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Cours D Etique Et Deontologie

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1

COURS D’ETHIQUE ET DEONTOLOGIE

I. ETHIQUE
Plan du cours

Définitions de concepts

Chap. I : Les valeurs sociales

Chap. II : Les Valeurs Communautaires

Chap. III : Les Valeurs Professionnelles

Chap. IV : Les Valeurs Individuelles

Chapitre V : Promotion et Protection des Valeurs

II. DEONTOLOGIE
Plan du cours

Chapitre I : Dispositions Générales

Chapitre II : Devoirs Professionnels

1. Devoirs envers la personne

2. Devoirs envers le Public

3. Devoirs envers les Pairs et l’équipe de sante

4. Devoirs de confraternité et de solidarité

5. Devoirs envers la pratique et la profession

Chapitre III : Droits de l’infirmier

Chapitre IV : Le Secret Professionnel

Chapitre V : Formation et Recherche

Chapitre VI : Symbole et Publicité

Chapitre VII : Discipline


2

DEFINITIONS DE CONCEPTS

Etymologie : du grec Ethikos : moral, de ethos, moeurs.


L'éthique est la science de la morale et des mœurs. C'est une discipline philosophique qui
réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse,
sur la notion de "bien" ou sur des questions de moeurs ou de morale.

L'éthique peut également être définie comme une réflexion sur les comportements à adopter
pour rendre le monde humainement habitable. En cela, l'éthique est une recherche d'idéal de
société et de conduite de l'existence.

Etymologiquement le mot "éthique" est un synonyme d'origine grecque de "morale". Il a


cependant, de nos jours, une connotation moins péjorative que "morale" car plus théorique ou
philosophique. Tandis que la morale est un ensemble de règles ou de lois ayant un caractère
universel, irréductible, voire éternel, l'éthique s'attache aux valeurs et se détermine de manière
relative dans le temps et dans l'espace, en fonction de la communauté humaine à laquelle elle
s'intéresse.

Dans "Le capitalisme est-il moral ?" (Albin Michel), le philosophe André Comte-Sponville
distingue l'ordre moral de l'ordre éthique. Pour lui, la morale est ce que l'on fait par devoir (en
mettant en oeuvre la volonté) et l'éthique est tout ce que l'on fait par amour (en mettant en
œuvre les sentiments).

Morale: Théorie relative à la conduite humaine en tant qu'elle a le bien pour objet.

Elle se réfère aussi aux mœurs, aux habitudes et aux règles de conduite admises et pratiquées
par la société comme relevant du bien.

Elle se réfère également aux institutions qui permettent à une société d'atteindre ses objectifs,
plus particulièrement aux institutions d'ordre juridique ou quasi-juridique

Le discours moral est le plus souvent prescriptible.

Devoir: Direction précise de la conduite commandée par des valeurs données.

Déontologie: Ensemble des devoirs, des obligations et des responsabilités qui incombent à
une personne lors de l'exercice de ses fonctions.

Obligation: Lien d'ordre éthique qui assujettit l'action de l'individu aux impératifs du devoir.
Responsabilité: Obligation qui consiste d'une part à rendre compte de ses actes et de ceux
dont on a la charge, et d'autre part, à assumer les conséquences de ses actes

Valeur: Ce qui est vrai, beau et bien, selon un jugement personnel plus ou moins en accord
avec celui de la société dans laquelle on vit.
3

La valeur est donc liée à nos aspirations individuelles ou collectives; elle constitue une
préférence et une référence pour la conduite qui inspire nos gestes et nos décisions.

CHAP.I : LES VALEURS SOCIALES


Les principales valeurs qui sont à la base de toute société humaine, soit: l'éducation, la culture,
le pluralisme, le multiculturalisme, le travail, le développement technologique, la vie et la santé,
le bien-être, l'environnement, la solidarité :

1 L'éducation

Éduquer c'est, d'une manière générale, former et développer l'être humain et, d'une manière
particulière, former et développer l'esprit humain.

Les mesures et les actions qui s'imposent sont prises pour que soient assurés les besoins de
formation et de développement des membres de la société.

Notamment, la pertinence des programmes d'enseignement est examinée en regard de ces


besoins

2 La culture

La formation et le développement de l'être humain ne sont assurés pleinement que dans la


mesure où les connaissances acquises permettront de développer la culture, c'est-à-dire le
sens critique, le goût et le jugement dans divers domaines, notamment dans les domaines de la
philosophie, de la littérature, des arts et des sciences.

3 Le pluralisme

Les êtres humains sont à la fois multiples et individuels dans leurs croyances, leurs opinions,
leurs tendances et dans leurs mentalités. Il s'agit là d'une richesse qui fait partie du patrimoine
mondial.

4 Le multiculturalisme

L'Université s'ouvre aux autres cultures en regard de la profondeur, de la transcendance et des


valeurs de ces autres cultures. Elle s'efforce d'inculquer le respect des différences et elle
adapte en conséquence ses méthodes pédagogiques. Dans leur variété féconde, leur diversité
et l'influence réciproque qu'elles exercent les unes sur les autres, toutes les cultures font partie
du patrimoine de l'humanité

5 Le travail

Le travail, qu'il soit rémunéré ou bénévole, a une valeur sociale indéniable. En regard de sa
mission de développement de la personne humaine.

6 Le développement technologique
4

La réalisation de travaux de recherche liés au développement technologique est favorisée en


regard des retombées sociales.

7 La vie et la santé

Dans l'exercice de leurs fonctions, les membres respectent leurs obligations envers la vie et la
santé.

8 Le bien-être : veiller au bien-être des membres de la société c'est d'abord et avant tout
veiller à la satisfaction de besoins d'ordre moral et d'ordre intellectuel de tels membres.

9 L'environnement

L'environnement fait partie du patrimoine humain et les humains en sont les fiduciaires et les
gardiens. L'humanité ne peut se désintéresser du milieu écologique où elle vit.

Le développement humain durable signifie... que nous devons utiliser nos ressources naturelles
selon des modalités qui n'engendreront pas de dettes écologiques liées à une surexploitation
de la capacité de charge et de la capacité productive de la planète. Aussi, dans l'exercice de
leurs fonctions, les membres prennent des mesures pour ne pas altérer ces conditions d'une
manière telle qu'elles aient une influence négative sur la qualité, voire sur l'existence, de la vie
et de la nature.

10 La solidarité

La solidarité s'exprime par une vive conscience d'une communauté d'intérêts qui entraîne
l'obligation morale de servir les membres de la société et, le cas échéant, de porter assistance
à ces membres.

CHAP.II : LES VALEURS COMMUNAUTAIRES


Les principales valeurs qui sont à la base de toute communauté, soit: la loyauté, la solidarité,
l'engagement, l'entraide, l'interdisciplinarité, la collaboration :

1 La loyauté

Les membres font preuve de loyauté, c'est-à-dire ils sont entièrement fidèles à leurs
engagements envers la communauté.

La loyauté implique une adhésion à la mission et donc aux grandes orientations et aux
objectifs poursuivis par la communauté. La loyauté entraîne la défense des intérêts de la
communauté.

Par exemple, bien gérer le centre de santé ou vous êtes affectes

2 La solidarité
5

La solidarité s'exprime par une vive conscience d'une communauté d'intérêts qui entraîne
l'obligation morale d'assister les membres de la communauté. Œuvrant dans une institution
d'intérêt public, l'on se doit de faire preuve de solidarité.

3 L'engagement

L'engagement est une attitude d'une personne qui, prenant conscience de son appartenance à
la communauté, renonce à une position de simple spectateur et devient acteur, partenaire pour
l'avenir même de la communauté.

4 L'entraide

L'entraide consiste à accorder son aide à l'un ou l'autre des membres de la communauté aux
fins d'une meilleure atteinte des objectifs communautaires.

5 L'interdisciplinarité

La communauté universitaire regroupe des spécialistes de diverses disciplines et


l'interdisciplinarité s'avère de plus en plus un moyen incontournable au développement et à la
transmission des connaissances. Dès lors, dans l'exercice de leurs fonctions les membres tirent
profit de ce fait.

6 La collaboration

L'exercice de la vie communautaire favorise la collaboration ou le travail en commun. L'entraide


et l'interdisciplinarité n'en seront que mieux servies

CHAP III : LES VALEURS PROFESSIONNELLES


Les principales valeurs qui sont à la base de toute éducation de nature professionnelle, soit: la
compétence, l'intégrité scientifique, la propriété intellectuelle, la probité, la transparence, la
continuité, l'efficience, la diligence, la conformité, l'équilibre, le désintéressement, la
confidentialité, l'imputabilité, le service exclusif :

1 La compétence

La compétence consiste en des connaissances approfondies et reconnues qui confèrent le


droit de juger et de décider en certaines matières.

Elle suppose la mise à jour de ses connaissances et, dans le cas des infirmiers , d'une
adaptation constance de techniques aux fins d'assurer une prise en charge adequate des
patients soumis a votre soins.

Les termes profession et professionnel s'appliquent à tout membre de la communauté par le


seul fait qu'une dimension professionnelle incombe à toute occupation. La compétence permet
de résister aux pressions où qualité et productivité entrent en conflit et elle permet de ne pas
6

sacrifier la rigueur lors de la médiatisation des travaux de recherche. L'assiduité L'exercice des
attributions de son emploi au mieux de sa compétence implique nécessairement l'exercice de
l'assiduité.

2 L'intégrité scientifique

Les comportements et les attitudes qui prévalent lors de l'exécution des travaux
d'enseignement, de recherche ou de création assurent la sauvegarde des valeurs
fondamentales liées à l'intégrité scientifique.

3 La propriété intellectuelle

Les comportements et les attitudes qui prévalent lors de l'exécution des travaux
d'enseignement, de recherche ou de création assurent la sauvegarde des valeurs
fondamentales liées à la propriété intellectuelle

4 La probité

L'exercice de sa fonction se fait avec honnêteté, justice et intégrité, soit avec probité absolue.

5 La transparence

Celui qui est investi d'un pouvoir rend compte de ses actes d'une manière transparente, c'est-
à-dire en laissant paraître la réalité toute entière, sans qu'elle soit altérée ou biaisée.

La transparence implique de rendre l'information accessible aux tiers, incluant les membres de
son organisation.

6 La continuité

La continuité exige de s'assurer que, lors de la passation du pouvoir, tout ce qui est nécessaire
à l'exercice dudit pouvoir soit accessible. Elle comporte également l'exigence de s'assurer que
les actions posées ne mettent pas en péril les acquis institutionnels. La continuité comporte
aussi la nécessité de tenir à jour les documents de gestion.

7 L'efficience

L'efficience est une valeur qui fait en sorte que l'on obtient un rendement optimal tout en
maintenant une utilisation minimale des ressources.

8 La diligence

La diligence fait en sorte que l'on est empressé dans l'exécution de son travail. Toutefois,
l'empressement est tel que le travail se fait avec soin attentif, minutie et application.

9 La conformité

Les membres s'assurent que leurs activités sont conformes aux lois, règlements, politiques et
procédures qui s'appliquent à l'Université.
7

10 L'équilibre

L'équilibre implique une juste utilisation des moyens en fonction des ressources disponibles,
des contraintes et des limites, dans un contexte d'environnement évolutif.

11 Le désintéressement

Le désintéressement est une valeur qui fait en sorte que, dans l'exercice de ses fonctions, l'on
se détache de tout intérêt personnel.

12 La confidentialité Sur les bases du discernement personnel et collectif, on cherche


constamment à ne divulguer que ce qui apparaît indispensable à l'avancement, à la sécurité et
à l'épanouissement personnel et collectif, cela même si une telle divulgation n'est pas
expressément interdite et même si ces faits ou ces informations sont accessibles à d'autres
personnes.

13 L'imputabilité

L'imputabilité est cette possibilité de considérer une personne, du point de vue matériel et
éthique, comme responsable de ses actions. Il revient à toute personne impliquée dans le
devenir de la structure sanitaire, d’assumer ses responsabilités, c'est-à-dire de répondre, d'être
garant, de ses propres actions ou de celles des personnes dont elle a la charge.

Les membres sont donc conscients que lors de l'exercice de leurs fonctions ils sont réputés
responsables de leur bonne comme de leur mauvaise gestion. Plus particulièrement, ils sont
responsables, devant la société, de l'administration des sommes d'argent qui leur sont confiées,
que ces sommes proviennent de fonds externes (deniers publics ou privés) ou de fonds
internes.

CHAP.IV : LES VALEURS INDIVIDUELLES


Les principales valeurs individuelles, soit: l'égalité, la dignité, la fraternité, la liberté, la justice,
l'équité et l'impartialité.

1 L'égalité

L'égalité signifie que dans leurs rapports les individus traitent d'égal à égal; ils sont de même
rang et ils ont les mêmes droits.

2 La dignité

La dignité se manifeste par un traitement fait avec respect. Le respect s'exprime d'abord par la
considération que l'on témoigne à une personne en raison de la valeur qu'on lui reconnaît.

Le respect s'exprime aussi par la politesse et par la courtoisie dans ses relations
interpersonnelles. La pratique de la courtoisie et de la politesse à l'égard des individus contribue
à maintenir et à développer un climat de travail dynamique et stimulant, ouvert au changement.
8

Le traitement des personnes avec respect a comme corollaire le rejet de toute forme de
menace, de contrainte, de harcèlement et de discrimination. Ainsi, il n'y a pas de discrimination
de quelque manière que ce soit à l'endroit des personnes pouvant être embauchées, évaluées,
promues, congédiées ou dont le contrat ne serait pas renouvelé, notamment à cause de leur
lien de parenté avec un membre de la structure ou de leurs relations interpersonnelles.

Le respect s'exprime aussi par la considération que l'on témoigne à la personne.

Le respect implique également une attitude de réserve, de retenu c'est-à-dire une attitude qui
consiste essentiellement à se garder de tout excès dans ses propos et ses jugements. La
réserve exige de respecter le secret de faits ou d'informations qui, s'ils étaient dévoilés,
pourraient porter atteinte à la vie privée, même si leur divulgation n'est pas expressément
interdite et même si ces faits ou ces informations sont accessibles à d'autres personnes. La
discrétion Le traitement des personnes avec respect nous oblige à la discrétion, cette qualité
qui consiste à savoir garder les secrets d'autrui( patients)

3 La fraternité

La fraternité est le lien qui existe entre les individus considérés comme membres de la famille
humaine. Les membres de la communauté partagent le sentiment profond de ce lien.

4 La liberté

La liberté d'opinion et la liberté d'expression permettent d'exprimer son point de vue, sa


position intellectuelle et ses idées. Chaque personne est libre d'exprimer ses opinions
personnelles à l'intérieur ou à l'extérieur sans préjudice à aucun des droits attachés à son
statut et dans le respect des autres.

5 La justice

Les membres font preuve de justice; ils donnent une juste appréciation, reconnaissance et
respect des droits et des mérites de chacun. Dans l'appréciation de ce qui est dû à chacun, les
membres règlent leur conduite sur la notion naturelle de juste ou d'injuste et sur la conformité
de leurs actes au droit naturel.

6 L'équité :

L'équité implique un traitement juste et égal pour toute personne, sans distinction, exclusion ou
préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil,
l'âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition
sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.

7 L'impartialité
9

L'impartialité consiste à éviter toute préférence ou parti pris que ne peut justifier la justice ou
l'équité. Ainsi, les membres traitent les personnes avec objectivité, sans préjugé ni parti pris,
notamment idéologique.

CHAP.V : PROTECTION ET PREVENTION DES VALEURS

Les politiques et procédures relatives à la promotion et à la protection des valeurs concernent


notamment les sujets suivants:

a) La protection des droits de la personne;

b) Le harcèlement sexuel;

c) Les conflits d'intérêt;

d) La propriété intellectuelle

e) L'intégrité dans les travaux de recherche ou de création;

f) L'inconduite dans les travaux de recherche ou de création;

g) Le traitement des plaintes concernant l'inconduite;

h) Le protecteur universitaire;

i) La sécurité des membres de la communauté universitaire.


10

DEUXIEME PARTIE LA DEONTOLOGIE

Plan du cours

Chapitre I : Dispositions Générales

Chapitre II : Devoirs Professionnels

1. Devoirs envers la personne

2. Devoirs envers le Public

3. Devoirs envers les Pairs et l’équipe de sante

4. Devoirs de confraternité et de solidarité

5. Devoirs envers la pratique et la profession

Chapitre III : Droits de l’infirmier

Chapitre IV : Le Secret Professionnel

Chapitre V : Formation et Recherche

Chapitre VI : Symbole et Publicité

Chapitre VII : Discipline


11

CHAPITRE I: DISPOSITIONS GENERALES


Article 1er• Le code de déontologie est conçu pour règlementer le
comportement individuel et social des infirmiers. Il est applicable à tout infirmier
en situation légale en République Démocratique du Congo.
Article 2: Au sens de la loi portant création, organisation et fonctionnement de
l’Ordre des Infirmiers en République Démocratique du Congo, on entend par:
1. Abus professionnel : tout acte ou geste d’un infirmier qui profite de sa
position d’autorité pour abuser, violer ou exploiter un malade, sa famille;

2. Acte infirmier: tout acte posé par un infirmier par lequel il s’engage, (dans le
cadre de son rôle propre, à fournir un service à un individu, une famille ou une
communauté; ce rôle concerne également les actes mixtes.
3. Euthanasie : acte médical consistant à provoquer intentionnellement la mort
d’un patient afin de soulager ses souffrances physiques ou morales considérées
comme insupportables, soit en agissant à cette fin, soit en s’abstenant d’agir;
4. Exercice infirmier : tout acte qui identifie les besoins de santé des personnes
et des groupes, contribue aux méthodes de diagnostic, prodigue et contrôle les
soins infirmiers que requièrent la promotion de la santé, la prévention de la
maladie, le traitement et la réadaptation, ainsi que le fait de prodiguer des soins
selon une ordonnance médicale;
5. Faute professionnelle: tout manquement à un devoir et/ou à une règle dont
les gestes ou les actes en constituent une violation de la relation thérapeutique
que l’infirmier entretient avec les malades;
6. Fraude: tout acte accompli de mauvaise foi dans l’exercice des fonctions
infirmières dans le but de tromper;
7. Infirmier: toute personne qui ayant une formation en sciences infirmières
officiellement reconnue, est capable d’assumer le rôle principal dans la définition
et l’application des normes, à la recherche et à l’enseignement clinique;
12

8. Interdiction temporaire: privation provisoire de dispenser les services


uniquement dans le domaine où il y a eu agissements fautifs;
9. Interdiction permanente: privation perpétuelle de dispenser les services
uniquement dans le domaine où il y a eu commission des agissements fautifs;
10. Soins infirmiers: ceux prodigués, de manière autonome ou en collaboration,
aux individus de tous âges, aux groupes et aux communautés qui comprennent
les malades ou les bien-portants quel que soit le cadre.
Article 3 L’exercice de la profession infirmière est une vocation. Les Infirmiers
ont quatre responsabilités essentielles : promouvoir la santé, prévenir la maladie,
restaurer la santé et soulager la souffrance. Les besoins en soins infirmiers sont
universels.
Article 4: Le respect des droits de l’homme, et notamment du droit à la vie, à la
dignité et à un traitement humain fait partie intégrante des soins infirmiers. Ces
derniers ne sont influencés par aucune considération d’âge, de couleur, de
croyance, de culture, d’invalidité ou de maladie, de sexe, de nationalité, de
politique, de race et de statut social.
Article5: Les secteurs de prestation de l’Infirmier en République Démocratique
du Congo sont: le secteur public, le secteur privé et le secteur libéral.
Article 6: Les domaines d’exercice de l’Infirmier en République Démocratique du
Congo sont notamment: le domaine clinique, le domaine communautaire,
l’administration et gestion, l’enseignement et la recherche scientifique.
Article 7: L’Infirmier exerce sa profession dans le respect de la vie et de la
personne humaine. II respecte la dignité et l’intimité de la personne et de sa
famille.
Il accompagne le mourant jusqu’à ses derniers moments et n’a pas droit de
provoquer délibérément la mort. Le respect dû à la personne continue à
s’imposer après la mort.
Article 8: La profession infirmière est basée sur les valeurs fondamentales
suivantes:
13

1. Le respect de la dignité de la personne humaine. Le respect de la dignité


de la personne humaine englobe à la fois l’établissement et le maintien d’une
relation de confiance ainsi que la reconnaissance de son unicité, de son altérité,
de son intégrité et de l’inviolabilité de sa personne. La dignité de la personne
tient également à son autonomie décisionnelle laquelle s’exprime par son droit
d’opérer des choix et d’être informé.
2. L’intégrité. L’intégrité fait référence aux concepts d’honnêteté, de
transparence, de loyauté et à la capacité d’une personne de demeurer fidèle à
elle-même, à ses connaissances et ses valeurs ainsi qu’aux normes morales
acceptées.
3. La dignité. La dignité est une qualité inhérente à la personne qui lui donne
une valeur inconditionnelle, et qui lui confère respect et considération.
4. L’humanité. L’humanité dans les soins se traduit notamment par la générosité
envers l’autre, la tolérance et la solidarité. Elle implique l’empathie et l’attention à
l’autre dans son unicité.
5. L’autonomie professionnelle. Elle se traduit par la capacité de prendre des
décisions dans l’intérêt de la personne, en toute objectivité et indépendance,
d’en être imputable et d’en rendre compte.
6. La bientraitance: attitude inspirant l’action professionnelle de qualité et au-
delà les actions individuelles, visant à promouvoir le bien-être du bénéficiaire de
soins et services de santé, à être dans “le prendre soin” et l’accueil chaleureux
avec toutes les valeurs morales, éthiques que cela implique.

7. L’esprit d’équipe. L’esprit d’équipe reflète la capacité à travailler ensemble en


cohésion, en partageant des valeurs, des finalités, des codes sociaux dans le
respect et la reconnaissance mutuelle pour la réalisation des objectifs communs.
8. La justice sociale. C’est l’engagement à traiter les personnes avec égalité et
à garantir un accès équitable aux soins infirmiers, en tenant compte de
l’ensemble de la société et en favorisant le bien commun.
14

9. Autonomisation
10. Continuité
11. Humanisation des soins.

CHAPITRE II: DEVOIRS PROFESSIONNELS


Section 1 : DEVOIRS ENVERS LA PERSONNE
Article 9: L’Infirmier doit éviter toute forme de discrimination dans l’exercice de
sa profession.
Article 10: L’Infirmier doit respecter le droit de la personne de s’adresser au
professionnel de santé de son choix.
Article 11 : L’Infirmier ne doit pas abuser de la confiance de la personne confiée
à ses services.
Article 12: L’Infirmier doit éviter les faux et usages de faux dans la tenue du
dossier du malade, rapport, registre, dossier de recherche ou tout autre
document lié à la profession.
Article 13: L’Infirmier doit subordonner son intérêt personnel à celui de la
personne confiée à ses services.
Article 14: Avant de cesser d’exercer ses prestations pour le compte d’une
personne, l’infirmier doit s’assurer que cette cessation de service n’est pas
préjudiciable à cette dernière.
Article 15: L’Infirmier doit chercher à établir et maintenir une relation de
confiance avec la personne confiée à ses services, sa famille et toute autre
personne qui l’accompagne.
Article 16: L’Infirmier doit fournir à la personne confiée à ses services, toutes les
explications nécessaires à la compréhension des soins et des services qu’il lui
prodigue.
Article 17: Lorsque l’obligation d’obtenir un consentement libre et éclairé
incombe à l’infirmier, ce dernier doit fournir toutes les informations requises à la
personne confiée à ses services.
15

Article 1 8: L’Infirmier est tenu, dans le cadre de ses fonctions, de prendre les
précautions nécessaires pour assurer la sécurité des personnes confiées à ses
services.
Article 19: L’Infirmier doit éviter toute forme d’imprudence et de négligence dans
les soins et traitements prodigués au malade. Il intervient promptement auprès
de la personne confiée à ses services lorsque l’état de santé de ce dernier
l’exige.
Il assure la surveillance requise de l’état de santé de ladite personne.
Il prend les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et
traitements.
Article 20: L’infirmier doit respecter le droit du malade de prendre connaissance
des documents qui le concernent dans un dossier infirmier qu’il a constitué à son
sujet.
Article 21: L’Infirmier peut refuser l’accès à une personne désireuse d’un
renseignement contenu dans un dossier constitué à son sujet lorsque la
divulgation entraînerait vraisemblablement un préjudice grave pour elle ou pour
un tiers. Le cas échéant, la personne formule une demande écrite.
Article 22 : En cas de catastrophe naturelle ou en cas de danger public,
l’infirmier ne peut abandonner ses malades sauf sur ordre officiel de l’autorité
sanitaire et administrative ayant qualité à cet effet ou lorsque les conditions
sécuritaires deviennent contraignantes.
Section 2 : DEVOIRS ENVERS LE PUBLIC
Article 23: L’Infirmier doit éviter d’inciter quelqu’un de façon insistante à recourir
à ses services professionnels ou à collaborer à une recherche.
Article 24: L’Infirmier doit éviter de faire usage de son nom à des fins
publicitaires; cela constitue un fait dérogatoire à la dignité de la profession
infirmière.
Section 3: DEVOIRS ENVERS LES PAIRS ET L’EQUIPE DE SANTE
16

Article 25: L’Infirmier doit éviter d’induire en erreur, de surprendre la bonne foi
ou d’utiliser des procédés déloyaux en l’encontre des autres membres de
l’équipe de santé.
Article 26: L’Infirmier est appelé, dans la mesure de ses possibilités, d’échanger
ses connaissances et expériences avec ses pairs et les autres professionnels de
santé.
Article 27: L’infirmier collabore étroitement avec les autres membres de l’équipe
de santé et maintient avec eux des relations harmonieuses tout en gardant
l’honneur et l’autonomie de la profession.
Article 28 : L’infirmier partage les valeurs professionnelles de respect, de
réactivité, de compassion, de loyauté et d’intégrité avec ses collègues.
Article 29 : L’infirmier entretient, avec ses pairs et avec les autres membres de
l’équipe de santé, des rapports de collaboration empreints de respect.
Article 30 : L’infirmier prend toute mesure nécessaire pour protéger l’individu
lorsqu’un collègue ou une autre personne lui donne des soins qui le mettent en
danger.
Article 31 : L’infirmier prend les mesures nécessaires pour aider et guider ses
collègues à promouvoir une conduite respectueuse de règles d’éthique.
Article 32 : L’infirmier doit répondre dans les meilleurs délais possibles à tout
appel ou correspondance lui adressée par l’Ordre des infirmiers ou l’un de ses
organes.
Article 33: L’infirmier doit s’abstenir de calomnier un collègue, de médire de lui,
ou de se faire écho de propos capables de lui nuire dans sa vie privée ou dans
l’exercice de sa profession.
Article 34: L’infirmier coopère avec les membres des autres professions de
santé et maintient avec eux des relations harmonieuses, tout en gardant son
indépendance professionnelle.
Section 4: DEVOIRS DE CONFRATERNITE ET DE SOLIDARITE
17

Article 35 : Les Infirmiers doivent entretenir, entre eux, de bons rapports pour
l’intérêt du bénéficiaire de leurs services. Ceux qui ont des dissentiments, entre
eux, doivent chercher la conciliation.
Article 36 : Les infirmiers se doivent une assistance morale.
L’Infirmier a pour devoir de prendre la défense d’un confrère injustement attaqué.
Section 5 : DEVOIRS ENVERS LA PRATIQUE ET LA PROFESSION
Article 37: L’infirmier est appelé à porter secours en cas d’urgence à toute
personne en danger, dans les limites de ses responsabilités professionnelles et
de ses moyens.
Article 38:Tout infirmier est délié du devoir d’obéissance, lorsque l’ordre reçu est
manifestement contraire à la bonne moralité ou lorsque celui-ci peut porter
atteinte à la santé du malade.
Article 39: L’infirmier ne doit en aucun cas favoriser le charlatanisme.
Article 40: L’infirmier a l’obligation de dénoncer toute personne qui se livre à
l’exercice illégal de l’art de soigner. Il ne peut couvrir ou favoriser tout acte de
nature à porter atteinte à l’honneur et à la dignité de la profession infirmière.
Article 41: L’Infirmier doit dénoncer tout acte susceptible de nuire à sa dignité et
à sa profession.
Article 42: L’Infirmier ne peut, dans l’exercice de sa profession, se soustraire de
sa responsabilité, en toutes circonstances.
Article 43: L’infirmier doit signaler tout incident ou accident qui résulte
involontairement de son intervention ou de son omission.
Article 44: L’Infirmier doit s’abstenir d’exercer sa profession lorsqu’il est dans un
état susceptible de compromettre la qualité des soins et des services,
notamment s’il est sous l’influence de boisson alcoolique, de stupéfiants,
d’hallucinogènes, de préparations narcotiques, anesthésiques ou toute autre
substance pouvant produire l’ivresse, l’affaiblissement ou la perturbation des
facultés mentales.
18

Article 45: L’Infirmier est appelé, tout en tenant compte des limites de ses
habiletés, à agir avec compétence dans l’accomplissement de ses obligations
professionnelles.
Article 46: L’Infirmier doit tout faire pour maintenir à jour ses connaissances
professionnelles. Il se doit également de relever le niveau de ses compétences
professionnelles afin d’offrir des services et soins selon les normes de pratique
reconnues.
Article 47: L’Infirmier doit sauvegarder en tout temps son indépendance
professionnelle.
Il doit notamment exercer sa profession avec objectivité et faire abstraction de
toute intervention d’un tiers qui pourrait influer sur l’exécution de ses obligations
professionnelles au préjudice de la personne confiée à ses services.
Article 48: L’Infirmer doit éviter toutes sortes d’harcèlement, d’intimidation ou de
menace vis-à-vis de bénéficiaire de soins et de tout autre membre de l’équipe de
santé.
Article 49: L’infirmier doit réaliser toute activité lui confiée par l’Ordre, pour
l’intérêt de la profession.
Article 50: L’Infirmier doit s’abstenir de la vente illicite des médicaments,
d’appareils ou de produits ayant un rapport avec son activité professionnelle.
Article 51 : L’infirmier doit veiller à son aspect extérieur qui doit être avenant,
son équilibre personnel et à son désir de perfectionnement permanent.
Article 52: L’infirmier doit respecter l’uniforme règlementaire par le port d’une
tenue soignée, ample et plaisante. Il doit proscrire les bijoux ou tout autre
ornement dans sa pratique.
Article 53 : L’infirmier doit fournir suffisamment d’informations pour permettre au
patient de donner son consentement aux soins infirmiers et/ou médicaux et
d’exercer son droit de choisir d’accepter ou de refuser un traitement.
19

Article 54: L’infirmier doit assurer la sécurité du patient, de ses accompagnants


ou de toute autre personne confiée à ses services dans son environnement de
travail.
Article 55 : Par l’intermédiaire de son organisation professionnelle, l’infirmier
participe, dans le domaine des soins infirmiers, à l’instauration d’un
environnement favorable à la pratique, de même qu’à la création et au maintien
de conditions d’emploi et de travail équitables et sûres.
Article 56 : L’infirmier contribue à l’instauration d’un environnement
organisationnel respectueux des règles de l’éthique. Il met en cause les
pratiques et les lieux de travail non conformes à l’éthique.
Article 57 : L’infirmier doit informer ou sensibiliser les apprenants en Soins
infirmiers dans le consentement éclairé, le respect de la vie privée, la
confidentialité, la bienfaisance et la non-malfaisance.

Article 58 : L’infirmier doit stimuler la coopération avec les autres disciplines


liées à celle des soins infirmiers.

Article 59 :L’infirmier partage avec la société la responsabilité, du lancement et


du soutien d’initiatives permettant de satisfaire les besoins sociaux et
de santé de la population, en particulier des groupes les plus
vulnérables.

Article 60 : L’infirmier se maintient lui-même en bonne santé de manière à ne


pas compromettre sa capacité à réaliser ses prestations.

Article 61 : Lorsque l’infirmier accepte ou délègue des responsabilités, il évalue


avec un esprit critique sa propre compétence et celle de ses collègues.

Article 62 : L’infirmier fait preuve en tout temps d’une conduite personnelle qui
honore sa profession, améliore son image et renforce la confiance du
public dans le personnel infirmier.
20

Article 63 : Lorsque l’infirmier dispense des soins, il s’assure que le recours aux
technologies et aux pratiques scientifiques les plus récentes est
compatible avec la sécurité, la dignité et les droits des personnes.
Article 64 : L’infirmier s’efforce de susciter et d’entretenir une culture de pratique
propice à un comportement respectueux de la déontologie et au
dialogue ouvert.
Article 65 : Par l’intermédiaire de son organisation professionnelle, l’infirmier
participe, dans le domaine des soins infirmiers, à l’instauration d’un
environnement favorable à la pratique, de même qu’à la création et au
maintien de conditions d’emploi et de travail équitables et sûres.
Article 66 : L’infirmier contribue à l’instauration d’un environnement
organisationnel respectueux des règles de l’éthique. Il met en cause
les pratiques et les lieux de travail non conformes à l’éthique.

Article 67: L’infirmier doit respecter le droit du patient de prendre connaissance


des documents qui le concernent dans un dossier infirmier qu’il a
constitué à son sujet.

Article 68 : L’infirmier se doit d’honorer et faire honorer sa profession. Il doit faire


preuve d’une haute moralité et de plus grande dignité dans sa vie
professionnelle et privée.

Article 69 : L’infirmier est tenu dans la mesure de ses possibilités de contribuer


à l’élévation culturelle, morale et sociale de sa profession, par
l’échange de ses connaissances et son expérience avec les autres
collègues et les apprenants, et par sa participation aux cours et aux
stages de formation continue.

Article 70 : L’infirmier appelé à collaborer avec un autre collègue de profession


doit préserver son indépendance professionnelle.
21

CHAPITRE III : DROITS DE L’INFIRMIER

Article 71 : L’Infirmier a droit à des honoraires dus aux actes tels que fixés par le
Conseil national après approbation du Ministre ayant la Santé
publique dans ses attributions.

Article 72 : l’infirmier a droit à maintenir à jour ses connaissances


professionnelles. L’Etat ainsi que l’Ordre organisent cette formation.

Article 73 : L’Infirmier a droit au respect et à la protection dans l’exercice de sa


profession.
Article 74 : L’Infirmier a le droit ¿e refuser tout acte susceptible de porter
préjudice à sa dignité.
Article 75 : En vertu du principe de confraternité et de solidarité qui régissent les
relations entre infirmiers, l’Infirmier peut renoncer aux honoraires liés
à ses prestations en faveur d’un collègue malade.

Article 76 : L’Infirmier doit fournir à la personne confiée à ses services toutes les
explications nécessaires à la compréhension de son relevé
d’honoraires et des modalités de paiement.

Article 77: L’infirmier a droit à une vie décente, au respect et à la considération


des pairs et des collaborateurs.

Article 78 : Pour exercer en secteur libéral, l’infirmier doit obtenir une


autorisation de l’Ordre délivrée sur base d’un dossier de capacité
professionnelle et d’un certificat de recyclage en la matière.

Article 79 : L’infirmier doit présenter au patient la grille tarifaire de différentes,


prestations sanitaires fixées par la loi.

Article 80 : L’infirmier qui exerce en secteur libéral doit s’abstenir de tout acte de
nature à lui procurer un avantage matériel injustifié ou illicite.
22

Article 81 : L’infirmier doit s’abstenir d’exiger le paiement anticipé de ses


honoraires. Il doit néanmoins prévenir le bénéficiaire du coût
approximatif de ses services.

Article 82 : Avant de recourir à la justice contre la personne ayant bénéficié de


ses services, l’infirmier doit épuiser les moyens de recours légaux à
sa disposition pour obtenir le paiement de ses honoraires.

Article 83 : L’infirmier doit assurer un paiement décent à ses employés infirmiers


et autres membres de son personnel ; le barème salarial qu’il applique ne doit
pas être en deçà de celui fixé par la loi.

Article 84 : Un infirmier ne doit pas s’installer dans l’immeuble ou parcelle habité


par un autre confrère en exercice sans l’agrément de celui-ci ou, à défaut de cet
accord sans l’autorisation du Conseil Provincial de l’ordre, à moins qu’il ne
s’agisse de praticiens exerçant des spécialités différentes.

CHAPITRE IV: LE SECRET PROFESSIONNEL

Article 85 : Le secret professionnel s’impose à tout infirmier et à tout apprenant


en sciences infirmières dans les conditions prévues par la loi. Il
considère le secret professionnel comme un devoir moral.

Article 86 : L’infirmier ne peut être délié de l’obligation de secret professionnel


qu’avec l’autorisation expresse du malade ou dans le cas prévus par
la loi.

Article 87 : L’infirmier doit s’abstenir de divulguer les rapports, décisions


sanitaires et faits susceptibles de causer préjudice au patient, sauf si
la loi l’ordonne.
23

Article 88 : L’infirmier doit s’abstenir de faire usage de tous renseignements de


nature confidentielle au préjudice du patient, ou dans le but d’obtenir
directement un avantage pour lui-même ou pour autrui.

Article 89 : L’infirmier doit éviter toute violence physique, verbale ou


psychologique envers le bénéficiaire de soins et services.

Article 90 : L’infirmier doit prendre les moyens raisonnables afin de s’assurer


que les personnes sous son autorité, sa supervision ou son emploi
ne divulguent des renseignements de nature confidentielle
concernant le bénéficiaire de soins et services.

Article 91 : L’infirmier qui demande à un bénéficiaire de soins et/ou de services


de lui révéler des renseignements de nature confidentielle est tenu
d’informer ce dernier des raisons ou de l’utilisation qui peut en être
faite.
Article 92 : L’infirmier doit éviter les conversations indiscrètes au sujet d’un
patient, ou de services qui lui sont rendu.

CHAPITRE VI: FORMATION ET RECHERCHE

Article 93 : L’Infirmier doit contribuer au développement de la profession


infirmière par la formation et la recherche scientifique selon les
normes requises.

Article 94 : L’Infirmier peut engager et collaborer aux travaux de recherche,


diffuser et utiliser leurs résultats pour faire progresser la profession
infirmière.
Article 95 : L’Infirmier doit s’abstenir de collaborer à un projet de recherche sur
des êtres humains qui n’a pas été approuvé par le comité d’éthique de
la recherche.
24

Il avise le comité d’éthique de la recherche ou toute autre instance appropriée


lorsque la recherche ou son déroulement lui semble non conforme aux principes
scientifiques et aux normes éthiques généralement reconnus.

Article 96 : L’Infirmier doit contribuer de manière active à la formation des


apprenants ou stagiaires qui lui sont confiés, ainsi que l’aptitude et de
perfectionnement du personnel dont il est responsable.
A cet effet, l’infirmier doit assurer l’encadrement pratique des stagiaires sans
exigence de rémunération supplémentaire.

CHAPITRE VI : SYMBOLES ET PUBLICITE

Article 97: L’infirmier doit éviter toute publicité susceptible de dévaloriser l’image
de la profession.
Article 98 : L’infirmier doit éviter d’associer son titre professionnel à son nom
dans une publicité destinée au public afin de promouvoir la vente d’un
médicament ou d’une méthode susceptible de nuire à la santé.

Article 99 : Il est interdit à l’Infirmier d’insérer des annonces et autres


informations relatives à l’exercice des soins infirmiers dans les journaux ou dans
les publications et manuels non spécifiques à la santé humaine.

Article 100 : L’Infirmier doit s’abstenir dans ses déclarations, publications ou


conférence débat de tout ce qui est incompatible avec sa dignité et
l’honneur collectif de la personne humaine et de la profession
infirmière.

Article 101: L’Infirmier doit s’abstenir de comparer la qualité de ses services à


celle des autres collègues infirmiers dans le but de les discréditer ou
de les dénigrer.
25

Article 102 : L’Infirmier doit éviter d’utiliser un témoignage en appui à sa


publicité, ou de reconnaissance qui le concerne.

Article 103 : Toute publicité faite par un Infirmier doit être de nature à informer
adéquatement une personne qui n’a pas une connaissance
particulière du domaine visé par la publicité.

Article 104 : L’Infirmier doit conserver une copie de toute publicité qu’il a faite
pendant une période d’au moins cinq ans suivant la date de la
dernière diffusion de cette publicité.

Article 105 : L’Infirmier est autorisé à utiliser le symbole de l’Ordre uniquement


produit par le Conseil National.

CHAPITRE VII : DISCIPLINE

Article 106 : Les fautes professionnelles, les abus et les fraudes mentionnées
au code de déontologie sont soumis à la commission disciplinaire de
première instance et, en appel, à la commission disciplinaire du
Conseil National.
Article 107 : Les sanctions applicables par la commission de première instance
sont :
1. Avertissement ;
2. Blâme avec ou sans publication ;
3. Interdiction temporaire d’exercer une ou la totalité des fonctions
infirmières et ne dépassant pas trois mois.

Article 108 : Les sanctions applicables par la commission disciplinaire du


Conseil National sont :
26

1. Interdiction permanente, avec ou sans sursis, du droit de dispenser


les soins aux patients ou d’être enseignant dans la formation de base
et continue des infirmiers ;
2. Radiation au tableau de l’ordre.

Article 109 : Le Conseil Provincial peut être saisi par le Conseil National
agissant de sa propre initiative ou à la suite d’une dénonciation de
toute autre personne.

Article 110 : L’Infirmier visé par une plainte ou une dénonciation comparait
personnellement, assisté éventuellement de son avocat, dans les
trente jours suivant la signification.
Article 111 : Tout membre de la Commission de discipline peut être récusé par
l’infirmier en cause pour l’un des motifs ci-après :
1. Un intérêt personnel dans l’affaire ;
2. Existence d’un lien de parenté ou d’alliance, jusqu’au quatrième
degré inclus, d’une personne ayant un intérêt personnel dans l’affaire ;
3. Existence d’une inimitié grave entre le membre et l’infirmier en cause.
Le Conseil statue sur la récusation, et sa décision n’est susceptible d’aucun
recours. Le membre récusé se déporte.

Article 112 : Aucune décision ne peut être fondée sur des motifs du genre,
d’ordre religieux, philosophique, politique, racial, ethnique ou
syndical.
Les décisions sont notifiées par simple lettre avec accusé de
réception ou lettre recommandée à l’infirmier en cause au Conse1
National.

Article 113 : Si la décision est rendue par défaut, l’infirmier concerné peut faire
opposition dans un délai de trente jours francs à compter de la
réception de la notification de la décision. L’opposition est formée
27

par lettre simple ou recommandée avec accusé de réception


adressée à la commission du ressort qui a rendu la décision.

Article 114 : L’infirmier frappé d’une sanction disciplinaire peut, dans les trente
jours qui suivent la notification de la décision, interjeter appel contre
celle-ci.

Le Conseil national est l’instance d’appel pour les décisions rendues


par les conseils provinciaux.

En outre, il connait en révision les décisions qui ne sont plus


susceptibles d’appel. Le Conseil provincial connait en appel les
décisions rendues par le Conseil Urbain ou Territorial
Article 115 : L’exercice de l’action disciplinaire n’est pas suspensif des
poursuites judiciaires, des actions civiles en réparation d’un
dommage ni de l’action disciplinaire devant l’administration ou
l’entreprise dont dépend l’infirmier fonctionnaire ou employé.

Article 116 : La commission nationale de discipline comprend sept membres.


Le Président du conseil national nomme les membres de la
commission nationale de discipline et met fin à leurs fonctions sur
proposition du troisième vice-président du conseil national, le
conseil entendu. Le président de la commission nationale de
discipline est élu par ses pairs. Il est investi par une décision du
Président du Conseil National.
Article 117 : La Commission provinciale de discipline comprend sept membres.
Le Président du conseil national nomme les membres de la
commission provinciale et met fin à, leurs fonctions sur proposition
du conseil provincial.
Le Président de la Commission provinciale de discipline est élu par ses pairs.
28

Il est investi par une décision du président du conseil national.

Article 118 : Les membres de la commission ayant participé à l’instruction d’une


action disciplinaire sont tenus au secret de l’instruction ou de
délibération, et en général pour tout ce qui concerne les faits dont ils
ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions.

Article 19 : Tout infirmier frappé par une décision temporaire ou définitive


d’exercer est privé de droit de :
1. Participer aux décisions des conseils
2. Etre éligible comme membre dans un conseil.

Article 120 : Tout membre d’un conseil de l’Ordre est déchu de plein droit de
son mandat lorsqu’il est frappé d’une décision, d’une sanction
disciplinaire ou condamné par une décision définitive, pour un
manquement au code de déontologie.

Article 121 : Les décisions définitives en matière disciplinaire font l’objet de


publication dans le journal professionnel.

Article 122 : La commission nationale de discipline siège au premier et dernier


ressort pour les fautes commises par les animateurs des organes
de l’Ordre.

Article 123 : La Commission de discipline est formée par l’ensemble des


membres de la de la Commission et présidé son Président. Les
décisions se prennent à la majorité simple de ses membres
siégeant en matière disciplinaire et assisté
par un Conseiller juridique.
29

Article 124 : Les réunions de la commission de discipline sont convoquées et


présidées par son Président. Il veille à l’exécution de la sanction
prise à l’égard de l’intimé.

Article 125 : Le responsable d’éthique et déontologie est chargé du Secrétariat


de la, Commission de discipline, Il doit notamment veiller à la
préparation, à la rédaction des Procès-Verbaux et au classement
des dossiers de la Commission.

Article 126 : Les décisions rendues par la Commission Nationale de discipline


sont notifiées à l’intéressé par le Président du Conseil National de
l’Ordre.

Le présent article s’applique mutatis mutandis pour le Conseil


Provincial.

Article 127: Les membres de la commission de discipline sont tenus designer un


acte d’engagement présent dans le Code de déontologie.

Article 128 : L’acte d’engagement prévu à l’article 120 est ainsi libellé :

“Je soussigné(e)……………………………………………………………m’engage
personnellement sans contrainte en ma qualité de ……................ de la
commission de discipline de l‘Ordre des Infirmiers à statuer sur un dossier
disciplinaire…………………………de chaque infirmier inscrit au tableau de
l’ordre en toute impartialité et ce conformément aux prescrits de la loi
n°16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement
de l’Ordre des Infirmiers en République Démocratique du Congo, du Code
de déontologie et Règlement Intérieur de l’Ordre.
30

Et je m’oblige en outre à ne pas poser des actes de nature à compromettre


le respect des principes d’éthique, de moralité, de probité, de compétences
et dévouement indispensables à l’exercice de ¡a profession infirmière.
L’inobservance de cet acte m’expose à des sanctions administratives,
nonobstant les sanctions pénales, s’il y a lieu”.

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