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Chapitre 2

Economie Internationale

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OMC :

A - Les origines :

1) Entre la Première et la deuxième GM

L’idée est née durant la deuxième GM


-> Protectionnisme économique avait ralenti l’économie mondiale après la 1GM. Ces
mesures protectionnistes vont nous amener à la 2GM

Origine : les USA

2) Durant la 2GM :

Les Etats Unis et la Grande Bretagne préparent l’après guerre. L’objectif principal est
de créer des instituions économiques permettant d’éviter les erreurs des années 20 et
du début des années 30.

3) L’OMC - 1946

1946 :

Dès le mois de Février, on décide de mettre en place une institution supranationale.


ECOSOC (Conseil économie et social des Nations Unies) adopte une résolution deman-
dant la tenue d’une conférence pour créer l’OMC.

En septembre, les EU présentent un document s’intitulant « charte suggérée d’une or-


ganisation internationale du commerce des nations unies » — Organisation interna-
tionale du commerce (OIC)

Parallèlement, 23 pays se réunissent à Genève pour négocier entre eux une réduction
de tarifs douaniers.
Un mois plus tard, le 21 novembre 1947, s’ouvre à la Havane une Conférence de
l’ONU visant à créer l’OIC : C’est un succès !

Le 24 mars 1948 :

54 pays sont réunis à la Havane et adoptent le texte de la « charte de La Havane » in-


sinuant une « organisation internationale du commerce ».

La Charte de l’OIC est l’accord du commerce international -> une nouvelle agence
spécialisée des Nations Unies.

On a 54 pays qui vont signer cette charte mais il y en aura que 2 qui l’a ratifient :
- Libéria et Australie
- La Suède mais sous condition que les Etats Unis et la grande Bretagne le ratifient à
leur tour. C’est un Echec !

Les USA ne signent pas, l’Angleterre suit. De même que d’autres pays qui attentent
que les « grands » signent. Donc c’est un accord qui va échouer.

4) La fin de l’organisation internationale du commerce

Signature de la Charte de l’OIC à La Havane mars 1948.

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Période différente de celle de l’élaboration en 1945 :
- Début de la guerre froide
- Débats sur le plan Marshall
- l’OTAN (organisation du traité de l’atlantique nord)
La charte de l’OIC n’est plus une urgence !!!

5) l’accord provisoire du 30 octobre 1947 le GATT (01/01/1948)

1947 création du GATT (Général agreement on Tariffs and Trade).

-> Protocole d’application provisoire signé par 23 pays.


-> Havane mars 1948, Charte établie qui va plus dans les détails.

En seulement 6 mois on passe du provisoire à quelque chose de définitif qui est signé.
Ce protocole entre en vigueur en 1948 - 23 pays en sont signataires (France, Australie,
EU, Canada, RU…)

B) Du GATT à l’OMC : ([Link]


lomc/)

Objectif principal du GATT puis de l’OMC :

Objectif du GATT et OMC = les mêmes :

Le GATT, ou Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, est un


traité signé à Genève 1947 par les représentants de 23 nations non communistes. Le
principal effet de cet accord était de constituer une organisation internationale desti-
née à favoriser l'expansion du commerce multilatéral en assurant une réduction de
barrières à l'échange tant tarifaire (droits de douane) que non tarifaires (quotas), mais
également de faciliter le règlement des différends commerciaux internationaux.

Améliorer le bien être des populations des pays membres en « favorisant au-
tant que possible l’harmonie, la liberté, l’équité et la prévisibilité des échanges ».

C’est un objectif qui n’a pas changé en un demi siècle. L’idée c’est de travailler uni-
quement sur les échanges et d’assurer la prévisibilité de ces échanges.

1) Le GATT

Ce n’est pas une institution permanente par rapport à l’OMC, c’est plusieurs séries
(cycle) de négociations commerciales.
Le GATT fonctionne sur un code de bonne conduite. Le GATT c’est des négociations.

Le GATT c’est des cycles de négociations commerciales qui sont mis en place :
- 4 premiers cycles pour objectif de réduire les droits de douanes par des négocia-
tions multilatérales.
- Cette réduction des droits de douane va être efficace car entre 1947 et 1956 : ils
vont réussir à baisser les droits de douane en 10 ans à 7% et le Japon devient
membre en 1955.

Une fois les droits de douanes réduits, ils vont commencer à s’intéresser à autre chose
: commencer à intégrer mesure non tarifaires et élaboration de codes (code de bonne
conduite).

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Tous les cycles entre 4e et 7e c’est des cycles où il va y avoir mise en place du com-
merce international avec élaboration de code et mesures non tarifaires.

Le 7e cycle = Tokyo Round 1973-1979 :

Problème : politique commerciale japonaise.


Sur cette période on a 102 pays participants. Les doits moyens sur les produits indus -
triels passe à 4,7%.

=> Pas de résolution sur commerce des produits agricoles


=> Pas de conclusion d’accord modifié sur les sauvegardes : mesures d’urgence en ce
qui concerne l’importation.

Sur ce cycle on dépasse le cadre des droits de douane.

Dumping social : pratique visant à abaisser les coûts de production en abaissant le


coût de la main-d'œuvre.

Les discussions portent sur les mesures non tarifaires :


- Dumping (essentiellement fiscal et social)
- Subventions
- Marché publics : c’est les administrations

Comme cela s’applique pas a la totalité ils vont mettre des codes (codes de bonnes
conduite) : ces codes ne sont pas des instruments multilatéraux (tous les pays ne vont
pas adhérer).
Ces codes seront modifiés au cours du cycle de l’Uruguay (cycle qui va instaurer
l’OMC) et transformé en instruments multilatéraux.

De nos jours nous sommes 164 dans l’OMC.

Cycle de négociation de Tokyo

- Dégradation du climat en matière de politique commerciale


- Échanges mondiaux devenus beaucoup plus complexes et importants que 40 ans
auparavant

La globalisation de l’économie mondiale progressait :


- commerce des services
- On va avoir des plus en plus d’investissements internationaux (vu au niveau des
firmes internationales et des capitaux).

Il faut moderniser le GATT car il n’est plus adapté.

D’autre parts, les règles du GATT étaient jugées insuffisantes


- dans l’agriculture
- Dans les secteur des textiles et des vêtements
- La structure institutionnelle du GATT n’allait pas
- Son système de règlement des différends étaient une source de préoccupation

sur ce cycle on réalise que ça va pas, on répond pas aux attentes, GATT pas adapté au
commerce des années 80 : il faut le moderniser.
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2) la préparation du cycle de l’Uruguay :

Cette idée est née en novembre 1982 lors d’une réunion ministérielle des membres du
GATT à Genève.

L’Uruguay Round (1986-1994) concerne particulièrement


- la politique agricole commune
- Les services
- La propriété intellectuelle

C’est un cycle qui était prévu pour 4 ans mais il a duré 7 ans et demi : on a jamais eu
de négociations aussi importantes que celles la.

Au moment ou on va démarrer le cycle on a 123 pays qui participent à cette négocia-


tion. Les négociation portaient sur presque tous les domaines d’échanges :
- des brosses à dents aux bateaux de plaisance
- Des activités bancaires aux télécommunications aux gène du riz sauvage

GATT = marchandises, on s’intéressait aux biens


OMC = propriété intellectuelle + services + marchandises

En septale 1986 à Punta del Esta (Uruguay)


-> aboutissement

Article du GATT initial devaient être réexaminés


-> la plus vaste négociation commerciale de tous les temps
-> délai de 4 ans pour la mener à bien

-> 15 avril 1994, accords furent signés par les ministres de la plupart des 123 pays
participants lors d’une réunion tenue à Marrakech (Maroc) => on termine le GATT par
cet accord.

Cycle = période de négociation

Le bilan :
- 123 pays
- Diminution contante des droits de douane
- Suppression de droits de douane pour quelques produits
- Harmonisation des droits de douane

Nombreux nouveaux accords : nouveauté dirigés par l’OMC qui étaient pas gérés par
le GATT
- agriculture
- Service : une nouveauté
- Droit de propriété liées au commerce (brevets)
- Règlement des différends commerciaux = tribunal qui sert à gérer tous les litiges ju-
ridiques

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La GATT n’a jamais été une organisation internationale puisque on été sur des cycles
de négociation. Le GATT n’a donc jamais mené de politique propre (politique mené par
lui même). Le GATT a duré 50 ans.

C - l’OMC aujourd’hui

1) la création de l’OMC :

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) est une organisation internationale


qui s'occupe des règles régissant le commerce entre les pays.
Au cœur de l'Organisation se trouvent les accords de l'OMC, négociés et signés par la
majeure partie des puissances commerciales du monde et ratifiés par leurs Parle-
ments. Le but est d'aider les producteurs de marchandises et de services, de même
que les exportateurs et les importateurs, à mener leurs activités.
L'OMC remplace le GATT.

Née le 1er Janvier 1995, remplace le GATT et est une organisation internationale.
C’est une organisation internationale qui collabore avec le FMI et la banque Mondiale.
Sur l’OMC on va continuer à travailler sur le principe du consensus. De plus, l’OMC est
une personnalité juridique. L’OMC c’est une institution permanente avec pour objectif
la libéralisation des échanges.

Consensus : tout le monde doit être d’accord, 1 pays = 1 voix

OMC a trois objectifs principaux :


- La liberté des échanges : (même objectif que le GATT)
- La libéralisation se fait pas la négociation : chaque pays a sa voix
- Pour régler les différends on a un tribunal

2) Ses membres et sa structure

Actuellement nous sommes 164 au sein de l’OMC : ces 164 membres représentent
98% du commerce mondial.
- Les accords sont ratifiés par les parlements de tous les pays membres. Les décisions
sont prises par l’ensemble des membres, normalement par consensus.
- Les derniers pays à rentrer sont Le Libéria (163e membre), l’Afghanistan (164e
membre) en juillet 2016

Concernant la structure :

- La conférence ministérielle : les ministres se réunissent une fois tous les deux ans,
ils prennent les décisions (instance de direction en Genève
- Le conseil général
- Conseil du commerce des marchandises, conseil des aspects des droits de propriété
intellectuelle qui touchent au commerce, conseil du commerce des services

Depuis la création de l’OMC on a eu deux directeurs :


- le premier : passar Lamy (2mandats)
- actuellement c’est un brésilien - Roberto Carvalho

Le secrétariat général de l’OMC et à Genève et il y a 625 fonctionnaires qui y tra -


vaillent. L’autre rôle de se secrétariat permanent c’est de faire les analyses du com -
merce mondial.
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Les EU sont actuellement le plus gros contributeur.

3) les grands principes de fonctionnement du GATT repris par OMC

a- la non discrimination des nations et réciprocité

-> la clause de la nation la plus favorisée (NPF)

- tarif douaniers et règlements appliqués sans discrimination


- Membre de l’OMC reçoivent la clause de la nation la plus favorisée

Le principe : le commerce international doit se développer sur la base du multilatéra-


lisme et non du bicaméralisme.
Ce principe est inspiré d’expériences antérieures.

Les pays en développement ont moins de contraintes que les pays développées.

=> règle du principe de non discrimination entre les états :

• La clause de la réciprocité : je baisse ls tarifs douaniers envers un pays, ce pays dois


les baisser également envers moi

• Règle de réciprocité : l’absence de discrimination concernant les produits. L’idée glo-


bale de ce principe c’est que si il y a une diminution de douane sur les exportations
alors la réciprocité est attendue sur les importations.

Comment calculer cette « compensation équitable ? » ce n’est pas défini !

b- la règle du traitement national c’est à dire égalité de traitement pour les étrangers
et les nationaux

Traitement national :
- Pas de discrimination entre les produits importés et les produits d’origine nationale
-> évaluation des textes
-> application des règlements intérieurs

c- le respect de la concurrence

-> Interdiction des pratiques de dumping et des subventions à l’exportation


-> élimination des contingentements (ou quotas d’importations) : on a pas le droit de
mettre des quotas
Il y a des exceptions et des tolérances qui vont remettent en cause le libre-échange.
En effet, un pays aura toujours la possibilité de recourir aux restrictions quantitatives.

Il y a des exception sur le fait de pouvoir mettre des quotas :


- déséquilibre important de la balance des paiements : il faut prouver que le déséqui-
libre viens d’une arrivée massive d’importation
- Menace pour un secteur d’activité

d- la libéralisation du commerce :

Celle ci est progressive et par voie de négociation.

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Tout va se faire par négociation. Il y a eu 8 cycle de négociation commerciale interna -
tionales.

-> au début, axées sur l’abaissement des tarifs sur les marchandises importées
-> puis, 80’s on a élargie les champs de négociations
- obstacles non tarifaires au commerce des marchandises
- domaines nouveaux comme les services et la propriété intellectuelle

Cette ouverture des marchés c’est quelque chose qui est voulu et qui est voulu à
l’échelle internationale : on estime que l’ouverture du marché c’est du gagnant-ga -
gnant.

L’ouverture des frontière c’est quelque chose d’important mais qui oblige de mettre
en place des consolidations : on ouvre les frontière, on commence a mettre nos tarifs
douaniers et on consolide.

On a des engagements qu’on prends vis à vis de nos partenaires : il faut consolider les
engagements.

-> Pour les marchandises on va fixer un tarif plafonds (tarifs au dessus duquel on a
pas le droit d’aller).
Dans les pays développés généralement les taux effectivement appliqués et les taux
consolidés sont généralement les mêmes. Mais dans les pays en développement on
met des taux inférieurs.

On a également la possibilité de modifier les consolidations, mais après avoir négocié


avec ses partenaires commerciaux.

Consolider : on veut de la stabilité, tarif que je vais appliquer dans les années qui
viennent.

-> dans l’agriculture tous les produits sont aujourd’hui soumis à des tarifs consolidés.

-> transparence : obligation faite aux gouvernements de publier dans le pays fou de
notifier à l’OMC les mesures et pratiques adoptées : ils sont obligé d’informer de leur
pratiques commerciales et s’il les modifient ils sont obligé d’expliquer à l’OMC pour-
quoi ils les modifient.

Egalement une surveillance des politiques commerciales nationales par le biais du mé -


canisme d’examen des politiques commerciales.

-> le système généralisé de préférence (SGP) : je suis un pays industrialisé et j’ai le


droit de favoriser les exportations de certains produits industriels des pays en déve-
loppement (PED) sans devoir appliquer la clause de la NPF aux autres pays.

KAHOOT :

Ce sont les accords de Marrakech qui donnent naissance à l’oMC : 1847 / 1953 /
1995

Avant mise ne place de l’OMC = négociation commerciales étaient faites dans


le cadre du GATT ? Vrai / faux

Quel est le dernier grand pays a avoir été admis dans l’OMC (en 2011) : la Rus-
sie /la chine /le canada/ le Brésil

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Qu’est ce que la clause de la nation la plus favorisée ? Une nation peut bénéfi-
cier de mesures privilégiées — PED favorisés dans négociations commerciales//
autres pays — pays OMC accordent mêmes avantages à tous membres

quel est l’objet prioritaire du cycle de Doha ? Le développement des PED / le


développement des échanges / la maitrise de l’inflation

Qu’appelle t on le principe de réciprocité ? Pays accorde avantage si autres


pays lui accordent en retour / accords OMC négociés par petit groupe / pays
s’accordent des avantages dans cadres accords bilatéraux.

Si OMC accepte mesure de protection d’une de ses industries par un pays = dé -


rogation principe : concurrence loyale / réciprocité / non discrimination

Parmi les proposions suivantes cochez l’affirmation juste : l’ORD est l’organe
de règlement des conflits de l’OMC / l’ORD est un organe indépendant de l’OMC /
ORD peut sanctionner une FMN…

Qu’est ce qu’un accord régional ? se conclut entre pays de niveaux de dévelop -


pement différent — se conclut entre pays quelque soit leur appartenance géographie
— accord régional se conclut entre des pays voisins

Lorsque la chine signe un accord avec certains pays africains il s’agit : d’un ac -
cord régional — d’un accord préférentiel — d’un accord dans le cadre de l’OMC

Comment song prise les décisions au sein de l’OMC ? Consensus entre les
pays

Les altermondialistes revendiquent : une autre forme de mondialisation / la


fin de la mondialisation

L’ALENA était un accord conclu entre des pays appartenant au contient : euro-
péen — américain — asiatique — africain

Qu’est ce que le multilatéralisme ? Accords négociés au niveau mondial —


accords négociés entre certains pays — accords négociés entre groupes de pays puis
niveau mondial

Qu’est ce qu’un tarif consolidé ? Fixer des placers de taxation — fixer des pla-
fonds de taxation — fixer des taux moyens de taxation

Combien de pays ratifient l’OIC ? 2 / 3 / 4 / 5

Date de mis en place du SGP : 1947 / 1968 / 1995 / 2001

Combien de cycles avant l’OMC ? 4 / 6 / 8 / 10

Plus facile pour pays en développement de négocier des accords préférentiels


qu’au sein de OMC ? VRAI / FAUX

D) la nouveauté de l’ORD

La nouveauté c’est l’ORD.


ORD = organe de règlement des différends.

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Le GATT avaient déjà des systèmes de juridictions mais aucun moyen juridique de
sanctionner.

Maintenant avec l’ORD on a des procédures et des règles de droit qui sont obligatoires
pour les parties en litige.
L’ORD ne peut être saisie que par les Etats : une firme internationale et une ONG ne
peut pas saisir l’ORD, c’est des les litiges qui se règlent d’Etat en Etat.
L’ORD ne peut être saisi que par les Etats membres de l’OMC.

L’ORD est un succès car depuis que c’est créer, les pays n’hésitent pas à recourir à ce
tribunal. Ce qu’il va se passer c’est qu’on va :
- Substituer la règle de droit au rapport de force.
- C’est un dispositif qui a pour vocation à dissuader les Etats et d’avoir recours à des
mesures unilatérales pour régler leurs litiges commerciaux.

1) la procédure : il y a quatre phases.

Première phase : la consultation => règlement amiable du litige encouragé

Deuxième phase : la procédure contentieuse => quand on a pas trouvé de


consultation à l’amiable. Il est possible de porter l’affaire devant l’ORD : la procédure
devient contentieuse. Des règles précises de procédure vont donc s’appliquer avant
la décision finale.

Troisième phase : la procédure de groupe spécial (panel) => composé d’ex-


perts indépendants dont leur mission et d’instruire le dossier, de proposer des re -
commandations aux parties. La conclusion des rapports a une grande force juridique.

Quatrième phase : la mise en oeuvre des recommandations du groupe spécial


=> Cette dernière a dorénavant une procédure précise. Si les recommandations ne
sont pas mises en oeuvre dans le délai déterminé, la partie plaignante pourrait être
autorisée par l’ORD.

Ces mesures ne peuvent être que temporaires car l’objectif poursuivi est de rétablir
l’équilibre des intérêts économiques compromis

2. Litige emblématique

Le litige emblématique qu’on connait tous c’est le boeuf aux hormones (1988-2011).
Sur l’union européenne on avait une réglementation interdisant sur son territoire les
viandes américaines traitées aux hormones.

On ne les veut pas car on part du principe qu’on veut protéger la santé des consom -
mateurs européens.
Les EU ne sont pas d’accord et vont porter plainte. Pour eux cette interdiction viole en
réalité les dispositions en vigueur du commerce mondial. Les arguments des parties
en conflits :
- le plaignant : les EU
- La partie poursuivie : l’Europe

Entre temps l’OMC et l’ORD sont créée.


A chaque fois, l’ORD s’est mis en faveur des EU : ils ont gagné.
Du point de vue du droit, le principe de précaution est dans les textes de l’UE, il n’en
va pas de même à l’OMC.

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Le 24 sept. 97 nous avons le résultat de la décision.
Dans les faits, le litige commence en 1988 (embargo UE)
En 1996 nous vous une plainte des EU et du Canada.
Les sanctions commerciales vont commercer en 1999. Tout le monde est sanctionné
sauf le RU (car il accepte la viande américaine).

En 2009 on commence a résoudre le problème : les études scientifiques prouvent que


la viande américaine est mauvaise. L’Union Européenne s’engage à augmenter ses
quotas d’importation de boeuf américain et canadien « de haute qualité » et à lever
leurs sanctions commerciales au bout de 3 ans.

En mars 2012 : fin des sanctions, on va commencer a augmenter les quotas.

Autre sanction : l’affaire de l’acier un cas exemplaire

Le 5 mars 2002, les Etats unis imposent des mesures de sauvegarde sur les importa-
tions sidérurgiques.
Les mesures de sauvegardes sont accepté si notre secteur est attaqué du fait d’une
importation rapide sur le territoire.
Les droits de douane peuvent aller jusqu’à 30%.

Il va y avoir des actions devant l’ORD avec la Chine, le Japon…

11 juillet 2002 l’ORD = mesure de sauvegarde incompatibles avec les accords de


l’OMC.
Car il faudrait que le pays soit confronté à une
- hausse des importations imprévues qui menace le secteur domestique en lui infli-
geant un préjudice grave
- Et les mesures de sauvegarde doivent affecter toutes les importations.

Sur ce litige, ils vont faire appel, le litige va être régler en 18 mois. En 18 mois les
états unis ont restructurer leur secteur sidérurgique et qui est redevenu compétitif.

3) l’ORD : mécanisme juridique de règlement des différends à parfaire

C’est incontestablement un progrès.


La procédure suivie pour régler un litige est :
- plus rapide
- Plus systématiquement utilisée en cas de conflits
- Plus contraignante
C’est un élément novateur essentiel de la gouvernance du commerce mondial.
Ce tribunal va contraindre les pays.
Il suffit de déposer une plainte et quand on dépose la plainte c’est vraiment quelque
chose de lourd. Quand on dépose la plainte on part dans le conflit : c’est couteux mais
souvent les états reculent.

L’application stricte des règles du commerce international l’a emporté sur le principe
de précaution.

Des progrès pourraient être apportés :

Faciliter l’accès des pays les plus pauvres : exemple de l’affaire du coton.
La plainte a été déposée par le brésil. Les Etats Unis on subventionné leur produc -
teur de coton = donc le coton le moins cher c’était le coton américain. Sauf qu’il y a
d’autres producteurs de cotons. Le brésil a donc porté plainte car on a pas le droit de
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subventionner. Derrière le Brésil il y aura l’argentine, l’Australie, l’Inde, l’Europe
etc… Le brésil va gagner. Une production de coton c’est annuel, les productions de
cotons ont fait faillite.

Le choix des sanctions croisées posent également problème : on va tou-


cher des productions qui n’ont rien à voir avec les conflits. L’OMC peut autoriser la
partie lésée à prendre des mesures tarifaires compensatoires pour restaurer l’équi-
libre économique compromis. Exemple du boeuf aux hormones, ou c’est l’entreprise
de boeuf qui est concernée mais que les états unis choisissent les sanctions et dé -
cident de toucher les producteurs de fromage, de chocolat qui n’ont rien a voir avec
le litige.`

La procédure reste lente : les délais ont été raccourcis et sont en principe
impératifs. Mais possibilité de multiplier les manoeuvres dilatoires, les appels. Même
si c’est rapide, c’est rapide par rapport aux autres tribunaux de commerces mais ça
reste long. On a l’exemple de l’acier et du coton subventionné par les états unis

Le mode de sanction autorisé paraît insuffisant

L’ORD permet de limiter le recours à la coercition du fort sur le faible dans les rela -
tions commerciales.
Au regard des différentes affaires portées devant lui, le bilan de l’ORD est globalement
satisfaisant.

La constitution d’un groupe spécial ou la menace de le faire a souvent fait reculer un


Etat membre.

La résolution des litiges commerciaux le démontre.

REMARQUES :
- Le droit applicable par l’OMC est incomplet
- Renforcer la coopération entre l’OMC et d’autres organisations internationales, telles
que l’OCDE ou l’OIT.

ORD = instrument relativement efficace !


- pour mettre en oeuvre les mission confiées de par l’OMC
- Assurer une égalité entre les Etats
- Les critiques issues de la société civile montrent quant à elles que l’action de l’ORD,
contrairement à d’autres organes, est visible du grand public mais ne répond pas
nécessairement à toutes ses attentes…
- Le fait que les Etats Unis cherchent à créer un cadre moins contraignant…

Les EU on perdu leur place de numéro un avec l’arrivée de la chine.

Dans l’organe d’appel de l’ORD il y a sept membres. Ils ne seront plus que trois (un in-
dien, une chinoise, un américain). Le minimum ultime pour pouvoir fonctionner.

Fin 2019, l’organe d’appel ne fonctionnera plus car il n’y aura qu’un seul juge. Ce tri-
bunal multilatéral est entrain de perdre son efficacité au moment même où l’offensive
protectionniste du président américain D. Trump menace de dégénérer en guerre
commerciale ouverte.
Pour lui, l’OMC est un « désastre » ou « catastrophe ».
Les Etats Unis seraient traités de façon « inéquitable » et ne gagneraient que « rare-
ment » les recours lancés auprès de l’ORD.

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E - le GATT, l’OMC et les pays en développement :

GATT et OMC = pour faire évoluer les échanges et permettre aux pays les moins avan-
cés de progresser dans les échanges.

1 - revendication des pays en développement

Leur revendication ne date pas d’hier.


1955-64 = critiques particulièrement concernant la réciprocité.
Les PED vont s’adresser aux nations unis en leur disant de trouver une solution : réso -
lution le 30 décembre 1964 créant la conférence des nations unies sur le commerce et
le développement (CNUCED).

En 1968 : l’idée du système généralisé de préférences (SGP) naît à New Delhi lors de
la deuxième session de la CNUCED en 1968.

On a une autre particularité dans l’ONC c’est les préférences spécifiques qui sont ac -
cordées par les pays en développement à des groupes limités de PED.

L’Union Européenne pour les pays d’Afrique, Caraïbes Pacifique (ACP) en vertu
de la convention de Lomé.

Les Etats Unis ont également des accord :


En vertu de l’accord bassin des caraïbe, accès en franchise de droits au marché
des Etats Unis
Canada avec CARIBCAN : extension unilatérale par le canada, originaire des
pays et territoires des caraïbes membres du Commonwealth.

2 - statut dans l’OMC :

Article 18 : aide de l’état en faveur du développement économique : stipulait que les


PED peuvent imposer des restrictions au commerce pour des raisons liées ai dévelop -
pement.

1955 : modifie l’article 18

Si niveau de vie bas et dans les phases initiales di développement :


- modifier ou retirer les concessions tarifaires accordées
- Utiliser des restrictions quantitatives pour protéger la balance des paiements

3) le programme de Doha pour le développement (PPD)

Le cycle de Doha, ouvert en 2001, est consacré :


- au développement des pays pauvres
- Au démantèlement du protectionnisme agricole (subventions et droits de douane ;
USA et UE).

Il s’intéressait :
- aux services
- À la baisse des droits de douane sur produits industriels entre pays du sud

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Etablir un système de commerce agricole mondial plus équitable malgré des politiques
nationales souvent jugées protectionnistes. Les négociations on été :
- l’amélioration substantielle de l’accès aux marchés
- La réduction substantielle des mesures de soutien interne ayant des effets de distor-
sion sur les échanges
- La réduction de toutes formes de subventions à l’exportation en vue de leur élimina-
tion progressive.

Le désaccord sur l’agriculture est un désaccord permanent et insoluble entre la diffé -


rends Etats, notamment sur la libéralisation de l’agriculture.

KAHOOT :

Quel est l’objectif prioritaire du cycle de Doha : le développement des PED —


le développement des échanges — la maitrise de l’inflation — la fin des mesures pro-
tectionnistes

Parmi les propositions suivantes, cochez l’affirmation juste : L’ORD est l’or-
gane de règlement des conflits de l’OMC — l’ORD est un organe indépendant de
l’OMC — ORD peut sanctionner une FMN si pratique anticoncurrentielle

La France n’est dans aucun conflit traité par l’ORD : vrai / faux

Pourquoi l’OMC ne parvient elle pas a conclure le cycle de Doha ? Les négocia-
tions industrielles sont difficiles — les négociations agricoles sont tendues —
négociations dans le domaine des services sont déjà abouties
Groupe de panel : experts de l’OMC — experts indépendants — experts des
états membres

Quel n’est pas l’argument des USA sans le litige de 1988-2011 boeuf aux hor-
mones ? Victime de discrimination — violation des règles du commerce international
— problème de santé publique
De quand date le dernier conflit « acier » entre USA et reste du monde : 1986 /
1995 / 2002 /2011
L’ORD est « cherchez l’erreur » : contraignant pour les parties condamnées —
gratuit — rapide — systématiquement utilisé en cas de conflit

L’ORD est i un instrument de régulation de la mondialisation ? Oui / non

Le cycle de Doha s’est terminé : en 2011 / 2015 / 2018 / non terminé

Combien de litiges ont été déposé à l’ORD par les USA sur l’année 2018 au 31
septembre 2018 ? 10 / 30 / 40
Accords négociés actuellement le sont toujours entre pays de niveau de déve-
loppement équivalent ? VRAI / FAUX

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