Cours D Etique Et Deontologie
Cours D Etique Et Deontologie
I. ETHIQUE
Plan du cours
Définitions de concepts
II. DEONTOLOGIE
Plan du cours
DEFINITIONS DE CONCEPTS
L'éthique peut également être définie comme une réflexion sur les comportements à adopter
pour rendre le monde humainement habitable. En cela, l'éthique est une recherche d'idéal de
société et de conduite de l'existence.
Dans "Le capitalisme est-il moral ?" (Albin Michel), le philosophe André Comte-Sponville
distingue l'ordre moral de l'ordre éthique. Pour lui, la morale est ce que l'on fait par devoir (en
mettant en oeuvre la volonté) et l'éthique est tout ce que l'on fait par amour (en mettant en
œuvre les sentiments).
Morale: Théorie relative à la conduite humaine en tant qu'elle a le bien pour objet.
Elle se réfère aussi aux mœurs, aux habitudes et aux règles de conduite admises et pratiquées
par la société comme relevant du bien.
Elle se réfère également aux institutions qui permettent à une société d'atteindre ses objectifs,
plus particulièrement aux institutions d'ordre juridique ou quasi-juridique
Déontologie: Ensemble des devoirs, des obligations et des responsabilités qui incombent à
une personne lors de l'exercice de ses fonctions.
Obligation: Lien d'ordre éthique qui assujettit l'action de l'individu aux impératifs du devoir.
Responsabilité: Obligation qui consiste d'une part à rendre compte de ses actes et de ceux
dont on a la charge, et d'autre part, à assumer les conséquences de ses actes
Valeur: Ce qui est vrai, beau et bien, selon un jugement personnel plus ou moins en accord
avec celui de la société dans laquelle on vit.
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La valeur est donc liée à nos aspirations individuelles ou collectives; elle constitue une
préférence et une référence pour la conduite qui inspire nos gestes et nos décisions.
1 L'éducation
Éduquer c'est, d'une manière générale, former et développer l'être humain et, d'une manière
particulière, former et développer l'esprit humain.
Les mesures et les actions qui s'imposent sont prises pour que soient assurés les besoins de
formation et de développement des membres de la société.
2 La culture
3 Le pluralisme
Les êtres humains sont à la fois multiples et individuels dans leurs croyances, leurs opinions,
leurs tendances et dans leurs mentalités. Il s'agit là d'une richesse qui fait partie du patrimoine
mondial.
4 Le multiculturalisme
5 Le travail
Le travail, qu'il soit rémunéré ou bénévole, a une valeur sociale indéniable. En regard de sa
mission de développement de la personne humaine.
6 Le développement technologique
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7 La vie et la santé
Dans l'exercice de leurs fonctions, les membres respectent leurs obligations envers la vie et la
santé.
8 Le bien-être : veiller au bien-être des membres de la société c'est d'abord et avant tout
veiller à la satisfaction de besoins d'ordre moral et d'ordre intellectuel de tels membres.
9 L'environnement
L'environnement fait partie du patrimoine humain et les humains en sont les fiduciaires et les
gardiens. L'humanité ne peut se désintéresser du milieu écologique où elle vit.
Le développement humain durable signifie... que nous devons utiliser nos ressources naturelles
selon des modalités qui n'engendreront pas de dettes écologiques liées à une surexploitation
de la capacité de charge et de la capacité productive de la planète. Aussi, dans l'exercice de
leurs fonctions, les membres prennent des mesures pour ne pas altérer ces conditions d'une
manière telle qu'elles aient une influence négative sur la qualité, voire sur l'existence, de la vie
et de la nature.
10 La solidarité
La solidarité s'exprime par une vive conscience d'une communauté d'intérêts qui entraîne
l'obligation morale de servir les membres de la société et, le cas échéant, de porter assistance
à ces membres.
1 La loyauté
Les membres font preuve de loyauté, c'est-à-dire ils sont entièrement fidèles à leurs
engagements envers la communauté.
La loyauté implique une adhésion à la mission et donc aux grandes orientations et aux
objectifs poursuivis par la communauté. La loyauté entraîne la défense des intérêts de la
communauté.
2 La solidarité
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La solidarité s'exprime par une vive conscience d'une communauté d'intérêts qui entraîne
l'obligation morale d'assister les membres de la communauté. Œuvrant dans une institution
d'intérêt public, l'on se doit de faire preuve de solidarité.
3 L'engagement
L'engagement est une attitude d'une personne qui, prenant conscience de son appartenance à
la communauté, renonce à une position de simple spectateur et devient acteur, partenaire pour
l'avenir même de la communauté.
4 L'entraide
L'entraide consiste à accorder son aide à l'un ou l'autre des membres de la communauté aux
fins d'une meilleure atteinte des objectifs communautaires.
5 L'interdisciplinarité
6 La collaboration
1 La compétence
Elle suppose la mise à jour de ses connaissances et, dans le cas des infirmiers , d'une
adaptation constance de techniques aux fins d'assurer une prise en charge adequate des
patients soumis a votre soins.
sacrifier la rigueur lors de la médiatisation des travaux de recherche. L'assiduité L'exercice des
attributions de son emploi au mieux de sa compétence implique nécessairement l'exercice de
l'assiduité.
2 L'intégrité scientifique
Les comportements et les attitudes qui prévalent lors de l'exécution des travaux
d'enseignement, de recherche ou de création assurent la sauvegarde des valeurs
fondamentales liées à l'intégrité scientifique.
3 La propriété intellectuelle
Les comportements et les attitudes qui prévalent lors de l'exécution des travaux
d'enseignement, de recherche ou de création assurent la sauvegarde des valeurs
fondamentales liées à la propriété intellectuelle
4 La probité
L'exercice de sa fonction se fait avec honnêteté, justice et intégrité, soit avec probité absolue.
5 La transparence
Celui qui est investi d'un pouvoir rend compte de ses actes d'une manière transparente, c'est-
à-dire en laissant paraître la réalité toute entière, sans qu'elle soit altérée ou biaisée.
La transparence implique de rendre l'information accessible aux tiers, incluant les membres de
son organisation.
6 La continuité
La continuité exige de s'assurer que, lors de la passation du pouvoir, tout ce qui est nécessaire
à l'exercice dudit pouvoir soit accessible. Elle comporte également l'exigence de s'assurer que
les actions posées ne mettent pas en péril les acquis institutionnels. La continuité comporte
aussi la nécessité de tenir à jour les documents de gestion.
7 L'efficience
L'efficience est une valeur qui fait en sorte que l'on obtient un rendement optimal tout en
maintenant une utilisation minimale des ressources.
8 La diligence
La diligence fait en sorte que l'on est empressé dans l'exécution de son travail. Toutefois,
l'empressement est tel que le travail se fait avec soin attentif, minutie et application.
9 La conformité
Les membres s'assurent que leurs activités sont conformes aux lois, règlements, politiques et
procédures qui s'appliquent à l'Université.
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10 L'équilibre
L'équilibre implique une juste utilisation des moyens en fonction des ressources disponibles,
des contraintes et des limites, dans un contexte d'environnement évolutif.
11 Le désintéressement
Le désintéressement est une valeur qui fait en sorte que, dans l'exercice de ses fonctions, l'on
se détache de tout intérêt personnel.
13 L'imputabilité
L'imputabilité est cette possibilité de considérer une personne, du point de vue matériel et
éthique, comme responsable de ses actions. Il revient à toute personne impliquée dans le
devenir de la structure sanitaire, d’assumer ses responsabilités, c'est-à-dire de répondre, d'être
garant, de ses propres actions ou de celles des personnes dont elle a la charge.
Les membres sont donc conscients que lors de l'exercice de leurs fonctions ils sont réputés
responsables de leur bonne comme de leur mauvaise gestion. Plus particulièrement, ils sont
responsables, devant la société, de l'administration des sommes d'argent qui leur sont confiées,
que ces sommes proviennent de fonds externes (deniers publics ou privés) ou de fonds
internes.
1 L'égalité
L'égalité signifie que dans leurs rapports les individus traitent d'égal à égal; ils sont de même
rang et ils ont les mêmes droits.
2 La dignité
La dignité se manifeste par un traitement fait avec respect. Le respect s'exprime d'abord par la
considération que l'on témoigne à une personne en raison de la valeur qu'on lui reconnaît.
Le respect s'exprime aussi par la politesse et par la courtoisie dans ses relations
interpersonnelles. La pratique de la courtoisie et de la politesse à l'égard des individus contribue
à maintenir et à développer un climat de travail dynamique et stimulant, ouvert au changement.
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Le traitement des personnes avec respect a comme corollaire le rejet de toute forme de
menace, de contrainte, de harcèlement et de discrimination. Ainsi, il n'y a pas de discrimination
de quelque manière que ce soit à l'endroit des personnes pouvant être embauchées, évaluées,
promues, congédiées ou dont le contrat ne serait pas renouvelé, notamment à cause de leur
lien de parenté avec un membre de la structure ou de leurs relations interpersonnelles.
Le respect implique également une attitude de réserve, de retenu c'est-à-dire une attitude qui
consiste essentiellement à se garder de tout excès dans ses propos et ses jugements. La
réserve exige de respecter le secret de faits ou d'informations qui, s'ils étaient dévoilés,
pourraient porter atteinte à la vie privée, même si leur divulgation n'est pas expressément
interdite et même si ces faits ou ces informations sont accessibles à d'autres personnes. La
discrétion Le traitement des personnes avec respect nous oblige à la discrétion, cette qualité
qui consiste à savoir garder les secrets d'autrui( patients)
3 La fraternité
La fraternité est le lien qui existe entre les individus considérés comme membres de la famille
humaine. Les membres de la communauté partagent le sentiment profond de ce lien.
4 La liberté
5 La justice
Les membres font preuve de justice; ils donnent une juste appréciation, reconnaissance et
respect des droits et des mérites de chacun. Dans l'appréciation de ce qui est dû à chacun, les
membres règlent leur conduite sur la notion naturelle de juste ou d'injuste et sur la conformité
de leurs actes au droit naturel.
6 L'équité :
L'équité implique un traitement juste et égal pour toute personne, sans distinction, exclusion ou
préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil,
l'âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition
sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.
7 L'impartialité
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L'impartialité consiste à éviter toute préférence ou parti pris que ne peut justifier la justice ou
l'équité. Ainsi, les membres traitent les personnes avec objectivité, sans préjugé ni parti pris,
notamment idéologique.
b) Le harcèlement sexuel;
d) La propriété intellectuelle
h) Le protecteur universitaire;
Plan du cours
2. Acte infirmier: tout acte posé par un infirmier par lequel il s’engage, (dans le
cadre de son rôle propre, à fournir un service à un individu, une famille ou une
communauté; ce rôle concerne également les actes mixtes.
3. Euthanasie : acte médical consistant à provoquer intentionnellement la mort
d’un patient afin de soulager ses souffrances physiques ou morales considérées
comme insupportables, soit en agissant à cette fin, soit en s’abstenant d’agir;
4. Exercice infirmier : tout acte qui identifie les besoins de santé des personnes
et des groupes, contribue aux méthodes de diagnostic, prodigue et contrôle les
soins infirmiers que requièrent la promotion de la santé, la prévention de la
maladie, le traitement et la réadaptation, ainsi que le fait de prodiguer des soins
selon une ordonnance médicale;
5. Faute professionnelle: tout manquement à un devoir et/ou à une règle dont
les gestes ou les actes en constituent une violation de la relation thérapeutique
que l’infirmier entretient avec les malades;
6. Fraude: tout acte accompli de mauvaise foi dans l’exercice des fonctions
infirmières dans le but de tromper;
7. Infirmier: toute personne qui ayant une formation en sciences infirmières
officiellement reconnue, est capable d’assumer le rôle principal dans la définition
et l’application des normes, à la recherche et à l’enseignement clinique;
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9. Autonomisation
10. Continuité
11. Humanisation des soins.
Article 1 8: L’Infirmier est tenu, dans le cadre de ses fonctions, de prendre les
précautions nécessaires pour assurer la sécurité des personnes confiées à ses
services.
Article 19: L’Infirmier doit éviter toute forme d’imprudence et de négligence dans
les soins et traitements prodigués au malade. Il intervient promptement auprès
de la personne confiée à ses services lorsque l’état de santé de ce dernier
l’exige.
Il assure la surveillance requise de l’état de santé de ladite personne.
Il prend les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et
traitements.
Article 20: L’infirmier doit respecter le droit du malade de prendre connaissance
des documents qui le concernent dans un dossier infirmier qu’il a constitué à son
sujet.
Article 21: L’Infirmier peut refuser l’accès à une personne désireuse d’un
renseignement contenu dans un dossier constitué à son sujet lorsque la
divulgation entraînerait vraisemblablement un préjudice grave pour elle ou pour
un tiers. Le cas échéant, la personne formule une demande écrite.
Article 22 : En cas de catastrophe naturelle ou en cas de danger public,
l’infirmier ne peut abandonner ses malades sauf sur ordre officiel de l’autorité
sanitaire et administrative ayant qualité à cet effet ou lorsque les conditions
sécuritaires deviennent contraignantes.
Section 2 : DEVOIRS ENVERS LE PUBLIC
Article 23: L’Infirmier doit éviter d’inciter quelqu’un de façon insistante à recourir
à ses services professionnels ou à collaborer à une recherche.
Article 24: L’Infirmier doit éviter de faire usage de son nom à des fins
publicitaires; cela constitue un fait dérogatoire à la dignité de la profession
infirmière.
Section 3: DEVOIRS ENVERS LES PAIRS ET L’EQUIPE DE SANTE
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Article 25: L’Infirmier doit éviter d’induire en erreur, de surprendre la bonne foi
ou d’utiliser des procédés déloyaux en l’encontre des autres membres de
l’équipe de santé.
Article 26: L’Infirmier est appelé, dans la mesure de ses possibilités, d’échanger
ses connaissances et expériences avec ses pairs et les autres professionnels de
santé.
Article 27: L’infirmier collabore étroitement avec les autres membres de l’équipe
de santé et maintient avec eux des relations harmonieuses tout en gardant
l’honneur et l’autonomie de la profession.
Article 28 : L’infirmier partage les valeurs professionnelles de respect, de
réactivité, de compassion, de loyauté et d’intégrité avec ses collègues.
Article 29 : L’infirmier entretient, avec ses pairs et avec les autres membres de
l’équipe de santé, des rapports de collaboration empreints de respect.
Article 30 : L’infirmier prend toute mesure nécessaire pour protéger l’individu
lorsqu’un collègue ou une autre personne lui donne des soins qui le mettent en
danger.
Article 31 : L’infirmier prend les mesures nécessaires pour aider et guider ses
collègues à promouvoir une conduite respectueuse de règles d’éthique.
Article 32 : L’infirmier doit répondre dans les meilleurs délais possibles à tout
appel ou correspondance lui adressée par l’Ordre des infirmiers ou l’un de ses
organes.
Article 33: L’infirmier doit s’abstenir de calomnier un collègue, de médire de lui,
ou de se faire écho de propos capables de lui nuire dans sa vie privée ou dans
l’exercice de sa profession.
Article 34: L’infirmier coopère avec les membres des autres professions de
santé et maintient avec eux des relations harmonieuses, tout en gardant son
indépendance professionnelle.
Section 4: DEVOIRS DE CONFRATERNITE ET DE SOLIDARITE
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Article 35 : Les Infirmiers doivent entretenir, entre eux, de bons rapports pour
l’intérêt du bénéficiaire de leurs services. Ceux qui ont des dissentiments, entre
eux, doivent chercher la conciliation.
Article 36 : Les infirmiers se doivent une assistance morale.
L’Infirmier a pour devoir de prendre la défense d’un confrère injustement attaqué.
Section 5 : DEVOIRS ENVERS LA PRATIQUE ET LA PROFESSION
Article 37: L’infirmier est appelé à porter secours en cas d’urgence à toute
personne en danger, dans les limites de ses responsabilités professionnelles et
de ses moyens.
Article 38:Tout infirmier est délié du devoir d’obéissance, lorsque l’ordre reçu est
manifestement contraire à la bonne moralité ou lorsque celui-ci peut porter
atteinte à la santé du malade.
Article 39: L’infirmier ne doit en aucun cas favoriser le charlatanisme.
Article 40: L’infirmier a l’obligation de dénoncer toute personne qui se livre à
l’exercice illégal de l’art de soigner. Il ne peut couvrir ou favoriser tout acte de
nature à porter atteinte à l’honneur et à la dignité de la profession infirmière.
Article 41: L’Infirmier doit dénoncer tout acte susceptible de nuire à sa dignité et
à sa profession.
Article 42: L’Infirmier ne peut, dans l’exercice de sa profession, se soustraire de
sa responsabilité, en toutes circonstances.
Article 43: L’infirmier doit signaler tout incident ou accident qui résulte
involontairement de son intervention ou de son omission.
Article 44: L’Infirmier doit s’abstenir d’exercer sa profession lorsqu’il est dans un
état susceptible de compromettre la qualité des soins et des services,
notamment s’il est sous l’influence de boisson alcoolique, de stupéfiants,
d’hallucinogènes, de préparations narcotiques, anesthésiques ou toute autre
substance pouvant produire l’ivresse, l’affaiblissement ou la perturbation des
facultés mentales.
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Article 45: L’Infirmier est appelé, tout en tenant compte des limites de ses
habiletés, à agir avec compétence dans l’accomplissement de ses obligations
professionnelles.
Article 46: L’Infirmier doit tout faire pour maintenir à jour ses connaissances
professionnelles. Il se doit également de relever le niveau de ses compétences
professionnelles afin d’offrir des services et soins selon les normes de pratique
reconnues.
Article 47: L’Infirmier doit sauvegarder en tout temps son indépendance
professionnelle.
Il doit notamment exercer sa profession avec objectivité et faire abstraction de
toute intervention d’un tiers qui pourrait influer sur l’exécution de ses obligations
professionnelles au préjudice de la personne confiée à ses services.
Article 48: L’Infirmer doit éviter toutes sortes d’harcèlement, d’intimidation ou de
menace vis-à-vis de bénéficiaire de soins et de tout autre membre de l’équipe de
santé.
Article 49: L’infirmier doit réaliser toute activité lui confiée par l’Ordre, pour
l’intérêt de la profession.
Article 50: L’Infirmier doit s’abstenir de la vente illicite des médicaments,
d’appareils ou de produits ayant un rapport avec son activité professionnelle.
Article 51 : L’infirmier doit veiller à son aspect extérieur qui doit être avenant,
son équilibre personnel et à son désir de perfectionnement permanent.
Article 52: L’infirmier doit respecter l’uniforme règlementaire par le port d’une
tenue soignée, ample et plaisante. Il doit proscrire les bijoux ou tout autre
ornement dans sa pratique.
Article 53 : L’infirmier doit fournir suffisamment d’informations pour permettre au
patient de donner son consentement aux soins infirmiers et/ou médicaux et
d’exercer son droit de choisir d’accepter ou de refuser un traitement.
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Article 62 : L’infirmier fait preuve en tout temps d’une conduite personnelle qui
honore sa profession, améliore son image et renforce la confiance du
public dans le personnel infirmier.
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Article 63 : Lorsque l’infirmier dispense des soins, il s’assure que le recours aux
technologies et aux pratiques scientifiques les plus récentes est
compatible avec la sécurité, la dignité et les droits des personnes.
Article 64 : L’infirmier s’efforce de susciter et d’entretenir une culture de pratique
propice à un comportement respectueux de la déontologie et au
dialogue ouvert.
Article 65 : Par l’intermédiaire de son organisation professionnelle, l’infirmier
participe, dans le domaine des soins infirmiers, à l’instauration d’un
environnement favorable à la pratique, de même qu’à la création et au
maintien de conditions d’emploi et de travail équitables et sûres.
Article 66 : L’infirmier contribue à l’instauration d’un environnement
organisationnel respectueux des règles de l’éthique. Il met en cause
les pratiques et les lieux de travail non conformes à l’éthique.
Article 71 : L’Infirmier a droit à des honoraires dus aux actes tels que fixés par le
Conseil national après approbation du Ministre ayant la Santé
publique dans ses attributions.
Article 76 : L’Infirmier doit fournir à la personne confiée à ses services toutes les
explications nécessaires à la compréhension de son relevé
d’honoraires et des modalités de paiement.
Article 80 : L’infirmier qui exerce en secteur libéral doit s’abstenir de tout acte de
nature à lui procurer un avantage matériel injustifié ou illicite.
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Article 97: L’infirmier doit éviter toute publicité susceptible de dévaloriser l’image
de la profession.
Article 98 : L’infirmier doit éviter d’associer son titre professionnel à son nom
dans une publicité destinée au public afin de promouvoir la vente d’un
médicament ou d’une méthode susceptible de nuire à la santé.
Article 103 : Toute publicité faite par un Infirmier doit être de nature à informer
adéquatement une personne qui n’a pas une connaissance
particulière du domaine visé par la publicité.
Article 104 : L’Infirmier doit conserver une copie de toute publicité qu’il a faite
pendant une période d’au moins cinq ans suivant la date de la
dernière diffusion de cette publicité.
Article 106 : Les fautes professionnelles, les abus et les fraudes mentionnées
au code de déontologie sont soumis à la commission disciplinaire de
première instance et, en appel, à la commission disciplinaire du
Conseil National.
Article 107 : Les sanctions applicables par la commission de première instance
sont :
1. Avertissement ;
2. Blâme avec ou sans publication ;
3. Interdiction temporaire d’exercer une ou la totalité des fonctions
infirmières et ne dépassant pas trois mois.
Article 109 : Le Conseil Provincial peut être saisi par le Conseil National
agissant de sa propre initiative ou à la suite d’une dénonciation de
toute autre personne.
Article 110 : L’Infirmier visé par une plainte ou une dénonciation comparait
personnellement, assisté éventuellement de son avocat, dans les
trente jours suivant la signification.
Article 111 : Tout membre de la Commission de discipline peut être récusé par
l’infirmier en cause pour l’un des motifs ci-après :
1. Un intérêt personnel dans l’affaire ;
2. Existence d’un lien de parenté ou d’alliance, jusqu’au quatrième
degré inclus, d’une personne ayant un intérêt personnel dans l’affaire ;
3. Existence d’une inimitié grave entre le membre et l’infirmier en cause.
Le Conseil statue sur la récusation, et sa décision n’est susceptible d’aucun
recours. Le membre récusé se déporte.
Article 112 : Aucune décision ne peut être fondée sur des motifs du genre,
d’ordre religieux, philosophique, politique, racial, ethnique ou
syndical.
Les décisions sont notifiées par simple lettre avec accusé de
réception ou lettre recommandée à l’infirmier en cause au Conse1
National.
Article 113 : Si la décision est rendue par défaut, l’infirmier concerné peut faire
opposition dans un délai de trente jours francs à compter de la
réception de la notification de la décision. L’opposition est formée
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Article 114 : L’infirmier frappé d’une sanction disciplinaire peut, dans les trente
jours qui suivent la notification de la décision, interjeter appel contre
celle-ci.
Article 120 : Tout membre d’un conseil de l’Ordre est déchu de plein droit de
son mandat lorsqu’il est frappé d’une décision, d’une sanction
disciplinaire ou condamné par une décision définitive, pour un
manquement au code de déontologie.
Article 128 : L’acte d’engagement prévu à l’article 120 est ainsi libellé :
“Je soussigné(e)……………………………………………………………m’engage
personnellement sans contrainte en ma qualité de ……................ de la
commission de discipline de l‘Ordre des Infirmiers à statuer sur un dossier
disciplinaire…………………………de chaque infirmier inscrit au tableau de
l’ordre en toute impartialité et ce conformément aux prescrits de la loi
n°16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement
de l’Ordre des Infirmiers en République Démocratique du Congo, du Code
de déontologie et Règlement Intérieur de l’Ordre.
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