INTRODUCTION
Selon une définition juridique relativement précise, l’impôt est un « prélèvement pécuniaire
requis des contribuables d’après leurs facultés contributives et qui opère, par voie d’autorité
un transfert patrimonial définitif et sans contrepartie déterminée, en vue de la réalisation des
objectifs fixés par la puissance publique ». En d’autres mots, l’impôt est la contribution
pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en
vue d’assurer la couverture des charges publiques (Gaston Z, 1988)
Crise économique mondiale a stimulé un nouvel élan au dialogue autour de la mobilisation
des ressources intérieures en Afrique, et plus particulièrement de la fiscalité. La baisse des
recettes d’exportation et l’incertitude caractérisant les flux futurs d’aide et d’investissement
étrangers combinés aux niveaux généralement élevés d’endettement ont augmenté
l’importance d’accroître les ressources intérieures. L’Impôt foncier, IF en sigle, a pour base
imposable la superficie de concessions foncières bâties ou non se trouvant en RDC
(MUBIRU, ,2010)
0.1. PROBLÉMATIQUES
L’IF est dû par le titulaire du droit de propriété, de possession, d’emphytéose, de superficie,
de cession, de concession ou d’usufruit des biens imposables, ainsi que par les personnes
occupant, en vertu d’un bail, des biens immobiliers faisant partie soit du domaine privé de
l’Etat, des Provinces, des Villes et des Communes, soit des patrimoines des circonscriptions
L’impôt foncier annuel a un rôle positif dans les processus de sécurisation des droits fonciers :
il introduit l’idée que la propriété, avant d’être source de privilèges, est d’abord créatrice
d’obligations ;il décourage beaucoup de revendications abusives de reconnaissance de
propriété (personne n’ira corrompre un fonctionnaire pour avoir le droit de payer l’impôt) ; il
conduit de facto à recenser les occupants des terrains et à leur fournir des preuves
d’occupation de bonne foi (récépissés des versements annuels).
Deux concepts majeurs font l'objet de cette thématique ''l'impôt foncier, le paiement de ce
dernier ''L’impôt constitue un prélèvement pécuniaire que l’autorité de l’Etat effectue sur les
citoyens afin de faire face à ses multiples charges. Et donc de faciliter le fonctionnement des
services publics. A part l’impôt, les taxes sont aussi prélevées à cette fin dans le but de
maximiser ces moyens de la politique, il était nécessaire d’instituer des services chargés du
recouvrement.
La terre et l’immobilier sont parmi les indicateurs les plus visibles de richesse personnelle.
Parce qu'ils sont facilement identifiés et fixes, ils sont potentiellement facilement imposés. Et
dans beaucoup de pays à faible revenu, la croissance économique autour des centres urbains et
l'urbanisation continue signifient que les valeurs immobilières urbaines ont rapidement
augmenté, produisant une énorme fortune non gagnée pour des propriétaires fonciers
(Goodfellow 2015). Les impôts fonciers représentent 1-2 pour cent de PIB, tandis qu'en Asie
orientale ils sont parfois encore plus grands. Des chiffres fiables sur la collecte de l’impôt
foncier en Afrique subsaharienne sont rares. Dans la plupart des pays pour lesquels nous
avons des chiffres utilisables, la collecte s’élève seulement à 0.1-0.2 pour cent de PIB. Il
semble probable que les niveaux soient semblables, ou même plus faibles, dans des pays où
aucune donnée n'est disponible.
Faiblesse d'Impôt foncier a parfois été attribuée à la difficulté technique de maintenir
des registres complets et à jour des valeurs des propriétés. Ceci est certainement un
défi, mais un petit quand on le compare à la difficulté de déterminer les revenus et la
fortune des gens riches, ou de disséquer les comptes fiscaux de sociétés
transnationales. Il y a deux raisons plus profondes à la faible performance de l'impôt
foncier dans des pays à faible revenu. Premièrement les systèmes de taxation de
propriété héritée de la période coloniale impliquent des méthodes d'estimation
inutilement complexes et des dispositions administratives fragmentées.
La seconde provient de la simple logique politique. Des systèmes performants de
taxes foncières pèsent relativement fortement sur les élites économiques et politiques,
qui utilisent donc leur pouvoir pour contrecarrer la réforme.
La meilleure preuve de la nature de ces barrières est peut-être le nombre croissant de succès
stories locales où le revenu d'impôt foncier a augmenté rapidement - bien que partant de bases
extrêmement basses - en conséquence de l'engagement politique et administratif concerté
(Cheeseman and de Gramont 2017; de Gramont 2015; Jibao and Prichard 2016)Eu égard à ce
qui précède, l’impôt « est une prestation pécuniaire requise des personnes physiques ou
morale de droit privé voir de droit public, d’après leurs capacités contributives par voie
d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie déterminée en vue de la couverture des
charges publiques ou à des fins d’intervention de la couverture des charges publiques, ou
encore à des fins d’intervention de la puissance ».
Inefficacité des taxes foncières urbaines : Les taxes foncières urbaines constituent une source
de taxation importante qui est largement inexploitée. Selon les prévisions du Fonds des
Nations Unies pour la population (FNUAP, 2007), la population urbaine du continent devrait
plus que doubler entre 2000 et 2030, passant de 294 millions à 742 millions. Il est urgent de
mettre en place des structures fiscales locales susceptibles d’évoluer, au rythme du
développement urbain et du besoin correspondant d’infrastructures. Les taxes foncières
constituent un candidat naturel, dans la mesure où elles sont l’un des rares impôts progressifs,
administrativement applicables en Afrique, et qui suivent automatiquement le rythme de
l’expansion urbaine. Si un grand nombre de pays appliquent une taxe foncière urbaine d’une
sorte ou d’une autre, l’on observe généralement que les impôts fonciers ne rapportent pas
autant qu’ils le devraient (tiré de la mobilisation de ressources extérieur en Afrique).
L’impôt foncier urbain par exemple pourrait rapporter davantage, s’il était décentralisé, dans
la mesure où les administrations locales ont un accès direct aux informations pertinentes.
En bref, les redevables de l’impôt foncier sont les propriétaires des superficies des
concessions bâties et non bâties situées en République Démocratique du Congo.
Bien qu’ils soient largement reconnus comme une source de revenu économiquement efficace
et prometteuse, les impôts fonciers sont très sous-utilisés dans pratiquement tous les pays à
faible revenu. C’est peut-être l'exemple le plus visible de l'échec des gouvernements à
exploiter la collecte de revenus, particulièrement ceux des riches. (Mick Moore et Wilson,
2017)
Ce travail s’intéresse aux impôts fonciers dans le mode actuel de la décentralisation
administrative, reviennent à la province, en l’occurrence le Sud-Kivu Les édits provinciaux
imposent le paiement des impôts en Franc Congolais, monnaie nationale, et quelque fois en
dollars américains.
La problématique de paiement de l’Impôt fonciers déjà l’objet de certaines recherches sur les
problématiques de paiement de l'impôt foncier dans la ville de Bukavu. Le dégagement de ces
problématiques résultant de la comparaison de plusieurs impôts réels perçus au Sud-Kivu plus
particulièrement à Bukavu constitue un réel point de démarcation. Ainsi donc, nous nous
efforçons d’analyser le problème de paiement de ce dernier
D'où notre question de recherche : quels sont les principaux facteurs du non-paiement de
l'impôt foncier par les assujettis ? Dans les questions spécifiques, nous cherchons aussi à
connaître comment évoluent les recettes réalisées de l'impôt foncier dans la province du Sud-
Kivu
0.2. HYPOTHÈSE
L’hypothèse que l’on se pose tourne essentiellement autour de la taxe foncière sur les
propriétés bâties :
Le non-paiement de l'impôt foncier serait dû à la hausse de ce dernier.
Vu les moyens des assujettis, il est probable de n'a pas payé la même somme fixée par
le gouvernement (soit la somme inférieure) ce qui ne facilite pas la notion du
développement de la province du Sud-Kivu.
La taxe sur les propriétés bâties voie aussi les enjeux économiques et les enjeux
résidentiel se paie de la même façon alors il serait une cause probable pour les
assujettis de ne pas payer cette dernière.
La taxe foncière sur le bâti est peu touchée par les dégrèvements, alors que la taxe sur le non
bâti supporte des dégrèvements dépassant 25% du produit de l’impôt. La même remarque
peut être faite pour les exonérations compensées par l’Etat », a précisé le Conseil des
Prélèvements Obligatoires (CPO), expliquant la progression des impôts fonciers dans les
budgets des collectivités territoriales (CPO, op. cit.).
0.3. OBJECTIF
Deux concepts majeurs font l'objet de cette thématique ''l'Impôt foncier, le paiement de ce
dernier ''L’impôt constitue un prélèvement pécuniaire que l’autorité de l’Etat effectue sur les
citoyens afin de faire face à ses multiples charges. Et donc de faciliter le fonctionnement des
services publics. À part l’impôt, les taxes sont aussi prélevées à cette fin dans le but de
maximiser ces moyens de la politique, il était nécessaire d’instituer des services chargés du
recouvrement.
L'objectif global de notre travail est d'analyser les différents problèmes qui causent au non-
paiement de l'impôt foncier dans la province du Sud-Kivu.
Et l'objectif spécifique est d'opérer un choix parmi les différents modèles de régimes fonciers
qui sont efficaces pour les développements de la Province du Sud-Kivu.
0.4. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET
a. Choix du sujet
Ce sujet n'est pas un fait du hasard mais un choix motivé différents lamentations des agents de
l'Etat ainsi qu'à la population du Sud-Kivu sur le paiement de taxe et impôt foncier, en plus
notre attention s'est beaucoup focaliser sur les terrains battus et non battus en province.
b. Intérêt du sujet
L'intérêt de ce travail se situe à deux niveaux à savoir :
Intérêt scientifique : ce travail répond à l'obligation académique conditionné par
rédaction d'un travail de fin de cycle et une base de données pour les futurs chercheurs
dans ce domaine.
Intérêt personnel : à travers ce travail, nous voulons enrichir notre connaissance sur la
manière dont l'impôt foncier est payé et la façon dont ce dernier est recouvré.
0.6. DÉLIMITATION
Notre Travail n’a pas plutôt eu la délimitation dans le temps et dans l’espace mais a seulement
porte sur la Province du Sud-Kivu précisément dans la ville de Bukavu.
0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Hormis l'introduction et la conclusion, ce travail est subdivisé en 3chapitres :
Le premier chapitre porte sur la revue de la littérature (théorique et empirique)
Le second décrit le milieu d'études et le cadre méthodologique
Et enfin le troisième se rapporte sur la présentation et d'analyse des résultats.