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Exposé

exposé cicadelle

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SOMMAIRE

Introduction............................................................................................................................................................................ 2
I- Présentation de la cicadelle.........................................................................................................................................2
A. La SYSTEMATIQUE DE L’INSECTE.............................................................................................................................2
B. Mode de reproduction de l’insecte.........................................................................................................................3
C. Le régime alimentaire..............................................................................................................................................5
II- L’importance et dégât néfaste des cicadelles dans les cultures maraichères..............................................................6
A. Importance des cicadelles.......................................................................................................................................6
B. Les dégâts néfastes des cicadelles dans les cultures maraichères...........................................................................7
III- Les méthodes de LUTTES CONTRE la cicadelle......................................................................................................10
A. 1. Lutte préventive :...............................................................................................................................................10
B. Lutte mécanique et physique :..............................................................................................................................10
C. Lutte biologique :...................................................................................................................................................10
D. Lutte chimique :.....................................................................................................................................................11
E. Lutte culturelle :....................................................................................................................................................11
F. Surveillance et suivi :.............................................................................................................................................11
Conclusion............................................................................................................................................................................. 13
Sources.................................................................................................................................................................................. 14

1
INTRODUCTION
Les cicadelles sont des insectes polyphages piqueurs-suceurs dont les larves et les adultes s’attaquent aux jeunes
pousses végétales. La cicadelle la plus courante est probablement la cicadelle de la pomme de terre (Empoasca
fabae), mais plusieurs autres espèces sont présentes au Québec. Elles sont particulièrement nuisibles lorsqu’il y a
des risques de transmission de virus ou de phytoplasmes.

I- PRÉSENTATION DE LA CICADELLE

A. LA SYSTEMATIQUE DE L’INSECTE
Ah, tu fais référence à la systématique des cicadelles, qui est un sous-groupe d'insectes appartenant à l'ordre des
hémiptères (les insectes piqueurs-suceurs), et plus spécifiquement à la famille des Cicadellidae. Les cicadelles
sont de petits insectes connus pour leur capacité à sauter et pour leur rôle important dans la transmission de
certaines maladies des plantes.

1) Classification taxonomique des cicadelles :

Les cicadelles font partie d'un classement hiérarchique qui se structure de la manière suivante :
Règne : Animalia (animaux)
Embranchement : Arthropoda (arthropodes)
Classe : Insecta (insectes)
Ordre : Hemiptera (hémiptères)
Sous-ordre : Auchenorrhyncha
Famille : Cicadellidae (cicadelles)

2) Sous-familles et classification interne :

La famille des Cicadellidae est très diversifiée, avec environ 20 000 espèces décrites à travers le monde, réparties
en plusieurs sous-familles. Certaines des principales sous-familles des cicadelles incluent
Cicadellinae : C'est la sous-famille la plus connue et la plus vaste, comprenant de nombreuses espèces
communes, notamment les cicadelles du genre Cicadella et Macrosteles.

2
Deltocephalinae : Cette sous-famille regroupe des cicadelles souvent présentes sur des plantes herbacées
Typhlocybinae : Connue pour ses membres qui se nourrissent principalement de plantes ligneuses ou d'arbustes.
Tettigometrinae : Un groupe souvent caractérisé par des espèces plus petites, qui se trouvent généralement sur
des plantes spécifiques.

3) Caractéristiques biologiques des cicadelles :


Les cicadelles sont souvent des insectes très petits, avec des corps généralement allongés. Elles sont caractérisées
par :
Les ailes : Les cicadelles ont des ailes bien développées, souvent transparentes et parfois marquées de nervures
caractéristiques.
La piqûre : Comme d'autres hémiptères, elles se nourrissent de la sève des plantes, en utilisant leur rostre pour
perforer les cellules végétales et aspirer la sève.
Comportement de saut : Les cicadelles sont réputées pour leur aptitude à sauter grâce à leurs longues pattes
arrière.

4) Ecologie et interactions avec les plantes :


Les cicadelles jouent un rôle important dans les écosystèmes en tant qu'herbivores, mais certaines espèces sont
également des vecteurs de maladies des plantes. Par exemple, la cicadelle du riz (Tagosodes orizicolus) est un
vecteur du virus du riz.

5) Importance agricole :
Certaines cicadelles sont des pests agricoles. Par exemple :
Cicadelle du maïs (Dalbulus maidis) : Elle est responsable de la transmission de la maladie de la "flavescence
dorée" de la vigne.
Cicadelle du blé (Zygina rufescens) : Un autre exemple d'insecte nuisible affectant les cultures.
Les cicadelles vectrices peuvent transmettre des bactéries, des virus et des phytoplasmes, ce qui les rend
particulièrement nuisibles aux cultures.

6) Évolution et diversité :
Les cicadelles ont une grande diversité de formes et d'habitats. Certaines espèces sont adaptées aux
environnements tropicaux, tandis que d'autres se retrouvent dans les régions tempérées. Cette diversité rend leur
classification plus complexe, mais aussi fascinante du point de vue de l'évolution.
En résumé, la systématique des cicadelles permet de mieux comprendre la diversité de ce groupe d'insectes, leur
évolution, leurs interactions écologiques et leur importance économique, en particulier dans le domaine de
l'agriculture.

B. MODE DE REPRODUCTION DE L’INSECTE


Le mode de reproduction des cicadelles suit un cycle biologique typique des insectes hémiptères, avec quelques
spécificités en raison de leur mode de vie et de leur écologie. Voici un aperçu détaillé du processus reproductif
chez ces insectes :

1) Accouplement :
Les cicadelles adultes sont généralement dioïques, ce qui signifie qu'il y a des individus mâles et femelles
distincts. L'accouplement se produit généralement après que les adultes aient émergé de leur stade nymphe.

3
Comportement nuptial : Dans certaines espèces, le mâle peut produire des sons ou des vibrations en faisant vibrer
ses ailes ou en frappant la surface des plantes, ce qui sert à attirer la femelle. Ce comportement est
particulièrement prononcé chez certaines cicadelles du genre Cicadella et Oncometopia. Ces sons peuvent aussi
être utilisés pour signaler un territoire ou repousser d'autres mâles.

2) Copulation :
Lors de l'accouplement, le mâle et la femelle s’unissent par leurs organes reproducteurs. Le mâle peut transférer
son sperme à la femelle par l’intermédiaire d’un organe spécialisé appelé l’aedeagus. Ce transfert de sperme
permet la fertilisation des œufs.

3) Déposition des œufs :


Après l’accouplement, la femelle commence à pondre ses œufs. La ponte varie selon les espèces, mais en général
Emplacement de la ponte : Les femelles pondent leurs œufs sur les tiges, les feuilles ou les racines des plantes,
souvent dans des zones cachées ou protégées pour éviter les prédateurs. Certaines espèces pondent leurs œufs
dans des fissures dans les tissus végétaux, tandis que d'autres les déposent dans des structures spécialisées
qu'elles créent à l’aide de leurs pièces buccales.
Type d'œuf : Les œufs des cicadelles sont souvent de forme allongée ou ovoïde, et peuvent être déposés
individuellement ou en petits groupes. Parfois, elles couvrent les œufs d'une sorte de souche protectrice, une
matière gluante ou moussue qu'elles produisent.

4) Stade nymphe :
Après l'éclosion des œufs, les jeunes cicadelles, appelées nymphes, émergent. Elles sont généralement
minuscules et ressemblent à des adultes en miniature, mais sans ailes et avec un corps plus mou.
Nymphe et alimentation : Les nymphes, tout comme les adultes, sont des suceurs de sève. Elles s’alimentent
principalement de la sève des plantes hôtes. Elles passent par plusieurs stades de développement appelés instars.
À chaque mue, la nymphe devient progressivement plus grande et prend une forme adulte.
Durée du stade nymphe : La durée de ce stade peut varier en fonction des conditions environnementales,
comme la température et la disponibilité de nourriture. Cela peut prendre de quelques semaines à quelques mois,
selon les espèces.

5) Métamorphose et développement :
Une fois la nymphe suffisamment développée, elle subit une mue finale pour devenir un adulte. L'adulte a les
ailes complètement formées et est capable de se reproduire après une période de maturation.

6) Cycle de vie :
Le cycle de vie des cicadelles, comprenant la ponte, le stade nymphe et l’adulte, varie en fonction des espèces et
des conditions environnementales. Certaines cicadelles peuvent avoir un cycle de vie annuel, tandis que d'autres,
comme certaines espèces de cicadelles de type Cicadetta, peuvent avoir des cycles de vie pluriannuels,
particulièrement dans des environnements plus froids.

7) Spécificités liées à la reproduction :


Cycle annuel ou pluriannuel : Comme mentionné, certaines espèces de cicadelles ont des cycles de reproduction
longs, notamment les cicadelles périodiques qui peuvent vivre sous forme de nymphe pendant plusieurs années
avant de devenir adultes et de se reproduire (par exemple, certaines espèces du genre Magicicada aux États-Unis,
qui ont des cycles de 13 ou 17 ans).
Hôte spécifique : Certaines cicadelles sont très spécialisées dans le choix de leur plante hôte. Les femelles
pondent leurs œufs sur des plantes spécifiques, et les nymphes se nourrissent exclusivement de la sève de ces
plantes.

4
En résumé, la reproduction des cicadelles suit un cycle typique d'insectes hémiptères, avec des étapes distinctes
d'accouplement, de ponte, de développement nymphal et de métamorphose. Ce processus est adapté à leur mode
de vie, souvent associé à des plantes hôtes spécifiques, et à des cycles biologiques qui peuvent être influencés par
des facteurs environnementaux.

C. LE RÉGIME ALIMENTAIRE
Le régime alimentaire des cicadelles est principalement phytophage, c'est-à-dire qu'elles se nourrissent de la sève
des plantes. Ce mode de nutrition les place dans l'ordre des hémiptères (insectes piqueurs-suceurs), caractérisés
par un rostre spécialisé pour percer les tissus végétaux et aspirer les liquides. Voici un détail du régime
alimentaire des cicadelles :

1) Alimentation à la sève :
Les cicadelles utilisent leur rostre (une sorte de bouche allongée et dure) pour percer les cellules des plantes et
extraire la sève, qui est leur principale source de nourriture. La sève est un liquide riche en sucres et en
nutriments, mais relativement pauvre en protéines. Par conséquent, pour compenser, les cicadelles doivent
consommer de grandes quantités de sève pour obtenir l'énergie nécessaire à leur croissance et leur reproduction.
Sève phloémique : De nombreuses cicadelles se nourrissent principalement de la sève du phloème, le tissu
végétal qui transporte les nutriments et sucres produits par la photosynthèse. Cette sève est plus riche en sucres,
mais moins riche en nutriments essentiels comme les protéines et les lipides.
Sève xylémique : Certaines cicadelles, en particulier celles qui se nourrissent de plantes ligneuses, peuvent
également se nourrir de la sève du xylème, qui contient moins de nutriments et est plus aqueuse. Cependant, cela
les oblige à boire de plus grandes quantités d’eau.

2) Sélectivité des hôtes :


Les cicadelles sont souvent spécialisées sur certaines plantes, voire sur des genres ou des espèces végétales
particulières. Ce comportement est influencé par des facteurs tels que :
La nature chimique de la sève des plantes hôtes, qui peut contenir des substances spécifiques que certaines
cicadelles sont capables de digérer.

5
L’adaptation morphologique et physiologique, ce qui permet à certaines espèces de cicadelles de se nourrir sur
des plantes spécifiques, comme les graminées, les légumineuses, ou les arbres fruitiers.

3) Effets sur les plantes :


Le fait de se nourrir de la sève peut avoir plusieurs effets sur les plantes hôtes :
Affaiblissement des plantes : La consommation excessive de sève peut entraîner un affaiblissement des plantes,
en particulier si la population de cicadelles est grande.
Dégâts visibles : Les cicadelles peuvent provoquer des signes visibles de stress chez les plantes, comme un
jaunissement des feuilles, des déformations ou une réduction de la croissance.
Transmission de maladies : Certaines cicadelles sont des vecteurs de maladies végétales, notamment des
bactéries, des virus ou des phytoplasmes. Par exemple, la cicadelle du riz est un vecteur de la maladie du riz. De
plus, certaines cicadelles peuvent aussi transmettre des agents pathogènes comme la flavescence dorée des
vignes.

4) Comportement alimentaire :
Filtration et excrétion : En raison de la faible teneur en nutriments de la sève, les cicadelles filtrent et excrètent
de grandes quantités de liquide excédentaire, sous forme de gouttelettes de miellat. Ces sécrétions sucrées
peuvent couler sur les feuilles et entraîner l’apparition de moisissures ou d'autres champignons.
Stratégies d’alimentation : Certaines cicadelles modifient leur alimentation en fonction des conditions
environnementales. Par exemple, elles peuvent se concentrer sur les jeunes pousses, où la sève est plus riche en
nutriments.

5) Adaptations physiologiques et comportementales :


Mécanismes d'adaptation : Les cicadelles ont développé des adaptations pour se nourrir efficacement de sève.
Leur rostre est très adapté pour pénétrer les tissus végétaux et atteindre les canaux de sève, et leur système
digestif est capable de traiter les sucres et les autres composés présents dans la sève.
Réduction de la perte de liquide : Les cicadelles peuvent aussi être capables de réduire la perte de liquide
pendant qu’elles se nourrissent, ce qui est essentiel pour maintenir un équilibre hydrique adéquat.

6) Relation avec les plantes :


Bien que les cicadelles soient souvent nuisibles pour les cultures en raison des dégâts qu'elles provoquent,
certaines sont également commensales ou peuvent être relativement inoffensives pour les plantes, en particulier
dans les écosystèmes naturels où les populations de cicadelles sont régulées par des prédateurs et des parasites.
Conclusion :
Le régime alimentaire des cicadelles repose principalement sur la consommation de sève végétale, qu'elles
aspirent grâce à leur rostre spécialisé. Bien que cela soit bénéfique pour leur survie, cela peut également avoir des
effets négatifs sur les plantes hôtes, comme des dommages physiques et la transmission de maladies. Leur
comportement alimentaire, leur spécialisation sur certains types de plantes et leurs interactions avec
l’environnement font d’elles un groupe d’insectes à la fois fascinant et important pour l’agriculture et les
écosystèmes.

II- L’IMPORTANCE ET DÉGÂT NÉFASTE DES CICADELLES DANS LES


CULTURES MARAICHÈRES

6
A. IMPORTANCE DES CICADELLES

La cicadelle, un petit insecte appartenant à la famille des Cicadellidae, joue un rôle important dans les
écosystèmes et l'agriculture, même si elle est souvent perçue comme un nuisible. Voici quelques raisons pour
lesquelles les cicadelles sont importantes :

1) Rôle dans la pollinisation

Certaines espèces de cicadelles, bien qu'elles ne soient pas des pollinisateurs principaux comme les abeilles,
peuvent contribuer à la pollinisation de certaines plantes. En se déplaçant de plante en plante, elles peuvent
transporter accidentellement du pollen, ce qui aide à la reproduction de certaines espèces végétales.

2) Régulation des populations de plantes

Les cicadelles se nourrissent principalement de la sève des plantes en insérant leur stylet dans les tissus végétaux.
Bien que cela puisse causer des dommages aux cultures, elles jouent aussi un rôle dans le contrôle naturel des
plantes en limitant la dominance de certaines espèces végétales, favorisant ainsi une plus grande biodiversité.

3) Source de nourriture pour d'autres animaux

Les cicadelles sont une source importante de nourriture pour de nombreux prédateurs, y compris des oiseaux, des
araignées, des grenouilles et d'autres insectes. Elles font donc partie intégrante des chaînes alimentaires.

4) Indicateur de la santé des écosystèmes

Les cicadelles peuvent aussi être utilisées comme bioindicateurs pour évaluer la santé des écosystèmes agricoles
ou naturels. Leur présence ou absence peut donner des informations sur la qualité de l'environnement, comme
l'impact des produits chimiques ou des changements dans la biodiversité.

5) Transmission de maladies des plantes

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un "bienfait", il est important de noter que certaines cicadelles sont des vecteurs de
maladies des plantes, comme le Xylella fastidiosa, une bactérie responsable de diverses maladies des cultures.
Ces infections peuvent causer des pertes importantes dans les cultures, notamment dans la vigne, l'olive et
d'autres plantes.

B. LES DÉGÂTS NÉFASTES DES CICADELLES DANS LES CULTURES


MARAICHÈRES
Les cicadelles peuvent causer plusieurs types de dégâts aux plantes, principalement en raison de leur mode de
nutrition (sève-suction) et de leur rôle en tant que vecteurs de maladies. Voici les principaux types de dégâts
qu'elles peuvent engendrer :

1) Dégâts directs liés à l’alimentation :


a) Affaiblissement général des plantes :
En suçant la sève des plantes, les cicadelles peuvent provoquer un affaiblissement général de la plante, surtout
lorsque l'infestation est importante ou prolongée. Cela réduit la capacité de la plante à produire de la nourriture
par photosynthèse et perturbe son métabolisme.

7
b) Chlorose et jaunissement des feuilles :
L'alimentation en sève peut entraîner des signes de chlorose, c'est-à-dire un jaunissement des feuilles,
particulièrement au niveau des zones proches des piqûres. Ce phénomène se produit parce que la cicadelle retire
une partie des nutriments nécessaires à la plante, notamment les sels minéraux et les sucres essentiels.

c) Rétrécissement et déformation des tissus végétaux :


Les cicadelles peuvent causer des déformations visibles sur les feuilles, les tiges et les fruits. Cela peut se
manifester par un repliement, des plis ou des déformations anormales des feuilles, des pousses, et parfois des
fruits, surtout dans les jeunes plantes ou les nouvelles pousses.

d) Chute prématurée des feuilles :


Lorsque l’alimentation est trop intense ou trop prolongée, les cicadelles peuvent entraîner la chute prématurée
des feuilles, car les tissus végétaux affaiblis sont plus sensibles aux agressions extérieures (comme les maladies
ou les conditions climatiques extrêmes).

2) Dégâts indirects par la transmission de maladies :


a) Phytoplasmes et bactéries :
Certaines espèces de cicadelles, notamment celles de la famille des Cicadellidae, sont des vecteurs de maladies.
Par leur alimentation, elles peuvent transmettre des phytoplasmes (bactéries) responsables de diverses maladies
des plantes. Ces agents pathogènes peuvent infecter une large gamme de plantes et causer des symptômes tels
que le jaunissement, la dégénérescence des tissus ou des maladies vasculaires.
Par exemple, la flavescence dorée de la vigne est transmise par des cicadelles et cause un affaiblissement sévère
des vignes.
Les phytoplasmes peuvent aussi provoquer des dégâts aux racines, ce qui rend les plantes plus vulnérables à
d'autres stress environnementaux.

b) Transmission de virus :
Certaines cicadelles sont aussi des vecteurs de virus. Ces virus peuvent être responsables de maladies virales
graves sur des cultures importantes, comme le virus du maïs ou le virus de la tomate. Cela peut provoquer des
déformations, des taches et des pourritures sur les fruits, en plus de l'affaiblissement des plantes.

3) Excrétion de miellat :
a) Production de miellat et moisissures :
En plus de se nourrir de la sève, les cicadelles excrètent une substance sucrée appelée miellat. Ce liquide sucré
peut couvrir les plantes et entraîner l’apparition de moisissures, comme la fumagine, qui se développe sur le
miellat. Cette moisissure noircie la surface des feuilles et interfère avec la photosynthèse, réduisant encore la
santé et la productivité des plantes.

b) Interférence avec les cultures :


Sur certaines cultures, le miellat peut également rendre les plantes moins appétissantes ou moins productives, et
dans certains cas, cela peut compliquer les traitements phytosanitaires.

4) Dégâts aux cultures agricoles :


Les cicadelles sont des pests agricoles importants, notamment dans les cultures de maïs, riz, vigne, coton,
tomates, et haricots. Elles peuvent non seulement affecter la santé des plantes, mais aussi entraîner des pertes de
rendement et de qualité des récoltes, ce qui a un impact économique considérable.

8
Maïs : Les cicadelles peuvent transmettre des virus et provoquer des dégâts directs sur les feuilles et les épis.
Vigne : La transmission de la flavescence dorée par les cicadelles peut détruire des récoltes entières, ce qui est un
problème majeur dans les régions viticoles.
Riz : Les cicadelles du riz peuvent transmettre des virus qui entraînent la réduction des rendements.

5) Dégâts esthétiques et ornementaux :


Certaines cicadelles, bien que moins nombreuses, peuvent affecter les plantes ornementales, les haies et les
arbustes en provoquant des déformations et des taches disgracieuses sur les feuilles. Cela peut rendre les plantes
inesthétiques et diminuer leur valeur ornementale, bien que cela soit souvent moins grave que dans les cultures
agricoles.

6) Dégâts en forêt et écosystèmes naturels :


Les cicadelles peuvent aussi affecter les plantes sauvages et les forêts. Bien que les dégâts soient souvent moins
perceptibles qu'en culture, leur alimentation peut contribuer à l’affaiblissement de certaines espèces végétales
dans les écosystèmes naturels, et des infestations massives peuvent perturber les équilibres écologiques locaux.

En résumé :
Les cicadelles causent des dégâts directs aux plantes principalement par leur alimentation en sève, entraînant des
symptômes tels que le jaunissement, la déformation, et l'affaiblissement des plantes. Elles peuvent également
provoquer des dommages indirects en transmettant des maladies virales, bactériennes ou des phytoplasmes, ce
qui peut affecter gravement les cultures. La production de miellat peut aussi causer des problèmes secondaires
comme la moisissure. Ces dégâts peuvent avoir des conséquences économiques notables, notamment dans
l'agriculture.

9
III- LES MÉTHODES DE LUTTES CONTRE LA CICADELLE
La lutte contre les cicadelles, en raison de leur mode de vie et de leur capacité à transmettre des maladies,
nécessite une approche intégrée combinant différentes méthodes de contrôle. Les stratégies de lutte peuvent être
divisées en plusieurs catégories : préventives, mécaniques, biologiques, chimiques et culturales. Chaque méthode
a ses avantages et inconvénients, et leur efficacité dépend du type de culture, de la gravité de l'infestation, et des
conditions environnementales.

A. 1. LUTTE PRÉVENTIVE :
La prévention est souvent la première ligne de défense contre les cicadelles. Elle repose sur des pratiques qui
limitent les conditions favorables à l'infestation et réduisent le risque de propagation des insectes.
Sélection de variétés résistantes : Choisir des cultivars résistants ou moins sensibles aux cicadelles et aux
maladies qu'elles transmettent peut réduire les risques d'infestation et de transmission de maladies.
Rotation des cultures : Alterner les cultures chaque année pour réduire la disponibilité des plantes hôtes des
cicadelles. Certaines espèces de cicadelles préfèrent des hôtes spécifiques, donc changer les cultures aide à briser
leur cycle de vie.
Éviter les monocultures : Les plantations monocultures attirent souvent une grande population de cicadelles, car
elles offrent une source de nourriture constante. Mélanger les cultures ou intégrer des cultures non hôtes peut
réduire l'attractivité.
Nettoyage des débris végétaux : Éliminer les débris végétaux et les plantes hôtes alternatives des champs ou des
serres pour éviter que les cicadelles s'y réfugient pendant l'intersaison.

B. LUTTE MÉCANIQUE ET PHYSIQUE :

Les méthodes mécaniques et physiques sont souvent utilisées pour éliminer ou perturber les cicadelles,
particulièrement au début des infestations.
Pièges à insectes : Des pièges lumineux ou pièges collants peuvent être utilisés pour capturer les adultes en
vol. Ces pièges sont généralement placés autour des cultures afin de surveiller et de limiter les populations.
Filets anti-insectes : Utiliser des filets ou des voiles anti-insectes sur des cultures sensibles peut empêcher
les cicadelles adultes d'atteindre les plantes, en particulier pour les cultures fragiles comme les tomates ou les
légumes à feuilles.
10
Brumisation d’eau : Dans certains cas, des jets d'eau ou des brumisateurs peuvent être utilisés pour
déstabiliser les populations de cicadelles en les éloignant des plantes, notamment dans les serres.

C. LUTTE BIOLOGIQUE :
Les méthodes biologiques de lutte sont basées sur l'utilisation de prédateurs naturels ou d'organismes
pathogènes qui réduisent les populations de cicadelles de manière naturelle et durable.
Insectes prédateurs : Plusieurs prédateurs naturels des cicadelles peuvent être introduits ou encouragés dans
les cultures :
Les coccinelles et les syrphes (mouches prédatrices) peuvent se nourrir des œufs et des nymphe de cicadelles.
Les acariens prédateurs (notamment les espèces du genre Phytoseiulus) sont également des ennemis naturels
des cicadelles.
Nématodes entomopathogènes : Les nématodes (vers microscopiques) qui attaquent les insectes peuvent
être utilisés pour contrôler les nymphes et les adultes de cicadelles. Ils infectent et tuent les cicadelles en
pénétrant leur corps.
Bactéries et champignons pathogènes : Des bactéries comme Bacillus thuringiensis et des champignons
comme Beauveria bassiana peuvent être appliqués sur les cultures pour tuer les cicadelles. Ces micro-
organismes sont naturellement présents dans les sols et peuvent être utilisés de manière ciblée pour infecter
les insectes nuisibles.

D. LUTTE CHIMIQUE :
Les traitements chimiques sont utilisés lorsque les infestations sont importantes et que d'autres méthodes ne
suffisent pas. Cependant, l'usage des insecticides doit être prudent, car cela peut affecter les écosystèmes et
favoriser la résistance des insectes.
Insecticides chimiques : L’application d’insecticides chimiques peut être efficace pour contrôler les
cicadelles adultes et les nymphes. Toutefois, il est important de choisir des produits spécifiques aux
cicadelles pour éviter de tuer d'autres insectes bénéfiques.
Les pyrethrinoïdes, néonicotinoïdes et inhibiteurs de la croissance des insectes (IGR) sont des classes
d'insecticides couramment utilisés contre les cicadelles.
Traitement ciblé : Il est crucial de ne pas appliquer des insecticides de manière systématique sur toutes les
plantes. Une application ciblée, en se concentrant sur les zones infestées, est plus efficace et réduit l'impact
sur les insectes non-ciblés.

E. LUTTE CULTURELLE :
Les pratiques culturales peuvent également jouer un rôle clé dans la gestion des cicadelles, en réduisant leur
capacité à se reproduire et à prospérer dans les cultures.

Augmenter la biodiversité : Planter des haies, des bandes fleuries ou des cultures répulsives autour des champs
pour attirer des insectes prédateurs et fournir un habitat pour ces derniers.
Manipulation de la densité de plantation : En espaçant les plantes ou en modifiant leur disposition, on peut
réduire l’attractivité de certaines cultures pour les cicadelles, tout en permettant une meilleure circulation de l'air
et une réduction des infections fongiques liées au miellat.
11
Éviter l’irrigation excessive : Un excès d'humidité favorise souvent la reproduction des cicadelles et leur survie.
Un contrôle des pratiques d'irrigation peut donc être utile.

F. SURVEILLANCE ET SUIVI :
Surveillance continue : Une surveillance régulière des cultures permet de détecter les premières traces
d’infestation et de réagir rapidement avant que la population de cicadelles ne devienne trop importante. Utiliser
des pièges à phéromones ou des pièges lumineux permet de suivre les populations adultes.
Modélisation et prévisions : Des outils comme les modèles de prévision peuvent être utilisés pour estimer les
risques d'infestation et ajuster les interventions en fonction des conditions climatiques.
En résumé :
La lutte contre les cicadelles repose sur une approche intégrée, combinant des méthodes préventives,
mécaniques, biologiques, chimiques et culturelles. La prévention et la gestion des populations naturelles sont
souvent les meilleures solutions, tandis que l'usage des insecticides doit être raisonné et ciblé. Une bonne
surveillance et une réactivité rapide face aux infestations sont essentielles pour limiter les dégâts causés par ces
insectes et éviter la propagation des maladies qu'elles transmettent.

12
CONCLUSION
En conclusion, la cicadelle, bien que souvent perçue comme un nuisible, joue un rôle crucial dans les
écosystèmes naturels et agricoles. Elle participe à la régulation des plantes en se nourrissant de leur sève et sert
de nourriture à de nombreux prédateurs. De plus, certaines cicadelles contribuent à la pollinisation et peuvent
être utilisées comme bioindicateurs pour évaluer la santé des écosystèmes. Cependant, elles peuvent aussi
transmettre des maladies des plantes, ce qui pose un défi pour l'agriculture. Une gestion équilibrée de ces insectes
est donc essentielle pour minimiser les risques tout en préservant leurs fonctions écologiques. L’étude des
cicadelles reste importante pour mieux comprendre leur impact sur la biodiversité et les cultures.

13
SOURCES
https://www.agrireseau.net/documents/Document_97308.pdf
https://www.agrireseau.net/documents/Document_110753.pdf
https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-verte/
https://cnra.ci/wp-content/uploads/2024/11/bien-mener-lutte-contre-les-cicadelles.pdf
https://www.perspectives-agricoles.com/conduite-de-cultures/cicadelles-une-seule-substance-active-bien-
positionner-pour-etre-efficace

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