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Fonction D'onde Et Équation de Schrödinger

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Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

Fonction d’onde et équation de Schrödinger

I. Introduction

En mécanique classique, une particule est décrite par sa position ⃗ . L’évolution de sa


position (la trajectoire de la particule) est donnée par l’équation de Newton :


En mécanique quantique, en vertu de la dualité onde-corpuscule, la particule est


maintenant décrite par une fonction d’onde ⃗ dont nous décrirons la signification et
l’équation qui donne son évolution, c’est l’équation de Schrödinger.

II. Fonction d’onde

Nous associons maintenant à une particule une quantité que nous appelons fonction
d’onde. est un champ scalaire dépendant du temps :

Cette notion de fonction d’onde est à rapprocher des observations expérimentales qui
nous ont montré la dualité onde-corpuscule. Une particule a aussi un aspect ondulatoire.

Comme pour les phénomènes ondulatoires, ⃗ est en général une fonction


complexe.

La probabilité de trouver la particule dans un volume autour de r est

| ⃗ | ⃗ ⃗

La connaissance de ⃗ permet alors de connaître l’évolution dynamique de la


probabilité de trouver la particule dans un volume autour de tout point r en fonction du
temps.

On a donc une fonction ⃗ pour chaque valeur du temps t. On définit donc une
fonction ⃗ Il est important de noter que cette fonction n’est en aucun cas reliée à une
densité de probabilité de mesure d’un temps ou quelque chose comme ça : | ⃗ | n’a
aucune signification physique ! t est ici un paramètre et non un résultat de mesure.

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

III. Equation de Schrödinger

En 1926, guidé par les idées de L. de Broglie, Erwin Schrödinger a proposé une
équation d'onde afin de rendre compte des aspects ondulatoires de la matière. Elle décrit
l'évolution dans le temps d'une particule massive non relativiste, et remplit ainsi le même rôle
que la relation fondamentale de la dynamique en mécanique classique.

L’analogie , ⃗ ⃗⃗ et la relation classique pour une particule libre


( ⃗⃗ ⃗)
suggère que la dérivée par rapport au temps de la fonction ⃗ doit être
reliée à la dérivée seconde de cette onde par rapport à la variable d’espace. Ces remarques ont
amené Schrödinger à postuler que la fonction d’onde d’une particule dans le vide doit
satisfaire l’équation



En effet,

⃗ ⃗
Et

⃗ ⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ ⃗

En remplaçant par et ⃗⃗ par ⃗⃗, cette équation est bien compatible avec la relation
classique .

On généralisant cette construction en présence d'un potentiel ⃗ indépendant du


temps, nous obtenons l’équation de Schrödinger pour une particule se déplaçant dans un
potentiel ⃗ :


* ⃗ + ⃗

IV. Particule dans un potentiel indépendant du temps

On considère une particule de masse m se déplaçant dans un potentiel ⃗ indépendant


du temps et on se propose de déterminer sa fonction d’onde. L'état quantique de la particule
est décrit par la fonction d'onde ⃗ qui obéit à l'équation de Schrödinger stationnaire.

1. Solution de l’équation de Schrödinger

L’équation de Schrödinger pour une particule dans un potentiel indépendant du temps,


s’écrit sous la forme :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger


* ⃗ + ⃗

Comme les variables ⃗ et t sont séparés dans les deux membres, on peut, de façon
générale, chercher des solutions de la forme d’un produit d’une fonction d’espace ⃗ et
d’une fonction dépendant du temps , soit :

⃗ ⃗

En portant cette expression dans l’équation de Schrödinger, il vient :

En divisant les deux membres de l’équation par le produit , on obtient l’égalité :

[ ]

Le membre de gauche est une fonction du temps tandis que le membre de droite est
fonction uniquement de la position. Pour qu’il y ait égalité quelque soient ⃗ et t il faut que les
deux membres soient constants. Cette constante a les dimensions d’une énergie qu’on notera
E. On aura alors les deux équations suivantes :

( )

La première équation se résout simplement et a pour solution :

Ce qui donne pour ⃗ :

⃗ ⃗

La dépendance sinusoïdale indique que la particule a une énergie bien définie et que sa
densité de probabilité de présence est indépendante du temps :

| ⃗ | | ⃗ |

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

On dit dans ce cas que la particule est dans des états stationnaires c’est à dire pour lesquels
l’énergie E est constante.

On obtient ces états en résolvant l’équation (2.6) qui s’écrit aussi sous la forme :

Où est l’Hamiltonien et tel que :

| ⃗ |

Cette équation est appelée équation aux valeurs propres : C’est à dire pour des condi-
tions imposées à ⃗ , celle-ci n’existe que pour certaines valeurs de l’énergie E, appelées
valeurs propres de H. ⃗ est alors appelée fonction propre correspondant à la valeur propre
E.

a. Modélisation de potentiels réels

A part les cas où le potentiel est nul ou constant, la situation la plus simple est celle où
⃗ subit des discontinuités en restant constant entre deux discontinuités. La recherche des
solutions pour de tels potentiels ne présente pas de difficultés mathématiques et cela permettra
de modéliser des situations réelles qu’on peut approximer par de tels potentiels. Pour simpli-
fier, nous supposerons que le potentiel ne varie qu'avec une seule coordonnée de position, par
exemple . La Figure 2.1 montre quelques exemples qui se rencontrent souvent en mécanique
quantique.

Barrière de potentiel Potentiel Potentiel de la Potentiel de


harmonique molécule NH3 Lehnard-Jones

Figure 2.1 : Modélisation de potentiels réels.

Pour simplifier le formalisme, on ne traitera dans la suite que des potentiels à une seule va-
riable d’espace x.

b. Cas des potentiels pairs

Ecrivons l’équation de Schrödinger pour x et pour −x :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

On a :

On remarque que et sont solutions de la même équation différentielle li-


néaire ; elles sont donc identiques à un facteur multiplicatif près, soit :

Cette relation est vraie pour toute valeur de x et en particulier lorsqu’on change x en −x donc

Si l’on combine les relations (2.13) et (2.14), il vient :

ce qui implique que :

est appelée parité de la fonction :

- Pour , la fonction d’onde est une fonction paire, elle est dite symétrique.

- Pour , la fonction d’onde est une fonction impaire, elle est dite antisymétrique.

Ainsi, lorsque le potentiel est pair, l’ensemble des solutions possibles de l’équation de Schrö-
dinger est constitué de deux systèmes : les solutions paires ou symétriques et les solutions
impaires ou antisymétriques.

c. Conditions aux limites

Nous avons vu que la probabilité de trouver la particule en un point de l’espace est pro-
portionnelle au module au carré | | de la fonction d’onde.

Cette quantité doit donc être une fonction continue partout et notamment aux disconti-
nuités du potentiel. Si | | est continue il est logique de supposer que l’est aussi.

Par ailleurs, l’existence d’une dérivée seconde dans l’équation de Schrödinger implique
d’un point de vue mathématique que la fonction d’onde n’a pas de discontinuité et par consé-
quent que sa dérivée première est continue en tout point.

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

Pour déterminer les relations donnant la quantification de l’énergie de la particule, on


applique donc aux discontinuités de potentiel les deux conditions suivantes :

- Continuité de la fonction d’onde.

- Continuité de la dérivée première de la fonction d’onde.

d. Etats liés et états continus

Lorsque la particule reste confinée dans une région de l’espace, la probabilité de la


trouver à l’infini est nulle à tout moment. Sa fonction d’onde est donc normalisable et les va-
leurs de son énergie sont quantifiées : Le spectre en énergie de la particule est dans ce cas
discontinu et on dit que la particule se trouve dans des états liés.

Si la particule n’est pas confinée dans une région donnée, elle peut explorer tout
l’espace et se trouver même à l’infini. La fonction d’onde n’est plus normalisable et le spectre
en énergie est continu. On dit alors que la particule se trouve dans des états non liés ou conti-
nus.

2. Marche de potentiel

Soit une particule incidente, d’énergie E venant des x négatifs et se dirigeant vers les x
positifs, soumis à une marche de potentiel (Figure 2.2) c'est à dire une discontinuité de poten-
tiel en un point que l'on peut choisir comme origine de l'axe des abscisses.la marche de poten-
tiel est définie par:

V0

(1) (2) x

Figure 2.2 : Marche de potentiel

Nous devons considérer deux cas, suivant que E est supérieure ou inférieure à la hauteur de la
marche .

a. Cas où

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

L’équation de Schrödinger peut s’écrire :

Figure 2.3 : Marche de potentiel avec

On a alors dans les deux régions (1) et (2) :

Région (1) :

Soit , avec

Région (2) :

Soit , avec

représente l’onde incidente et l’onde réfléchie par la marche de potentiel.

représente l’onde transmise et est une onde réfléchie qui reviendrait de


l’infini, ce qui est impossible, donc .

Les solutions dans les deux régions sont en définitive :

Les conditions de continuité de la fonction d’onde et de sa dérivée ( et


donnent :

On définit alors les coefficients de réflexion R et de transmission T de la particule par :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

| | | |

Où et sont les vitesses de groupe associées aux paquets d’ondes dans les deux ré-
gions :

On a alors :

( )

On vérifie bien que l’on a . Cette relation signifie qu’on a conservation du


flux incident de particules : chaque particule incidente ne peut être que réfléchie ou transmise.
Cette situation est similaire à la conservation de l’énergie en mécanique classique.

En conclusion on peut dire que contrairement aux prévisions classiques la particule a


une probabilité non nulle de revenir en arrière (Figure 2.3).

Remarque

Dans le cas de l’optique, c’est comme on a deux milieux d’indices et réels (ré-
flexion vitreuse). L’onde incidente donne naissance à une onde réfléchie et à une onde trans-
mise.

b. Cas où

Figure 2.4 : Marche de potentiel

Les fonctions d’onde de la particule dans les deux régions sont données par :

Les solutions dans les deux régions sont en définitive :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

Pour que reste bornée lorsque tend vers l’infini il faut que , ce qui conduit à :

Les mêmes conditions de quantification que précédemment donnent :

Le coefficient de réflexion vaut alors :

| |

On doit donc avoir , cependant | | est différent de zéro, ce qui implique que la
vitesse de groupe du paquet d’ondes est nulle dans la région (2).

Comme en mécanique classique, la particule est toujours réfléchie néanmoins il existe


une onde du type évanescente ( ) qui montre que la particule a une probabilité non nulle
de se trouver dans la région (2), probabilité qui décroît exponentiellement en fonction de x et
devient négligeable lorsque x est supérieure à la portée (Figure 2.4)

Remarque

En faisant une analogie avec l’optique, c’est comme le cas de la réflexion métallique
(l’indice est réel alors que est imaginaire). L’onde incidente est réfléchie intégralement
et on a une onde évanescente dans le milieu métallique.

3. Barrière de potentiel

Elle est représentée par un potentiel qui est discontinu aux deux points d’abscisse
et (Figure 2.5) et est décrite par :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

V0

(1) (2) (3)


0 a

Figure 2.5 : Barrière carrée de potentiel

est appelée épaisseur de la barrière et sa hauteur.

a. Cas où : Effet Tunnel

E V0

(1) (2) (3)


0 a

Figure 2.6 : Barrière de potentiel ( )

La barrière de potentiel est infranchissable pour la particule classique qui est toujours
réfléchie dans la région (1). En écrivant l’équation de Schrödinger dans les trois régions (1),
(2) et (3) on montre facilement que les fonctions d’onde de la particule dans ces régions
s’écrivent :

et ont leur signification précédente et doit être nul car toute réflexion à l’infini est
impossible.

Les conditions de continuité en et donnent, après un calcul laborieux mais


non difficile à mener, les expressions suivantes des coefficients de réflexion et de
transmission et :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

| |

| |

Donc, contrairement aux prévisions classiques, la particule a une probabilité non nulle
de franchir la barrière de potentiel : c’est l’effet Tunnel (Figure 2.6).

Cet effet est une réalité physique et intervient dans l’interprétation de beaucoup de
phénomènes : radioactivité α, passage des électrons d’un atome à un autre, ... . L’équivalent
optique de la barrière est une lame métallique plongée dans un milieu transparent ( et
sont réels et imaginaire). Si la largeur de la lame n’est pas très grande devant la portée
de l’onde évanescente de la région centrale, l’onde peut être transmise dans la région (3)
(Figure 2.6).

b. Cas où : Transfert résonnant

V
E

V0

(1) (2) (3)


0 a

Figure 2.8 : Barrière carrée de potentiel

Dans ce cas, on a toujours en mécanique classique une transmission de la particule avec


un ralentissement dans la région centrale. Quantiquement on obtient les fonctions d’onde
suivantes :

Avec

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

sera bien sûr nul car la réflexion à l’infini est impossible.

En remplaçant par dans les expressions (2.48) et (2.49) de et , on obtient :

| |

| |

On remarque qu’il n’y a transmission complète ( ) que lorsque est un multiple


de . Au fur et à mesure que la largeur de la barrière croît, le coefficient de transmission os-
cille entre cette valeur maximum et une valeur minimale pour laquelle et qu’on montre
égale à :

𝑇𝑚
𝑎
𝜋/𝑘 2 𝜋/𝑘

Figure 2.9 : Variation du coefficient de transmission avec a.

On aura alors un transfert maximal ou résonnant chaque fois que .

Optiquement les trois indices , et sont réels, l’onde incidente donne naissance à une
onde réfléchie et à une onde transmise.

c. Transmission de la barrière en fonction de l’énergie de la particule :

Les relations (2.42) et (2.48) donnant le coefficient de transmission peuvent s’écrire


sous la forme :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

Nous avons tracé sur la Figure 2.10 la variation de en fonction du rapport pour des
électrons en prenant à titre d’exemple eVÅ2.

E/V0

Figure 2.10 : Variation du coefficient de transmission pour les électrons à travers une
barrière de potentiel en fonction du rapport / .

On remarque que dans le cas où (effet Tunnel), les coefficients et sont bien
définis ce qui prouve que le paquet d’ondes incident associé à la particule se scinde en un pa-
quet réfléchi et un paquet transmis dont les intensités ne sont jamais nulles. Pour ,
peut atteindre l’unité pour certaines valeurs de l’énergie et on assiste dans ce cas à une trans-
mission totale. Au fur et à mesure que l’énergie augmente oscille entre cette valeur et un
minimum de l’ordre de . L’effet est d’autant plus marqué lorsque la barrière est très
élevée ou très épaisse et que l’énergie cinétique dans la région (2) est petite.

4. Puits de potentiel

a. Puits de potentiel fini

Soit une particule d’énergie E soumise à l’énergie potentiel tel que est nul sur
le segment et en dehors de ce segment.

En mécanique classique, lorsque est inférieur à l’énergie de la particule; celle-ci


venant des négatifs subit une accélération au passage de la discontinuité du potentiel en
et reprend sa vitesse au passage de la discontinuité du potentiel en pour aller se
perdre à l’infini. Lorsque est supérieur à E, tout mouvement de la particule est interdit en
dehors du segment . La particule est donc astreinte à se mouvoir sur le segment de
droite de longueur où elle est confinée.

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

V0 (1) (2) (3)


x
-a a x

Figure 2.11 : Puits carré de potentiel.

C’est à ce confinement qu’on va s’intéresser en mécanique quantique en écrivant


l’équation de Schrödinger dans les trois régions (1), (2) et (3) où agit le potentiel :

- A l’extérieur du puits : | |

L’équation de Schrödinger s’écrit :

avec (

Et ses solutions sont :

Comme doit être bornée dans les régions (1) et (3), on a nécessairement :

- A l’intérieur du puits : | |

L’équation de Schrödinger s’écrit :

avec

La solution générale de cette équation est donc de la forme :

Comme le potentiel est pair, les fonctions d’onde à l’intérieur du puits sont soit paires soit
impaires c’est à dire qu’on a :

En conclusion le problème admet deux ensembles de solutions :

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

{ et {

Avec .

Les conditions de raccordement imposées à la fonction d’onde et à sa dérivée aux points


et conduisent pour les deux ensembles de solutions aux deux conditions de
quantification suivantes :

et

Il est possible de résoudre graphiquement ces équations implicites en , mais il est plus
simple de les ramener aux deux systèmes d’équations équivalentes suivantes :

| | | |
{ et {

Où est tel que :

Les niveaux d’énergie sont déterminés par l’intersection d’une droite de pente avec des arcs
de sinusoïde (Figure 2.12). Ces niveaux sont intercalés en niveaux pairs et impairs correspon-
dant à des fonctions d’onde paires et impaires représentant les états liés de la particule.

𝜋/𝑎 𝜋/ 𝑎 𝜋/ 𝑎 𝜋/ 𝑎

Figure 2.12 : Détermination graphique des énergies des états liés

L’analogue optique de ce système est une lame d’air emprisonnée entre deux blocs mé-
talliques ( et sont imaginaires et réel) : C’est le principe d’une cavité. L’onde élec-
tromagnétique se confine dans la région centrale et il s’établit un système d’ondes station-
naires.

b. Puits de Potentiel infini

Si l’énergie potentielle caractérisant la profondeur du puits devient infiniment grande


devant l’énergie de la particule, on obtient un puits de potentiel infini.

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

Classiquement la particule ne peut qu’osciller entre les deux parois du puits.

Quantiquement la fonction d’onde de la particule doit être nulle à l’extérieur du puits


( = = 0) et continue en .

A l’intérieur du puits, et en raison de la parité du potentiel les solutions de l’équation de


Schrödinger sont soit paires soit impaires.

Les fonctions d’onde de la particule sont donc :

Les conditions de continuité en et en donnent :

- Pour les fonctions paires

soit : et

- Pour les fonctions impaires

soit : et

Les deux expressions de l’énergie et peuvent être regroupées en une seule relation :

Ce résultat qui peut être obtenu à partir de l’étude du puits fini, en faisant tendre vers
l’infini dans les relations de quantification (2.54) et (2.55), montre que le spectre d’énergie est
constitué de niveaux discrets, éloignés les uns des autres comme le carré des nombres entiers
successifs.

Les constantes et se calculent facilement en normalisant les fonctions d’onde c’est à


dire en écrivant :

| |

on obtient : ce qui donne pour les fonctions d’onde :


: Fonctions paires ou symétriques


: Fonctions impaires ou antisymétriques


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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

Figure 2.13 : Fonctions d’onde et niveaux d’énergie d’une particule dans un puits de
potentiel

Nous avons représenté sur la Figure 2.13 les positions des niveaux d’énergie et dessiné
l’allure des fonctions d’onde pour l’état fondamental ( ) et les deux premiers états exci-
tés ( , ).

Alors que l’état fondamental de la particule classique est caractérisé par une énergie
nulle, l’état fondamental ( ) de la particule quantique est tel que :

Ce résultat est une conséquence du principe d’incertitude de Heisenberg, en effet :

et

ce qui donne :

et

La particule étant libre à l’intérieur du puits on a :

soit

Donc :

On aura alors toujours .

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Cours de Mécanique quantique I
Chapitre II : Fonction d’onde et équation de Schrödinger

Figure 2.14 : Puits de potentiel quelconque

Si le potentiel n’est pas pair, comme c’est le cas du potentiel représenté sur la Figure
2.14, une démarche analogue à la précédente conduirait aux énergies et aux fonctions d’onde
suivantes :

et √

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Cours de Mécanique quantique I

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