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Sujet Zéro CAPES Physique-Chimie 2014

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CAPES physique-chimie

Sujet zéro pour l’admissibilité

Epreuve 1 : Composition

Texte d’accompagnement du sujet zéro

Rappel du texte règlementaire

Extrait de l’arrêté 14 du 19 avril 2013 fixant les modalités d'organisation des concours du certificat
d'aptitude au professorat du second degré
[Link]
gorieLien=id

1° Composition.

Durée : cinq heures ; coefficient 1.

Cette épreuve repose sur la maîtrise des savoirs académiques et de la pratique d'une démarche
scientifique ; elle peut être complétée par une exploitation dans le cadre des enseignements au
collège ou au lycée.

Le programme des épreuves d’admissibilité est constitué des programmes de physique et de chimie
du collège, du lycée (voies générale et technologique) et des enseignements post-baccalauréat (STS et
CPGE). Les notions traitées dans ces programmes doivent pouvoir être abordées au niveau M1.

Présentation de l’épreuve

La première épreuve d'admissibilité "composition" peut porter sur de la physique, de la chimie ou sur
les deux disciplines. Les parts de physique et de chimie sont équilibrées sur l'ensemble des deux
épreuves d'admissibilité.

Comme le précise le texte règlementaire, cette épreuve vise à évaluer les savoirs académiques -
connaissances, savoir-faire associés, aptitude à s’approprier progressivement une problématique
complexe - et sur la pratique de la démarche scientifique.
Le sujet s'articule autour d'une thématique ; celle-ci est l'occasion d'explorer plusieurs champs
disciplinaires et de diversifier ainsi les capacités évaluées. Ressemblant fortement aux épreuves
d'admissibilité des sessions précédentes, il fait largement appel au formalisme dédié à la physique et
à la chimie, contient des questions plus ou moins ouvertes qui intègrent des démarches de résolution
de problème faisant désormais partie des apprentissages et des évaluations en terminale scientifique
et en classes préparatoires aux grandes écoles et déjà présentes dans les sujets 2013.

Le sujet propose des questions fermées, guidant étape par étape vers une solution, pour lesquelles
l'initiative est plus limitée, et des questions plus ouvertes pour lesquelles le candidat doit faire
preuve d'autonomie dans la démarche de résolution et être capable d'expliciter la stratégie choisie
pour apporter une réponse.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 1 sur 20


Certaines questions constituent de véritables tâches à effectuer, relevant de l'analyse et de
l'exploitation de documents fournis avec le sujet ou d'une communication rigoureuse et scientifique
adaptée à un public expert ou à un public d'élèves de collège ou de lycée.

Le sujet est divisé en plusieurs parties largement indépendantes.

On attend du candidat :
• une maîtrise des contenus scientifiques au programme du concours : les grandeurs, les lois,
les modèles et leur domaine de validité, la capacité à les contextualiser à différents niveaux

• une mise en œuvre rigoureuse du formalisme utilisé en physique et chimie et une aisance
dans son usage ;
• la capacité à exploiter des données et à mener à son terme une étude quantitative avec
analyse critique des résultats numérique obtenus ;
• la capacité à expliciter par des phrases une démarche de résolution et la signification
scientifique d'une étude ou des résultats auxquels elle conduit ;
• la maîtrise de tous les outils de communication utilisés par les scientifiques (schémas,
graphes, tableaux, …) et la capacité à en effectuer un choix pertinent pour répondre à une
problématique ;
• une maîtrise des compétences de la démarche scientifique appliquée à la résolution de
problème : appropriation d'une problématique, analyse, mise en œuvre d'une démarche de
résolution et validation du résultat obtenu ;
• la capacité à transposer pour des élèves de lycée un contenu scientifique prenant ses racines
au-delà du baccalauréat ;
• une maîtrise de la langue au service de l'exposition de contenus scientifiques (voir texte
d'accompagnement de l'épreuve d'admissibilité 2) ;
• de la rigueur et de l'honnêteté scientifique mais aussi la capacité à jeter un regard critique
sur les contenus des documents proposés ;
• une qualité rédactionnelle et organisationnelle de la composition en adéquation avec le
métier envisagé.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 2 sur 20


SUJET ZÉRO

CAPES EXTERNE DE SCIENCES PHYSIQUES ET


CHIMIQUES SESSION 2014

ÉPREUVE D’ADMISSIBILITÉ N°1

COMPOSITION

THÈME : L’ÉNERGIE

Certaines lois physiques ont un caractère universel, parmi celles-ci, la loi de conservation de l’énergie,
vérifiée aussi bien à l’échelle microscopique, qu’à l’échelle humaine ou astronomique, a un statut tout
particulier, car elle concerne tous les domaines de la physique.
L’énergie est aussi un produit industriel et commercial, qui a pris une importance grandissante au
ème ème
cours des XIX et XX siècles. Cette énergie-là se produit et se consomme ; il ne s’agit donc pas
de la même que celle du physicien, qui se conserve. Le physicien verra, dans cette production ou
cette consommation d’énergie, des transformations d’une forme d’énergie en une autre forme
d’énergie.
Le développement de notre civilisation et de la qualité de vie s’est traduit par un accroissement
exponentiel et récent des besoins en énergie. La facilité du stockage, du transport et de l’utilisation
des énergies fossiles expliquent l’importance de leur consommation actuelle. La conséquence en est
l’épuisement progressif du stock d’énergies fossiles, et la détérioration de notre environnement.
Désormais, il nous faut penser à l’utilisation rationnelle du stock disponible, et exploiter les ressources
énergétiques renouvelables que sont les énergies de flux : hydraulique, éolien, solaire,.... Cela passe
notamment par un stockage de l’énergie lorsqu’elle est produite de façon intermittente.
L’objet de ce problème est d’aborder quelques unes des multiples facettes de ce très vaste sujet
qu’est l’énergie, telles son origine, ses transformations et son stockage.

Dans ce sujet, un certain nombre de questions nécessitent une réponse argumentée, sous forme d’un
texte produit par le candidat, qu’il accompagnera éventuellement de schémas. De façon à limiter
l’ampleur de ces textes, il est précisé la longueur maximum des réponses attendue (exprimée en
nombre de mots)

Des données, un formulaire et des extraits de programmes, rassemblés en fin d’énoncé, pourront être
utiles pour répondre à certaines questions de ce sujet.

Les questions sont numérotées par une lettre (allant de A à F) et un chiffre ; les six groupes de
questions (groupes A à F) ont des importances sensiblement voisines.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 3 sur 20


1. L’énergie qui nous vient du soleil

1.1. Quelques données globales

A-1- On considère que le Soleil se comporte comme un corps noir à la température TS, température
de surface du Soleil.

Proposer une expérience permettant de déterminer la température TS de la surface du Soleil. (réponse


en 100 mots maximum)

A-2- Cette expérience conduit à une valeur de TS égale environ à TS = 5800 K. Calculer la puissance
PS rayonnée par le Soleil.

A-3- Calculer la puissance Pr reçue par la Terre de la part du Soleil.

A-4- A partir de vos connaissances, proposer une valeur de la température moyenne de la surface de
la Terre, puis calculer la puissance PT rayonnée par la Terre (la Terre étant assimilée à un corps noir).

A-5- Comparer la puissance reçue par la Terre et celle rayonnée par la Terre. Vos commentaires
porteront sur deux points :
- la Terre est-elle en équilibre thermique ?
- dans le bilan de puissance échangé par la Terre, a-t-on oublié des contributions
importantes ? Si oui, lesquelles ?

A-6- La puissance moyenne rayonnée par le Soleil est telle qu’au niveau de la surface de la Terre, la
2 -2
puissance moyenne absorbée par unité de surface de la Terre est Φ’r = 2,4.10 W.m . En déduire
l’albédo moyen A de la Terre ?
L’albédo mesure la fraction de l’énergie solaire réfléchie par la surface de la Terre.

1.2. Combien de photons sur un pixel d’appareil photo ?

Une deuxième façon d’aborder l’énergie qui nous vient du Soleil est de la considérer comme la
somme des quanta d’énergie transportés par les photons qui la constituent. Nous allons ici considérer
le cas de la photographie numérique, avec comme objectif la détermination du nombre de photons par
pixel nécessaires à la réalisation d’une photographie de qualité.

A-7- À partir des documents ci-dessous et en introduisant toute grandeur pertinente utile à votre
résolution, déterminez un ordre de grandeur du nombre de photons qui, en plein jour, parviennent sur
un pixel de l’appareil photo envisagé. On explicitera la démarche et on analysera soigneusement le
résultat obtenu.

Certaines informations données ne sont pas directement utiles à la résolution et d’autres, qui relèvent
de la culture générale, ne sont pas rappelées ; le candidat devra donc faire preuve d’initiative.

Document numéro 1 :
Les données techniques relevées sur le site d’un revendeur d’appareils photos, concernant un
appareil réflex moyenne gamme sont :
2
Taille du capteur C.C.D. : 18×13,5 mm
Nombre de pixels : 12 millions
Focale de l’objectif : 50 mm
Ouverture de l’objectif : f/3,5−5,6
Vitesse d’obturation : de 60 à 1/4000 sec.

Document numéro 2 :
D’après l’article "La lumière, c’est combien de photons" ; Pour la Science ; Octobre Décembre 2006.
Texte 1 :
Compter les photons à l’unité c’est ce que réalisent les détecteurs des appareils de photo
numériques : les C.C.D. (charge coupling device). Le détecteur C.C.D. est un damier de détecteurs
élémentaires, les photosites. Chacun d’eux est composé d’une jonction de matériaux semi-

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 4 sur 20


conducteurs. Chaque photon incident extrait un électron de l’un des matériaux de la jonction.
L’électron libéré traverse la jonction et est collecté dans un condensateur électrique associé à chaque
photosite.

Texte 2 :
L’énergie solaire qui nous parvient du Soleil atteint un kilowatt par mètre carré lorsque le Soleil est au
zénith. Lors d’une prise de vue de jour, les objets éclairés renvoient dans toutes les directions la
lumière solaire. Le flux de photons nous parvenant de ces objets vaut un centième du flux solaire.

Texte 3 :
Les photons arrivent au hasard sur le détecteur, à la manière des gouttes de pluies sur une vitre de
voiture. Le nombre de photons reçus par pixel fluctue d’une grandeur égale à la racine carrée de la
moyenne de ce nombre. Si l’on photographie une page uniformément blanche de sorte que 100
photons arrivent en moyenne sur un pixel, on constate que le nombre de photons reçus par pixel varie
de 90 à 110. De telles variations de 10 % sont visibles sur l’image. En revanche pour 10000 photons
en moyenne les fluctuations typiques sont de 100, soit de un pour cent : elles restent invisibles à l’œil.

Document numéro 3 :

Figure 1 : Photo de l’appareil photo.

2. Sources primaires d’énergie

L’énergie qui nous vient du Soleil sous forme électromagnétique est ensuite transformée par différents
processus. Les sources primaires d’énergie que nous utilisons (voir tableau ci dessous) sont très
souvent le résultat de ces transformations plus ou moins longues et plus ou moins anciennes.

Sources primaires d’énergie Production 2008 (Mtep)


Pétrole 3930
Gaz naturel 2770
Charbon, lignite 3320
Biomasse 1280
Energie nucléaire 620
Hydraulique 696
Eolien 60
Solaire photovoltaïque 0,68
Autres (géothermie, énergie animale,
houle, marée)
Total 12700

B-8- Parmi les sources primaires d’énergie, citer, en argumentant, celles qui ne peuvent pas être
considérées comme le résultat d’une transformation de l’énergie du rayonnement solaire.
(réponse en 200 mots maximum)

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 5 sur 20


B-9- Le pétrole est très largement utilisé comme source primaire d’énergie. Il en a résulté une
nouvelle unité d’énergie, la tonne d’équivalent pétrole (ou tep). Elle correspond à l’énergie dégagée
par combustion d’une tonne de pétrole, en moyenne. Une valeur arrondie de cette unité est la
suivante :
1 tep = 42 GJ
En vous aidant des données utiles (dont certaines peuvent être trouvées dans l’annexe « données
numériques » en fin d’énoncé) et en explicitant votre démarche, retrouver un ordre de grandeur de la
valeur arrondie de la tonne d’équivalent pétrole ; on veillera à commenter le résultat obtenu.

Pour cette détermination, le candidat pourra s’appuyer sur certaines informations fournies dans
l’annexe « données numériques et formulaire » et sur sa culture générale ; le candidat peut donc être
amené à faire preuve d’initiative.

3. Conversions d’énergie

3.1. Conversion d’énergie interne en énergie mécanique

Les installations motrices à vapeur sont des machines à apport de chaleur externe, fournie soit par
réaction nucléaire, soit par combustion. Au cœur de ces installations se trouve un fluide, de l’eau,
auquel on fait subir une succession de transformations formant un cycle. Au cours de ce cycle, l’eau
se transforme en vapeur, à haute pression, sa détente met en rotation une turbine qui entraîne un
alternateur qui convertit l’énergie mécanique en énergie électrique.
Le cycle de base, ou cycle de Rankine, est proche d’un cycle de Carnot qui fera l’objet de notre étude.
Pour simplifier, toutes les transformations envisagées dans cette partie seront supposées réversibles.
Les propriétés thermodynamiques de l’eau, dont nous aurons besoin sont fournies dans le tableau
suivant :

T P hl hv sl sv Cpl Cpv
-1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
(°C) (kPa) ([Link] ) ([Link] ) ([Link] .K ) ([Link] .K ) ([Link] .K ) ([Link] .K )
I 21 2,47 87,5 2540 ? 8,65 4,18 1,91
II 251 4030 1090 2800 2,81 6,07 4,88 4,03
III 374 22100 2080 2080 4,41 4,41 - -
IV 477 4030 - - - - - -

Tableau : Données thermodynamiques de l’eau

hl et hv, sl et sv, cpl et cpv sont respectivement les enthalpies massiques, les entropies massiques et les
capacités calorifiques massiques à pression constantes de l’eau liquide saturant et de l’eau vapeur
saturante dans les conditions de température T et de pression P indiquées. Le symbole « - » signifie
que la grandeur de la colonne n’est pas définie dans la ligne correspondante.

C-10- Enthalpie massique d’un corps pur fluide


C-10-1- Exprimer l’enthalpie massique h d’un fluide en fonction de son énergie interne massique u, de
sa pression P et de sa masse volumique µ.

C-10-2- On considère le cas où le fluide est un corps pur diphasé, à l’équilibre à la température T,
composé d’une phase liquide et d’une phase vapeur et on note x la fraction massique de vapeur.
Exprimer l’enthalpie massique h du système en fonction de x, de l’enthalpie massique de la phase
vapeur hv(T) et de l’enthalpie massique de la phase liquide hl(T).

C-11- Premier principe de la thermodynamique appliqué aux fluides en écoulement permanent


unidimensionnel.
Un fluide quelconque s’écoule de façon permanente dans une conduite, depuis la section d’entrée (où
toutes les grandeurs sont indicées d’un "e") jusqu’à la section de sortie (où toutes les grandeurs sont
indicées "s").
On note Te, Pe et µe respectivement la température, la pression et la masse volumique à l’entrée, et en
sortie les grandeurs homologues Ts, Ps et µs. Les énergies cinétiques massiques sont supposées
négligeables, l’énergie potentielle massique ne varie pas entre l’entrée et la sortie.
Les enthalpies massiques du fluide à l’entrée et à la sortie sont notées respectivement he et hs.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 6 sur 20


sens de l’ecoulement

he hs

Figure 2 – Coupe d’un dispositif où s’écoule un fluide

Au centre du dispositif de la figure 2, le renflement marqué d’une grande croix représente le cœur du
dispositif, là où le fluide qui passe peut recevoir le travail massique utile wu, qui représente le travail
massique reçu autre que celui des forces
de pression à l’entrée et à la sortie, et la chaleur massique qth. Ces deux grandeurs wu et qth sont les
énergies reçues par le fluide au passage par le renflement, ramenées à l’unité de masse de fluide.

C-11-1- Quelle relation entre les grandeurs d’entrée et de sortie du dispositif traduit le premier
principe ?

C-11-2- Si le fluide évolue de façon adiabatique, que représente hs − he ?

C-11-3- Si le fluide s’écoule dans un échangeur thermique, dans lequel il n’échange aucun travail
utile, que représente hs − he ?

C-12 - Entropie massique d’un corps pur fluide et lecture du diagramme entropique T(s)

Figure 3 : Diagramme entropique de l’eau

C-12-1 - Le diagramme entropique de l’eau de la figure 3 est la représentation de l’évolution de la


température, ici en °C, placée en ordonnée en fonct ion de l’entropie d’un système composé d’une
unité de masse d’eau au cours de transformations isobares. En tirets gras est représentée la courbe
de saturation qui limite le domaine où existe l’équilibre entre la vapeur et le liquide. Sont représentées
en pointillés fins les courbes le long desquelles la fraction massique x de vapeur est constante, pour
x = 0,1, x = 0,2, x = 0,3, etc.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 7 sur 20


-i- Sur un diagramme entropique que vous aurez reproduit schématiquement, placer les
domaines de coexistence du liquide et de la vapeur, d’existence de la phase gazeuse, et
d’existence de la phase liquide.
-ii- Justifier l’existence d’un palier sur une isobare dans un diagramme entropique.

C-12-2 - Si le fluide est diphasé à la température T, composé d’une phase liquide et d’une phase
vapeur, de sorte que la fraction massique de vapeur soit notée x, exprimer l’entropie massique s du
système en fonction de x, de l’entropie massique de la phase vapeur sv(T) et de l’entropie massique
de la phase liquide sl(T).

C-12 -3- En considérant la vaporisation complète d’un kilogramme d’eau, dont l’état initial est liquide
saturant, isotherme à la température T, établir le lien entre sl(T), sv(T), hl(T), hv(T) et T.

C-13- Le tableau fourni comprend quatre lignes.


C-13-1- En vous servant des données du tableau, compléter la colonne sl du tableau pour la ligne I.
Comparer la valeur obtenue à celle lue directement sur le diagramme entropique fourni en figure 3.

C-13-2- Commenter les données numériques fournies dans les lignes III et IV du tableau des données
thermodynamiques de l’eau.

air humide
1
Generateur de
vapeur
Ballon (T) (A)

2 eau froide
(C)
4
3
(P)
Figure 4 : Installation Motrice à Vapeur : I.M.V.

Le schéma d’une I.M.V. représenté figure 4 fait apparaître différents éléments :


- Le générateur de vapeur (G.V.), dans lequel le fluide, ici de l’eau, est transformé en vapeur.
Les tubes vaporisateurs traversent l’échangeur thermique dans lequel passe aussi le fluide
caloporteur issu du cœur de réacteur. L’eau diphasique n’est pas totalement vaporisée dans
les tubes, mais les phases vapeur et liquide sont séparées par gravité dans le ballon de sorte
que le fluide en 1 soit bien de la vapeur saturante.
La transformation de l’eau de 4 à 1 dans le générateur de vapeur et le ballon est isobare.
- La turbine (T) dans laquelle la vapeur se détend de la haute pression à la basse pression.
La transformation dans la turbine de 1 à 2 est adiabatique.
- Un condenseur (C) où l’eau se condense par échange de chaleur avec un fluide froid
provenant d’un fleuve par exemple.
La transformation dans le condenseur de 2 à 3 est isobare.
- Une pompe (P) remet alors le fluide à la pression du fluide qui traverse le générateur de
vapeur.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 8 sur 20


La transformation dans la pompe de 3 à 4 est adiabatique. La puissance nécessaire au
fonctionnement de la pompe est prélevée sur l’arbre de la turbine.
- Par ailleurs, la transformation d’énergie mécanique en énergie électrique est effectuée par un
alternateur (A), et une alimentation en eau froide provenant d’une rivière assure le
refroidissement et la condensation de l’eau après passage par la turbine.

C-14- La figure 5 est la représentation du cycle de Carnot sur le diagramme entropique de l’eau.

Figure 5 – Cycle de Carnot dans un diagramme entropique de l’eau

C-14-1- Quel est l’état du fluide aux points A, B, C et D ? On précisera dans chaque cas l’état
physique, la température, la pression et la fraction massique de vapeur, en utilisant les données du
tableau pour obtenir un résultat précis.

C-14-2- Reproduire le cycle de Carnot dans un diagramme entropique avec la température exprimée
en kelvin, et placer les numéros 1, 2, 3, 4, des états successifs de l’eau définis dans la description du
fonctionnement de la machine sur le cycle.

C-14-3- Quelle est la phase motrice ? Quelle est la phase pendant laquelle le système reçoit de la
chaleur ?

C-14-4- Rendement du cycle :


-i- Montrer que l’aire du rectangle ABCD dans le diagramme entropique, affectée du signe
correct, peut être interprétée comme le travail utile reçu au cours d’un cycle, ramené à l’unité
de masse de fluide.
-ii- Sur le diagramme reproduit à la question 14 - 2, identifier de même l’aire qui correspondrait
à la chaleur reçue, ramenée à l’unité de masse, au cours de l’échange thermique dans le
générateur de vapeur pendant un cycle.
-iii- Définir, puis calculer le rendement du cycle en fonction des températures extrêmes atteintes
par le fluide Tmax et Tmin.
-iv- Commenter le résultat obtenu.

Le cycle de Carnot n’est pas réalisé en pratique, à cause de la phase de compression (de 3 à 4) qui
aurait lieu sur un système diphasique. Dans une partie ultérieure de ce problème nous étudierons une
pompe centrifuge : pour que celle-ci fonctionne correctement le fluide doit être monophasique.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 9 sur 20


3. 2. Conversion d’énergie mécanique en énergie électrique

Les dispositifs qui permettent de transformer l’énergie mécanique en énergie électrique sont le plus
souvent des machines électriques tournantes. C’est le phénomène d’induction électromagnétique qui
permet de comprendre le fonctionnement de la machine.
Aucune connaissance particulière en électrotechnique n’est nécessaire pour aborder cette partie.
La machine que nous étudierons est un alternateur, élément d’une éolienne individuelle susceptible
d’alimenter une ferme, un système de pompage ou une habitation. Lorsqu’elle fonctionne de façon
optimale, elle fournit une puissance électrique PN = 6 kW. Le diamètre de ses pales est 5,6 m, sa
vitesse de rotation moyenne est de 150 tr/min. Le vent fait tourner les pales de l’éolienne qui
entraînent le rotor de la machine électrique, qui crée alors de l’électricité.
Le constructeur de l’éolienne indique que l’alternateur est à aimant permanent.

Description de l’alternateur (figure 6) :


. Le rotor est un solide de moment d’inertie J par rapport à l’axe Oz qui peut tourner autour de son
axe Oz. Il est repéré dans le référentiel lié au stator par un angle θ(t) .
Le rotor a des propriétés magnétiques, il peut être vu comme un aimant permanent, caractérisé par
! ! !
son moment magnétique : M = M0 n où M0 est la valeur du moment magnétique de l’aimant et n est
un vecteur unitaire tournant contenu dans le plan xOy, repéré par l’angle θ(t) qu’il fait avec l’axe Ox.
!
Le rotor crée dans son environnement un champ magnétique que l’on notera B r .
Dans notre étude, le rotor est entraîné par un système mécanique non représenté, qui exerce un
! !
couple moteur dont le moment par rapport à l’axe Oz est notéΓm = Γm e z où Γm > 0.
! !
Enfin, on notera le moment du couple de frottements : Γf = −Γf e z où Γf > 0.
. Le stator de l’alternateur est constitué de deux associations de deux bobines (B1, B′1). et (B2, B′2).
Toutes les bobines sont identiques. Les bobines (B1, B′1).) ont leur axe commun, et leur sens de
bobinage est identique. De même les bobines (B2, B′2) sont disposées de la même façon l’une part
rapport à l’autre, mais leur axe est décalé d’un angle de π/2 par rapport à l’axe des bobines (B1, B′1).

i2 (t)

B ’2

B 1’ B1
n
θ(t)
x
O
i 1 (t)

i 1 (t)

z B2
i2 (t)

Figure 6 : Schéma de l’alternateur.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 10 sur 20


Chaque association de bobines forme un circuit qui est fermé sur un récepteur électrique, qu’on
assimile ici à une charge purement résistive Rc (figure 7). Chacune des bobines a une résistance r =
1 Ω et une autoinductance L = 0,2 mH.

B 2’
Rc
B ’1 B1
i2 (t)
Rc
i 1 (t)

B2

Figure 7 : Schéma de l’alternateur connecté à la charge électrique.

Par la suite, nous ne nous intéresserons qu’au fonctionnement de l’alternateur en régime permanent
mécanique, c’est-à-dire lorsque la vitesse de rotation du rotor Ω est une constante positive.
L’origine du temps est choisie de sorte que θ(t) = Ω.t .

D-15- Nous commencerons par étudier le phénomène d’induction qui se produit au stator de
l’alternateur.
D-15-1- Soit φ(t) le flux d’un champ magnétique à travers un circuit électrique filiforme fermé
quelconque.
-i- Rappeler la définition du flux φ(t) du champ magnétique à travers le circuit.
-ii - Énoncer la loi de Faraday qui relie la force électromotrice e(t) induite dans le circuit au flux
φ(t).

Le flux du champ magnétique à travers les bobines (B1, B′1) est assez difficile à calculer, mais on
admet avec une bonne approximation qu’il peut s’écrire comme le produit scalaire suivant :
!!
φ1 ( t ) = φ0 n.e x
!
il est donc proportionnel au produit scalaire entre le vecteur n qui dirige le moment magnétique porté
!
par le rotor et le vecteur e x normal aux sections des bobines (B1, B′1). On définit de manière
!!
analogue le flux Φ2(t) à travers les bobines (B2, B′2), soit : φ 2 ( t ) = φ0 n.e y
!
D-15-2- Justifier l’orientation selon + e x des surfaces des bobines (B1, B′1).

D-15-3- Exprimer φ1(t) et φ2(t) en fonction de φ0 et θ(t).

D-15-4- En déduire les forces électromotrices induites dans les bobines (B1, B′1) et (B2, B′2) en
fonction de φ0, Ω, et t, elles seront notées respectivement e1(t) et e2(t).

D-16- Intéressons nous maintenant à la puissance électrique délivrée à la charge.


D-16-1- Justifier le fait que le schéma électrique équivalent à l’ensemble formé des bobines (B1, B′1).
fermées sur la charge Rc soit conforme à celui de la figure 8.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 11 sur 20


2L
i1 (t) 2r

e1 (t) Rc

Figure 8 : Schéma équivalent du circuit des bobines (B1, B′1).

Le schéma électrique équivalent au circuit des bobines (B2, B′2) est similaire à celui des bobines (B1,
B′1).

D-16-2- Établir les équations électriques qui relient i1(t ) à e1(t ) d’une part et i2(t) à e2(t) d’autre part.
2LΩ
Par la suite, on pose : φ = Arc tan . On se place en régime établi.
2 r + Rc

D-16-3- Pour calculer les courants i1(t) et i2(t), on utilise la notation complexe. Exprimer l’amplitude
complexe associée à i1(t) et notée I1 en fonction de φ0, L, r , Rc et Ω . Exprimer de même l’amplitude
complexe I2 associée à i2(t) .
On rappelle que si la grandeur x(t) est sinusoïdale de pulsation Ω et s’écrit x(t ) = X m cos( Ωt + ψ ),
alors son amplitude complexe est X = X me jΩt .

À partir des expressions de I1 et I2, on admet les expressions des courants i1(t) et i2(t)
φ0Ω π φ0Ω
i1( t ) = cos( Ωt − − φ ) i2( t ) = cos( Ωt − π − φ )
2
( 2r + Rc ) + ( 2LΩ ) 2 2 ( 2r + Rc )2 + ( 2LΩ )2

D-16 -4- Les courbes (a) et (b) de la figure 9 sont celles des courants i1(t) et i2(t) en fonction du temps.
-i- Faire correspondre aux courbes (a) et (b) les courants correspondants, en justifiant la
réponse.
-ii- Le courant i1(t) est-il en avance ou en retard sur i2(t) ?
-iii- Déduire de ces courbes la vitesse de rotation du rotor. Comparer cette valeur à la vitesse
de rotation du fonctionnement optimal.

Figure 9 : Évolution des courants i1(t) et i2(t) en fonction du temps

D-16-5- On note Pc1 la puissance électrique moyenne délivrée par les bobines (B1, B′1). à la résistance
Rc. Donner l’expression de Pc1 en fonction de φ0, Ω et des éléments du circuit de la figure 8.
Par la suite, on notera Pc2 la puissance délivrée par les bobines (B2, B′2) à la résistance Rc à laquelle
elles sont reliées.

D-17- Étudions désormais le phénomène physique qui permet le transfert de l’énergie depuis sa forme
mécanique à sa forme électrique.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 12 sur 20


Pour cela nous considérerons le système mécanique que constitue le rotor. La liaison pivot du rotor
sur l’axe Oz est parfaite (son moment par rapport à l’axe ainsi que sa puissance sont nuls).
Les bobines (B1, B′1) parcourues par le courant i1(t) et les bobines (B2, B′2) parcourues par le courant
!
i2(t) créent en O et en son voisinage un champ magnétique tournant Bstat ( t ) , qui tourne la vitesse
angulaire Ω. Ce champ magnétique soumet le rotor à un couple de moment :
! ! ! !
Γ = M ∧ Bstat ( t ) = Γe z
D-17-1- En appliquant le théorème du moment cinétique scalaire, relier Γ, Γf et Γm.

D-17-2- On admet que le couplage électromécanique se traduit ici par l’égalité :


ΓΩ+ <e1(t).i1(t)+e2(t).i2(t)>= 0
où <e1(t).i1(t)+e2(t).i2(t)> représente la moyenne temporelle de e1(t).i1(t)+e2(t).i2(t).
-i- En déduire la relation :
Γm Ω = Γf Ω + Pc1 + Pc2 +Pjoule
où Pjoule représente la puissance perdue par effet Joule dans les résistances des
bobinages.
-ii- Interpréter la relation précédente.

4. Stockage de l’énergie

Figure 10 : couverture d’une revue scientifique « grand public »

E-18- Un numéro récent d’une revue scientifique traite du stockage de différentes « formes »
d’énergie. Sa couverture est reproduite ci-dessus (figure 10).
Commentez ce document (en vous adressant par exemple à un élève de terminale S), en vous
attachant à définir les termes utilisés, à préciser les « formes » d’énergie stockée, et à mettre en
évidence les inexactitudes scientifiques que le service de presse de cet organisme scientifique s’est
permises pour rendre son message plus intelligible auprès du grand public.
(réponse en 300 mots maximum).

E-19- L’objet de cette partie est l’étude d’une S.T.E.P., Station de Transfert d’Energie par Pompage,
située à Revin en France, dont la photo est donnée ci-après sur la figure 11, elle est actuellement en
activité.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 13 sur 20


Figure 11 : Photo des réservoirs de la S.T.E.P. de Revin
5
Elle utilise deux réservoirs. Le réservoir du haut, appelé "les Marquisades" a une superficie de 6,6.10
2 3
m et un volume total lorsqu’il est plein de 8,5 millions de m , le réservoir du bas appelé bassin de
3
"Whitaker" a un volume total de 9 millions de m .
L’altitude de la surface libre du réservoir du haut varie entre sa valeur maximale zh,max = 406 m et
l’altitude minimale zh,min = 395 m.
La différence d’altitude entre les surfaces libres du réservoir du haut et du réservoir du bas est en
-2
moyenne égale à H = 225 m. L’accélération de la pesanteur est notée g avec g = 9,81 m.s .
La station possède quatre groupes réversibles turbine-pompe identiques. Chaque groupe, en mode
turbine, développe une puissance de 180 MW, et en mode pompe, consomme une puissance de 164
MW.

Une S.T.E.P., schématisée sur la figure 12, est une installation qui fonctionne de façon réversible:
- lorsque le réseau produit un excès d’énergie, elle fonctionne comme une pompe qui fait
remonter l’eau dans le bassin supérieur,
- lorsque le réseau présente une période de surconsommation qui affecte la tension ou la
fréquence délivrée, elle fonctionne comme une turbine qui génère de l’énergie électrique
fournie au réseau.

Reservoir haut

Moteur /Alternateur

H Generation

Reservoir bas Pompage

Pompe /Turbine
Figure 12 : Schéma global d’une S.T.E.P.
3 -1
E-20- En mode turbine, le débit volumique QT de chaque turbine est de QT = 100 m .s . La durée
maximale de turbinage en continu est de 5 heures.
E-20-1- Calculer numériquement l’énergie qui a été déstockée pendant les cinq heures de turbinage,
soit ESTEP. Pour faire ce calcul, on considèrera que la masse d’eau qui a quitté le réservoir du haut
était à une altitude moyenne de 225 m au dessus du point qui sert de référence pour l’énergie
stockée.

E-20-2- Estimer numériquement la puissance moyenne récupérable par chaque turbine, comparer
cette valeur à la valeur annoncée de 180 MW. Commenter.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 14 sur 20


E-21- Dans sa fonction de pompage, le S.T.E.P. a pour but de faire passer l’eau du réservoir bas vers
le réservoir haut.
Considérons un groupe turbine-pompe, notons P0 la puissance développée par le moteur qui actionne
la pompe lorsque le régime permanent de pompage est établi, et le débit volumique correspondant est
Q0.
E-21-1- Soit Hth la hauteur de pompage théorique qui serait obtenue s’il n’y avait absolument aucune
perte d’aucune sorte dans les tuyaux. En raisonnant sur le système composé de toute l’eau comprise
dans les deux réservoirs et les tuyaux, entre deux instants très voisins, exprimer Hth en fonction de P0,
µ0, Q0 et de g.

E-21-2- Quelle est la relation d’ordre entre H et Hth ?

E-21-3- Pour interpréter la différence entre ces deux hauteurs, on prend en compte l’ensemble des
pertes qui peuvent se produire, soit Pp la puissance totale perdue pour une pompe.
Établir le lien entre P0, Pp , H et Hth.
H
E-21-4 - Par la suite, on définira le rendement de la pompe η = .
Hth
-i- Calculer η en fonction de P0, Pp .
-ii- Le rendement de la pompe vaut η = 95 %. En déduire Hth et le débit volumique Q0,
sachant que P0 = 164 MW et H = 225 m.

Examinons désormais le fonctionnement interne de la pompe centrifuge (représentée ci-dessous


figure 13). Le fluide pompé est de l’eau, on adoptera pour l’eau le modèle du fluide parfait
incompressible. L’axe de la pompe est vertical, de sorte que le fluide pompé s’écoule pratiquement
dans un plan horizontal, on négligera toujours les effets de la pesanteur sur le fluide dans la pompe.
Les trois éléments essentiels de la pompe sont :
- la roue, sur laquelle sont fixées des aubes qui entraînent le fluide. Elle tourne à la vitesse
angulaire ω autour de son axe,
- le diffuseur, partie fixe dans laquelle le fluide est ralenti et la pression augmentée,
- la volute, en forme de spirale qui assure l’arrivée du fluide dans le réservoir récepteur.

Vue de dessus de la roue


sortie
de la pompe centrifuge
Volute
Diffuseur y sens de rotation
y

R2

entree R1

z x z x

Roue
L
Figure 13 : Représentation schématique d’une pompe centrifuge

Nous n’étudierons que l’évolution du fluide dans la roue, dont on reproduit une photo ci-dessous, afin
d’établir la puissance du couple qui s’exerce sur elle au cours du pompage, en régime permanent. Il
faudra donc distinguer deux référentiels, celui lié à la roue ℜr et celui lié au corps de la pompe ℜp .

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 15 sur 20


Figure 14 : Photo d’une roue à aubes

Quelques notations :
- la roue possède N aubes,
- l’indice 1 est réservé aux grandeurs liées au fluide à l’entrée de la roue, l’indice 2 aux mêmes
grandeurs en sortie de la même roue,
!
- la vitesse absolue, soit la vitesse dans ℜp , d’une particule de fluide sera notée V , sa vitesse
!
relative ou vitesse dans le référentiel ℜr sera notée W ,
!
- la vitesse d’entrainement d’une particule de fluide est notée U ,
- les rayons intérieur et extérieur de la roue sont R1 et R2. La profondeur de la roue est notée L,
- on adopte les coordonnées polaires pour repérer une particule le long de sa trajectoire dans le
référentiel relatif.

F-22- Étude cinématique du fluide dans la roue.


F-22-1- Le référentiel ℜp est supposé galiléen. Qu’en est-il du référentiel ℜr ?
! !
F-22-2- Exprimer les vitesses U1 et U 2 en fonction de ω, R1 et R2, dans la base polaire, on peut se
référer à la figure 15.
La figure 15 représente la trajectoire de A1 à A2 d’une particule de fluide dans ℜr , entre deux aubes
consécutives. A1 est le point où la particule entre dans la roue, et A2 le point auquel elle en sort. Les
aubes sont suffisamment proches les unes des autres pour que l’on puisse considérer que
l’écoulement entre deux aubes consécutives est unidimensionnel ; ici cela revient à considérer, pour
simplifier, que toutes les particules de fluide situées entre deux aubes consécutives et situées à une
même distance r de O ont la même vitesse, et sont soumises à la même pression.

e θ,M
W1
e r,M
A1 M

A2 W2

O Axe polaire x
Figure 15 : Trajectoire d’une particule de fluide dans le référentiel lié à la roue

Lorsque la pompe fonctionne de façon optimale, la trajectoire relative d’une particule suit la forme des
! !
aubes. On a représenté les vitesses relatives en entrée et en sortie de la roue, W1 et W 2 .

F-22-3- La figure 16 représente la base polaire locale en A1, on y peut voir en pointillé le bord intérieur
par où l’eau pénètre dans la roue, les aubes n’ont pas été représentées.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 16 sur 20


-i- Après avoir reproduit la figure 16 sur votre copie, construire le triangle formé par les
! ! !
vitesses U1 , V1 et W1 (pour la figure, et pour la figure seulement, on adoptera pour le
! !
module W1 de la vitesse relative W1 un vecteur de longueur égale à la longueur de U1 ,
et on inclinera la vitesse relative comme le sont les aubes de la roue qui guident le
fluide).
!
-ii- Vous ferez apparaître l’angle aigu α1 que fait la vitesse absolue V1 avec la tangente en
!
A1 au cercle de rayon R1, ainsi que l’angle aigu β1 que fait la vitesse relative W1 avec la
même tangente.
Montrer alors les relations suivantes :
[Link](α1) = [Link](β1) et U1 = [Link](α1) + [Link](β1)
! !
où V1 et U1 sont respectivement les normes des vecteurs V1 et U1 .

e r ,A 1

e θ,A 1

A1

Figure 16 – Figure à reproduire

On admet qu’en sortie, les relations similaires existent :


[Link](α2) = [Link](β2) et U2 = [Link](α2) + [Link](β2)
les angles α2 et β2 étant définis de façon similaire.

F-22 -4- Calculer le débit volumique de fluide q1 rentrant dans la roue en empruntant le tube de
courant entre deux aubes consécutives, dans le référentiel ℜp , en fonction de V1, R1, L, N et α1. En
déduire le débit volumique total Q1 qui rentre dans la roue.

F-22-5- Exprimer de même le débit volumique total Q2 qui sort de la roue dans le référentiel ℜp .

F-22 -6- Soient les débits volumiques totaux Q′1 et Q′2 rentrant et sortant de la roue dans le référentiel
ℜr . Montrer que Q1 = Q′1 = Q2 = Q′2.

Désormais on notera Q0 le débit volumique


.
F-22-7- Applications numériques :
-i- On admet que α1 = π/2 car l’eau pénètre radialement dans la roue si elle n’a pas été mise
en rotation préalablement, calculer V1 pour L = 20 cm, R1 = 1,0 m. On adoptera Q0 = 71
3 -1
m .s
-1
-ii- Pour β1 = 1,2 rad, calculer W1 et en déduire ω (qu’on exprimera en [Link] ).
R2
-iii- Le dimensionnement de la roue est tel que = 0,4. Calculer U2.
R1
-1 -1
Pour un angle de sortie β2 = 1,0 rad, on calcule W2 = 26,9 m.s , V2 = 46,3 m.s et α2 = 0,51 rad.

F-23- L’eau est considérée comme un fluide parfait, homogène et incompressible.

CAPES physique chimie Épreuve d'admissibilité 1 : Composition Page 17 sur 20


F-23-1- Soit une particule de fluide de masse dm située au point M, considérée dans le référentiel de
la roue ℜr . Faire l’inventaire des forces auxquelles cette particule est soumise. Représenter sur un
schéma les forces d’inertie qui agissent sur la particule située au point M. Justifier le nom de pompe
centrifuge attribué à ce type de pompe.

F-23-2- On admet la relation suivante, qui relie les pressions P1 et P2 au niveau des points A1 et A2
respectivement, aux vitesses définies en entrée et sortie de la roue :
µ0
P2 − P1 =
2
(
( W1 )2 − ( W2 )2 + ( U 2 )2 − ( U1 )2 )
Donner une interprétation énergétique de cette équation.

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Annexe : Données numériques, formulaire et programmes officiels

Constantes fondamentales
-1 8 -1
Célérité de la lumière : c = 299 792 458 m.s ; on prendra c = 3,00.10 m.s
-34
Constante de Planck : h = 6,62.10 J.s
-8 -2 -4
Constante de Stefan : σ = 5,67.10 W.m .K
-19
Charge élémentaire : e = 1,60.10 C
23 -1
Constante d’Avogadro : NA = 6,02.10 mol
-23 -1
Constante de Boltzmann : kB = 1,38.10 J.K

Energies de liaison ( en [Link]-1)


H-H H-O O=O C=O C-H C-C
432 459 494 799 411 346
-1
Masses molaires atomiques (en [Link] )
H C O
1,0 12 16

Données astronomiques
5
Rayon du Soleil : RS = 7,0.10 km
8
Distance Terre-Soleil : D = 1,5.10 km (= 1 unité astronomique)
3
Rayon (moyen) de la Terre RT = 6,4.10 km

Données sur le corps noir


Loi de Planck : La densité spectrale d’énergie (énergie par unité de volume et de fréquence) d’un
rayonnement en équilibre thermique à la température T est
8πhν 3
uν = , où ν est la fréquence.
  hν  
c 3  exp  − 1

  kBT  

Loi de Wien : La longueur d’onde λm du maximum de l’émissivité spectrale uν du corps noir à la


température T est inversement proportionnelle à la température T. On a : λm.T = 2898 µm.K

Loi de Stefan : La puissance rayonnée par unité de surface d’un corps noir de température T est
Φ = σ.T4 (où σ est la constante de Stefan : σ = 5,67.10-8 W.m-2.K-4).

Extraits du programme de première S


Formes et principe de conservation de l’énergie
Energie d’un point matériel en mouvement dans le Connaître et utiliser l’expression de l’énergie
champ de pesanteur uniforme : énergie cinétique, cinétique d’un solide en translation et de
énergie potentielle de pesanteur, conservation ou l’énergie potentielle de pesanteur d’un solide
non conservation de l’énergie mécanique. au voisinage de la Terre.
Frottements : transferts thermiques ; dissipation Réaliser et exploiter un enregistrement pour
d’énergie. étudier l’évolution de l’énergie cinétique, de
l’énergie potentielle et de l’énergie mécanique
d’un système au cours d’un mouvement.

Formes d’énergie Connaître différentes formes d’énergie.

Principe de conservation de l’énergie. Exploiter le principe de conservation de


Application à la découverte du neutrino dans la l’énergie dans des situations mettant en jeu
désintégration β. différentes formes d’énergie.

Convertir l’énergies et économiser les ressources


… …
Ressources énergétiques renouvelables ou non : Recueillir et exploiter des informations pour

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durées caractéristiques associées. identifier des problématiques :
Transport et stockage de l’énergie ; énergie - d’utilisation des ressources
électrique. énergétiques ;
- du stockage et du transport de
l’énergie.
Argumenter en utilisant le vocabulaire
scientifique adéquat.
… …

Extrait du programme de terminale S


Transferts d’énergie entre systèmes
macroscopiques
Notions de système et d’énergie interne. Savoir que l’énergie interne d’un système
Interprétation microscopique. macroscopique résulte de contributions
microscopiques.

Capacité thermique. Connaître et exploiter la relation entre la variation


d’énergie interne et la variation de température
pour un corps dans un état condensé.

Transferts thermiques : conduction, convection, Interpréter les transferts thermiques dans la


rayonnement. matière à l’échelle microscopique.
Flux thermique. Résistance thermique. Exploiter la relation entre le flux thermique à
Notion d’irréversibilité. travers une paroi plane et l’écart de température
entre ses deux faces.

Bilans d’énergie. Établir un bilan énergétique faisant intervenir


transfert thermique et travail.

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