MP* Centre des classes préparatoires Lm6E 30/11/2024
Eléments de corrigé DS 3
Problème 1 : Lemme de Baire. Applications
Partie I : Résultats préliminaires
1. On a d (x; A) = inf kx ak
a2A
(a) Par l’inégalité triangulaire, on a : kx ak kx yk + ky ak ; en prenant inf ; et échangeant (x; y) ;
a2A
on obtient que x 7 ! d (x; A) est 1-Lipschitzienne sur E; en particulier uniformément continue et
continue sur E:
T
(b) On a A (") = fx 2 E = d (x; A) = 0g = A l’adhérence de A:
">0
T 1 1
(c) Si A un fermé alors selon la question précédente : A = A = A : Or chaque A est un
n 1 n n
1
ouvert (relatif) de E comme image réciproque de l’ouvert de R par l’application continue
1;
n
x 7 ! d (x; A) ; le fermé A est alors un G de E: Par passage au complémentaire, on obtient que tout
ouvert de E est un F de E:
n S
N !Q
(d) Q étant dénombrable, donc il exite une bijection n 7 ! un ; donc Q = n2N fun g réunion dénom-
brable de fermé, c’est donc un F de R:
Partie II : Point de continuité d’une fonction
1
2. Soit x 2 On ; donc il existe V 2 V (x) ; 8 y; z 2 V; kf (y) f (z)k ; puisque V contient un ouvert
n
contenant x; on peut supposer alors V ouvert, dans ce cas V sera voisinage de tout ses points, et on aura
alors V On qui sera alors ouvert.
3. Procédons par double inclusion :
1
Si f en continue en x; alors 8 n 1; 9 Vn;x = B (x; x) 2 V (x) ; 8 y 2 V n;x ; kf (x) f (y)k ;
2n
donc
1
8n 1; 9 Vn;x 2 V (x) ; 8 y; z 2 V n;x ; kf (y) f (z)k kf (x) f (y)k + kf (x) f (z)k
n
T
càd x 2 On :
n 1
1 T
Soit " > 0; alors 9 N 2 N; 8 n N; " Si x 2 On ; 9 Vn;x 2 V (x) ; 8 y; z 2 Vn;x ; kf (y) f (z)k
n n 1
1
"; en partticulier pour y = x; on aura 8 z 2 VN;x ; kf (x) f (z)k ": Ainsi f est continue en x:
n
4. Selon Q2. et Q3., C (f ) est une intersection dénombrable d’ouverts de E; c’est donc G de E:
Partie III : Le lemme de Baire en dimension …nie
5. Pour chaque n 2 N; on se …xe un cn 2 Kn ; puisque la suite de compacts (Kn ) est décroissante, alors
8 p 2 N; la suite tronquée (cn )n p est à terme dans le compact Kp ; donc elle admet une valeur d’adhérence
c 2 Kp , 8 p 2 N: CQFD.
6. Soit V un ouvert 6= ? et (Un )n une suite d’ouverts denses dans E.
(a) Construction.
1
i. Initialisation : On a V ouvert non vide et U0 dense dans E; donc V \ U0 6= ?, de plus U0 \ V
est ouvert, il contient un certain a0 en son intérieur, donc 9 r0 > 0; B (a0 ; r0 ) V \ U0 : Quitte à
diminuer au besoin le rayon r0 > 0; on peut supposer Bf (a0 ; r0 ) V \ U0 :
ii. Supposons avoir construit Bf (an ; rn ) ; on a alors B (an ; rn ) \ Un est un ouvert non vide, donc
rencontre l’ouvert dense Un+1 en un certain an+1 , en suivant la même démarche du (i) ; il existe
Bf (an+1 ; rn+1 ) tel que Bf (an+1 ; rn+1 ) B (an ; rn ) \ Un :
(b) La suite de compacts (fermés-bornés enTdimension …nie) non vides Bf (an ; rT n ) construite est décrois-
sante, donc selon Q5, son intersection Bf (an ; rn ) est non vide. Soit c 2 Bf (an ; rn ), on a alors
n 0 n 0
par construction, c 2 V \ Un ; 8 n 0: D’où le résultat.
7. Sachant que le complémentaire d’un ouvert dense est un fermé d’intérieur vide et que le complémentaire
transforme une intersection en réunion, le résultat s’obtient par un simple passage aux complémentaires.
8. Si une telle fonction f existe, alors Q = C (f ) serai un G selon Q4, et aussi un F selon Q1d. Ainsi Q
et (R nQ) seront tout deux des G : càd réunion dénombrable de fermés, ces fermés auront forcément leur
intérieurs vides car l’intérieur de Q et de (R nQ) sont vides. On conclut que R = Q[ (R nQ) serai une
réunion dénombrable de fermés d’intérieurs vides, donc selon le lemme de Baire, lui aussi sera d’intérieurs
vide. Absurde!
9. Conséquences de Baire
S o S
(a) On note F le complémentaire de l’ouvert Fn ; alors F est fermé et on a F = F \ E= (F \ Fn )
n2N n2N
O
z }| {
réunion dénombrable de fermés d’intérieur vide (car F \ Fn F \ Fn = ?: Donc selon le lemme de
S o
Baire Q7, F est d’intérieur vide ce qui est équivalent à Fn dense dans E:
n2N
S S S
(b) On a Xn est un F ; donc de la forme Xn = Fn;p ; où Fn;p un fermé de R: Donc R = Fn;p
p2N n2N p2N
est encore une réunion dénombrable de fermée (N N étant dénombrable), donc selon le (a) ; la partie
o o o o
S S z}|{ S o S zS }| { S z}|{ zS }| {
Fn;p est dense dans R; il en est de même que Xn = Fn;p car Fn;p Fn;p .
n2N p2N n2N n2N p2N p2N p2N
Partie IV : Fonctions de première classe de Baire
10. Faites un dessin!
1 1
Par exemple, fn continue paire, fn (x) = 1 sur [0; 1] ; nulle sur 1 + ; +1 et a¢ ne sur 1; 1 + ;
n n
converge sur R vers f paire, f (x) = 1 sur [0; 1] et nulle sur ]1; +1[ ; donc discontinue en 1:
11. .
1
(a) Puisque les fn sont continues, alors Fn (") est fermé comme intersection des fermés (fp fq ) f] 1; "[g.
De plus chaque x 2 E; véri…e f (x) = lim fn (x) ; donc la suite (fn (x))n satisfait le critère de Cauchy
n!+1 S
: 8 " > 0; 9 n 2 N; 8p; q n; kfp (x) fq (x)k "; ainsi x 2 Fn (") ; d’où l’inclusion E Fn (") ;
n 0
puis l’égalité.
(b) C’est une conséquence immédiate de la question Q9a.
2
1 1
(c) En prenant " = ; alors selon la question Q11b. est une intersection dénombrable d’ouverts
k k
denses, c’est donc une partie dense selon le lemme de Baire Q6b.
o
z }| {
T 1 1 1
(d) Si x 2 = ; alors 8 k 1; x 2 ; par suite 9 n 0; x 2 Fn ; il existe alors >
k 1 k k k
1
0; B (x; ) Fn : On conclut que 9 n > 0; 9 0; 8 y 2 B (x; ) ; 8 p; q n; kfp (y) fq (y)k
k
1 1
; en faisant tendre q vers l’in…ni, on obtient 8 y 2 B (x; ) ; 8 p n; kfp (y) f (y)k : Si " > 0;
k k
3
en choisissant k tel que "; on aura l’existence d’un > 0 tel que pour tout y : kx yk ; on
k
3
aura kf (x) f (y)k kf (x) fp (x)k + kfp (x) fp (y)k + kfp (y) f (y)k ": On conclut alors
k
que la fonction f est continue sur :
12. On vient de montrer que f est continue la partie qui est dense dans E; par suite C (f ) est également
dense. (contient une partie dense).
1 1
13. Il su¢ t de remarquer que la suite de fonctions continues de terme général fn (x) = f x+ f (x)
n n
converge point par point sur R vers f 0 (x) : La question Q1é, assure que C (f 0 ) est dense dans R:
Partie V : Théorème de Sunyer i Balaguer
14. Noter que est un ouvert comme réunion d’ouverts, donc ses composantes connexes par arcs sont des
intervalles ouvertes non vides. Soit x0 2 et ]u; v[ la composante contenant x0 :
S
On a x0 2 = n2N Fn ; donc x0 2 Fn0 qui est ouvert, d’où l’existence d’un ] ; [ Fn0 ; avec
x0 2 ] ; [ on a alors f (n0 ) = 0 sur ] ; [ ; ainsi f = P une fonction polynomiale sur cet intervalle
] ; [. En…n ] ; [ est un convexe contenant x0 et contenu dans ; donc il est inclu dans la composante
connexe ]u; v[ de x0 :
On pose alors J = x 2 ]x0 ; v[ = f (n0 ) = 0 sur ]x0 ; x[ ; alors :
– J est un fermé relatif de ]x0 ; v[ par continuité de f (n0 ) :
– Si x 2 J; donc x 2 ouvert, donc un raisonnement analogue du premier point en prenant x0 au
lier de x; on peut trouver " > 0 assez petit de façon que f = Q soit polynomiale sur ]x "; x + "[ ;
ces deux fonctions polynomiales coïncident sur la partie in…nie ]x; x + "[ ; elles sont donc égales.
Ainsi f = P; polynomiale sur ]x0 ; x + "[. J est donc un ouvert relatif de ]x0 ; v[
– J est non vide puisque contient :
– Puisque ]x0 ; v[ connexes par arcs et J sous partie ouvert-fermé non vide, alors J = ]x0 ; v[ et par
suite f = P est polynomiale sur ]x0 ; v[ :
Le même raisonnement conduit à f = Q polynomiale sur ]u; x0 [ : Le caractère C 1 de f assure : 8 n 2
N; P (n) (x0 ) = Q(n) (x0 ) ; donc par exemple à l’aide de la formule de Taylor pour les polynômes P (X) =
X1
P (n) (x0 )
(X x0 ) ; on obtient P = Q: Ainsi f = P est polynomiale sur chaque composante
n=0
n!
connexe par arcs de :
15. Soit a 2 X un point isolé.
(a) les parties ]a ; a[ et ]a; a + [ sont convexes contenues dans ; donc Q14 assure f polynomiale sur
chacun des intervalles.
(b) La même technique du dernier point du Q14. prouve que P1 = P2 : La continuité de f assure que
f = P sur ]a ; a + [ ; d’où a 2 = XnR: Absurde. On conclut alors que X est sans point isolé.
16. Si X est vide, alors = R sera convexe, donc aura une seule composante connexe, Q14 assure que f est
polynomiale sur R:
17. La partie partie X \ Fn0 de X étant d’intérieur relatif non vide, elle est alors voisinage relatif de tout ses
points; on peut alors trouver un intervalle ouvert I tel que I \ X 6= ? et I \ X X \ Fn0 Fn0 :
Par ailleurs, on considère un élément a 2 I \ X; cet élément a n’est pas isolé dans X selon Q15, il est alors
limite d’une suite injective (ap )p 2 X N ; et puisque a 2 I ouvert, donc voisinage de a; on peut choisir les
ap 2 I; ainsi (ap )p 2 FnN0 ; on aura alors
f (n0 ) (ap ) f (n0 ) (a) 0
f (n0 +1) (a) = lim = lim =0
p!+1 ap a p!+1 ap a
3
Ainsi a 2 Fn0 +1 ; puis par récurrence immédiate a 2 Fn ; 8n n0 : On conclut que I \ X Fn , 8n n0 :
18. On a I = (I \ X) [ (I \ ) :
Sur (I \ X) le problème est réglé puisque I \ X Fn , 8n n0 ; donc en particulier f (n0 ) = 0 sur
I \ X:
Sur (I \ ) : On considère une composante connexe par ]u; v[ de cet ouvert (le cas vide est trivial), le
raisonnemt de Q14, assure que f = P un polynôme sur ]u; v[ : Si ]u; v[ inclu strictement dans I; alors
par exemple u 2 I; donc forcément u 2 I \ X car sinon f serai polynomiale au voisinage de u; surtout
à gauche de u; ce qui contredit le caractère maximal de composante connexe. Ainsi u 2 I \ X Fn ;
8n n0 , la formule de Taylor appliqué à P en u; assure que deg (P ) n0 : On conclut que f (n0 ) = 0
sur chaque composante connexe de I \ :
Ainsi f (n0 ) = 0 sur I tout entier et par suite I , ce qui conduit à I \ X = ?: Absurde
Ainsi l’hypothèse X 6= ? est fausse; la question Q16. assurera le caractère polynomiale de la fonction
f: Ce résultat est connu sous le nom du mathématicien espagnol (Barcelonais!) Sunyer i Balaguer)
Problème 2 : Théoème de Krein-Milman
Partie I : Projection sur un convexe fermé
1. On pose d = d (x; K) = inf kx ak
a2K
(a) On a d est adhérent à la partie fkx ak = a 2 Kg ; d’où l’existence d’une suite (un ) 2 K N telle que
d = lim kx un k :
n!+1
(b) La suite (kx un k)n étant convergente, donc en particulier bornée, donc (un )n est également bornée
dans E de dimension …nie, elle aura ainsi une valeur d’adhérence u 2 E selon le théorème de Bolzano-
Weierstrass. En…n les un 2 K fermé, donc u 2 K:
2. On a u est valeur d’adhrénce de (un ), donc il existe une sous suite u (n) convergente vers u: De plus
lim u (n) x = d, tenant compte de la continuité de la norme, on obtient d = kx uk :
3. Faites un dessin!
(a) Caractérisation de u :
2 2 2 2 2
Retour : kx ak = kx u+u ak = kx uk + 2 hx u; u ai + ku ak ku ak ; donc
| {z }
0
d (x; K) = ku ak :
Sens direct : Si d (x; K) = ku ak ; alors par convexité de K; on a pour 0 < t 1; (1 t) u + ta 2
K; donc
2 2
kx (1 t) u tak kx uk
2
En développant le premier terme et en simpli…ant par t : 2 hx u; u ai + t ku ak 0; puis
en faisant t ! 0+ ; on obtient hx u; u ai 0 çàd hx u; a ui 0:
(b) Si u; v 2 K véri…ent d (x; K) = kx uk = kx uk ; alors selon la caractérisation ci-dessus, pour tout
a 2 K; on aura : hx u; a ui 0 et hx v; a vi 0; en prenant respectivement a = v et a = u;
2
on obtient hx u; v ui 0 et hx v; u vi 0; puis en faisant la somme, on aura ku vk 0:
D’où u = v:
4. On utilise encore la caractérisation Q3 : on a alors hx p(x); p (y) p (x)i 0 et hy p (y) ; p (x) p (y)i
2
0; la somme de ces deux inégalité conduit à : kp(x) p (y)k hp (x) p (y) ; x yi ; puis grâce à l’inégalité
de Cauchy-Schwarz, on aura :
2
kp(x) p (y)k kp (x) p (y)k kx yk
ce qui assurera dans tout les cas (p(x) p (y) = 0 ou non) :
kp(x) p (y)k kx yk
Ainsi p est 1-Lipschitzienne sur E; donc en particulier continue sur E:
Partie II : Hyperplan d’appui
Intuitivement un hyperplan d’appui est tangent au convexe et divise l’espace en deux parties connexes par
arcs telles que le convexe K est inclu dans l’une des deux parties. Faites un dessin.
4
5. Soit c 2 @K un point de la frontière de K:
(a) On sait que K et son complémentaire EnK ont la même frontière, donc c 2 @ (EnK) EnK; donc il
N
est limite d’une suite (xn )n 2 (EnK) :
(b) (vn )n est suite d’éléments de la sphère unité, fermé-borné en dimension …nie, donc compact. Ainsi
(vn )n admet une valeur d’adhérence v 2 S (0; 1) ; donc en particulier v 6= 0:
(c) Soit la forme linéaire dé…nie par (x) = hx; vi ; on a bien H = c + ker ( ) est un hyperplan a¢ ne
contenant c: De plus selon la question Q3, pour tout entier n; on a 8 x 2 K; hxn yn ; x yn i 0;
donc hvn ; x p (xn )i 0; quitte à remplacer (vn )n par sa suite extraite convergente vers v et par
continuité de la projection p établit à la question Q4, on obient quand n ! +1; tenant compte
p (c) = c puisque c 2 K :
hv; x p (c)i 0: càd (x) hv; p (c)i = hv; ci = (c)
Ainsi H est un hyperplan d’appui du convexe K en c:
6. On a H = c + ker ( ) :
(a) H est fermé comme translaté d’un fermé ker ( ) sous-espace de dimension …nie, ainsi H \ K est un
fermé du compact K; c’est donc un compact. De plus il est convexe comme intersection de deux
convexes (H convexe facile), en…n c 2 H \ K: (c 2 @K K car K fermé).
(b) Par contrapposée c non extémal dans H \ K est aussi non extrémal dans K de manière évidente.
(c) On suppose c 2 ]y; z[ K non extrémal dans K; alors il existe t 2 ]0; 1[ ; c = (1 t) :y + t:z; donc
(c) = (1 t) : (y) + t: (z) (c) car par dé…nition de l’hyperplan d’appui : (y) (c) et
(z) (c) : Donc forcément (y) = (z) = (c) càd y; z 2 H = c + ker ( ) :
(d) Selon Qc. on obtient c non extrémal dans K =) c non extrémal dans H \ K car on a obtenu
c 2 ]y; z[ K =) c 2 ]y; z[ H \ K: On conclut que K et H \ K ont les mêmes points extrémaux
lorsque H hyperplan d’appui de K:
Partie III : Théorème de Krein-Milman
7. La dé…nition de Conv(EK ) et la convexité de K assurent l’inclusion Conv(EK ) K:
8. On note D+ = c + R+ :u et D = c + R :u les demi-droites d’origine c dirigées par u: Elles sont convexes,
en particulier connexes par arcs. Si par l’absurde l’une d’elle ne rencontre pas @K = @ (EnK) ; alors par
exemple D+ , alors (Faites un dessin!)
0 1
o z }| {
D+ = D+ \ K [ @D+ \ (EnK)A
o z }| {
Avec D+ \ K est un ouvert relatif de D+ non vide (contient c) et D+ \ (EnK) est un ouvert relatif de
D+ non vide car D+ demi-droite, donc non bornée ne être incluse dans K lui borné. Cela contredit la
connexité par arcs de D+ : D’où l’existence de a; b 2 @K \ D; de plus cette intersection est incluse dans D;
fermé-borné-convexe, donc de la forme [a; b] contenant c:
P
n P
n
9. Notons que K A¤(K) ; donc 0 = c c 2 F: Si z = i :ai c 2 F; avec i = 1; alors
i=1 i=1
n
X n
X n
X n
X
z= i :ai c= i :ai + (1 )c c= i :ai + (1 ) i :c c2F
i=1 i=1 i=1 i=1
5
P
n P
n
car les ai ; c 2 K est la masse totale est i + (1 ) i = + (1 ) = 1:
i=1 i=1
P
n P
n P
n P
n
De même si z1 = i :ai c 2 F; avec i = 1 et z2 = i :bi c 2 F; avec i = 1: (On peut
i=1 i=1 i=1 i=1
supposer le même n quitte à compléter le plus petit par des zéros), alors :
n n
!
z1 + z2 1X 1X
= i :ai + :bi c 2 F car A¤(K) convexe
2 2 i=1 2 i=1 i
z1 + z2
Selon le premier point z1 + z2 = 2 2 F: Ainsi F est sous-espace de E:
2
10. Si m = 0; alors A¤(K) = fcg = K; donc Conv(EK ) = fcg = K:
11. Quitte à se limiter à A¤(K) c; pour c 2 @K on considère H un hyperplan d’appui de K en c dont la
direction vectorielle est de dimension (m 1) : càd H = c + vect (e1 ; :::; em 1 ) ; avec (e1 ; :::; em 1 ) libre.
(a) On complète en (e1 ; :::; em ) base de E; alors em 2 = F 0 : Ainsi dim (F 0 )
= vect (e1 ; :::; em 1 ) ; donc em 2
m 1:
(b) Puisque c 2 @K; la question Q6, assure que EK = EH\K ; puis l’hypothèse de réccurence appliqué au
convexe compact H \ K a¢ rme c 2Conv(EH\K ) =Conv(EK ) :
o
(c) On vient de montrer lorsque c 2 @K; que l’on a c 2Conv(EK ) : K étant un fermé, donc K = K [@K; le
o
cas c 2 K; a été traité à la question Q8, on a montré qu’il existe a; b 2 @K telle que c = (1 t) :a+t:b 2
[a; b] ; donc a; b 2Conv(EK ) selon (b) et par convexité de ce dernier, c 2Conv(EK ) : On conclut alors
K =Conv(EK ) : Résultat connu sous le nom du théorème de Krein-Milman.
Partie IV : Théorème de Choquet
n
X 2
+ ::: + 2n 1
12. On a fn (x) = i i: est polynômiale des coe¢ cients ( 1 ; :::; n ) de x; donc continue sur
i=1
n
le compact K: Par le théorème des bornes atteintes, elle admet un minimum global sur K atteint en un
certain xn de K:
13. On suppose que xn n’est pas extrémal de K:
(a) Par le théorème de Krein-Milman, on a K =Conv(EK ) ; or xn 2 K; donc xn 2Conv(EK ) : Ainsi
xn 2 (Conv(EK ) n EK ); alors il existe r 2; y1 ; :::; yr 2 EK deux à deux distincts; 1 ; :::; r 2 ]0; 1[ ;
Xn n
X
xn = i :yi et i = 1:
i=1 i=1
t2
(b) On véri…e que les fonctions gn : t 7 ! sont strictement concaves sur R; elles véri…ent alors
! n
Xn Xn
gn i i > i gn ( i ) lorsque les i 2 ]0; 1[ et les i non tous égaux. On conclut alors que
i=1 i=1
2 2 Xn
kxk i
x 7 ! = est strictement concave aussi, par ailleurs est linéaire, donc convexe-
n i=1
n
concave, ainsi les fn sont strictement concave sur E : D’où l’inégalité :
n
! n
X X
fn (xn ) = fn y
i i > i fn (yi )
i=1 i=1
(c) Par dé…nition de xn et puisque les yi 2 K; on a pour tout i 2 f1; :::; rg ; fn (yi ) fn (xn ), donc
forcément il existe un indice i pour lequel fn (yi ) < fn (xn ).
(d) L’inégalité fn (yi ) < fn (xn ) contredit la minimalité de fn sur K en xn : on conclut que xn 2 EK :
2 2
kxn k kyk
14. On vient de montrer pour tout n 1; il existe xn 2 EK tel que 8 y 2 K; (y) : (xn )
n n
N
La suite (xn ) 2 (EK ) étant à terme dans le compact EK , donc admet une valeur d’adhérence x 2 EK ;
en remplaçant (xn )n par sa suite extractrice convergente vers x et en tendant n vers +1; tenant compte
de la continuité de ; de la norme, on conclut l’existence de x 2 EK tel que 8 y 2 K; (x) (y) : Ainsi
la forme linéaire atteint son minimum global en un point extrémal y: Résultat connu sous le nom du
théorème de Chaquet.
Fin du corrigé