Guide de Néonatologie Pratique
Guide de Néonatologie Pratique
I.2. Particularités pour le service de néonatologie et dans l’unité de SMK : ZONE FILTRE ________ 12
CHAPITRE II. ADAPTATION CARDIO-RESPIRATOIRE ET METABOLIQUE À LA VIE EXTRA-UTÉRINE
___________________________________________________________________________ 13
II.1. Objectif d’apprentissage : _______________________________________________________ 13
II.2. Définition ____________________________________________________________________ 13
II.2. Adaptation respiratoire_________________________________________________________ 13
II.2.1. Poumon fœtal ______________________________________________________________________ 13
II.2.2 Elimination du liquide pulmonaire _______________________________________________________ 13
II.2.3 Sécrétion du surfactant _______________________________________________________________ 13
i
III.2.3. Ventilation en pression positive (VPP) __________________________________________________ 20
III.2.4 Compressions thoraciques ____________________________________________________________ 22
III.2.4 Cathétérisme veineux ombilical ________________________________________________________ 23
ii
CHAPITRES VIII : PRÉMATURITÉ _________________________________________________ 52
VIII.1 INTRODUCTION : _____________________________________________________________ 52
Définition _______________________________________________________________________ 52
VIII.2 Facteurs étiologiques _________________________________________________________ 52
VIII.2.1 Prématurité spontanée ______________________________________________________ 52
VIII.2.2 Prématurité spontanée ______________________________________________________ 52
VIII.3 Prise en charge de la prématurité _______________________________________________ 53
VIII.4 COMPLICATIONS DE LA PREMATURITE ___________________________________________ 54
VIII.4.1 Complications immédiates ___________________________________________________________ 54
iii
CHAPITRE XII. : INFECTIONS NÉONATALES (INN)____________________________________ 81
Objectifs d’apprentissage___________________________________________________________ 81
XII.1. Infections néonatales bactériennes ______________________________________________ 81
XII.1.1 Généralités ________________________________________________________________________ 81
XII.1.1 1. Définition________________________________________________________________ 81
XII.1.1 2 Facteurs de risque _________________________________________________________ 81
XII.1.1.3 Signes dans la forme septicémique du nouveau-né à terme eutrophique _____________ 81
XII.1.2 Formes cliniques ____________________________________________________________ 83
XII.1.2.1 Formes localisées __________________________________________________________________ 83
Traitement antibiotique en cas de signes cliniques ______________________________________________ 84
iv
XIX.2. Les règles de transport médical néonatal ________________________________________ 116
XIX.2.1. La Chaine du Chaud _______________________________________________________________ 116
XIX.2.2. Chaine de l’Oxygène _______________________________________________________________ 116
XIX.2.3. Chaine du glucose et d’hydratation __________________________________________________ 116
XIX.2.4. La Chaine de l’asepsie______________________________________________________________ 116
XIX.2.5. La Chaine de l’information __________________________________________________________ 117
v
LISTE DES ABREVIATIONS
vi
DPPNI : Décollement prématuré du placenta normalement inséré
EAI : Encéphalopathie anoxo-ischémique
EBV : Epstein Barr Virus
ECBU : Examen cytobactériologique des urines
ECG : Electrocardiogramme
ECUN : Entérocolite ulcéro-nécrosante
EDS II Enquête Démographique et de Santé II
EDSB : Troisième Enquête Démographique et de Santé au Burundi
EEG : Electro-encéphalogramme
EPO : Erythropoïétine
FC : Fréquence cardiaque
FDR : Les facteurs de risques
FO : Fond d’œil
FOSA : Formation Sanitaire
FR : Fréquence respiratoire
G10% : Glucosé 10%
G22 : Gauge 22
G24 : Gauge 24
G-6PD : Déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase
GB : Globules Blancs
GR : Globule Rouge
Hb : Hémoglobine
HIV Hémorragies intra-ventriculaires
HLA : human leucocyte antigen
HRP : Hématome retro placentaire
HSV : Herpès simplex virus
Ht (%) : Hématocrite
HTA : Hypertension artérielle
HTAP : Hypertension artérielle pulmonaire
IM : Intra musculaire
IMG : Interruption médicale de grossesse
INH : Isoniazide
vii
INN : Infection néonatale
IP : Index pondéral
IRM : Imagerie par résonnance magnétique
IV : Intra veineuse
IVL : Intraveineuse lente
IVSE : Intraveineuse avec seringue électrique
KCNQ2 : potassium voltage-gated channel subfamily Q member 2
KCNQ3 : Potassium Voltage-Gated Channel Subfamily Q Member 3
LA : Liquide Amniotique
LCR : Liquide céphalorachidien
LME : Lait maternel exprimé
LPV : Leucomalacie péri-ventriculaire
MCE : Massage Cardiaque externe
MIILDA : Moustiquaire Imprégné d’insecticide de Longue Durée d’action
MMH : Maladie des membranes hyalines
MV : Murmure vésiculaire
NFS : Numération formule sanguine
NN : Nouveau-Né
NO : Monoxyde d’azote
ODD : Objectifs pour le Développement Durable
OMS : Organisation mondiale de la santé
ORL : Otto rhino laryngologie
PC : Périmètre crânien
PCA : Persistance du canal artériel
PCF : Persistance de la circulation fœtale
PCR : Polymerase chaine reaction
PEC : Prise en charge
PFC : Plasma frais Congelé
PI : Prévention des Infections
PL : Ponction lombaire
PLP : Pyridoxal 5'-phosphate
PO : Per Os
viii
PPN : Petit poids de naissance
PTH : Parathyroïd hormone
PTME : Prévention de la transmission mère enfants
RCIU : Retard de croissance intra utérin
RDV : Rendez-vous
RPM : Rupture prématurée des membranes
SA : Semaine d’aménorrhée
SaO2 : Saturation en Oxygène
SDPMR : Surveillance des Décès Maternels et Périnatals et la Riposte
SFA : Souffrance fœtale Aigue
SFC : Souffrances fœtales chroniques
SGB : Streptocoque du groupe B
SIDA : Syndrome d’immunodéficience acquise
SMK : Soins mère Kangourou
SNG : Sonde naso-gastrique
SNG : Sonde naso-gastrique
SONU : Soins Néonataux Et Obstétricaux D’urgence
SONUB : Soins Néonataux Et Obstétricaux D’urgence de Base
SpO2 : Saturation pulsée en oxygène
SRO : Sérum de réhydratation orale
TA : Tension artérielle
TARV : Traitement antirétroviral
TOGD : Transit œsogastroduodénal
Toxoplasmosis, others (syphilis, varicella-zoster, parvovirus B19), rubella,
TORCH :
cytomegalovirus, herpes infections
ix
VHB-C : Virus des Hépatites B et C
VIH : Virus de l’Immunodéficience humaine
x
LISTE DES TABLEAUX
xi
LISTE DES FIGURES
Figure 29 Anencéphalie
Figure 30 Laparoschisis
xii
Figure 31 Imperforation anale
Figure 32 Fente labiale
Figure 33 spina Bifida
Figure 34 Trisomie 21
xiii
CHAPITRE I : PREVENTION DES INFECTIONS EN SERVICE DE
NEONATOLOGIE
A la fin de ce chapitre, les participants seront capables de pratiquer la prévention des infections
dans le service de néonatologie.
I.1.3. Pourquoi la prévention des infections dans le service de néonatologie ou unité mère
kangourou
Les nouveau-nés sont très exposés aux infections, vu qu’ils n’ont pas encore développé leur
système immunitaire ; la prévention des infections est donc essentielle dans leurs soins.
Les germes responsables sont principalement :
Les principaux germes nosocomiaux sont : Escherichia coli, Staphylococcus aureus,
Pseudomonas aerogenosa, virus des hépatites, VIH, herpes type I
4
I.1.4. Principes de la prévention des infections (PI)
Un lavage minutieux des mains avec une quantité suffisante d’eau et de savon antiseptique
élimine plus de 90% des micro-organismes qui s’y trouvent.
Idéalement, des lavabos avec de l’eau propre et du savon devront être installés partout où les
déchets sont manipulés.
Retirer tous les bijoux avant de se laver les mains et aussi avoir des ongles coupés court, pas de
vernis
a. Quand se laver les mains ?
1. Dès l’arrivée au service et avant de rentrer.
2. Au début et à la fin de chaque acte.
3. Après tout contact avec des déchets.
4. Après avoir retiré ses gants et masque.
5. Avant ou après certains gestes de la vie courante (manger, se moucher…).
b. Comment se laver les mains avec de l’eau et du savon ?
- Se mouiller les mains
- Prendre une dose de savon liquide
5
- Savonner durant 30 seconde main et poignet avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces le dos des doigts ; le dos des mains le pourtour des
ongles les espaces interdigitaux
- Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours
au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets afin
de ne pas ramener les germes au bout des mains
- Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets avec des essuie-mains à usage
unique non stérile
- Fermer le robinet avec l’essuie-main, jeter les essuie-mains dans la poubelle à
commande non manuelles
c. Comment se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ?
Traitement hygiénique des mains par friction avec une solution hydroalcoolique
a) Réalisation
1. Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du flacon).
2. Frictionner les mains et les poignets pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
3. Frotter rigoureusement mains et poignets jusqu’à évaporation complète du produit, en
insistant sur les paumes, le dos de la main, les espaces interdigitales et le pourtour des
ongles
b) Etapes du lavage avec une solution hydro alcoolique
i. Etape 1 : paume contre paume.
ii. Etape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main
gauche sur le dos de la main droite.
iii. Etape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
iv. Etape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
v. Etape 5 : friction circulaire du pouce droit.
vi. Etape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la
main droite dans la paume gauche, et vice-versa.
6
Figure 1 les étapes de lavages des mains
A. Décontamination
Avantages
1. Rend les objets moins dangereux à manipuler pour le personnel avant le nettoyage.
2. Inactive les VHB-C et le VIH
3. Rend les articles moins dangereux à manipuler
Pratique
1. Doit être faite avant le nettoyage
2. Placer les instruments dans une solution chlorée à 0,5 % après utilisation
3. Laisser tremper pendant 10 minutes et rincer immédiatement après
7
4. Essuyer les surfaces (tables d’examen, tables d’opération, sol) avec une solution chlorée
Instructions pour préparer des solutions chlorées diluées
é
Parts totales d’eau = [ %
% (0,5%)]- 1
8
Figure 2 les étapes du nettoyage du matériel
C. Stérilisation
Permet d’éliminer tous les micro-organismes qui se trouvent sur les objets inanimés (y compris
les endospores bactériennes comme la bactérie du tétanos).
Les types de Stérilisation
1. Chaleur sèche = Poupinel
2. Chaleur humide = autoclave
9
Tableau 1 Les types de Stérilisation
Figure 3 AUTOCLAVE
10
I.1.6. Elimination des déchets
Les déchets biomédicaux « DBM » produits dans les établissements sanitaires doivent toujours
suivre un itinéraire approprié et bien identifié, de leurs points de production à leur élimination
finale.
Cet itinéraire est composé de plusieurs étapes qui comprennent :
La production.
Le tri des déchets
Le transport et le stockage sur site.
Le transport hors-site (optionnel).
Le traitement et l’élimination.
.
Figure 4 Système de tri à trois poubelles
11
I.1.6.2. Manipulation
Lors de la manipulation des DBM, le personnel sanitaire doit toujours porter une tenue de
protection comprenant, au minimum, des blouses ou tabliers industriels, des bottes et des gants
de travail épais, des masques et lunettes.
Les techniques de traitement et d’élimination convenable selon les différentes catégories de
déchets de soins médicaux sont présentes dans le tableau suivant :
Tableau 3 Manipulation des Déchets
12
CHAPITRE II. ADAPTATION CARDIO-RESPIRATOIRE ET METABOLIQUE À LA
VIE EXTRA-UTÉRINE
A la fin de ce chapitre les participants seront capables d’assister le nouveau-né pour son
adaptation à la vie extra utérine
II.2. Définition
Pendant la circulation fœtale, le sang oxygéné venant du placenta passe par la veine ombilicale
puis le canal d’Arantius avant de rejoindre la Veine cave inférieure puis l’oreillette droite. Les
2 oreillettes communiquent par le canal ovale. Le canal artériel qui relie l’artère pulmonaire à
l’aorte, permet au sang de l’oreillette droit de passer en grande partie dans l’aorte car les
résistances vasculaires pulmonaires sont très élevées.
Les 2 ventricules cardiaques fonctionnent en parallèle chez le fœtus par le canal ovale.
A la naissance, le déplissement pulmonaire et le clampage du cordon entraîne une chute rapide
des résistances capillaires pulmonaires, une augmentation du débit sanguin pulmonaire et une
diminution des pressions dans les cavités droites, une augmentation des pressions dans les
cavités gauches. La création de ces systèmes à basse et haute pression entraîne une disparition
progressive de 2 shunts du canal artériel et canal ovale (Foramen). Les 2 ventricules donc
fonctionnent en série.
La fermeture des deux shunts va se faire de façon progressive durant environ 2 semaines.
Pendant ces 2 périodes si les résistances pulmonaires restent élevées, on va assister à un retour
à la circulation fœtale.
14
Figure 5 Schéma de la circulation fœtale Les flèches indiquent le sens du courant sanguin.
Remarquez les points d’échange de sang oxygéné et désoxygéné : 1: foie, 2: veine cave
inférieure, 3: oreillette droite, 4: abouchement du canal artériel dans l’aorte. SaO2: saturation
en oxygène.
Le sang oxygéné va en priorité au cœur gauche pour alimenter le cœur et le cerveau.
1. Du ventricule droit le sang va passer :
2. Dans l’artère pulmonaire (AP), puis le canal artériel → l’aorte descendante
3. Dans l’artère pulmonaire : 20% seulement du débit ventricule droit (VD) passe dans la
circulation pulmonaire soit seulement 10% du débit cardiaque total.
4. Les ventricules droits et gauches fonctionnent « en parallèle » avec VD prépondérant.
5. Isthme aortique : point de communication entre les systèmes parallèles.
Pendant la vie fœtale, c’est le placenta qui assure la fonction d’équilibre du milieu intérieur
pendant la vie intra-utérine. Chez le fœtus, le débit de filtration glomérulaire est faible
Adaptation à la naissance
15
Il y a une augmentation des pressions systémiques et réduction des résistances vasculaires
rénales qui entraine une augmentation du débit sanguin rénal.
Chez le NN à terme à 4 - 5 jours de vie : le rein est apte à assurer les fonctions normales de
rétention de Na+ et d’équilibre acide/base. Il a également les capacités de concentration et de
dilution limitées. Elles peuvent être débordées dans certaines situations pathologiques comme
II.5. Thermorégulation
Pendant la vie fœtale, la thermorégulation est assurée par l’intermédiaire de la circulation
placentaire fœtale. La température fœtale est > à 0,3-0,8°C à la T°C maternelle. Il faut craindre
le refroidissement en cas de mauvaise adaptation à la naissance
Mécanismes des pertes de chaleur :
1. Evaporation est la principale source de perte de chaleur et les pertes évaporatives sont
d’autant plus importantes lorsque l’âge gestationnel et l’âge post-natal sont faibles
2. Conduction : Quand la partie du corps est en contact avec le matelas (30%).
3. Convection : les pertes sont liées à la circulation de l’air.
4. Radiation : échanges entre la surface corporelle et les parois de l’environnement.
Donc, il faut conserver la chaine du chaud : salle d’accouchement chaude, sécher le nouveau-
né, contact peau à peau, allaitement maternel, différer le bain 24H après la naissance ; protection
par bonnets, gants, chaussettes, couvertures.
16
Il y a mobilisation du glycogène hépatique et le développement de la néoglucogenèse.
17
CHAPITRE III : RÉANIMATION EN SALLE DE NAISSANCE
Objectifs d’apprentissage
1) Evaluer le score d’Apgar d’un enfant en salle de naissance.
2) Elaborer les stratégies de prise en charge en salle de naissance en fonction de l’évaluation
clinique du nouveau-né.
Définition de la réanimation du nouveau-né :
Ensembles de mesures et actes planifiés et mis en œuvre à la naissance de façon ordonnée pour
aider à une adaptation correcte du nouveau-né à la vie extra-utérine et préserver son pronostic
vital et fonctionnel.
i. Reconnaître les facteurs de risques ? Il faut consulter le carnet mère enfant en annexe
Prématurité, diabète, toxémie, infections, hémorragies, grossesse multiple, RCIU, rupture
prématurée des membranes (RPM), LA teinté, anomalie du rythme cardiaque fœtal (ARCF),
travail prolongé, césarienne, présentations dystociques…
ii. Présence d’un personnel formé à la pratique de la réanimation
iii. Liaison obstétrico-pédiatrique adéquate pour une bonne information médicale
iv. Matériel de réanimation :
- Source de chaleur : table de réanimation avec lampe chauffante,
- Linges secs préchauffés,
- Matériel d’aspiration : la poire, aspirateur à pression réglable, sonde d’aspiration
N°6-8-10
- Source d’oxygène
- Cathéters G24-G22, seringues, gants stériles, sparadrap, stéthoscope, chronomètre,
saturomètre, scop multiparamétrique
- Matériel de ventilation :
▪ Ballon de ventilation (Ambu) avec masques N°0, 1 et 2
▪ Matériel d’intubation : si ventilation artificielle disponible
▪ Laryngoscope avec lames N°0 et 1,
▪ Pince de Magill,
▪ Sonde endotrachéale (calibre 2,5-3-3,5)
- Matériel pour Cathétérisme Veineux Ombilical (CVO)
▪ CVO ø n° 4 ou 5. Sonde d’aspiration n° 6 CH ou fil épais (pour nœud à la base
si saignement)
▪ Seringue remplie avec Adrénaline 1mg + 9ml NaCl 0,9% ou : 10 ml NaCl 0,9%
(selon indication)
▪ Ciseaux ou lame bistouri
▪ Pince à griffe pour tenir le cordon de type Kocher à griffes
18
▪ Antiseptique type Biseptine®
▪ Gants stériles
5.Médicaments pour la réanimation :
Source d’oxygène
• Sérum glucose 10%,
• Sérum salé isotonique, encas d’état de choc hémorragique
• Adrénaline (flacon de 1ml=1mg ; 1/1000)
Evaluation initiale rapide :
• La Première observation rapide à la minute d’or : mouvements respiratoires, colorations,
tonus
• Score d’Apgar : observations à faire à la naissance, puis évaluation de la qualité de la
réanimation (à postériori)
19
Vérification de l’ouverture des voies aériennes supérieures (VAS) :
➢ Regarder si la poitrine se soulève bien.
➢ Écouter et sentir le souffle de la respiration
➢ Écouter un murmure vésiculaire.
Si le nouveau-né respire :
Stimulations tactiles :
• Stimulation de la plante des pieds, stimulation du dos + séchage
du masque
20
➢ Soutenir la mâchoire avec l’annulaire et l’auriculaire.
➢ Placer le masque sur le menton puis sur la bouche et le nez.
3. Insuffler et vérifier si la poitrine se soulève
Administrer 5 insufflations lentes à enlever compter à haute voix pour maintenir une
fréquence respiratoire de 40 à 60 respiration par minute en disant respire (comprimer le
ballon), 2….3 (relâcher le ballon) ( (1 insufflation lente et profonde durant ± 1 seconde)
toutes les 2 secondes en comprimant le ballon avec deux doigts (ballon pour nouveau-né) à
enlever
N.B Regarder si la poitrine se soulève et écouter si de l'air ne s'échappe pas du masque (les
fuites les plus fréquentes s'observent entre le nez et les joues ou les yeux).
Si la poitrine ne se soulève pas :
Aspirer encore la bouche et le nez avec la poire et ou aspirateur
• Vérifier la position de la tête et corriger s’il y a lieu
• Vérifier la position des doigts et corriger s’il y a lieu
• Repositionner le masque de manière à améliorer son étanchéité
• Presser le ballon plus fort si nécessaire pour augmenter la pression de ventilation.
• Lorsque le nouveau-né a démarré la respiration autonome mais que la saturation reste
inférieure à 90, donner oxygène par masque avec un débit de 0.5l pour le prématuré et
1l/min chez le nouveau-né à terme.
➢ Vérifier que les lunettes propres sont bien en place,
➢ Qu’elles ne sont pas obstruées par du mucus,
➢ Que tous les raccords sont bien fixés,
➢ Qu’il n’y a pas de distension abdominale.)
➢ S’il y a présence de mucus gênant procéder à une aspiration d’abord de la bouche, puis
des narines. Ne pas aspirer dans la gorge.)
21
■ Lorsque l’oxymétrie de pouls est disponible
- Poursuivre l’oxygénothérapie jusqu’à atteindre une saturation de 90 %
- Arrêter alors l’oxygène et observer l’enfant après 15 minutes pour voir si la saturation se
maintient au-dessus de 90 % dans l’air ambiant. Si c’est le cas, l’administration d’oxygène
est inutile.
■ Lorsque l’oxymétrie de pouls n’est pas disponible
- Poursuivre l’oxygénothérapie jusqu’à une amélioration de l’état c'est-à-dire la disparition
des signes d’hypoxie (cyanose centrale, tirage sous costale, geignement).
- Arrêter l’oxygène et observer le nouveau- né après 15 minutes pour voir si l’amélioration se
maintient. Si c’est le cas, l’administration d’oxygène est inutile.
Ni trop ni trop peu d’oxygène
Si le nouveau -né reçoit trop peu d’oxygène, il y a un risque de lésions organiques, voire de
décès.
S’il en reçoit trop, il y a un risque de lésions pulmonaires et rétiniennes. Cependant, de telles
lésions n’apparaissent qu’au bout de plusieurs jours (et non pas de plusieurs minutes ou heures)
d’une oxygénothérapie excessive et sont peu probables chez le nouveau-né après plus de 35
semaines de grossesse.
22
• Si la FC reste < 60/min : Administrer de l’adrénaline IV
• En l’absence totale de la FC après 10 – 15 min : arrêter la réanimation
• Si la FC se maintient < 60/min pendant 20 min : arrêter la réanimation
• FC comprise entre 60-100/min : continuer à administrer 30 à 40 insufflations/min; aspirer si
nécessaire; répéter l’évaluation toutes les 1 à 2 min
• FC > 100/min : continuer à administrer 30 à 40 insufflations/min ; arrêter toutes les 1-2 min
pour voir s’il y a une respiration spontanée ; arrêter la ventilation quand la fréquence
respiratoire > 30/min
Technique pour faire les compressions thoraciques
➢ Décubitus dorsal sur un plan dur
➢ Mettre les pouces juste au-dessous de la ligne reliant les deux mamelons sur le sternum
➢ Compressions médianes du 1/3 inférieur du sternum
➢ Faire 3 compressions pour 1 insufflation (« insuffle 1-2-3 ») Un (1) -et-deux (2) -et-
trois (3) -j’insuffle...)
➢ Enfoncement du sternum de 1,5 à 2 cm, (1/3 du diamètre antéropostérieur du thorax
III.2.4.1 Définition :
Il s’agit d’un cathéter placé dans la veine ombilicale abordée sur la tranche de section du cordon.
Très utile pour la réanimation du nouveau-né en salle de naissance ou dans des situations
difficiles, lorsqu'aucune autre voie n'est rapidement accessible, il n'est utilisable que dans les
tout premiers jours de la vie.
Utilisateurs concernés :
- Personnes habilitées à la pose : toute personne intervenant dans la prise en charge des
urgences néonatales. Les médecins, , les obstétriciens, les Sage-femmes sont habilités à la pose,
en cas d’urgence vitale, dans l’attente du pédiatre
23
III.2.4 3. Circonstances :
➢ Purger le CVO avec seringue montée (robinet 3 voies optionnelles, ne pas perdre de
temps)
➢ Fixer le CVO sur le cordon à l’aide d’un fil de ligature pour éviter la sortie du CVO de
la veine
24
CHAPITRE IV. ACCUEIL DU NOUVEAU-NE, SOINS ESSENTIELS ET EXAMEN DU
NOUVEAU-NE
IV.1.2. Naissance
❖ Tous les gestes doivent être faits avec un maximum d’asepsie.
❖ Il faut respecter Les « cinq propres » :
1. Mains propres
2. Surfaces et linges propres
3. Instruments propres et stériles
4. Ligature propre du cordon
5. Cordon propre et sec jusqu’à cicatrisation
25
a. SCORE d’APGAR
Dès la naissance évaluer l'état de l'enfant par le SCORE d’APGAR afin de mettre
éventuellement rapidement en route les manœuvres de réanimation.
Cinq critères cotés de 0 à 2 permettent de déterminer le score d’Apgar et il est pratiqué à 1, à 5
et à 10 minutes de vie.
. Si > à 7 à1 min : rien à signaler
. Si < à 3 à 1 min : état de mort apparente impliquant une réanimation en urgence.
Un Score intermédiaire : entre 3 et 7, témoin d'une souffrance néonatale, justifie une prise en
charge adaptée.
Le premier critère à évaluer : CRI =RESPIRATION (le bébé doit crier dans les 20 sec qui
suivent la naissance), si pas de respiration (pas de cri) : entreprendre les gestes de la
réanimation.
TABLEAU 4 Le Score d'Apgar
Cotation 0 1 2
b Séchage et aspiration
Mettre l’enfant sur une table chauffante ou sur le ventre de la mère ou une place bien chaude
dans la salle et le sécher avec des linges secs (pour éviter l’hypothermie).
Aspirer si nécessaire doucement la bouche et le nez pour éliminer les sécrétions si indication :
l’aspiration systématique n’est plus indiquée. Un nouveau -né qui crie et respire bien
spontanément n’a pas besoin d’être aspiré.
Indications d’une aspiration
Le liquide Amniotique (LA) teinté ou méconial
Souffrance fœtale Aigue (SFA)
Encombrement du bébé
Suspicion d’atrésie de l’œsophage
Atrésie des choanes
Syndromes malformatifs
26
c. Clampage du cordon
Clampage du cordon :
Il doit être retardé de 2 à 3 minutes environ afin d’optimiser la transfusion placentaire vers
l’enfant : (cette mesure permet d’éviter l’hypoglycémie et l’anémie).
La longueur recommandée du moignon de cordon après section est généralement de 2 à 3
cm.
Utiliser un fil stérile et faire une double ligature
NB : pour les soins de cordon : voir chapitre : Soins Essentiels du nouveau – né
d. Environnement thermique
La thermorégulation peut être assurée en mettant le nouveau-né directement sur la poitrine
de sa mère, après l’avoir séché et en le couvrant avec un drap ou une couverture sèche ou
sur la table chauffante.
Garder le nouveau-né bien sec et bien enveloppé (sécher et envelopper le nouveau-né,
enlever les linges humides, lui mettre un bonnet pour éviter la déperdition de chaleur par le
cuir chevelu)
Maintenir la chambre chaude (au moins 25 °C).
Installer le nouveau-né en contact direct peau à peau avec sa maman (méthode
KANGOUROU)
La température rectale du nouveau-né est entre 36 et 37,5°c
Le 1er bain doit être différé à partir de 24 heures à cause des risques d’hypothermie
27
Les nouveau-nés doivent être gardés à la maternité pendant un minimum de 24H pour surveiller
la mère et l’enfant
f. Soins quotidiens du nouveau-né en Surveillance à la maternité :
• Bain du nouveau-né (le premier bain doit être donné à H24 de vie)
• Soins et surveillance spécifiques pour les nouveau-nés à risque adaptés à leurs besoins
➢ La mère est confiante sur sa capacité à prendre soins de son enfant et elle a reçu la
formation nécessaire.
➢ L’enfant tète bien ou la maman est capable d’utiliser avec succès une technique
d’alimentation alternative.
IV.2.1. Définition :
C’est une stratégie globale visant à améliorer la santé et la survie des nouveau- nés par le biais
d’un panel d’interventions réalisées avant la conception, durant la grossesse et pendant la
période postnatale immédiate, précoce (j1 à j7) et tardive (j8 à j28).
28
Pendant la grossesse
• Activités anténatales préventives (vaccin antitétanique =VAT)
• Supplémentation en fer et acide folique.
• Traitement préventif intermittent du paludisme (TPIg-SP)
• Déparasitage
• Élaboration d’un plan d’accouchement
• Identification et référence appropriée
• Examens recommandés, (Si possible) : groupe sanguin, rhésus ; test d’Emmel électrophorèse
de l’hémoglobine, VDRL / TPHA, glycémie, Sérologie du VIH après counseling du couple.
ECBU, sérologie d’Hépatite B (AgHBS) et C (Anti-VHC), sérologie de la toxoplasmose
Pendant le travail :
La surveillance et la préparation de l’accouchement répond à trois impératifs :
• Prévention de l’infection
• Prévention des complications liées à l’asphyxie du nouveau-né à la naissance
• Prévention de l’hypothermie néonatale
Le partogramme doit être bien rempli pour prendre la décision qui s’impose à temps
29
IV.3: EXAMEN CLINIQUE DU NOUVEAU NÉ
Objectifs
Être capable de faire un examen clinique et neurologique du nouveau-né
A la fin de la formation, l’apprenant sera capable de :
Vérifier l’adaptation à la vie extra utérine
Apprécier la trophicité : poids, taille, périmètre crânien à reporter sur une courbe
Apprécier le terme/l’âge gestationnel (AG)
Faire correctement l’examen clinique d’un nouveau-né à terme
Déceler lesanomalies ou de malformations nécessitant une prise en charge particulière
et/ ou un suivi régulier
IV.3.1. Introduction
La naissance est une phase de transition entre la vie du fœtus et du nouveau-né qui nécessite
une phase d’adaptation à la vie extra-utérine.
La période néonatale datant de Jo de vie à J28 de vie est une phase de grande vulnérabilité d’où
l’intérêt d’un examen clinique rigoureux, à la naissance et avant la sortie de la maternité.
IV.3.2. Anamnèse
Elle est importante pour une bonne prise en charge adaptée à chaque nouveau-né car les
résultats de cette enquête permettront d’orienter l’examen du nouveau-né en fonction des
éléments susceptibles de retentir sur l’état du nouveau-né
a. Antécédents familiaux
✓ Maladie héréditaire familiale : notion de consanguinité
✓ Décès inexpliqué en période néonatale, risque de maladie métabolique
b. Antécédents maternels
✓ Age maternel, gestité et parité
✓ Maladie antérieure à la grossesse : HTA, diabète, VIH, Hépatites virales B ET C et
autres maladies chroniques
✓ Mauvaises conditions socio-économiques
c. Déroulement de la grossesse
✓ Incompatibilité foeto-maternelle
✓ Grossesse multiple
✓ HTA et diabète gravidique
✓ Intoxications : médicamenteuse, alcoolique, tabagique ou toxicomanie
✓ Infections : virales, bactériennes et parasitaires
✓ Echographies faites pendant la grossesse, ainsi que les bilans biologiques
✓ La vaccination antitétanique, TPI, supplémentations en fer et en acide folique
30
d. Déroulement de l’accouchement
✓ Terme de la grossesse
✓ Durée du travail et événements intercurrents
✓ Voie d’accouchement
✓ Utilisation d’instruments
✓ Aspect du liquide amniotique et durée de la rupture des membranes
✓ Aspect du cordon et du placenta.
✓ Types d’anesthésies en cas d’accouchement par césarienne
✓ Score d’Apgar .
31
Nouveau score de Ballard
32
IV.3.4. Evaluation de la trophicité du nouveau-né
La Mesure du poids nous permet d’évaluer la trophicité du nouveau-né et nous aurons trois
situations :
✓ Un nouveau-né eutrophique dont le poids de naissance se situe entre le 10eme et le 97ème
percentile/AG
IV.3.5Examen général :
- L'attitude de repos en présentation céphalique : flexion adduction des 4 membres,
pieds en dorsiflexion.
- La gesticulation est symétrique.
- Le cri est vigoureux.
- Il faut apprécier la coloration tégumentaire : pâleur, ictère, cyanose.
- Apprécier l’état d’hydratation, nutritionnel, œdèmes.
B. L’appareil cardio-vasculaire
✓ La fréquence cardiaque au repos : 120 à 160 battements/min.
✓ Une cyanose précoce permanente doit faire penser à une cardiopathie
congénitale cyanogène
✓ La palpation des pouls périphériques aux membres supérieurs et inférieurs est
systématique :
- Si abolition pouls fémoraux, penser à une coarctation de l’aorte
- Si abolition de tous les pouls, penser à une hypoplasie du Ventricule
gauche
- -Hyperpulsatilité des vaisseaux, penser à une persistance du canal
artériel
A l’auscultation, on peut avoir un souffle systolo-diastolique sous-claviculaire gauche intense
(bruit de locomotive) en cas de persistance du canal artériel (PCA).
D’autres souffles évoquent une cardiopathie congénitale.
➢ Abdomen et périnée
✓ Appareil urinaire
✓ Les reins peuvent être normalement palpables surtout à gauche
✓ Vérifier l’absence de globe vésicale
Il faut Noter l’heure de la première miction et la qualité du jet urinaire. Une Miction
difficile, goutte à goutte chez le garçon fait penser aux valves de l’urètre postérieure qui
est une urgence thérapeutique (risque d’infection urinaire récidivante et de lésions
rénales).
La première miction peut être retardé jusqu’au troisième jour
B. Appareil génital :
Chez le garçon :
36
i. Le scrotum est plissé, hyperpigmenté avec un raphé médian
ii. Les testicules sont dans les bourses. Parfois la descente se fait plus tardivement
jusqu’à l’âge d’un an.
iii. Il faut vérifier la position du méat urétral (hypospadias, épispadias).
iv. Une hydrocèle est souvent observée avec une possible régression spontanée
Chez la fille :
i. Petites et grandes lèvres hypertrophiées de façon transitoire
ii. Vérifier les orifices urétral et vaginal
iii. Éliminer une coalescence des petites lèvres et une imperforation hyménale.
iv. Crise génitale (transitoire) : leucorrhées blanchâtres ou hémorragiques chez la fille
v. Hypertrophie mammaire+/- secrétions lactées (observées chez les deux sexes).
L’évolution se fait spontanément vers la régression en quelques jours
NB. Dans les deux sexes il faut exclure une ambiguïté sexuelle
➢ Membres et rachis
37
➢ . Manœuvre de BARLOW :
Une main empaume la partie supérieure de la cuisse, pouce sur la face interne et le médius
sur le grand trochanter et l’autre main bloque le bassin le pouce sur le pubis et les doigts sur
le sacrum.
La cuisse est positionnée en flexion de 90° et en abduction de 20 à 40°. Par la main fémorale,
on exerce un petit mouvement de pronosupination, ce qui permet d’apprécier la stabilité de
la hanche en recherchant un éventuel déplacement de la tête fémorale.
➢ Manœuvre d’ORTOLANI :
Hanches et genoux sont fléchis à 90°.
On empaume par chaque main le genou et la cuisse de chaque côté, pouce sur la face interne
de la cuisse, médius sur le grand trochanter et
On procède à des mouvements d’adduction et d’abduction.
En adduction la hanche se luxe et elle se réduit en abduction.
C. Examen du rachis :
Il faut apprécier l’aspect du rachis, palper les apophyses épineuses, apprécier les
mouvements de flexion antérieure et latérale du rachis.
Rechercher une probable spina bifida nécessitant une prise en charge urgente
Rechercher au niveau de la fossette sacro coccygienne, une touffe de cheveux qui est le
signe d’une dysraphie occulte.
➢ Examen neurologique :
38
✓ Angle poplité : le bébé est en décubitus dorsal. Il faut fixer les deux genoux de part et
d’autre de l’abdomen puis ouvrir les jambes sur les cuisses. Angle de 90° chez le
nouveau-né à terme.
✓ Dorsi-flexion du pied : la jambe est maintenue en extension, pied fléchis sur la jambe,
angle 0° à 20° chez le nouveau-né à terme.
✓ Le signe du foulard (manœuvre de l’écharpe) : on effectue un rapprochement forcé de
la main vers l’épaule opposé : normalement une résistance empêche la main d’atteindre
l’épaule, et le coude de franchir la ligne médiane.
✓ Retour en flexion de l’avant-bras : étendre l’avant-bras du nouveau-né qui est
spontanément en flexion et évaluer le retour en flexion de celui-ci (côté présent, absent,
retardé,)
D) Le tonus actif
Il est apprécié par l’évaluation de la gesticulation spontanée du bébé qui, éveillé, bouge bras et
jambes en permanence
- Redressement des membres inférieurs et du tronc
Il faut maintenir l'enfant en position debout en soutenant le thorax sous les bras. Quand les
plantes des pieds prennent appui sur la table d'examen, on observe une contraction puissante
des membres inférieurs en extension, puis du tronc. On assiste à une contraction active des
fléchisseurs du cou dans le redressement d'arrière en avant et à une contraction active des
extenseurs du cou dans le redressement d'avant en arrière
-Redressement de la tête lors de la manœuvre du tirer-assis :
Le nouveau-né à terme normal maintient la tête dans l’axe du tronc en position assise pendant
30 secondes
-Suspension verticale :
Lorsque le nouveau-né est tenu par les épaules, le tonus des membres inférieurs peut être
observé. En cas de spasticité, il fait apparaître une hypertonie en extension et adduction.
-Redressement de la tête en position sur le ventre.
E. Etude des réflexes archaïques :
✓ Réflexe des quatre points cardinaux : Le nouveau-né tourne la tête du côté de la
commissure labiale stimulée.
✓ Réflexe d’allongement croisé (reflexe tonique asymétrique): Lors de la rotation de la
tête : extension du membre du côté de la tête, flexion du membre controlatéral. Apparaît
dans les 2 premiers mois.
✓ Réflexe de Moro : extension - abduction puis adduction des membres supérieurs lors de
la chute de la tête en arrière, lors d’un bruit très fort ou quand le nouveau se saisit.
✓ Reflexe de Landau : le nouveau-né soulève la tête en suspension ventrale.
✓ Réflexe de succion déglutition : Un contact avec la bouche ou les lèvres provoque une
succion.
✓ Réflexe d’agrippement (grasping) : Lorsque l’on place un index dans la paume de
l’enfant, cette simulation entraîne une forte flexion des doigts ; idem lors de la
stimulation plantaire.
39
✓ Réflexe de la marche automatique
✓ Reflexe d’enjambement : lors de la marche automatique, lorsqu’on fait enjamber un
obstacle.
NB : l’examen du nouveau-né doit se faire dans différentes positions décubitus dorsal, ventral,
debout, voir position assise
L’examen du nouveau-né doit être renouvelé mais surtout il doit être consigné sur le carnet de
santé mère enfant.
40
CHAPITRES V : DÉTRESSE RESPIRATOIRE NÉONATALE
Objectifs d’apprentissage
-Maitriser le diagnostic clinique d’une détresse respiratoire du nouveau-né
- Identifier les étiologies de la détresse respiratoire du nouveau-né
- Maitriser la prise en charge d’une détresse respiratoire du nouveau-né
V.1. Définition
Il s’agit d’un ensemble de signes cliniques observés chez un nouveau-né dont les échanges
gazeux respiratoires sont perturbés.
Il s’agit d’une urgence vitale chez le nouveau-né qui nécessite une conduite à tenir (CAT) en
urgence.
Critère 0 1 2
Battement des ailes du nez Absent Modéré Intense
Tirage Absent Intercostal Intercostal et sus sternal
Geignement expiratoire Absent Audible au stéthoscope Audible à l'oreille
41
Moyen mnémotechnique : « Bébé (balancement/battement) Tire(tirage) En (entonnoir)
Geignant (geignement) »
- Rechercher une cyanose centrale
C’est une coloration bleutée des téguments qui traduit un manque d’O2 (taux d’hémoglobine
réduite capillaire supérieur à 5 g/dl). Elle peut être localisée au niveau des lèvres, de la langue,
des ongles. Une cyanose des extrémités peut être un signe de l’hypothermie chez le nouveau-
né.
• Silverman > 3,
• Bradypnée et tachypnée
• Apnées,
• Besoins en O2 élevés ;
• Cyanose,
• TRC > 3sec,
• Tachycardie,
• Hypotension,
• Acidose hypercapnique (si le labo peut mesurer les gaz du sang capillaire)
• Troubles de la conscience,
NB : mesurer régulièrement la saturation en O2 vue le risque d’effets secondaires de
l’oxygénothérapie
V.5.1 Anamnèse :
1. Antécédents obstétricaux,
2. Terme,
3. Circonstances de l’accouchement,
42
4. Délai par rapport à la naissance
43
Traitement :
• Mettre le bébé en décubitus ventral
• Placer une canule de Guédel
• Alimentation par sonde
• Référer pour la Gastrostomie, trachéotomie, labioglossopexie et cure de fente
A Référer en cas de :
• Anomalies laryngo-trachéales
• Angiomes sous-glottiques
• Sténoses
• Polypes
• Anomalies du diaphragme
• Laryngotrachéomalacies
• Anomalies vasculaires
V.5.4.4 Atrésie de l’œsophage
Il s’agit d’une interruption complète de la continuité de l’œsophage au niveau D3-D4 avec ou
sans communication aérodigestive.
Il existe 5 types, type III le plus fréquent (90%).
Le diagnostic anténatal est possible dans 50% en présence d’un hydramnios, l’estomac est non
vu pour le type 1.
En post-natal, le diagnostic est fait par la présence d’une détresse respiratoire, stase salivaire et
la sonde va buter à 8-10cm. Le test à la seringue est négatif.
Traitement :
• Transfert médicalisé,
• Position semi-assise,
• Sonde pharyngée en aspiration continue,
• Traitement chirurgical après recherche rapide de malformations associées
44
V.5.4.5 Hernie diaphragmatique
45
V.5.4.6 Malformations pulmonaires
A référer en cas de
1. Emphysème lobaire congénital
2. Agénésie pulmonaire,
3. Hypoplasie pulmonaire
4. Malformation adénomatoïde
5. Kystique du poumon
6. Kyste broncho génique
7. Séquestration pulmonaire (masse tissulaire non fonctionnelle)
Clinique : Détresse Respiratoire, Insuffisance Cardiaque à gros débit
Traitement :
➢ Embolisation,
➢ Résection chirurgicale,
➢ Lobectomie
46
5. Aggravation pendant 24 à 48 heures, stabilisation jusqu’aux environs de la soixante-
douzième heure, puis amélioration rapide entre J4 et J6.
6. Risque important de pneumothorax
7. Broncho dysplasie pulmonaire ou Syndrome de Wilson Mikity : Il s’agit d’une Maladie
respiratoire chronique qui survient habituellement chez un grand prématuré, avec
oxygéno-dépendance à J28 ou à S36 d’âge corrigé.
Prise en charge dans un centre néonatal :
1. Prévenir l'accouchement prématuré,
2. Traitement corticoïde anténatal à la mère (bétaméthasone) en cas de menace ou de risque
d’accouchement prématuré pour accélérer la maturation pulmonaire.
3. Surfactant en intra-trachéal précoce)
4. Administration PEEP (pression expiratoire positive)
5. Ventilation artificielle
6. Limitation initiale des apports liquidiens à 50 à 60 cc/kg le premier jour
Rechercher les facteurs de risque infectieux. Les signes sont souvent peu spécifiques, avec ou
sans localisation pulmonaire ; parfois condensation pulmonaire.
Elle est suspecte en cas de contexte d’asphyxie avec liquide amniotique (LA) méconial.
Elle est fréquente chez le dysmature (retard de croissance intra-utérine).
Clinique :
47
1. La détresse respiratoire est immédiate et est d’aggravation rapide
2. Le thorax est distendu
Radiologie :
1. Images en mottes disséminées dans les deux champs
2. Zones d’emphysème et d’atélectasies
Complications :
1. HTAP sévère
2. Pneumothorax
Traitement dans un centre néonatal :
1. Réanimation/ventilation artificielle
2. Traitement de l’HTAP
3. Traitement antibiotique
V.5.5 Pneumothorax
Souvent secondaire à une maladie des membranes hyalines ou une inhalation méconiale ou
iatrogène. Il se résorbe souvent spontanément.
48
CHAPITRES VI : ASPHYXIE PERINATALE ET ENCEPHALOPATHIE ANOXO-
ISCHEMIQUE
Objectif d’apprentissage
Objectif Général
Etre capables de prendre en charge un nouveau-né dans un contexte de souffrance fœtal
Objectifs spécifiques
✓ Être capable d’identifier les causes et les facteurs de risque d’une asphyxie périnatale
✓ Être capable de poser le diagnostic de la souffrance fœtale avant la naissance
✓ Poser le diagnostic d’asphyxie néonatale après la naissance
✓ Être capable de prendre en charge une asphyxie périnatale
VI.1. Introduction
Selon l’organisation mondiale de la santé, 3 à 6 % des enfants qui naissent dans les pays en
voie de développement ont besoin d’être réanimé à la naissance du fait d’une asphyxie. Cette
dernière est responsable d’une mortalité néonatale élevée mais également d’une morbidité
importante liée aux séquelles neurologiques
Il s’agit d’une pathologie grave nécessitant une PEC adaptée en salle de naissance. Le meilleur
traitement reste la prévention
VI.1.1 Définition
Selon l’OMS, il s’agit d’une absence de cri et d’installation d’une autonomie respiratoire à la
naissance traduisant une altération sévère des échanges utéro-placentaires conduisant à une
hypoxie sévère
VI.1.2 Diagnostic
a. Diagnostic Clinique
Critères diagnostiques de l’asphyxie périnatale : Souffrance fœtale aigue :
- Anomalie du rythme cardiaque fœtal
RCF normal : 120-160 bpm,
Bradycardie :<120 bpm pendant 10min (sévère si <100bpm),
Tachycardie : >160 bpm pendant 10min (sévère si >170bpm)
- Liquide amniotique méconial
- Apgar < 7 à 5min : un score bas à 1min mais normalisé à 5min n’a pas de valeur
pronostique.
Un score < 5 à 5min augmente le risque d’encéphalopathie hypoxo-ischémique.
b. Diagnostic étiologique
1) Causes néonatales :
- Hypotrophie,
- Macrosomie,
- Prématurité,
- Post maturité,
- Anémie hémolytique (allo-immunisation ABO et iso immunisation rhésus),
49
- Infections
2) Causes maternelles :
A. Liées à la grossesse
- Prééclampsie, Diabète, - Hémorragies,
-Intoxication chronique, médicaments morphinique et beta bloquant etc.
-Traumatisme abdominal
-Dystocie
3) Causes annexielles :
a) Au niveau du placenta :
i) Hématome Rétroplacentaire
ii) Placenta preavia
b) Au niveau du cordon :
i) Les accidents de position : procidence, circulaire serrée, nœud,
ii) Hémorragie de Benckiser
➢ Défaillance multi-systémique :
1) Respiratoire :
- Hypoventilation et /ou apnées.
a) - Inhalation/aspiration méconiale.
b) - Œdème ou hémorragie pulmonaire :
c) - Hypertension pulmonaire et persistance de la circulation fœtale (PCF) :
2) Cardiovasculaire : collapsus cardiovasculaire, choc
3) Rénale : nécrose tubulaire, insuffisance rénale aigue oligo-anurique
4) Digestive : Entérocolite ulcéro-nécrosante, perforations
5) Hématologique : coagulation intravasculaire diffuse, thrombopénie
6) Métabolique : hypoglycémie, hypocalcémie, hyponatrémie, hyperkaliémie, hyperglycémie,
acidose métabolique profonde
7) Hépatique : cytolyse ; Insuffisance Hépato Cellulaire
8) Neurologique : œdème cérébral, convulsions, hypertension intracrânienne, encéphalopathie
anoxo-ischémique (EAI)
9) Cutanée : escarres, cytostéatonécrose
10) Insuffisance surrénalienne aigue
➢ EVALUATION
➢ Clinique de l’EAI
50
Tableau 6 Stades de Sarnat
EHI légère (I) EHI modérée (II) EHI sévère (III)
a) Mesures préventives
1. Avant et pendant le début du travail :
- Analyser les éléments du dossier, pour rechercher les facteurs de risque (voyons le carnet
mère-enfant)
- Déterminer la durée du travail et faire un usage correct du partogramme
▪ Dépister les SFC (souffrances fœtales chroniques)
▪ Diagnostiquer les retards de croissance intra-utérin
▪ Evaluer les risques chez les grands prématurés,
▪ Dépister les disproportions fœto-pelviennes
▪ Identifier les grossesses à risque de pathologies funiculaires et autres
▪ Identifier les signes précoces d’hématome rétro placentaire
Devant chacune de ces situations, essayer d’extraire le fœtus dans les meilleures conditions
b) Traitement de l’asphyxie périnatale
1°) Attitude obstétricale classique
Quand la souffrance fœtale est suspectée, il faut extraire le fœtus le plus rapidement possible
2)Réanimation en salle de naissance
c) Référer et prise en charge en néonatologie :
Continuer ventilation mécanique si nécessaire
Faire la correction d’une hypovolémie éventuelle et le traitement du choc
Poser une voie veineuse périphérique
Réduire les besoins hydriques : 40ml-50ml /kg/24
Assurer une PEC des complication hématologiques,
Assurer une PEC des troubles métaboliques et et une surveillance de la glycémie.
51
Prendre en charge (PEC)les convulsions,
VIII.1 INTRODUCTION :
Définition
1) BUT :
a) Traiter et prévenir les complications,
b) Eviter les séquelles,
2) Moyens :
i. G 10%,
ii. Oxygène,
iii. Local adapté,
iv. Méthode Kangourou, incubateur,
v. Alimentation : lait maternel +++,
vi. Antibiotiques,
vii. Vitamine K, fer, vitamines hydrosolubles, caféine ou aminophylline
3) Indications
En salle de naissance :
i. Accueil sur table avec matériel préchauffé,
ii. Asepsie rigoureuse,
iii. Clampage retardé du cordon si possible,
iv. Prise en charge respiratoire adaptée,
v. Transport-transfert : incubateur portatif si disponible ou peau à peau (méthode
Kangourou)
En néonatologie :
i. Incubateur/kangourou+++ : l’utilisation des incubateurs nécessite la disponibilité d’un
personnel formé pour leur usage et l’existence d’une bonne maintenance technique afin
d’éviter les accidents
ii. Pas de bain avant H24 et il est préférable de faire une toilette en incubateur jusqu’à un
poids de 1500g
iii. Prendre les Mensurations,
iv. Prendre et surveiller les Constantes vitales,
v. Prise en charge des urgences (complications cfr ci-dessous)
53
VIII.4 COMPLICATIONS DE LA PREMATURITE
1. Hypothermie : T° <36°5
Chez le nouveau-né non asphyxique l’hypothermie est un facteur prédictif majeur de
mortalité et de morbidité (respiratoire, hypoglycémie, hémorragie intra ventriculaire (HIV),
sepsis tardif)
Il est recommandé de :
• Maintenir la température en salle de naissance entre 23-25°,
• Avoir une lampe radiante,
• Mettre le nouveau-né dans le sac en plastique jusqu’au cou avant séchage avant 32SA
• Mettre un bonnet,
• Avoir des matelas chauffants,
• Promouvoir la méthode Kangourou (Peau à peau)
2. Hypoglycémie : Glycémie <0,45g/l : Les réserves en glucose sont faibles à la naissance d’où
il faut débuter l’alimentation précocement et d’une façon adaptée.
3. Hypocalcémie : calcémie <80mg/l (2mmol/L. L’hypocalcémie est dû au sevrage brutal
après la naissance d’où il faut apporter le calcium dès la naissance soit en perfusion ou par
l’alimentation
4. Ictère : Coloration jaune des muqueuses et des téguments due à un excès de bilirubine dans
le sang (≥ 30 mg/l) :
Facteurs favorisants :
• Polyglobulie,
• Immaturité hépatique,
• Les pathologies se compliquant d’hémolyse
La complication la plus redoutable est l’ictère nucléaire.
Le traitement de l’ictère : voir chapitre Ictère
54
• Une meilleure tension artérielle (TA) initiale,
• Moins de besoins transfusionnels,
• Moins de jours de ventilation et d’O2,
• Diminue le risque d’entérocolite ulcéro-nécrosante.
55
VIII.4.1.4 Complications hémodynamiques : Persistance du canal artériel (PCA)
Manifestations cliniques :
Souffle holo-systolique ou systolo-diastolique sous-claviculaire gauche ou latéro-sternal
gauche (bruit de locomotive) et les pouls fémoraux bondissants
1. Hypotension avec diastolique basse,
2. Différentielle tensionnelle augmentée
3. Une tachycardie
4. Fatigue respiratoire
5. Différentielle dans la saturation préductale (Membre supérieur droit) et postductale
(autre membre)
Le traitement :
1. Abstention thérapeutique,
2. Idéalement, donner Indométacine en intra-veineux : 0,2 mg/kg toutes les 12h (en
moyenne 3 doses) ou Ibuprofène en intra-veineux : 10mg/kg 1er jour, puis 5mg/kg 2ème
et 3ème jour, et si échec, chirurgie
3. En pratique, on peut donner Paracétamol 15mg/kg toutes les 4H en IV ou ibuprofène
per os 10mg/kg 1er jour, puis 5mg/kg 2ème et 3ème jour,
4) Alimentation parentérale totale si c’est possible sinon donner SG10% (en tenant compte
des besoins liquidiens journaliers du prématuré) avec des électrolytes (Na+, K+, Ca)
(Voir Chapitre sur l’Alimentation du Nouveau-né
5) Antibiotiques :
a. Ampicilline (50mg/kg toutes les 8heures) + gentamycine (7,5 mg/kg en 1x par
24h après J7 de vie) + métronidazole (10mg/kg 2x /24h)
b. Céfotaxime (50mg/kg toutes les 8 heures) en deuxième intention. (Usage des
antibiotiques Voire Chapitre sur Infections néonatales)
6) Traitement antalgique : paracétamol à 7,5mg/kg X4/j
7) Oxygène si nécessaire,
8) Caféine si apnées
9) Transfusion si Hb < 10 g/dl (seuil de transfusion Voire Chapitre sur les Anémies)
57
10) Recours à l’intubation si ventilateur disponible notamment en cas de :
Apnées, détresse respiratoire, Choc, Ballonnement abdominal important avec 3ème secteur
digestif, Nouveau-né hyperalgique nécessitant le recours aux morphiniques
11) Avis chirurgical Si nécessaire ; à distance (10 j à 3 semaines selon la gravité)
12) Reprise alimentaire :
• Commencer par du SRO à raison de 5mlX8/j en fonction de la tolérance
• Reprise alimentaire prudente avec le lait maternel ou lait artificiel pour prématuré si
lait maternel non disponible
13) Dépistage systématique des sténoses
• Faire une radiographie ASP avant réalimentation
• Lavement ou TOGD aux hydrosolubles si réalimentation mal tolérée
5.5. L’évolution
Elle peut être rapide et aigue et le pronostic être sévère. Elle peut se faire vers une guérison
spontanée, une perforation ou une sténose intestinale, voire la mort.
1) Complications neurologiques
2) Séquelles
a. neurosensorielles
i. Infirmité motrice,
ii. Déficience mentale globale,
iii. Troubles cognitifs et des apprentissages,
iv. Troubles du comportement ;
v. Épilepsie
vi. Problèmes sensoriels (Vue et audition)
1. Oreilles : surdité, hypoacousie par otite chronique
2. Yeux : cécité, fibroplasie rétrolentale, strabisme, amblyopie, troubles de la réfraction
b.Respiratoires
i. Asthme,
ii. Susceptibilité aux infections (virales, bactériennes)
c. Séquelles Digestives :
58
CHAPITRE IX : RETARD DE CROISSANCE INTRA UTERIN (RCIU)
Objectifs de la formation
Être capable de diagnostiquer un retard de croissance intra utérin
Objectifs spécifiques
▪ Reconnaître et caractériser un RCIU
▪ Identifier les facteurs de risques
▪ Identifier les complications liées au RCIU
▪ Prendre en charge correctement un nouveau-né avec RCIU
IX.1 INTRODUCTION
Définitions
RCIU : on appelle RCIU, lorsque le poids de naissance est inférieur au 10ème percentile par
rapport à l’âge gestationnel sur les courbes de référence. (Leroy et Lefort voir annexe). On
distingue : Le RCIU sévère si PN < 3ème percentile et le RCIU modéré si PN compris entre le
3ème et 10ème percentile.
Courbes de LEROY – LEFORT
Exemple : Poids = 1000g
IX.2. Diagnostic
IX.2.1.1 In utero :
a) Le diagnostic clinique d'hypotrophie fœtale repose sur la mesure de la hauteur utérine,
distance en cm qui sépare le fond utérin du bord supérieur du pubis. C'est en pratique le seul
moyen de dépistage : un même observateur attentif peut, en comparant des mensurations
successives, dépister avec succès un ralentissement de la croissance fœtale.
b) Toute hauteur utérine faible doit conduire à un examen échographique. Le diagnostic
échographique d'hypotrophie fœtale repose sur des mesures échographiques.
61
IX.2.3.2 Causes fœto-placentaires
Placentaire : Ischémie, hypo vascularisation, involution précoce, Chorio-angiome,
hémangiome, anomalies d'implantation, placenta prævia, anomalies du cordon
Causes fœtales : Aberrations chromosomiques fœtales (10 à 15 %), Syndromes malformatifs,
IX.3 Complications :
✓ Asphyxie périnatale ayant pour conséquence une défaillance multi viscérale : cardiaque,
une atteinte rénale, un œdème cérébral, une thrombopénie avec hémorragie, un
pneumothorax et une encéphalopathie anoxo-ischémique et ses conséquences (une
Leucomalacie périventriculaire chronique ; l’hémorragie cérébrale).
✓ Inhalation méconiale ± hypertension artérielle pulmonaire
✓ Hypoglycémie (glycémie < 0.45g/l)
✓ Hypocalcémie (calcémie < 80mg/l) à rechercher systématiquement à J 3 de vie
✓ Hypothermie : à prévenir car elle majore les risques d’hypoglycémie
✓ Polyglobulie
✓ Ictère
➢ Avant la naissance :
i. Évaluation et surveillance clinique et échographique de l’état du fœtus,
ii. Traitement des pathologies maternelles,
iii. Éviction de tous les toxiques susceptibles d’entraver la croissance fœtale
iv. Faire une interruption de grossesse si la mère est en danger
v. Envisager l’extraction du fœtus, si retard de croissance intra utérin sévère au-delà de 34
SA
➢ En période néonatale :
i. Surveillance en néonatologie ou en unité mère-Kangourou ou incubateur
ii. Monitoring,
iii. Mesures thérapeutiques :
✓ Réanimation
✓ Prise en charge de l’asphyxie
✓ Prise en charge de l’hypothermie
✓ Traiter l’hypoglycémie, l’hypocalcémie, l’ictère
✓ Alimentation prudente et un apport calorique adapté
62
IX.5. Pronostic
IX.5.1. A Moyen terme
Retard staturo-pondéral
Développement neurologique :
a) Handicaps neurosensoriels (trouble du sommeil, instabilités psychomotrices,
difficultés d’apprentissage …)
b) Troubles et Retard psychomoteurs :
Troubles de la coordination
Troubles moteurs sévères
Troubles neurosensoriels (troubles du langage, visuels, auditifs)
Troubles du comportement
Pronostic réservé si RCIU harmonieux
Pathologie à l’âge adulte : HTA, diabète de type II, obésité, hypercholestérolémie, pathologie
vasculaire (AVC, maladies coronariennes), insuffisance rénale
63
CHAPITRE X. ICTERE NEONATAL
Objectif général
Prendre en charge un nouveau ne avec ictère néonatal
Objectifs spécifiques
i. Identifier les facteurs de risque et les étiologies
ii. Identifier les différents types d’ictère du nouveau-né
iii. Diagnostiquer un ictère pathologique à travers une évaluation clinique et paraclinique
iv. Traiter un ictère néonatal.
X.1.Définition :
Ictère est une coloration jaune de la peau, des muqueuses et des sclérotiques, due à une
augmentation de la bilirubine dans le sang.
X.2. CLASSIFICATION :
▪ Ictère à bilirubine libre ou indirecte dont le traitement peut être une photothérapie et/ou
une ’exsanguinotransfusion. En fonction des étiologies, on peut distinguer :
□ L’ictère physiologique qui apparaît à 48 heures de vie, atteint son pic au 4ème –
5ème jour et disparaît au 10ème jour. Il est bénin, à condition de rester dans les
limites pour l’âge (voir tableaux).
□ L’ictère pathologique débute souvent dans les premières 48 heures.
▪ Ictère à bilirubine conjuguée ou directe, dont la cause est souvent une atteinte du foie
ou une obstruction des voies biliaires.
-Asphyxie, -
Déshydratation,
-Acidose
X.4. Diagnostic :
64
Normes
Hyperbilirubinémie non conjuguée pathologique :
Fonction de l’AG, de l’heure de vie : voir courbes
X.5-TRAITEMENT
65
X.5.1 CONDUITE DE LA PHOTOTHERAPIE
X.5.1.1 Généralités
Principes de la photothérapie
i. Iso-isomérisation de la bilirubine libre en métabolites hydrosolubles (élimination
urinaire)
ii. Lumière bleue (450 nanomètres)
iii. Durée moyenne des lampes : 25 000 heures
iv. Enfant couché dans un incubateur ou berceau placé sous l'appareil de photothérapie (4
à 8 tubes fluorescents, jamais d'ultra-violets)
v. Propreté des rampes de plexiglas et de la couveuse
vi. Distance appareil/peau de l'enfant à 30 à 50cm
vii. Exposition maximale (enfant nu) avec alternance dos/ventre
X.5.1.2 Technique
i. Bébé NU ++ avec couche minimale, bonnet.
ii. Protection oculaire +++
iii. Hydratation : augmentation de la ration hydrique entre 10 et 20%
X.5.1.3 Surveillance
i. Poids, hydratation, diurèse, température, saturation O2, FC.
ii. Vérifier régulièrement la position des lunettes (Attention, il faut éviter la compression
du nez),
iii. Comportement de l’enfant : mouvements inhabituels, tonicité, irritabilité, opisthotonos.
NB : Il existe un risque d'effet rebond de l'ictère après une séquence de photothérapie intensive
(contrôle de la bilirubinémie à distance)
X.5.1.6 Précautions
Les pauses pour allaitement au sein doivent être de courte durée (30-45 min) : faire un
allaitement à la demande
66
Donner plus de liquide IV : Pendant la photothérapie, les besoins liquidiens sont augmentés de
10 à 20% du total volume des 24H.
Antibiotiques si signes d’infection.
67
Seuils de bilirubine pour la photothérapie et l'exsanguinotransfusion chez les bébés
atteints d'hyperbilirubinémie
68
Seuils de bilirubine pour la photothérapie et l'exsanguinotransfusion chez les bébés
atteints d'hyperbilirubinémie
69
Seuils de bilirubine pour la photothérapie et l'exsanguinotransfusion chez les bébés
atteints d'hyperbilirubinémie
70
Seuils de bilirubine pour la photothérapie et l'exsanguinotransfusion chez les bébés
atteints d'hyperbilirubinémie
71
Seuils de bilirubine pour la photothérapie et l'exsanguinotransfusion chez les bébés
atteints d'hyperbilirubinémie
72
Seuils de bilirubine pour la photothérapie et l'exsanguinotransfusion chez les bébés
atteints d'hyperbilirubinémie
73
Seuils de bilirubine pour la photothérapie et l'exsanguinotransfusion chez les bébés
atteints d'hyperbilirubinémie
74
Figure 18 Couveuse avec un NN sous photothérapie
75
CHAPITRE XI : LES TROUBLES METABOLIQUES
Objectifs
XI.1.1 Définition :
On parle d’hypocalcémie lorsque le taux sanguin de calcium est inférieur à 80mg/l (2 mmol/l)
quel que soit le poids ou l’âge gestationnel.
XI.1.2 Classification :
i. Hypocalcémie précoce survient dans les 3 premiers jours de vie (Les facteurs
favorisants sont : prématurité, RCIU, nouveau-né de mère diabétique, asphyxie
néonatale sévère, nouveau-né de mère épileptique, nouveau-né issu de grossesse
multiple).
ii. Hypocalcémie tardive : Elle survient après le 3ème jour de vie (elle peut être liée à
une hyperparathyroïdie congénitale).
XI.1.3 Signes cliniques:
L’hypocalcémie peut être asymptomatique notamment dans les formes précoces. Sinon, les
manifestations cliniques (sont observées souvent après 48 à 72 heures) sont principalement les
trémulations. On peut aussi observer : Irritabilité, hyperexcitabilité, hypertonie, convulsions,
cyanose, apnée, tachycardie
XI.1.4 Conduite de la prise en charge
➢ Nouveau-né ayant une perfusion de SG 10%, mettre du gluconate de calcium 10% à
4ml/kg/24h sans dépasser 10 ml/24h
Nouveau-né présentant une hypocalcémie : Donner 80 mg/kg/j ou 8 ml/kg/j de Gluconate
de Calcium à 10% en Iv s’il a une perfusion de SG10% pendant 2 jours puis donner
40mg/kg/j ou 4 ml/kg/ jour pendant 1 jour puis contrôler la calcémie et ajuster en fonction
de la calcémie
➢ Si nouveau-né n’a pas de perfusion, on donne du gluconate calcium 10% 1ml/kg X4/J
per os, faire une calcémie de contrôle après 3 jours puis ajuster en fonction de la
calcémie
En cas d’hypocalcémie résistant à un traitement bien conduit, suspecter fortement une
hypomagnésémie et donner : 2 doses de 0,2 ml/kg de Sulfate de Mg à 50% à 12 h d’intervalle
puis administrer une dose d’entretien de 0,2ml/kg/ j de MgSO4 par voie orale pendant 3 jours.
76
XI.2. Hyponatrémies néonatales
XI.2.1. Définition
Une hyponatrémie est définie par une natrémie inférieure à 135mmol/l
La classification en fonction de la valeur biologique, on distingue
-Une hyponatrémie légère : 130 – 135 mmol/l
- Une hyponatrémie Modérée : 125 -129 mmol/l
- Une hyponatrémie Sévère : < 125 mmol/l
Il existe un risque de convulsions ou de survenue de coma en cas d’hyponatrémie sévère. Les
Causes fréquentes chez le nouveau-né sont l’hyponatrémie hypotonique par excès de perfusion
d’eau libre ou l’hyponatrémie par rétention d’eau libre (SIADH) et la fuite rénale sodée chez
le prématuré.
XI.2.2 Traitement
Calcul et correction du déficit sodé : déficit estimé= (135mEq - Na mesuré) X 0,6X Pds
(kg) = XmEq
Si on utilise Nacl 10%, il faut multiplier par 0,6 le nombre X de mEq que l’on veut
administrer pour obtenir le nombre de ml à administrer dans une perfusion de SG 10%
à faire couler pendant 24H. La correction se fait à raison de 1mEq /2H
Xi.3.1. Généralités
Définition
On parle d’hypokaliémie quand le taux de potassium sérique est inférieur à 3,5 mmol/L. Elle
est symptomatique lorsqu’elle est inférieure à 3 mmol/L.
Elle est modérée quand elle est entre 2,5 -3 mmol/L et devient sévère lorsqu’elle est en dessous
de 2,5 mmol/L.
Elle est d’un intérêt particulier puisque c’et une urgence vitale. Elle cause des troubles du
rythme cardiaque et une faiblesse musculaire. Les principales étiologies sont notamment
médicamenteuses (diurétiques, gentamycine, amphotéricine B), les vomissements liés aux
pathologies gastro-intestinales (sténose du pylore)
77
XI.3.2. Signes paracliniques :
Biologie :
XI.3.3. Traitement
XI 3.3.1 Curatif
Dans le but de normaliser la kaliémie : 3,5-5 mmol/L et éviter ou traiter les complications en
cas de leur survenue
XI.4.1 Définition
Il s’agit de toute situation où le taux sérique de potassium est supérieur à 5 mmol/L ; et elle est
symptomatique à partir de 6 mmol/L
3 types selon la kaliémie :
i. Légére : 5,5 à 6 mmol/L,
ii. Modérée : 6,1 à 7 mmol/L,
iii. Grave : au-dessus de 7 mmol/L
Intérêt : Urgence vitale car elle entraine des Troubles du rythme cardiaque : FV, TV, asystolie
78
Plus fréquent chez le grand prématuré de moins de 1000 g
Etiologies nombreuses dont les plus courantes sont l’Insuffisance respiratoire aiguë +++ ; excès
d’apport, les pathologies hémolysantes ; la transfusion avec du sang vieux de plus de 7jours,
insuffisance rénale, les lyses tissulaires
N.B. Attention au Pseudo hyperkaliémie par hémolyse dû à un prélèvement difficile (garrot
prolongé) avec destruction des globules rouges et échantillon analysé tardivement.
XI.4.2 Traitement curatif
But :
i. Normaliser la kaliémie : 3,5 – 5 mmol/L
ii. Favoriser la pénétration intracellulaire du K,
iii. Éviter ou traiter les complications
Moyens :
i. Insuline-Glucose : de préférence chez les prématurés : 0,1 à 0,2 UI/kg/h d’insuline
diluée dans du SG10%. Monitorer la glycémie.
ii. Kayéxalate par voie rectale à raison de 0,5 à 1g /kg /dose toutes les 6h,
iii. Salbutamol par aérosol 0,5mg/kg par dose toutes les 2H avec une solution de
5mg /2.5ml soit 0.25ml/kg/dose
iv. Dans les centres équipés : exsanguinotransfusion, dialyse péritonéale, hémodialyse
XI.5.1 Définition
L’hypoglycémie néonatale se définit comme l’ensemble des manifestations cliniques et
biologiques en rapport avec une baisse de la glycémie : Elle se définit par un taux de glucose
plasmatique inferieur à 30mg/dL (1,65mmol/L) dans les 24 premières heures de vie et inferieur
à 45mg/dL (2,5mmol/L) au-delà
Il est plus prudent de considérer comme hypoglycémie néonatale toute glycémie inférieure
à 0,40 g/ l (2,2mmol/l) quel que soit le terme et le poids de naissance.
Les facteurs de risque sont : prématurité, hypotrophie, mère diabétique, post maturité,
macrosomie, les infections, hypothermie, asphyxie néonatale, accouchements dystociques,
liquide amniotique méconial
XI.5.2 SIGNES CLINIQUES
Dans la grande majorité des cas l’hypoglycémie est asymptomatique
Lorsqu’elle est symptomatique, on observe des :
1. Troubles généraux à type, refus de boire, cri anormal, accès de cyanose ou de pâleur
2. Troubles neurologiques à type de trémulations ; d’hypotonie, somnolence,
hyperexcitabilité, de crises convulsives généralisées, voire de coma
3. Troubles respiratoires et cardiaques à type d’apnée, de tachypnée et d’irrégularité de
rythme respiratoire, de défaillance cardiaque et exceptionnellement d’arrêt cardiaque
Diagnostic de l’hypoglycémie :
79
i. Soit par réalisation de la glycémie capillaire à la bandelette réactive (Dextrostix) dont
la : lecture est crédible si le mode d’emploi est scrupuleusement respecté
ii. Soit par le dosage plasmatique :la glycémie plasmatique étant de 10 à 15% plus basse
que la glycémie capillaire (comparativement au Dextrostix)
80
CHAPITRE XII. : INFECTIONS NÉONATALES (INN)
Objectifs d’apprentissage
XII.1.1 Généralités
XII.1.1 1 . Définition
On entend par infection néonatale bactérienne, toute septicémie ou infection d’organe d’origine
bactérienne survenant dans les 28 premiers jours de vie.
Elle est dite précoce entre J0 et J7 de vie et tardive entre J8 et J28
On parle d’infection materno-fœtales, lorsque la transmission se fait de la mère à l’enfant en
anté ou per-natale
81
➢ Phase d’état
o Signes cliniques
i. Signes généraux : hypo ou hyperthermie, refus de téter, teint gris, enfant
geignard
ii. Signes neurologiques : irritabilité/ léthargie, hypo ou hypertonie,
trémulations, tension anormale de la fontanelle, abolition des réflexes
archaïques, cri aigu
iii. Signes respiratoires : apnée, tachypnée, bradypnée, accès de cyanose,
détresse respiratoire aiguë
iv. Signes digestifs : diarrhée, vomissements, ballonnement abdominal,
résidus gastriques anormaux
v. Signes hémodynamiques : pâleur, acrocyanose, tachycardie, bradycardie,
allongement du temps de recoloration cutanée (TRC), hypotension
artérielle
vi. Signes cutanéo muqueux : omphalite dans les jours suivant la naissance,
conjonctivite purulente, purpura, pétéchies, ictère précoce, pustules, teint
gris, sclérème localisé ou généralisé
vii. Signes rénaux : Oligurie
Ces manifestations cliniques isolées ou associées doivent faire évoquer le diagnostic d’INN et
faire instituer un traitement antibiotique probabiliste d’urgence.
Les explorations para-cliniques se feront parallèlement
o Signes Paracliniques
i. Hémogramme
a) Leucopénie franche<5000/mm3
b) Hyperleucocytose moins spécifique>25000 GB /mm3
c) Thrombopénie <150000 /mm3 tardive et témoin d’une infection sévère
ii. Biochimie
a) CRP : sup à 10mg/l s’élève lentement entre 6 et 12h puis culmine entre 24 et 48
heures. Elle est non spécifique de l’infection bactérienne et son taux non
influencé par l’âge gestationnel et post-natal
b) Hypo ou hyperglycémie,
c) Acidose métabolique
iii. Prélèvements
a) Chez le Nouveau-né : LCR, hémocultures, ECBU
b) Chez la mère : ECBU ou frottis vaginal si possibilité
82
XII.1.1.3 Evolution – Pronostic
o Evolution
i. Eléments de surveillance :
a) Clinique : T, FC, FR, SaO2, TRC, PC, examen physique complet
b) Paraclinique : NFS, CRP, PL (en cas de méningite prouvée)
ii. Modalités évolutives
a) Sous traitement précoce et bien conduit l’évolution est favorable avec
amélioration clinique dans les 24 à 72h et biologique dans les 48 à 72 h
b) En l’absence de traitement ou si traitement tardif, l’évolution est défavorable
et peut se compliquer par un choc septique ou une coagulation intra vasculaire
disséminée (CIVD), voire le décès
o Méningite néonatale
Signes généraux
Signes pulmonaires (détresse respiratoire)
Diagnostic se fait par la radio du thorax
83
Inertie d’un membre, qui antérieurement était mobile,
Œdème de la région périarticulaire, voire du membre.
Radiographie :
Épaississement des parties molles
12ème -15ème jour d’évolution : géodes métaphysaires, décollement du périoste
Ponction articulaire : pus
o Infections cutanées
L’omphalite
Les staphylococcies cutanées
Les cellulites et les abcès
o Hépatite néonatale
84
1ère semaine de vie : 50 mg/kg toutes les 12 heures
2e à 4e semaine de vie : 50 mg/kg toutes les 8 heures
3.Gentamycine IV (IM)
1ère semaine de vie et < 2,5kg : 3mg/kg 1x/24 heures
1ère semaine de vie et >2,5kg : 5mg/kg 1x/24 heures
2e semaine de vie et suivantes : 7,5 mg/kg 1x/24 heures
Poursuite de l’antibiothérapie jusqu’à 10 jours. La gentamycine sera administrée pendant 3 à
4jours
N.B En cas de risque d’infection materno-fœtale, le nouveau-né est surveillé en maternité
pendant 48H et le traitement antibiotique sera débuté en cas d’apparition des signes cliniques.
En cas de méningite, il faut donner Cefotaxime et Ampicilline à 200mg/kg/j soit 50mg/Kg
toutes les 6H (en 4 prises pour la première semaine)
La durée du traitement est de 21jours si le germe n’est pas connu et en l’absence de
complications. En cas de méningite à SGB, la durée peut être ramenée à 15jours.
En cas d’infection ostéo-articulaire, le traitement antibiotique sera conduit pendant au moins
21 jours en tenant compte de l’évolution. En première intention, donner l’antibiothérapie
classique proposée dans les INN et en deuxième intention, donner un anti staphylococcique
comme Cloxacilline à 50mg/kg
0 à 7 jours (< 2 kg) : 50 mg/kg toutes 12 heures.
0 à 7 jours (≥ 2 kg) : 50 mg/kg toutes 8 heures.
8 jours à < 1 mois (< 2 kg) : 50 mg/kg toutes 8 heures.
8 jours à < 1 mois (≥ 2 kg) : 50 mg/kg toutes 6 heures.
XII.1.4 2 Préventif
i. Dépistage et traitement des infections maternelles par de bonnes CPN
ii. Prévention des infections hospitalières : hygiène individuelle (lavage des mains, port
d'habits propres et stériles), hygiène de l'environnement et du matériel
iii. Antibioprophylaxie à la mère
Cfr protocole mentorat SONU
XII.2.1 TOXOPLASMOSE
1. Agent causal : protozoaire, Toxoplasma gondii
2. Hôtes définitifs : chat domestique, rongeurs
3. Facteurs de risque : mauvaise hygiène des mains, consommation viande mal cuite
85
4. Transmission transplacentaire, tardive surtout
5. TABLEAUX CLINIQUES
Forme symptomatique :
• Manifestations Oculaires : choriorétinite
• Neurologiques :
• Encéphalomyélite congénitale avec hydrocéphalie ou microcéphalie
• Troubles du tonus
• Somnolence
• Convulsions, …
• Septicémie
• Prématurité
• RCIU
Forme latente est la forme la plus courante, qui est caractérisée par la persistance du toxoplasme
enkysté dans l’organisme et la survenue des lésions ultérieures graves : hydrocéphalie,
choriorétinite surtout
6. DIAGNOSTIC
1. F O, PL, Radio crâne a la recherche des calcifications intracrâniennes
2. Présence d’IgM spécifiques chez la mère et le nouveau-né
On peut retrouver des Ig G transmises par la mère
1. Il faut faire un diagnostic anténatal (sérologie chez la mère)
7. TRAITEMENT
7.1 Traitement préventif pendant la grossesse :
Mesures hygiéno-diététiques pour les femmes séronégatives,
Spiramycine per os 9g/jour jusqu’à l’accouchement en cas de séroconversion,
Très rarement interruption médicale de grossesse (IMG)
7.2 Curatif de l’enfant atteint, pendant 1 an
Pyriméthamine : 1mg/kg/j, 3 fois par semaine
Sulfadiazine : 100mg/kg/j
Acide folinique : 50 mg /semaine
Surveillance hématologique stricte
86
2 . TABLEAUX CLINIQUES
• Enfant mort-né macéré, à terme ou prématuré
• Forme néonatale précoce grave, souvent mortelle : septicémie, pemphigus
palmoplantaire, atteinte diffuse des os et des viscères
• Forme précoce commune dominée par :
- Atteintes cutanéo-muqueuses : coryza, pemphigus palmoplantaire, éruptions
maculeuses, lésions orificielles et palmoplantaires (syphilides)
- Atteintes osseuses, touchant le cartilage, le périoste, ostéomyélite
- Atteintes viscérales localisées
3.DIAGNOSTIC
• Identification du tréponème au microscope à fond noir ou/ immunofluorescence
• Sérologie maternelle positive
• Sérologie de l’enfant positive W, VDRL, non spécifiques, TPHA, FTA-ABS Ig M
4. TRAITEMENT
Préventif : dépistage systématique pendant la grossesse et traitement des mères infectées
Curatif : Pénicilline G à doses très progressives è 50000UI à 100000UI/kg/j
87
CHAPITRE XIII. NOUVEAU-NE DE MERE SEROPOSITIVE AU VIH
Objectifs pédagogiques
XVIII.1 Introduction
1. Facteurs maternels
- Charge virale (CV) plasmatique élevée (>4 log ou >10 000 copies)
- Déficit immunitaire (lymphocytes CD4 < 200)
- Symptômes cliniques liés au VIH (SIDA)
2. Facteurs viraux : VIH-1
3. Facteurs fœtaux
- Génétique (HLA, CCR5)
- Sexe féminin
- Hypotrophie
4. Premier enfant dans un accouchement multiple
88
5. Facteurs obstétricaux
- Rupture prématurée des membranes (RPM)
- Accouchement prématuré
- Infection génitale, IST, fièvre pendant le travail
- Gestes invasifs (amniocentèse, cerclage, version par manœuvres externes,
amnioscopie , aspiration à la naissance)
- Voie basse chez une femme avec charge virale élevée au moment du troisième
trimestre de la grossesse
Pas d’incidence : épisiotomie, déchirure vaginale, extraction instrumentale
6.Facteurs placentaires : chorio-amniotite bactérienne ou parasitaire
7. Allaitement maternel
- État maternel (stade SIDA, charge virale plasmatique détectable, CD4)
- Mastite ou crevasse
Le Diagnostic du VIH reste toujours virologique chez les moins de 18 mois dont l’exposition
au VIH est connue ou incertaine. le protocole national recommande :
- 1ier PCR : 4 à 6 semaines
-2ème PCR à 9 mois (pas besoin de sérologie avant)
- Dernier PCR à 6 semaines après le sevrage
-serologie à 18mois
NB : -si le test PCR est positif chez les moins de 18 mois, il faut démarrer le TARV
-si la serologie est positive à 18 mois, démarrer également le TARV
-si le diagnostic présomptif est fait avant 18 mois en l’absence de test PCR, démarrer le TARV
et faire PCR dès que possible ou sérologie à 18 mois
1. Mesure de prévention :
89
2. CAT en salle de naissance = Accouchement propre
La voie basse est toujours préférée, mais il est nécessaire de le faire proprement :
1. Désinfecter le vagin
2. Raccourcir le délai entre la rupture des membranes et l’accouchement
3. Limiter les gestes invasifs :
1. Eviter l’épisiotomie et les extractions instrumentales,
2. Ne pas traire le cordon,
3. Aspiration douce de l’enfant au besoin
4. Nettoyer les sécrétions des yeux du n-né avec du sérum physiologique avant d’instiller le
collyre ATB
XVIII.7 Alimentation/nutrition
90
3. Groupe de soutien éventuellement
4. Diversification et sevrage
91
CHAPITRE XIV : CONVULSIONS NÉONATALES
1. À la fin de cette session, les prestataires de soins de santé devront être en mesure de :
a. Reconnaitre les convulsions chez le nouveau-né
b. Arrêter les convulsions
c. Rechercher la cause
d. Traiter la cause
2. Définition
Il s’agit d’une activité neuronale excessive, paroxystique, hyper -synchrone se manifestant par
un excès d’excitation ou défaut d’inhibition neuronale.
3. Manifestations Cliniques
Les crises convulsives chez le nouveau-né ne sont pas toujours faciles à reconnaître.
Les premières manifestations cliniques apparaissent dans les premiers jours de vie avec une
susceptibilité plus importante dans les 48 heures suivant la naissance.
4. Classification
On distingue 4 types de crises :
1. Frustes : manifestations motrices automatiques (mâchonnement, succion, pédalage ou
mouvements de boxe), nystagmus, vasomotrices ou végétatives
2. Cloniques : multifocales, asymétriques, asynchrones, uni ou bilatérales.
3. Myocloniques : contractions musculaires brèves, segmentaires et rapides.
4. Toniques : généralisées ou focales.
NB L’état de mal épileptique correspond à une crise de plus de 15 min ou à plus de 3
crises répétées subintrantes en 30 min.
5. CAUSES PRINCIPALES
92
6. CONDUITE A TENIR :
a. Mettre sous oxygène : 1 à 2l /min
b. Arrêter les convulsions :
i. Pose d’une voie d’abord veineuse
ii. Donner du phénobarbital : 20 mg / kg par voie I.V. (Lente 15 min) dans du
Glucosé 5% (ou I.M. immédiatement si difficultés pour trouver une veine),
a relayer par une dose d’entretien de 5mg/kg/jr en IV (ou IM) 24 h après la
dose de charge.
En cas de non-réponse à la dose de charge, on peut répéter une demi-dose de
charge soit 10 mg/kg à deux reprises au maximum (40mg/kg/24h au total)
N.B Le diazépam (Valium®) ne doit pas être utilisé chez le nouveau-né du fait de ses effets
secondaires (apnée, hypotension artérielle) et de sa longue demi-vie
iii. Hospitalisation et Surveillance de l’état clinique et des fonctions vitales
c. Faire un bilan
i. Glycémie
ii. Ionogramme, calcémie, magnésémie
iii. NFS
iv.CRP
v. Hémoculture
vi.Ponction lombaire
vii. Echographie transfontanellaire
d. Traitement anticonvulsivant.
1. Mettre sous oxygène
2. Phénobarbital (Gardénal®)
Cause Traitement
93
Hypothermie (T° <36°C) Choisir la méthode de réchauffage plus disponible :
lampe chauffante, peau à peau, couveuse
Méningite /septicémie Antibiothérapie dose forte
Fièvre : T sup à 38.5) Vérifier la température de l'environnement (Couveuse
…) traitement avec paracétamol 7.5mg/kg en IVL ou
paracétamol suppositoire si nécessaire
94
CHAPITRE XV. LES ANEMIES NEONATALES
À la fin de cette session, les prestataires de soins de santé devront être en mesure de :
i. Reconnaître l’anémie chez le nouveau-né,
ii. Reconnaitre les facteurs de risque
iii. Identifier les causes
iv. Faire une évaluation clinique et paraclinique.
v. Prendre en charge une anémie néonatale
L’anémie est une situation fréquente en période néonatale. Le pronostic vital peut être mis en
jeu (choc hémorragique), de même que le pronostic fonctionnel par le risque de séquelles.
XV. 1. Définition
Une anémie peut être définie chez un nouveau-né par une chute du taux de l’hémoglobine au-
dessous de 14g/dl en général et plus particulièrement quand :
i. Hb <13 g/dl, Ht < 45 % sur sang veineux (OMS : 13g/dl)
ii. Hb < 12 g/dl sur sang du cordon
iii. Hb < 10 g/dl à la naissance = anémie sévère
L’anémie est une situation fréquente en période néonatale. Le pronostic vital peut être mis en
jeu (choc hémorragique), de même que le pronostic fonctionnel par le risque de séquelles.
95
XV. 3 Facteurs de risque / causes
XV. 4. Diagnostic
➢ A la naissance :
i. Maladie hémorragique du nouveau-né : Vitamine K à la naissance 1mg (en IM) ou IV
si le poids > ou = à 1,500Kg et 0.5mg si le poids est < à 1,500Kg
ii. Allaitement maternel+++
iii. Supplémentation systématique en fer chez les prématurés et les hypotrophes à partir de
J15 de vie (2 à 4 mg/kg/j) pendant 6 -12mois
iv. Erythropoïétine (EPO) : 300 à 1000UI/kg/semaine
v. Réduction des prélèvements sanguins
vi. Clampage retardé du cordon
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XV.5.2 Traitement Curatif :
Moyens
✓ Transfusion sanguine de sang compatible : culot globulaire, Plasma Frais Congelé,
plaquettes
Règles transfusionnelles chez le nné
✓ Les examens pré-transfusionnels
- Réalisés chez le nouveau-né, ils comportent : le groupe sanguin ABO rhésus, et un
test de Coombs
- Chez la mère le groupe sanguin ABO et rhésus et le résultat des agglutinines
irrégulières
✓ Modalités de transfusion
- Le volume habituellement transfusé est de 10 à 20 mL/kg sur une durée de 4
heures,
- Si une seule détermination ABO-rhésus est disponible chez l’enfant, il est
recommandé d’utiliser des concentrés de groupe O rhésus négatif.
- Une transfusion de « sang frais » c’est-à-dire moins de sept jours
- L’utilisation d’unités pédiatriques issues d’un seul donneur est privilégiée si
indications de transfusions itératives
- Quantité : 3ml/kg (gain de 1g/dl)
- (Hb désirée – Hb actuelle) x poids x 3
B B-AB B-O
O-A O
AB A A-O
B B-O
AB AB-A-B-O
O-A-B-AB Inconnu O
✓ Moyens de réanimation :
98
- Voies veineuses périphériques ou centrales,
- Oxygénothérapie,
- Cristalloïdes
Indications
✓ Hémorragies :
- Si choc :
Remplissage vasculaire : NaCl (à préciser) et
Transfusion en urgence de culot globulaire 10 cc/kg en 3h
- 1ère et 2ème semaine de vie : Hb <12g/dl (ou <14g/dl si détresse respiratoire)
3ème et 4ème semaine de vie : Hb <10g/dl (ou12g/dl si détresse respiratoire)
- Respect des règles de transfusion du nouveau-né
✓ Anémie hypochrome microcytaire : sels ferreux pendant 3 mois - 6 mois
✓ Hyperbilirubinémie : photothérapie
✓ Maladie hémorragique du nouveau-né : Vit K 5mg/kg en IV, transfusion de plasma
frais congelé, ou de culot globulaire si anémie mal tolérée.
✓ Causes centrales : corticoïdes, greffe de moelle
✓ Anémie du prématuré : EPO 300 à 1000UI/kg/semaine
99
CHAPITRE XVI : ALIMENTATION DU NNE
À la fin de cette session, les prestataires de soins de santé devront être en mesure de :
i. Reconnaître les principes d’alimentation du nouveau ne
ii. Reconnaitre les cas particuliers pour adapter l’alimentation
iii. Maitriser les astuces pour aider la mère à allaiter son bébé né avant terme
iv. Maitriser les apports journaliers chez le nouveau ne
v. Reconnaitre les indications des perfusions pour l’alimentation du NNE
XVI.1. Introduction
Le lait maternel est le lait idéal pour le nouveau-né qu’il soit à terme ou prématuré. Il est
recommandé de mettre au sein le nouveau-né à terme le plus vite possible après la naissance
(dans l’heure) si son état de santé le permet. Le nouveau-né sera allaité à la demande de jour
comme de nuit. L’allaitement maternel doit être exclusif. Il n’est pas recommandé d’utiliser les
biberons, les tétines ou les sucettes.
L’allaitement maternel exclusif est le meilleur choix. L’allaitement au sein est indiqué pour
tous les bébés qui sont capables. Si le nouveau-né passe régulièrement les urines et les selles et
augmente régulièrement son poids signe la quantité de lait suffit
XVI.2. PRINCIPE DE L’ALIMENTATION DU N-NE
La bonne prise du sein
Si le nouveau-né est bien positionné et bien attaché au sein, l’allaitement ne sera pas douloureux
pour la mère.
Matériel :
➢ Gants non stériles, si disponible.
➢ Sonde nasogastrique (SNG) propre et correspondant au poids de l’enfant : o < 3 kg :
CH6 o 3 à 5 kg : CH8 o 4 à 9 kg : CH10 o > 10 kg : CH10/12
➢ Marqueur ou stylo.
➢ Seringue de 2 à 5 ml.
➢ Stéthoscope.
➢ Sparadrap.
101
Déroulement du soin/ de la technique :
➢ Lavage des mains.
➢ Mettre les gants.
➢ Mesurer la longueur de la sonde : o tenir l’extrémité de la SNG contre le nez de
l’enfant
o Mesurer la distance séparant le nez du lobe de l’oreille et ensuite, jusqu’à
l’estomac juste en dessous du rebord costal
o Faire une marque à ce niveau sur la SNG avec un marqueur ou un bout de
sparadrap.
Surveillance
➢ Vérifier si la SNG est correctement positionnée. (cf fiche: Annexe A1.3.1)
➢ Vérifier que la SNG est correctement attachée. (cf fiche: Annexe A1.3.1)
➢ Noter l’heure et la quantité de liquide administré.
➢ Remplacer la SNG tous les trois jours.
102
Déroulement du soin/ de la technique :
➢ Lavage des mains.
➢ Mettre les gants.
➢ Confirmer que la SNG est bien positionnée avant chaque repas. (cf fiche: Annexe A1.3.1)
➢ Encourager la mère à tenir l’enfant et à participer aux repas.
➢ Noter le type et le volume de liquide qui doit être administré. (Par ordre médical)
➢ Retirer le piston d’une seringue propre et raccorder l’embout de celle-ci à l'extrémité de la
SNG.
➢ Verser le volume de liquide requis dans la seringue.
➢ Demander à la mère de tenir la seringue bien au-dessus de l’enfant.
➢ Laisser couler librement le liquide.
Poids à la Nombre
Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5 Jour 6 à 13
naissance de repas
104
3. Exprimez quelques gouttes de lait maternel.
4. Laissez le bébé renifler et lécher le mamelon, et ouvrir la bouche.
5. Exprimez le lait maternel dans la bouche ouverte du bébé.
6. Attendez que le bébé avale le lait.
7. Répétez le processus jusqu’à ce que le nouveau-né ferme la bouche et ne veuille plus boire
de lait même après avoir été stimulé.
8. Soyez flexible lors de chaque session, mais vérifiez si la prise est adéquate en mesurant le
gain de poids de la journée.
XVII.5. QUAND EST INDIQUEE UNE PERFUSION IV ?
Si la quantité de lait maternel est insuffisante dans les premières 72 heures de vie,
l’alimentation sera complétée avec du glucosé 10% par voie IV.
En cas de vomissements, distension abdominale, sang dans les selles ou selles verdâtres
et fétides,
Nouveau-nés de très petit poids de naissance (< 1500 g), il existe un risque élevé
d'entérocolite aiguë nécrosante en cas d'alimentation orale précoce.
Liquides totaux pour le prématuré (perfusions+ lait maternel) : 160 à 180ml/kg/j :
80 ml/kg/j à J0
100 ml/kg/j à J1
120 ml/kg/j à J2
140 ml/kg/j à J3
160 ml/kg/j à J4
106
CHAPITRE XVII : LA METHODE DES SOINS MERE KANGOUROU
Objectif d’apprentissage :
i. Maitriser la méthode et la technique Kangourou
ii. Déterminer le matériel pour une mise en place d’une unité kangourou
iii. Déterminer les objectifs de la méthode kangourou
iv. Reconnaitre les indications et contre-indications de la méthode mère Kangourou
v. Identifier les moments d’arrêter la méthode kangourou
XVII.1. Définition
La Méthode de Soins Mère Kangourou (SMK) consiste pour la mère à porter constamment
l’enfant contre elle (contact « peau contre peau ») et à le nourrir exclusivement au sein. C’est
la meilleure façon de maintenir la température d’un enfant petit à la chaleur souhaitée. Elle est
indiquée pour prendre soin des nouveau-nés prématurés et ou de petit poids de naissance
(PPN). Ces soins peuvent s’organiser à l’hôpital comme à domicile et sont généralement
poursuivis jusqu’à ce que le bébé atteigne un poids d’au moins 2 500 grammes et 40 semaines
d’âge post menstruel.
La méthode kangourou consiste à mettre en contact « peau à peau » la mère et le nouveau-né,
si possible 24 h sur 24h.
Figure 27 SMK
Le nouveau-né est placé en position verticale contre le thorax de sa mère (il peut
avoir une couche et des chaussettes) ; sa bouche doit toujours pouvoir atteindre le
mamelon. Utiliser un pagne pour maintenir le nouveau-né contre la mère.
Si nécessaire, utiliser une couverture pour maintenir la mère et le nouveau-né au chaud.
Lorsque la mère dort, son buste doit être relevé et le nouveau-né doit être surveillé.
Cette méthode peut être mise en œuvre pour tous nouveau-nés non malades dont le poids de
naissance est inférieur à 2500 g (prématurité et/ou retard de croissance intra-utérin).
107
Figure 24 Avantages de SMK POUR LE NN
108
Figure 26 Avantages de SMK pour la famille
XVII.3. Qui peut fournir les soins mère kangourou ?
Tout le monde peut prodiguer les SMK à condition d’en comprendre la méthode et d'être motivé
pour la pratiquer. Tous ceux qui veulent aider la mère peuvent pratiquer les SMK, comme les
grand-mères, les sœurs, les tantes, les maris et même les amis.
109
L’expérience montre que la plupart des mères sont tout à fait disposées à donner des soins «
kangourou », tout particulièrement quand elles peuvent voir comment d’autres bébés se
développent avec cette méthode. En partageant longtemps la même pièce, les mères échangent
des informations, des opinions et des états d’âme ; elles font naître un sentiment de soutien et
de solidarité réciproque. Après une période d’impuissance et de frustration durant la
stabilisation, elles ont la capacité d’intervenir elles-mêmes en tant que principal dispensateur
de soins à leur bébé et de demander au personnel que le rôle maternel leur soit rendu.
XVII.5 Quand commencer les SMK ?
Les SMK doivent être initiés lorsque le prématuré ou le nouveau- né PPN est stable, selon son
statut et celui de la mère. Il importe toutefois d'encourager la mère à adopter les SMK très tôt.
Critères d’éligibilité aux SMK
❖ Les critères suivants doivent être utilisés pour commencer les SMK (selon la volonté de
la mère et l’état du nouveau –né) :
1. Absence de signes de danger ;
2. Présence des réflexes de la succion et déglutition ;
3. Acceptation de la position Kangourou ;
4. Les bébés qui ont été mis sous antibiotiques pour une infection suspectée peuvent
commencer les SMK dès qu’ils sont stables ;
5. Les bébés sous photothérapie peuvent être évalués pour déterminer s’ils peuvent recevoir des
SMK.
Référer tous les bébés dont le poids est inférieur à 2 000 grammes vers la Formation sanitaire
dotée de services SMK le plus proche ou vers un établissement mieux équipé.
Méthode kangourou
❖ Les objectifs de la méthode kangourou sont de :
1. Garder le nouveau-né au chaud pour prévenir ou traiter une hypothermie.
2. Aider à la mise en route et au maintien de l’allaitement.
3. Favoriser le lien mère-enfant et réduire le stress du nouveau-né.
4. Réduire les épisodes d’apnée et bradycardie chez les prématurés.
Comment organiser un espace (salle) en néonatologie pour les SMK ?
L’hygiène est capitale. Il faut prévoir de préférence :
1. Un drap de lit, de petits linges,
2. Une moustiquaire
3. Des oreillers, pour la maman quand elle se couche.
4. Une tasse pour nouveau -né (si nécessaire)
5. Un bain pour nouveau -né
6. Un lavabo ou une bassine pour le lavage des mains de la mère.
N.B : Prévoir séances d’éducation pour la mère et vérifier la possibilité de continuer le
SMK à domicile, donner le RDV pour le suivi de la croissance et du bien-être du nouveau
-né
110
CHAPITRE XVIII : ETUDE DE QUELQUES MALFORMATIONS
DIAGNOSTIQUEES A LA NAISSANCE
Objectifs d’apprentissage
A la fin de cette session, les prestataires de soins de santé devront être en mesure de :
1. Reconnaitre la présence d’une malformation congénitale à la naissance ou à la première
visite après la naissance (voir examen clinique du Nouveau ne page 24-33)
2. Classer les malformations selon la PEC plus appropriée
3. Mettre en place la PEC la plus appropriée et référer aux structures compétentes au
moment indiqué
XVIII.1. DEFINITION2
Les malformations congénitales sont des anomalies structurelles (des organes ou appareils)
ou fonctionnelles (troubles métaboliques) qui surviennent durant la vie intra-utérine et peuvent
être identifiées avant la naissance, à la naissance ou plus tard dans la vie.
XVIII.2. Classification et prise en charge des malformations congénitales les plus
courantes
111
a. Trisomie 13, 18
b. Cardiopathies congénitales complexes (ventricule unique…)
c. Syndrome génétique avec pronostic limitant la vie
Orientation : Dans ces situations (Classe 1 & 2) la PEC la plus appropriée sera les soins de
confort sur place pour le nouveau-né et sa famille (voir plus bas et tableau 1 & 2).
iii. Malformations nécessitant une intervention d’urgence
Ex ; Atrésie anale, Atrésie des choanes, Atrésie de l’œsophage
Orientation : Dans ces situations, la prise en charge sera la référence en urgence dans une
structure ou service qui dispose les compétences nécessaires (voir Tableau 1.)
iv. Malformations necessitant une prise en charge particuliere
Ex ; Fente labiales et/ou palatine, spina bifida, Trisomie 21
Orientation : Dans ces situations, une PEC spécifique à chaque malformation peut être possible
dans le service (Voir Tableau 1.)
112
Tableau 1. Description et prise en charge de base de malformations plus fréquentes dans notre
contexte
113
distance entre la peau et le premier jour de vie
cul de sac. si bébé est stable.
Si une prise en
charge chirurgicale
n’est pas disponible
référer au niveau
Figure 30 Imperforation anale
supérieur en
urgence
Fente labiale (bec-de-lièvre) / et Est une fente des lèvres -La reconstruction
ou palatine et/ou de la voûte du palais de la fente est
provoquant une indiquée après le 6
communication anormale mois de vie.
entre la bouche et le nez. - Dans les premiers
Le défect de la voûte du jours de vie
palais empêche le réflexe de l’urgence est
succion au sein. d’assurer
114
Trisomie 21/ Syndrome de Il s’agit d’une maladie -A la naissance
génétique caractérisée par assurer la
DOWN
la présence dans les cellules respiration et
d’un chromosome 21 en l’alimentation ;
Figure 33 trisomie 21
115
CHAPITRE XIX : LE TRANSPORT MEDICAL EN NEONATOLOGIE
XIX.1. Principe
Tout nouveau-né présentant une détresse vitale réelle ou potentielle non contrôlable par le
centre de santé ou l’hôpital de district doit être transféré dans une structure médicale dotée d’un
service de Néonatologie par une ambulance médicalisée sans attendre qu’une détérioration
majeure ne survienne.
Au mieux, le transfert doit être fait in utero pour toute grossesse pathologique ou à risque.
La présence d’un personnel médical (médecin, sage-femme ou infirmier) est de règle dans
l’ambulance.
116
ii. Eviter les manipulations inutiles du nouveau-né
117