Hartmann 3512
Thèmes abordés
Hartmann 3512
Thèmes abordés
THESE
pour obtenir le grade de
DOCTEUR VETERINAIRE
DIPLOME D’ETAT
par
___________
___________
JURY
PRESIDENT :
M. DABERNAT Henri Professeur à l’Université Paul-Sabatier de TOULOUSE
ASSESSEUR :
M. SCHELCHER François Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE
M. ENJALBERT Francis Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE
MEMBRE(S) INVITES(S) :
M. RABOISSON Didier Assistant d’enseignement et de recherche à l’Ecole Nationale Vétérinaire de
Toulouse
ANNEE 2010 THESE : 03 – TOU 3 – 4003
THESE
pour obtenir le grade de
DOCTEUR VETERINAIRE
DIPLOME D’ETAT
par
___________
___________
JURY
PRESIDENT :
M. DABERNAT Henri Professeur à l’Université Paul-Sabatier de TOULOUSE
ASSESSEUR :
M. SCHELCHER François Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE
M. ENJALBERT Francis Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE
MEMBRE(S) INVITES(S) :
M. RABOISSON Didier Assistant d’enseignement et de recherche à l’Ecole Nationale Vétérinaire de
Toulouse
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REMERCIEMENTS
-9-
Et aux TRES nombreuses personnes qui m’ont aidé à réaliser ces travaux de thèse :
- Didier RABOISSON (ENVT), pour le travail accompli parfois dans la douleur, mais
sans qui tout ceci n’aurait pas été possible. Mille mercis pour ta disponibilité et pour
tout ce boulot tombé. J’ai ainsi pu découvrir à tes côtés ce que le mot RIGUEUR
pouvait signifier. Tu m’auras bien « bougé » !
- Loïc DE MARCHI et Allain MILLET et à ces innombrables heures passées dans cette
stabulation à défumer, nourrir, peser, prélever, aliquoter, centrifuger …
A ces cafés-chocolatines pré prélèvements et ces apéro post prélèvements
- A ces 4 TOTOS de 800 kg, bêtes comme leurs sabots mais si attachants au final !
- A tous les intermittents de cet essai pour leur « bénévolat » : Alexis FERRIERES
(père spirituel des totos), Alexandre BELLIARD (le Mr à tout faire, toujours là quand
il faut), Odile ARNAUDIES (spécialisée dans le prélèvement d’urine), Pauline
BORIES (pour les casse-croutes), Julie TABEL (Pour les stat), Vivien PHILIS, Fabien
LAGOUTTE, Marie MARTORELLO, Patrick COUSINIE, JS VIVLLE, Xavier
DUBORD et j’en oublie …
Merci à l’équipe vétérinaire de la Primaube – Rodez et à ses éleveurs pour m’avoir permis de
faire mes premières armes dans ce métier.
- Merci à Lionel LAFON et Patrice ARNAL pour la confiance dont ils m’ont fait part.
Je leur suis profondément reconnaissant de m’avoir guidé dans mes premières
expériences de terrain. Ah si tous les patrons étaient comme vous !!!
- Merci à cette fameuse équipe de secrétaires : Florence, Elodie, Mathilde et Brigitte et
Cathy bien sûr ! Ne changez rien dans votre accent aveyronnais : il me fera toujours
rigoler. Et le Cht’i ? n’en parlons pas !!! Pour tous ces bons moments passés à rire :
MERCI !
- 10 -
A mes parents, si complémentaires, si précieux pour moi. Toujours là pour leurs enfants, et
qui ont fait tant de sacrifices pour leurs réussites. Vous vous dites fiers de nous, mais je ne
crois pas beaucoup me tromper si au nom des trois, je vous dis que nous aussi nous sommes
fiers de vous aussi. Merci d’avoir toujours été là pour moi dans les moments de réussite mais
aussi et surtout dans les moments plus difficiles. Je vous dois tout et vous aime très fort …
A mes deux sœurs, Hélène et Lucie qui tant de fois subissent mes sautes d’humeur. A ma
grande sœur qui parle souvent pour ne rien dire (et ca me fera toujours autant rire) mais qui a
si bien ouvert le chemin pour les deux autres. A la petite dernière, qui m’énerve si souvent
quand elle est là mais qui, je dois bien le dire ici, me manque quand elle est absente ! Je vous
aime …
A Marguerite Malbec, ma grand-mère, que je n’ai jamais vue de mauvaise humeur. Merci
pour l’esprit de famille que tu as si bien su nous transmettre. Tes pains perdus resteront cultes,
personne ne les réussis mieux que toi …
A ma famille source de réconfort perpétuel. De ces noëls à Orcières au coin du feu, à ces 15
aout dans le vieux four, je réalise la chance que j’ai d’avoir les Ferrat d’un coté, et la mafia de
l’autre.
A ma fillote, Eloïse, source de tant de joie et de fierté. Tu fais courir ton petit monde et moi le
premier. Merci à Yves et mumu de la confiance dont ils m’ont fait part, je serai toujours la
pour toi …
A Robert Boyer, mon qui aura su me transmettre les valeurs du rugby, depuis les cadets
jusqu’en juniors. En quelques saisons, de par ton investissement sans limite tu auras su faire
de cette équipe, une bande de copains pour qui le rugby était une passion : Merci !
A la famille BY, mes amis d’enfance du pays Sanflorain : Aline, Isa, Steph, Pierro, Pedro,
Ju, Farid, Ben et leur pièce rapportée. A toutes ces années passées à vos cotés avec nos
délires (parfois si particuliers), ces soirées anniversaires, ces campings SAUVAGES, ces
vacances mouvementées. Je suis heureux de vous compter encore parmi mes amis : pour tout
cela je vous dis : « Y a pas de quoi ! »
A ma petite Julie, qui partage ma vie depuis bientôt 4 ans. Soutien inconditionnel, tu
m’apportes au quotidien, réconfort, zénitude, équilibre et motivation. Tu fais de moi un
homme heureux qui a confiance en l’avenir avec toi …
Je suis fier de toi et je t’aime
- 11 -
A Xavier Leseur, taquet, co-promo de cette fameuse promo d’ASV 2007. A toutes ces
journées qui n’ont servi à rien, ces craquages en révisant, ce TP d’anatomie où le port du
scalpel nous été interdit. A ces 24 789 Mac Do reconstructeurs. A ces 2 étés passés à la
clinique de Clermont l’Hérault, lieu de nos premières expériences professionelles parfois
particulières : V-RG- !!
A Xavier Dubord, la Dub, la Douve, Doubounet, la Panse, bref l’homme le plus diplomate
que j’ai connu. Le coup de la moulinette restera pour moi une référence. Tu es un véritable
artiste d’un terrain de rugby (illustre membre de cette fameuse troisième ligne) jusque sur les
pistes de danse. Je peux toujours compter sur toi, même pour m’acheter des chaussures, c’est
pour dire… (Au fait elles me sont un peu petites !)
A Vivien Philis, Crado, l’homme le plus romantique de l’ENVT capable de pleurer sur mon
épaule pour un capitanat (que tu auras eu). A ce concours de panse périgourdins qui s’est joué
sur une part d’omelette norvégienne … Cruel. A ces batailles entre moucherons et ces
chatouilles sternales ! Quelques imbécilités ont failli tout gâcher mais je suis content
aujourd’hui de te compter parmi mes amis.
A Edouard Huchin, Babar, le bel homme, le plus grand n°7 du VRC que l’ENVT est connu
et membre illustre de cette troisième ligne de rêve. Je te le dis toujours, le physique au rugby,
c’est inutile. J’ai découvert le sens de l’accueil des gens du 4-7 : Tu es un sacré bon copain
A mes colocs Alex, l’animalière, et Foufoune, le compétiteur pour ces deux années passées
au « Sgouig ». Je retiendrai mes 2% de victoires à PES (non significatif peut etre mais
tellement jouissives), ces espaces verts si bien entretenus, ces concours de plouf, ces
tartiflettes, ces parties de WII et de ping pong endiablées …
A Alexandre Belliard, l’homme le plus sympa. Toujours là, toujours prêt à rendre service.
Ma seule « objection » : ton KO simulé sur un coup de tête de vache une veille de ronde pour
me refiler tous tes dossiers ! Je ne t’en veux pas ; t’es un sacré copain
A Pat, la plus grande gueule que l’ENVT ai connu. Toujours le dernier mot. Leader
incontesté, gros bosseur, ta réthorique et ton sens de l’humour, resteront cultes.
Tu es mon mentor …
A Iban Irubeta…., Ibanisovitch le terrible mais qu’une terrible percussion a terrassé un soir
d’entrainement. Doc d’adoption, ces bons moments passés ensemble où les départs prévus à
minuit se terminer à 5 heures : grandiose … Un des rares à me plaindre les soirs de finale de
Top 14 depuis 3 ans ! J’aime les basques …
Au reste de la promo Brard, la meilleure que l’ENVT n’ait jamais connue, intégrée un
dimanche midi, adoubé par Christophe Brard en personne, lors de cette fameuse sortie
« élevage taurin » :
Son noyau dur : Aude (jamais invitée, toujours présente pour le plaisir de tous), La bourde (0
défaite en 372 confrontations à PES avec toi ), Carioux (toujours chaud pour se battre mais
toujours bien entouré), Ronsard (le plus déjanté) Majida (à notre amitié simple et sincère),
Mado (Melle Hit only de la promo : Palapapa…), Milou (petit par la taille, grand par
l’esprit), Wallou (WE dans le 4-7 mémorable), Cyrielle (et notre T1 NAC jamais réalisée),
Ben (la blatte la plus dingue en soirée), Baptiste (et ces soirées poker), Bouss (37 km de
- 12 -
bouchon en Dordogne le 11.09.09, les journaux en parle encore), Brice (elle avait vraiment
faim celle là !), Léni (toujours la bonne vieille blague grasse) Loucoume, Marie, Fanny
Mais aussi Marie, La Rig (Tchaïc pute, ah ces Aveyronnais, business is business!), Balouk,
Python, Cécile, Bruno, Raoul, Cyril, Steph, Raoul, et les autres…
Au groupe de TP de D3 et leurs représentes féminines Alice et juliette qui ne s ‘échappaient
pas lors des repas sur des débats …..
A cette équipe de folie de bovine au premier semestre de l’année 2007/2008 : Pat et Alex
(Mes Mentors), Marie, Didile (organisatrice de covoiturage des vétos aveyronnais), Crado et
Alex bien sûr, et puis Fred, Laeticia, Doogy, Caro, les Gilles, Fabien, Françoise, le Grand
Schelch Ces 70 heures hebdomadaires en valaient la peine
Au VRC, le plus grand club de l’ENVT et ses membres : Jean Seb, Rhymbo, La bouliche, Pat,
Crado, Clement, Romain, la Muss,Vincent, La Rad, Francou, Greg, Psy, Babar, Iban, Bruno,
Beubeuille, Jo, Cyril, Bala, gegette, tas de lasagne, Evence, Doudou, Jon, Shyk,, Julien, le
guid, Bubble, Sébastien Jacquinet (le seul au monde à m’avoir retourné !!!) J’ai pris du plaisir
à vous gueuler dessus pendant 2 ans ; Bilan : on ne s’est pas fait marcher sur la gueule !!!
A l’équipe de Handball, championne d’académie 2007 : Timothée, Fouf, Antoine, Fabien L.,
tas de lasagne, Thibaut, Alain,
A ces bons poulots : Mumu (mon digne successeur dans les stats), la Bouliche, Zezette, tas de
lasagne, Michou, la Gueid (tafiole), Pierro (merci pour Marseille), Martin, Gaston les 2
Aurélie, Manon, Elise, Julie, Yohan, Cécile(s), Marielle
Je suis fier de vous et de vos descendants (ce sacré réverse clandé ou je pensais les plier …)
A la promo de communistes : j’aurai tenté en vain de vous faire pencher de l’autre bord: Elsa,
Timothée, tristan (mes demi colocs), Marivan, Jean Seb, Julien, Elsa, La Muss, chaton, popo,
Steph… et vos poulots Nico, Guinette, Camille, Arthur …
A mes Docs, Némoch, Pétrus, Bugs, Amandine, Zorba, Puche, le Chef, Doudou, Web,
Doumé pour m’avoir appris les rouages de la vie estudiantine et les valeurs de cette sacré
école !
A mes Doc d’adoption, Baz, Douze, Lionel, Bubble, Bob, Adrien, Laure …
A Colette, toujours au courant de tout, toujours le petit truc en plus qui manque. La coopé se
portera toujours bien avec vous aux commandes.
A toi Lulu, ces moments passés au cercle à discuter toujours des mêmes choses avaient
vraiment une saveur particulière. Le cercle sans toi n’est plus vraiment le cercle. Pierre
angulaire des générations de vétos toulousains tu resteras pour moi LE MONSIEUR de
l’ENVT.
A la promo Agro 2001-2003 du DUT Biologie d’Aurillac : Xavier (mon binôme), Julien,
Elodie, Philippe, Francois, Louis, Pierro, Lucie, manue …
A la classe prépa de La Roque 2003-2004 et son fameux conseil de crise : Guillaume, julien,
Denis et moi-même.
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Aux personnes absentes ce jour, parties trop tôt, avec qui j’aurais tellement aimé
partager ce moment :
Au Docteur Vétérinaire Jean Ferraton, Bon Papa, mon grand père et mon parrain, j’aurais
tellement aimé partager mes premières expériences avec toi. Merci de m’avoir donné l’amour
de ce métier. Je pense à toi souvent !
A Chantal Callet, Bonne Maman, ma grand-mère. Merci d’avoir su insuffler à la famille les
valeurs qui sont les nôtres et qui rendent ces réunions de famille si agréables et si importantes
pour moi …
A Gustave Malbec, Papé, mon grand-père, toujours râleur pendant les matchs télévisés de
rugby, mais que j’aimais tant. Merci d’avoir su garder soudée autour de toi et mamie cette
Mafia tout aussi importante pour moi…
A Guy Serre, Tonton Guitou, qui m’a donné l’amour du monde agricole, du pays, des bêtes, et
de la Salers. Ces moments passés à Esclairargues resteront un magnifique souvenir !
A Nadine Boyer, seconde mère de ses quinze gamins du samedi après midi sur le terrain de
rugby. Je garderai de toi ta perpétuelle bonne humeur …
Vous me manquez …
- 14 -
- 15 -
- 16 -
TABLE DES MATIERES
TABLE DES MATIERES .................................................................................................................................. 17
INTRODUCTION............................................................................................................................................... 25
1. ANIMAUX................................................................................................................................................... 31
1.1. Caractéristiques des animaux ........................................................................................................... 31
1.2. Logement........................................................................................................................................... 32
1.3. Alimentation pré-essai ...................................................................................................................... 32
2. ALIMENTATION ET PROTOCOLE EXPERIMENTAL ........................................................................................ 33
2.1. Rations .............................................................................................................................................. 33
2.2. Rotation alimentaire.......................................................................................................................... 34
3. PRELEVEMENTS ET CONDITIONNEMENT DES ECHANTILLONS ..................................................................... 35
3.1. Jus de rumen ..................................................................................................................................... 35
3.2. Sang................................................................................................................................................... 35
3.3. Prélèvement urinaire......................................................................................................................... 35
3.4. Calendrier des prélèvements ............................................................................................................. 36
4. METHODES ANALYTIQUES ......................................................................................................................... 37
4.1. Jus de Rumen .................................................................................................................................... 37
4.2. Sang................................................................................................................................................... 38
4.3. Urine ................................................................................................................................................. 39
5. SUIVI CLINIQUE .......................................................................................................................................... 40
6. STATISTIQUES ............................................................................................................................................ 41
6.1. Calcul des moyennes pondérées........................................................................................................ 41
6.2. Analyse de l’effet ration sur les moyennes pondérées....................................................................... 41
6.3. Analyse des effets animal, période et ration sur les moyennes journalières individuelles périodiques
41
- 17 -
6.4. Analyse des effets heure et ration sur les valeurs de chaque prélèvement ........................................ 42
6.5. Analyse de l’effet de paramètres biochimiques sur d’autres paramètres biochimiques.................... 42
7. CALENDRIER EXPERIMENTAL ..................................................................................................................... 43
- 18 -
4. PERTINENCE DES NIVEAUX D’AZOTE TESTES ............................................................................................ 105
4.1. Niveaux d’azote atteints lors de la mise à l’herbe........................................................................... 105
4.2. Excès azotés et quantité de matière sèche ingérée (MSI)................................................................ 108
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................................................ 111
- 19 -
TABLE DES ILLUSTRATIONS
FIGURES :
- 20 -
Figure 21 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance
à 95 % pour la bicarbonatémie. ................................................................................................ 65
Figure 22 : Evolution de la pCO2 au cours de la journée ......................................................... 66
Figure 23 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance
à 95 % pour la pCO2................................................................................................................. 66
Figure 24 : Evolution de la natrémie au cours de la journée.................................................... 68
Figure 25 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance
à 95 % pour la natrémie............................................................................................................ 69
Figure 26 Evolution de la kaliémie au cours de la journée ...................................................... 70
Figure 27 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance
à 95 % pour la kaliémie............................................................................................................ 70
Figure 28 : Evolution de la chlorémie au cours de la journée.................................................. 71
Figure 29 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance
à 95 % pour la chlorémie.......................................................................................................... 72
Figure 30 : Evolution du pH urinaire cours de la journée ........................................................ 74
Figure 31 : Relations entre les cocentrations d’ ammoniaque ruminal et l’ammoniémie ou l’
urémie....................................................................................................................................... 76
Figure 32 : Relations entre l’ammoniémie moyenne et maximale,l’urémie et la concentration
en ammoniaque ruminal ........................................................................................................... 77
Figure 33 : Relations entre l’urémie moyenne et maximale, l’ammoniémie moyenne et
maximale, l’ammoniaque ruminale, la kaliémie et la bicarbonatémie..................................... 78
Figure 34 : Relations entre la bicarbonatémie , la pCO2, la tCO2 et l’urémie maximale........ 79
Figure 35 : Production des 3 principaux AGV (Enjalbert, 2004) ............................................ 90
Figure 36 : Cycle de l’urée ....................................................................................................... 94
Figure 37 : cycle de Krebs........................................................................................................ 99
Figure 38 : Voie d’élimination rénale de la glutamine (d’après Houpt, 1993) ..................... 101
Figure 39 : Co-transport de l’ion ammoniacal (d’après Houpt, 1993)................................... 102
Figure 40 : Elimination rénale du NH4+ ................................................................................ 103
Figure 41 : Echanges rénaux entre les ions sodium, hydrogène et bicarbonate..................... 104
Figure 42 : différences de concentrations ruminales en ammoniaque entre 2 régimes (Head,
1957)....................................................................................................................................... 107
- 21 -
TABLEAUX :
- 22 -
TABLE DES ABREVIATIONS
- 23 -
- 24 -
INTRODUCTION
Les fermentations ruminales des aliments ingérés conduisent à des produits terminaux
(acides gras volatils – AGV-, protéines d’origine microbienne, vitamines B et K, …)qui, après
absorption, seront métabolisés par les tissus de l’hôte et serviront à couvrir ses besoins
nutritionnels.
Cette activité microbienne nécessite des conditions physico-chimiques du contenu
ruminal relativement constantes.
Les troubles du fonctionnement de l’écosystème ruminal peuvent être aigus ou
chroniques, et concernent aussi bien le métabolisme énergétique, azoté que vitaminique.
Les mécanismes des troubles aigus (acidose ruminale aiguë, intoxication par l’urée,
intoxication par le tourteau de soja) sont bien connus, de même que que les mesures
thérapeutiques associées. (Braun, 1992; Edjtehadi, 1978; Nagaraja, 2007; Whitehair, 1989;
Ferrieres 2009)
Les effets ruminaux, sanguins et cliniques des excès aigus d’azote ont été bien décrits
pour l’intoxication par l’urée (Edjtehadi, 1978; Emmanuel, 1982 ; Whitehair, 1989) et ont été
récemment décrits lors d’intoxication par le tourteau de soja (Ferrières, 2009). L’ingestion
massive de tourteau de soja à raison de 1 et 2 % du poids vif (3.6 et 8.1 kg de MB) induit une
évolution biphasique. La première phase est caractérisée par une acidose ruminale, due à une
forte production d’AGV, et associée à une alcalose métabolique sanguine. Dans la seconde
phase (> 14 heures), la concentration en ammoniaque ruminal augmente fortement induisant
une hyperammoniémie probablement responsable des troubles cliniques.
Les mécanismes des troubles chroniques des fermentations ruminales sont moins
bien connus, même si une partie des mécanismes est commune avec les troubles aigus. Ainsi,
lors d’acidose ruminale chronique et aiguë, l’accumulation des acides gras volatils est-elle
impliquée, alors que l’acide lactique ne l’est que dans l’acidose ruminale aiguë.
Les excès chroniques d’azote peuvent résulter d’un déséquilibre modéré et persistant
entre apports et besoins en azote, mais aussi entre apports azotés et apports en énergie.
- 25 -
1. Besoins et apports en azote chez les ruminants
Les besoins protéiques varient selon les stades physiologiques de l’animal (Annexe 2).
Par exemple, une vache en lactation produisant 40 kg de lait par jour, a des besoins PDI six
fois plus importants qu’une vache à l’entretien (Enjalbert, 2004). Les besoins protéiques
nécessaires lors d’une fin de gestation représentent 40 % des besoins protéiques à l’entretien
(Huber, 1981).
Les réserves corporelles en protéines des ruminants sont limitées, comparées aux
réserves énergétiques. Par ailleurs leur capacité de mobilisation de protéines est faible
comparée à la capacité de mobilisation énergétique. Aussi, un déficit alimentaire azoté
marqué se traduit chez la vache par une baisse du taux protéique du lait et de sa production
globale (Wolter, 1981). De plus, une corrélation positive entre le taux de matière azotée de la
ration et la production laitière est décrite (Huber, 1981 ; Clark, 1980).
- 26 -
L’excès azoté peut être soit absolu (l’apport énergétique est correct alors que les apports
azotés sont supérieurs aux besoins), soit relatif (les apports azotés sont corrects mais les
apports énergétiques sont insuffisants).
Les excès d’azote sont rencontrés dans 2 situations majeures :
- lors d’erreurs de rationnement,
- lors de mise à l’herbe.
Certains effets sur la santé ou sur la production des excès d’azote soluble sont décrits, même
si certains de ces effets restent mal documentés.
Les mécanismes explicatifs de l’infertilité / infécondité en lien avec les excès azotés
sont multiples.
Lors d’excès d’azote soluble, l’urémie augmente à l’inverse de la progestéronémie
(Huber, 1982). La progestéronémie et l’excès d’azote soluble pourrait être liés par le bilan
énergétique (Huber, 1982, Ferguson, 1993). En effet, le TRIA1 dépend fortement du pic de
progestéronémie en phase lutéale ; le bilan énergétique est modifié lors d’excès d’azote
soluble (cf. 2.2).
La progestéronémie ne semble pas affectée par les excès azotés chroniques (Laven, 2004 ;
Dawuda, 2004).
- 27 -
L’urée et l’ammoniaque ont une action délétère sur les synthèses hormonales (Visek, 1984 ;
Bourland, 1998).
Lors d’excès d’azote soluble, les concentrations en ammoniaque sont plus élevées
dans le mucus utérin par rapport au plasma sanguin (Hammon, 2005). Ainsi, la composition
chimique des glaires utérines semble modifiée avec une augmentation du pH utérin.
Les excès chroniques d’azote pourraient favoriser les métrites, l’urée étant facilement
utilisable par des agents bactériens tels qu’Arcanobacterium pyogenes (Bourland, 1998).
Par un effet positif sur la production laitière, l’azote soluble peut potentiellement et
indirectement augmenter le risque de déficit énergétique (stéatose hépatique, cétose …).
- 28 -
2.4. Excès d’azote et boiteries
Peu de données sont disponibles sur les excès d’azote soluble et les boiteries. L’excès
d’azote soluble a été associé à l’augmentation des boiteries (Manson, 1988).
L’objectif de ce travail est de décrire les effets des excès chroniques d’azote sur les
paramètres cliniques, ruminaux et sanguins, et d’en déduire les mécanismes impliqués.
- 29 -
- 30 -
1ERE PARTIE : MATERIEL ET METHODES
1. Animaux
A C
Peau
Muscles
Paroi ruminale
A : corps de la canule
- 31 -
1.2. Logement
Avant le début de l’essai, le logement est constitué d’un parc plein air et d’un abri
avec aire paillée.
Cinq jours avant le début de l’essai, les 4 bœufs sont transférés dans une stabulation
entravée, sur copeaux (nettoyage biquotidien) sans contact physique possible entre eux mais
avec un contact visuel.
Les bœufs reçoivent quotidiennement une ration à base de fourrage (1ère coupe d’une
prairie permanente, stade épiaison) et de concentrés du commerce (Excel selectionND).
Cinq semaines avant le début de l’essai, la ration est équilibrée à 16 % de MAT.
- 32 -
2. Alimentation et protocole expérimental
2.1. Rations
Les animaux sont alimentés avec 4 rations de niveau azoté différent (Tableau 2) :
- 16% de MAT (16),
- 20% de MAT à base de soja (20S),
- 20% de MAT à base d’urée (20U),
- Et 24% de MAT (24).
-
Tableau 2 : Compositions des 4 rations
Ration 1 Ration 2 Ration 3 Ration 4
20% MAT 20% MAT
16% MAT 24% MAT
Soja Urée
Luzerne
11.90 11.90 11.90 11.90
kg MS / jour
Maïs concassé
1,8 0,3 1,8 0,3
kg MB/ jour
Tourteau de soja 48
0,4 1,9 0,4 1,9
kg MB/ jour
Urée
0 0 0,21 0,21
kg MB/ jour
AMV 15/11/6
0,1 0,1 0,1 0,1
kg MB/ jour
Les 4 rations ne diffèrent que par la teneur azotée. Elles sont en particulier iso
énergétiques (Tableau 3).
- 33 -
Tableau 3 : Calcul des caractéristiques des 4 régimes (Logiciel La Relev, 2004)
L’expérimentation est basée sur une rotation en « cross over ». Pour un mois donné,
chaque animal reçoit une ration différente d’un autre. L’attribution des rations aux
animaux a été définie par tirage au sort (Tableau 4).
- 34 -
3. Prélèvements et conditionnement des échantillons
Le prélèvement de jus de rumen (150 ml) est réalisé à l’aide d’une sonde rigide (L =
40 cm ; Ø = 12 mm) sur laquelle est montée une seringue drogueuse de 200 ml. Après
ouverture de la canule, la sonde est dirigée à l’intérieur du rumen crânio-ventralement, en
longeant la paroi latérale du rumen. Tous les prélèvements sont réalisés par le même opérateur
et dans la même zone du rumen. Entre chaque prélèvement, la sonde est rincée abondamment
à l’eau chaude puis séchée.
Cinq ml de jus de rumen (phase liquide) sont aussitôt mélangés à 0,5 ml de HgCl2 (2%
p/v) (arrêt de l’activité microbienne). Deux échantillons sont immédiatement congelés et
conservés à – 20°C.
3.2. Sang
Les prises de sang s’effectuent à la veine jugulaire, après désinfection locale à l’aide
d’une solution iodée (Vétédine ®). Les sillons jugulaires de chaque bœuf ont été rasés avant
le début de l’expérimentation. Afin d’éviter les phlébites, les prélèvements sanguins sont
réalisés alternativement sur l’une ou l’autre veine.
Un tube hépariné est utilisé immédiatement pour l’analyse des gaz du sang. Deux
autres tubes héparinés sont centrifugés 10 min à 4000g et le plasma est congelé
immédiatement (-20°C).
L’urine est prélevée sur miction spontanée (d’où une fréquence irrégulière de
prélèvements) dans un récipient en plastique lavé et séché après chaque miction.
- 35 -
3.4. Calendrier des prélèvements
Les prélèvements sont réalisés en 4e semaine de chaque période d’un mois. Les jours
de prélèvements, les différents échantillonnages sont réalisés toutes les 2 heures de 8 heures à
20 heures.
Tous les points de prélèvement sont toujours réalisé dans le même ordre (à part pour
l’urine) : A suivi de B, puis de C, et enfin D.
- 36 -
4. Méthodes analytiques
4.1.1.pH ruminal
Les acides gras volatils détectés sont l’acide acétique (C2), l’acide propionique (C3) et
l’acide butyrique (C4). Ils sont dosés par technique de chromatographie en phase gazeuse.
Les échantillons sont tout d’abord décongelés et subissent une première centrifugation
de 15 minutes à 4000 tours par minute afin d’éliminer les éléments grossiers de l’échantillon.
Ensuite, 1 ml du surnageant obtenu est mélangé à 200 µl d’acide métaphosphorique pour le
déprotéiner. Une deuxième centrifugation de 15 minutes est réalisée à 20 000 g, (élimination
des particules fines (mitochondries, lysosomes …)). Enfin, 100 µl de ce surnageant sont
dilués dans 900 µl d’eau distillée et mélangés à 75 µl de solution étalon (témoin de passage).
L’échantillon est injecté à l’aide d’une micro seringue (0.2 µl dans le cas présent) dans
le chromatographe (Hewlett Packard 5890 Series II) en phase gazeuse équipé d’un détecteur à
ionisation de flamme. Une colonne capillaire (ECTM – 1000, Alltech, polyethylène glycol
acidifié, L = 15 m ; Ø = 0,53 mm ; épaisseur du film = 1,20 µm) est utilisée.
Les concentrations en acétate (C2), en propionate (C3) et en butyrate (C4) sont exprimées en
mmol/l.
4.1.3.Ammoniaque
L’ammonium, par la réaction de Berthelot, est javellisé par du monochloramine, lequel réagit
avec le salicylate et devient du 5-aminosalicylate. Après oxydation, un complexe coloré vert
- 37 -
est formé. La réaction est catalysée par le nitroprussiate et le dichloroisocyanurate est utilisé
pour un apport de chlore. L’extinction du complexe formé est mesurée à 660 nm.
4.2. Sang
Les gaz sanguins sont mesurés dans les 15 minutes suivant le prélèvement à l’aide
d’un analyseur portable (VetStat Electrolyte and Blood Gaz Analyser ; IDEXX) muni de
cassettes (VetStat fluido-thérapie/Acide-Base ; IDEXX, Westbrook, USA). L’appareil est
situé en salle climatisée.
§ le pH sanguin
§ la pression partielle en dioxyde de carbone : pCO2 (mm Hg)
§ la natrémie : [Na+] (mmol/L)
§ la kaliémie : [K+] (mmol/L)
§ la chlorémie : [Cl-] (mmol/L)
L’analyseur calcule ensuite, à partir des paramètres mesurés, les paramètres suivants :
- 38 -
4.2.2. Biochimie sanguine
Une fraction aliquote de plasma est utilisée pour les dosages de l’ammoniaque, de
l’urée et du glucose. L’ensemble de ces analyses biochimiques est réalisé par le Laboratoire
de biologie clinique de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse (LBC ; ENVT) (Vitros
250®, Orto Clinical Chemistry, Issy les Moulineaux, France). Pendant les horaires
d’ouverture du laboratoire les analyses sont effectuées immédiatement (dans les 10 minutes
avec conservation dans de la glace pilée) après centrifugation des échantillons.
Pendant les horaires de fermeture (H8 et H10), le plasma est conservé à –20°C et analysé au
maximum 14 heures après prélèvement.
Les deux autres tubes sont directement déposés dans de la glace pilée après la ponction
et centrifugés dans les 10 minutes qui suivent. Le plasma est séparé du culot et est ensuite
congelé à -80°C dans les 30 minutes. Les dosages des ASAT, CK et GGT sont effectués à la
fin de l’expérimentation (LBC ; ENVT ; même analyseur).
4.3. Urine
4.3.1.pH
Le pH de l’urine est mesuré à l’aide du même pH mètre et de la même sonde que pour
les mesures des pH ruminaux. Une double mesure du pH est réalisée.
La sonde est rincée et séchée entre chaque mesure. Le pH mètre est étalonné entre
chaque série de mesures.
4.3.2.Bandelettes urinaires
Sur chaque prélèvement d’urine, une bandelette urinaire (Combur Test®) est réalisée.
Les paramètres mesurés sont : le pH (confirmé et affiné par la mesure au pH mètre), les
- 39 -
leucocytes, les nitrites, les protéines, le glucose, les corps cétoniques, l’urobilinogène, la
bilirubine, le sang et l’hémoglobine.
4.3.3.Réaction de Heller
5. Suivi clinique
Un examen clinique des animaux est réalisé (annexe 5) selon la même fréquence que
pour les prélèvements.
La présence de refus à la distribution est systématiquement notée.
La vitesse d’ingestion est observée et notée qualitativement.
- 40 -
6. Statistiques
Pour chaque paramètre, animal et période, les moyennes pondérées ont été calculées
avec la formule suivante, à partir des valeurs obtenues pour les différentes heures (Hx) :
M = ([P]0 + 2[P]2 + 2[P]4 + 2[P]6 + 2[P]8 + [P]10 ) / 10
Pour chaque paramètre, les courbes de synthèse regroupant les 4 animaux et les 4
périodes ont été tracées pour chaque ration.
La moyenne par ration (cf. 6.1) a été comparée par analyse de variance entre ration,
sans tenir compte des effets période et animal. Le modèle linéaire adopté est donc :
Y = µ + Ration + ε [modèle 1]
Les résultats sont reportés avec les moyennes des paramètres pour chaque ration.
6.3. Analyse des effets animal, période et ration sur les moyennes
journalières individuelles périodiques
- 41 -
Y = µ + Animal + Période + Ration + ε [modèle 2]
Le même modèle a été appliqué à l’effet Soja ou Urée, avec une interaction :
Y = µ + Animal + Période + Soja + Urée + Soja x Urée + ε [modèle 2ter]
6.4. Analyse des effets heure et ration sur les valeurs de chaque
prélèvement
A partir des valeurs obtenues pour les différentes heures d’une série (période-animal)
(cf. 6.1), les effets de l’animal, de la période, de la ration et de l’heure du prélèvement sur ces
valeurs pour les différents paramètres ont été déterminés par analyse de variance. Un effet du
croisement entre l’effet de la ration et de l’heure de prélèvement a été recherché. Le modèle
linéaire adopté est donc :
Y = µ + Animal + Période + Heure + Ration + Ration x Heure + ε [modèle 3]
Les comparaisons 2 à 2 des 4 rations, des 6 (ou 7) heures et des 276 couples rations /
heures ont été réalisées avec le test de Tukey.
Les résultats sont représentés graphiquement avec la valeur moyenne de l’effet (Heure,
Ration ou Heure x Ration) et l’intervalle de confiance à 95 % correspondant.
- 42 -
7. Calendrier expérimental
P = Prélèvements
Fourrage (15% MAT)
A = Alimentation 243 = Mois 2
+ concentrés
Luzerne (16% MAT) Semaine
+ concentrés 4
Rations expérimentales Jour 3
L = Logement Plein air Stabulation
- 43 -
- 44 -
2EME PARTIE : RESULTATS
770
750
Poidsvif (Kg)
730 A
B
C
710 D
690
670
650
Janvier Fevrier Mars Avril Mai
- 45 -
2. Evolution des paramètres ruminaux mesurés
2.1. pH
7,2
7,1
7
pH ruminal
6,9 16
20S
6,8
20U
24
6,7
6,6
6,5
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
2.1.1.Effet temps
Le repas est suivi d’une baisse du pH ruminal de H2 à H6 (Fig. 2). Les valeurs
minimales moyennes sont atteintes à H6.
Les valeurs moyennes de pH baissent significativement de 0,2 à 0,4 unité de pH entre
H0 et les temps suivants (p<0,05 [modèle 3, avec effet animal et période]) (Fig. 3). Le pH est
0,14 unité inférieur à H6 par rapport à H2 (p<0,05), et inférieur de 0,17 et 0,23 unité à
respectivement H4 et H6 par rapport à H10 (p<0,05) (Fig. 3).
2.1.2.Effet régime
- 46 -
2.1.3.Effet temps x régime
Peu de valeurs de pH ruminaux des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig. 3,
annexe 4)
Figure 3 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour le pH
ruminal.
- 47 -
2.2. Ammoniaque
650 mg/l
600
550
500
450 16
NH3 ruminal
400
20S
350
300 20U
250 24
200
150
100
50
0
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
2.2.1.Effet temps
2.2.2.Effet régime
Une différence significative est notée entre les régimes 16 et 20S d’une part et les
régimes 20U et 24 d’autre part (p<0,05 [modèle 1, effets animal et période négligés]) (tableau
8).
La concentration moyenne augmente pour les régimes 24 et 20U par rapport au régime
16 et 20S (p<0,05 [modèle 3, avec effet animal et période]). Aucune différence n’est décrite
entre les rations 16 et 20S. La ration 20U est significativement supérieure à 20S (p<0,05) et la
ration 24 est significativement supérieure à 20S et 20U (p<0,05) (fig. 5).
- 48 -
Heure : 1 : H0 ; 2 ; H2 ; 3 : H4 ; 4 : H6 ; 5 : H8 ; 6 : H10 // Ration : 1 : 16 ; 2 : 20S ; 3 : 20U ; 4 : 24
Figure 5 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour
l’ammoniaque ruminal.
- 49 -
Ration : 1 : 16 ; 2 : 20S ; 3 : 20U ; 4 : 24
Peu de valeurs de R-[NH3] des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig. 5,
annexe 4).
- 50 -
2.3. Acides Gras Volatils
10,000
9,000
16
8,000
C2 (mmol/L)
20S
7,000 20U
24
6,000
5,000
4,000
0 2 4 6 8 10 12
temps par rapport au premier repas (heures)
2,500
2,300
2,100
1,900 16
C3 (mmol/L)
1,700 20S
1,500 20U
1,300 24
1,100
0,900
0,700
0,500
0 2 4 6 8 10 12
temps par rapport au premier repas (heures)
1,100
1,000
0,900 16
C4 (mmol/L)
0,800 20S
20U
0,700
24
0,600
0,500
0,400
0 2 4 6 8 10 12
temps par rapport au premier repas (heures)
- 51 -
2.3.1.2. Effet régime
Le régime n’a pas d’effet significatif sur les acides gras volatils du rumen (Fig. 7, Fig.
8), quelle que soit l’analyse de variance réalisée.
Figure 8 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour les
acides gras volatils du rumen.
Peu de concentrations en AGV des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig. 8,
annexe 4)
- 52 -
2.3.2.Proportion des différents AGV
100%
80%
60%
% d'AGV
C4
C3
40% C2
20%
0%
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
16 20S 20U 24
Tem ps en heure
- 53 -
3. Paramètres sanguins mesurés
3.1. Ammoniémie
120
100
ammoniémie (µmol/L)
80
16
60 20S
20U
40 24
20
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
temps par rapport au premier repas (heures)
3.1.1.Effet temps
3.1.2.Effet régime
Les rations 16 et 20S sont significativement inférieures aux régimes 20U et 24 (p<0,05
[modèle 1, effets animal et période négligés]) (tableau 9).
L’ammoniémie augmente significativement pour les régimes 24, 20U et 20S par
rapport au régime 16 (p<0,05 [modèle 3, avec effet animal et période]). Elle est aussi
- 54 -
supérieure pour le régime 20U par rapport au régime 20S (p<0,05). Le régime 24 n’est pas
significativement différent des régimes 20S et 20U (Fig. 11).
Figure 11 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour
l’ammoniémie.
- 55 -
Ration : 1 : 16 ; 2 : 20S ; 3 : 20U ; 4 : 24
Peu de valeurs de l’ammoniémie des couples Temps x Régime diffèrent entre elles
(Fig. 11, annexe 4).
- 56 -
3.2. Urémie
3.2.1.Effet temps
8,5
7,5
7
urémie (mmol/L)
16
6,5 *
20S
6
20U
5,5 24
4,5
4
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
temps par rapport au premier repas (heures)
3.2.2.Effet régime
- 57 -
Heure : 1 : H0 ; 2 ; H2 ; 3 : H4 ; 4 : H6 ; 5 : H8 ; 6 : H10 // Ration : 1 : 16 ; 2 : 20S ; 3 : 20U ; 4 : 24
Figure 14 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour
l’urémie.
L’urémie augmente de manière significative pour les régimes 24, 20U et 20S par
rapport au régime 16 (p<0,05 [modèle 3, avec effet animal et période]). Elle est aussi
significativement supérieure pour les régimes 20U et 24 par rapport au régime 20S et pour le
régime 24 par rapport aux régimes 20U (p<0,05) (Fig. 14).
L’urémie ([Urée]), varie de manière significative entre les rations (p<0.05, [modèle2 :
effet du régime sur les moyennes journalières individuelles périodiques]) (annexe 6). En effet,
plus le régime est azoté, plus les concentrations sont importantes. (Fig. 15).
- 58 -
Ration : 1 : 16 ; 2 : 20S ; 3 : 20U ; 4 : 24
Peu de valeurs de l’urémie des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig. 14,
annexe 4)
3.3. Glycémie
3.3.1.Effet temps
Les glycémies des régimes 16, 20S et 20U diminuent suite à la prise de ration. Elles
restent ensuite stables pour les deux premiers régimes et augmentent pour le troisième. La
glycémie du régime 24 augmente tout au long de la journée. Aucune variation significative
n’est décrite (Fig. 16 et 17).
- 59 -
4,2
4
glycémie (mmol/L)
3,8 16
20S
3,6 20U
24
3,4
3,2
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
3.3.2.Effet Régime
Les deux régimes les plus azotés ont en moyenne des glycémies plus élevées que les
deux autres, sans différence significative (Tab. 11).
Les régimes n’ont aucun effet sur la glycémie (Fig. 17, Tab. 11), quelle que soit
l’analyse de variance réalisée.
Figure 17 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour la
glycémie.
- 60 -
3.3.3.Effet temps x régime
Peu de valeurs de la glycémie des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig.
17, annexe 4)
- 61 -
3.4. Bilan acido – basique
3.4.1.pH sanguin
7,42
7,41
pH sanguin
16
7,4 20S
20U
24
7,39
7,38
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
Figure 19 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour le pH
sanguin.
- 62 -
3.4.1.1. Effet temps
Les pH sanguins ont tendance à augmenter au cours de la journée mais sans différence
significative (Fig. 18 et 19). Les écarts-type associés à H0 sont importants.
Le pH sanguin moyen quotidien du régime à 24% de MAT est supérieur aux trois
autres régimes mais sans différence significative (Tab. 12). Les régimes n’ont aucun effet sur
le pH sanguin (Fig. 19, Tab. 12), quelle que soit l’analyse de variance réalisée.
Peu de valeurs des pH sanguins des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig.
19, annexe 4)
- 63 -
3.4.2.Bicarbonatémie
29
28,5 *
Bicarbonatémie (mmol/L)
28
27,5 *
16
27 20S
20U
26,5
24
26
25,5
25
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
- 64 -
Figure 21 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour la
bicarbonatémie.
3.4.2.3. Effet temps x régime
Peu de valeurs de la bicarbonatémie des couples Temps x Régime diffèrent
entre elles (Fig. 21, annexe 4)
- 65 -
3.4.3.pCO2
52
51
50
*
49
pCO2 (mm Hg)
48 16
47 20S
46 20U
45 24
44
43
42
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
Figure 23 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour la
pCO2.
- 66 -
3.4.3.2. Effet régime
La pCO2 du régime 24 est inférieure à celle des régimes 16 et 20U (p<0.05 pour les 2
modèles). (Tableau 14 et Fig. 23)
Tableau 14 : Moyennes pondérées quotidiennes des pCO2 en fonction du régime (mm Hg)
16 20S 20U 24 Moyennes
A 54,3 48,6 50,7 47,6 50,3
B 47,7 45,3 47,6 45,9 46,625
C 49,6 50,4 49,7 45,6 48,825
D 47,2 49,8 49,4 50,6 49,25
Moyennes 49,7a 48,525 49,35a 47,425b
Peu de valeurs de la pCO2 des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig. 23,
annexe 4)
- 67 -
3.5. Ionogramme
3.5.1.Natrémie
144
143,5
143
142,5
142
Natrémie (mmol/L)
141,5
141
140,5 16
140 20S
139,5 20U
139
24
138,5
138
137,5
137
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
Les régimes n’ont aucun effet significatif sur la natrémie (Fig. 25, Tab. 15), quelle que
soit l’analyse de variance réalisée.
Peu de valeurs de la natrémie des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig.
25, annexe 4)
- 68 -
Heure : 1 : H0 ; 2 ; H2 ; 3 : H4 ; 4 : H6 ; 5 : H8 ; 6 : H10 // Ration : 1 : 16 ; 2 : 20S ; 3 : 20U ; 4 : 24
Figure 25 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour la
natrémie.
3.5.2.Kaliémie
3.5.2.1. Effet temps
La kaliémie des régimes 24, et 20U et 20S est inférieure à celle du régime 16 (p<0,05
[modèle 1, effet animal et période négligé]) (tableau 15).
Les animaux soumis au régime 20U ont en moyenne des kaliémies significativement
plus basses par rapport au régime 16 (p<0.05 [modèle 3, avec effet animal et période])
- 69 -
(Tableau 15 et Fig. 27). Les kaliémies des régimes 20S et 24 tendent à être inférieures à celle
du régime 16 (respectivement, p=0.06 et p=0.07)
La valeur la plus basse atteinte est 3.65 mmol/L. avec le régime 24 à H6.
4,2
4,15
4,1
4,05
Kaliémie (mmol/L)
4
3,95 16
3,9 20S
3,85 20U
3,8 24
3,75
3,7
3,65
3,6
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
.
Figure 27 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour la
kaliémie.
Peu de valeurs de la kaliémie des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig.
27, annexe 4).
- 70 -
3.5.2.4. Effet MAT, soja et urée
3.5.3.Chlorémie
La chlorémie semble décrire un pic centré sur H4 (Fig. 25). En effet, la chlorémie
augmente significativement de 2 mmol/l à H4 par rapport à H0 (p<0,05 [modèle 3, avec effet
animal et période]). Elle baisse ensuite : à H10, elle est de 2 mmol/l inférieure à H4 (p<0.05)
(Fig. 28 et 29).
106
105,5
105
104,5
chlorémie (mmol/L)
104
103,5 16
20S
103
20U
102,5
24
102
101,5
101
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
- 71 -
Heure : 1 : H0 ; 2 ; H2 ; 3 : H4 ; 4 : H6 ; 5 : H8 ; 6 : H10 // Ration : 1 : 16 ; 2 : 20S ; 3 : 20U ; 4 : 24
Figure 29 : Valeur moyenne de l’effet Heure (Time) et Ration(Diet) et intervalle de confiance à 95 % pour la
chlorémie.
Les régimes n’ont aucun effet sur la chlorémie (Fig. 29, Tab. 15), quelle que soit
l’analyse de variance réalisée.
Peu de valeurs de la chlorémie des couples Temps x Régime diffèrent entre elles (Fig.
29, annexe 4).
- 72 -
Tableau 15 : moyennes pondérées des composants du ionogramme en fonction des régimes
16 20S 20U 24 Moyennes
A 141,6 139,1 140,7 140,4 140,45
B 143,5 141,8 140,3 140,3 141,475
Na
C 139,4 142,6 140 139,8 140,45
D 139,4 139,5 139,2 140,3 139,6
Moyennes 140,975 140,75 140,05 140,2
16 20S 20U 24 Moyennes
A 4,01 3,8 3,81 3,87 3,8725
B 3,83 3,81 3,69 3,78 3,7775
K
C 3,95 3,84 3,89 3,81 3,8725
D 3,96 3,78 3,87 3,77 3,845
Moyennes 3,9375a 3,8075b 3,815b 3,8075b
- 73 -
4. Evolution des paramètres urinaires
4.1. pH
8,400
8,350
8,300
chlorémie (mmol/L)
8,250
8,200
8,150 16
8,100
8,050 20S
8,000 20U
7,950
24
7,900
7,850
7,800
0 2 4 6 8 10
temps par rapport au premier repas (heures)
Les pH urinaires ont tendance à augmenter dans les heures suivant la prise
alimentaire. Mais, aucune variation significative n’est observée (Fig. 30).
Cependant, en moyenne, les animaux ingérant la ration à 24% de MAT, ont un pH
urinaire significativement plus bas que les régimes 16 et 20U (Tab. 16).
La présence de protéines dans les urines n’a jamais été mise en évidence sur les
prélèvements (bandelettes ou réaction de Heller).
- 74 -
5. Variations des paramètres biochimiques en fonction
d’autres paramètres biochimiques.
Les effets des paramètres biochimiques entre eux sont reportés dans le tableau 17 (modèle 4).
p<0,001
Effet
p<0,05
p<0,01
NH3Sg
p<0,001
Effet
p<0,05
0.08
0,06
NH3Max
p<0,001
Effet
p<0,05
p<0,01
UréeSg
Effet
p<0,01
p<0,01
p<0,05
0,08
0,07
0,06
UréeMax
p<0,001
Effet
p<0,05
p<0,05
Bica
Effet
p<0,01
p<0,01
p<0,01
p<0,01
0.07
0,07
NH3
RUMEN
Effet
p<0,05
p<0,01
0,08
PCO2
- 75 -
• La glycémie et la kaliémie tendent à respectivement augmenter et diminuer avec
une augmentation des concentrations ruminales en ammoniaque mais sans
atteindre la significativité statistique (p=0.07)
- 76 -
Figure 32 : Relations entre l’ammoniémie moyenne et maximale,l’urémie et la concentration en ammoniaque
ruminal
- 77 -
Figure 33 : Relations entre l’urémie moyenne et maximale, l’ammoniémie moyenne et maximale, l’ammoniaque
ruminale, la kaliémie et la bicarbonatémie
- 78 -
5.4. Effets de la bicarbonatémie et de la PCO2
- 79 -
- 80 -
3EME PARTIE : DISCUSSION
1.1.1.pH ruminal
Dans les conditions de terrain, le prélèvement de jus de rumen est réalisé par
ruminocentèse ou sondage oesophagien. En conditions expérimentales, la fistulisation du
rumen et la mise en place de canules ruminales rigides permettent des prélèvements répétés.
Le sondage oesophagien conduit à des valeurs de pH surestimées de 12 à 14%, en lien
avec une contamination par lma salive, par rapport aux techniques de ruminocentèse et de
prélèvement par une canule (Dircksen, 1987 ; Nordlund, 1994). Les 200 premiers ml prélevés
par sondage oesophagien ont un pH et une concentration en bicarbonates significativement
plus élevés que les 200 ml prélevés ensuite (Duffield, 2004).
En moyenne, le pH des échantillons récoltés par ruminocentèse est entre 0,44 et 0,35
unité de pH plus bas que par sondage (Nordlund, 1994).
La ruminocentèse ne permet qu’un prélèvement unique par animal. Les risques de
contamination sanguine du prélèvement (d’où une possible surévaluation du pH de
l’échantillon) voire de péritonite sont importants.
En conditions expérimentales, la méthode de choix , est le prélèvement via une canule
ruminale.
Le prélèvement via la canule ruminale peut conduire à des résultats variables selon le
site de prélèvement. Le prélèvement en partie crânio-ventrale, doit être favorisé. En effet, le
mélange du contenu ruminal y est le meilleur et la valeur de pH reflète le mieux le pH du
rumen (Duffield, 2004).
- 81 -
1.1.1.3. Evolution du pH après prélèvement
Avant le repas, les plus fortes concentrations en AGV se trouvent en parties dorsale et
centrale du rumen. Les valeurs les plus basses se trouvent en zone ventrale au niveau du
réseau (Lane, 1982).
Le rapport entre les différents AGV n’est pas modifié par la localisation et le moment
du prélèvement par rapport au repas (Lane, 1982).
Les résultats obtenus dans notre essai (prélèvement en partie déclive) pourraient donc
sous estimer la quantité réelle d’AGV, contenue dans le jus de rumen. Toutefois le ratio entre
les différents AGV peut être considéré comme exact.
1.1.3.Ammoniaque
- 82 -
Les méthodes de Nessler et de Berthelot sont les plus utilisées.
o Dans la méthode de Nessler, le réactif forme un précipité avec l’ammoniaque
qui modifie ainsi l’absorbance.
o Dans la méthode de Berthelot, l’ammoniaque réagit en milieu basique avec
l’hypochlorite pour former une monochloramine, puis successivement avec 2
molécules de phénol pour former le bleu d’indophénol. L’intensité de
coloration est mesurée à 610 nm.
La sensibilité et la reproductibilité de la méthode de Berthelot sont meilleures qu’avec
celle de Nessler (Luo, 1995).
1.2. Sang
Lors de prélèvement de sang le contact avec l’air doit être minimal, les échanges
gazeux conduisant à une modification du pH et de la pC02 (Carlson, 1997).
Idéalement, l’analyse des gaz du sang doit être réalisée dans les 5 minutes suivant le
prélèvement. Toutefois, les résultats sont peu affectés si le prélèvement est conservé jusqu’à
20 minutes à 5°C et jusqu’à 2h, voire 4h, dans de la glace pilée (Carlson, 1997).
Dans cet essai, les analyses ont été réalisées dans les dix minutes suivant le
prélèvement. Les tubes étaient conservés sous froid positif durant cette période.
1.2.2.Ammoniémie et urémie
- 83 -
d’analyse de 3 heures. La congélation du plasma permet de réaliser le dosage jusqu’à 3 jours
après le prélèvement.
Dans cet essai, les échantillons ont été immédiatement centrifugés et analysés
(prélèvements pendant la journée), ou immédiatement centrifugés après prélèvement et le
plasma congelé (prélèvements hors horaires d’ouverture du laboratoire). Le délai d’analyse
maximal est alors de 14 heures.
Les valeurs d’ammoniaque sanguin obtenues dans cet essai peuvent donc
vraisemblablement être considérées comme représentatives de l’ammoniémie réelle.
1.2.3.Glycémie
1.3. Urine
- 84 -
2. Modifications biochimiques ruminales
Les moyennes pondérées quotidiennes sont d’autant plus importantes que le régime est
riche en matière azotée (Tab. 18). De plus, les tests de variance démontrent un important effet
régime sur les concentrations ruminales en ammoniaque (p<0.001).
- 85 -
En 2006, dans un précédent essai à l’ENVT, destiné à évaluer un apport massif et brutal
de tourteau de soja non tanné à hauteur de 1 et 2% du poids vif, la concentration en
ammoniaque atteignait respectivement 250 mg/l dans le premier cas et 700 mg/L dans le
second (Ferrières, 2009).
L’augmentation des concentrations en ammoniaque et la variation en fonction des
rations a pour origine une dégradabilité variable des matières azotées dans le rumen. En effet,
les protéines alimentaires ingérées et dégradées dans le rumen conduisent à la production
d’ammoniaque (Enjalbert, 2004 ; Nolan, 1972).
- 86 -
faible car ils sont sélectivement retenus dans le rumen (Bach, 2005). Sans
protéines naturelles alimentaires, ils sont absents ou en concentration très
faible. La principale espèce est Entodinium spp. (Bach, 2005 ; Wallace,
1991 ; Huber, 1981).
Les protozoaires ont une activité bactériophage non négligeable
(jusqu’à 40% des bactéries) qui permet une production d’ammoniaque à
partir de composés azotés non d’origine alimentaire. Cette production non
directement alimentaire peut représenter 30% de l’ammoniaque produit
(Nolan, 1972).
Dans notre essai, pour les deux régimes à 20% de MAT, les concentrations moyennes
quotidiennes en ammoniaque dans le rumen sont beaucoup plus importantes et le pic
beaucoup plus prononcé pour le régime à base d’urée. Selon la source azotée, la vitesse de
dégradation change.
La ration 20S est basée sur du tourteau de soja avec 3 niveaux différents de
dégradation de la composante azotée (Ferrieres, 2009) :
- une fraction des protéines (26%) soluble est immédiatement disponible
- une fraction soluble (71%) plus lentement dégradable (8 % / h pour le TS 46)
- une fraction (3 %) non dégradable
- 87 -
aminés libres des protéines au cours de la réaction de Maillard. Cette réaction est réversible
grâce à l’action du pH faible de la caillette et du début des intestins (Huber, 1981).
L’urée est très peu appétente. Cependant, lorsque l’odeur de l’urée est masquée, la
quantité ingérée reste quand même inférieure à la quantité ingérée d’une ration sans urée.
Ainsi, deux hypothèses s’affrontent :
- les vaches compensent la perte d’appétence de la ration à base d’urée, en augmentant
leur ingestion de fourrage diminuant ainsi la place disponible pour cette ration (Kertz,
1979).
- la quantité de matière sèche ingérée est diminuée lorsque l’urée est introduite dans le
rumen via une canule (Kertz, 1979). Cette observation va à l’encontre de l’hypothèse
précédente. Un rétrocontrôle négatif pourrait diminuer la quantité ingérée. Chez le rat,
des concentrations sanguines croissantes d’acides aminés diminuent la prise
alimentaire (Fenderson, 1976).
- 88 -
La vitesse d’ingestion semble dépendre directement de la quantité ou du pourcentage
d’urée. Le pourcentage d’urée atteint dans cet essai pour les rations 24 et 20U est de 1,35%.
Leur vitesse d’ingestion est plus lente que pour les rations 16 et 20S : 60 minutes en moyenne
contre 20 minutes.
2.2. Le pH
Chaque repas a été suivi d’une baisse significative du pH ruminal jusqu’au repas
suivant. Les valeurs minimales restent toutefois dans les valeurs usuelles (5.8 - 6.9) et
largement supérieures au seuil habituellement admis pour une acidose subclinique (pH< 5,5).
De plus, les valeurs initiales semblent élevées.
Le niveau de MAT de la ration limite la baisse du pH ruminal mais sans effet significatif.
Lors d’un apport massif et brutal d’azote, la valeur minimale est atteinte 4 heures après, avec
un pH de 5,96 (Ferrieres, 2009)
Le pH a un rôle sur la solubilité des protéines. Les protéines sont moins solubles à leur
pH isoélectrique (pHi), c'est-à-dire lorsqu’elles ont un potentiel électrique neutre. En effet,
l’absence de charge diminue les répulsions et compacte les protéines. La caséine, dont le pH
isoélectrique est de 4,6 est totalement soluble à pH=7 mais précipite si l’on se rapproche de
son pHi. Malheureusement, la mesure du pH isoélectrique de toutes les protéines n’est pas
réalisable (Loerch, 1983).
Les conditions optimales de fermentations dans le rumen se situent entre 5,5 et 7
(Bach, 2005).
- 89 -
L’équilibre entre la production des AGV et de l’ammoniaque par les microorganismes
du rumen est fragile. Pour qu’il soit maintenu, la synchronisation des apports azotés et
énergétiques est certainement importante (Enjalbert, 2004).
En effet, pour pouvoir dégrader la matière azotée puis synthétiser leurs protéines, les
microorganismes ont besoin en parallèle de matière azotée dégradable ET de Matière
Organique Fermentescible (MOF).
L’optimum est de 160 grammes de matière azotée dégradable pour 1 kilogramme de
Matière Organique Fermentescible (Huber, 1981).
Dans cet essai, les concentrations moyennes des différents AGV augmentent
significativement (p < 0.05) suite à la prise alimentaire, quel que soit le régime (Fig. 35).
La fermentation de la matière organique conduit à la production d’acides gras volatils, de
chaleur, de gaz et d’ATP.
- 90 -
Par la suite, les AGV sont majoritairement absorbés, de manière passive, au travers de
la paroi ruminale ce qui permet une régulation du pH. (Merchen, 1988)
Pour une baisse de pH modérée, les protozoaires se développent et les
fermentations s’orientent vers le butyrate. Pour des pH plus faibles, les protozoaires
disparaissent au profit des bactéries amylolytiques, avec une orientation fermentaire vers le
propionate. (Martin, 2006).
Si une ration est trop riche en azote, c'est-à-dire au dessus des 160 grammes de MA
dégradables, au bout d’un certain temps toute l’énergie sera consommée sans pour autant que
l’ammoniaque produit soit utilisé en totalité. La synthèse microbienne est donc limitée par
l’énergie.
- 91 -
3. Modifications biochimiques et acido-basiques sanguines
3.1. L’ammoniémie
Dans notre essai, la diffusion d’ammoniaque est donc facilitée par les valeurs initiales
élevées du pH ruminal à H0.
Ainsi, la concentration en ammoniaque ruminal diminue-t-elle rapidement après le pic alors
que celle du sang augmente.
Dans notre essai, aucun symptôme attribuable à une hyperammoniémie n’a été
observé.
- 92 -
Dans le sang, les concentrations normales en ammoniaque se situent entre 23 et 35
µmol/l (Ferguson, 1989). Quand les capacités de détoxification de l’ammoniaque par le foie
sont dépassées, l’ammoniémie augmente. Le seuil de mortalité a été associé à des valeurs
d’ammoniémie comprises entre 1100 et 2216 µmol/l. Les premiers symptômes apparaissaient
autour de 440 µmol/l (Edjtehadi, 1978).
Afin d’éviter la toxicité aiguë, les recommandations d’apport maximal en urée étaient
de 30 g pour 100 kg PV, sans tenir compte de les aspects de simultanéité ed’apport
énergétique
Dans notre essai, les apports ont été au maximum (régimes 24 et 20U) de 210g pour 750 kg
PV soit 28 g/100 kg de poids vif.
- 93 -
3.1.2.Le cycle de l’urée.
Suite au pic d’ammoniaque dans le sang (centré sur H2), les valeurs de l’ammoniémie
pour les régimes 20U et 24 diminuent ensuite rapidement de moitié (dès H4).
A l’inverse, de H0 à H4 l’ammoniémie des deux autres régimes diminuent.
Lors d’un précédent essai (Ferrières 2009), la concentration sanguine en ammoniaque a
également diminué de manière rapide.
L’ammoniaque, composé très toxique, est détoxifié dans le foie en urée (Fig. 36).
Deux des cinq réactions ont lieu dans la mitochondrie, les trois autres se déroulent
dans le cytosol des hépatocytes (Visek, 1984).
- 94 -
3.1.3.Capacité de détoxification hépatique
Les risques d’intoxication ammoniacale varient selon les concentrations en ammoniaque dans
le rumen (Enjalbert, 2004) :
- quand les concentrations ne dépassent pas les 500 mg/L, l’ammoniaque est
correctement utilisée par les microorganismes ruminaux. C’est le cas pour notre essai.
- entre 500 et 800 mg/L, il y a gaspillage. L’excédent est absorbé par la muqueuse
ruminale et transformé en urée au niveau du foie.
- au dessus de 800 mg/L, les capacités du foie à détoxifier l’ammoniaque sont
dépassées. On est dans la zone toxique. Cette zone sera d’autant plus dangereuse que
le pH du rumen sera haut. En effet l’ammoniaque est mieux absorbée à des pH élevés.
Plus le pH du rumen augmente plus le seuil de toxicité descend.
Des études ont montré que le foie des ovins peut détoxifier l’ammoniaque à un débit
de 1.45 µmol/min/kg, sans signes cliniques. Chez les bovins, dans cette même étude, le taux
de détoxification de l’ammoniaque serait de 2.6 mmol/min/kg mais des signes cliniques
d’intoxication ont été observés (Orzechowski, 1987).
Toutefois des mécanismes adaptatifs sont possibles. Des animaux habitués peuvent
ingérer 400 g d’urée par jour alors que 50 g sur un animal non habitué peuvent le tuer. Les
animaux sont capables de développer une tolérance qui peut rapidement disparaitre si l’urée
est ôtée de la ration seulement pendant 3 jours (Radostits, 2007).
- 95 -
3.2. Urémie
3.2.1.Evolution de l’urémie
Dans des conditions normales de détoxification, l’urée produite par le foie est
relarguée dans le flux sanguin sus-hépatique. Chaque repas est donc suivi d’une
augmentation de l’urémie pour les 4 régimes à H2.
La diminution de l’urémie au cours de la première heure pour les 4 régimes est due à
la faible quantité initiale de glutamate. Cet acide aminé sert d’échangeur avec l’aspartate entre
le compartiment mitochondrial et le compartiment cytoplasmique (Orzechowski, 1988).
La courbe décrit par la suite une phase de plateau pour les régimes 24 et 20U de H2 à
H6 qui s’infléchit par la suite. Les concentrations des régimes 16 et 20S commencent à
diminuer dès H4.
De plus, la quasi-totalité des valeurs d’urémie des 2 régimes les moins azotés est
comprise dans l’intervalle des valeurs usuelles (2,1 – 7,9 mmol/L). A l’inverse, les animaux
recevant les deux rations les plus azotées sont en majorité au dessus des valeurs usuelles
surtout aux heures 4 et 6 :
• Respectivement 7.9 et 7.1 mmol/L pour le régime 20U
• 8.1 et 7.6 pour le régime 24.
Plus l’ammoniémie est importante, plus les concentrations en urée sanguine sont
élevées.
- 96 -
3.2.2.Elimination de l’urée
Dans notre essai, à partir de H4, les concentrations sanguines en urée commencent à chuter
quel que soit le régime.
Dans le flux sanguin, l’urée est :
- soit éliminée dans l’ urine. Les pertes urinaires en urée varient grandement selon la
saison : faibles en hiver et importantes pendant les périodes de pâturage (Mulvaney,
2008). L'augmentation des teneurs en azote de la ration se traduit par une
augmentation significative de l'excrétion d’azote urinaire, mais n'affecte pas
l'excrétion fécale (Marigny, 2003).
- soit excrétée dans le lait chez les femelles laitières. L’urée peut être alors utilisée comme
marqueur biochimique des excès azotés. Les valeurs d’urée dans le lait sont comprises entre
0.25 et 0.32 g/L de lait.
- soit excrétée chez les ruminants dans le tube digestif, par la salive ou au travers de la
paroi ruminale. Cette urée sera redégradée ensuite en ammoniaque et à nouveau disponible
pour les microorganismes ruminaux et leur synthèse de matière protéique. C’est le recyclage
de l’urée. Le phénomène de recyclage de l’urée permet aux ruminants de limiter dans un
premier temps le gaspillage de l’excès d’ammoniaque au niveau du rumen. C’est un moyen
d’apport constant de sources azotées pour les microorganismes du rumen. Sur 100g d’urée
sécrétée dans la salive seulement 30 g se retrouvent une deuxième fois dans le sang (Huber,
1981). Cette sécrétion salivaire d’urée est modulable (Huntington, 1986) :
• elle est diminuée par une prise alimentaire d’urée, des intervalles entre repas
réduits, ou encore une importante concentration ruminale en ammoniaque.
• de plus, des concentrations ruminales importantes en Acides Gras Volatils, en
dioxyde de carbone, et en Glucides Rapidement Dégradables et Fermentescibles
(GRDF) augmentent la sécrétion de l’urée dans les intestins. Les pertes en urée
endogène via les intestins peuvent représenter 23% de cette urée. Elle se retrouve
dans le caecum où elle peut subir une digestion comparable à celle qui se déroule
dans le rumen. Une injection en intra veineuse d’isotope d’urée montre que
seulement 2% de cette urée se retrouve dans les fèces.
L’assimilation en ammoniaque et les sécrétions d’urée sont donc directement
liées.
- 97 -
3.3. Glycémie
3.3.1.Evolution de la glycémie
Quel que soit le régime, les valeurs de glycémie sont toujours dans les valeurs usuelles
(2.4 – 4.3 mmol/l).
Cependant, pour le régime à 24% de MAT, les valeurs augmentent dans les heures
suivant la prise alimentaire. De plus, bien qu’il n’existe pas de différence significative entre
les régimes, la glycémie moyenne est légèrement supérieure pour les deux régimes les plus
azotés (Tab. 19).
Tableau 19 : Moyenne et écart-type de la glycémie en fonction du régime
Régime 16 20S 20U 24
Moyenne
3,85 3,76 3,97 3,96
(mmol/l)
Ecart type 0,17 0,25 0,15 0,20
- 98 -
Enfin, l’ammoniaque sanguin inhibe (Emmanuel, 1981):
o l’isocitrate déshydrogénase et réduit l’alpha cétoglutarate, 2 enzymes intervenant
dans le cycle de Krebs et inhibant ainsi ce dernier
o la glutamate déshydrogénase qui désamine l'acide glutamique en acide -
cétoglutarique. Cette enzyme joue un rôle important dans le catabolisme des acides
aminés utilisés pour le métabolisme énergétique.
o la décarboxylation du pyruvate empêchant ainsi la synthèse d’acétyl Co-A
o la phosphorylation oxydative encore appelée chaine respiratoire.
- 99 -
3.4. L’équilibre acido – basique
- 100 -
Ensuite, cette glutamine aide à la synthèse de pyrimidine, constituant des brins d’ADN
et d’ARN. L’acide orotique est un intermédiaire normal de la biosynthèse des bases
pyrimidiques. Cet acide orotique est excrété dans les urines et pourrait servir à la détection
précoce des intoxications (Merchen, 1988 ; Motyl, 1988).
L’élimination rénale de la glutamine (Fig. 38) induit une réabsorption sanguine d’ions
bicarbonates et augmente l’effet alcalinisant.
- 101 -
3.5. Evolution de la kaliémie
Par rapport au régime 16, le potassium diminue significativement pour le régime 20U
et de manière non significative pour les régimes 20S et 24.
De plus, l’ammoniémie maximale et l’ammoniaque ruminal sont associées à un effet
hypokaliémiant (respectivement p=0,06 et p=0,07 ; modèle 4, tab. 20)
+ + Na+,NH4+
Na ,K
- 2 Cl-
2 Cl
- 102 -
NH3
NH4+
NH4+
En moyenne, dans notre essai, les animaux ingérant la ration à 24% de MAT
ont des urines significativement plus acides que les trois autres régimes.
L’acidurie a été décrite lors d’intoxication aiguë au tourteau de soja (Ferrières, 2009)
Tableau 20 : moyennes pondérées des pH urinaires
Dans un premier temps les reins répondent au surplus d’ions bicarbonates par une
augmentation de leur sécrétion dans l’urine. Celles-ci deviennent donc alcalines. Au début de
l’essai des prélèvements ont été réalisés les trois premiers jours. En moyenne les pH sont plus
élevés que ceux du tableau 16 (Tab. 21).
- 103 -
Tableau 21 : Moyennes des pH urinaires des 3 premiers jour de l’essai
- 104 -
4. Pertinence des niveaux d’azote testés
Tableau 22 : Contraintes calculées pour une race rustique à la mise à l’herbe sur 3 types de pâturages
(Logiciel La Relev, 2009)
RACES RUSTIQUES pâturage - Objectif reprise d'état progressive
Prairie permanente de plaine cycle 1
Le tableau 22 résume les contraintes calculées pour une race rustique à la mise à
l’herbe sur 3 types de pâturages. Les pâturages de plaine et de demi-montagne représentent
des rations hyper azotées (excès en PDIN) et très énergétiques (excès en UF) pour ces races
là.
- 105 -
Tableau 23 : Contraintes calculées pour une ration complète en faisant varier l’apport en ensilage de maïs
VACHES LACT. ration complète par vache - Lot hétérogène / bonne expr. potentiel
Prairie perm. demi-montagne 2.86 Prairie perm. demi-montagne 6.02
Ens. maïs conditions normales 40.00 Ens. maïs conditions normales 30.00
Orge (kg) 3.00 Orge (kg) 3.00
Tourteau de soja 48 (kg) 2.50 Tourteau de soja 48 (kg) 2.50
Foin prairie perm. 2.00 Foin prairie perm. 2.00
A.M.V. 2/28/4 (kg) 0.328 A.M.V. 2/28/4 (kg) 0.328
Opti Mini Maxi Opti Mini Maxi
MS totale MS totale
21.40 21.50
(kg) (kg)
18.60 18.60 18.60 18.60 18.60 18.60 18.60 18.60
UEL UEL
20.60 20.50* 20.50* 22.50* 21.20 20.50* 20.50* 22.60*
UFL UFL
UFL (/ kg
0.966 UFL (/ kg 0.986
MS)
MS)
2080 1920* 1920* 2230 1920* 1920*
PDIE (g) PDIE (g)
2080 2310 2390 2390
PDIN (g) PDIN (g)
(PDIE - (PDIE -
PDIN) / 0.007 0.00 2.00 PDIN) / -7.87 0.00 2.14
UFL (g) UFL (g)
Matières Matières
azotées azotées
14.40 16.40
totales (% totales (%
MS) MS)
Prairie perm. demi-montagne 7.60
Ens. maïs conditions normales 25.00
Orge (kg) 3.00
Tourteau de soja 48 (kg) 2.50
Foin prairie perm. 2.00
A.M.V. 2/28/4 (kg) 0.328
Valeur Apport Recommandé
Opti Mini Maxi
MS totale
21.60
(kg)
18.60 18.60 18.60 18.60
UEL
21.50 20.50* 20.50* 22.60*
UFL
UFL (/ kg 0.996
MS)
2300 1920* 1920*
PDIE (g)
2550 2440
PDIN (g)
(PDIE -
PDIN) / -11.60 0.00 3.46
UFL (g)
Matières
azotées
17.40
totales (%
MS)
- 106 -
Si on calcule une ration complète pour des vaches laitières en production en ne faisant
varier que les quantités d’ensilage de maïs (Tableau 23), la mise à l’herbe représente un excès
azoté lorsque les quantités quotidiennes d’ensilage de maïs passent au dessous des 30 kg de
matière brute.
L’herbe jeune est une source importante d’azote dégradable : en moyenne la
dégradabilité théorique de l’azote sur les fourrages verts est aux environs de 80% (Tab. 24)
(Le Goffe, 1993). Les protéines végétales ingérées sont très solubles et donc rapidement
dégradées en ammoniaque dans le rumen (Wallace, 1991).
Tableau 24 : Dégradabilité théorique moyenne de l’azote (DTN) en pourcentage sur 72 fourrages verts dans le
rumen (d’après Le Goffe, 1993)
DTN
Moyenne 81,7
écart type 5,3
Mini 65,5
maxi 89,8
- 107 -
Les repas sont beaucoup plus fréquents et plus petits au pâturage, lorsque l’herbe est
accessible à volonté. La dégradation protéique ruminale est donc plus étalée dans le temps ce
qui peut expliquer l’absence d’un réel pic par rapport à une ration avec concentrés distribués à
heure fixe (Head, 1957).
Dans notre essai, la ration à 24% de MAT atteint des concentrations moyennes en
ammoniaque au niveau du rumen comparables à celles atteintes lors de la mise à l’herbe.
Dans cet essai, la MSI est de 14 kg. Cependant, les capacités du foie pourraient être
d’autant plus vite dépassées que la quantité de MSI augmente, avec l’augmentation des
apports de NH3 au foie.
La MSI lors de pâture serait limitée par des contraintes de temps de pâture et
d’efficacité de préhension. En effet, si l’on se base sur une durée moyenne de 510 minutes
(8h30) de pâture par jour et 55 coups de mâchoire par minute ingérant chacune 0.68 g de
matière sèche, 19 kg de matière sèche sont ingérés par jour (Kolver, 2003).
En apportant des concentrés à base d’azote non dégradable, la production laitière et le
taux protéique augmentent, alors que la concentration en ammoniaque diminue
significativement dans le rumen. Le pH ruminal reste constant (Schor, 2001). La
complémentation azotée est plus efficace que la complémentation énergétique (Le Goffe,
1993).
De plus, en augmentant de 10 jours le délai entre la fin d’une pâture et sa remise en
service, c’est-à-dire en favorisant l’épiaison, la quantité de matière sèche ingérée et les
concentrations en acides gras volatils, n’évoluent pas, au contraire des concentrations en
ammoniaque ruminal qui diminuent significativement (Owens, 2007)
- 108 -
CONCLUSION
Des corrélations positives entre les apports azotés et la production laitière ont été à de
nombreuses reprises démontrées. Ces résultats conduisent à des apports importants d’azote
dans la ration. Or les effets néfastes de ces alimentations hyper azotées sont encore mal
documentés.
Cette étude montre que l’organisme des ruminants est capable sur le plan biochimique
de s’adapter à de forts taux d’azote dans la ration. Même si les valeurs de différents
paramètres du métabolisme azoté, comme l’urémie par exemple, atteignent des valeurs
élevées et parfois même les dépassent, aucune conséquence clinique n’ a été observée sur le
court terme.
D’autres modifications biologiques (hypokaliémie, hyperglycémie), sans relation
directe avec le métabolisme azoté, semblent exister. Après une phase de confirmation à plus
grande échelle, ces troubles mériteraient d’être évalués sur le plan des mécanismes explicatifs
et des conséquences potentielles sur le long terme.
Par ailleurs les conséquences subcliniques et/ou de long terme, comme par exemple
sur la réactivité du système immunitaire, devraient être explorées.
- 109 -
- 110 -
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- 120 -
ANNEXE 1 : Schéma général du métabolisme azoté et énergétique au
niveau du rumen
- 121 -
ANNEXE 2 : Récapitulatif des besoins protéiques selon les principaux stades
physiologiques (D’après les tables de l’INRA, 2002)
Besoin PDI
Stade physiologique
(en g/jour)
15 kg de lait / jour
1 115
40 g de TB /kg de lait
Vaches laitières En lactation
30 kg de lait / jour
adultes 1 835
40 g de TB /kg de lait
de 600 kg
7e mois de gestation 470
Tarie
9e mois de gestation 600
Vaches allaitantes fin de gestation 505
Vêlage d'hiver
adultes début d'allaitement 840
de 650 kg fin de gestation 460
race Salers, Aubrac Vêlage de printemps
début d'allaitement 715
bon état corporel (>3)
de 250 kg 465
Taurillons à l'engrais
de 300 kg gain de 1 kg par jour 505
race Salers, Aubrac
de 400kg 575
Bœuf Pie Noir de 700 kg gain de 800 g par jour 900
- 122 -
ANNEXE 3 : Valeurs azotées des principaux types d’aliments
(D’après les tables de l’INRA, 2002)
Valeurs azotées
(g/kg MS)
PDIA PDIN PDIE
Auvergne (1er cycle - début
Prairies permanentes 33 94 89
épiaison)
RGA (1er cycle - début
Graminées 32 89 91
Fourrages épiaison)
verts Céréales Maïs (pâteux) 18 52 77
Luzerne (végétatif - 60 cm de
Légumineuses 51 141 101
haut)
Autres légumineuses trèfle blanc (végétatif) 56 156 115
Auvergne (1er cycle - début
épiaison -
Prairies permanentes 21 85 65
brins courts - sans
conservateur)
RGA (1er cycle - début
épiaison -
Graminées 21 82 66
brins courts - sans
Fourrages conservateur)
ensilés Maïs (pâteux vitreux 30% de
MS
Céréales 18 52 66
conditions de végétation
normale)
Luzerne (début
bourgeonnement
Légumineuses 38 111 79
brins courts - avec
conservateur)
Auvergne (1er cycle - début
Prairies permanentes épiaison 38 88 90
fané au sol par beau temps)
RGA (1er cycle - épiaison
Graminées 30 72 85
fané au sol par beau temps)
Fourrages
Luzerne (début
secs
Légumineuses bourgeonnement 49 112 94
fané au sol par beau temps)
Déshydratés et
Luzerne (16% MAT) 50 101 87
agglomérés
Pailles Blé seul 11 22 44
Blé 34 86 110
Céréales
Maïs 61 82 120
Soja 38 244 86
Graines
Tourteau de soja 48 198 371 254
- 123 -
ANNEXE 4 : Effet temps x régime
R-[Nh3] pH ruminal
pH sang Bicarbonatémie
- 124 -
PCO2 Ammoniémie
Natrémie Kaliémie
Chlorémie Urémie
- 125 -
ANNEXE 5 : Tableau permettant le suivi clinique des animaux
111 111 111 111 111 111 111 112 112 112 112 112 112 112
Date et heure prévue H8 H10 H12 H14 H16 H18 H20 H8 H10 H12 H14 H16 H18 H20
Date et heure réelle 9h45 14h25 17h30 20h45 10:00 13:30 19:00 21:30
Couleur des bouses Noir Noir Noir Noir Noir Noir Noir Noir
Divers
- 126 -
ANNEXE 6 :
Effets du régime sur les moyennes journalières individuelles périodiques.
Effet des quantités d’urée et de soja sur les moyennes journalières individuelles
périodiques et sur les valeurs maximales atteintes
Effet de la MAT sur les moyennes journalières individuelles périodiques et sur les
valeurs maximales atteintes
- 127 -
Evolution des paramètres biochimiques en fonction de la MAT
1 : 20S ; 2 : 20U ; 3 : 24
Toulouse, 2009
RESUME :
Dans l’espèce bovine, les effets biologiques et cliniques des rations
comportant un excès d’azote par rapport aux besoins restent mal connus. Cette
thèse expérimentale a pour objectifs d’évaluer les modifications ruminales et
sanguines, lors de régimes hyper azotés. Pour cela 4 bœufs de 2 ans canulés ont
été soumis tour à tour selon le principe du cross over à quatre régimes différents :
16% de MAT, 20% à base d’urée, 20% à base de soja et 24%. Chaque régime a été
distribué sur une période de 1 mois : 3 semaines d’adaptation et 1 semaine de
prélèvements. Les paramètres de fermentations ruminales (pH, Acides Gras
Volatils, ammoniaque) ainsi que les paramètres sanguins (ammoniaque, urée,
glucose, ionogramme et équilibre acido-basique) ont été évalués.
Les perturbations ruminales majeures concernent une augmentation de
production de l’ammoniaque selon la ration. Sur le plan biochimique sanguin, les
concentrations en urée et NH3 augmentent significativement, la kaliémie diminue
significativement. D’autres paramètres évoluent mais sans atteindre la
signification statistique.
ENGLISH TITLE: Chronic excess of nitrogen in the cattle: blood and ruminal
biochemistry in four beefs.
ABSTRACT:
In cattle, the biological and clinical effects of the diets containing an
excess of nitrogen are not clearly understood. This experimental thesis tries
to estimate the modifications of ruminal and blood parameters during hyper
nitrogenous diets. Four two-years-old beefs are alternately fed with to four
different diets: 16 % MAT, 20 % based on urea, 20 % based on soya and 24
%. Each regime is distributed during 1 month: 3 weeks of adaptation and 1
week of sampling. The ruminal parameters (pH, volatil fat acid, ammonia)
and the blood parameters (ammonia, urea, glucose, ionogram, acid-base
balance) are measured.
The major ruminal disturbances concern an increase of ammonia
production. Uremia and ammoniemia increase significantly, whereas
kaliemia decreases significantly. Other parameters are modified but without
reaching the statistical meaning.