Le cancer est une maladie d’origine génétique, c’est-à-dire qu’il débute par des
changements dans l’ADN au sein des cellules. L'ADN est constitué de gènes, qui contiennent
les instructions pour réguler le fonctionnement des cellules : leur croissance, leur division et
même leur mort lorsque nécessaire. En situation normale, les cellules suivent ces
instructions de manière ordonnée, assurant ainsi un équilibre dans le corps humain.
Cependant, certaines erreurs appelées "mutations" peuvent survenir dans l’ADN. Ces
mutations modifient le rôle initial des gènes et peuvent affecter des gènes clés de 3 types
principaux :
1. **Les oncogènes** : Ces gènes, lorsqu’ils fonctionnent normalement, jouent un rôle
dans la croissance et la division cellulaire. Cependant, lorsqu’une mutation les transforme
en "oncogènes activés", ils peuvent pousser les cellules à se diviser de manière excessive et
incontrôlée, favorisant ainsi la formation d'une tumeur.
2. **Les gènes suppresseurs de tumeurs : Ces gènes agissent comme un frein en
empêchant la multiplication anormale des cellules. Lorsqu'ils subissent une mutation qui les
desactive, ils perdent leur capacité à réguler la division cellulaire, permettant ainsi aux
cellules endommagées de se multiplier de manière incontrôlée.
3..Les gènes de réparation : Quand les gènes de réparation de l’ADN subissent une
mutation, ils ne peuvent plus réparer les erreurs dans les oncogènes et les gènes
suppresseurs de tumeur, et cela peut mener au cancer.
Ces mutations peuvent être héréditaires, ou acquises . Par exemple, le tabac, les rayons UV,
et certains virus peuvent endommager l'ADN. Avec l’âge, les cellules accumulent aussi des
erreurs naturelles, ce qui augmente le risque de cancer.
En plus des mutations de l’ADN, il existe un autre mécanisme qui peut déclencher le
cancer : les changements épigénétiques. Ces modifications influencent comment les gènes
sont "lus" ou activés sans altérer directement la séquence de l’ADN.
En cancérologie, ces changements peuvent perturber l’équilibre cellulaire, favorisant une
multiplication incontrôlée des cellules.