


 Se donner un cadre théorique
 Expliciter la problématique retenue au sein du cadre théorique défini, c’est-à- dire une
question de départ avec des hypothèses à infirmer/confirmer

Quatrième étape : la construction

 Construire des hypothèses, formaliser et éventuellement modéliser en précisant :


- Les relations entre les concepts,
- Les relations entre les hypothèses principales et secondaires,
- La nature de la formalisation ou de la modélisation retenue.
4
Cinquième étape : l’observation, l’expérimentation, l’enquête

 Délimiter le champ d’observation, l’enquête ou l’expérimentation,


 Concevoir et tester les instruments pour enquêter, observer ou expérimenter,
 Procéder à la collecte des informations/des données avec les moyens sus mentionnés.

Sixième étape : l’analyse des données collectées

 Décrire et préparer les données en vue d’une analyse,


 Mesurer les relations entre les variables,
 Effectuer les analyses des données à partir de cadre théorique précis d’analyse
(analyse de contenus, statistique…),
 Comparer les résultats attendus et les résultats observés.

Septième étape : la discussion sur les résultats obtenus

 Comparer les résultats attendus et les résultats observés,


 Interpréter les résultats, leur donner une signification, discuter les résultats en
fonction de la problématique, des hypothèses posées…,
 Soumettre les faits et les théories à un examen critique,
 Tirer des conclusions…,
 Suggérer des préconisations, recommander…

1.5. Problématique de la recherche

Le thème de la recherche ou de l’investigation : Le sujet sur lequel porte l’investigation ou


la recherche (Sur quoi porte l’investigation?). Exemple ?
Le problème de la recherche : Enoncer une situation qui intrigue la chercheuse ou le
chercheur (Que cherches-tu à mieux comprendre ou expliquer?). Exemple ?
La question de recherche : Le problème de recherche est posé sous forme de question (A
quelle question veux-tu répondre?). Exemple ?

Comment poser des questions?

 Les questions qui font objet de réponse à travers une investigation scientifique se
basent sur des observations, des informations obtenues à travers des recherches antérieures,
ou d’une combinaison des deux. Le fait qu’une question puisse trouver une réponse ne
signifie pas, cependant, qu’il peut l’obtenir scientifiquement.

Exemple : Laquelle de ces questions ci-dessous pensez-vous qui peut être répondu
scientifiquement ?

1. Quelle est la cause du SIDA ?du Covid -19 ? de la guerre entre la RDC et le Rwanda ?
2. Est-ce que le communisme est mauvais ?
3. Est-il possible que plus les enfants des immigrés sont jeunes lorsqu’ils arrivent au
Canada moins ils décrochent de l’école ?
4. Pourquoi l’herbe est verte ?

5
5. Est-ce que regarder la télévision peut conduire les enfants à avoir moins d’attention
(shorter attention spans-temps concentration soutenue avant que quelque chose ne nous
distraie) ?
6. La tumeur maligne retrouvée dans les poumons d’un homme de 70 ans, était-elle
causée par ses habitudes de fumer la cigarette pendant 45 ans ?

Comment avez-vous décidé des quelles questions peuvent être répondues scientifiquement ?
D’où le développement des hypothèses. Pendant que des questions sont posées, les
scientifiques essayent de proposer des explications possibles pour répondre à ces questions.
Ces explications possibles sont appelées hypothèses.

L’hypothèse de recherche : Un énonce qui prédit les résultats .Encore, une hypothèse est
une ‘‘ explication tentative de ce que nous observons ’’ (Campbell, 1990 ,1993). Considérons
la question 4 ci-dessus. Une hypothèse possible en rapport avec cette question peut être ‘‘ la
chlorophylle localisée dans les cellules des feuille peut faire en sorte que l’herbe soit verte’’.
Cette hypothèse a suggéré une explication possible pour les herbes observées vertes.

Quels résultats prévois-tu obtenir ?

Une hypothèse est utilisée seulement si elle peut être prouvée fausse (est falsifiable). La
nature de la science est telle qu’on peut prouver une hypothèse fausse en présentant des
évidences d’une investigation qui ne soutient pas l’hypothèse.

- Dans notre exemple, si la chlorophylle est retirée des feuilles d’une plante test, et
que la plante reste verte, alors cette hypothèse a été prouvée fausse.
- Cependant, on ne peut pas prouver une hypothèse comme vraie. On peut seulement
soutenir l’hypothèse avec des évidences obtenues de nos investigations. Dans notre
exemple, si la chlorophylle est extraite de la plante sous étude et que la plante apparaisse
blanche, alors l’hypothèse n’a pas été prouvée vraie, mais a été soutenue par l’évidence.
- Des nouvelles évidences d’expériences additionnelles pourraient falsifier cette
hypothèse plus tard.

1.6. Eléments d’une expérience

Une fois le problème défini et une ou plusieurs hypothèses énoncées, le scientifique dirigera
son attention au test d’hypothèses. Dans cet exercice, vous suivrez la procédure pour tester
expérimentalement les hypothèses, mais il est important de se rappeler que d’autres méthodes,
comprenant l’observation et la synthèse d’autres sources des données, sont acceptables dans
les investigations scientifiques. Une expérience implique la définition des variables, la
préparation d’une procédure, et la détermination des contrôles à utiliser pendant que
l’expérience est conduite. Une fois l’expérience définie, l’investigateur prédit le résultat
sur base des hypothèses

6
1.6.1. Détermination des variables

Variable dépendante

Dans un problème, une variable dépendante est un paramètre du problème qui varie
sous l'influence d'autres paramètres du système (qui eux-mêmes peuvent varier, et sont
soit d'autres variables dépendantes, soit des variables indépendantes). Cela correspond le plus
souvent aux paramètres endogènes, qu'on cherche à caractériser. Par exemple, dans un
problème de mécanique des fluides, les forces de pression, la température, le champ de
vitesse, l’intensité du courant, etc. sont des variables dépendantes. Car leurs évolutions
sont contrôlées par les variations du temps et de l'espace (variables indépendantes), et dans de
nombreux cas, par les variations des autres variables dépendantes [par exemple, l'advection
(transport d’une propriété comme l’humidité, la température, la pollution, par une fluide tel
que l’eau ou l’air en général selon un mouvement à dominante horizontale) possède une
composante liée à l'évolution spatiale d'une variable dépendante, sous contrôle du champ de
vitesse, qui peut être une variable dépendante ou indépendante selon la nature du problème
étudié : advection pure, advection-diffusion, etc.]. La quantité de sucre qui peut être
dissoute dans l'eau, mesurée en cuillères à café.

En statistiques, une variable dépendante est un paramètre ou une caractéristique


pouvant prendre au moins deux valeurs différentes dont cette variation est causée par la
variation d'une ou de plusieurs autres variables, à savoir, les variables indépendantes.
Dans un graphique, la variable dépendante est le Y, l'axe vertical (normativement situé à
gauche dans un diagramme), techniquement appelé ‘‘axe des ordonnées’’.

Donc pour un investigateur, une variable dépendante est ce qu’un investigateur mesure
(ou compte ou enregistre). C’est ce qu’un investigateur pense qui sera affecté au cours de
l’expérience. Par exemple, l’investigateur peut vouloir étudier la croissance de petit pois,
de manioc, des poussins, des canetons, des lapereaux, etc. Il y a plusieurs caractéristiques
mesurables de croissance de petit pois, de manioc, des poussins, des canetons, des lapereaux,
etc. Donnez quelques exemples ?

Variable Indépendante

Une variable indépendante dans un problème est un paramètre du problème qui varie
sans être influencé par les autres paramètres du problème. Cela correspond le plus
souvent aux paramètres exogènes ou imposés par la nature. Par exemple, dans un
problème de mécanique non relativiste, le temps et les coordonnées spatiales sont des
variables indépendantes. Leur évolution influence par contre celle des variables
dépendantes du problème.

En statistiques, une variable indépendante est un paramètre ou une caractéristique


pouvant prendre au moins deux valeurs différentes dont la variation influence la valeur
d'une ou de plusieurs autres variables, à savoir, les variables dépendantes. On l'appelle
variable indépendante parce qu'elle ne dépend pas du sujet observé. Il existe deux types de

7
variables indépendantes : les variables indépendantes invoquées et les variables
indépendantes contrôlées (ou provoquées).

Les variables indépendantes invoquées sont existantes dans la nature. Elles sont simplement
recueillies par le chercheur (ex. : le sexe de l'individu, l'âge, etc.). Les variables indépendantes
contrôlées sont créées par l'expérimentateur (ex. : la luminosité, etc.), La température de
l’eau (Plage 5 échantillons différents à 10 ° C, 20 ° C, 30 ° C, 40 ° C et 50 ° C).

On peut parler aussi de variables principales et secondaires : les variables principales sont
les variables que l'on manipule pour en connaître l'effet, alors que les variables
secondaires sont manipulées de manière à ne pas polluer, influencer l'expérience. On peut
contrôler les variables secondaires en leur donnant une valeur fixe ou par
contrebalancement.

Donc pour un investigateur, une variable indépendante est ce que l’investigateur varie au
cours de l’expérience. C’est ce que l’investigateur pense qu’elle peut affecter la variable
dépendante. Exemple: Nommer quelques facteurs qui peuvent affecter le nombre de grains
produits par de petit pois.

Variable contrôlable

Comme il ne peut y avoir qu’une seule variable indépendante, toutes les variables
indépendantes autres que celles sous études doivent être maintenues constantes. Les
variables maintenues constantes sont appelées variables contrôlées. Comme l’investigateur
voudrait étudier l’effet d’une variable indépendante particulière, il doit éliminer la possibilité
que d’autres facteurs affectent le résultat. Exemple : Volume d'eau (500 ml - mesuré à l'aide
d'une éprouvette graduée), type d'eau (obtenez l'eau du même robinet), que l'eau soit agitée ou
non, type de sucre, granulométrie du sucre,…

1.6.2. Choisir et concevoir une procédure

Après avoir formulé une hypothèse et sélectionné des variables indépendantes et dépendantes,
l’investigateur doit trouver une méthode ou une procédure, qui peut être utilisée pour
mesurer la variable dépendante; autrement, il n’y a pas d’expérience.

Niveau de traitement

En concevant une procédure, l’investigateur doit déterminer des valeurs appropriées


pour utiliser la variable indépendante. Ces valeurs sont appelées les niveaux de
traitement. Ce jugement est habituellement basé sur la connaissance préalable du système.
Par exemple, si le but de l’expérience est d’investiguer l’effet de la température sur la
prise de poids par un cobaye. Le scientifique devra avoir assez de connaissance de
physiologie des cobayes à utiliser des températures appropriées. Soumettre les animaux
à des températures extrêmement hautes ou basses pourrait les tuer, et aucune
information utile ne serait obtenue.

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Réplication(Répétition)

Un autre aspect essentiel d’une conception ou procédure expérimentale est la réplication. Ceci
signifie que le scientifique répète l’expérience plusieurs fois en utilisant exactement les mêmes
conditions pour voir si les résultats sont consistants. Etre à mesure de répliquer un résultat
augmente la confiance en ce résultat. Cependant, on ne devrait pas espérer d’avoir exactement la
même réponse chaque fois car une certaine quantité de variation est normale dans les systèmes
biologiques. La réplication d’expériences nous permet de savoir combien de variation il y a et
obtenir un résultat moyen pour différents essais.

Traitement de contrôle

On a discuté précédemment les variables contrôlées, facteurs gardés constants dans tous
les traitements pour que tout effet sur une variable dépendante soit attribuée à la
variable indépendante. Il est également nécessaire d’inclure des traitements de contrôle
dans une expérience. Un traitement de contrôle dans lequel la variable indépendante est soit
éliminée ou une valeur standard est mise en place. Dans l’exemple d’engrais, le contrôle
serait un traitement dans lequel soit aucun engrais n’est appliqué, soit une quantité
standard d’engrais est appliquée. Ceci permet au scientifique de s’assurer que l’effet de la
variable dépendante est en fait dû à la variable indépendante. Dans cet exemple,
l’investigateur doit être sûr que le petit pois ne croît pas mieux à un niveau d’engrais déjà
standard.

1.6.3. Faire des Prédictions

Le processus de conception d’une expérience est intimement lié aux prédictions faites sur les
résultats d’expériences en conception. La prédiction est la formulation des résultats
escomptés d’une expérience sur base d’hypothèses. Elle est souvent une formulation
conditionnelle ‘‘ si/alors’’ : ‘‘si l’hypothèse est vraie, alors le résultat de l’expérience
sera ….’’ Dans l’expérience d’engrais, l’hypothèse peut être: ‘‘Appliquer des grandes
concentrations d’engrais aux plantes augmente leur croissance’’. Quelle serait la prédiction ?
Formulez votre prédiction : ‘‘Si l’augmentation d’engrais augmente la croissance, alors les
petits pois traités avec plus d’engrais auront plus de poids que les plantes traitées sans
engrais’’. Les prédictions fournissent un point de référence pour le scientifique. Si les
prédictions sont confirmées, le scientifique a soutenu l’hypothèse. Si les prédictions ne sont
pas soutenues, l’hypothèse est faussée.

- D’une manière ou d’une autre, le scientifique acquiert plus de connaissance dans le


processus sous étude.
- Dans plusieurs cas la falsification des hypothèses apporte plus d’informations que
leur confirmation, puisque les idées et données doivent être scrupuleusement évaluées
en rapport avec les nouvelles informations.

Par exemple, suivant la prédiction ci-dessus, vous pourrez vous attendre à obtenir le
graphique suivant:

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Cependant, les données collectées peuvent produire le résultat suivant, tel que présenté dans le
graphique ci-dessous:

1.7. Conception d’une expérience

1.7.1. Réalisation d'une expérience

La science s'articule autour des expériences; apprendre comment mener une expérience de la
meilleure façon possible est crucial pour obtenir des résultats utiles et valables. Quand les
scientifiques utilisent le terme expérience au sens le plus strict, ils parlent d'une expérience
véritable dans laquelle le scientifique contrôle tous les facteurs et toutes les conditions. Il
serait préférable d'utiliser le terme recherche observationnelle à la place du terme expérience
pour les observations du monde réel et les études de cas. Par exemple, observer les animaux
dans la nature n'est pas une expérience véritable; en effet, cette expérience n'isole et ne
manipule pas une variable indépendante.

1.7.2. Mener une expérience : les bases

Dans une expérience, le chercheur cherche à apprendre quelque chose de nouveau sur le
monde ou à expliquer pourquoi certaines choses se produisent de telle manière.

L'expérience doit maintenir la validité interne et externe ou les résultats seront inutiles. Lors
de la conception d'une expérience, un chercheur doit suivre toutes les étapes de la méthode
scientifique, s'assurer que l'hypothèse est valide et testable et utiliser des contrôles et des
tests statistiques. Tous les scientifiques utilisent le raisonnement, l'opérationnalisation et
les étapes de la démarche scientifique mais ce n'est pas toujours un processus conscient.

10
Dans la pratique, de nombreux scientifiques suivent un processus instinctif, la démarche
scientifique ‘‘ simplifiée ’’. Suivre les étapes élémentaires génèrera normalement des résultats
valables mais quand les expériences sont complexes et coûteuses, il est conseillé de suivre
les protocoles scientifiques rigoureux. Une expérience contient un certain nombre d'étapes
dans lesquelles sa structure et ses paramètres sont explicités.

Bien qu'il soit rarement pratique de suivre strictement chaque étape, tout écart doit être
justifié, qu'il s'agisse du budget, d'une impraticabilité ou de l'éthique.

 Première étape

Après avoir statué sur une hypothèse et fait des prédictions, la première étape d'une
expérience consiste à spécifier les groupes échantillons. Ceux-ci devraient être
suffisamment grands pour que l'étude soit statistiquement valable mais
suffisamment petits pour l'aspect pratique. Idéalement, les groupes devraient être sélectionnés
au hasard dans l'échantillon de population. Cela permet de généraliser les résultats à
l'ensemble de la population. C'est assez facile à faire dans les sciences physiques, par contre,
les sciences biologiques et comportementales sont souvent limitées par d'autres facteurs.

Par exemple, il arrive souvent que les essais médicaux ne trouvent pas de groupes aléatoires.
Ce type de recherche compte souvent sur des bénévoles donc il est difficile d'appliquer une
quelconque randomisation réaliste. Ce n'est pas un problème tant que le processus est justifié
et que les résultats ne sont pas appliqués à l'ensemble de la population. Si un chercheur en
psychologie a recours à des bénévoles étudiants de sexe masculin âgés de 18 à 24 ans, les
résultats peuvent uniquement être généralisés à ce groupe démographique.

 Deuxième étape

Les groupes échantillons devraient être divisés en un groupe témoin et un groupe


expérimental afin de réduire l'éventualité de variables parasites. Là encore, cela devrait être
fait aléatoirement, et l'affectation des sujets aux groupes devrait se faire en aveugle ou
en double aveugle. Cela réduira le risque d'erreur expérimentale ou de biais.

L'éthique est souvent un obstacle à ce processus parce qu'il n'est pas permis de retenir
délibérément le traitement comme dans l'étude de Tuskegee. Là encore, tout écart doit être
expliqué dans la conclusion. Il n'y a rien de mal à compromettre le caractère aléatoire quand
c'est nécessaire tant que d'autres scientifiques savent comment et pourquoi le chercheur a
choisi les groupes sur cette base.
 Troisième étape

Dans cette étape, il s'agit de déterminer l'échelle de temps et la fréquence de


l'échantillonnage pour que cela corresponde au type de l'expérience. Par exemple, des
chercheurs qui étudient l'efficacité d'un remède contre le rhume prélèvent fréquemment des
échantillons sur une période de plusieurs jours. Les chercheurs testant un remède contre la
maladie de Parkinson utilisent des tests moins fréquemment sur une période de plusieurs mois
ou années.

11
 Quatrième étape

L'avant-dernière étape consiste à effectuer l'expérience selon les méthodes stipulées au cours
de la phase de conception. La variable indépendante est manipulée et génère un ensemble de
données utilisables pour la variable dépendante.

 Cinquième étape

Les données brutes provenant des résultats devraient être recueillies et analysées par des
moyens statistiques. Cela permet au chercheur d'établir l'existence d'une relation entre les
variables et d'accepter ou rejeter l'hypothèse nulle. Ces étapes sont essentielles pour donner
de bons résultats. De nombreux chercheurs ne souhaitent pas utiliser le raisonnement
inductif, le raisonnement déductif et l'opérationnalisation mais ils suivent tous les étapes
élémentaires de la réalisation d'une expérience. Cela garantit que leurs résultats sont valides.

Questions

 Choisis un thème de recherche ou d’investigation à la bibliothèque ou un article et/ou


textes scientifiques pour concevoir une expérience.
 Montre les composantes de l’expérience (Variable dépendante, variable indépendante,
variables contrôlées, contrôle, niveau de traitement, réplication, etc.)
 Faites les prédictions Ŕ sur base des hypothèses
 Procédure: Liste en ordre numérique chaque étape exacte de votre procédure.
 Rédige le rapport d’investigation.

12
CHAPITRE II. MICROSCOPIE
2.1. INTRODUCTION

Les êtres vivants ont des proportions très diverses bien qu’ils présentent la même forme
d’organisation à partir de l’unité de base: la cellule. Le microscope permet son
observation. Pour observer un objet (source lumineuse primaire) l’œil a besoin d’une source
lumineuse primaire.

2.1.1. Œil

L’œil a sensiblement la forme d’une sphère de 24 mm de diamètre, complétée vers l’avant


par une calotte sphérique de rayon 8 mm. L’ensemble est limite par une membrane
résistante : la sclérotique (épaisseur : 0,5 mm) qui est transparente au niveau de la calotte
sphérique et constitue la cornée. La sclérotique est recouverte en arrière par une membrane
: la choroïde qui se prolonge vers l’avant pour donner le muscle ciliaire dont le rôle est le
cristallin.

L’intérieur de la choroïde est tapisse par une membrane nerveuse : la rétine qui est
constituée de cellules de deux types différents : les cônes et les bâtonnes et dont le rôle est
de transformer l’excitation lumineuse en influx nerveux.

L’intérieur du globe oculaire est divisé en deux parties séparées par le cristallin (qui est
assimilable à une lentille biconvexe d’indice moyen égal à 1, 42) :

 La cornée, l’iris, le cristallin définissent la chambre intérieure de l’œil remplie d’un


liquide appelé humeur aqueuse d’indice n1= 1, 336(la cornée est un milieu d’indice
sensiblement égal à 1,37). L’iris permet à l’œil de diaphragmer et définit la pupille.
 La partie postérieure du cristallin définit avec la rétine la chambre postérieure de
l’œil formée du corps vitré qui est un gel d’indice n2=1,[Link] fovéa est la partie la
plus sensible de la rétine et contient principalement des cônes qui sont des cellules
beaucoup plus performantes que les bâtonnets.

L’œil possède environ 6 millions de cônes pour la vision précise et 120 millions de
bâtonnets pour la vision grossière et nocturne.

13
Les yeux sont les organes de la vision. Ils captent la lumière et transfert les données reçus à
l’aide des nerfs optiques au cerveau qui par la suite décode l’information.

2.1.2. L’œil agit comme une lentille convergente

Les rayons lumineux doivent d'abord traverser les milieux transparents de l'œil (cornée et
cristallin) qui sont l'équivalent d'une lentille convergente permettant la formation de
l'image d'un objet sur la rétine. Pour les objets proches, une mise au point est réalisée
grâce au cristallin.

Selon les principes de l'optique classique, l'image d'un point situé au-dessus de la ligne
de visée vient se former en un endroit situé au-dessous du centre de la rétine, et
inversement pour un point situé plus bas que la ligne de visée. L'image d'un point situé sur
le côté droit d'un œil vient se former dans la partie gauche de la rétine, et inversement
pour un point situé à gauche. Les objets donnent donc une image inversée à l'intérieur de
l’œil.

2.1.3. L’œil s’adapte selon l’environnement.

Les lentilles (cornée et cristallin) s’ajustent pour faire la mise au pont. La pupille se dilate
pour laisser passer plus de lumière au besoin.

La fonction de l'œil est de recevoir et de transformer les vibrations électromagnétiques de la


lumière en influx nerveux qui sont transmis au cerveau. L'œil fonctionne comme un appareil
photographique (Permet de voir les objets exposé à la lumière).
14
Le globe oculaire ressemble à une petite balle d'un diamètre de 2,5
cm, d'une masse d'environ 7 grammes et d'un volume de 6,5 cm3. La
couche externe, la sclérotique, est une enveloppe de protection. Elle
recouvre environ les cinq sixièmes de la surface de l’œil. Elle donne à
l'œil sa couleur blanche et sa rigidité. La choroïde ou choroïde : c'est
une couche vasculaire de couleur noire qui tapisse les trois
cinquièmes postérieurs du globe oculaire. Elle est en continuité avec
le corps ciliaire et l'iris, qui se situent à l'avant de l’œil.

Elle absorbe les rayons lumineux inutiles pour la vision, elle est très riche en vaisseaux
sanguins afin de nourrir les photorécepteurs de la rétine. La rétine : c'est la couche sensible
à la lumière grâce aux photorécepteurs (les cônes et les bâtonnets).

La rétine possède 2 types de photorécepteurs :

Les bâtonnets : De forme allongée, ils doivent leur nom à leur forme. Ils sont environ 130
millions. Ils sont absents de la fovéa et se logent à la périphérie. Ils ont une très grande
sensibilité à la lumière, d'où leur capacité à percevoir de très faibles lueurs la nuit : vision
de nuit. Ainsi, ils ont une très faible perception des détails et des couleurs car plusieurs
dizaines de bâtonnets ne sont liés qu'à une seule fibre du nerf optique. Ils contiennent une
substance chimique appelée rhodopsine ou pourpre rétinien. Quand la lumière frappe
une molécule de rhodopsine, celle-ci génère un faible courant électrique. Les signaux
ainsi recueillis forment un message qui est transmis aux cellules nerveuses de la rétine.

Les cônes sont environ 5 à 7 millions à se loger dans la fovéa. Leur sensibilité à la lumière
est très faible mais leur perception des détails est très grande pour deux raisons : il y a
une densité très élevé de cônes dans la fovéa et surtout chaque cône de la fovéa transmet
son information à plusieurs fibres du nerf optique : la vision est donc de jour. Ainsi, ils
ont une très bonne sensibilité aux couleurs. Ils sont de trois types selon le pigment qu'ils
contiennent et ont donc une sensibilité à des ondes lumineuses de longueurs différentes :
cônes contenant de l'erythropsine (sensibles au rouge), de la chloropsine (vert), de la
cyanopsine (bleu).

La cornée est une membrane solide et transparente de 11 mm de diamètre au travers de


laquelle la lumière entre à l'intérieur de l'œil. La cornée est privé de vaisseaux sanguins
(sinon notre vision serait troublée), elle est donc nourrie par un liquide fluide comme l'eau :
l'humeur aqueuse. La cornée contient 78% d'eau et pour maintenir ce degré d'hydrophilie.
Elle est constamment recouverte de larmes alimentées en continu par les glandes
15
lacrymales et répartis par le battement des paupières. La cornée est la principale lentille
de l’œil, elle assure environ 80% de la réfraction.

Le cristallin est une lentille auxiliaire molle et composée de fines couches superposées. Il
se déforme sous l'action du muscle ciliaire.

L'humeur vitrée occupe 80% du volume de l’œil. Elle est constituée d'une gelée (acide
hyaluronique) qui donne à l'œil sa consistance.

L'iris (arc-en-ciel en grec) s'agit du diaphragme de l'œil percé en son centre par la pupille.
C'est un muscle qui fait varier l'ouverture de la pupille (entre 2,5 et 7 mm) afin de
modifier la quantité de lumière qui pénètre dans l'œil pour éviter l'aveuglement en plein
soleil ou capter le peu de rayons la nuit. La couleur de l'iris est déterminée par la présence
d'un pigment, la mélanine. Le même composé chimique qui donne aussi leur couleur aux
cheveux et à la peau. L'iris est bleu si la mélanine est peu concentrée, il est plus foncé
quand la concentration augmente. Tous les nouveau-nés ont les yeux bleus parce que la
mélanine est enfouie profondément dans le tissu de l'iris. Quelques mois plus tard
cependant, ce composé peut se rapprocher de la surface de l'iris et modifier sa teinte.

La pupille s'agit d'un trou au centre de l'iris permettant de faire passer les rayons
lumineux vers la rétine.

2.1.4. La taille de l’objet biologique

La taille de l’objet biologique à observer détermine l’instrument à utiliser.


- Œil = 0,2 mm (1x)
- Microscopie optique = 200 nm (1000x)
- Microscopie électronique = 0,2 nm (1, 000,000x)

La distance minimale moyenne de mise au point d’un œil adulte (Punctum proximum)
est 25 cm. Ceci définit un grossissement ‘‘commercial’’ de 1 ou 1 x. Si la distance de mise
au point d’un œil d’enfant est de 12,5cm le grossissement sera de 2 x.

16
2.2. INSTRUMENTS D’OPTIQUE : LA LOUPE ET LE MICROSCOPE

2.2.1. Caractéristiques de l’œil

[Link]. Le pouvoir de résolution

La rétine est l’écran de l’œil. L’œil ne peut distinguer deux détails d’un objet que si leur
image se forme sur deux cellules différentes de la rétine. Dans des conditions normales
d’éclairement et de contraste, le pouvoir de résolution de l’œil est d’environ 1 minute
d’angle (1/60 degré) soit 3×10−4 rad.

[Link] Observation à l’infini et à une distance finie

Lors de l’observation d’un objet à l’infini, l’œil normal forme l’image sur la ré[Link]
s’agit d’une vision sans accommodation. Le point situé à la distance maximale qui permet
la vision d’une image nette pour l’œil au repos est appelé Punctum Remotum (PR). Il est
à l’infini pour l’œil.

Pour permettre la vision d’un objet à une distance finie, l’œil normal doit accommoder
jusqu’à ce que l’image se forme sur la rétine. Pour l’œil, la distance limite
d’accommodation est de l’ordre de 25 cm.

Le point le plus proche dont on peut avoir une image nette est appelé Punctum
Proximum (PP). Il est situé à 25 cm de l’œil. En dessous de cette distance, la vision n’est
pas nette. La vision est nette pour un objet situé entre 25 cm et l’infini.

2.2.2. La loupe

Quelques conséquences directes du pouvoir de résolution de l’œil :

a) il ne peut pas voir des objets dont les dimensions sont inférieures à certaine limite,
b) l’observation s’accompagne de fatigue causée par l’effort d’accommodation,
c) l’observation ne peut pas durer longtemps.

Afin de lever ces contraintes dans certains cas, on utilise la loupe.

17
[Link] Principe

Une loupe est constituée d’une lentille convergente de petite distance focale (quelques
centimètres). L'objet à examiner doit être placé entre la lentille et son plan focal objet.
Cela permet d’obtenir une image virtuelle, droite et agrandie.

[Link] Construction de l’image

a) Avec accommodation

On observe l’image à travers la loupe. L’image obtenue est droite et agrandie.

b) Sans accommodation

Pour que l’œil puisse observer l’image sans accommodation, celle-ci doit se trouver à
l’infini. Dans ce cas, l’objet est situé dans le plan focal objet.

[Link] Grandeurs caractéristiques d’une loupe

[Link].1 Le grossissement

Le grossissement G est défini par la relation suivante :G= 


'

 avec α : angle sous lequel est


vu l’objet et α’ : angle sous lequel est observé l’image par l’œil.

18
Le grossissement est différent du grandissement. Grossir 10 fois revient à diviser par 10
la distance d’observation. Pour voir les détails d’un petit objet, on peut l’approcher à 25
cm de l’œil. Quand on observe l’image de cet objet à travers une loupe qui grossit 10 fois,
on voit ce que l’on verrait de l’objet si notre œil nous permettait de le voir nettement à
une distance de 2,5 cm. Dans le cas du grandissement, même si celui-ci est important, une
image lointaine apparait petite.

[Link].2. Le grossissement commercial

Le grossissement commercial GC est définit comme étant le grossissement que l’obtient


lorsque l’objet est placé à la limite de la vision nette c’est-à-dire au point appelée punctum
proxinum (PP) situé à la distance dm = 25 cm. C’est le grossissement commercial qui est
indiqué sur les instruments d’optique. Dans ce cas :

[Link].3. La puissance

'
La puissance P est définie par la relation suivante : P  avec α’ : angle sous lequel est
AB
observé l’image par l’œil exprimé en radian (rad), AB : longueur de l’objet exprimée en mètre
(m), P : puissance exprimée en dioptrie (δ). D’après la relation du grossissement
commercial, on remarque que GC = 0,25×P

[Link].4. La puissance intrinsèque

La puissance intrinsèque (Pi) est la puissance lorsque l’image est à l’infini. Dans ce cas,
l’objet se situe dans le plan focal objet et OA = OF

19
[Link].5 Pouvoir de résolution

Deux points A et B peuvent être vu séparés à travers la loupe, à condition


que l’angle sous lequel est vu l’image des deux points soit supérieur à 3×10-4 rad. C’est le
pouvoir de résolution de la loupe. Pour les meilleures loupes, P = 50 δ

2.2.3. La Microscopie

La microscopie est l’observation d’un échantillon (préparation microscopique) à travers


le microscope ou un ensemble de techniques permettant d’obtenir une image des
structures biologiques ou encore un ensemble de techniques d’imagerie des objets de
petites dimensions.. Elle permet de rendre visible les éléments invisible à l’œil nu, soit
par leur taille, soit par leurs couleurs. L’unité de mesure utilisée en microscopie est le
micron(μ) ou 10-3m, micromètre (μm) ou 10-6m, nanomètre (nm) ou 10-9 m et Angströms
(A°). L’appareil utilisé pour rendre possible cette observation est appelé un microscope.

[Link]. Le microscope

Le microscope est un instrument optique qui donne une image grandie d’un objet en
général transparent. Il est constitué d’un banc optique dont une partie se trouve devant
l’objet : l’éclairage, l’autre partie derrière l’objet pour l’observation. Ce banc doit être
rigide et posséder tous les organes de centrage des pièces optiques.

Coupe d’un microscope moderne

Il existe des microscopes dits droits (objectif pointant vers le bas) et des microscopes dits
inversés (objectifs pointant vers le haut). Le pouvoir séparateur est la capacité de
distinguer deux points adjacents comme distincts. L’œil a la capacité de distinguer des
particules d’un diamètre pouvant atteindre 0,1 μm. Toutefois, elles doivent être séparées
entre elles d’une distance d’au moins 5 μm. Le pouvoir séparateur de l’œil est de 5 μm.

La qualité d’un microscope ne dépend pas du grossissement, mais du pouvoir


séparateur, c’est-à-dire de la capacité que possède cet instrument pour séparer 2 points
voisins. Rien ne sert d’agrandir une image qui serait floue.
20
[Link]. Principe

Le principe est dans tous les cas le même : une onde est envoyée sur la préparation ou
émise par la préparation. Cette onde est captée par un objectif qui la concerne et passe
par un oculaire qui crée une image observable. Cette image est soit observée à l’œil nu,
soit photographiée, soit enregistrée par camera et stockée sur ordinateur pour
retraitement.

Le microscope est constitué de deux systèmes de lentilles, l’objectif (placé du côté de


l’objet) et l’oculaire (placé du côté de l’œil). La distance entre l’objectif et l’oculaire est
constante. L’objectif est constitué d’une lentille convergente L1 dont la distance focale
objet f1 est très petite (quelques mm). L’oculaire est constitué d’une lentille convergente
L2 dont la distance focale objet f2 est de quelques centimètres. La distance O1O2 est
invariable et elle est de l’ordre de 20 cm. On appelle l’intervalle optique ∆ la distance
F’1F2 entre le foyer principal image de l’objectif et le foyer principal objet de l’oculaire.

[Link]. Construction de l’image

L’objet observé AB est placé en avant et proche du foyer principal objet F1 de l’objectif.
L'objectif L1 donne de l'objet AB une image A1B1 réelle, renversée et agrandie dite ‘‘
intermédiaire ’’.

L'oculaire L2 joue le rôle de loupe pour A1B1. Il est donc placé de manière que A1B1 se trouve
entre L2, et son foyer objet F2. L'image définitive A'B' est alors virtuelle, agrandie, droite par
rapport à A1B1 c'est-à-dire renversée par rapport à AB. L’image intermédiaire A1B1 joue le
rôle d’objet réel pour la lentille L2.

21
[Link]. Grandeurs caractéristiques d’un microscope

[Link].1. Le grossissement
La notion de grossissement définie pour la loupe est également valable pour le microscope. Le
grossissement G est défini par la relation suivante : G= 
'

 avec α : angle sous lequel est vu


l’objet et α’ : angle sous lequel est observé l’image par l’œil

[Link].2. Le grossissement commercial

Le grossissement commercial GC est définit comme étant le grossissement que l’obtient


lorsque l’objet est placé à la limite de la vision nette c’est-à-dire au point appelée punctum
proxinum (PP) situé à la distance dm = 25 cm. C’est le grossissement commercial qui est
indiqué sur les instruments d’optique. Dans ce cas :

[Link].3. La puissance

'
La puissance P est définie par la relation suivante : P  avec α’ : angle sous lequel est
AB
observé l’image par l’œil exprimé en radian (rad), AB : longueur de l’objet exprimée en mètre
(m) et P : puissance exprimée en dioptrie (δ).

22
La puissance d'un microscope est égale au produit de la puissance P2 de l'oculaire par le
grandissement γ1 de l'objectif : P = P2 × γ1

[Link].4. La puissance intrinsèque


La puissance intrinsèque correspond au cas où l'image A'B' est à l'infini; l'image intermédiaire
A1B1 se forme alors au foyer objet F2 de l'oculaire.

Dans ce cas, l’expression la puissance intrinsèque est : La puissance intrinsèque du


microscope ne dépend que des caractéristiques optiques du microscope.

[Link].5 Pouvoir de résolution

Deux points A et B peuvent être vu séparés, à travers le microscope, à condition que


l’angle sous lequel est vu l’image des deux points soit supérieur à 3×10-4 rad. C’est le
pouvoir de résolution du microscope. Pour un microscope dont le grossissement G = 400

Le pouvoir de résolution du microscope ne dépend que du grossissement


commercial. Cependant, on ne peut pas augmenter le pouvoir de résolution du
microscope en augmentant le grossissement commercial. A partir d’un certain
grossissement (de l’ordre de 1500), les phénomènes de diffraction ne sont plus
négligeables et ils limitent le pouvoir de résolution des microscopes. D’autres techniques,
comme le microscope électronique, permettent d’obtenir un meilleur pouvoir de résolution.

[Link]. Types de microscopie

La microscopie est divisée en deux grands groupes :


 La microscopie optique
 La microscopie électronique

23
On distingue plusieurs types de microscopie :

[Link].1. La microscopie optique

Appelée aussi microscopie photonique. Elle consiste à grossir l’image optique d’un objet de
petites dimensions en utilisant un microscope optique. Cet appareil utilise des lentilles
optiques pour former l’image en contrôlant le faisceau lumineux et pour illuminer
l’échantillon. Elle permet l’observation de la structure globale des cellules eucaryotes. Les
meilleurs microscopes optiques sont limites à un grossissement de 2000 fois. Le microscope
optique permet d’observer les cellules qui sont généralement des corpuscules incolores et
translucides. L’unité de mesure communément utilisée en microscopie est le micron ou le
micromètre = 10-6m, le nanomètre 1 nm = 10-9m = 10 Angströms.

Microscopie optique
 Principe

L’objet est transformé en une image réelle à l’aide d’un objectif. L’image se forme au plan
focal d’un oculaire qui va pouvoir en donner ensuite une image virtuelle située à l’infini
(Figure 5). On peut déduire de ce simple schéma que le grossissement de l’appareil dépend
non seulement des objectifs et des oculaires mais aussi des distances qui séparent les
composants. Initialement, pour la plupart des constructeurs, la longueur de tube était de 160
mm, sauf Leica qui utilisait des tubes de 170 mm et certains microscopes métallographiques
avec des tubes de 250 mm. L’image se forme à 14 mm du plan focal de l’oculaire. Le pas de
vis et le diamètre de la monture étaient fixés et universels. Ainsi, on pouvait passer un objectif
d’un microscope d’une marque à un microscope d’une autre marque.

Toutefois, depuis quelques années les constructeurs ont mis sur le marché les optiques dites à
l’infini. Ces objectifs ne forment plus d’image en un plan défini mais à l’infini. Le faisceau
sortant de l’objectif est donc parallèle. Ceci permet de positionner l’oculaire n’importe où.
Quel est l’avantage ? On peut intercaler entre l’objectif et l’oculaire autant d’accessoires que
l’on veut sans être obligé de rajouter des lentilles additionnelles de correction. Cependant, les
tailles de montures et de pas de vis ont été modifiés rendant impossible le transfert des
objectifs d’une marque à l’autre.

24
Formation de l’image (principe optique)

 Mécanique

Le microscope comporte :
 une base
 une potence qui supporte le revolver porte-objectif, le tube porte-oculaires
 la platine qui se déplace dans deux dimensions
 le support du condensateur
 Des systèmes de crémaillères permettent de réaliser une mise au point rapide et fine.

Différentes mécaniques existent pour réaliser ces réglages.

 Optique

Les objectifs sont les éléments les plus critiques d'un microscope. Ils déterminent sa qualité
optique. Un objectif est un système à lentille convergente plus ou moins complexe avec une
distance focale courte, qui projette l'image agrandie et inversée de l'échantillon vers le plan
focal inférieur de l'oculaire, de sorte que celui-ci puisse "voir" et grossir encore l'image. Les
objectifs sont placés dans une tourelle porte-objectifs ou tourelle revolver qui comporte six ou
sept objectifs avec des grossissements différents. En général les caractéristiques sont écrites
sur l’objectif (Figure).

Il existe un certain nombre de constantes :


 L’ouverture numérique (angle maximum sous lesquels les rayons issus de l’objet
peuvent pénétrer dans le système optique)
 Le grandissement
 contraste de phase ou pas
 Immersion
 Longueur du tube
 Epaisseur de la lamelle couvre-objet

25
Tourelle d’objectifs et leurs caractéristiques.
De la qualité de l’objectif dépend la qualité de l’image. L’ouverture numérique

L’immersion est une technique de microscopie optique permettant d’augmenter le


pouvoir résolvant des objectifs en plaçant entre la lentille frontale de l’objectif à
immersion et la lamelle couvre-objet, une goutte d’huile (huile à immersion) dont l’indice
de réfraction (n = 1,518) est proche de celui du verre (n = 1,515).

 Objectif

Ouverture numérique : O.N = n sin 

Cette expression indique la largeur maximale du cône de lumière pénétrant dans la lentille. On
peut voir que l'ouverture numérique est directement proportionnelle à l'indice de réfraction n
du milieu situé entre l'échantillon et la lentille de l'objectif (Figure).

 Pouvoir séparateur- Résolution

26
Le pouvoir séparateur est la capacité de distinguer deux points adjacents comme distincts.
L’œil a la capacité de distinguer des particules d'un diamètre pouvant atteindre 0.1 µm.
Toutefois, elles doivent être séparées entre elles d'une distance d'au moins 5 µm. Le pouvoir
séparateur de l’œil est de 5 µm.

L’image reconstruite à travers le microscope après illumination n’est pas constituée de points
mais de figures circulaires de diffraction (Figure ci-contre). La région comportant 84 % de
l’énergie lumineuse est appelée disque d’Airy. Le diamètre du disque d’Airy est donné par la
relation RAiry = 1.22  /O.N.

Deux points pour être résolus doivent être séparés par au moins une distance égale au rayon
du disque d’Airy. La résolution de l’objectif est donc : Robj = 0.61  /O.N. C’est la loi
d’Abbe.

La qualité d’un microscope ne dépend pas du grossissement mais du


pouvoir séparateur, c’est-à-dire de la capacité que possède cet instrument pour séparer 2
points voisins. Rien ne sert d’agrandir une image qui serait floue ! Le pouvoir séparateur est
inversement proportionnel à l'O. N. et à l'indice de réfraction du milieu, alors qu'il est
directement proportionnel à la longueur d'onde de la lumière. Ce n'est pas par hasard si les
meilleurs objectifs ont l'ouverture numérique la plus élevée, comme dans le cas des objectifs à
immersion.

Pour accroître le pouvoir séparateur on peut faire varier, n ou sin Pour faire varier  il
faut utiliser de courtes focales. Dans ces conditions, on se rapproche de l’objet et
intuitivement, on comprend que la lumière sera moins dispersée. On peut aussi faire varier.
Dans ces conditions, il faut utiliser une lumière monochromatique de courte longueur d’onde.
Pour faire varier n, on utilise l’immersion, en général une interface d’huile, autrefois l’huile
de cèdre, maintenant une huile synthétique. L’indice à 20°C est fixé à 1.514 par convention.

L’ouverture numérique de 0.90 est difficilement dépassée pour les apochromatiques à sec,
c’est-à-dire pour les objectifs dont la lentille frontale est séparée de la lamelle couvre objet par
une couche d’air. Les rayons venant de l’objet subissent des réflexions multiples sur la
lamelle et ne pénètrent pas dans l’objectif si l’ouverture est supérieure à 1.00.D’une manière
générale le pouvoir séparateur d’un bon microscope se situe aux environs de 0.2 µm

Exemple: actuellement sur le marché l’angle moyen des objectifs est de 70° sin 70 = 0.94
- si  = 450 et N = 1 (air), on a D = 0.292 µm
- si immersion N = 1.5, on a D= 0.194 µm

27
On ne peut dépasser la valeur de l’O.N. de 1.40, car pour augmenter l’ouverture numérique,
l'objectif doit être de plus en plus proche de la surface de l'échantillon et la distance de travail,
DT, n’est jamais nulle. L'angle 2 maximum (180°) est formé lorsque la lentille frontale
touche l'échantillon, or ceci est bien sûr irréalisable. On peut abaisser le pouvoir de résolution
avec des artifices informatiques, ce n’est plus de l’observation directe mais de la
reconstitution.
Exemple : marquage avec de billes d’or de 5 nm (point brillant). On calcule la séparation de 2
points connaissant le diamètre de la bille.

La correction

Les objectifs ACHROMATIQUES sont corrigés de sorte que deux longueurs d'onde,
généralement le vert et le rouge, soient focalisées. C'est la raison pour laquelle, lorsque l'on
utilise deux objectifs, un filtre vert se révèle utile, rendant monochromatique la lumière pour
laquelle l'objectif a été corrigé. Les objectifs en FLUORITE permettent une meilleure
correction, rapprochant de plus en plus les points de focalisation des rayons avec diverses
couleurs, mais les objectifs APOCHROMATIQUES restent les meilleurs de tous, car ils sont
corrigés pour trois longueurs d'ondes : le vert, le rouge et le bleu

Les objectifs achromatiques ne portent aucune indication sur leur corps, alors que les objectifs
en fluorite portent le marquage F ou FL, voire FLUOR (ce qui ne signifie pas qu'ils
conviennent à la fluorescence, même s'ils peuvent effectivement être utilisés dans ce cas), et
les objectifs apochromatiques portent l'indication APOCHROMATIQUE.

En microphotographie, la COURBURE DE CHAMP est très importante, l'image d'objets plats


tels qu'une section histologique, étant reproduite sous forme concave ou convexe, c'est-à-dire
non focalisée au centre et sur les côtés. Les objectifs corrigés pour la courbure de champ sont
dits PLANS et portent l'indication PLAN sur leur corps.

Le condenseur

Dans un microscope droit, le condenseur est situé sous la platine du microscope. Le


condenseur recueille, ou "condense", le cône de lumière provenant de l'éclairage sur le plan de
l'échantillon et de là envoie le faisceau vers le plan focal arrière de l'objectif. La hauteur du
condenseur doit être réglée avec exactitude, sinon des distorsions chromatiques apparaissent
et on observe une perte de netteté. C’est la seule pièce du microscope permettant un centrage.
Le condenseur doit être centré avec exactitude, sinon l'éclairage du champ n'est pas
homogène.

Le condenseur sert à réaliser l’éclairage dit de Köhler. La méthode dite "méthode de Köhler"
est un moyen simple et pratique de régler l'éclairage du microscope défini par August Köhler,
un spécialiste allemand des microscopes. Cette méthode présente plusieurs avantages
pratiques :

 Reproductibilité des conditions d'observation;


 Répartition homogène de la lumière dans le champ;
 Exploitation maximale de l'O.N. de l'objectif;
 Elimination à la fois des rayons marginaux et de la lumière diffusée qui entraînent une
réduction de la qualité de l'image.

28
C’est un système optique que l’on doit soigner. L’ouverture numérique du condenseur doit être en
rapport avec l’ouverture numérique de l’objectif.

Les oculaires.

Les oculaires non seulement grossissent l'image intermédiaire fournie par l'objectif, mais ils peuvent
aussi corriger certaines aberrations, comme les aberrations chromatiques de grossissement (oculaires
compensateurs). Il ne faut pas que l’oculaire détériore la qualité de l’image fournie par l’objectif.

Préparation de l’échantillon.

Dans la plupart des cas nous observons des cellules tuées, fixées. La fixation a pour but de rendre les
composés insolubles et résistants aux traitements ultérieurs. Une bonne fixation doit en quelque sorte
immobiliser la cellule dans un état donné à un instant T sans faire apparaître d’artéfacts. Le fixateur le
plus employé est le mélange formaldéhyde-alcool. On obtient une dénaturation des protéines et des
acides nucléiques conduisant à une réticulation des groupes amines par liaisons. Le fixateur stabilise
les accolements protéines-protéine, protéines-acides nucléiques en les rendant insolubles. Les
préparations sont, ensuite incluses dans la résine ou la paraffine et coupées en tranches de quelques
µm d’épaisseur.

Contraste

Le pouvoir de résolution du microscope on l’a vu est de 0.2 µm ceci devrait permettre de voir
des organites comme les mitochondries qui mesurent 1 µm. Mais la plupart du temps les
constituants sont transparents c’est à dire qu’ils absorbent la lumière de la même manière que
les autres constituants. Pour les mettre en évidence il faut utiliser des techniques de contrastes.
La méthode la plus simple est la coloration. Des substances chimiques se fixent sur des
structures particulières pour réaliser des complexes colorés avec les Protéines, acides
nucléiques etc. Si on veut travailler sur du vivant, on peut aussi utiliser des artifices optiques.
 Fond noir,
 Contraste de phase,
 Nomarski (contraste interférentiel)

Le fond noir

La microscopie à fond noir révèle la présence, mais pas la structure, d'échantillons qui sont
invisibles en fond clair, car ils sont transparents ou au-dessous du pouvoir de séparation du
microscope.

Le contraste de phase

C’est Zernicke en 1938 qui a inventé le contraste de phase (prix Nobel). Les objets à observer
sont très fins et transparents et souvent invisibles. Néanmoins, la lumière qui est renvoyée par
l'échantillon, même s'il est invisible à l'œil nu, contient son image. Dans ce système le degré
de luminance dépend de l’indice de réfraction des organites. De très faibles variations
d’indices vont permettre de mettre en évidence les composés grâce à un système de déphasage
entre lumière transmise et lumière diffractée.

29
Le contraste interférentiel

Le microscope à contraste interférentiel différentiel (DIC), inventé par NOMARSKI, est basé
sur l'interférence de deux rayons lumineux polarisés dans des plans perpendiculaires. Il
permet d'augmenter le contraste des objets de phase et ainsi de les rendre visibles.

[Link].2. La microscopie électronique

Un faisceau d’électrons est utilisé pour produire une image. L’objet est bombarde par un
faisceau d’électrons. Le microscope électronique utilise des lentilles électrostatiques et des
lentilles magnétiques pour former l’image. Le ME révèle l’ultrastructure des cellules
eucaryotes et permet une observation plus poussée de la structure procaryote. La longueur
d’onde d’un faisceau d’électrons est plus courte que celle de la lumière résultant en une
meilleure résolution, allant jusqu’à 2 millions de fois. Le principal intérêt du microscope
électronique par rapport au microscope optique est d’augmenter le grandissement. Au lieu
d’être éclairé, l’objet est bombardé par un faisceau d’électrons. L’image mettra en évidence
les structures plus ou moins opaques aux électrons. L’objet doit être préalablement coupé en
tranches ultrafines puis imprégné de sels de métaux lourds qui vont se fixer différentiellement
sur les différentes structures intracellulaire et les rendre plus ou moins opaques aux électrons.

Description d’un microscope

Les différentes parties d’un microscope sont :


- Le pied est une partie (lourd, robuste et stable) sur lequel repose le microscope. Il
comporte la potence et la platine.
- La platine est une surface plane sur laquelle est posé l’objet à observer. Elle est
évidée en son centre pour permettre le passage des rayons lumineux et porte deux
valets métalliques qui servent à tenir la lame porte objet à observer. Ronde ou le plus
souvent carrée, la platine est équipée d'un chariot mobile qui permet les déplacements
horizontaux de la préparation en tous sens et le repérage de sa position.
- La potence ou bras du microscope est la partie rigide qui relie la platine au tube.
- Le statif est un ensemble formé du pied, la platine et la potence portant le tube.
- Le porte-oculaires ou tête peut être simple dans le cas des microscopes
monoculaires, ou équipé d'un système de prismes pour permettre la vision binoculaire.
Dans ce cas, les deux oculaires sont réglables l’un par rapport à l’autre permettant la
modification de l’écartement de deux yeux.
- L’oculaire joue le rôle d’une loupe qui grossit l’image.

30
- Le porte-objectifs ou revolver permet d'amener dans l'axe du tube l'objectif choisi et
de le maintenir en place grâce à un cran d’arrêt.
- Les objectifs soit chromatiques pour une utilisation en lumière UV soit achromatiques
pour utilisation d'une source lumineuse blanche. On les utilise soit à sec (état frais),
soit à immersion (la lentille frontale trempe dans de l'huile synthétique dite ‘‘huile à
immersion’’.
- Le condenseur ou condensateur qui permet d'éclairer l'objet de façon uniforme et de
moduler, grâce à un diaphragme, 1a quantité de lumière qui arrive sur l'objet. II peut
être réglé pour une utilisation en lumière directe, en contraste de phase, en fond noir.
Les microscopes actuels ont un condenseur préréglé, pour une efficacité maximale, en
position haute.
- Le diaphragme présent sur de nombreux modèles de microscopes, il permet de régler
la quantité de lumière traversant la préparation microscopique.

Schéma d’un microscope

Il existe des microscopes dits droits (objectif pointant vers le bas) et des microscopes dits
inversés (objectifs pointant vers le haut).

[Link].3. Types de microscopes

 Construction d’un microscope classique

Les microscopes classiques de table se composent d’un pied qui sert à ce que le microscope
reste stable sur la table. De nombreux microscopes de laboratoire intègrent une unité
lumineuse qui envoie une lumière homogène sur la platine à travers un miroir déflecteur et
une ouverture de sortie de lumière. Ce type d’éclairage indirect de l’objet a comme avantage
que la chaleur émise par la source de lumière ne traverse pas l’objet. Les microscopes plus
modernes intègrent des lampes LED de lumière froide, qui évite justement que la lumière
chauffe l’échantillon. Au-dessus du pied se trouve le support, où se fixe la platine et le porte-
échantillons. Avant que la lumière ait atteint la préparation, elle se focalise à travers la lunette du
condensateur. Une mécanique précise permet de régler à travers une roue la distance entre la platine et
l’objectif, ce qui permet à l’utilisateur d’obtenir une image nette.

 Types d’oculaires (monoculaire, binoculaire, triloculaire)

31
L’oculaire est la partie la plus haute du microscope qui se trouve situé sur la partie supérieure
du tube. Le tube se situe entre l’objectif et les oculaires, en créant une image intermédiaire
réelle à la fin du tube. Sur les microscopes de lumière transmise, l’échantillon est
normalement montré comme une image homogène. La contemplation de cette image se
réalise à travers d’oculaires. Les microscopes plus anciens ou plus simples disposent
normalement d’un seul oculaire (monoculaire). Cependant, ils existent des modèles
binoculaires qui disposent de deux oculaires pour pouvoir observer l’échantillon avec les deux
yeux. L’image de la préparation se divise en deux parcours optiques identiques, ce qui fait que
la contemplation est bidimensionnelle, comme avec le monoculaire. Il ne s’agit pas d’un
microscope stéréo qui permet de contempler une image en 2 dimensions. Les microscopes
triloculaires s’utilisent lorsqu’il est nécessaire de visualiser l’image sur l’écran. L’avantage est
que vous pouvez disposer l’unité électronique sur un troisième tube sans avoir à se passer de
visualiser l’image avec les deux yeux.

- Types de microscopes optiques

Il existe différents types de microscopes que nous souhaitons expliquer en détail.

Microscope de lumière transmise

Les microscopes de lumière transmise servent à contempler des préparations transparentes et


très fines. Au plus la préparation est fine, au plus vous pourrez l’observer avec précision.
Cependant, vous pouvez utiliser les microscopes de lumière transmise pour voir la surface
d’échantillons de corps opaques, comme par exemple, des granulés ou des dépôts. Dans ces
cas-là, la préparation s’observe comme un jeu de lumière et d’ombres. Sur ces types de
microscopes le rayon de lumière est normalement projeté d’en bas, en traversant la
préparation lorsqu’elle est transparente. Si vous souhaitez bien contempler les préparations
spéciales qui sont disposées sur la platine, il est recommandé d’utiliser un microscope inversé.
Sur ces types de microscopes, l’éclairage est du haut vers le bas. La microscopie inversée
s’utilise avec fréquence dans l’hydrogéologie, l’hydrobiologie et la médecine. Etant donné
que le type de construction implique que la distance entre l’objet et l’objectif soit assez grand,
cela rend possible la contemplation de préparations plus épaisses.

Microscope de lumière réfléchie (microscope optique)

Sur ce type de microscope, la préparation s’éclaire de la partie supérieure à travers de


l’objectif ou de façon latérale. La lumière réfléchie sur la préparation est captée par l’objectif.
Grâce à cette technique, il est possible d’utiliser des préparations opaques ou épaisses. Les
microscopes de lumière réfléchie s’utilisent fréquemment dans la microscopie de fluorescence
ou dans la minéralogie.

Microscope stéréoscopique (microscope optique)

Les microscopes stéréoscopiques sont principalement des microscopes de lumière réfléchie.


La préparation est en général éclairée de la partie supérieure ou inférieure. La plupart des
microscopes stéréoscopiques permettent d’éclairer aussi de la partie inférieure.

32
Les microscopes stéréoscopiques se différencient d’autres microscopes car ils disposent de
deux entrées de lumière séparées, qui sont rangées dans un angle déterminé. Chaque entrée de
lumière intègre son propre objectif et oculaire. Certains microscopes stéréoscopiques intègrent une
lunette d’augmentation intégrée devant l’objectif.

Microscope de fluorescence (microscope optique)

Ici s’utilise en général un colorant fluorescent sur l’échantillon à travers une lumière avec une
longueur d’onde déterminée depuis l’extérieur. Le colorant fluorescent émet la lumière. Cette
lumière dispose d’une longueur d’onde plus grande que la lumière excitatrice (Soke’s Shift).
Dans la trajectoire du rayon, la lumière fluorescente peut être séparée de la lumière excitatrice
à travers des filtres optiques et la renvoyer à l’oculaire ou à la caméra. La limite de résolution
d’un microscope de fluorescence peut être très en-dessous d’un microscope optique
conventionnel, ce qui permet de contempler avec précision les structures d’une cellule ou les
processus de cellules vives.

Microscope confocale

Ce type de microscopie est une forme particulière de la microscopie optique ou fluorescente.


Dans ce cas, des sections optiques très fines sont scannées et une image tridimensionnelle se
compose. Etant donné que chaque section est une image très nette, une image 3D très bien
mise au point est obtenue.

Microscope STED (Stimulates Emmision Depletion) (Microscope de fluorescence)

Ce type de microscopie est une méthode plus récente que la microscopie de fluorescence,
avec laquelle il est possible de contourner la limite de résolution définie par Abbe. L’avantage
est qu’en comparant avec un microscope optique conventionnel, la limite de reproduction est
supérieure, ce qui permet de focaliser avec plus de netteté des détails de structures. Avec le
microscope STED vous obtenez une meilleure résolution qu’avec un microscope laser
conventionnel. En octobre 2014, le chercheur Stefan Hell a été récompensé avec le prix Nobel
de la chimie par ses travaux de recherche avec le microscope STED.

- Types de microscopie électronique

Dit d’une façon simple, la microscopie électronique utilise un faisceau d’électrons au lieu de
lumière. Comme vous le savez, ceux-ci disposent d’une longueur d’onde beaucoup plus
courte que la lumière visible, et une plus grande résolution est obtenue dans la plage des
structures atomiques. Il existe une grande variété d’électrons. Les plus communs sont :

Microscope électronique de transmission (TEM)

Dans ce cas, un objet est irradié par des électrons. Les microscopes TEM (microscopes
électroniques de transmission) sont comme les microscopes de lumière transmise, où
l’absorption joue un rôle important. Actuellement la résolution obtenue est d’environ 0,05 nm.

Microscope électronique à balayage (REM), Scanning Elektron Microscopy (SEM)

33
Ici est dirigé un faisceau d’électrons finement concentré dans un réticule déterminé sur
l’échantillon métallisé. Les électrons secondaires (contraste) émis depuis la surface se
mesurent comme un signal et se convertissent en une image optique. Pour atteindre un
faisceau d’électrons non-interrompu, la mesure se réalise dans un grand vide.

Microscope de force atomique, Atomic Force Microscopy (AFM)

Cette méthode sert à présenter une présentation superficielle. L’échantillon est palpé dans un
réticule prédéfini par une pointe affilée fixée à un ressort à lames. Grâce à la force nucléaire,
la distance se maintient constante à la surface. La déformation du ressort à lames est captée
par la réflexion du faisceau de lumière laser par un capteur optique, et présenté par lignes.
Selon la rugosité à vérifier, vous pouvez détecter des différences dans une plage de 0,1 à 10
nm.

Microscope à balayage à effet tunnel, Scanning Tunnelling Microscopy (STM)

Dans la microscopie à effet tunnel se présente la surface à travers la mesure du flux du


courant entre la pointe conductrice et l’échantillon qui est aussi conducteur. Les échantillons
qui ne sont pas conducteurs doivent être métallisés avec de l’or, du graphite ou du chrome.
Dans ce cas, la surface est aussi palpée dans un réticule prédéfini.

Microscope à rayons X

Dans la microscopie à rayons X, les rayons X sont utilisés comme source de radiation. Grâce
à la longueur d’onde plus courte des rayons X par rapport à la lumière, la résolution obtenue
est plus élevée. Un grand avantage de la microscopie à rayons X est que les échantillons
peuvent être plus épais qu’en utilisant des microscopes électroniques. Il ne demande pas que
la surface soit conductrice, ni une coloration du matériel biologique, ni une utilisation d’un
substrat ni de couper l’échantillon de façon très fine.

34
CHAPITRE III. LA VOLUMÉTRIE
3.1. PRINCIPE DES DOSAGES VOLUMETRIQUES

3.1.1. Principe d’un dosage

Un dosage consiste à déterminer la concentration cA d'un composé A en solution. Pour


connaître cA on a recours le plus souvent à une réaction de dosage d’équation bilan :
a A + b B = c C + d D + ...Pour que le dosage soit réalisable expérimentalement, la réaction
de dosage doit être Totale (ou quantitative), Unique et Rapide ou encore il s'agit de trouver
la concentration d’une substance A (molaire CA ou massique ϒA) dans une solution S. Pour
cela, on provoque une réaction entre

La substance A présente dans S et une autre espèce chimique B


La solution à titrer d’une solution E « titrante »

A+B C

La réaction chimique doit être connue, totale et rapide. Par définition, le point équivalent
correspond à l'addition de la quantité de réactif B juste nécessaire pour réagir exactement avec
tout le composé A présent en solution. On dit alors que les réactifs sont mélangés dans les
proportions stœchiométriques de la réaction de dosage. D'après l'équation bilan, le nombre
n Beq n Ain
de moles de B versées au point équivalent ( nBeq ) vérifie :  où n Ain correspond au
b a
nombre de moles de A initialement présentes. En désignant par CA et CB les concentrations
respectives de A et B, le volume de solution titrante B vérifie, au point équivalent, la relation
b
C B .V Beq  .C A .Và . Ainsi, CB étant connue, la mesure de VBeq permet d’accéder à CA :
a
a C B .V Beq
CA 
b V0

Ou encore

35
Soit C A(S) la concentration en substance A recherchée dans S

1. On place un volume connu 2. On place la solution E contenant B , de titre


et précis VS de la solution S connu (CB(E)ou ) ) dans une burette.
dans un bécher B réagit avec A selon une réaction connue

Prenons un exemple: cas le plus simple

A +B C

Étudions l’évolution de la quantité de matière de A, B et C dans le milieu réactionnel quand on verse


des volumes croissants de B dans le bécher. C’est ce milieu dans lequel se réalise la réaction

36
Grâce à la détermination expérimentalement du point d’équivalence (Moment où A a été
totalement consommé par la réaction). Puis à la mesure de Veq, le résultat expérimental est un
volume, on a donc bien un dosage volumétrique. On en déduit la quantité de A présente dans
la solution S en effectuant un bilan de matière sur la réaction du dosage entre A et B.

3.1.2. Repérage du point équivalent

 Repérage direct : par changement de coloration d'un des constituants de la réaction


(exemple manganimétrie).
 Tracer la courbe de dosage : en utilisant une méthode instrumentale (potentiomètrie,
conductimètrie, pH-mètrie, ...) pour suivre tout au long du dosage les variations d'une
grandeur qui est fonction d'au moins une des concentrations des espèces chimiques
participant à l'équation bilan du dosage. Le point équivalent se manifeste par un "accident"
caractéristique sur la courbe (par exemple : saut de pH, discontinuité de pente de la
conductivité, ...).
 Utiliser un indicateur de fin de réaction : convenablement choisi selon la nature de la
réaction (indicateur coloré pH, indicateur coloré redox ou plus généralement indicateur de
concentration d'ions).
Ou encore

Détermination du point d’équivalence

 La détermination de Veq est simple si le contenu du bécher change de couleur au point


d’équivalence

C’est ce que l’on observe parfois lorsque A, B et C sont de couleur différente. Plus
fréquemment, l’équivalence sera repérée par divers moyens
- indicateurs colorés : molécules qui changent de couleur au point d’équivalence
- pH-mètre,

Détermination de nA présent dans S

L’équation de la réaction permet de définir les proportions stoechiométriques : le nombre de


moles du produit A qui réagit avec une mole du produit B

Compliquons la situation …

37
Généralisons ….

3.1.3. Mode opératoire

Les solutions A et B servant au dosage doivent être de "concentration " voisine.


 introduire B dans la burette, chasser les bulles d’air et ajuster le zéro.
 introduire A dans le bécher. Le volume Vo de la solution A est prélevé à l'aide d'une
pipette à 1 ou 2 traits de jauge (aspiration du liquide par une poire - Propipette). Pour
une pipette à un trait, ne pas souffler la dernière goutte retenue par capillarité.

Remarque :

- le bécher doit être sec ou rincé à l'eau distillée


- burette, pipette doivent être sèches ou rincées avec les solutions qu'elles sont destinées
à recevoir.

Dans le bécher contenant la solution A à titrer :


- Ajouter quelques gouttes d'indicateur coloré si l'on effectue un dosage colorimètrique.
- ajouter de l'eau si nécessaire dans le cas d’une méthode instrumentale
(potentiomètrie, conductimètrie, pH-mètrie, ...) pour que les électrodes ou la cellule
soient totalement immergées.

38
Cela ne modifie pas les quantités de matière

3.1.4. Informations sur la mesure de volumes

 La mesure de volumes est d’une importance primordiale au laboratoire.


 L’utilisateur doit clarifier l’exactitude nécessaire pour la réalisation d’une mesure
concrète. A partir de cette évaluation, il peut choisir l’appareil qui convient à sa
mesure de volume.
 Des mesures exactes exigent des appareils de mesure exacts et la manipulation
correcte.
 La brochure ‘‘Informations sur la mesure de volumes’’ a pour but de mettre à
disposition du lecteur une vision générale des appareils de volumétrie. Elle ne
substitue en aucun cas le mode d’emploi des appareils décrits.
 De toute façon, il est indispensable que vous lisiez le mode d’emploi fourni avec
l’appareil avant mise en service Ŕ ceci pour votre propre sécurité et succès.

[Link]. Vision générale des appareils de volumétrie

39
[Link]. L’examen des ébauches

Afin de pouvoir fabriquer des appareils de volumétrie en verre de haute qualité exigée par les
laboratoires, les ébauches sont soumises à un contrôle sévère, suivi d’un traitement thermique:
on élimine les contraintes dans le verre par un chauffage et refroidissement contrôlés des
ébauches, condition essentielle pour assurer la meilleure résistance mécanique possible,
garantissant ainsi que le volume demeure constant lors de contraintes thermiques ultérieures.

Certains appareils de volumétrie peuvent donc subir une température allant jusqu’à 180 °C
dans les étuves de séchage ou de stérilisation, sans risque que leur volume soit modifié. Il faut
toutefois faire attention au fait que le chauffage irrégulier des appareils en verre ou les
chocs thermiques brusques provoquent des contraintes thermiques qui peuvent causer leur
casse. Ainsi donc: Ne placer les appareils en verre dans les étuves de séchage ou de
stérilisation que lorsque ces dernières sont à froid, puis les chauffer lentement. Une fois le
temps de séchage ou de stérilisation révolu, laissé les appareils se refroidir lentement dans
l’étuve éteinte. Ne jamais chauffer des appareils de volumétrie sur plaques chauffantes!

[Link]. Le calibrage

Des volumes partiels déterminés sont mesurés volumétriquement, c’est-à-dire qu’on verse une
quantité déterminée et exacte d’eau dans l’appareil de volumétrie et on applique un trait de
jauge sur l’appareil au niveau du point le plus bas du ménisque. Pour les appareils de
volumétrie avec graduation, normalement deux traits de jauge sont appliqués.

40
Calibrage pour contenir ”In”:Dans le cas des appareils de volumétrie calibrés pour contenir
”In”, la quantité de liquide contenue correspond exactement au volume imprimé sur
l’appareil. La quantité de liquide écoulée, par contre, est diminuée de la quantité de liquide
qui reste sur la paroi en raison du mouillage. Font partie de ces appareils de volumétrie par ex.
les éprouvettes graduées, les fioles jaugées et les pipettes capillaires allant jusqu’à 200 μl.

Calibrage pour écouler ”Ex”:Dans le cas des appareils de volumétrie calibrés pour écouler
”Ex”, la quantité de liquide écoulée correspond exactement au volume imprimé sur l’appareil.
La quantité de liquide qui reste sur la paroi en raison du mouillage a déjà été considérée lors
du calibrage. Font partie de ces appareils de volumétrie par ex. les pipettes graduées, les
pipettes jaugées et les burettes. La température de référence (température à laquelle l’appareil
de volumétrie doit contenir ou faire écouler le volume nominal indiqué) est de 20 °C.

[Link]. L’appareil de volumétrie avec ses inscriptions

Pour la détermination exacte de volumes en laboratoire, il est conseillé de n’utiliser que des
appareils de volumétrie de haute qualité, fabriqués à partir d’un verre chimiquement résistant
conformément aux normes acceptables (DIN, ISO).
Conformément aux prescriptions de l’institut allemand de normalisation (DIN), les indications
suivantes doivent figurer sur les appareils de volumétrie:
- Fabricant
- volume nominal
- symbole de l’unité
- calibrage
- classe
- température de référence
En outre, les indications suivantes peuvent figurer sur l’appareil:
- pays d’origine
- tolérance (marge d’erreur maximum)
- marque
- sigle d’une association, par ex. DIN
- numéro de lot
ISO: Institut International de Normalisation (International Standard Organization).

[Link]. Inscriptions sur une pipette jaugée

41
[Link]. L’appareil de volumétrie et leur classification en classe d’exactitude

En général, les appareils de volumétrie sont divisés en deux classes d’exactitude:

[Link].1. Classe A/AS

La classe A/AS est la classe d’exactitude la plus élevée. Elle est obtenue en particulier par des
appareils de volumétrie en verre. Une exception concerne les éprouvettes graduées en matière
plastique BRAND, fabriquées à partir de PMP (Polyméthylpentène) et conçues pour des
exigences les plus élevées, qui sont également conformes à la classe A. La classe A et la
classe AS ont les mêmes tolérances d’erreur, mais se distinguent par leurs temps
d’écoulement et d’attente. L’indication additionnelle ”S” signifie écoulement rapide. En vue
des exigences dues au nettoyage effectué généralement en machine, les pipettes et burettes
sont fabriquées de nos jours presque exclusivement en classe AS. Elles sont pourvues d’un
orifice de pointe plus grand que les appareils de la classe A, ce qui rend le nettoyage plus
facile. Les types de verre utilisés sont par ex. verre de chimie (comme par ex. AR-Glas®)
pour la fabrication de pipettes jaugées et graduées ou bien verre borosilicaté (comme par ex.
DURAN®) pour la fabrication de fioles jaugées, éprouvettes graduées et burettes.

Ces types de verre sont adaptés aux exigences élevées du laboratoire en ce qui concerne la
résistance chimique et physique).

[Link].2. Classe B

Les appareils de volumétrie de la classe B sont disponibles en verre ou en matière plastique.


La tolérance ou bien l’exactitude et le coefficient de variation se situent dans le double des
marge de tolérance de la classe A/AS, définies par les normes DIN et ISO. Les types de verre
utilisés sont par ex. verre de chimie (comme par ex. AR-Glas®) pour la fabrication de pipettes
jaugées et graduées ou bien verre borosilicaté (comme par ex. DURAN®) pour la fabrication
de fioles jaugées, éprouvettes graduées et burettes. Ces types de verre sont adaptés aux
exigences élevées du laboratoire en ce qui concerne la résistance chimique et physique.

La classe A/AS est reconnaissable, entre autres, aux marques La classe B est reconnaissable, entre
circulaires aux points principaux. autres, aux traits courts.

[Link]. Verre ou matière plastique?

Le matériau universel, répondant à toutes les exigences du laboratoire, n’existe pas. Il faut se
décider entre le verre et les matières plastiques selon l’application prévue et la forme du
produit, en tenant compte des propriétés spécifiques de la matière en question et des aspects
économiques.

42
L’excellente résistance à la casse et la légèreté sont les avantages les plus décisifs des
appareils de volumétrie en matière plastique

[Link].Le ménisque, comment est-il formé?

Le terme ”ménisque” est utilisé pour décrire la courbure de la surface d’un liquide. Le
ménisque peut prendre une forme convexe ou concave résultant de la tension superficielle
d’un liquide. Si les molécules du liquide subissent une force d’attraction plus forte de la
part de la paroi de verre (force d’adhésion) que de la part des autres molécules du liquide
(force de cohésion), le ménisque prend une forme concave. C’est-à-dire, le liquide monte près
des bords du récipient. C’est le cas, par exemple, des solutions aqueuses. Si le diamètre
d’une pipette est suffisamment petit, par exemple. celui d’une pipette capillaire, la force
d’adhésion suffit non seulement pour faire monter le liquide près des bords du récipient, mais
en plus pour faire monter toute la surface du liquide (effet de capillarité). Si la force de
cohésion entre les molécules d’un liquide est supérieure à la force d’adhésion entre les
molécules du liquide et celles de la paroi de verre, le ménisque prend une forme convexe.
C’est le cas, par exemple, du mercure.

Dans le cas d’un ménisque concave, la lecture du volume se fait, selon la norme DIN, au
point le plus bas de la surface du liquide. Ce faisant, le point le plus bas du ménisque doit
toucher le bord supérieur du trait. Dans le cas d’un ménisque convexe, la lecture du volume
se fait, selon la norme DIN, au point le plus haut de la surface du liquide. Ce faisant, le point
le plus haut du ménisque doit toucher le bord inférieur du trait.

[Link]. Travailler avec des appareils de volumétrie en verre

Les pipettes sont des appareils de volumétrie en règle générale calibrés pour écouler ”Ex”
permettant de mesurer des quantités de liquide. Elles sont mesurées volumétriquement lors du

43
processus de fabrication et portent un ou plusieurs traits de jauge. On distingue en règle
générale les types de pipettes suivants: pipettes jaugées et pipettes graduées (calibrées pour
écouler ”Ex”), ainsi que pipettes capillaires allant jusqu’à 200 μl (calibrées pour contenir
”In”).

[Link]. Pipettes fréquemment utilisés

44
45
[Link]. Travailler avec des appareils du Liquid Handling

[Link]. Les fioles jaugées

Les fioles jaugées offrent un maximum de précision. Les fioles jaugées sont
indispensables pour la préparation de dilutions et de solutions "mesurées".
Les méthodes d'analyse modernes exigent de plus en plus de fioles de petits
volumes. Les fioles jaugées de forme standard, dans cette gamme de volumes,
ont tendance à se renverser facilement à cause de leur centre de gravité très
élevé. Les fioles jaugées de forme trapèze offrent une stabilité améliorée avec
moins de risque de renversement.

46
[Link].Les éprouvettes graduées

[Link].Les Burettes

[Link]. L’Exactitude: Tolérance, Exactitude et Coefficient de Variation

Plusieurs termes sont acceptés quant à la description de l’exactitude: pour les appareils de
volumétrie en verre est utilisé le terme ‘‘tolérance”, alors que pour les appareils Liquid

47
Handling se sont établis les termes statistiques ”exactitude [%]” et ”coefficient de variation.

[%]”

[Link]. Nettoyage des appareils de Laboratoire

Les appareils de laboratoire en verre ou matière plastique peuvent être nettoyés à la main dans
un bain, selon la méthode de trempage, ou en machine à laver de laboratoire. On devrait
nettoyer les appareils de laboratoire juste après leur emploi, à température basse, pendant une
courte durée et avec un produit légèrement alcalin. Les appareils de laboratoire ayant eu
contact avec des substances infectieuses seront tout d’abord nettoyé avant, le cas échéant,
d’être stérilisés à la vapeur. Ce n'est que de cette façon que l’on peut empêcher un collage des
souillures et une détérioration des appareils pouvant être causée par des restes de produits
chimiques.

Remarque:

Les appareils de laboratoire utilisés doivent être désinfectés avant nettoyage du fait de la
possibilité d’accident.

1. Méthode d’essuyage

48
On essuie ou frotte les ustensiles souillés avec un chiffon ou une éponge imbibés d’une
solution détergente. Les appareils de laboratoire ne doivent jamais être traités avec des produits ou
éponges abrasifs, qui pourraient abîmer leur surface.

2. Méthode de trempage

Pour le nettoyage à la main selon la méthode de trempage, on plonge généralement les


appareils de laboratoire dans une solution détergente pendant 20 à 30 minutes à température
ambiante. Puis on les rince avec de l’eau de ville et ensuite avec de l’eau distillée.

3. Bain à ultrasons

Les bains à ultrasons peuvent être utilisés aussi bien pour nettoyer les appareils en verre que
pour ceux en matière plastique. Il faut cependant éviter tout contact direct avec la membrane.

4. Appareils de laboratoire en verre

Les temps d’immersion prolongés au-dessus de 70 °C sont à éviter dans des milieux alcalins.
Autrement, ceci pourrait modifier les volumes par dégagement de verre ou détruire les
graduations.

5. Appareils de laboratoire en matière plastique

Ces appareils ont généralement des surfaces lisses et non mouillables, ce qui permet, en règle
générale, de les nettoyer facilement avec un produit légèrement alcalin. Les appareils de
laboratoire en polystyrène et polycarbonate, particulièrement les tubes à centrifuger, ne
doivent être nettoyés qu’à la main et avec des détergents neutres. Un temps d’immersion
prolongé influence la solidité, même s’il s’agit de détergents légèrement alcalins. La
résistance chimique des matières plastiques utilisées est à vérifier pour chaque cas individuel.

7. Nettoyage en machine

Le nettoyage dans des machines à laver de laboratoire ménage les appareils de laboratoire
bien plus que le nettoyage selon la méthode de trempage. Les appareils ne sont en contact
avec la solution détergente que lors des phases relativement courtes pendant lesquelles celle-
ci est pompée par des gicleurs ou des tubes injecteurs sur la surface à nettoyer.

■ Les appareils de laboratoire légers doivent être protégés par des filets afin de ne pas être
projetés et abîmés par le jet de lavage.

■ Les appareils de laboratoire sont mieux protégés des détériorations de leur surface quand les
paniers de la machine à laver sont revêtus de matière plastique.

[Link]. Nettoyage dans les analyses des traces

Pour minimiser les traces de métal, on trempe les appareils de laboratoire dans de l’acide
chlorhydrique 1N. Dans le cas d’exigences extrêmes, on fait bouillir les appareils en verre par
la suite dans de l’acide nitrique 1N pendant 1 h env., pour les appareils de laboratoire en

49
matière plastique il faut travailler à température ambiante. Le temps d’immersion maximum
ne doit pas dépasser 6 heures.

■ L’acide nitrique est un oxydant fort et provoque la fragilisation de nombreuses matières


plastiques.

Les appareils doivent ensuite être soigneusement rincés avec de l’eau distillée. Afin de
minimiser les traces organiques, les appareils de laboratoire sont nettoyés avec des lessives ou
des solvants, comme l’alcool. Ensuite, on les trempe dans de l’acide chlorhydrique 1N, puis
on les rince soigneusement avec de l’eau distillée.

50
CHAPITRE IV. LA SPECTROPHOTOMÉTRIE

4.1. Introduction

La spectrophotométrie est le domaine qui étudie la mesure de l'énergie transportée par les
rayonnements électromagnétiques dans le domaine de la lumière visible (Bruhat , 2005). La
spectrophotométrie est utilisée dans divers domaines : chimie, pharmacie, environnement,
agroalimentaire, biologie etc.… La technique de spectrométrie d’absorption UV-visible est la plus
utilisé dans les laboratoires d’analyses biologiques

La spectroscopie ou spectrométrie est le domaine qui étudie la mesure de l'énergie


transportée par les rayonnements électromagnétiques, c’est-à-dire est une méthode analytique
quantitative et qualitative qui consiste à mesurer l'absorbance ou la densité optique d'une
substance chimique donnée, généralement en solution. Ou encore l'étude expérimentale du
spectre d'un phénomène physique, c'est-à-dire de sa décomposition sur une échelle d'énergie,
ou toute autre grandeur se ramenant à une énergie (fréquence, longueur d'onde, etc.). Plus
l'échantillon est concentré, plus il absorbe la lumière dans les limites de proportionnalité
énoncées par la loi de Beer-Lambert (Henkel, 1978).

La densité optique des échantillons est déterminée par un spectromètre préalablement


étalonné sur la longueur d'onde d'absorption de la substance à étudier.

4.2. Spectroscopie d’absorption dans l’UV-Visible

Spectroscopie d’absorption dans l’UV-Visible est basée sur la propriété des molécules
d’absorber des radiations lumineuses de longueur d’onde déterminée

Le spectre électromagnétique

4.2.1. Domaine UV-Visible

Dans une molécule, les transitions électroniques ont lieu dans la région de l’ultraviolet et du
visible.

 Le domaine UV-visible s'étend environ de 10 à 800 nm.


- Visible: 400 nm (indigo) -800 nm (rouge).
- Proche-UV : 200 nm -400 nm
- UV-lointain : 10 nm- 200 nm.

51
Pour les appareils usuels, les domaines utiles de longueur d’onde dans les domaines UV-Visible sont :

4.2.2. Appareillage

Le spectrophotomètre UV-visible est constitué des éléments suivants :

 Source de lumière monochromatique :


- Visible : Lampe à incandescence à Tungstène et iode.
- UV : Lampe à arc à Deutérium ou à Xenon, ou mercure.
 Monochromateur (sélection de la longueur d’onde)
- Prisme
- Réseau
Spectrophotomètre
 Cuve
- Visible : Verre
- UV : Quartz
 Détecteur = Photomultiplicateur ou photopiles

4.2.3. Principe du spectromètre UV-visible

- Une source de lumière blanche traverse un monochromateur qui sélectionne une radiation de
longueur d’onde λ. Le faisceau de lumière monochromatique incident d’intensité I0 traverse
alors une cuve contenant une solution colorée. Un phonocapteur convertit l’intensité
lumineuse transmise I en un signal électrique. Enfin un analyseur traite le signal électrique et
affiche la valeur de l’absorbance.

Schéma de principe du spectromètre UV-visible monofaisceau

4.2.4. Limites

Plusieurs facteurs peuvent dégrader la loi de Beer-Lambert et limiter la validité de la


spectrophotométrie :
52
-le domaine de mesure idéal est pour les valeurs de T situées entre 20 et 60 % ;
-plusieurs aberrations optiques liés à la diffusion, la réflexion et la diffraction de la lumière
peuvent fausser la mesure ;
-les phénomènes de fluorescence ainsi que d'autres particularités chimiques liées aux
substances absorbantes peuvent interférer ;
-plus la densité du soluté est importante, plus le faisceau de lumière incident sera réfracté avec
une valeur donnée. Cette tendance est normalement infime mais devient plus prononcée avec
les hautes concentrations. Ainsi, la réfraction réduit l'intensité de la lumière transmise et
l'instrument indique faussement une absorbance plus élevée. Généralement, ce phénomène
peut être évité en travaillant avec des concentrations inférieures à 0,01 mol.L−1.

4.2.5. Préréglage d'un spectrophotomètre monofaisceau

 Le choix de la longueur d’onde de travail

On règle le spectrophotomètre à la longueur d'onde correspondant au maximum d'absorbance


de la solution étudiée, pour une plus grande précision et une plus grande sensibilité des
mesures.

 Réglage du blanc

Le solvant et le(s) réactif(s) utilisés n'étant pas toujours transparents, il est obligatoire de
réaliser un « blanc », c'est-à-dire une mise à zéro du dispositif (tarer), en ne plaçant que le
solvant et le(s) réactif(s) utilisés dans la cuvette, avant la mesure de la cuvette contenant
l'échantillon, et ce pour chaque longueur d'onde étudiée.

4.2.6. Spectrophotomètre double faisceau

Sur un spectrophotomètre double faisceau, un second faisceau indique à la première traverse


une cuve contenant le solvant sans l’échantillon. Un second phonocapteur relié à l'analyseur
mesure l'absorbance de la cuve et du solvant. L'absorbance affichée par le spectrophotomètre
est l'absorbance de l'ensemble {cuve, solvant, espèce colorée} moins l'absorbance de
l'ensemble {cuve, solvant}.

[Link].La loi de Beer-Lambert

I 
L’absorbance de la solution est A  log O  et la transmittance définie par la relation
 I 
I
T c'est-à-dire que A   log T
IO

53
L’absorbance est une valeur positive, sans unité. Elle est d’autant plus grande que
l’intensité transmise est faible. La relation de Beer-Lambert décrit que, à une longueur
d'onde λ donnée, l’absorbance d’une solution est proportionnelle à sa concentration, et à
la longueur du trajet optique (distance sur laquelle la lumière traverse la solution). Alors, pour une
solution limpide contenant une seule substance absorbante : A  = ε  . l .C

A  = ε  . l .C avec A  : absorbance autrefois appelée densité optique (D.O.) (sans unité) de


la solution pour une longueur d'onde λ. L’absorbance A est la capacité d’une espèce chimique
à absorber une lumière (comprise entre 0 et 2), ε  : est le coefficient d'extinction molaire de la
substance absorbante en solution (coefficient d’absorption molaire); c’est une caractéristique
de la substance étudiée à une longueur d'onde donnée. (ε  est en [Link]-1 ou
en [Link]−[Link]−1). ε  est le coefficient d'absorption spécifique si C en g/L (ε  est en L. g-1.
cm-1). Il rend compte de la capacité de cette substance à absorber la lumière, à la longueur
d'onde λ , l : est la largeur (épaisseur) de cuve ou du trajet optique en cm et C : est la
concentration de la solution (mol.L-1) ou de la substance absorbante (mol.m−3).

Selon la loi de Beer-Lambert, l'absorbance est additive (mais non la transmittance). Ainsi,
pour une solution contenant plusieurs substances absorbantes, l’absorbance de la solution est
la somme de leurs absorbances. Pour n substances absorbantes :

[Link]. Applications de la spectroscopie UV-visible


- Le spectrophotomètre mesure la lumière absorbée par une solution (échantillon) à une
longueur d’onde donnée, ce qui permet d’en déduire la concentration.
- Il est utilisé lors de la réalisation du test MTT (méthode rapide de numération des
cellules vivantes).
- Il permet donc de réaliser des dosages biochimiques de nombreux paramètres sériques
ou plasmiques (ex: glucose, urée, créatinine, calcium, albumine…) et des études de
cinétique de réaction (détermination d’activité enzymatique).
- En microbiologie, la densité d’une culture bactérienne est estimée par sa turbidimétrie
mesurée par l’absorbance d’un échantillon à 600 nm.
- En biologie moléculaire, il est utilisé lors de l'extraction d'ADN, pour quantifier l'ADN
et déterminer sa pureté. On utilise la longueur d'onde 260 nm qui est la zone d'absorbance
maximale des acides nucléiques. Une seconde mesure à 280 nm permet de contrôler la
pureté de l'extraction, à savoir la présence de protéines résiduelles dans la solution
d'ADN.

54
CHAPITRE IV. REGLES DE SECURITE AU LABORATOIRE

1. Principales règles de sécurité

Le travail en laboratoire requiert parfois le montage d'appareillages complexes ou


l'exécution d'opérations délicates. Il entraîne aussi la manipulation de produits qui
peuvent être toxiques, inflammables ou explosifs. L'exécution de ces travaux peut donc être
à l'origine d'accidents ou d'intoxications graves dont les effets sont immédiats ou
insidieux. Tout le personnel de laboratoire, soucieux de développer un esprit de sécurité,
devrait donc connaître et appliquer rigoureusement les règlements de sécurité, être au
courant des implications et des risques associés à la manipulation en cours et être
capable d'intervenir efficacement en cas d'accident ou d'incendie.

Toute personne au travail dans un laboratoire, qui ne tient pas compte des règles de
sécurité, court un risque élevé dont les conséquences pour elle-même et ses collègues
peuvent être catastrophiques. Sa responsabilité est donc très engagée.

1.1. Prévention

La prévention est la première démarche élémentaire de sécurité. Prévenir les accidents,


c'est tout à la fois avoir une bonne connaissance du travail à effectuer, respecter
l'affichage de sécurité, avoir un bon comportement au laboratoire, exercer une
protection personnelle efficace, étiqueter, entreposer et éliminer correctement les
produits chimiques.

A. Connaissance du travail à effectuer

Rechercher le maximum d'informations sur les produits et matériel employés, sur les
techniques et les réactions chimiques mises en œuvre. En cas de doute sur les risques associés
à une manipulation, on doit procéder à une recherche bibliographique et, si possible, solliciter
les conseils d'une personne compétente.

B. Affichage de sécurité et matériel de protection général

Le respect des symboles de dangers (solvants inflammables, haute tension, etc...) est essentiel
pour la prévention des accidents ; en entrant dans le laboratoire, il faut donc localiser ces
avertissements et s'assurer de bien connaître leur signification. Certains numéros d'appel
téléphoniques utiles, tels ceux de l'ambulance et du médecin, devraient être affichés en
permanence dans un endroit accessible à tous. On doit connaître l'emplacement et le mode de
fonctionnement des extincteurs, de la douche d'urgence, des bains oculaires, de la couverture
ignifugée et de la trousse de premiers soins.

C. Comportement au laboratoire

Au laboratoire, il faut être attentif et éviter tout comportement irréfléchi ou précipité ; de plus,
il faut avoir connaissance du travail réalisé par ses voisins et être conscient des dangers qu'il
peut présenter. Les accidents de laboratoire sont fréquemment provoqués par l'exécution trop
rapide des opérations. On doit donc adopter une approche méthodique, prudente et
soignée, se concentrer sur ce qu'il est en train de faire, ne pas se laisser distraire. Sauf en cas

55
d'urgence, on doit donc éviter de courir, de se presser inutilement et de se bousculer. Il faut
proscrire la préparation, la consommation et la conservation dans le laboratoire de nourriture
et de boissons, afin d'éviter leur contamination accidentelle par des produits toxiques. Dans un
laboratoire, on ne doit jamais fumer à cause du voisinage fréquent de substances
inflammables. Le laboratoire doit être équipé d'un système de ventilation efficace. Pour éviter
les chutes ou les glissades accidentelles, on tient fermés les tiroirs et les portes d'armoires, on
garde les allées libres en ne laissant pas traîner par terre de petits objets comme des morceaux
de verre, de la glace ou des bouchons et on assèche immédiatement les endroits mouillés.

D. Protection personnelle

 Protection oculaire

Toujours porter des lunettes de sécurité dont le modèle dépend de la manipulation à effectuer.
Des lunettes munies de côtés transparents suffisent pour la majorité des travaux. S'il y a
danger de projection ou si une réaction se produit à haute température, le port de lunettes à
coque étanche ou d'une visière protectrice est recommandé.

 Blouses et chaussures

Les blouses doivent être en tissu de coton résistant et équipés de boutons pression, ce qui
permet de les enlever rapidement si nécessaire ; ils doivent être assez longs pour protéger les
jambes. Il faut toujours porter des chaussures qui recouvrent entièrement le pied.

 Gants

Le port de gants peut être recommandé ou indispensable pour certaines manipulations, telles
celles de :
- produits corrosifs (bases et acides forts, oxydants puissants...) produits très toxiques
par voie cutanée (dérivés nitrés, amines aromatiques ...)
- récipients très chauds ou très froids. Il en existe différents types fabriqués avec des
matériaux naturels ou synthétiques (caoutchouc, polyéthylène, vinyle, Néoprène,
amiante).

 Masque

Un masque à poussière doit être utilisé pour manipuler certains produits signalés dangereux
en cas d'inhalation des particules solides (ex. pesée du dichromate de Potassium - cancérigène
pulmonaire).

 Pipetage

L'aspiration avec la bouche doit faire l'objet d'une interdiction stricte. Cette opération peut
être facilement réalisée avec du matériel peu onéreux : pro-pipettes, poires aspirantes.

E. Entreposage, étiquetage et élimination de produits chimiques

On ne doit pas laisser les produits chimiques s'accumuler sur les tables du laboratoire ni sous
les hottes.

56
Certains produits sont susceptibles de réagir entre eux, il faut les entreposer de telle sorte
qu'ils soient le plus éloignés possible les uns des autres dans des armoires métalliques,
ventilées et fermées à clé.

Tous les flacons de réactifs doivent toujours porter une étiquette qui les identifie clairement.
L'étiquette a pour rôle d'informer l'utilisateur sur les propriétés dangereuses des substances
pures. Elle doit comporter le nom du fabricant, ses coordonnées, le nom de la substance et le
pictogramme ou sigle correspondant aux risques encourus.

Les produits chimiques ne doivent pas être stockés de manière prolongée, ils peuvent se
dégrader (polymérisation, attaque du récipient...) et devenir très dangereux ( production de
gaz, éclatement, explosion...).

 L'élimination des produits chimiques doit être soigneusement planifiée.

En général, de petites quantités de substances solubles dans l'eau et peu toxiques peuvent être
éliminées par l'égout de l'évier, en faisant circuler de l'eau. Consulter les manuels spécialisés
concernant l'élimination des déchets. Il est souvent possible de rendre inoffensif un produit
chimique toxique par un traitement approprié et de pouvoir ainsi l'éliminer par l'égout de
l'évier. Deux exemples : on peut neutraliser acides et bases ou encore après avoir ajouté du
thiosulfate à l'iode, on peut le jeter dans l'évier.

1.2. Intervention

Malgré le respect des mesures préventives, il peut arriver que des produits soient renversés sur
le sol ou projetés sur des personnes. Les risques de feu, d'explosion ou d'intoxication peuvent
alors augmenter, selon la nature de ces produits.

A. Renversement sur le sol

Lorsque le sol ou la table de travail sont contaminés par un produit peu toxique ou peu volatil,
on nettoie en employant du papier absorbant. Pour les acides, on neutralise préalablement
avec du phosphate de sodium ou avec une solution d'hydrogénocarbonate de sodium. Il faut
porter des gants de protection pendant le nettoyage. L'espace affecté doit être rincé à l'eau,
puis asséché. Lorsque la substance répandue est volatile, inflammable ou toxique et que la
quantité renversée est importante, on doit éteindre les brûleurs, couper le courant des appareils
électriques et quitter le laboratoire.

Les substances suivantes sont particulièrement dangereuses : les amines aromatiques, les
dérivés nitrés, le brome, le disulfure de carbone, les hydrazines, les nitriles, les éthers et les
halogénures d'alkyle. Dans ce cas, la décontamination et le nettoyage doivent être effectués
par une personne compétente.

B. Projection sur une personne

Si des projections d'une substance atteignent une personne et que des éclaboussures s'étendent
sur une grande partie du corps, on doit utiliser immédiatement la douche de sécurité et retirer
aussitôt que possible les vêtements contaminés ; chaque seconde compte et toute perte de

57
temps doit être évitée. En retirant les vêtements, on doit s'assurer de ne pas contaminer
d'autres parties du corps, spécialement le visage et les yeux.

La région affectée doit être arrosée avec de l'eau froide durant environ quinze minutes ; il ne
faut jamais se servir de neutralisants chimiques, d'onguents, de crèmes ou de lotions. Aussitôt
que possible, on doit consulter un médecin.

Si les éclaboussures n'affectent qu'une petite surface de la peau, rincer abondamment à l'eau
froide, puis à l'eau savonneuse ; retirer les bijoux qui nuisent à l'élimination des produits
chimiques pendant le nettoyage. Si par la suite, on observe une réaction cutanée, consulter un
médecin.

Dans le cas de projections dans les yeux, laver immédiatement l'œil avec de l'eau pendant au
moins quinze minutes à l'aide du bain oculaire ou d'un autre appareil conçu pour cet usage.
Pour le lavage, on doit tenir l'œil ouvert, le faire rouler constamment en rinçant abondamment
la muqueuse des paupières. Il est souvent plus facile de se faire aider par une autre personne.
Il est recommandé, le plut tôt possible, d'appeler le médecin ou de conduire le blessé à
l'hôpital.

2. Risques inhérents aux produits chimiques

2.1 Dangers des produits chimiques

Les dangers, plus ou moins élevés, que présentent les produits chimiques sont les suivants :
Intoxication, brûlure, irritation. Certains produits chimiques présentent un risque soit par
action immédiate, soit après une exposition prolongée ou répétée. Ils peuvent alors affecter
l'organe ou les tissus qui sont en leur contact, (comme l'œil, la peau ou une muqueuse), un
organe éloigné (comme le foie ou les poumons) ou l'organisme tout entier, en entraînant alors
des maladies très graves, telles que le benzolisme ou le cancer. Leur pénétration dans
l'organisme s'effectue par inhalation, absorption cutanée ou ingestion.

 Feu

Certains produits chimiques présentent un risque d'incendie à cause de leur inflammabilité et


de leur volatilité.

 Explosion et réactivité

Certaines substances peuvent exploser en raison de leur extrême sensibilité ou réagir


brutalement avec d'autres substances, comme l'eau.

 Précautions générales

À moins de posséder des informations claires sur la nature inoffensive d'un produit, il vaut
mieux le considérer comme dangereux soit à cause de sa toxicité ou de son inflammabilité,
soit à cause de sa réactivité. I1 est essentiel de lire attentivement l'étiquette du récipient
contenant un produit chimique ; celle-ci donne des renseignements utiles, la plupart du temps

58
codés, sur les risques inhérents à ce produit, les moyens de protection et les premiers soins à
dispenser en cas de contact, d'ingestion ou d'inhalation accidentels.

On doit éviter d'inhaler les vapeurs des solvants organiques dont l'indice de toxicité par
inhalation est élevé. À moins d'indication contraire, on ne goûte jamais un produit chimique et
on évite son contact avec la peau et les yeux, car certaines substances entraînent des irritations
cutanées, provoquent des brûlures ou encore sont absorbées rapidement par la peau.

On ne doit jamais pipeter avec la bouche.

Il est fortement recommandé de se laver les mains avec du savon et de l'eau : l’introduction de
contaminants dans l'organisme s'effectue souvent par les mains. La manipulation de
substances toxiques ou de produits risquant d'affecter le système respiratoire doit être faite
sous une hotte.

2.2. Risques d'explosion

 Certaines préparations en laboratoire peuvent exiger la manipulation de substances


explosives ou conduire à la formation de telles substances.
 L'ignorance des risques associés à ces manipulations conduit souvent à des explosions
ou à des incendies. Certaines substances ou mélanges de substances risquent d'exploser en
raison de leur sensibilité à la chaleur, à la friction, aux chocs, aux étincelles, à la lumière,
aux oxydants ou aux réducteurs.
 Les substances organiques facilement oxydables comme les alcools, les glycols, les
sucres, la cellulose (papier, bois, tissu), de même que les métaux en poudre, le phosphore et
le soufre, peuvent réagir violemment ou provoquer des explosions s'ils sont mélangés avec
les oxydants suivants: acide perchlorique, chlorates et perchlorates, chromates,
dichromates, trioxyde de chrome ; acide nitrique concentré et nitrate d'ammonium ;
permanganates.
 Pour nettoyer un récipient contenant un résidu carbonisé ou une masse gommeuse, on
ne doit jamais chauffer une solution d'acide chromique ou d'acide nitrique concentré. De
telles solutions doivent toujours être utilisées froides. De plus, le contact entre de l'acide
nitrique concentré et de l'éthanol ou de la propanone (acétone) est explosif.

2.3. Risques de feu

 Les liquides et les solvants manipulés dans un laboratoire sont souvent volatils et
inflammables, constituant ainsi des sources importantes d'incendie.
 L'indice d'inflammabilité d'un liquide se mesure par le point d'éclair, c'est-à-dire, la
plus basse température à laquelle un liquide émet suffisamment de vapeur pour former avec
l'air un mélange inflammable au contact d'une flamme ou d'une étincelle. Plus un liquide est
inflammable, plus son point d'éclair est bas.
 Pour minimiser les risques d'incendie, on doit empêcher le plus possible la vapeur d'un
liquide volatil de se dissiper dans le laboratoire, limiter la quantité de liquide entreposée et
garder toujours les récipients bien fermés.

59
 Il faut limiter l'usage de brûleurs dans un laboratoire et, chaque fois que c'est possible,
le remplacer par un moyen de chauffage moins dangereux. Avant d'allumer un brûleur, on
doit vérifier l'absence de liquides volatils et inflammables dans le voisinage. Une étincelle
provenant d'un appareil électrique peut enflammer la vapeur qui s'accumule à proximité.
 Il faut donc s'assurer d'une bonne ventilation près des agitateurs mécaniques actionnés
par des moteurs électriques, près des pompes à vide, des séchoirs et des étuves. Il est
également dangereux d'entreposer des liquides volatils dans un réfrigérateur domestique,
non conçu à cet effet, à moins qu'ils ne soient contenus dans des récipients bien fermés.

2.3. Risques de feu

En cas de feu, lancez l’alerte ‘‘ au feu, au feu, au feu ”et évacuez les lieux par la
sortie la plus proche.

Si vous suspectez qu’il y a du feu derrière une porte, toucher la porte et le poignet
avec la porte et le poignet avec le dos de la main et n’ouvrez pas la porte.

Si la pièce est remplie de fumée, allongée vous et déplacez-vous en gardant le visage


près du plancher.

Si les habits prennent feu, allongez-vous par terre pour


éviter que le feu ne remonte vers votre visage.

2.4. Risques d'intoxication et de brûlures

Un nombre considérable de produits chimiques manipulés dans un laboratoire sont toxiques.


Ils peuvent pénétrer dans l'organisme, le plus souvent par inhalation et par absorption cutanée,
plus rarement par ingestion. L'effet toxique peut être intense et immédiat, comme celui du
chlore et du sulfure d'hydrogène : l'effet est tellement évident qu'il devient facile d'éviter son
contact. Malheureusement, l'effet de certains produits chimiques est insidieux, ne se révélant
qu'après une longue exposition, même à de faibles quantités de substances ; ce type
d'intoxication est donc difficile à détecter et à prévenir. Les lésions qu'ils occasionnent
peuvent dans certains cas être très graves et parfois mortelles. Les symptômes sont divers :
nausées, vomissements, somnolence, douleurs diverses, etc. Certains auteurs regroupent sous
cinq catégories les produits chimiques rencontrés dans un laboratoire de chimie organique et
qui présentent un risque d'intoxication:

1. Substances très toxiques dont l'effet à court terme est rapide.

60
2. Substances dont les vapeurs sont très toxiques et irritantes et dont les effets toxiques sont
chroniques.
3. Substances nocives, mais moins dangereuses que celles des catégories précédentes.
4. Substances cancérigènes.
5. Substances dont les effets cumulatifs sont très nocifs

A. Produits très toxiques

De faibles quantités de ces substances peuvent provoquer la [Link] le cas de solides,


éviter l'inhalation des poussières et l'absorption cutanée ; le port de masques à poussières est
recommandé. Si elles sont gazeuses, ne les employer que sous hotte aspirante.

Quelques exemples :

Cyanure d'hydrogène HCN


Composés du mercure Hg+, Hg++
Fluorure d'hydrogène HF
Sulfure d'hydrogène H2S
Acide oxalique et ses sels HOOCŔ COOH
Dioxyde d'azote NO2
Ozone O3
Monoxyde de carbone CO
Dioxyde de soufre SO2 Chlore Cl
Fluor F2

B. Produits toxiques et irritants

Les vapeurs de ces substances sont très toxiques, très irritantes pour les voies respiratoires et
les yeux dans la plupart des cas. L'absorption cutanée de ces produits est nocive et une
exposition prolongée, même en présence de faibles quantités, peut entraîner des effets
insidieux graves. Le méthanol par exemple, est un alcool toxique. A court terme, il a un
effet narcotique immédiat propre à tous les alcools. A long terme, il provoque des troubles
visuels pouvant entraîner une cécité totale.

C. Produits nocifs

Les composés appartenant à ce groupe sont nocifs par inhalation ou absorption cutanée, même
en faibles quantités, lorsqu'on est soumis à leur vapeur ou à leurs poussières. De plus,
plusieurs d'entre eux sont cancérigènes.

D. Produits cancérigènes

Les substances reconnues cancérigènes ou soupçonnées de l'être doivent être toujours


manipulées sous la hotte et en portant des gants de protection. En plus des produits déjà
mentionnés dans les catégories précédentes et portantes l'indice c, les substances cancérigènes
les plus dangereuses sont le benzène, les amines aromatiques et leurs dérivés (même une
faible exposition peut provoquer la formation de tumeurs), les nitrosamines et les
nitrosamides, certains agents alkylants, certains hydrocarbures aromatiques polycycliques et
certains composés sulfurés.

61
E. Produits à effets cumulatifs nocifs

 Benzène

L'effet de l'inhalation des vapeurs de benzène est cumulatif : il entraîne l'anémie et le cancer.
On ne doit pas l'employer comme solvant d'usage courant. On peut presque toujours le
remplacer par le toluène, qui est moins toxique.

 Tétrachlorométhane (tétrachlorure de carbone)

Outre qu'il soit cancérigène, il est absorbé rapidement par la peau et entraîne des désordres
fonctionnels au niveau des reins et du foie. Chaque fois que c'est possible, on le remplace par
un autre solvant chloré : par exemple du trichloroéthène (trichloroéthylène), tétrachloroéthène
(tétrachloroéthylène), ou du dichlorométhane.

 Dérivés du plomb et du mercure

Les dérivés du plomb, particulièrement les composés organiques, sont des produits très
toxiques. La toxicité des dérivés du mercure est variable, mais en général, les sels de
mercure II sont plus toxiques que ceux de mercure I. L'effet cumulatif et toxique des
vapeurs de mercure métallique est également très élevé. Les préparations qui requièrent la
manipulation de mercure doivent donc être effectuées sous la hotte. Il faut être très prudent
lors de la manipulation de manomètres à mercure reliés à des pompes à vide : une
manipulation inadéquate peut provoquer l'aspiration de mercure dans la pompe ; celui-ci se
mêle alors à l'huile chaude de la pompe et est libéré en vapeur dans l'atmosphère.

2.5. Risques inhérents aux réactifs non organiques et organométalliques

Certains réactifs non organiques sont très réactifs et très corrosifs. Il est fortement
recommandé de porter des gants de protection quand on les manipule, d'opérer sous la
hotte s'il y a risque d'inhaler des vapeurs corrosives, et de procéder avec très grande
prudence quand on les mélange avec d'autres substances. En cas de contact avec la peau,
il faut rincer immédiatement avec beaucoup d'eau.

Quelques exemples :

 Acides forts : Chlorure d'hydrogène, acide nitrique, concentré ou fumant Acide


sulfurique, concentré ou fumant (quand on le mélange à l'eau, on doit toujours le
verser lentement dans l'eau froide).

 Bases fortes :Hydroxyde de potassium, hydroxyde de sodium, ammoniac, gaz ou en


solution, Chlore, brome, iode Trioxyde de chrome, chromates et dichromates

2.6. Règles d'étiquetage et symboles de danger

En plus des renseignements analytiques habituels, l'étiquette apposée à un récipient contenant


une substance chimique, comporte soit des informations relatives aux risques inhérents à cette
substance ou associés à sa manipulation, soit des conseils de prudence ou de premiers soins.
Ces informations peuvent prendre les formes suivantes.

62
A. Symboles internationaux

Chaque symbole est un pictogramme ayant une signification précise.

B. Informations codées de la Communauté européenne

Pour identifier les risques particuliers présentés par une substance chimique et les conseils de
prudence correspondants, outre les symboles de dangers déjà cités, la Communauté
européenne a prescrit un système d'étiquetage codé comportant une lettre suivie d'un indice
numérique :
 La lettre R se rapporte au risque et le chiffre qui la suit le spécifie ;
 La lettre S se rapporte à des conseils de prudence et le chiffre qui la suit les précise.

C. Informations codées de la NFPA

Le système d'étiquetage de plus en plus répandu en Amérique comprend les symboles de


dangers déjà cités et le code de la NFPA. Il est formé d'un losange divisé en quatre parties et
dont trois sont colorées et chiffrées de zéro à quatre. Une valeur de quatre représente un risque
extrême, alors que zéro signifie que le produit ne présente pas de risque dans cette catégorie.
L'étiquetage contient aussi des informations codées concernant l'équipement de protection ou
les directives de premiers soins.

3. Risques associés aux manipulations

Certaines manipulations, conduites de façon incorrecte, peuvent provoquer des accidents qui
surviennent soit au moment de l'assemblage ou de l'utilisation d'appareils, soit au cours de
réactions chimiques, soit encore pendant le traitement d'un mélange réactionnel

3.1. Montage d'appareils

Au moment de réaliser l'assemblage, il est important de disposer le matériel et les produits


sur la table de travail de manière à travailler avec aisance.

Il faut s'assurer que la verrerie est en bon état, propre et, si nécessaire, sèche.

Les pièces d'un montage (ballon, réacteur, réfrigérant, raccords, etc.) doivent être fixées
solidement à l'aide de pinces et de supports verticaux, en veillant à ce que les joints rodés
soient lubrifiés et que le robinet des ampoules de coulée ne présente pas de fuites. Dans le cas
d'ampoules lourdes, un support peut être nécessaire pour prévenir un risque de chute.

Lors de la distillation de grandes quantités de liquides volatils, inflammables ou toxiques, il


est recommandé d'opérer sous hotte aspirantes. Si un bouchon de liège ou de caoutchouc est
nécessaire pour un montage, sa dimension doit être telle qu'on puisse l'enfoncer du tiers à la
moitié de sa hauteur dans le col.

Les tables et paillasses doivent être équipées d'un nombre suffisant de prises permettant des
liaisons courtes pour limiter l'encombrement par les câbles.

63
3.2 Réactions chimiques

Les 9 pictogrammes de danger des produits chimiques (INRS, 2021) sont :

64
Certaines réactions chimiques sont dangereuses, soit parce qu'elles exigent la manipulation
de substances explosives ou pouvant réagir de façon brutale, soit parce qu'elles conduisent à
la formation de telles substances.

Entre autres, les réactions de nitration et d'oxydation. La conformité aux conseils de prudence
ci-dessous devrait éliminer certains risques d'accident.
- Si l'utilisation d'une substance explosive ou très réactive est requise, ne l'employer qu'en
quantité la plus petite possible.
- Si on présume qu'une réaction peut provoquer une explosion, ne l'essayer d'abord qu'à
une échelle réduite ; il est également préférable de la renouveler plusieurs fois à cette échelle
plutôt que de tenter un essai avec des quantités plus importantes de produits.
- Dans le cas de réactions très exothermiques, le mode opératoire le plus sûr consiste à
ajouter le réactif goutte à goutte en agitant vigoureusement ; on doit éviter de trop refroidir le
réacteur, car on risque alors de trop ralentir la réaction et d'accumuler dangereusement le
réactif introduit : dès que la température s'élèverait de nouveau légèrement, la réaction
deviendrait incontrôlable.

3.3 Appareillages divers

 Lampe ultraviolette

La peau et les yeux peuvent subir de graves dommages, s'ils sont soumis directement à des
radiations ultraviolettes. On doit, dans ce cas, utiliser des gants, une crème de protection et
des lunettes absorbant ces radiations. De plus, une bonne ventilation est nécessaire pour
éliminer l'ozone qui se forme près d'une source de radiation ultraviolette ; l'ozone est un gaz
toxique et très irritant.

 Bain-marie

Afin d'éviter tout incident, ne pas trop remplir le bain, s'assurer de sa stabilité, ne pas
plonger un récipient en verre ordinaire dans un bain très chaud : utiliser de la verrerie en
Pyrex.
Utiliser des dispositifs d'isolation thermique ne dégageant pas de fibres inhalables
(Amiante à proscrire).

 Centrifugeuse

Afin d'éviter les accidents, répartir les charges symétriquement par rapport au centre et les
équilibrer soigneusement. Une centrifugeuse doit être pourvue d'un système de verrouillage
empêchant qu'elle puisse être mise en marche si le couvercle n'est pas fermé, et que celui-ci
puisse être ouvert si le rotor est en mouvement (norme française NF E 40-010).

Thermo Scientific Centrifugeuses modèle SL Plus Centrifugeuses

65
Eppendorf 5417C Microcentrifugeuse de table Ŕ Benchtop Microcentrifuge Fisher Scientific 05-090-128
Mini-centrifugeuse Ŕ Mini-Centrifuge
 Autoclave

Il est impératif de faire vérifier périodiquement l'autoclave par du personnel spécialisé.

 Balance de précision

La balance que vous avez achetée sert à la détermination de la valeur de pesée de matières
devant être pesées. Elle est conçue pour être utilisée comme ‘‘balance non automatique’’, c´à
d. que les matières à peser seront posées manuellement et avec précaution au milieu du
plateau de pesée. La valeur de pesée peut être lue une fois stabilisée.

 Hottes à flux laminaire

Les hottes à flux laminaire Airstream Esco sont disponibles avec flux horizontal et vertical.
Dans les deux modèles, l'air est aspiré dans la partie supérieure du poste, puis traverse un
filtre ULPA.
66
- Dans les hottes à flux horizontal, l'air traverse ensuite la chambre principale de la hotte
dans un courant d'air laminaire horizontal (unidirectionnel), puis est évacué par
l'ouverture frontale du poste.
- Dans les modèles à flux vertical, l'air filtré traverse la chambre principale de la hotte
dans un courant d'air laminaire vertical (unidirectionnel), puis est évacué par
l'ouverture frontale du poste. Dans les hottes à flux horizontal (AHC), le niveau de
turbulences est légèrement plus faible que dans les hottes à flux vertical (AVC), le flux
d'air ne heurtant pas la surface de travail. En revanche, dans les hottes à flux vertical,
les turbulences sont plus faibles autour des éléments les plus volumineux que dans les
hottes à flux horizontal.

 pH mètre

Avant d'effectuer les essais de traitements on donne une analyse complète de la composition
chimique du résidu lixiviation à traiter et de la solution épuisée de l'électrolyse (retour cellules
RC).

Tableau 1 : Composition chimique du résidu lixiviation à traiter


Zn% Zn(H2O)% Zn(H2SO4)% Fe% Cd% Cu% Pb% Al% Ca% As% H2O%
22.74 8.94 12.58 25.75 0.10 0.70 4.65 / 0.73 0.05 40.82

Tableau 2: Composition chimique de la solution d’attaque (Retour cellules)


Zn(g/l) Cd(mg/l) Cu(mg/l) Fe(mg/l) Pb(mg/l) Mn(g/l) Mg(g) H+(g/l) Zn(g/l)
52.28 0.87 0.38 8.32 1.50 1.69 4 152 52.28

 Paramètres d’extraction

Essai 1 : variation du pH de la solution d’attaque à température et temps constants.


L’intervalle suivant de pH a été choisi en se rapprochant du contexte industriel de la
lixiviation acide qui s’effectue à un pH égal à 2.5 en prenant une valeur inférieure et une
valeur supérieure. L’intervalle est le suivant: 1.5, 2.5, 3.5 et avec une solution RC sans
modification (152g/l d’acidité)
Essai 2 : Variation de la température à pH de la solution d'attaque et temps de la réaction
constant. Cet intervalle de température 55°C, 65°C, 75°C a été choisi également en tenant
compte de la lixiviation acide.
Essai 3 : Variation du temps de réaction en maintenant la température et le pH de la solution
d'attaque constante. On a pris le temps égal à 90 et à 120 minutes.

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 Préparation de la solution RC

On a préparé 3 solutions RCi


RC1 : solution à pH 1.5 Prélever 3 ml de la solution à l'aide d'une pipette,
Transvaser dans une fiole jaugée de 2 litres. Jauger avec de l'eau distillée.
RC2 : solution à pH 2.5 Prélever 1.8 ml de la solution à l'aide d'une pipette, Transvaser dans
une fiole jaugée de 2 litres. Jauger avec de l'eau distillée.
RC3 : solution à pH 3.5 Prélever 0.5 ml de la solution à l'aide d'une pipette, Transvaser dans
une fiole jaugée de 2 litres. Jauger avec de l'eau distillée.
Pour mesurer le pH de la solution d'attaque on utilisé un pH mètre, cet appareil a été
soigneusement étalonné et nettoyé avant chaque mesure.

 Papier pH

 Verrerie de laboratoire
A. Verrerie usuelle

1. Tube à essais
Le tube à essais est utilisé pour les réactions faisant intervenir de petites quantités de réactifs. Un tube
à essais peu recevoir un bouchon et être chauffé1 à condition d’être en Pyrex.

2. Bécher
Le bécher est utilisé pour :
- stocker une solution (avant un prélèvement par exemple),
- faire quelques réactions chimiques,
- faire certains dosages (pH-métriques notamment).
Bien que gradué, le bécher ne peut pas servir pour mesurer précisément un volume de liquide
(graduations indicatives). Il peut être chauffé à condition d’être en Pyrex.

3. Erlenmeyer
L'erlenmeyer remplit à peu près les mêmes fonctions que le bécher à la différence que sa forme évite
les projections. Il est donc préféré au bécher pour :
- conserver provisoirement des produits chimiques volatils,
- réaliser des réactions chimiques avec des composés volatils ou lorsque la réaction peut se révéler
fortement exothermique,
- faire certains dosages (volumétriques notamment).
Bien que gradué, l'erlenmeyer ne peut pas servir pour mesurer précisément un volume de liquide
(graduations indicatives). Un erlenmeyer peut recevoir un bouchon et être chauffé à condition d’être
en Pyrex.

4. Verre à pied
Le verre à pied n’a pas de fonction bien définie. Il peut être utilisé :
- pour récupérer des liquides,
- comme « poubelle » pour les eaux de rinçage d’une burette graduée, d’une pipette jaugée, d’une
sonde pH-métrique ou conductimétrique.

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Parfois gradué, le verre à pied ne peut pas absolument servir pour mesurer un volume de liquide
(graduations très indicatives). Il ne peut pas être chauffé.

B. Verrerie pour mesurer

1. Eprouvette graduée

L'éprouvette graduée permet de mesurer le volume d’un liquide avec une


précision moyenne (environ 0,5 mL). Il faut choisir une éprouvette dont le
volume est le plus proche du volume à mesurer. La lecture d’un volume
nécessite des précautions particulières.

2. Burette graduée
La burette permet de verser et de mesurer des volumes (cumulés) précis de solution.
Elle est principalement utilisée dans les dosages volumétriques, pH-métriques et
conductimétriques. Sa préparation nécessite un protocole particulier.

3. Pipette graduée
La pipette graduée permet de mesurer de petits volumes de liquide avec une
précision moyenne. On l’utilise dans la préparation des solutions, avec une
propipette (poire aspirante) ou un pipeteur, pour prélever la solution mère,
selon un protocole particulier.

4. Pipette jaugée
La pipette jaugée permet de mesurer avec précision de petits volumes de liquides (celles
couramment utilisées sont de 2,0 mL, 5,0 mL, 10,0 mL et 20,0 mL). Elle possède 1 trait
ou 2 traits de jauge. On l’utilise dans la préparation des solutions, selon un protocole
particulier, pour prélever la solution mère (avec une propipette ou un pipeteur).

5. Fiole jaugée
La fiole jaugée permet de mesurer un volume avec une bonne précision.
(celles couramment utilisées sont de 50,0 mL, 100,0 mL et 200,0 mL,
mais il en existe aussi de 500,0 mL et de 1000,0 mL). Elle est utilisée,
selon un protocole particulier, pour la préparation de solutions de
concentrations données :
- par dissolution,
- par dilution

C. Autre verrerie

1. Agitateur en verre
L’agitateur en verre est une simple baguette de verre utiliser pour agiter ou
homogénéiser un mélange. On l’utilise aussi pour la filtration simple.

2. Ballon à fond rond


Le ballon est utilisé lorsqu’il est nécessaire de faire chauffer un milieu réactionnel
pendant une certaine durée (le ballon est alors placé dans un chauffe ballon
électrique). A noter :
- un ballon peut être « bicol » ou « tricol » de manière à être inséré dans des
montages plus complexes,
- on peut faire tenir un ballon à fond rond sur un plan de travail à l’aide d’un
support appelé « valet »,
- certains ballons sont « rodés », c'est-à-dire prévus pour s’emboîter sur une autre
pièce de verrerie.

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3. Ampoule à décanter
L’ampoule à décanter est principalement utilisée dans les extractions par
solvant. Elle permet de séparer deux liquides non miscibles puis de les
récupérer. Son utilisation nécessite un protocole particulier.

4. Réfrigérant droit
Le réfrigérant droit est principalement utilisé dans les montages de distillation
fractionnée ou d’hydrodistillation. Il sert à refroidir et à condenser les vapeurs
par un courant d’eau froide. Le condensat est recueilli, par gravité, à la sortie du
tube. A noter que la partie haute peut être « rodée ».

5. Réfrigérant à boules
Le réfrigérant à boules est principalement utilisé dans le montage du
chauffage à reflux. Monté verticalement au-dessus d’un ballon, il
permet de refroidir et de condenser toutes les vapeurs qui se forment
lors du chauffage. Par gravité, le condensat retombe dans le milieu
réactionnel et évite ainsi les pertes de matière. A noter que la partie
basse peut être « rodée ».

6. Colonne de Vigreux (ou colonne à distiller)


La colonne de Vigreux est utilisée dans le montage de distillation fractionnée. Son rôle
est d’assurer la séparation de deux liquides miscibles portés à ébullition en purifiant
progressivement, au cours de la montée, les vapeurs du liquide le plus volatil. A noter
que les parties basses et hautes peuvent être rodées.

7. Entonnoir
L’entonnoir permet de verser un liquide dans un flacon à col étroit en
évitant les pertes. Il est aussi utilisé dans les montages de filtration.

8. Cristallisoir
Le cristallisoir est un récipient en verre épais qui permet de stocker une
importante quantité d'eau. Il sert souvent de cuve à eau pour recueillir des gaz par
déplacement. Il ne peut pas être chauffé.

9. Verre de montre (ou coupelle)


Un verre de montre sert à entreposer de petites quantités de solides à l’état divisé. Il
est utilisé lors de la pesée de ces petites quantités. Il ne peut pas être chauffé.

10. Fiole à vide


Principalement utilisée pour la filtration sous vide (associée alors à un entonnoir
Büchner), la fiole à vide est un erlenmeyer en verre épais disposant d'une ouverture
latérale. Elle est reliée par un tuyau épais à une trompe à eau chargée d'y créer un vide
partiel.

11. Ampoule de coulée


Dans le cas d’une réaction fortement exothermique, l’ampoule de coulée est
utilisée pour verser un réactif au goutte à goutte, limitant ainsi les risques
d’emballement (voire d’explosion). A noter que les parties hautes et basses
peuvent être rodées.

12. Tube à dégagement


Il s'agit d'un tube de verre généralement coudé s'adaptant à l'ouverture
d'un tube à essais (par l’intermédiaire d’un bouchon) et permettant soit
de recueillir les gaz formés, soit de diriger ces gaz vers un autre milieu
réactionnel.

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13. Tête de colonne
La tête de colonne est utilisée dans les montages de distillation ou
d’hydrodistillation. C’est une pièce de verre s’adaptant verticalement sur un
ballon ou une colonne de Vigreux et, latéralement, sur un réfrigérant droit.
A noter que la partie supérieure peut recevoir un thermomètre.

D. Accessoires divers

1. Propipette
La propipette s'adapte sur une pipette jaugée ou graduée et sert à y créer une
dépression. Cette dépression permet au liquide pipeté de monter dans la pipette. Elle
permet ensuite de maintenir le liquide puis de le laisser couler. L’utilisation d’une
propipette obéit à un protocole particulier.

2. Pipeteur
La fonction et le principe du pipeteur sont les mêmes que ceux de la
propipette. Son utilisation obéit à un protocole particulier.

3. Entonnoir Büchner
L'entonnoir Büchner (généralement en porcelaine) associé à un joint conique (pour
assurer l'étanchéité) est placé dans l'encolure d'une fiole à vide lors d'une filtration sous
vide.

4. Trompe à eau
Utilisée lors d'une filtration sous vide, elle s'adapte sur un robinet d'eau froide et permet
de créer, lorsque l'eau y circule, une dépression dans la fiole à vide à laquelle elle est
reliée.

5. Pissette
La pissette, principalement utilisée avec de l’eau distillée, permet :
- de rincer la verrerie,
- de rincer les électrodes et les sondes (pH-mètre, conductimètre…),
- de compléter les fioles jaugées jusqu’au trait de jauge.

6. Mortier et pilon
On les utilise pour broyer des corps solides.

7. Entonnoir à solide
L'entonnoir à solide permet d'introduire une poudre dans une fiole jaugée, par
exemple lors d'une dissolution. Dans ce cas, pour être sûr que toute la poudre est
bien tombée dans la fiole, il faut rincer à l'eau distillée l'entonnoir en récupérant l'eau
de rinçage dans la fiole.

8. Creuset
Un creuset est un récipient en matériau réfractaire ou en porcelaine capable de
résister à de fortes températures. On peut y réaliser des réactions très exothermiques
ou y déposer des métaux en fusion.

9. Compte-gouttes
Le compte-gouttes permet d'introduire un liquide goutte à goutte dans un milieu réactionnel.

10. Bec Bunsen


Un bec Bunsen est un brûleur à gaz utilisé pour chauffer de petites quantités de
liquide. Son utilisation obéit à des règles précises.

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12. Pince en bois
Les pinces en bois permettent de manipuler la verrerie chaude. Elles sont donc tout indiquées
pour chauffer le contenu d'un tube à essai au bec Bunsen.

13. Chauffe ballon électrique


Le chauffe-ballon est, comme son nom l'indique, un appareil électrique qui
permet de chauffer les ballons. Il se présente généralement sous la forme d'un
cylindre (ou parfois d'un rectangle) sur la surface duquel on aurait creusé une
demi-sphère. Il est utilisé pour les montages, notamment à reflux.

14. Support élévateur


Support souvent utilisé dans les montages de chimie et dont on peut régler la
hauteur.

15. Valet
Support spécifique destiné à maintenir un ballon à fond rond sur un plan
horizontal.

16. Agitateur magnétique


L'agitateur magnétique permet d'homogénéiser un mélange de façon
automatique. Ainsi, il est très utile pour les agitations qui durent longtemps :
- préparation d'une solution à partir d'un composé solide qui se dissout
difficilement,
- dosages conductimétriques ou pH-métriques.
Le barreau aimanté se met dans le récipient qui contient le mélange à homogénéiser et le
récipient se met sur l'agitateur. Une tige dont l'extrémité est aimantée permet de retirer le
barreau aimanté du mélange.

17. Potence
Ossature principale d'un montage de chimie. Les différentes pièces de verrerie sont
maintenues à l'aide de pinces, elles-mêmes fixées sur une ou plusieurs potences à
l'aide de noix de serrage.

18. Noix
La noix de serrage permet de fixer à une potence une pince
métallique supportant de la verrerie dans un montage de chimie.

19. Pince
En métal et parfois recouvertes d'une matière plastique pour protéger la
verrerie, les pinces permettent de tenir les différentes parties d'un montage
de chimie pour en assurer la stabilité.

20. Spatule
La spatule permet de prélever un solide en poudre fine, en copeaux, etc… ,
de manière à éviter le contact direct entre la peau et le solide.

21. Bouchon
Les bouchons sont de diamètre et de hauteur variable afin d'en disposer pour une
verrerie nombreuse. Ils s'adaptent sur les tubes à essais, les erlenmeyers, les ballons...
Certains bouchons ont un (ou plusieurs) trou(s) et peuvent ainsi recevoir un (ou
plusieurs) tube(s). C'est le cas lorsque l'on souhaite adapter un réfrigérant à air sur un
tube à essais ou un erlenmeyer.

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ANNEXES

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