Sujet Zéro CAPES Physique-Chimie 2014
Sujet Zéro CAPES Physique-Chimie 2014
Epreuve 1 : Composition
Extrait de l’arrêté 14 du 19 avril 2013 fixant les modalités d'organisation des concours du certificat
d'aptitude au professorat du second degré
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1° Composition.
Cette épreuve repose sur la maîtrise des savoirs académiques et de la pratique d'une démarche
scientifique ; elle peut être complétée par une exploitation dans le cadre des enseignements au
collège ou au lycée.
Le programme des épreuves d’admissibilité est constitué des programmes de physique et de chimie
du collège, du lycée (voies générale et technologique) et des enseignements post-baccalauréat (STS et
CPGE). Les notions traitées dans ces programmes doivent pouvoir être abordées au niveau M1.
Présentation de l’épreuve
La première épreuve d'admissibilité "composition" peut porter sur de la physique, de la chimie ou sur
les deux disciplines. Les parts de physique et de chimie sont équilibrées sur l'ensemble des deux
épreuves d'admissibilité.
Comme le précise le texte règlementaire, cette épreuve vise à évaluer les savoirs académiques -
connaissances, savoir-faire associés, aptitude à s’approprier progressivement une problématique
complexe - et sur la pratique de la démarche scientifique.
Le sujet s'articule autour d'une thématique ; celle-ci est l'occasion d'explorer plusieurs champs
disciplinaires et de diversifier ainsi les capacités évaluées. Ressemblant fortement aux épreuves
d'admissibilité des sessions précédentes, il fait largement appel au formalisme dédié à la physique et
à la chimie, contient des questions plus ou moins ouvertes qui intègrent des démarches de résolution
de problème faisant désormais partie des apprentissages et des évaluations en terminale scientifique
et en classes préparatoires aux grandes écoles et déjà présentes dans les sujets 2013.
Le sujet propose des questions fermées, guidant étape par étape vers une solution, pour lesquelles
l'initiative est plus limitée, et des questions plus ouvertes pour lesquelles le candidat doit faire
preuve d'autonomie dans la démarche de résolution et être capable d'expliciter la stratégie choisie
pour apporter une réponse.
On attend du candidat :
• une maîtrise des contenus scientifiques au programme du concours : les grandeurs, les lois,
les modèles et leur domaine de validité, la capacité à les contextualiser à différents niveaux
…
• une mise en œuvre rigoureuse du formalisme utilisé en physique et chimie et une aisance
dans son usage ;
• la capacité à exploiter des données et à mener à son terme une étude quantitative avec
analyse critique des résultats numérique obtenus ;
• la capacité à expliciter par des phrases une démarche de résolution et la signification
scientifique d'une étude ou des résultats auxquels elle conduit ;
• la maîtrise de tous les outils de communication utilisés par les scientifiques (schémas,
graphes, tableaux, …) et la capacité à en effectuer un choix pertinent pour répondre à une
problématique ;
• une maîtrise des compétences de la démarche scientifique appliquée à la résolution de
problème : appropriation d'une problématique, analyse, mise en œuvre d'une démarche de
résolution et validation du résultat obtenu ;
• la capacité à transposer pour des élèves de lycée un contenu scientifique prenant ses racines
au-delà du baccalauréat ;
• une maîtrise de la langue au service de l'exposition de contenus scientifiques (voir texte
d'accompagnement de l'épreuve d'admissibilité 2) ;
• de la rigueur et de l'honnêteté scientifique mais aussi la capacité à jeter un regard critique
sur les contenus des documents proposés ;
• une qualité rédactionnelle et organisationnelle de la composition en adéquation avec le
métier envisagé.
COMPOSITION
THÈME : L’ÉNERGIE
Certaines lois physiques ont un caractère universel, parmi celles-ci, la loi de conservation de l’énergie,
vérifiée aussi bien à l’échelle microscopique, qu’à l’échelle humaine ou astronomique, a un statut tout
particulier, car elle concerne tous les domaines de la physique.
L’énergie est aussi un produit industriel et commercial, qui a pris une importance grandissante au
ème ème
cours des XIX et XX siècles. Cette énergie-là se produit et se consomme ; il ne s’agit donc pas
de la même que celle du physicien, qui se conserve. Le physicien verra, dans cette production ou
cette consommation d’énergie, des transformations d’une forme d’énergie en une autre forme
d’énergie.
Le développement de notre civilisation et de la qualité de vie s’est traduit par un accroissement
exponentiel et récent des besoins en énergie. La facilité du stockage, du transport et de l’utilisation
des énergies fossiles expliquent l’importance de leur consommation actuelle. La conséquence en est
l’épuisement progressif du stock d’énergies fossiles, et la détérioration de notre environnement.
Désormais, il nous faut penser à l’utilisation rationnelle du stock disponible, et exploiter les ressources
énergétiques renouvelables que sont les énergies de flux : hydraulique, éolien, solaire,.... Cela passe
notamment par un stockage de l’énergie lorsqu’elle est produite de façon intermittente.
L’objet de ce problème est d’aborder quelques unes des multiples facettes de ce très vaste sujet
qu’est l’énergie, telles son origine, ses transformations et son stockage.
Dans ce sujet, un certain nombre de questions nécessitent une réponse argumentée, sous forme d’un
texte produit par le candidat, qu’il accompagnera éventuellement de schémas. De façon à limiter
l’ampleur de ces textes, il est précisé la longueur maximum des réponses attendue (exprimée en
nombre de mots)
Des données, un formulaire et des extraits de programmes, rassemblés en fin d’énoncé, pourront être
utiles pour répondre à certaines questions de ce sujet.
Les questions sont numérotées par une lettre (allant de A à F) et un chiffre ; les six groupes de
questions (groupes A à F) ont des importances sensiblement voisines.
A-1- On considère que le Soleil se comporte comme un corps noir à la température TS, température
de surface du Soleil.
A-2- Cette expérience conduit à une valeur de TS égale environ à TS = 5800 K. Calculer la puissance
PS rayonnée par le Soleil.
A-4- A partir de vos connaissances, proposer une valeur de la température moyenne de la surface de
la Terre, puis calculer la puissance PT rayonnée par la Terre (la Terre étant assimilée à un corps noir).
A-5- Comparer la puissance reçue par la Terre et celle rayonnée par la Terre. Vos commentaires
porteront sur deux points :
- la Terre est-elle en équilibre thermique ?
- dans le bilan de puissance échangé par la Terre, a-t-on oublié des contributions
importantes ? Si oui, lesquelles ?
A-6- La puissance moyenne rayonnée par le Soleil est telle qu’au niveau de la surface de la Terre, la
2 -2
puissance moyenne absorbée par unité de surface de la Terre est Φ’r = 2,4.10 W.m . En déduire
l’albédo moyen A de la Terre ?
L’albédo mesure la fraction de l’énergie solaire réfléchie par la surface de la Terre.
Une deuxième façon d’aborder l’énergie qui nous vient du Soleil est de la considérer comme la
somme des quanta d’énergie transportés par les photons qui la constituent. Nous allons ici considérer
le cas de la photographie numérique, avec comme objectif la détermination du nombre de photons par
pixel nécessaires à la réalisation d’une photographie de qualité.
A-7- À partir des documents ci-dessous et en introduisant toute grandeur pertinente utile à votre
résolution, déterminez un ordre de grandeur du nombre de photons qui, en plein jour, parviennent sur
un pixel de l’appareil photo envisagé. On explicitera la démarche et on analysera soigneusement le
résultat obtenu.
Certaines informations données ne sont pas directement utiles à la résolution et d’autres, qui relèvent
de la culture générale, ne sont pas rappelées ; le candidat devra donc faire preuve d’initiative.
Document numéro 1 :
Les données techniques relevées sur le site d’un revendeur d’appareils photos, concernant un
appareil réflex moyenne gamme sont :
2
Taille du capteur C.C.D. : 18×13,5 mm
Nombre de pixels : 12 millions
Focale de l’objectif : 50 mm
Ouverture de l’objectif : f/3,5−5,6
Vitesse d’obturation : de 60 à 1/4000 sec.
Document numéro 2 :
D’après l’article "La lumière, c’est combien de photons" ; Pour la Science ; Octobre Décembre 2006.
Texte 1 :
Compter les photons à l’unité c’est ce que réalisent les détecteurs des appareils de photo
numériques : les C.C.D. (charge coupling device). Le détecteur C.C.D. est un damier de détecteurs
élémentaires, les photosites. Chacun d’eux est composé d’une jonction de matériaux semi-
Texte 2 :
L’énergie solaire qui nous parvient du Soleil atteint un kilowatt par mètre carré lorsque le Soleil est au
zénith. Lors d’une prise de vue de jour, les objets éclairés renvoient dans toutes les directions la
lumière solaire. Le flux de photons nous parvenant de ces objets vaut un centième du flux solaire.
Texte 3 :
Les photons arrivent au hasard sur le détecteur, à la manière des gouttes de pluies sur une vitre de
voiture. Le nombre de photons reçus par pixel fluctue d’une grandeur égale à la racine carrée de la
moyenne de ce nombre. Si l’on photographie une page uniformément blanche de sorte que 100
photons arrivent en moyenne sur un pixel, on constate que le nombre de photons reçus par pixel varie
de 90 à 110. De telles variations de 10 % sont visibles sur l’image. En revanche pour 10000 photons
en moyenne les fluctuations typiques sont de 100, soit de un pour cent : elles restent invisibles à l’œil.
Document numéro 3 :
L’énergie qui nous vient du Soleil sous forme électromagnétique est ensuite transformée par différents
processus. Les sources primaires d’énergie que nous utilisons (voir tableau ci dessous) sont très
souvent le résultat de ces transformations plus ou moins longues et plus ou moins anciennes.
B-8- Parmi les sources primaires d’énergie, citer, en argumentant, celles qui ne peuvent pas être
considérées comme le résultat d’une transformation de l’énergie du rayonnement solaire.
(réponse en 200 mots maximum)
Pour cette détermination, le candidat pourra s’appuyer sur certaines informations fournies dans
l’annexe « données numériques et formulaire » et sur sa culture générale ; le candidat peut donc être
amené à faire preuve d’initiative.
3. Conversions d’énergie
Les installations motrices à vapeur sont des machines à apport de chaleur externe, fournie soit par
réaction nucléaire, soit par combustion. Au cœur de ces installations se trouve un fluide, de l’eau,
auquel on fait subir une succession de transformations formant un cycle. Au cours de ce cycle, l’eau
se transforme en vapeur, à haute pression, sa détente met en rotation une turbine qui entraîne un
alternateur qui convertit l’énergie mécanique en énergie électrique.
Le cycle de base, ou cycle de Rankine, est proche d’un cycle de Carnot qui fera l’objet de notre étude.
Pour simplifier, toutes les transformations envisagées dans cette partie seront supposées réversibles.
Les propriétés thermodynamiques de l’eau, dont nous aurons besoin sont fournies dans le tableau
suivant :
T P hl hv sl sv Cpl Cpv
-1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
(°C) (kPa) ([Link] ) ([Link] ) ([Link] .K ) ([Link] .K ) ([Link] .K ) ([Link] .K )
I 21 2,47 87,5 2540 ? 8,65 4,18 1,91
II 251 4030 1090 2800 2,81 6,07 4,88 4,03
III 374 22100 2080 2080 4,41 4,41 - -
IV 477 4030 - - - - - -
hl et hv, sl et sv, cpl et cpv sont respectivement les enthalpies massiques, les entropies massiques et les
capacités calorifiques massiques à pression constantes de l’eau liquide saturant et de l’eau vapeur
saturante dans les conditions de température T et de pression P indiquées. Le symbole « - » signifie
que la grandeur de la colonne n’est pas définie dans la ligne correspondante.
C-10-2- On considère le cas où le fluide est un corps pur diphasé, à l’équilibre à la température T,
composé d’une phase liquide et d’une phase vapeur et on note x la fraction massique de vapeur.
Exprimer l’enthalpie massique h du système en fonction de x, de l’enthalpie massique de la phase
vapeur hv(T) et de l’enthalpie massique de la phase liquide hl(T).
he hs
Au centre du dispositif de la figure 2, le renflement marqué d’une grande croix représente le cœur du
dispositif, là où le fluide qui passe peut recevoir le travail massique utile wu, qui représente le travail
massique reçu autre que celui des forces
de pression à l’entrée et à la sortie, et la chaleur massique qth. Ces deux grandeurs wu et qth sont les
énergies reçues par le fluide au passage par le renflement, ramenées à l’unité de masse de fluide.
C-11-1- Quelle relation entre les grandeurs d’entrée et de sortie du dispositif traduit le premier
principe ?
C-11-3- Si le fluide s’écoule dans un échangeur thermique, dans lequel il n’échange aucun travail
utile, que représente hs − he ?
C-12 - Entropie massique d’un corps pur fluide et lecture du diagramme entropique T(s)
C-12-2 - Si le fluide est diphasé à la température T, composé d’une phase liquide et d’une phase
vapeur, de sorte que la fraction massique de vapeur soit notée x, exprimer l’entropie massique s du
système en fonction de x, de l’entropie massique de la phase vapeur sv(T) et de l’entropie massique
de la phase liquide sl(T).
C-12 -3- En considérant la vaporisation complète d’un kilogramme d’eau, dont l’état initial est liquide
saturant, isotherme à la température T, établir le lien entre sl(T), sv(T), hl(T), hv(T) et T.
C-13-2- Commenter les données numériques fournies dans les lignes III et IV du tableau des données
thermodynamiques de l’eau.
air humide
1
Generateur de
vapeur
Ballon (T) (A)
2 eau froide
(C)
4
3
(P)
Figure 4 : Installation Motrice à Vapeur : I.M.V.
C-14- La figure 5 est la représentation du cycle de Carnot sur le diagramme entropique de l’eau.
C-14-1- Quel est l’état du fluide aux points A, B, C et D ? On précisera dans chaque cas l’état
physique, la température, la pression et la fraction massique de vapeur, en utilisant les données du
tableau pour obtenir un résultat précis.
C-14-2- Reproduire le cycle de Carnot dans un diagramme entropique avec la température exprimée
en kelvin, et placer les numéros 1, 2, 3, 4, des états successifs de l’eau définis dans la description du
fonctionnement de la machine sur le cycle.
C-14-3- Quelle est la phase motrice ? Quelle est la phase pendant laquelle le système reçoit de la
chaleur ?
Le cycle de Carnot n’est pas réalisé en pratique, à cause de la phase de compression (de 3 à 4) qui
aurait lieu sur un système diphasique. Dans une partie ultérieure de ce problème nous étudierons une
pompe centrifuge : pour que celle-ci fonctionne correctement le fluide doit être monophasique.
Les dispositifs qui permettent de transformer l’énergie mécanique en énergie électrique sont le plus
souvent des machines électriques tournantes. C’est le phénomène d’induction électromagnétique qui
permet de comprendre le fonctionnement de la machine.
Aucune connaissance particulière en électrotechnique n’est nécessaire pour aborder cette partie.
La machine que nous étudierons est un alternateur, élément d’une éolienne individuelle susceptible
d’alimenter une ferme, un système de pompage ou une habitation. Lorsqu’elle fonctionne de façon
optimale, elle fournit une puissance électrique PN = 6 kW. Le diamètre de ses pales est 5,6 m, sa
vitesse de rotation moyenne est de 150 tr/min. Le vent fait tourner les pales de l’éolienne qui
entraînent le rotor de la machine électrique, qui crée alors de l’électricité.
Le constructeur de l’éolienne indique que l’alternateur est à aimant permanent.
i2 (t)
B ’2
B 1’ B1
n
θ(t)
x
O
i 1 (t)
i 1 (t)
z B2
i2 (t)
B 2’
Rc
B ’1 B1
i2 (t)
Rc
i 1 (t)
B2
Par la suite, nous ne nous intéresserons qu’au fonctionnement de l’alternateur en régime permanent
mécanique, c’est-à-dire lorsque la vitesse de rotation du rotor Ω est une constante positive.
L’origine du temps est choisie de sorte que θ(t) = Ω.t .
D-15- Nous commencerons par étudier le phénomène d’induction qui se produit au stator de
l’alternateur.
D-15-1- Soit φ(t) le flux d’un champ magnétique à travers un circuit électrique filiforme fermé
quelconque.
-i- Rappeler la définition du flux φ(t) du champ magnétique à travers le circuit.
-ii - Énoncer la loi de Faraday qui relie la force électromotrice e(t) induite dans le circuit au flux
φ(t).
Le flux du champ magnétique à travers les bobines (B1, B′1) est assez difficile à calculer, mais on
admet avec une bonne approximation qu’il peut s’écrire comme le produit scalaire suivant :
!!
φ1 ( t ) = φ0 n.e x
!
il est donc proportionnel au produit scalaire entre le vecteur n qui dirige le moment magnétique porté
!
par le rotor et le vecteur e x normal aux sections des bobines (B1, B′1). On définit de manière
!!
analogue le flux Φ2(t) à travers les bobines (B2, B′2), soit : φ 2 ( t ) = φ0 n.e y
!
D-15-2- Justifier l’orientation selon + e x des surfaces des bobines (B1, B′1).
D-15-4- En déduire les forces électromotrices induites dans les bobines (B1, B′1) et (B2, B′2) en
fonction de φ0, Ω, et t, elles seront notées respectivement e1(t) et e2(t).
e1 (t) Rc
Le schéma électrique équivalent au circuit des bobines (B2, B′2) est similaire à celui des bobines (B1,
B′1).
D-16-2- Établir les équations électriques qui relient i1(t ) à e1(t ) d’une part et i2(t) à e2(t) d’autre part.
2LΩ
Par la suite, on pose : φ = Arc tan . On se place en régime établi.
2 r + Rc
D-16-3- Pour calculer les courants i1(t) et i2(t), on utilise la notation complexe. Exprimer l’amplitude
complexe associée à i1(t) et notée I1 en fonction de φ0, L, r , Rc et Ω . Exprimer de même l’amplitude
complexe I2 associée à i2(t) .
On rappelle que si la grandeur x(t) est sinusoïdale de pulsation Ω et s’écrit x(t ) = X m cos( Ωt + ψ ),
alors son amplitude complexe est X = X me jΩt .
À partir des expressions de I1 et I2, on admet les expressions des courants i1(t) et i2(t)
φ0Ω π φ0Ω
i1( t ) = cos( Ωt − − φ ) i2( t ) = cos( Ωt − π − φ )
2
( 2r + Rc ) + ( 2LΩ ) 2 2 ( 2r + Rc )2 + ( 2LΩ )2
D-16 -4- Les courbes (a) et (b) de la figure 9 sont celles des courants i1(t) et i2(t) en fonction du temps.
-i- Faire correspondre aux courbes (a) et (b) les courants correspondants, en justifiant la
réponse.
-ii- Le courant i1(t) est-il en avance ou en retard sur i2(t) ?
-iii- Déduire de ces courbes la vitesse de rotation du rotor. Comparer cette valeur à la vitesse
de rotation du fonctionnement optimal.
D-16-5- On note Pc1 la puissance électrique moyenne délivrée par les bobines (B1, B′1). à la résistance
Rc. Donner l’expression de Pc1 en fonction de φ0, Ω et des éléments du circuit de la figure 8.
Par la suite, on notera Pc2 la puissance délivrée par les bobines (B2, B′2) à la résistance Rc à laquelle
elles sont reliées.
D-17- Étudions désormais le phénomène physique qui permet le transfert de l’énergie depuis sa forme
mécanique à sa forme électrique.
4. Stockage de l’énergie
E-18- Un numéro récent d’une revue scientifique traite du stockage de différentes « formes »
d’énergie. Sa couverture est reproduite ci-dessus (figure 10).
Commentez ce document (en vous adressant par exemple à un élève de terminale S), en vous
attachant à définir les termes utilisés, à préciser les « formes » d’énergie stockée, et à mettre en
évidence les inexactitudes scientifiques que le service de presse de cet organisme scientifique s’est
permises pour rendre son message plus intelligible auprès du grand public.
(réponse en 300 mots maximum).
E-19- L’objet de cette partie est l’étude d’une S.T.E.P., Station de Transfert d’Energie par Pompage,
située à Revin en France, dont la photo est donnée ci-après sur la figure 11, elle est actuellement en
activité.
Une S.T.E.P., schématisée sur la figure 12, est une installation qui fonctionne de façon réversible:
- lorsque le réseau produit un excès d’énergie, elle fonctionne comme une pompe qui fait
remonter l’eau dans le bassin supérieur,
- lorsque le réseau présente une période de surconsommation qui affecte la tension ou la
fréquence délivrée, elle fonctionne comme une turbine qui génère de l’énergie électrique
fournie au réseau.
Reservoir haut
Moteur /Alternateur
H Generation
Pompe /Turbine
Figure 12 : Schéma global d’une S.T.E.P.
3 -1
E-20- En mode turbine, le débit volumique QT de chaque turbine est de QT = 100 m .s . La durée
maximale de turbinage en continu est de 5 heures.
E-20-1- Calculer numériquement l’énergie qui a été déstockée pendant les cinq heures de turbinage,
soit ESTEP. Pour faire ce calcul, on considèrera que la masse d’eau qui a quitté le réservoir du haut
était à une altitude moyenne de 225 m au dessus du point qui sert de référence pour l’énergie
stockée.
E-20-2- Estimer numériquement la puissance moyenne récupérable par chaque turbine, comparer
cette valeur à la valeur annoncée de 180 MW. Commenter.
E-21-3- Pour interpréter la différence entre ces deux hauteurs, on prend en compte l’ensemble des
pertes qui peuvent se produire, soit Pp la puissance totale perdue pour une pompe.
Établir le lien entre P0, Pp , H et Hth.
H
E-21-4 - Par la suite, on définira le rendement de la pompe η = .
Hth
-i- Calculer η en fonction de P0, Pp .
-ii- Le rendement de la pompe vaut η = 95 %. En déduire Hth et le débit volumique Q0,
sachant que P0 = 164 MW et H = 225 m.
R2
entree R1
z x z x
Roue
L
Figure 13 : Représentation schématique d’une pompe centrifuge
Nous n’étudierons que l’évolution du fluide dans la roue, dont on reproduit une photo ci-dessous, afin
d’établir la puissance du couple qui s’exerce sur elle au cours du pompage, en régime permanent. Il
faudra donc distinguer deux référentiels, celui lié à la roue ℜr et celui lié au corps de la pompe ℜp .
Quelques notations :
- la roue possède N aubes,
- l’indice 1 est réservé aux grandeurs liées au fluide à l’entrée de la roue, l’indice 2 aux mêmes
grandeurs en sortie de la même roue,
!
- la vitesse absolue, soit la vitesse dans ℜp , d’une particule de fluide sera notée V , sa vitesse
!
relative ou vitesse dans le référentiel ℜr sera notée W ,
!
- la vitesse d’entrainement d’une particule de fluide est notée U ,
- les rayons intérieur et extérieur de la roue sont R1 et R2. La profondeur de la roue est notée L,
- on adopte les coordonnées polaires pour repérer une particule le long de sa trajectoire dans le
référentiel relatif.
e θ,M
W1
e r,M
A1 M
A2 W2
O Axe polaire x
Figure 15 : Trajectoire d’une particule de fluide dans le référentiel lié à la roue
Lorsque la pompe fonctionne de façon optimale, la trajectoire relative d’une particule suit la forme des
! !
aubes. On a représenté les vitesses relatives en entrée et en sortie de la roue, W1 et W 2 .
F-22-3- La figure 16 représente la base polaire locale en A1, on y peut voir en pointillé le bord intérieur
par où l’eau pénètre dans la roue, les aubes n’ont pas été représentées.
e r ,A 1
e θ,A 1
A1
F-22 -4- Calculer le débit volumique de fluide q1 rentrant dans la roue en empruntant le tube de
courant entre deux aubes consécutives, dans le référentiel ℜp , en fonction de V1, R1, L, N et α1. En
déduire le débit volumique total Q1 qui rentre dans la roue.
F-22-5- Exprimer de même le débit volumique total Q2 qui sort de la roue dans le référentiel ℜp .
F-22 -6- Soient les débits volumiques totaux Q′1 et Q′2 rentrant et sortant de la roue dans le référentiel
ℜr . Montrer que Q1 = Q′1 = Q2 = Q′2.
F-23-2- On admet la relation suivante, qui relie les pressions P1 et P2 au niveau des points A1 et A2
respectivement, aux vitesses définies en entrée et sortie de la roue :
µ0
P2 − P1 =
2
(
( W1 )2 − ( W2 )2 + ( U 2 )2 − ( U1 )2 )
Donner une interprétation énergétique de cette équation.
Constantes fondamentales
-1 8 -1
Célérité de la lumière : c = 299 792 458 m.s ; on prendra c = 3,00.10 m.s
-34
Constante de Planck : h = 6,62.10 J.s
-8 -2 -4
Constante de Stefan : σ = 5,67.10 W.m .K
-19
Charge élémentaire : e = 1,60.10 C
23 -1
Constante d’Avogadro : NA = 6,02.10 mol
-23 -1
Constante de Boltzmann : kB = 1,38.10 J.K
Données astronomiques
5
Rayon du Soleil : RS = 7,0.10 km
8
Distance Terre-Soleil : D = 1,5.10 km (= 1 unité astronomique)
3
Rayon (moyen) de la Terre RT = 6,4.10 km
Loi de Stefan : La puissance rayonnée par unité de surface d’un corps noir de température T est
Φ = σ.T4 (où σ est la constante de Stefan : σ = 5,67.10-8 W.m-2.K-4).