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:

TEST DE COPIE
ET DE REPRODUCTION DE
DE FIGURES GÉOMÉTRIQUES COMPLEXES

André KEY?
Professeur à l'Institut des Sciences de l'Education
Chargé de Cours à la Faculté de Médecine de Genève

LES EDITIONS
DU CENTRE DE PSYCHOLOGIE APPLIQUEE
48, avenue Victor-Hugo — 75783 Paris Cedex 16

> • 1959 - :
INTRODUCTION

En 1942 nous avons proposé un test consistant à copier puis


à reproduire de mémoire un tracé géométrique complexe1. La
figure choisie réunissait les propriétés suivantes :
1. absence de signification évidente,
2. réalisation graphique facile,
3. structure de l'ensemble assez compliquée pour solliciter
une activité perceptive analytique et organisatrice.
A la manière dont le sujet copiait la figure nous pouvions nous
rendre compte, jusqu'à un certain point, de son activité perceptive.
La reproduction, effectuée après retrait du modèle, nous donnait
des indications sur l'étendue et la fidélité de sa mémoire visuelle
que nous pouvions rapporter ainsi à un mode de perception défini.

Nous avions composé ce test pour les besoins de certaines


expertises psychologiques :
Chez un sujet suspect de déficit mnésique, il ne suffit pas de
constater des difficultés à évoquer ou à reproduire un modèle pour
affirmer sans plus que sa mémoire est diminuée. Il faut encore
s'assurer qu'il a perçu normalement les données à fixer et à conser-
ver. Or il est d'observation courante que la fixation dépend, entre
autres choses, de l'intelligibilité des données perçues, celles-ci
n'étant appréhendées que dans la mesure où elles se présentent
avec une signification, une organisation définie et des rapports
déterminés avec nos savoirs. Ces significations, structures et rap-
ports ne sont pas inhérents aux choses; nous les dégageons par
l'acte même de perception. Percevoir visuellement ce n'est pas

1, A. Rey, L'examen psychologique dans les cas d'sncéphalopûthie trau-


matàque. Arch, de Psychologie, n° 112, T. XXVIII, 1942,
TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MEMOIRE DE FIGURES

subir un simple contact sensoriel : c'est réactiver au contact du On voii


réel des habitudes visuelles ou en contracter de nouvelles. Dans nous préseï
le premier cas la perception est une reconnaissance; dans le second perception
cas nous élaborons le stimulus à partir de nos connaissances actuel- est polariss
les; nous l'analysons et nous l'organisons jusqu'à ce qu'une struc- présenter c
ture définie s'impose ou se dégage. . sur d'autre
Supposons que l'individu soit incapable d'élaborer le stimulus invite à la j
présenté à sa fixation : il n'en conservera qu'une image vague, pect pathol
incohérente et ne pourra pas la reproduire. Nous aurions tort de Notre t
considérer ce souvenir défectueux comme une insuffisance mné- s'est répanc
sique. Le sujet sait parfaitement qu'il a été en contact avec des veau à la a
données inintelligibles et peut même dire pourquoi elles l'étaient quée, en n
(trop complexes, embrouillées, sans signification, inconnues, trop parfois des
nombreuses, sans rapports évidents entre elles, etc.). Il a donc
enregistré et conservé dans sa mémoire un événement caractérisé Nous p
par l'échec d'une élaboration perceptive satisfaisante. Inverse- intéressant
ment, supposons qu'il organise les données en une structure défi- plus simple
nie où chaque partie a une fonction dans le tout, l'ensemble formé forme B es
étant réductible aux rapports existants entre des détails; suppo- sept ans.
sons encore qu'à la suite d'une telle perception il soit incapable
d'évoquer ou de reproduire le percept. Dans ce cas, et dans ce cas
seulement, nous pourrons incriminer la mémoire.
Il arrive souvent, dans la pratique des examens psychologi-
ques et psychiatriques, qu'on assimile à un défaut de mémoire
une insuffisance d'élaboration des stimuli présentés à la fixation.
On aura demandé au sujet d'examiner des dessins ou de suivre
la lecture d'une série de mots, en supposant implicitement que
ces stimuli sont aussi clairs et définis pour sa perception qu'ils le
sont pour celle de l'observateur. Si, dans la suite, l'évocation ou
la reproduction du matériel présenté se situent en dessous d'une
certaine norme, on invoquera facilement une faiblesse de la
mémoire alors que c'est l'élaboration perceptive des données qu'il
serait peut-être juste d'incriminer.
L'élaboration perceptive peut être insuffisante faute de con-
naissances ou de méthode, soit que l'individu ne les ait pas acqui-
ses, soit qu'il ait été incapable de les former au cours de son
développement. Nous distinguons ainsi les sujets frustes par insuf-
fisance d'instruction et d'entraînement et les sujets atteints d'in-
firmité congénitale ou précoce du développement intellectuel. Si
au contraire nous sommes assurés que le sujet a déployé dans le
passé (plan scolaire, professionnel, culturel et social) une activité
normale, son insuffisance d'élaboration perceptive actuelle repré-
sente probablement une régression. On trouvera par contre des
cas où l'élaboration perceptive étant normale, c'est la reproduction
de mémoire seule qui accusera un déficit.
•î DE MEMOIRE DE FIGURES GEOMETRIQUES COMPLEXES

i contact du On voit sans plus les services que peut rendre l'épreuve que
ivelles. Dans nous présentons. Précisons que la perception étudiée ici est une
îiis le second perception visuelle directrice d'un processus de copie et qu'elle
ances actuel- est polarisée par cette activité. La perception visuelle pourrait
ju'une struc- présenter d'autres caractéristiques si nous l'examinions centrée
sur d'autres fins et associée à d'autres activités. Cette réserve
: le stimulus invite à la prudence dans l'interprétation de certains résultats d'as-
mage vague, pect pathologique.
rions tort de Notre test, parfois cité, a fait l'objet de quelques travaux et
fisance mné- s'est répandu non sans déformations. Nous le présentons à nou-
act avec des veau à la demande des Editions du Centre de Psychologie Appli-
Iles l'étaient quée, en nous efforçant d'en fixer les limites, car on lui prête
Dnnues, trop parfois des vertus non démontrées.
i . Il a donc
t caractérisé Nous profitons de cette édition pour décrire un second test
te, Inverse- intéressant la copie et la reproduction d'une figure géométrique
ructure défi- plus simple (figure B) que l'épreuve originale (figure A). Cette
îmble formé forme B est destinée à examiner des jeunes enfant de quatre à
cails; suppo- sept ans.
it incapable
dans ce cas

psychologi-
:îe mémoire
la fixation.
u de suivre
tement que
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îproduction
DE FIGURES
TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MEMOIRE

Quand
de crayon
doutes, à '.
éléments c
poursuit p
même cra;
sera aux :
armature.
ment doit
si le tracé
sera le suj
TECHNIQUE D'EXAMEN : figure A il aura ac
connaisse
par l'étude
qui imporï
1. Copie du modèle.
L'épre
Le modèle à copier est reproduit sur la planche A. On le vérificatio:
présente horizontalement (le petit losange terminal orienté à mitive ou
droite, la pointe tournée en bas). On remettra au sujet une feuille s'il n'y aui
de papier blanc non ligné et on aura à disposition cinq ou six poser la q
crayons de couleurs différentes. On donne la consigne suivante : sin pour c
« Voici un dessin; vous allez le copier sur cette feuille; il n'est les lignes
pas nécessaire de faire une copie rigoureuse; il faut cependant faire tion demai
attention aux proportions et surtout ne rien oublier. Il n'est pas des jeune:
nécessaire de se hâter. Commencez avec ce crayon. » On remet aussitôt la
un premier crayon, le rouge par exemple, et on laisse le sujet comprenne
travailler pendant quelques instants (un ehronographe est discrè- cédemmen
tement mis en marche au moment où débute le travail). Bientôt qu'ils réso
on donne un crayon d'une autre couleur en priant le sujet de pas leur ]
poursuivre; on lui fait utiliser de la sorte cinq ou six couleurs Lorsqu'il ;
différentes. Il n'est que de noter la succession des couleurs pour l'attitude <
retrouver, sur le dessin, la marche de la copie. ser-aller, i
tané. de p
Comment procèdent la majorité des individus normaux? Ils de copie c
sont immédiatement attirés par une armature centrale, soit un sa percept
grand rectangle avec ses diagonales et ses bissectrices. Autour et le procf
de cette armature ils placent des détails extérieurs et des détails lectuelle !
intérieurs dont l'ordre de succession ne nous a pas paru présenter à modifier
une grande importance. rience cor
Comment travaillent les débiles intellectuels ou les jeunes Cette
enfants? Ils commencent par un détail puis copient de proche après la c
en proche et centimètre par centimètre, méthode qui entraîne une duction de
copie défectueuse; les proportions générales ne peuvent être res- plète qu'o
pectées; il en résulte des déformations qui augmentent à mesure cessus de
que la copie progresse.
DE FIGURES GEOMETRIQUES COMPLEXES
DE MEMOIRE

Quand convient-il d'arrêter le sujet pour lui faire changer


de crayon? On le fera toutes les fois qu'on pourrait avoir des
doutes, à l'examen ultérieur du document, sur la succession des
éléments copiés. Si le sujet commence par le grand rectangle et
poursuit par les diagonales on peut le laisser travailler avec le
même crayon et on opérera le changement à l'instant où il pas-
sera aux structures intérieures ou extérieures portées par cette
armature. Si ou contraire il commence par un détail, le change-
ment doit être fait quand un autre détail est abordé. De même
si le tracé commence par le contour général de la figure on lais-
sera le sujet poursuivre et un autre crayon lui sera remis quand
il aura achevé le périmètre. Il est bon que l'expérimentateur
connaisse les divers stades du processus de copie mis en évidence
par l'étude génétique du test car c'est le repérage de ces stades
qui importe.

L'épreuve de la copie peut être utilement complétée par une


ie À. On le vérification, dans les cas où le sujet a travaillé d'une façon pri-
û orienté à mitive ou peu rationnelle. Quand il aura terminé on lui demandera
t une feuille s'il n'y aurait pas une façon meilleure de copier la figure. On peut
cinq ou six poser la question suivante : « Comment faut-il commencer le des-
le suivante : sin pour que chaque détail soit placé correctement? Dessinez ici
llle; il n'est les lignes constituant le meilleur point de départ. s> (Cette ques-
rendant faire tion demande à être adaptée à la compréhension et au vocabulaire
II n'est pas des jeunes enfants.) Nombreux sont les sujets qui découvrent
» On remet aussitôt la valeur du grand rectangle et de ses diagonales. Ils ne
isse le sujet comprennent pas que ce point important ait pu leur échapper pré-
e est discrè- cédemment. Pour d'autres, il s'agit d'un problème compliqué,
ail). Bientôt qu'ils résolvent parfois à la réflexion. D'autres enfin ne modifient
le sujet de pas leur méthode ou lui en substituant une autre équivalente.
six couleurs Lorsqu'il y a vision après coup d'une méthode plus rationnelle,
râleurs pour l'attitude du début peut être considérée comme un signe de lais-
ser-aller, d'indifférence, de paresse d'esprit, de désarroi momen-
tané, de précipitation. Quand le sujet persévère dans son mode
ormaux? Ils de copie défectueux, c'est surtout l'organisation intellectuelle de
•aie, soit un sa perception qu'il faut incriminer. Si les déformations de la figure
ices. Autour et le processus de copie laissaient soupçonner de la débilité intel-
t des détails lectuelle (relativement à l'âge du sujet), l'incapacité ultérieure
ru présenter à modifier la forme de la copie en profitant d'une première expé-
rience confirmera ce jugement.
i les jeunes
Cette vérification ne sera jamais entreprise immédiatement
t de proche
après la copie. On passera au second temps intéressant la repro-
entraîne une
duction de mémoire et c'est seulement à la fin de l'épreuve com-
sut être res-
plète qu'on invitera le sujet à examiner et à critiquer son pro-
Tii à mesure cessus de copie.
TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MEMOIRE DE FIGURES

2. Reproduction de mémoire. i. — c<


le grand res
Après une petite pause qui n'excédera pas trois minutes, on il groupera
passera au second temps de l'épreuve consistant à reproduire de donc constr
point de de
mémoire la figure copiée. Sur une seconde feuille le sujet sera invité
à dessiner de mémoire la configuration géométrique. Si l'on est II. — I
pressé on lui fera utiliser un seul crayon mais la technique à plu- ou l'autre d
sieurs crayons peut être reprise; elle permet de constater parfois rieure gaucl*
une amélioration du processus de copie. II n'y a pas de limite de détail (par s
du rectangle
temps pour la reproduction; le sujet indique lui-même quand il ensuite corn
estime avoir terminé. assimile aus
^ss^ssxsse^c ^ss
ensuite \ï
ni. •
La perception est une gnosie par définition. Or la figure a été cluction c
le rectan
choisie de façon à n'évoquer, comme tout, aucun objet détermine : lègue] sa
pour un esprit évolué elle est un assemblage arbiti-aiz-e d'éléments

rapports topographiques. Elle ne peut donc être connue que grâce aux autres,
à une activité analytique séparant et hiérarchisant des formes II n'y a pas
avec plus 01
composantes. Comment celles-ci sont-elles isolées par le sujet et même être
dans quels rapports les unes par rapport aux autres? Comment
sont-elles vues et hiérarchisées en formes enveloppantes et en v. — r>
formes incluses, en formes supportant et supportées? L'étude géné- pas structur
certains déi;
tique du processus de copie peut nous apporter quelques repères. dans leur in
Il fallait tout d'abord confronter puis classer les divers pro- vi. — r
cessus de copies courants sans multiplier inutilement les classes. un schème c
Un certain nombre de types fondamentaux isolés et définis, il forme gêner;
convenait d'en déterminer la filiation au cours du développement poisson, bon'
mental afin de les constituer si possible en normes caractéristiques
VII. — •
d'un niveau de développement de la perception visuelle directrice ne saurait r
du travail de copie. forme globa".
Ce travail, que nous avions amorcé, a été systématiquement
entrepris par P. A. Osterrieth qui a publié un travail minutieux
sur « le test de copie d'une figure complexe » (Archives de Psy- Dans ]
chologie, 1945, T. XXX, p. 205-353). Nous renvoyons à ce mémoire tage la fret
pour de nombreux détails et remarques concernant la technique (décimales
et la portée de cette épreuve. Il nous suffira de reproduire les raison d'un
données essentielles de cette étude pour l'évaluation des résultats groupe 4 a
du test. . et 11 mois.

Voici les différents types de copie distingués par P. A. Oster-


rieth; ils sont classés du plus au moins rationnels, en se fondant
à la fois sur nos habitudes intellectuelles, sur la rapidité de copie
et sur la précision du résultat.
3E MEMOIRE DE FIGURES GEOMETRIQUES COMPLEXES

i. — construction sur l'armature. Le sujet commence son dessin par


le grand rectangle central qu'il érige en armature, par rapport à laquelle
limites, on il groupera ensuite tous les autres éléments de la figure. La figure est
donc construite sur la base du grand rectangle servant de repère et de
roduire de point de départ.
sera invité
Si l'on est II. — Détails englobés dans l'armature. Le sujet commence par l'un
ique à plu- ou l'autre détail attenant au grand rectangle (par exemple la croix supé-
rieure gauche), ou trace ce grand rectangle en y englobant l'un ou l'autrq
ter parfois détail (par exemple le carré extérieur, attenant à l'angle inférieur gauche
î limite de du rectangle), puis achève la reproduction du rectangle central, l'utilisant
e quand il ensuite comme' armature de son dessin, tout comme pour le type I. On;
assimile aussi à ce type II le processus, (rarement rencontré) consistant à
dessiner les deux diagonales du rectangle avant son contour, celui-ci étant
ensuite utilisé comme armature.

III. — Contour général. Le sujet commence son dessin par la repro-


igure a été duction du contour intégral de la figure, sans en différencier explicitement
le rectangle central. Il obtient ainsi une espèce . de « contenant », dans
léterminL : lequel sont ensuite placés tous les détails intérieurs.
d'éléments
re eux des IV. — Juxtaposition de détails. Le sujet juxtapose les détails les uns
que grâce aux autres, procédant de proche en proche comme s'il faisait un puzzle.
Il n'y a pas d'élément directeur de la reproduction. L'ensemble, terminé
les formes avec plus ou moins de bonheur, est globalement reconnaissable et peut
le sujet et même être parfaitement réussi.
Comment
ites et en V. — Détails sur fond confus. Le sujet fournit un graphisme peu ou
;tude gêné- pas structuré, dans lequel on ne saurait reconnaître le modèle, mais où
certains détails de celui-ci sont nettement reconnaissables, tout au moins
es repères. dans leur intention.
îivers pro- VI. — Réductions à un schème familier. Le sujet ramène la figure à
ies classes. un schème qui lui est familier, et pouvant parfois rappeler vaguement la
définis, il forme générale du modèle ou de certains de ses éléments (maison, bateau,
.-loppement poisson, bonhomme, etc.).
:téristiques VII. — Gribouillage. Le sujet fournit un simple gribouillage où l'on
i directrice ne saurait renconnaître aucun des éléments du modèle, pas plus que sa
forme globale. , •. •
itiquement
minutieux
is de Psy- Dans le tableau suivant. P.A. Osterrïeth donne en pourcen-
e mémoire tage la fréquence des types de copie en fonction de l'âge des sujets
technique (décimales supprimées). Cette statistique porte sur 295 sujets à
•oduire les raison d'une vingtaine de sujets par âge en moyenne. (L'âge du
:s résultats groupe 4 ans, par exemple, réunit des enfants de 4 ans à 4 ans
et 11 mois.)
J
.A. Oster-
se fondant
;é de copie
10 TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MÉMOIRE DE FIGURES

TABLEAU I 5) Le ty
jamais à la c
type accessoi
Fréquence des types de copie en fonction de l'âge ment jusqu'à
ensuite dirai:

6) Le ty
Type d'armature à
Age
I M- I + II in IV V Vï VIII l'adulte, chez
_ 1.0
qui seul elle
4 asà 10 10 10 20 50 _
augmente le:
5 5 _ 5 30 50 10 5 -
6 4 9 13 ai 50 4 _ _
Les type
7 5 10 15 ' 15 65 S - -
- - , le sujet débu
8 10 10 20 10 70
ment au ree
9 5 20 25 20 55 - - .
10 - 20 20 35 45 - - _ base de son
11 20 30 5 - - - l'autre...
50 45
12 - 42 42 4 52 - - - Il nous a
13 30 25 55 10 35 - . - types par îa
14 22 36 58 - 40 - - - légitimement
15 25 30 55 15 30 - - - fréquence pU
Adultes 55 26 81 1 15 - - - nir ces réacti
différentes —
Nous av!
Ces chiffres qui montrent une évolution nette allant de la
àominance du type "V à 4 ans à celle du type I chez l'adulte, avec ?) Le ty
une longue période intermédiaire de dominance du type IV, per- au dessin ». ï
sèment jusou
mettent à P.A. Osterrieth d'établir la gradation suivante des-modes avec IV pouî
de copie en allant des réactions les plus inférieures aux plus maximum (8.
évoluées.
Lt'èvolu
1) Le type VI: «réduction de la figure à un schéma familier», réac- rait ainsi p
tion présente à 4 et 5 ans, mais toujours fort rare, et disparaissant dès
6 ans : les sujets présentant cette réaction sont en général partis du rond, dominance
qui a été assimilé à un visage, pour dessiner tout simplement un bon- en général
homme, en négligeant tout le reste du modèle. daires.
2) Le type V : « fond plus ou moins confus de lignes, où se détachent Stade I
certains détails nettement reconnaissables ». Cette réaction est la plus
fréquente à 4 ans (50 %) où elle est dominante. Toutefois elle diminue
rapidement pour disparaître à 8 ans.
Stade II
3) Le type III : « contour général dans lequel sont ensuite placés tous
îes détails ». Cette réaction n'est dominante à aucun âge, mais se main-
tient au cours de toute révolution, en tant que type accessoire. Sauf pour
10 ans, où elle a sa fréquence maximum (35 %), elle diminue dans l'en-
semble depuis 6 ans, et devient tout à fait négligeable chez l'adulte. Stade III
4) Le type IV : « juxtaposition de détails » sans tracé de base, se ter-
minant en un ensemble plus ou moins cohérent. C'est la réaction domi-
nante de 5 à 10 ans. Sa fréquence croît de 4 à 7 ans, atteint son maximum
à 8 ans (70 %), pour diminuer ensuite de façon assez régulière jusqu'à Pour m
l'âge adulte où elle atteint son minimum. établi un- l
DE FIGURES GEOMETRIQUES COMPLEXES II
: iîEMOIRE

5) Le type II : « détails englobés dans l'armature ». Ce type n'atteint


jamais à la dominance, et peut, tout comme III, être considéré comme un
type accessoire. Apparaissant à 6 ans, on le voit se développer régulière-
qe ment jusqu'à 12 ans où il atteint sa plus haute fréquence (42 %}, pour
ensuite diminuer jusqu'à l'âge adulte.
6) Le type I : -s dessin débutant par le rectangle central, qui sert
d'armature à toute la reproduction : c'est la réaction caractéristique de
l'adulte, chez qui élis a d'ailleurs sa fréquence maximum (56 %) et chez
VIII qui seul elle est dominants. Elle est toutefois présente dès quatre ans, et
augmente lentement à travers les âges jusqu'à son brusque maximum.
Les types I et II ne varient qu'en un seul point, à savoir que pour II,
le sujet débute par un détail attenant au rectangle, et passe ensuite seule-
ment au rectangle central, pour en faire, comme pour I, l'armature de
base de son dessin. Ces deux réactions sont donc fort proches l'une de
l'autre...
Il nous a donc semblé que puisque II comme I se distinguait des autres
types par la polarisation du dessin autour du rectangle central, on pouvait
légitimement considérer ce type — qui se trouve aussi chez l'adulte à une
fréquence plus forte que les autres — comme une variété dû type I, et réu-
nir ces réactions presque semblables — alors que toutes les autres sont très
différentes — en un type global supérieur.
:
Nous avons alors:
.ant de la
7) Le type î/II : basé sur le « rectangle central servant d'armature
iulte, avec au dessin ». Présente à tous les âges, cette réaction montre un lent accrois-
e IV, per- sement jusqu'à 10 ans, passe à la dominance à 13 ans, après avoir rivalisé
des- modes avec IV pour 11 et 12 ans, et continue à progresser pour atteindra son
aux plus maximum (81 %) chez les adultes».

L'évolution du processus de copie en fonction de l'âge passe-


lier», réac- rait ainsi par les trois stades suivants caractérisés chacun par la
raissant dès dominance d'un type de copie (type le plus fréquent pour l'âge,
tis du rond, en général 50 % et plus) et la présence de certains types secon-
nt un bon-
daires.
:e détachent Stade I le type "V domine (4 ans)
est la plus avec IY comme type secondaire
:lle diminue
Stade II le type IV domine (5 à 11/12 ans)
placés tous a) avec III comme type secondaire (5 à 7 ans)
is se main-
;. Sauf pour b) avec I/II comme type secondaire (7 à 11/12 ans)
a dans l'en-
adulte. Stade III le type I/II domine (11/12 ans à adultes)
sase, se ter-
avec IY comme type secondaire.
tction domi-
n maximum Pour une évaluation pratique des résultats, P.A. Osterrieth &
1ère jusqu'à
établi un barème en quartiles des types de copie. Les chiffres
12 TEST DE COPIE ET DE KEPKODUCTION DE MEMOIRE DE FIGURE!

montrent que des enfants très jeunes peuvent déjà donner un La figu
type supérieur et affirmer ainsi une avance. On voit aussi que conforment
1. La c
le type I, le plus évolué, correspond à la médiane de la distribu- rectangle.
tion des modes de copie trouvée chez les adultes. On ne peut 2. Le g
donc, chez ces derniers, à l'aide du test, rechercher des facilités 3. La c
particulières, mais bien, par contre, l'insuffisance occasionnelle rectangle 2
de l'appréhension perceptive. 4. La D
5. La n
6. Le p-
limité par
TABLEAU II médiane 4

Barème des types de copie \


,_ *

Age Centiles
10 25 50 75 100
4 ans VII VI V III II
5/6 VI.V III IV II I
7/10 VI,V III w II I
11/12 III IV IV/II II I
13/15 III TV II I I
Adultes m/ iv II I I I ,6
I
£.. é

Si le processus de copie est fort intéressant à identifier, l'exac-


titude et le degré d'achèvement du travail représentent une autre
variable que l'on ne saurait négliger. Pour l'évaluer correctement
il faudrait tenir compte du nombre d'éléments copiés et de leurs
rapports, entreprise difficile, car nous ne savons pas, à première .....
vue, ce qu'il faut considérer dans la figure comme éléments.
7. Le pi
P.A. Osterrieth, en se fondant sur la tendance à reproduire en ment 6.
continuité certaines lignes, a divisé la figure en 18 parties que 8. Les 4
For. peut assimiler à autant d'unités intervenant aussi bien dans médiane su
la copie que dans la reproduction de mémoire. En effet, le sujet rieure gauei
:to ±.,;rçoit ni ne fixe un à un tous les segments qui composent le 9. Le il
dessin; il les saisit déjà organisés en un certain nombre de struc- gle 2, le pn
tures^: armature générale, surfaces, axes divers, appendices exter- le sommet c
nes, détails se répétant avec symétrie. Seuls quelques segments ne 10. La i
en dessous
se rattachent à aucune de ces structures; ainsi isolés, ils consti-
11. Le i
tuent des éléments fréquemment négligés dans la copie ou oubliés rieur droit
dans la reproduction; il convient d'en faire des unités au même 12. Les
titre que les lignes toujours groupées. rieure droit
DE MEMOIRE DE FIGIflElES GEOMETRIQUES COMPLEXES 13

donner un La figure 1 montre la division de la Figure A en 18 unités numérotées


t aussi que conformément à la nomenclature suivante :
la distribu- 1. La croix extérieure attenant à l'angle supérieur gauche du grand
rectangle.
Dn ne peut
2. Le grand rectangle, armature de la figure.
des facilités
3. La croix de Saint André formée par les deux diagonales du grand
ccasionnelle rectangle 2.
4. La médiane horizontale du grand rectangle 2. -
5. La médiane verticale du grand rectangle 2.
6. Le petit rectangle intérieur (attenant au côté gauche du rectangle 2,
limité par les demi-diagonales gauches de celui-ci, et chevauchant la
médiane 4 avec ses deux diagonales intérieures).

100
II
I
I
I
I
I

ifier, l'exae-
t une autre
)rrectement
et de leurs
à première
; éléments. 7. Le petit segment surmontant le côté supérieur horizontal de l'élé-
)roduire en ment 6.
parties que 8. Les 4 hachures parallèles situées dans le triangle formé par la demi-
L bien dans médiane supérieure^ le demi-côté supérieur et la demi-diagonale supé-
et, le sujet rieure gauche du rectangle 2.
imposent le 9. Le triangle rectangle formé par le demi-côté supérieur du rectan-
•Q de struc- gle 2, le prolongement supérieur de sa médiane 5, et le segment reliant
le sommet de ce prolongement à l'angle supérieur droit du rectangle 2.
lices exter-
10. La petite perpendiculaire au côté supérieur du rectangle 2, située
egments ne en dessous de l'élément 9.
ils consti- 11. Le rond avec les trois points inscrits situé dans le secteur supé-
ou oubliés rieur droit du rectangle 2,
3 au même 12. Les 5 hachures parallèles perpendiculaires à la diagonale infé-
rieure droite du rectangle 2.
!
14 TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DK MÉMOIRE DE FIGURE

13. Les deux côtés égaux formant le triangle isocèle construit sur le
côté droit du rectangle 2, extérieurement à celui-ci.
14. Le petit losange situé au sommet du triangle 13.
15. Le segment situé dans le triangle 13, parallèlement au côté droit
du rectangle 2,
16. Le prolongement de la médiane horizontale 4, constituant la hau-
teur du triangle 13, : ^
17. La croix inférieure, y compris sa hampe parallèle au côté infé- . - ,
rieur du rectangle 2, et le petit prolongement de la médiane 5 la reliant
à ce côté.
18. Le carré situé au coin inférieur gauche du rectangle 2, dans le . -
prolongement du côté gauche, y compris sa diagonale.

Osterrieth a donné la même valeur à toutes ces unités sim- .. .g L


pies ou complexes, mais comme elles peuvent être correctement a, |
reproduites ou légèrement déformées, bien placées dans la figure 3 i
ou mal placées, il a proposé la cotation suivante : 1 3 '

(bien placée : 2 points " • • ' • ' . f


, correcte i/mal-, placée
T •• : -,1 point
• *. *=
o
| 1
par unité déformée ou incomplète ^bien placée: 1 point ',,,-' - 'S..
/mais reconnaissable ^mal
^mal placée
placée :: 1/2
1/2 point
point ° *"* 8
: :
' ' "
méconnaissable ou absente 0 point

II est maintenant facile d'évaluer la richesse et l'exactitude : .g


d'une copie. On repérera les diverses unités reproduites, on les ~ '•§
cotera selon les critères donnés ci-dessus et on fera la somme des §
points. L'étalonnage de cette valeur est donné dans le tableau - . ^
suivant : . *>
fï'l g ctT t_j
3.
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TABLEAU III
Richesse et exactitude de la copie (somme des points)

Ages 4 5 6 1 8 9 10 11 12 13 14 15 Adultes
Moyenne 7,8 17 20,5 22,4 28,7 30,6 30 32,1 31,7 30,6 31 32 32
SCcart moyen 4,6 6,4 5 5,19 4,18 2,7 2,6 2,6 2,39 2,6 2,5 2,1 1,8
Médiane 8 19 23 22 30,5 30,5 30,5 33 32 30,5 31. 32,5 32
i Mode 2/8 19/21 24 22/31 - 34 32 35/36 - 30 31 32/35 32/33

Centiles
10 1 3 12 14 19 26 25 28 29 24 25 27 29
20 2 8 18 15 23 25 27 30 29 28 28 31 30
25 2 11 19 17 27 28 27 30 30 29 30 31 31
30 9 12 20 20 29 28 27 30 30 29 30 32 31
40 3 18 22 21 29 28 29 32 31 30 31 32 32
50 8 19 23 22 30 30 30 33 32 30 31 32 32
60 8 19 24 23 31 33 32 34 33 32 32 33 33
70 9 21 24 27 32 34 32 35 34 34 34 34 34
75 10 21 25 27 32 34 32 35 34 34 34 34 34
80 11 22 26 28 33 34 33 35 35 34 34 35 34
90 15 26 26 31 33 34 34 36 35 35 35 35 35
100 19 31 27 31 35 36 36 36 36 36 35 36 36
16 TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MEMOIRE
DE FIGURE

Une dernière variable peut nous intéresser : la durée de la


copie; il est toujours utile de savoir si un travail complet et bon
ou mauvais et incomplet a été exécuté lentement ou rapidement.
Voici l'étalonnage du temps de copie établi par Osterrieth, (On
met en marche le chronographe au moment où le sujet commence
son travail, on l'arrête quand il estime avoir terminé; le temps
Age
écoulé est toujours ramené à la minute supérieure : ainsi les
temps 2' 15", 2' 30", 2' 50" sont tous ramenés à 3', valeur qu'il faut
lire « entre 2 et 3 minutes »). 4 ans
5/6
740
11-12
TABLEAU IV 13-adui

Barème des temps de copie (en minutes) En co


on constat
nent le r
Age Centi le s quelques
25 50 75 100
atteint 73
10
nous renée
15 10 p 7 4
4 ans V,. donc à se c
5 12 10 3 7 3 sions de t;
6 15 9 f-T
f 6 vent surto
r.
18 ~i 7
i J. 9 C
tjt
les incitait
8 11 10 ? 6
5 seul souve
9 8 i 6 5 4
boration i;
10 10 9 8 4 3
11 6 5 Jt
3 2 II est
_
12 3 0 * 4 S nous perœ
13 5 5 4 3 2 cités mnés
14 5 5 4 4 1 reproductif
£ 0 o.
15 6 4 3 il est des i:
o
Adultes 6 o ^1*
expéditifs,
.
II suffit de
tributions
dans le gr
4) Etalonnage concernant la, reproduction de mémoire. 5) Tableau
de l'exa
Pour évaluer les résultats de la reproduction consécutive à la temps c
copie on retiendra les mêmes variables que pour le premier temps
de l'épreuve, soit le type de construction, la précision et la richesse C(
de la reproduction, la rapidité du travail.
A. — Proc
Voici les étalonnages constitués par Osterrieth. évolué au
1. Tein
3>E MEMOIRE
0E FIGURES GEOMETRIQUES COMPLEXES 17

iurée de la
plet et bon TABLEAU V
rapidement. Type de construction de la figure
:rrieth. (On à la reproduction de mémoire
; commence
î; le temps
Age Centiles
: ainsi les
ir qu'il faut 10 25 50 75 j 100
4 ans VII VI ra.v II îï
5/6 VI V ni IV II
7-10 V IIÎ IV II I
11-12 [Link] IV ii I I
13-adultes 111,1V II i I 1

En comparant les « types » à la copie et à la reproduction


on constate que dès 6 ans la moitié des sujets environ maintien-
nent le même processus d'élaboration; cette proportion, avec
quelques fluctuations, augmente avec l'âge. Chez l'adulte, elle
100
atteint 73 % des cas. Or on se souvient que c'est chez l'adulte que
nous rencontrons les types de copie les plus évolués; ce type tend
donc à se conserver lors de la reproduction de mémoire. Des régres-
3 sions de type de la copie à la reproduction de mémoire, s'obser-
6 vent surtout chez les petits jusqu'à 7 ans; libérés du modèle, qui
5 les incitait à un certain type de construction et guidés par leur
5 seul souvenir, ils tendent souvent à accuser leur tendance à l'éla-
;.j
.1 boration irrationnelle et confabulatoire de la figure.
o
2 ! Il est évident que c'est l'emploi de ce dernier barème qui
3 ! nous permettra de situer l'individu du point de vue de ses capa-
9 !
cités mnésiques. Un étalonnage de la durée du travail lors de la
reproduction de mémoire ne présente guère d'intérêt pratique;
il est des individus scrupuleux qui prolongent leur effort, d'autres.
expéditifs, qui jugent rapidement que leur souvenir est épuisé.
Il suffit de mentionner que de 4 ans à 15 ans la médiane des dis-
tributions évolue de 6 à 3 minutes pour retomber à 4 minutes
dans le groupe des adultes.

5) Tableau résumant les divers renseignements pouvant être tirés


de l'examen et de la confrontation des résultats aux différents
icutive à la temps de l'épreuve A.
niier temps
la richesse CONSIDERONS TOUT D'ABORD LA COPIE
A. Processus de copie nettement inférieur :
évolué au point de vue intellectuel; dyspraxie de construction
1. Temps de copie en général long : sujet probablement peu
18 TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MEMOIRE DE FIGURE;

graphique
ffl d'analyse
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T? <M CM
CM CM
LO t- CO O i-l CM
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*•— •" rée; dan£
< "S. S S CJ
le sujet
DE MEMOIRE
DE FIGURES GEOMETRIQUES COMPLEXES 18

graphique, perception visuelle confuse, syncrétisme, difficulté


d'analyse vîsuo-spatiale. Chez les jeunes enfants ces difficultés
sont normales. Tenir compte également du milieu culturel, de
l'entraînement scolaire, de la valeur donnée par l'école et la
famille au dessin libre.
a
o
.n vo co 2. Temps de copie anormalement court : l'incapacité d'analyse
>} M e-i
est probablement encore plus accusée que dans le cas précédent;
le temps très court résulte de la copie d'un seul élément facile ou
t- co <u
x:
bien le sujet se contente d'un gribouillage rapide.
M c-1

Bien que le processus de copie soit nettement inférieur


(relativement à l'âge du sujet) la copie est précise et riche.
1. Temps de copié long, parfois très long : sujet consciencieux,
G appliqué, difficulté à analyser rapidement et rationnellement les
structures spatiales.
2. Temps de copie court, tracé -en général aisé et ferme : cer-
tains sujets doués pour le dessin copient parfois la figure peu
rationnellement mais ils procèdent avec sûreté en allant de proche
en proche; ils ont une façon particulière d'analyser le réel visuel;
ils reproduisent généralement très bien la figure lorsqu'on leur
demande de la tracer de mémoire.

_OJ
"3 B. — Processif de copie nettement supérieur :
'J
01
a) La copie est précise et riche; elle est exécutée dans un
D1
temps normal, parfois un peu long : sujet appliqué, précis et struc-
§
O turant rationnellement les données visuo-spatiales.
b) La copie est peu précise; il y a des oublis; le temps d'exé-
cution est souvent court : on peut envisager une tendance à bâcler,
(N CO
CM OJ à ne pas prendre l'épreuve au sérieux, parfois une certaine mala-
dresse graphique d'exécution, malgré l'élaboration perceptive-
globale évoluée.
(N C-3

CO
i-i
«5
M CONSIDERONS MAINTENANT -•
42
LA REPRODUCTION FAITE DE MEMOIRE
a
a) Le processus de copie était normal ou supérieur, néanmoins
la reproduction est nettement insuffisante : dans ce cas la percep-
tion et l'organisation des données à fixer n'étant pas en cause, la
pauvreté de la reproduction traduit bien celle du souvenir visuel;
o on songera toutefois à un blocage possible par scrupulosité exagé-
O
rée; dans certains cas on doit penser à l'intérêt que pourrait avoir
le sujet à simuler un déficit mnésique.
20 TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MEMOIRE DE FIGURES

b) Le processus de copie était nettement inférieur, la repro-


duction est très pauvre : dans ce cas on ne peut attendre plus
du souvenir que de la perception; l'insuffisance de la reproduction
confirme le niveau inférieur de l'élaboration visuo-spatiale. Tou-
tefois, par rapport à la copie mauvaise, la pauvreté de la repro-
duction peut être si prononcée que l'amnésie doit être retenue.
Il existe des cas où le type de copie s'améliore en passant au
second temps de l'épreuve : on peut invoquer alors une certaine
lenteur à s'orienter dans un eoxnplexus visuo-spatial.

Le test permet de faire parfois quelques observations ayant une valeur


de signe.

1. Changement de position du modèle. On se souvient que la figure A


est présentée horizontalement, le losange terminal orienté à droite la
pointe en bas. Il arrive que certains sujets redressent le modèle avant de ' Si du
commencer la copie et placent le losange en haut la pointe à droite. La
figure disposée de la sorte revêt un aspect de maisonnette. La consigne
tatations i
exige qu'on reinette le modèle dans la position conforme. Chez les jeunes parfois in
enfants ce redressement est relativement fréquent; chez les adolescents dizaine ci
et les adultes il témoigne d'un état mental assez fruste. Il arrive qu'en mémoire
dépit de la correction, le sujet copie la figure en la dressant verticalement aux possi
et qu'il l'assimile à une maison surmontée d'un drapeau, caractère qui
s'accentue à la reproduction de mémoire. Sur un groupe de noirs (dont ainsi que
nous n'avons pas eu connaissance des caractéristiques ethniques et cultu- certains :
relles) la copie de la figure donnait assez régulièrement une case avec un mesure F
drapeau. On retiendra comme signe primitif ou infantile ce redressement tion, réal:
soit du modèle, soit de la copie, soit des deux. fira toutei
2. Dès l'âge de 12 ans les types de copies décrits sous chiffres V, VI qu'ils ne
et VII sont à retenir comme signes oligophréniques probables. devienne?
ce test qi
3. On observe chez des psychopathes, généralement détériorés intel- quée util
lectuellement, des adjonctions et des surcharges : certains éléments sont forte dét
en surnombre; il existe une tendance à remplir les surfaces (signe de
remplissage), à épaissir toutes les lignes en les repassant. Le dessin devient
lourd, chargé, rempli. Ces phénomènes s'accusent généralement quand
on passe de la copie à la reproduction de mémoire; parfois ils ne parais- Voici
sent qu'à ce dernier temps de l'épreuve - (signe du remplissage et du tracé
repassé).
On p
4. On peut relever encore chez les enfants le macro- et le micro- et on lui,
graphisme dont les corrélations avec d'autres aspects du comportement enlève la
mériteraient d'être étudiées systématiquement. après un
de même

Corr<

On c
en utilis;
DE MEMOIRE DE FIGURES GEOMETRIQUES COMPLEXES 21

ir. la repro-
tendre plus
•eproduction
•atiale. Tou-
ie la repro-
tre retenue,
passant au
me certaine

rit une valeur TECHNIQUE D'EXAMEN : figure B


;e la figure A
à droite la
îèle avant de Si du fait de sa complexité la figure A permet de faire des cons-
à droite. La
La consigne
tatations intéressantes sur les jeunes enfants, on pourrait souhaiter
iez les jeunes parfois un. procédé plus rapide. Nous avons étudié, il y a une
s adolescents dizaine d'années déjà, un test de copie et de reproduction de
arrive qu'en mémoire d'une figure beaucoup plus simple et mieux adaptée
verticalement aux possibilités des petits; la passation du test est plus simple,
caractère qui
ï noirs (dont ainsi que les étalonnages : la cotation de la copie tient compte de
ues et cultu- certains rapports fondamentaux et évalue ainsi en une large
case avec un mesure l'esprit dans lequel s'effectue la construction (globalisa-
redressement tion, réalisme intellectuel, non analyse des rapports, etc.). Il suf-
fira toutefois de comparer les deux tests A et B pour se convaincre
rhiffres V, VI qu'ils ne sont pas interchangeables. Avec la figure B les progrès
es. deviennent insignifiants dès 7 ans; aussi n'avons-nous étalonné
ce test que de 4 à 8 ans. L'épreuve B peut également être appli-
iriorés intel- quée utilement à des adultes chez lesquels on soupçonne une
;iéments sont
:es (signe de forte détérioration intellectuelle.
lessin devient
;ment quand
1s ne parais- Voici la technique du test :.
e et du tracé
On présente à l'enfant la figure B, le carré en bas à droite,
et le micro- et on lui demande de la copier au crayon. (Noter le temps.) On
omportement enlève la copie quand elle est terminée ainsi que le modèle puis,
après une pause de 3 minutes, on demande de refaire le dessin
de mémoire sur une nouvelle feuille.

Correction et évaluation :

On corrige séparément la copie et la reproduction de mémoire


en utilisant les critères suivants :
DE FIGURES
22 TEST DE COPIE ET DE REPKOBUCTIOKF 1>E MEMOIRE
— Si le ï
1. Eléments présents : un point par élément. exact,
Les éléments sont : le rond, le carré, le triangle, le rectangle, les — Pour 1(
.2 points du rond, la croix, l'arc du rectangle, les lignes dans l'arc (2 ou cation
plus), la diagonale placée dans le carré, le point du carré, le signe =. (Si ce
On donne : — Pour i
— 1/2 point si l'élément est juste reconnaissable; — Pour 1
— 1/2 point pour la croix dessinée comme une surface; — Pour t
— 1/2 point pour les deux points tracés sous forme de cercle. deux •
La différence doit être nette entre le carré et le rectangle pour que
chaque figure constitue un élément.
MAXIMUM
On entend par « reconnaissable » les surfaces à contour plus ou moins
circulaire pour le rond et à contour polygonal pour les autres figures,
mais à condition que leur emplacement relatif permette de rapporter cha-
cune d'elles à un élément correspondant du modèle. Par exemple : une Voici n
.série de figures vaguement polygonales alignées ou désordonnées ne per-
met aucune identification; par contre distribuées selon les rapports de
contiguïté existant entre le rectangle, le carré et le triangle, les surfaces
permettent d'identifier 3 figures reconnaissantes. Par contre, un rectangle,
un carré et un triangle clairement dessinés, comptent chacun 1 élément Age
quelle que soit leur distribution désordonnée sur la feuille.
TOTAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 POINTS
4 ans
2. Grandeur proportionnelle des quatre surfaces principales : 5
— Egalité entre le rond et le triangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 point 6
— Egalité entre le rond, le carré et le triangle ............ 1 T> 7
— Egalité entre la hauteur du carré et du rectangle ...... 1 »
— Egalité entre les 4 formes géométriques . . . . . . . . . . . . . . I »
II s'agit d'une égalité approximative à 4 mrn près. On compte 1/2 point
si le triangle ou le rond manque mais qu'il y ait proportionnalité entre
les éléments présents.
TOTAL . . . . . . . . . . . . . . 4 POINTS
Age
3. Rapports exacts entre les quatre surfaces principales :
— Intrication du triangle et du rond, ou de leurs équivalents
reconnaissables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 points 4 ans
— Intrication dq^ triangle et du rectangle, ou de leurs équiva- 5
lents reconnaissables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 j> 6
— Intrication du rond et du rectangle, ou de leurs équiva- 7
lents reconnaissables .................................. 2 > 8
— Intrication du carré et du rectangle, ou de leurs équiva-
lents reconnaissables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 s>
— S'il n'y a que simple juxtaposition ou si l'intrication est
exagérée on compte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 »
TOTAL .............. 8 POINTS
Age
4. Position des éléments secondaires :
— Pour les 2 points du rond s'ils sont en place bien à droite. 1 point.
(Mais s'ils sont l'un au-dessus de l'autre ou très éloignés 4 ans
l'un de l'autre au lieu d'être groupés côte à côte 1/2 point). 5
— Pour la croix placée à gauche du triangle .............. 1 > 6
7
— Pour l'arc de cercle placé au milieu de la base du rectangle 1 »
(S'il n'est pas au milieu tout en étant dans le rectangle
1/2 point)
DE FIGURES GÉOMÉTRIQUES COMPLEXES
DE MEMOIRE

— Si le nombre de traits verticaux dans l'arc de cercle est


exact, soit 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 s>
•ectangle, les — Pour te signe = placé dans le petit carré formé par l'intri-
s l'arc (2 ou cation du rectangle et du carré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 »
a signe =. (Si ce signe = coupe les côtés du petit carré 1/2 point)
— Pour la diagonale correctement placée .................. 1 2
— Pour le point du carré placé dans l'angle droit en bas .... 1 s
— Pour ce même point s'il est nettement plus gros que les
;rcle. deux points du rond . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 s
lie pour que TOTAL ............... 8 POINTS

MAXIMUM DE POINTS POSSIBLE : 31 POINTS.


lus ou moins
itres figures,
.pporter cha-
cemple : une Voici nos étalonnages (50 sujets par âge).
lées ne per-
rapports de TABLEAU VII
les surfaces Copie : somme des points
m rectangle,
n 1 élément Age Centîlas
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
4 ans 0 0 0 0 0 1 6,5 16 •19 26,5
5 6,5 13,5 16 18,5 21 22 23,5 24 25,5 30
1 point 6 19j5 22 2S,5 25 26 26,5 27 28 29 31
... 1 » 7 23 24,5 25,5 26,5 26,5 27 27,5 28 29 30,5
.. 1 » 8 22,5 24 25 26 27 27,5 28,5 29 29,5 31
.. 1 »
>te 1/2 point
inalité entre TABLEAU VIII ;
Copie : temps (en minutes)
. 4 POINTS
Age Centiles
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
lis
2 points 4 ans 9 7 4 4 4 3 2 1 1 1
5 7 4 3 2 2 2 2 1 1 1
.. 2 » 6 4 3 3 2 2 2 2 1 1 1
a- 7 4 2 2 2 1 1 1 1 1 1
.. 2 » 8 4 2 2 2 2 2 2 1 1 I

TABLEAU IX
. 1 » Reproduction de mémoire : somme des points
8 POINTS
Age Centiles
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
:e, 1 point.
es 4 ans 0 0 0 0 0 1 3,5 9,5 12 16,5
5 1,5 4,5 8 10,5 12,5 15,5 16,5 17 20,5 24,5
t).
6 6,5 9 12,5 14 16,5 17 18,5 21 09 28
. . 1 »
7 12 14 14,5 18 20,5 21,5 22,5 24 25 28,5
le 1 5
8 10 12 17,5 18,5 21,5 23 23 25 j 26 | 27,5
le
24 TEST DE COPIE ET DE REPRODUCTION DE MEMOIRE

Remarques sur les échantillons de population :


Selon les populations avec lesquelles on se propose d'utiliser
ces tests, on fera bien de procéder à un réétalonnage des épreuves
sous peine de tirer des conclusions erronées.
Nos étalonnages sont valables pour des populations urbaines
scolarisées, avec continuité dès l'âge de 4 à 5 ans (écoles publi-
ques primaires).
A titre d'illustration voici les étalonnages obtenus à l'épreuve
de copie de la figure B sur trois échantillons de population d'en-
fants de 7 ans :
1. Enfants genevois de l'école primaire (50 sujets).
2. Enfants égyptiens d'école primaire (20 sujets).
3. Enfants égyptiens de milieu rural pas ou peu alphabétisés
(40 sujets).

TABLEAU X
Etalonnages de trois échantillons d'enfants de 7 ans
(Copie de la Figure B)

Groupes Centiles
10 20 30 î 40 50 60 70 80 90 100
GENEVE 23 24,5 25,5 26,5 26,5 27 27,5 28 29 30,5
EGYPTE
(Ecole prim.) 18,5 20,5 22,5 23,5 23,5 26 27 27,5 28,5 30
! EGYPTE
(Sujets pas on
peu alphabé-
tisés) 0 0 1,5 2,5 6 7 10 lô 19,5 24,5

En comparant les étalonnages on voit qu'on peut négliger pra-


tiquement l'écart existant entre les enfants d'Egypte et de Genève
scolarisés : l'influence scolaire masque complètement les diffé-
rences qui pourraient exister par ailleurs entre ces deux popula-
tions; par contre, l'écart entre les enfants égyptiens suivant l'école
et ceux ne bénéficiant guère ou pas du tout de cet entraînement
est considérable.
FEUILLE DE COTATION DE LA FIGURE DE REY

ITEMS COPIE :Type d'erreurs pts RAPPEL : Type d'erreurs Pts


1

7 .

a -
.

10

11 * *

12
\
13

14

15

16

17

18

TOTAL

TEMPS

CENTÏÏJE

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