Résolution des Équations aux Dérivées Partielles
Résolution des Équations aux Dérivées Partielles
R EMARQUE 1. La transformée de Laplace est utilisée souvent pour résoudre des problèmes avec conditions
initiales, c’est pourquoi on travaille en générale avec des fonctions définies sur R+ . Dans la cas où f : R → C,
la transformée de Laplace de f est définie par
Z +∞
L ( f ) (s) := f (t) · H(t)e−st dt.
0
1
b) Une condition suffisante d’existence de la transformée de Laplace
P ROPOSITION 1. Soit f : R+ → C une fonction continue par morceaux vérifiant
E XEMPLES 1.
1. La fonction d’Heaviside est une fonction objet.
2. La fonction t 7→ sin(t) · H (t) est une fonction objet.
2
3. La fonction t 7→ et · H (t) n’est pas une fonction objet.
α
α Re(s) > 0 (C si α = 0)
s
s
cos(ωt) Re(s) > 0
s2 + ω 2
ω
sin(ωt) Re(s) > 0
s2 + ω2
1
eαt Re(s) > Re(α)
s−α
s
cosh(ωt) Re(s) > 0
s2 − ω2
ω
sinh( at) Re(s) > 0
s2 − ω 2
n!
tn Re(s) > 0
s n +1
2
d) Propriétés
Linéarité
Soient α, β, α ∈ C.
P ROPOSITION 3. Supposons que L ( f ) (s) et L ( g) (s) existent pour un élément s ∈ C, alors L (α f + βg) (s)
existe et on a :
L (α f + βg) (s) = αL ( f ) (s) + βL ( g) (s).
s
E XEMPLE 3. Soit f : R → C une fonction admettant la transformé de Laplace L ( f (t)) (s) = . Alors,
s2 +3
s
1 s
L ( f (3t)) (s) = 32 = 2 .
3 s s + 27
+3
3
Translation
P ROPOSITION 5. Soit a > 0 et f : R → C une fonction objet. Alors,
E XEMPLES 2.
cos t − 2π , si t ≥ 2π
2π
L ( f (t)) (s) = e− 3 s L (cos(t)) (s)
− 2π s
=e 3 s .
2
s +1
2.
L (t − 1)2 H(t − 1) (s) = e−s L t2 H(t) (s)
2e−s
= 3 .
s
Multiplication par eαt
P ROPOSITION 6. Soient α ∈ C et f : R → C une fonction objet. Alors,
L eαt f (t) (s) = L ( f (t)) (s − α).
3
E XEMPLES 3.
1.
L e−4t t2 (s) = L t2 (s + 4)
2
= .
( s + 4)3
2.
L e2t sin(3t) (s) = L (sin(3t)) (s − 2)
3
= .
( s − 2)2 + 9
Fonctions périodiques
1
Z π
L ( f (t)) (s) = sin(t)e−st dt.
1 − e−sπ 0
Or
−1
Z π Z π
−st −st π −st
sin(t)e dt = sin(t)e 0
− cos(t)e dt
0 s 0
−1
Z π
−st π −st
= 2 cos(t)e 0
+ sin(t)e dt ,
s 0
e−πs + 1
Z π
donc sin(t)e−st dt = et par conséquent
0 s2 + 1
e−πs + 1
L ( f (t)) (s) = .
(1 − e−sπ )(s2 + 1)
Conjugué
P ROPOSITION 8. Soit f : R → C une fonction admettant une transformée de Laplace. Alors, f admet une
transformée de Laplace, de plus
L f (t) (s) = L ( f (t)) (s).
Produit de Convolution
D ÉFINITION 3. Soient f et g deux fonctions objets. Le produit de convolution de f et g est la fonction définie
par
Z t
( f ⋆ g)(t) := f (t − u) g(u) du, t ∈ R+ .
0
L ( f ⋆ g ) ( s ) = L ( f ) ( s ) × L ( g ) ( s ).
E XEMPLE 5.
t
Z
t−u
sin(u) du (s) = L et (s) × L (sin(t)) (s)
L e
0
1
= .
(s − 1)(s2 + 1)
4
Dérivation
P ROPOSITION 10. Soit f : R → C une fonction dérivable telle que f ∈ O et d’ordre exponentiel β. Si f ′ est
continue par morceaux, alors :
L f ′ (t) (s)= sL ( f (t)) (s) − f (0),
C OROLAIRE 1. Soit n ∈ N∗ et soit f : R → C une fonction n fois dérivable telle que f (k) ∈ O et d’ordre
exponentiel β k , pour chaque k = 0, · · · , n − 1. Si f (n) est continue par morceaux, alors :
L f (n) (t) (s) = sn L ( f (t)) (s) − sn−1 f (0) − sn−2 f ′ (0) − sn−3 f ′′ (0) − · · · − s f (n−2) (0) − f (n−1) (0),
E XEMPLE 6.
1
L (cos(2t)) (s) = L sin′ (2t) (s)
2
1
= × s × L (sin(2t)) (s) − sin(0)
2
s 2
= × 2
2 s +4
s
= 2 .
s +4
Primitive
P ROPOSITION 11. Soit f : R → C une fonction objet qui est continue. Alors,
Z t
1
L f ( x ) dx (s) = L ( f (t)) (s).
0 s
E XEMPLE 7.
t
Z
L (sin(t)) (s) = L cos( x ) dx (s)
0
1
= × L (cos(t)) (s)
s
1 s
= × 2
s s +1
s
= 2 .
s +1
Comportement asymptotique
Théorème 2 (Valeur initiale d’une fonction). Soit f : R → C une fonction objet qui est dérivable sur R+∗ .
Alors,
f (0+ ) = lim x L ( f (t)) ( x ).
x →+∞
5
Théorème 3 (Valeur finale d’une fonction). Soit f : R → C une fonction objet qui est dérivable sur R+∗ .
De plus, supposons que lim f (t) existe. Alors,
t→+∞
Plus généralement,
F (n) (s) = (−1)n L (tn f (t)) (s).
L −1 ( F ) ( t ) = f ( t ).
E XEMPLES 4.
1 1
1. Puisque L eit (s) = , alors L−1 (t) = eit H(t).
s−i s−i
s2
−1
2. L (t) = t2 H(t).
6
−1
s
√
3. L ( t ) = cosh ( 2t)H(t).
s2 − 2
6
−1 1
E XEMPLE 9. Déterminons L . On a
( s − 1)2 + 4
−1 1 t −1 1
L (t) = e L (t)
( s − 1)2 + 4 s2 + 4
e t −1
2
= L (t)
2 s2 + 4
et
= sin(2t)H(t).
2
P ROPOSITION 14 (Multiplication par e−as ). Soit a > 0. Si L−1 ( F (s)) (t) = f (t), alors
E XEMPLE 10.
se−πs
−1
L (t) = cos (t − π ) H(t − π ).
s2 + 1
E XEMPLE 11.
−1 3s 3 −1 2s
L 2
(t) = L (t)
4s + 1 2 (2s2 ) + 1
3 −1 s
= L ( F (2s)) (t) , avec F (s) = 2
2 s +1
3 −1 t
= L ( F (s))
4 2
3 t
= cos H(t).
4 2
E XEMPLE 12. ′ !
−1 3s 3 1
L ( t ) = − L −1 (t)
( s2 + 1)2 2 s2 + 1
3 −1 1
= ×t×L (t)
2 s2 + 1
3t
= sin(t)H(t).
2
7
E XEMPLE 13.
−1 2 −1 F (s) 2
L 2
(t) = L (t) , avec F (s) =
s ( s + 4) s s2 +4
Z t
= sin(2x ) dx
0
cos(2t) 1
=− + .
2 2
E XEMPLE 14.
−1 s 1
L 2
(t) = sin′ (2t)H(t)
s +4 2
= cos(2t)H(t).
P ROPOSITION 18 (Produit).
L−1 ( F (s) × G (s)) (t) = L−1 ( F (s)) ⋆ L−1 ( G (s)) (t).
E XEMPLE 15.
−1 1 1 1−1 −1 1
L × (t) = L ⋆L (t)
s−1 s−2 s−1 s−2
= et ⋆ e2t (t)H(t)
Z t
= et− x × e2x dx · H(t)
0
Z t
= et e x dx · H(t)
0
= et (e − 1)H(t).
t
E XEMPLE 16. Soit y ∈ C1 (R+ ) une fonction objet. Résolvons l’équation différentielle suivante :
(
y′ (t) + y(t) = 1, t ≥ 0
(ED1)
y(0) = 0.
On a
1
y′ (t) + y(t) = 1 ⇐⇒ L y′ (t) + y(t) (s) =
s
1
⇐⇒ L y′ (t) (s) + L (y(t)) (s) =
s
1
⇐⇒ sL (y(t)) (s) − y(0) + L (y(t)) (s) =
s
1
⇐⇒ L (y(t)) (s) = .
s ( s + 1)
Par conséquent,
−1 1
y(t) = L (t)
s ( s + 1)
= 1 − e−t H(t).
8
E XEMPLE 17. Soit y ∈ C2 (R+ ) telles que y et y′ sont des fonctions objets. Résolvons l’équation différentielle
suivante : (
y′′ (t) + y(t) = 3 sin(2t), t ≥ 0
(ED2)
y(0) = 1 et y′ (0) = 2.
On a
6
y′′ (t) + y(t) = 3 sin(2t) ⇐⇒ L y′′ (t) (s) + L (y(t)) (s) =
s2 +4
6
⇐⇒ s2 L (y(t)) (s) − sy(0) − y′ (0) + L (y(t)) (s) =
s2 +4
6 s 2
⇐⇒ L (y(t)) (s) = + + .
(s2 + 1)(s2 + 4) s2 + 1 s2 + 1
Par conséquent,
−1 6 s 2
y(t) = L + + (t)
(s2 + 1)(s2 + 4) s2 + 1 s2 + 1
−1 6 −1 s −1 2
= L (t) + L (t) + L (t)
(s2 + 1)(s2 + 4) s2 + 1 s2 + 1
−1 2 −1 1 −1 s −1 1
= −L ( t ) + 2L (t) + L ( t ) + 2L (t)
s2 + 4 s2 + 1 s2 + 1 s2 + 1
= (− sin(2t) + 4 sin(t) + cos(t)) H(t).
Nous supposerons que les dérivées et les limites passent à travers la transformée (voir les théorèmes
dans la section ?? du chapitre ??), c’est à dire on suppose que
lim F (s, x ) = F (s, a),
x→a
∂F
Z +∞ ∂u
(s, x ) = e−st (t, x ) dt,
∂x 0 ∂x
2 Z +∞ 2
∂ F −st ∂ u
( s, x ) = e (t, x ) dt · · ·
∂x2 0 ∂x2
9
Si on pose U ( x ) = F (s, x ), alors on trouve l’équation différentielle suivante
U ′ ( x ) = sU ( x ) − u(0, x ).
En imposant la condition initiale (2.1c), on trouve U ′ ( x ) = sU ( x ) − x, par suite
x 1
U ( x ) = F (s, x ) = Cesx + + 2.
s s
1
De plus, en imposant la condition initiale (2.1b), on trouve que F (s, 0) = , c’est à dire C = 0. Finalement,
s2
u(t, x ) = L−1 ( F (s, x )) (t)
1 1
= x L −1 t
() + L −1
(t)
s s2
= ( x + t) · H(t).
Correction
En appliquant la transformée de Laplace à l’équation (2.2a), on trouve
∂F x2
x (s, x ) + sF (s, x ) − u(0, x ) + F (s, x ) = .
∂x | {z } s
=0
où k > 0.
10
Correction :
En appliquant la transformée de Laplace à l’équation (2.3a), on trouve
∂2 F
k (s, x ) = sF (s, x ) − u(0, x ) .
∂x2 | {z }
=0
kU ′′ ( x ) = sU ( x ).
Par suite, √s √s
U ( x ) = C1 e+ C2 e− k x . (on prend s > 0)
kx
La condition initiale (2.3c) implique que C1 = 0. De plus, la condition initiale (2.3b) donne
1
F (s, 0) = L e−t (s) =
,
s+1
1
ce qui implique que C2 = . Ainsi,
s+1
√s
e− k x
U ( x ) = F (s, x ) = .
s+1
Enfin,
u(t, x ) = L−1 ( F (s, x )) (t)
1 √
−1 − ks x
=L ×e (t)
s+1
q
1 x2
=L −1
(t) ⋆ L −1
e−2 s 4k (t)
s+1
2 !
−x
r
x2 −t e 4kt
= e ⋆ √ .
4πk t t
Équation des ondes en une dimension :
Correction :
En appliquant la transformée de Laplace à l’équation (2.4a), on trouve
∂u ∂2 F
s2 F (s, x ) − su(0, x ) − (0, x ) = c2 2 (s, x ).
∂t ∂x
Si on pose U ( x ) = F (s, x ), alors on trouve l’équation différentielle suivante
s2
U ′′ ( x ) = U ( x ).
c2
11
Par suite,
s s
U ( x ) = C1 e c x + C2 e− c x . (On prend s > 0)
Les conditions initiales (2.4b) impliquent que
(
C1 + C2 = L (q) (s) ,
s s
lim C1 e c x + C2 e− c x = 0.
x →+∞
Enfin,
u(t, x ) = L−1 ( F (s, x )) (t)
−x
= L −1 e c s L ( q ) ( s ) ( t )
x x
= q t− H t− .
c c
2
E XEMPLE 20 (Fonction Gaussienne). Considérons la fonction f (t) = e−t , alors f ∈ L1 (R). De plus, on
montre que
√ x2
F ( f ) ( x ) = πe− 4 .
R EMARQUES 1.
1. La transformée de Fourier est notée encore TF ( f ) ou fb.
12
2. Il existe d’autre définitions de la transformée de Fourier, par exemple
Z +∞
F ( f ) (x) = f (t)e−2iπxt dt,
−∞
Z +∞
1
F ( f ) (x) = √ f (t)e−ixt dt, ...
2π −∞
et supposons qu’elles sont des fonctions objets. Alors, nous avons le théorème suivant.
F ( f ) ( x ) = L f + (ix ) + L f − (−ix ).
De plus
F ( f (t)) ( x ) = L e−at (ix ) + L e−at (−ix )
1 1
= +
ix + a −ix + a
2a
= 2 .
a + x2
13
2.
F ( f (t − α)) ( x ) = e−iα F ( f (t)) ( x ) .
3.
eiαt F ( f (t)) ( x ) = F ( f (t)) ( x − α) .
4. x
1
F ( f (αt)) ( x ) = F ( f (t)) , α ̸= 0.
|α| α
Théorème 7 (Transformée de Fourier de la dérivée). Supposons que f (k) est intégrable sur R, pour tout
k = 0, 1, · · · , n ∈ N. Alors,
F f (n) (t) ( x ) = (ix )n F ( f (t)) ( x ).
En particulier
F f ′ (t) ( x ) = ix F ( f (t)) ( x ).
C OROLAIRE 2 (La transformée de Fourier d’une primitive). Soit f : R → C une fonction continue telle
Z t
que f ∈ L1 (R). Si t 7→ f (t) dt ∈ L1 (R), alors pour tout x ̸= 0 on a
0
t F ( f (t)) ( x )
Z
F f (t) dt ( x ) = .
0 ix
Dans les propriétés suivantes, nous supposons que toutes les intégrales citées sont absolument conver-
gentes.
Théorème 9 (La transformée de Fourier d’une convolution). Si f , g ∈ L1 (R) telles que f ⋆ g existe, alors
f ⋆ g ∈ L1 (R). De plus
F ( f ⋆ g ) ( x ) = F ( f ) ( x ) × F ( g ) ( x ).
lim F ( f ) ( x ) = 0.
| x |→+∞
14
c) Transformée de Fourier conjuguée
D ÉFINITION 7. Soit f ∈ L1 (R). On appelle transformée de Fourier conjugué (ou inverse) de f , la fonction
F ( f ) définie par :
Z +∞
1
F ( f ) ( x ) := f (t)eixt dt.
2π −∞
Le théorème suivant, connue sous le nom de la formule d’inversion de Fourier, nous permet de
retrouver une fonction f à partir de sa transformée de Fourier F ( f ).
Théorème 11. Soit f une fonction de classe C1 par morceaux sur R et telle que f ∈ L1 (R). Alors, pour tout
t∈R:
f (t+ ) + f (t− )
Z R
1
lim fb( x )eixt dx = .
R→+∞ 2π − R 2
Z +∞
sin ( x )
E XEMPLE 22. Calculons dx. On a montrer que
−∞ x
x
sin
2 si x ̸= 0
Π
b (x) =
x .
2
Π
b (0) = 1
Z R
1
R EMARQUE 2. Dans le théorème précédent, l’écriture lim fb( x )eixt dx est due au fait que fb n’ap-
R→+∞ 2π −R
partient pas forcement à L1 (R). On écrit aussi
Z +∞
1
V.P. fb( x )eixt dx.
2π −∞
C OROLAIRE 3. Soit f une fonction classe C1 par morceaux sur R et telle que f , fb ∈ L1 (R). Alors, pour tout
t∈R:
F fb (t) = f (t).
2
E XEMPLE 23. Considérons la fonction f (t) = e−|t| . Pour tout x ∈ R, fb( x ) = . D’après la formule
1 + x2
d’inversion de Fourier, pour tout t ∈ R
Z +∞
1 2
f (t) = eixt dx
2π −∞ 1 + x2
Pour t = 0, on a Z +∞
1
dx = π.
−∞ 1 + x2
15
classe C par morceaux sur R et telle que f , f ∈ L (R). D’après le
1 1
R EMARQUE 3. Soit f une fonction b
corollaire 3, pour tout t ∈ R : F fb (−t) = f (−t), c’est-à-dire que
1 +∞Z
f (−t) = fb( x )e−ixt dx
2π −∞
1
= F fb (t) .
2π
C OROLAIRE 4. Soient f , g : R −→ C deux fonctions de classe C1 par morceaux sur R et telles que f , g ∈
L1 (R). On a l’implication suivante
F ( f ) = F ( g) =⇒ f = g.
R EMARQUE 4. Le résultat du corollaire 4 subsiste même si f et g ne sont pas de classe C1 par morceaux sur
R.
d) Egalité de Plancherel
D ÉFINITION 8 (Fonctions de carré intégrable).
L’espace Z +∞
L2 (R) = f : R → C continue par morceaux et | f (t)|2 dt existe
−∞
s’appelle l’espace des fonctions de carré intégrable (ou de carré sommable).
E XEMPLE 24. La fonction exponentielle f (t) = e−t et la fonction rectangulaire Π sont des fonctions de carré
intégrable.
R EMARQUES 2.
1. On peut vérifier facilement que L2 (R) ̸⊂ L1 (R) et L1 (R) ̸⊂ L2 (R).
2. Si f , g ∈ L2 (R), alors f × g ∈ L1 (R).
Théorème 12 (Théorème de Plancherel). Soient f et g deux fonctions de classe C1 par morceaux sur R et
telles que f , g ∈ L1 (R) ∩ L2 (R), alors
Z +∞ Z +∞
1
f (t) g(t) dt = fb( x ) gb( x ) dx.
−∞ 2π −∞
E XEMPLE 25. On a Z +∞ 1
1 2
Z
2
Π
b (x) dx = dt
2π −∞ − 12
donc x
Z +∞ sin2
1 2
x 2 dx = 1.
2π −∞
2
Enfin
Z +∞
sin2 ( X )
dX = π.
−∞ X2
16
2 Résolution des EDP
De manière similaire à la technique utilisée pour la transformée de Laplace, la transformée de
Fourier permet de résoudre des EDP. En exploitant la propriété fondamentale suivante
F f (n) (t) ( x ) = (ix )n F ( f (t)) ( x ) ,
il est possible de convertir une EDP en une équation différentielle ordinaire plus facile à résoudre.
Correction :
Pour ν ∈ R et y > 0, posons Φ(ν, y) := F (u(·, y)) (ν). En appliquant la transformée de Fourier à
l’équation (2.6a), on trouve
2
∂Φ
(−iν)2 Φ(ν, y) + 2 (ν, y) = 0.
∂y
Si on pose V (y) = Φ(ν, y), alors on trouve l’équation différentielle suivante
V ′′ (y) = ν2 V (y).
Par suite,
V (y) = C1 e|ν|y + C2 e−|ν|y .
Les conditions (2.6b)–(2.6c) impliquent que
(
C1 + C2 = 2πe−|ν| ,
C1 = 0.
Ainsi,
V (y) = Φ(ν, y) = 2πe−|ν|(y+1) .
Enfin,
u( x, y) = F (Φ(ν, y)) ( x )
= 2π F |e−|ν{z
|(y+1)
} (x)
f (ν)
1
= 2π × F F fb (ν) ( x )
2π
= fb( x )
2( y + 1)
= .
( y + 1)2 + x 2
2( y + 1)
Réciproquement, on vérifie facilement que la fonction u( x, y) = est une solution du
( y + 1)2 + x 2
problème (2.6).
17