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Ex Amen Clinique Appre Il Digestif

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Sémiologie/3ème ADV Dr Sellaoui .

Examen Clinique de l’Appareil Digestif

I. Rappels

- Les fonctions primaires du tractus digestif peuvent être divisées en 4 groupes :

Motricité - Sécrétion - Digestion – Absorption.

- L'appareil digestif comprend 3 parties:

o La partie ingestive = cavité buccales, pharynx, œsophage


o La partie digestive = estomac et intestin grêle
o La partie éjective = le gros intestin et l'anus
Se trouve en outre au début de l'intestin grêle deux glandes volumineuses: le foie et le pancréas.

- Chez les mammifères il existe deux types d'estomac:


• L'estomac simple uniloculaire, des carnivores, des porcins, des équidés, du lapin et
de l'homme
• L’estomac composé des espèces appelés (polygastriques) caractéristiques des
ruminants
L'estomac des ruminants domestiques est constitué de 4 compartiments:
- Le rumen ou panse
- Le réticulum ou réseau
- L'omasum ou feuillet
- L'abomasum ou caillette

- Les affections de l'appareil digestif sont extrêmement fréquentes chez les animaux domestiques et
elles ne font que se multiplier au cours d'une évolution qui fait intervenir des méthodes plus intensives
de productivité.

- Etant donné les dimensions relativement considérables et le caractère inaccessibles de la plupart des
organes de la digestion. Leur topographie exacte et la nature de leurs troubles sont en général moins
facilement identifiées. Ce qui explique l'importance de la connaissance du comportement alimentaire
des animaux et de l'observation avec soins, du comportement de l'animal qui souffre d'une altération de
ses fonctions digestives.

II. Manifestations majeures des troubles digestifs

1. Troubles de préhension (action de manger et de boire)

- La paralysie des muscles des mâchoires et de la langue, des défauts des incisives et des anomalies de
position des mâchoires, peuvent perturber la préhension.

- Une douleur dans la cavité buccale lors de la stomatite, de la glossite et lors de la présence d'un corps
étranger peut gêner la préhension.

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2. Trouble de la mastication

La mastication incomplète est mise en évidence par l'écoulement de matières alimentaires de la bouche
et l'émission d'aliments non digérés dans les fèces. Les troubles peuvent engendrer de la douleur se
manifestant par des mouvements lents de la mâchoire, entrecoupés de pauses exprimant la douleur lors
d'une stomatite.

3. Troubles de la déglutition

La moindre défectuosité dans le réflexe nerveux, ou un rétrécissement de la lumière du pharynx et de


l'œsophage peuvent empêcher la déglutition. D'ordinaire la dysphagie est provoquée par une
obstruction mécanique due à un corps étranger voire à une tumeur siégeant dans le pharynx ou
l'œsophage: parfois des lésions algiques ou une inflammation avec tuméfactions peuvent empêcher la
déglutition.

Les lésions du pharynx donnent des régurgitations par les narines et le rejet de la nourriture par la toux.

4. Troubles de l’éructation

Le rejet de gaz, sonore « bruit de rot) résultats des fermentations dans le rumen est vital pour les
ruminants. La fréquence d’éructation varie selon l’aliment : - une alimentation à base de foin, le bovin
éructe 15 à 20 fois/heure – une alimentation en fourrage vert (herbe jeune, légumineuse), le bovin
éructe 60 à 90/heure.

L’éructation est plus rare ou absente lors de : sténose ou d’obstruction de l’œsophage – trouble de la
motricité du rumen.

5. Vomissements

Le vomissement consiste en un mouvement antipéristaltique qui a pour but de faire disparaitre l'excès
d'ingesta, ou de substances toxiques présentes dans l'estomac, c'est un mécanisme destiné à soulager.
On divise les vomissements en deux selon leur origine:

o Vomissements d'origine centrale: lorsque la stimulation nerveuse vient du centre du


vomissement.
o Vomissements d'origine périphérique: causés par une surcharge, ou une inflammation stomacale
ou encore la présence de corps étrangers dans le pharynx et l'œsophage

6. Diarrhée & Constipation

La diarrhée et la constipation sont liées aux troubles du péristaltisme:

o Lorsqu'il y a augmentation de la motricité, le flot anal est augmenté par suite d'une
diminution du séjour des fèces dans l'intestin aboutissant à une diarrhée par suite du manque
d'absorption des liquides. Les causes les plus communes de la diarrhée sont:
L'entérite et la digestion incomplète des aliments.

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o Quand la motricité de l'intestin est réduite, le séjour d'ingesta est prolongé et la constipation
apparait. Les causes sont: la faiblesse grave – le manque de volume de la ration – la
déshydratation – l'obstruction partielle – l'algie anale.

7. Hémorragies du tube digestif

Une hémorragie de l'estomac ou de l'intestin peut résulter d'une ulcération, d'un infarctus aigu; comme
il s'en produit dans l'obstruction intestinale dans la thrombose des artères mésentériques et dans la
gastrite ou l'entérite aigue.

8. Douleur abdominale

La douleur se manifeste de la même manière quel que soit l'organe en cause, ses manifestations varient
avec l'espèce animale concédée:

o Les chevaux sont particulièrement sensibles: le cheval est agité, il frappe violement des pieds de
devant, se lance des coups de pieds dans le ventre, marche lourdement et se roule en se battant.
o Moins intense chez les autres espèces; chez le bovins, une douleur due à l'obstruction des pré-
estomacs et de la caillette, dans l'hépatite et la péritonite aigue, la réticulo-péritonite
traumatique en est un exemple frappant: il y a immobilité, le sujet vousse le dos, se plaint à
chaque mouvement respiratoire, il est constipé, hésite à uriner, respire court et vite, enfin il
manifeste de la douleur à la percussion et à la palpation de l'abdomen.

9. Troubles de l'appétit et de la soif

- L'inappétence (l'anophagie ou aphagie): Un manque d'appétit réduit peut être en relation avec:

o La qualité de l'aliment, ou avec des maladies de l'appareil digestif entravant la prise de


nourriture (-inappétence véritable –primaire)
o Et peut être observée en relation avec des faits mineurs (aliments inhabituels, chaleur,
environnement étranger), avec l'atteinte d'organes ne se trouvant pas en relation directe avec
l'appareil digestif ou diverses affections générales (inappétence secondaire – symptomatiques).

- La polyphagie: C'est l'exagération de l'appétit se traduisant par une consommation accrue de


substances alimentaires, elle est observée dans certaines gastrites chronique et parasitoses intestinales.

- La polydipsie: Exagération de la consommation d'eau, le résultat soit d'une:

o Déperdition excessive de liquide, dont les causes peuvent être: vomissements, sudation
massive…
o Sécheresse des muqueuses pharyngée et buccale et aussi lors d'une fièvre.

- Perversion de l'appétit (le pica ou allotriophagie) : Elle se traduit par l'ingestion de substances
autres qu'alimentaires, ses degrés vont du simple léchage à la déglutition effective. Elle se rencontre
dans certains déséquilibres nutritionnels (carence en sel, en cobalt ou en phosphore…) ;

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autre causes: la péritonite chronique, certaines parasitoses (strongyloses) et gastrites (douleurs), ainsi
que des troubles du système nerveux y compris la rage et la cétose nerveuse.

On a : l'osteophagie, l'infantophagie, la coprophagie, l'ingestion de laine et aussi dans certains cas le


cannibalisme.

10. Distension: Cest le principal effet des modifications de la motricité, elle se produit dans maintes
circonstances, lorsque l'accumulation des gaz est trop rapide et leur expulsion insuffisante, lorsqu'il y a
occlusion de la lumière intestinale ou obstruction du pylore et de la valve iléo-caecale, ou lors d'une
surcharge en aliments solides ou liquide ou des gaz qui s'accumulent.

Lorsque ce phénomène dépasse un certain degré la faculté de motricité de la musculature intestinale


diminue.

11. Déshydratation & Choc: Lors de distension rapide de l'intestin ou de l'estomac, il y'aurait des
effets sur le cœur, les poumons, vaisseaux sanguins, entrainant une chute de la tension artérielle,
diminution de la température, accélération du rythme cardiaque.

Chez le cheval la mort survient généralement entre 6-12h par suite d'un choc et 3-4 jours chez les
bovins. Alors que les vomissements et les diarrhées aboutissent à la déshydratation.

12. Ténesme: Tension douloureuse, constituée par des efforts expulsifs violents et fréquents; c'est un
symptôme fréquent des affections des organes du bassin y compris: la vaginite, la rétention placentaire,
la rage et les abcès de la moelle épinière, le plus souvent il est le résultat d'une affection intestinale. Il y
a de nombreux cas ou la cause du ténesme ne peut être déterminée.

13. Anomalie de la nutrition: L'insuffisance des fonctions motrices, sécrétoires, digestives de


l'absorption diminue l'apport des nutriments aux tissus de l'organisme. La famine et le jeune partiel
s'ensuivent et ils provoquent un arrêt de la croissance, une perte de poids et d'autres signes de carences
spécifiques.

III. Examen clinique

L'examen clinique de l'abdomen comprend deux aspects:


o d'une part un examen extérieur assuré par: inspection, palpation, percussion et auscultation ;
o d'autre part un examen intérieur assuré par exploration rectale, ponction, laparotomie
exploratrice, péritonéoscopie et radiographie.

1. Inspection

Elle permet au clinicien de se rendre compte des dimensions relatives de l'abdomen et de remarquer
éventuellement la présence d'anomalie extérieurement visibles. Les dimensions et surtout la
circonférence de l'abdomen augmentent lors d'un grand nombre de circonstances: gestation avancée-
météorisation (uniforme) –tumeurs hépatiques, splénique ou ganglionnaire –hydromètre – pyromètre –
rétention urinaire, accumulation de liquide dans la cavité péritonéale (ascite, rupture de la vessie,
péritonite exsudative).
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2. Palpation

La palpation peut souvent révéler l'existence d'un foyer douloureux ; pour ce faire, l'opérateur exerce
une pression très ferme contre la région xiphoïdienne, et aussi tôt l'animal vousse légèrement le dos et
pousse des plaintes (réticulo-péritonite traumatique). La palpation très précieuse chez le chien et le chat
puisqu'elle est susceptible d'identifier la plupart des organes abdominaux.

Notons que les douleurs abdominales accompagnent toute une série d'états inflammatoires (péritonite,
l'hépatite, la splénite, la lymphadénite, la néphrite…). Elles se manifestent par une tension de la paroi
abdominale qui se contracte quand on approche la zone douloureuse.

3. Percussion

Elle détermine si une structure sous-jacente est un organe plein ou une portion d'intestin remplie de
gaz, la percussion révélera par exemple une certaine matité au niveau d'un estomac ou d'un intestin
surchargés, au niveau du foie et de la rate, au niveau d'un néoplasme, et en général partout ou un
liquide quelconque s'est accumulé dans la cavité péritonéale (la limite de la zone de matité est
horizontale).

4. Auscultation

Elle permet de découvrir les bruits produits par l'activité fonctionnelle de la portion intra-abdominale
du tractus digestif. L'opérateur doit faire face à la queue du sujet et faire courir sa main le long de la
portion dorsale de l'encolure, puis l'épaule et le long du dos et de la région inférieure de la paroi
abdominale, en caressant franchement l'animal de façon à le préparer au contact du stéthoscope. Il est
nécessaire de prolonger l'écoute pendant au moins 30s, du fait que les bruits sont loin d'être continus
(intervalles de 10 à 20s).

A. Chez les grands ruminants

o Le comportement d'un bœuf change très peu lorsqu'il présente une affection même très
douloureuse de sa région abdominale.
o Chez les grands ruminants, les plaintes ne sont pas forcément un indice de souffrances d'origine
digestive, quand ils sont rassasiés + décubitus →gêne respiratoire.
o Le grincement des dents est l'expression d'une douleur d'origine abdominale (inflammation de
la caillette).
o Un sujet cesse brusquement de ruminer sous l'influence de l'excitation et de la peur.
o La rumination disparait ou devient capricieuse ou très lente lors de nombreuses affections:
maladies fébriles spécifiques, atonie du rumen, surcharge du rumen, réticula-péritonite
traumatique, actinobacillose du rumen et du réseau, ruminite, déplacement et torsion de la
caillette.
o Elle est irrégulière et souvent accompagnée de plaintes, lors de toutes les affections
douloureuses qui portent sur des organes situés soit dans l'abdomen, soit même ailleurs

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- Anamnèse
o Signalement de l’animal (espèce, race (prédisposition raciale), âge, sexe, état physiologique,
mode d’élevage et de vie). On s'intéressera aux affections antérieures surtout les maladies à
localisation stomacale et intestinale ainsi qu'aux affections toxiques.
o Durée de la maladie
o Les premiers symptômes apparus et la chronologie d’apparition de tous les signes digestifs. On
recherchera des renseignements sur les comportements suivent: appétit et prise de nourriture,
soif et abreuvement, rumination, éructation, difficultés éventuelles de l'absorption de nourriture
ou vomissement…etc
o Les symptômes associés (fatigue, hyperthermie, pouls irrégulier, changement du type
respiratoire…).
o Les circonstances d’apparition de la maladie
o Les questions à poser concernent aussi la nourriture (quantité et qualité).
o Aspect des fèces
o Les traitements administrés
o La prophylaxie (vaccination, prévention des parasitismes)

1. Cavité buccale et pharynx: Cet examen est systématique dès que difficultés de préhension ou de
mastication des aliments. Au cours de l'inspection et de la palpation externes, on portera son attention
sur :

- La salivation : En Temps normal, un bovin produit quotidiennement 100 à 190 litres de salive
légèrement visqueuse. En cas de ptyalisme, il faut faire attention à la rage (risque de contamination).

- Les augmentations de volume des tissus environnants et les blessures des joues, des maxillaires et de
larynx. On examinera attentivement les hypertrophies des tissus environnants, la cavité buccale et leur
consistance (œdème, abcès, hypertrophies osseuses...).

- Pour l'inspection (exploration) des cavités buccal et pharyngienne, l'utilisation d'une cale entre les
molaires ou la mise en place d'un spéculum buccal sont recommandés

- L'odeur de la cavité buccale peut être un indice diagnostique.

2. Œsophage: L'œsophage des bovins mesure 110 à 125 cm de long.

- Pour l'inspection et la palpation externes, seul le trajet cervical est accessible ; par contre, on peut par
sondage examiner l'ensemble du conduit.

- On observe l’animal du côté gauche, dans la région de la gouttière jugulaire et on suit le cheminement
des bols alimentaires. On relèvera d'éventuelles régurgitations, des hypertrophies ou des blessures. On
retiendra l'augmentation de volume des tissus environnants de la lumière de l'œsophage (corps
étrangers, tumeurs) de la paroi (traumatisme ancien, abcès) ainsi que l'existence d'une douleur.

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Par sondage, on peut localiser une gêne au passage de la sonde due à une obstruction totale ou partielle
de l'œsophage ou à une formation pathologique volumineuse.

L'examen de l'œsophage et important en cas de Troubles de la déglutition de la rumination ou de


l'éructation.

3. Pré-estomacs:

3.1. Réseau (Réticulum) :


Souvent situé sur la gauche du plan médian du corps. Il s'étend depuis la hauteur de la 6èmecôte jusqu'à
la 7ème ou la 8èmecôte. Il est placé dorsalement de l'appendice xiphoïde du sternum.

-Sa face antérieure est au contact du foie et du diaphragme;

-Sa face postérieure repose sur le cartilage xiphoïde et –se termine dorsalement au niveau de sa
jonction avec le rumen (cloison intérieure qui remonte vers le haut et qui sépare le réseau du rumen).

- Inspection & Palpation: Le réseau n'est accessible ni à l'inspection ni à la palpation externe à cause
de sa position intra-thoracique et de la tension de la paroi abdominale dans la zone cartilagineuse de
l'appendice xiphoïde où il se projette. On n’obtient de renseignements que si un corps étranger ayant
traversé le plancher du réseau tend à s’éliminer à travers la paroi abdominale, il se forme alors un abcès
en région xiphoïdienne.

- Palpation pression: Elle permet de détecter d’éventuels abcès (très rares) et d'évaluer le type de
réactions de l'animal soumis à une pression avec la main gauche engagée de façon énergique (région
sternale – cartilage xiphoïde- dans les 6ème et 7ème EIC) et les réactions observées sont:

*Tendance de l'animal à se soustraire à la manœuvre

*Rébellion de l'animal

*Gémissement et rétraction de l'abdomen lors de la réticulite traumatique pour mettre en évidence une
douleur provenant d'une péritonite, on peut pincer la peau de l'animal au niveau de son rein:

Les réactions de douleur peuvent se traduire par des gémissements, des dérobades, mais aussi des
réactions de défenses. Il est donc indispensable de travailler en sécurité pour prévenir des réactions
dangereuses.

Le contrôle de la sensibilité de la région du réseau s'effectue à l'aide de tests destinés à rechercher la


douleur:

a. Epreuve du bâton: à l'aide d'un bâton rond, du diamètre d'un bras environ, de 1m à 1,50 cm de
long, placé transversalement sous l'animal, le corps du patient est soulevé lentement et
vigoureusement par deux aides en commençant en région xiphoïdienne et en se dirigeant vers
l'arrière par intervalle d'une longueur de main environ. A chaque étape, on laisse brusquement
retomber l'abdomen de l'animal après l'avoir soulevé. Les malades ayant tendance à s'arc-
bouter, on conseille de pratiquer de temps en temps une prise dorsale.
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o Une douleur notée dans la région comprise entre l'appendice xiphoïde et le nombril est en
faveur d'une simple atteinte par un corps étranger.
o Une sensibilité étendue est le signe de complications ou de localisations différentes.

b. Epreuve de la locomotion: Faire descendre l'animal sur un plan incliné (l’animal atteint de
réticulite ou réticulo-péricardite va refuser de descendre).
c. Epreuve du garrot : Un pli de peau est réalisé tout en exerçant une légère pression sur l’épine
dorsale à hauteur du garrot.
o Si le bovin se met en lordose spontanément, l’épreuve est négative.
o Si l’animal ne bouge pas ou essaie de se soustraire à la pression exercée, en émettant des
plaintes, en fléchissant les membres antérieurs, l’épreuve est positive

- Percussion: Afin d'apprécier la sensibilité du réseau, on utilise un marteau en caoutchouc avec


lequel on assène des coups brefs, légers au départ puis de plus en plus forts, en suivant de chaque
côté de l'animal 3 à 4 lignes horizontales d'étendant de la poitrine à l'abdomen, y compris au
niveau de la ligne blanche. Ensuite, de la même façon, on percute selon des lignes verticales pour
mieux délimiter les éventuelles zones douloureuses.

*Les localisations douloureuses pour un diagnostic topographique:

- Douleur étendue à toute la cavité abdominale = péritonite généralisée.

- Douleur siégeant dans la région cardiaque à la hauteur du cartilage xiphoïde = péri-ou myocardite
traumatique.

- Douleur qui s'étend de l'appendice xiphoïde jusqu'à l'ombilic = réticulite traumatique.

- Douleur siégeant au niveau du cercle de l'hypochondre droit et région interro-ventrale droite =


affection du feuillet.

- Douleur siégeant au niveau de l'hypochondre droite = affection du foie.

- Région médiane et ventrale du thorax = pleuropneumonie, broncho-pneumonie.

Par ailleurs, un sujet atteint de réticulite traumatique présente toujours une certaine souffrance au cours
de ces défécations de ces mictions ou de sa rumination.

*Détecteur électromagnétique (Ferroscopie): un examen le long des parois ventrales et ventro-


latérales thoraciques etabdominales avec un appareil détecteur de métal, apporte des informations sur la
présence de corps étrangers ferromagnétiques (fer, acier, nickel) à l'intérieur de la cavité touracos-
abdominal. Des appareils à haute fréquence permettent de mettre en évidence des métaux non Ferro-
magnétique (aluminium et cuivre).

- Auscultation: Chez un animal en bonne santé, les bruits provenant du réseau se font entendre
immédiatement en arrière de la zone d'auscultation du cœur.

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o Bruit normal : Un bruit de froufrou de 10 à 20 secondes précédant la contraction du rumen, il


correspond au passage de matériel fluide dans l’orifice réticulo-omasal.
o Absence de bruit : Atonie du rumen – péritonite.

3.2. Rumen (Panse)

C'est le plus volumineux des estomacs (il représente environ 80% de la capacité totale des réservoirs
gastriques), au stade normal de réplétion, il occupe presque complètement la moitié gauche de la cavité
abdominale de diaphragme à l'entrée du bassin l'exception de deux petits territoires occupés
respectivement par la rate et par le réseau:

- Son long axe antéropostérieur s'étend depuis la région inférieure du7ème ou du 8èmeespace intercostal
jusqu'à l'entrée de la cavité pelvienne.

- A la surface externe, le rumen présente différentes cannelures correspondant à la projection des sortes
de piliers qui sur la surface interne divisent le réservoir en: un compartiment dorsal - un compartiment
ventral -un compartiment antérieur et un compartiment postérieur.

Inspection: Il faut considérer l'état de réplétion du rumen au niveau du creux du flanc gauche
(enfoncé=peu rempli; tendu=bien rempli ; bombé=trop rempli). La distension se traduit par l'apparition
d'une bosse plus ou moins nette qui déforme le creux du flanc. Quant aux déplacements éventuels de la
paroi abdominale qui seraient provoqués par les contractions du rumen, il est rare qu'ils soient
suffisamment marqués pour qu'on puisse les considérer comme un critère de l'activité de ce réservoir.

*Raréfaction des contractions lors d'indigestion chroniques.

Palpation : La palpation permet d'apprécier la fréquence, la force et le caractère cyclique des


mouvements du rumen. On applique contre le flanc gauche tantôt les doigts tendus, tantôt le plat de la
main, tantôt l'extérieur du poing fermé. Leur pression devra être assez forte pour qu'elle puisse vaincre
le tonus des muscles abdominaux.

Il faut toujours commencer par le haut du flanc, puis on descend progressivement vers la région
ventrale de l'abdomen. Normalement la consistance du contenu est stratifiée, élastique dorsalement
(gaz), le rumen apparait dans sa partie moyenne comme relativement mou ou pâteux (Présence de
fourrage grossier), ventralement, il est fluctuant (contenu liquide) et le contenu du rumen pèse
considérablement sur la paroi ses mouvements sont moins évidents.

Les mouvements de rumination peuvent soit disparaitre, soit diminuer de force et de fréquence lors de
l'indigestion simple, dans la surcharge aigue, dans la réticulo-péritonite traumatique et lors d'autres
troubles portant sur les autres compartiments de l'estomac

-Une sensibilité: en cas de ruminite.

Percussion : Dans sa portion la plus haute, le rumen contient normalement très peu ou pas de matières
alimentaires, à ce niveau, la percussion fournit une tonalité légèrement tympanique (sub tympanique)

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et dès la hauteur du tiers moyen du flanc, elle fournit un son mat, et cette matité s'enregistre également
sur tout le reste du rumen. S'assourdit à mesure qu'on descend.

-Si ce dernier se trouve encombré de matières alimentaires (surcharge aigue) = une matité sur la
totalité.

-S'il est plus ou moins distendu par des gaz = tympanisme / métallique (les cas graves).

Auscultation : Elle permet de juger assez exactement de l'état fonctionnel du rumen. On pose le
stéthoscope au centre du creux du flanc gauche, on noter la force, le type et la fréquence des bruits.
Ceux –ci se font entendre périodiquement sous la forme d'un bruissement fort, parfois effervescent qui
diminue ensuite.

L'auscultation permet d'entendre des bruits caractérisés par des gargouillements liquides ou par des
crépitements gazeux, et toute réduction dans l'activité du rumen aboutit à une réduction de la fréquence
et de l'intensité de ces bruits.

La fréquence normale des bruits du rumen est de 7 à 12 toute les 10 minutes; la perception de 2 à 3forte
contractions en 2 minutes représente une valeur significative de l'activité du rumen.

Immédiatement, après la prise de fourrage grossier et pendant la rumination, les bruits sont plus
fréquents et plus forts. Ils deviennent plus rares et plus faibles ensuite.

*Après un jeune de 48 heures, le rumen est presque entièrement au repos.

*Le ralentissement du fonctionnement du rumen peut être dû à diverses affections: surcharge ou


inflammation du rumen, néoplasie, acidose, déplacement de la caillette, réticulite traumatique…

Et quand ces affections durent et deviennent graves, le rumen peut finir par s'arrêter totalement et
l'auscultation ne fournit plus aucun bruit fonctionnel.

o Bruit de déglutition: audible au niveau du10ème espace intercostal. Il varie suivant la nature du
bol alimentaire ;
- Plus le bol est solide = bruit bulleux.
- Plus le bol est liquide = bruit de cascade.
o Bruit de rumination 10èmeE.I.C =

Le bruit ressemble à un fort (gargouillement=glouglou) puis un roulement sourd.

o Bruit de contraction = creux du flanc : bruit de cascade qui se rapproche et s'éloigne en suite.
o Bruit de crépitation : correspond aux bulles de gaz crevant à la surface du contenu ruminal
(activité fermentaire).

Les mouvements du rumen (Rappel): Normalement les deux sacs du rumen se contractent
alternativement. Dans ces mouvements, le cycle commence par: une double contraction du réseau-la
seconde étant accompagnée d'une forte contraction du compartiment dorsal antérieur du rumen (les
sucs digestifs liquides qui se trouvent dans le réseau sont projetés sur la masse alimentaire sensiblement
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sèche qui remplit le rumen) - succède une contraction du compartiment ventral du rumen (ramène dans
le réseau un peu de sucs digestifs). Chaque cycle est suivi après une courte pause par une seconde
contraction (secondaire) du sac dorsal et ventral, elle provoque l'expulsion des gaz du rumen
(éructation).

3.3. Feuillet (Omasum): Le feuillet représente à peu près 7 ou 8% de la capacité stomacale totale. Il
est situé à droite du plan médian du corps.sa face gauche est en contact avec le rumen, le réseau et la
caillette, de son coté, sa face droite est en rapport avec le diaphragme, le foie et une faible portion de la
paroi abdominale.

La situation très centrale du feuillet dans la cavité abdominale rend impossible son examen direct par
les méthodes physiques habituelles. Il n'est accessible qu'après laparotomie ou ruménotomie.

L'aire de projection du feuillet se trouve à droite, ventro-latéralement (la 7ème et la 9ème côte) limitée
crânialement par le bord caudal de l'aire de projection des poumons:

- Par la palpation pression (les articulations 1-2 phalangiennes de la main ou avec le poing) on met en
évidence une sensibilité.

- A l'épreuve du bâton, le feuillet volumineux et dur engendre parfois une telle poussée qu'elle devient
décelable dans la région xiphoïdienne, pendant que l'animal gémit.

- A la percussion, on enregistre normalement une sub-matité sur l'aire de projection du feuillet (Dont
les limites ne sont pas nettes).

o Dans l'hypertrophie du feuillet, l'étendue de la zone de matité et son intensité augmentent.


o La matité disparait avec un feuillet petit ou détaché de la paroi thoracique.

- Quand le feuillet est le siège d'une surcharge, il devient excessivement dur +constipation chronique.

- A l'auscultation du feuillet, les bruits entendus sont des crépitations synchrones des contractions du
réseau au centre de l'aire de projection. Ils sont plus vifs et plus sonores lors de la rumination et
l'alimentation.

3.4. Caillette (Abomasum): La caillette est le 4ème réservoir digestif, c’est le seul véritable estomac
glandulaire des ruminants. Elle présente deux points d’ancrage : le pylore et l’orifice omaso-abomasal.
La caillette peut non seulement être le siège d’affections inflammatoires, mis aussi subir des
modifications de position par rapport aux autres organes de la cavité abdominale. Elle représente
environ 8% de la capacité totale des réservoirs gastriques (adulte), (Chez le veau, sa taille est double de
celle du rumen).

La caillette repose sur le plancher de la cavité abdominale, du côté droit du corps, son extrémité
antérieure en contre le réseau juste au-dessus du cartilage xiphoïde; son extrémité postérieure est
sensiblement plus étranglée et se termine par le pylore, à la hauteur de la portion inférieure de la 9ème
ou de la 10ème cote.

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Sa grande courbure est en contact avec la paroi abdominale entre la 7ème et la 10ème cote, alors qu'en la
région dorsale, sa petite courbure est en contact avec le feuillet. Sa face gauche (viscérale) vient
toucher le compartiment ventral du rumen ainsi que le feuillet.

- La caillette du bovin participe non seulement aux graves indigestions d'origine alimentaire, mais
également aux multiples affections inflammatoires de l'intestin abomaso-entérites.

D'autre part, les affections idiopathiques de l'abomasum perturbent souvent le fonctionnement du


rumen (ex: sténose du pylore.)

-Très peu de signes caractéristiques sont observés au niveau d'une caillette normale.

- Inspection

- Chez le veau, on peut avoir une augmentation du volume du côté droit lors d'indigestion du lait,
météorisation chronique à la suite d'un sevrage rapide.

-Lors d'une surcharge pathologique de la caillette (surcharge en fourrage grossier non digéré,
météorisation de la caillette chez les veaux, sténose pylorique), on observe une courbure vers l'avant du
profil touraco-abdominal (région xiphoïdienne droite et en arrière de celle-ci).

Chez l’adulte, il faut noter l’augmentation de volume

-Lors d'un déplacement vers la droite: l'asymétrie du contour abdominal apparait beaucoup plus
nettement.

-Lors d'un déplacement vers la gauche: le profil de la paroi abdominale gauche apparait plus saillant
(avec tuméfaction du creux du flanc gauche).

- Palpation:

- Chez le veau: on effectue une palpation bimanuelle profonde (décubitus latéral) à travers la paroi
abdominale, surtout si elle est bien remplie et si la paroi n'est pas sensible.

- Chez les bovins âgés: on procède à un examen au moyen d'une ferme pression exercée par le poing
fermé. On ne peut évaluer les lésions de la caillette que si la paroi abdominale est souple, pas trop
épaisse, et si elles sont suffisamment prononcées.

o Certains animaux atteints de gastrite, d'ulcère stomacal grave offrent une sensibilité à la
palpation ou aux pressions dans l'aire de projection de la caillette.
o Lors d'ensablement, de surcharge ou de leucose de la caillette, on ressentira parfois le conte
coups de l'organe dur après une palpation profonde exécutée avec les deux poings.
o Lors d'une dilatation avancée, la caillette occupe parfois toute la moitié droite de la cavité
abdominale jusqu'au bassin.
o Lors de déplacement vers la gauche, la succussion du fuyant du flanc en arrière de
l’hypochondre gauche permet de provoquer un bruit liquidien.

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- Percussion : La percussion ne permet pas de préciser les contours de la caillette en position normale.
o Le son subtympanique, ou submat, entendu au niveau de son aire de projection disparait dans la
surcharge= une matité.
o La percussion de la caillette déplacée vers la gauche, remplie de gaz = son tympanique

La percussion détermine la résonance de l'organe et la sensibilité douloureuse, toutefois, la région


sensible n'est pas facile à localiser, car le diagnostic différentiel entre une sensibilité du réseau, du
feuillet ou du foie est délicat à établir.

- Auscultation: Les bruits normaux de la caillette sont mal connus; ils doivent se situer entre le
crépitement du feuillet et le borborygme intestinal.

- Lors d'un déplacement à gauche: en auscultant l'abdomen au-dessous d'une ligne rejoignant le centre
du creux du flanc gauche et l'articulation costo-chondrale de la 7ème côte du même côté, on pourra
percevoir des bruits métalliques (une goutte tombant dans une casserole= le PING) ou d'éclatements
assez sonores caractérisant la présence d'un milieu particulièrement fluide, ils peuvent être séparés par
(des intervalles ≈15mn).

- Lorsque la caillette est déplacée vers l'avant, on entend des bruits de gargouillement en arrière et au-
dessus du cœur des deux côtés de la cage thoracique.

- Lorsque la caillette est déplacée vers la droite, les bruits ne sont audibles qu'au début de la maladie.

- La confirmation du déplacement peut se faire par une ponction en partie basse du flanc, à mi-chemin
entre l’hypochondre et le grasset.

4. Intestins: Les intestins occupent les 2/3 postérieurs de la moitié droite de la cavité abdominale. Ils
sont repoussés:

o Vers la droite, au-delà du plan médian, selon l'état de remplissage du rumen.


o Vers la paroi abdominale droite ventrale tendant la gestation.

- L'intestin grêle est très peu rempli en temps normal, le gros intestin est moyennement à fortement
rempli.

- La consistance du contenu intestinal s'épaissit de la partie crâniale vers la partie caudale.

- L'intestin des bovins fait souvent l'objet de troubles inflammatoires ou de changements de position et
il participe aussi à la plupart des indigestions du rumen et de la caillette.

- Les caractères des matières fécales donnent toujours des indications précieuses sur l'état fonctionnel
des intestins

- Inspection: On observe un refoulement de l'hypochondre droit et une distension de la paroi


abdominale voisin lors: de tympanisme intestinal important, d'accumulation de liquide, de dilatation et
de torsion du caecum, de torsion de l’intestin grêle ou d’invagination intestinale. Le caecum météorisé
et siège d'une torsion, apparait comme un renflement cylindrique ou spirale déformant le flanc droit.
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- Palpation: La palpation de la paroi abdominale droite montre une tension anormale dans les
affections intestinales précédemment citées, et une certaine sensibilité à la palpation-pression profonde.

- Percussion:

- Les réactions à la douleur sont déclenchées par percussion de la paroi abdominale avec un marteau
lourd.

- Le son a une tonalité subtympanique dans le tiers supérieur du flanc droit.

- La limite entre la zone subtympanique et la zone de submatité ventrale est une ligne horizontale située
plus en hauteur chez les animaux en fin de gestation.

- Auscultation: "Creux du flanc droit"

- En temps normal, on n'entend que des bruits faibles tares (crépitement, lapements, bruits de glouglou
au de gargarismes), souvent couverts par les bruits du rumen.

- Lors d'inflammation, d'ascite, on peut entendre des gargouillements.

- Un son métallique aigu, audible à l'auscultation percussion, peut accompagner une météorisation
simple, occlusion iléus un déplacement de la caillette vers la droite, une dilatation du caecum ou un
pneumopéritoine.

- Exploration rectale: Concerne le rectum lui-même et les autres portions de l’intestin. Il faut
s'intéresser à l'état de sa surface à l'épaisseur et à la tension de sa paroi, à son contenu (quantité et
nature), à sa sensibilité et aux éventuelles adhérences.

Normalement l'intestin grêle, le caecum et le colon ne sont pas toujours faciles à délimiter par voie
rectale, chez un bovin en bonne santé, on palpe des viscères mobiles, mous, situés crânio-ventralement
par rapport au bassin.

5. Foie: Quand le foie est normal, il est entièrement caché dans la concavité du diaphragme, qu'elle que
soit l'espèce animale considérée. Chez les grands ruminants, la presque totalité du foie est situé sur la
droite du plan médian du corps, sa face pariétale est en principe au contact de la moitié droite du
diaphragme. Le foie se projette du côté droit en arrière du champ pulmonaire avec une orientation
dorsoventrale. Il est situé sous les côtes (entre la 8ème et la 13ème côte) et ne dépasse normalement pas le
cercle de l’hypochondre.

Inspection : L’inspection du foie n’est pas réalisée. L’inspection des muqueuses et de la peau dans les
zones non pigmentées peut suggérer lors de l’ictère, une atteinte hépatique.

Palpation : Lors de l’hypertrophie hépatique, le foie est palpé avec les doigts placés en crochet en
arrière de la dernière côte à droite. Dans la partie supérieure du creux du flanc.

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Percussion : l’aire normal de percussion du foie est située dorsalement dans l’avant-dernier et le
dernier espace intercostal, juste en arrière du champ pulmonaire. Une sensibilité douloureuse à la
percussion est rarement perçue.

B. Chez les petits ruminants

L'examen physique des divers compartiments de l'estomac du mouton s'effectue de la même façon que
chez les grands ruminants, bien que chez le mouton adulte les différents procédés sémiologiques soient
toujours entravés par la présence d'une épaisse toison laineuse.

- Le comportement alimentaire des petits ruminants est un peu différents de celui des bovins. La
préhension comparativement aux bovins est sélective.

- Au cours de la rumination, les mouvements de la mâchoire du mouton sont beaucoup plus précipités
que chez les grands ruminants.

- Les mouvements du rumen sont également plus rapides.

C. Chez le cheval

Anamnèse et commémoratifs :

Le recueil doit comporter un historique de l’animal, avec le signalement de l’animal (sexe, race, âge) et
ses antécédents médicaux, le mode de vie, l’utilisation du cheval, l’habitat, l’alimentation (quel
aliment, en quelle quantité, à quel rythme, s’il y a eu un changement récent). Elle doit ensuite porter sur
l’épisode de colique en lui-même : durée, sévérité et fréquence de la douleur, évolution des signes
cliniques, les signes associés, date du dernier crottin et du dernier repas. Tous les traitements
administrés à l’animal et le programme de vermifugation. Ce recueil de l’anamnèse peut également
aider à déterminer le mode d’évolution de la pathologie : aiguë, chronique ou récurrente. C’est la durée
de la douleur abdominale qui permet de les spécifier.

- Cavité buccale : en plus de la recherche des différentes anomalies liés aux troubles de la préhension,
de la mastication, il faut porter un intérêt spécial à l’état des dents.

- Examen de l’estomac:

Les contractions de l’estomac sont toniques, violentes mais lentes. Le volume de l'estomac est trop petit
pour pouvoir contenir ce que le cheval mange en un seul repas. Deux à trois vidanges gastriques par
repas sont nécessaires, la dernière partie du repas étant la plus digérée. Le rôle digestif de l'estomac est
peu important, il a par contre un rôle fondamental dans la régulation du transit. Il est important de
nourrir un cheval à heures fixes et en même temps que ses congénères car il existe un réflexe
conditionné avec sécrétion de suc gastrique quand arrive l'heure du repas.

- L'estomac du cheval est situé dans la concavité du diaphragme tout à l'avant de l'abdomen, en
général, l'estomac est situé sur la gauche du plan médian du corps. Son sommet est situé dans

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l'extrémité dorsale de la 16ème et 17ème côte gauche. Dans les cas de réplétion extrême, il peut
atteindre le niveau de la 18ème côte gauche et le voisinage de la dernière vertèbre thoracique.

Etant donné sa faible dimension, cet organe ne vient nulle part au contact de la paroi abdominale et de
ce fait, le diagnostic de troubles gastriques présente une certaine difficulté.

- Les ulcères gastriques sont une pathologie fréquente chez le cheval

- La dilatation de l'estomac est due soit à une surcharge, soit à un dégagement exagéré de gaz, soit
encore à l'absorption d'une grande quantité d'eau trop froide.

- Chez le cheval, la dilatation de l'estomac s'accompagne de signes cliniques qui traduisent une
souffrance continue, le pouls s'accélère, la respiration devient courte et les muqueuses se
congestionnent,

- Si la distension de l'estomac est considérable, le cheval peut adopter la position du chien assis pour
diminuer la pression qui pèse sur son diaphragme.

- Ce trouble peut s'accompagner d'une résonance tympanique lors de la percussion du côté gauche de la
région antérieure de l'abdomen.

- L'auscultation montre en même temps la cessation de tout mouvement de péristaltisme intestinal.

- Intestin:

- A l'exception du duodénum et du segment terminal de l'iléon, la majeure partie de l'intestin est


suspendue au plafond de la cavité abdominale par des replis relativement longs du mésentère.

- La majeure partie des anses intestinales reste en contacts avec la paroi abdominale gauche.

- L'incidence des maladies de l'intestin est très élevée chez le cheval: les plus importantes sont les
spasmes intestinaux, la météorisation, l'incarcération stercorale et l'entérite modification péristaltisme
intestinal + syndrome colique.

- Inspection : est susceptible de faire constater une météorisation primaire causée par une récente
absorption d'aliments dont la fermentation est rapide, ou une météorisation secondaire consécutive à
l'obstruction intestinale (concerne une certaine portion de l'intestin.)

- Palpation : extérieure ne suffit pas à donner des renseignements cliniques de valeurs en dehors d'une
certaine sensibilité et d'une tension plus ou moins nette de la paroi abdominale.

- Percussion : peut révéler l'existence d'un tympanisme qui est généralisé lors de météorisation
primaire, et qui est localisé lors d'une météorisation secondaire au contraire, il est possible qu'une zone
de matité marque une incarcération intestinale localisée.

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- Auscultation : est extrêmement instructive car c'est elle qui, en fonction des bruits dus au
péristaltisme, permet d'apprécier le degré du fonctionnement de l'intestin. L’auscultation abdominale
s’effectue classiquement au niveau de quatre quadrants abdominaux :

- Quadrants supérieur et inférieur du flanc droit (bruits du caecum)

- Quadrants supérieur et inférieur du flanc gauche (bruits du côlon et de l’intestin grêle).

- Cinquième quadrant, c'est-à-dire l’abdomen en région déclive, permet d’entendre des « bruits de
vagues » en présence de colique de surcharge de sable.

Il est important pour l’examinateur de se souvenir que les bruits intestinaux varient considérablement
en fonction des individus, mais également chez un même individu en fonction de l’activité physique du
cheval, du temps écoulé depuis le dernier repas et des différents stades de l’affection considérée. La
reconnaissance d’un péristaltisme altéré nécessite la connaissance de l’activité intestinale normale.

Ainsi, on peut différentier :

- Des bruits mixtes (mélanges de bruits de gaz et de fluides, correspondant au brassage des aliments
dans le côlon ascendant), qui, normalement, interviennent régulièrement, 2 à 4 fois / mn durant
quelques secondes.
- Des bruits propulsifs ou borborygmes (progression des aliments dans les différents segments
intestinaux) qui sont entendus une fois toutes les deux à quatre minutes, lorsque le cheval n’a pas
mangé récemment.
- Des bruits métalliques, inertes, correspondant à l’éclatement de bulles à la surface de liquides dans
un réservoir intestinal distendu (par exemple, lors de tympanisme du caecum).
- Des gargouillements sonores et des bruits de borborygmes feront alors penser à une entérite
catarrhale, à des coliques spasmodiques ou à une invagination.

Au contraire, les bruits du péristaltisme sont assez rares ou même totalement absents en cas
d'incarcération stercorale, d'atonie et d'obstruction de l'intestin.

-Il est toujours intéressent de considérer la région anale car on peut y noter par exemple : la Présence de
tumeurs (mélanosarcomes) ou de dépôts gris ou blanchâtres qui traduisent une Infestation par Oxyurus
équi. Le tonus du sphincter anal peut être diminué lors de sénilité ou par la Paralysie au rectum.

L’auscultation des différents quadrants doit être menée avec attention et patience car elle peut prendre
jusqu’à cinq minutes. De manière générale, plus l’affection intestinale est sévère, plus l’activité
péristaltique est diminuée, le pire étant le silence abdominal total.

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5. Chez le chien et le chat

- Inspection :

- Une augmentation de la circonférence pourra correspondre à une gestation avancée, à une


météorisation de l'estomac, à une tumeur du foie, à un pyromètre ou à une ascite.

- Une dilatation et la torsion de l'estomac amènent une distension généralisée de l'abdomen.

- Un chien qui rend son repas et qui vomit risque de présenter une gastrite.

- Palpation:

Le clinicien se servira de ses deux mains au foie, doigts serrés et bien tendus. Il les placera de chaque
côté de l'abdomen du patient et il exercera une pression suffisante pour vaincre la résistance naturelle
des muscles et pour permettre à chacun des organes examinés de glisser entre ses doigts.

-L'abdomen peut devenir douloureux lors de toutes sortes d'états inflammatoires aigus ou subaigus:
péritonite, gastro-entérite, hépatite, néphrite, cystite et splénite ainsi que lors d'une invagination ou
d'obstruction de l'intestin.

-Présence de corps étrangers = anorexie et vomissement + diminution du volume de l'estomac.

- Percussion:

Permet de différencier entre l'accumulation locale de gaz, l'hépatomégalie et les tumeurs suspectes qui
sont au contact de la paroi abdominale.
- Des réactions de douleurs = un état inflammatoire.

- Combinée avec la palpation: remarquer la présence de liquides anormaux dans la cavité


abdominale (ascite, péritonite exsudative, rupture de la vessie).

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Examens complémentaires :

- Prise de sang pour numération –formule sanguine : modification de la formule leucocytaire


(inflammation) avec augmentation du taux des polynucléaires surtout neutrophiles en cas de
réticulo-péritonite traumatique.

- Echographie abdominale : elle permet d’observer un épaississement de la paroi du réseau et une


modification de la motilité. La confirmation du déplacement de la caillette peut aussi se faire par
échographie.

- Prélèvement de jus de rumen : avec une sonde œsophagienne et une pompe à vide

- Prélèvement de salive

- Ponction du rumen : elle se réalise avec un trocart dans la partie centrale du creux du flanc, après
rasage et désinfection locale.

- Intubation naso-gastrique chez le cheval : utilisée à la fois comme moyen de diagnostic (mise en
évidence d'un reflux gastrique) et de traitement (soulagement d'une surcharge gastrique pour éviter
une rupture de l'estomac et administration de laxatifs ou d'absorbants intestinaux). Aussi utilisée
pour lever une obstruction œsophagienne.

- Examen des matières fécales : il faut noter la quantité d’excréments présents dans le rectum, leur
consistance, couleur, odeur, degré de digestion des fibres végétales (taille anormalement élevée
>2cm), la présence de substances anormales : mucus, fibrine, du sang plus au moins digéré. La
plupart des analyses doivent être impérativement faites sur des matières fécales prélevées
directement dans le rectum.

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Cheval en position
antalgique (chien assis) lors
d’une douleur gastrique

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Epreuve du bâton

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Vue latérale gauche des estomacs

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Aire de projection du foie (bovin)

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