Techniques Utilisees Pour L'Etude Du Zooplancton
Techniques Utilisees Pour L'Etude Du Zooplancton
DU ZOOPLANCTON
SUR LES SITES DES CENTRALES NUCLEAIRES
DES COTES FRANCAISES DE MANCHE ET ATLANTIQUE
par
Geneviève Le Fèvre-Lehoërff
I._..~_.E -R---C-E-N-T-R-E-d-e-B-R-E-S-T-F-R-A-N-C-E---
TECHNIQUES UTILISEES POUR L'ETUDE DU ZOOPLANCTON
DE MANCHE ET ATLANTIQUE
Par
Geneviève LE FÈVRE-LEHOËRFF
Avec la participation de
Annick DERRIEN, Jean Yves QUINTIN et Gilles YOUENOU
L'illustration a été préparée par Vic CHAPRON
IFREMER / DERO /EL, Centre de Brest, B.P. 337 F 29273 BREST CEDEX
1985
SOMMAIRE
p.
Introduction .......................................... 2
Stratégie d'Echantillonnage 2
Marées .••••.•••••••.••••••.•.••.•..•...••••• 2
Courants ................................... 2
Réparti tion spatiale • • • . • . . . • . • • • • • . • • . . . . • 2
Variations saisonnières . • . . . . . . • . • . • . • . . . . • 2
Microdistribution , 3
Choix des niveaux d'echantillonnage •••••••. 3
Types d'échantillons de zooplancton recueilli 3
Analyse taxonomique • • . • • • • • • • • • • • . . • • • • • • . . 17
Sous échantillonnage ••••••••.••••.••.• 19
Comptage .. . •••. •••. . •••••••. •. . •. ••. •• 19
1
INTRODUCTION
STRATEGIE D'ECHANTILLONNAGE
Courants: l'existence de forts courants de marée est un des critères les plus
importants du choix d'un site de centrale nucléaire de bord de mer. Ils
favorisent la dispersion thermique des effluents. Cette caractéristique des
sites cependant entraine des difficultés techniques d'échantillonnage sur le
terrain mais aussi, augmente l'incertitude relative aux résultats quantitatifs
du fait de la grande variabilité dans les conditions d'environnement. Ceci est
vrai, surtout en ce qui concerne l'alternance vive eau - morte eau. Pour étudier
les variations saisonnières, cette variabilité peut être quelque peu diminuée
dans la mesure où les missions sont réalisées dans des conditions de marée
équivalentes, par exemple avec une périodicité de quinze jours correspondant à
la périodicité du cycle semi-diurne.
2
Microdistribution :" plusieurs auteurs (CASSIE , 1963) ont montré que le plancton
n~e~t pas distribu~ u~iformement dans l'environnement. Les organismes sont
generalement aggreges en essaims ou taches de taille variable (quelques
centimètres à quelques mètres) d'où un accroissement de la variabilité dans les
estimations quantitatives. La part due à la microdistribution dans les
variations d'abondance du plancton a pu cependant être estimée par la méthode
t .... ' ,. ,. " . . . ...
d echant~llonnages repetes ou " rep licates". Plusieurs echantillons recoltes
simultanément ou dans un laps de temps très court permettent d'estimer un
intervalle de confiance dans la comparaison des abondances de plancton soit
entre deux stations au même point, soit entre deux points. A Flamanville par
exemple, et ceci une fois par mois, 5 prélèvements répétés ont été effectués en
un point à haute mer et 5 à la basse mer suivante. Ils ont été comparés aux cinq
prélèvements répétés effectués en un autre point.
3
1Feuill.t N°:
Angl. du c"bl.,
MER FORCE, MER COULEUR. PRECIPITATIONS. VENT DIRECTION, VENT VITESSE, COURANT COURANT
DIRECTION' VITESSE,
Engin .. a....
~r.t~7· MOoM.d.
Profondeur Mod. [Link] Ecllontliion NOlllbr. TMl9' Profon- VIteo•• Romorqu••
.. DftIt - 1
SOHDEUR d. d. ...t.. d. d. d_ d.
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v
.- N° N° tOll": troft , PECHE
::"oUf- (111.3)
~ro::
4
RECOLTE DES ECHANTILLONS ET CONSERVATION
Les études que nous avons entreprises ont ete menées pendant un certain
nombre d'années, en différents lieux géographiques, effectuées par de nombreuses
personnes avec des conditions de travail de terrain ou de laboratoire parfois
difficiles. Il a été par conséquent nécessaire de standardiser autant que
possible les différentes étapes du prélèvement et du dépouillement
d'échantillons, et d'établir comme règle que toute introduction de nouvelle
technique et méthodologie pour l'étude d'un nouveau problème devra faire l'objet
d'une calibration avec la méthode utilisée précédemment. Tous les participants à
l'ensemble des travaux ont été tenus de suivre un schéma type de travail "de
routine" qui peut paraître en première analyse quelque peu rigide mais qui n'a
eu d'autre but que de maintenir une certaine continuité dans les travaux et de
permettre ultérieurement une comparaison des résultats obtenus. Ce schéma peut
être résumé de la manière suivante :
Feuille de mer : toutes les informations concernant les mesures et les récoltes
sont notées sur un ensemble de feuilles de mer (ci-joint un exemple), une
feuille de mer est utilisée par station. Chaque feuille porte la référence de la
mission et la date.
Point : ce terme ne doi t pas être confondu avec "station" ; il indique un lieu
précis défini par ses coordonnées géographiques et où les travaux de terrain ont
été effectués de manière répétitive. Les points sont généralement représentés
par une lettre ou un chiffre.
Station: c'est une série complète d'opérations en un point donné. Pour les
missions pélagiques Une station correspond en général à un ou plusieurs
prélèvements hydrologiques et des récoltes de phytoplancton et zooplancton. Elle
peut comporter de plus des prélèvements de benthos. Les stations d'une même
mission sont généralement numérotées chronologiquement (1 à n). Dans le cas où
une étude s'effectue pendant un certain temps, en un point, il peut y avoir
plusieurs stations en un point.
5
•
Schéma montrant un
J.'~.j~':::.4 f?Y:c. MI .1, ~~Je A.
collecteur à "oreilles". i4~,t Mf ~lt/ (A) J'
6
,
Débit-mètre vérifier que le compteur du débit-mètre est remis à zero avant
l'échantillonnnage et lire la valeur à la fin du trait.
Les deux filets WP et 80~m peuveAnt être ut,ilisés pour des traits
2
verticaux et horizontaux. Le filet peut etre utilise en filet simple ou en
filets multiples montés sur une cadre commun.
7
1) Remontée du filet triple WP2
après un trait vertical.
3) Filet triple WP2 posé sur le pont entre deux stations. On aperçoit les deux systèmes
supérieurs (trois cercles) et inférieurs (trois collecteurs solidaires de l'étoile) et le
câble qui les relie.
Photos: 1 - 2 - 3
8
© G. Le FÏlre - Lehoïrff
Trait vertical, filet simple: les particularités dans l'équipement du
filet sont l'utilisation de collecteurs "à oreilles" et celles de trois
suspentes mises en place pour éviter que la force de traction ne s'exer-
ce sur le filet lui-même. Les "oreilles" se terminent par deux fenêtres
filtrantes circulaires. Elles permettent un écoulement partiel de l'eau
avant la collecte de l'échantillon pour éviter ainsi toute perte et par
conséquent une erreur quantitative. Les fenêtres sont fermées par des
disques constitués du même matériel filtrant que le filet (même vide de
maille). Pour une manipulation et un nettoyage faciles ils sont collés
sur des cercles de matière plastique de diamètre approprié et tenus en
position par des colliers de plastique qui se vissent sur les
extrêmités des "oreilles". Le collecteur lui-même est vissé par un
collier en plastique sur un manchon, attaché à l'extrêmité inférieure
du filet par un collier métallique. Les suspentes sont attachées à
leurs extrêmités supérieures au cercle, et attachées ensemble à leurs
extrêmités inférieures en formant une boucle qui est utilisée pour
attacher un poids de 25 kg, la à 15 cm en-dessous de l'extrêmité du
collecteur. Elles sont tenues le long du manchon de l'extrêmité
inférieure du filet par un second collier en métal. Leurs longueurs
entre ce collier et l'ouverture supérieure du filet doivent être
réglées légèrement plus courtes que le filet de telle manière qu'elles
supportent le poids. Ce réglage des suspentes se fait au moment du
gréement du filet, celui-ci étant suspendu verticalement sur un
portique.
9
,
A - Le grand BONGO. Chaque filet est équipé d'un débitmètre TSK.
10
lement le poids (par l'intermédiaire d'un mousqueton) sous le centre de
l'ét~ile et est rel~é au_système supérieur d'ouverture des filets par
un cable qui a le meme role que les 3 suspentes du filet simple. Il en
résulte que le filet triple est plus volumineux mais il est moins
susceptible de se renverser pendant les manipulations. Dans les eaux
côtières} fort courant, le maniement du triple est plus aisé, et
particulierement pendant le rinçage en intercalant un émérillon entre
le câble de traction et la patte d'oie. Ceci est à déconseiller quand
les efforts de traction sont très importants et irréguliers, ce qui est
le cas en trait horizontal ou en trait vertical en grande profondeur,
ce qui pourrait entrainer une rupture du câble.
11
...•
~
-..
c
~
•
....
1
or
o
••
3:
Débitmètre TSK.
Quatre aiguilles indiquent le nombre de tours de
l'hélice (unités,dizaines,centaines,milliers).
12
lire le débit mètre et noter le nombre de tours,
pencher les collecteurs pour concentrer le plancton, rincer les
fenêtres filtrantes avec soin une ou plusieurs fois pour être certain
de recueillir tout le plancton,
- transférer les échantillons des collecteurs dans les bocaux. A cette
étape, le rinçage des collecteurs et des fenêtres ou oreilles des
collecteurs est nécessaire une ou plusieurs fois encore. Les
échantillons de biomasses sont filtrés immédiatement (à partir du
collecteur ou du bocal). Les autres échantillons sont conservés dans
les bocaux, le plus souvent, par addition de formol (30 % - 40 % de
formaldehyde) égal à 10 % environ du volume de l'échantillon (pour
donner une concentration finale de 3 % - 4 % environ). Dans d'autres
cas, les échantillons peuvent être conservés avec de l'éthanol 70 %
par exemple,
- noter les références de l'échantillon (lettre, nombre, numéro de
série de la soie utilisée pour la filtration de la biomasse).
- rincer abondamment le(s) filet(s) et le(s) collecteur(s). De cette
manière les étapes décrites ci-dessus garantissent normalement un
échantillonnage quantitatif satisfaisant, et évite le plus possible
des erreurs de contamination entre échantillons récoltés
successivement,
- remettre en place les collecteurs sur les filets, ramener le débit
mètre à zéro et le chronomètre à zéro; ainsi, le matériel est prêt
pour la nouvelle station.
Les données sont obtenues sous des formes variées depuis les biomasses
en poids sec, la composition en carbone et azote organique, le nombre
d'individus; pour différentes catégories de taille d'organismes correspondant
aux différents filets utilisés. Toutes ces données quantitatives sont exprimées
relativement à un volume ou une surface donnée qui exige la connaissance du
volume d'eau filtré. Les débit-mètres utilisés sont de type T.S.K. (Tsurumi -
Seiki - Kosakusho) muni d'un certificat d'étalonnage. La formule donnée dans le
certificat d'étalonnage comprend un nombre de tours de l'hélice par seconde et
13
Analyseur CHN CARLO ERBA modèle 1106 muni d'un
échantillonneur pour 50 échantillons..
Intégrateur OP 110.
Photos:
© li. LI Fivrl- Llhoïrff 14
une constante. Pour une estimation du volume, il faut faire intervenir le temps
de trait et l'aire de l'ouverture du filet. La formule finale peut être résumée
ainsi :
,
v = S (aN + kt) ou
, 3
V est le volume d'eau filtree (~ )
S est la surface d'ouverture (m ) : ex. 2
0.25 m pour WP
N est le nombre de tours 2
test le temps de trait (secondes)
a est un facteur de proportionalité donné dans le certificat
k est une constante du même certificat
15
Boite de MOrODA.
Photos:
© G.l. Hrre, Lehoërff 16
Carbone organique et azote organique: ils sont obtenus à partir d'un
poids sec connu de plancton par l'utilisation d'un analyseur C.H.N. Ce
type d'appareil permet d'analyser de très petite quantité de matière
sèche. L'échantillon est préalablement homogénéisé par broyage et une
petite quantité de celui-ci est pesée avec une microbalance. Cette
fraction est oxydée par combustion à haute température (environ 1000°C)
en utilisant un catalyseur. Les gaz résultant sont ensuite réduits à
température p~us basse (400°C ~ 7~0°C), pUis,séparés (N , CO , H 0) sur
2 2 2
une colonne a chromatograph1e a une temperature encore plus faible
(100°C: 10°C). Ils sont enfin détectés par un système sensible aux
variations de conductivité thermique, le signal est enregistré et est
visualisé sous forme de pics. Les valeurs obtenues sont
proportionneilles à l'aire sous les pics et sont automatiquement
calculées par un intégrateur. Les résultats obtenus sont cependant
relatifs et doivent être calibrés par l'analyse d'échantillons de
références constitués d'une quantité précise de substance organique pur
et de composition élémentaire connue (i.e. acétanilide). Deux types
d'analyseurs ont été utilisés, un Hewlett Packard modele 185 Bavant
1984 et un Carlo-Erba modèle 1106 après. Les deux utilisent un flux de
gaz inerte (hélium) à travers le circuit d'analyses mais ils diffèrent
par un certain nombre de détails techniques. Dans l'analyseur
Hewlett-Packard par exemple, les échantillons sont déposés dans des
nacelles d'aluminium avec le catalyseur (MnO). Dans l'analyseur Carlo
Erba, les échantillons sont introduits dans des capsules de métal
oxydable (étain) qui sont brûlés avec leur contenu. Le calalyseur est
d~fférent (CR 0 ) et est contenu d~ns une partie du circuit d'analyse
2 3
ou les gaz chauds sont entraines. Dans les deux appareils, des
échantillons standard ont été analysés mais aussi des blancs par
exemple dans le Hewlett Packard deux ou trois analyses de Nacelles
contenant uniquement le catalyseur permet de vérifier qu'il ne contient
pas d'azote ou une quantité infime. Pour le Carlo-Erba, parfois utilisé
pour doser le phytoplancton sur filtre en fibre de verre une
vérification dans le même souci peut-être faite en analysant une partie
de filtre seul. Dans tous les cas des précautions rigoureuses doivent
être prises pour éviter toute contamination des échantillons par un
apport extérieur de matière organique. Ainsi, il est nécessaire de
nettoyer les nacelles d'aluminium préalablement aux pesées avec de
l'éthanol et de les stocker avant usage dans un four à 400°C. Des
mesures identiques doivent être prises avec chaque instrument
(spatules, pinces) nécessaire aux manipulations des échantillons qui ne
doivent jamais venir en contact avec les mains. Ne pas fumer est, bien
entendu, absolument indispensable.
17
Loupe binoculaire (ou stéréomicroscope) WILD MS·
Cuve de DüLLFUS.
Elle comporte 200 carrés
de S mm de côté.
Photos:
© G. Le Fine Lehoïrlf 18
Sous-échantillonnage: la taille du prelevement varie selon l'endroit
et le moment. La plupart des échantillons sont trop abondants pour que
tous le~ individus soient comptés. Il est par conséquent nécessaire de
faire des sous-échantillons correspondant à une fraction connue de
l'échantillon total. Différentes techniques sont utilisées pour cela
entre lesquelles le choix dépend des caractéristiques de l'étude en
cours. Le sous-échantillonnage peut être évité si l'abondance est
rapportée à une échelle "subjective" (cf. FRONT 1ER ,1969). Ceci aide
considérablement l'analyse alors plus rapide, mais ce procédé est
surtout valable si tous les échantillons peuvent être comparés par un
même spécialiste. Mais, dans la mesure où les études décrites ici
s'étendent sur un grand nombre d'années, concernent plusieurs zones
géographiques et pour lesquelles les comptages sont effectués par
plusieurs personnes il a semblé nécessaire d'utiliser une méthode de
comptage "standard" qui utilise des méthodes de sous-échantillonnages
simples, comme la boîte de Motoda, le Folsom splitter et la pipette de
Stempel.
19
Pa,acalanus Pseudocolanus Clausocalanus Ctenocalonus
norvvs elonaotus .p. .... cnus
1 1
~
l'
~ • ~~ •
~ ~ I~.~ ~
.// --</_/-
db,
Re3
f1 q
82
~ d '0
Re3 Comm. P2 Comme P2 Comme '2
l
~~"'"
10<=
Clé de détermination
des
Para-Pseudocalanidae
communs en Manche
~
82
Re3
Comm. '2
Comme P3
et Atlantique. Les
critères morphologi-
ques utilisés sont les
pattes natatoires.
~
82
Comme '2 &. P3 Com,,,. P2& P3 Ç\ Comme P2 & P3
~ ~
9: la f
\ ~
[Link].
(D'après Le Fèvre J. d'une P s (fig.3J
esl une anomalie. 9
197r)·
~
~!J ~ d'( ~ clpr.'GleSUECHT~~
figure d'o-
d'
aBd'
CUVE DE DOLLFUS
1
COMPTAGE SELECTION DE
(tous stages confondus) 30 à 50 individus
de chaque espece
1
1 1
SALIERE DETERMINATIOI~
DES BIOMETRIE DU
STADES DE DEVELOPPEMENT CEPHALOTHORAX
COMPTAGElpAR STADE 1
1
1-. ----r-l- - - -
REMPLISSAGE DE LA ê! MPLISSAGE DE LA
STOCKAGE FEUILLE DE COMPTAGE FEuILLE DE DONNEES
DES DONNEES 1 1
1
REMPLISSAGE DES BORDEREAUX
"PRELEVEMfNT BIOLOGIf"
1
EXPLOITATION DES LISTING Of DONNEES
RESULTATS
1
TRACES DES COURBES ET DES HISTOGRAMMES
20
catégorie taxonomique donnée. Le sous-échantillon nécessaire àce
comptage est par conséquent d'autant plus petit que l'espèce est plus
abondante. Les sous-échantillons les plus petits doivent donc être
comptés les premiers, puis les sous-échantillons de plus en plus
grands. Le comptage peut être fait, pas à pas, jusqu'à ce que le seuil
pour chaque taxon soit atteint, les espèces rares étant comptées dans
l'échantillon total. Cette procédure scrupuleusement suivie demande
encore trop de temps dans le cas de nos missions où un très grand
nombre d'échantillons doit être exploité dans un temps déterminé et
limité. Les espèces les plus abondantes, celles de plus grand intérêt
écologique, sont par conséquent comptées en appliquant strictement la
méthode de FRONTIER, les autres espèces dans des fractions variables
(1/2, 1/4, 1/8 ••• ). L'échantillon total est examiné à l'oeil nu et au
binoculaire, mais rapidement pour repérer et compter les individus
rares mais de grande taille: Mysidacés, larves de Poissons,
Chaetognathes, qui représentent une large biomasse ou apporte une
information quantitative supplémentaire. Le désavantage de cette
méthode est que les espèces rares et très petites peuvent ne pas être
vues. Quand elles sont repérées cependant en nombre très faible dans un
grand échantillon, l'estimation quantitative est mauvaise et il est
parfois préférable de donner les résultats sous forme de présence et
absence (+, -). Pour les organismes dont l'estimation quantitative est
possible, le nombre dans l'échantillon est obtenu en multipliant le
nombre compté par le facteur de fractionnement et le résultat est
ensuite donné en unité de volume ou de surface.
21
Biomètrie du
cephalothorax de
Temora longicornis
vu dans le plan
longitudinal, face
dorsale.
11I1lluJuullll
Il unité micrométrique
Stades de développement de 3 espi!ces de Copépodes Temora ~o7ZgicornisJ Centropages hanatus J Acart'ia cZausi.
·· ,
c
~ Critères de selection Rual"qun
Exuple ~ longicornis
..·-..
c
Descriptif
~
.~ ."
a) nubre de uQunts f segunt génital peu renflé, ~ et ~. les sexes sont dis-
abdo_illaux •
..'
tinguables.
>.-<~ ~ d~but du renfluent du
t,--..:"-.J
b) [Link]. de uturi té du seg-
unt génital i (ter stg-
_ent [Link]).
\iL- . geni tal.
a- apparition de la dissy-
.4Îtrie de la P5 droite.
22
sont vus sous loupe binoculaire, dans une cuve de Dollfus. Les 30 ou
40 individus de chaque espèce sont comptés par stade (copépodites et adultes) et
leur céphalothorax est mesuré, en utilisant un micromètre oculaire. Les
résultats sont extrapolés à tous les individus de la population de l'échantillon
de la même façon que pour l'analyse taxonomique des Para-Pseudocalanidae. Ce
travail fournit des données qui peuvent servir aux études de dynamique de
population depuis l'analyse des variations dans le temps de la structure de la
population d'une espèce donnée, la reconnaissance des générations ou cohortes,
leur temps de renouvellement, l'influence des facteurs d'environnement sur la
taille et la durée de l'intermue, ceci dépend de la qualité des données et de la
fréquence des prélèvements.
NV = ni x fi x lO/V
NS = ni x fi x h/V
, 3
ou N V est le nombre d'individus par unité de volume (10 m )
N 2
est le nombre d'individus par unité de f;lurface (m )
S
n est le nombre d'individus comptés pour le taxon i
i
fi est le fractionnement correspondant
Les données sont enregistrées sous une forme normalisée, pour être
stockées et exploitées par ordinateur afin de fournir des tableaux, des figures
••• Les données taxonomiques sont entrées dans un certain ordre, sous forme de
code alphanumérique faisant référence au genre et à l'espèce (e.g. TEMO LON pour
Temora longicornis) et ceci pour les comptages spécifiques ou-tous les stades
sont confondus. Le code est modifié pour archiver les données de dynamique de
population ~~ TEMO 002 pour le stade copépodite 2 de Temora longicornis) et
l'espace prevu permet de noter la longueur du cephalothorax correspondante. Les
graphes et les histogrammes peuvent être obtenus automatiquement et tracés.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Journal of experimental marine Biology and Ecology, 3, 18-36.
23
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24