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EPIGRAPHIE
Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras je serai avec toi, comme j’ai été avec
moise, je ne te d laisserai point je ne t’abonnerai point.
Josué 1 : 5.
DIVINE BAKODILA MASSAMBA
2
DEDICACE
A mon père, HIGHOR MASSAMBA et ma mère ELIANE LUNDA qui sont les
artisans de ma réussite et donc je suis le fruit de leur amour, merci de m’avoir
supporté durant mes études humanitaires tant qu’anniversaire, je vous aime bien.
A mes frères et sœurs winner MASSAMBA, LUNDA MASSAMBA, GAD,
tressy
Je dédie ce travail
DIVINE BAKODILA MASSAMBA
3
REMERCIEMENT
Avant de débuter ce travail, nous tenons à remercier tous ceux qui de loin et de
près ont contribuer positivement à son élaboration, nous pensons à :
A notre directeur de travail (maman DEBORAH ………………. Qui en dépit de
ses multiples occupations a bien voulue nous orienter dans ce travail, aux
autorité académique de L’ISTS, notre de chef de section des sections des
sciences infirmier et son adjoint, a tous nos enseignant qui nous ont formés
durant ces 3 années d’études supérieur.
A nos camarades d’auditoire entre autre MIMI WINGI, MIRIAME LULENDO,
pour l’esprit de travail et d’équipe, aux autorités du quartier 8 de la commune de
N’DJILI pour nous avoir ouvert leur portes et autorité et autoriser cette étude.
A nos amis et connaissances comme : DORCAS LUBAMBA, louange, Sephora,
Valérie, winner, Jérémie, Gédéon et Cynthia NSONA, ma Carine, Docteur
RODRICK.
Aux frères et sœurs de l’églises REHOBOTH de la commune de N’DJILI Q7 en
particulier le révérend APOTRE SALOMON DITALUA MATONDO pour vos
prières.
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CHAP I : PROBLEMATIQUE
I .1. Enonce du problème
Pour HARMATAN et COLL (2005), Le paludisme est la maladie infectieuse
à transmission vectorielle la plus rependue et dans les régions chaudes tropicales
d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie où les conditions climatiques et
environnementales sont favorables au développement des moustiques,
notamment les anophèles femelles, uniques vecteurs du Plasmodium. C'est avant
tout une affection humaine. Cependant, les Plasmodium infectent également les
oiseaux, les reptiles, les singes, les chimpanzés et les rongeurs (animaux à sang
chaud)
Le paludisme touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement
les zones tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine.
L’Afrique est, de loin, le continent le plus touché avec 90% des cas de
paludisme recensés dans ses zones tropicales. Des épidémies peuvent survenir
lors de mouvements de populations peu exposées au paludisme vers des zones
hautement endémiques.
L’Europe connait des cas de paludisme dits d’importation. En France, en 2011,
3560 cas d’importation ont été rapportés.
L’OMS (2020) estime que, l’ensemble de la région Africaine a enregistré
95 % de tous les cas de paludisme (228 millions de cas) ; 96 % de tous les décès
dus au paludisme (602 000 décès) ; 80 % de taux des décès dus au paludisme
dans la région concernent des enfants de moins de 5 ans.
De 2000 à 2019, la région a accompli des progrès considérables en
réduisant sa charge palustre : L’incidence de la maladie (cas pour 1 000
habitants exposés au risque de paludisme) a chuté de 368 à 222,9 ;
Le taux de mortalité (décès pour 100 000 habitants exposés au risque de
paludisme) est tombé de 149,6 à 56. Toutefois, les progrès ont tendance à
stagner depuis 2015 dans les pays situés dans les zones de transmission modérée
à élever, et les interruptions liées à la COVID en 2020 ont eu un impact sur la
charge du paludisme dans la région.
De 2019 à 2020, le nombre total de cas de paludisme a augmenté de 213
millions à 228 millions ; mais l’incidence de la maladie est passée de 222,9 à
232,8 cas pour 1 000 habitants exposés au risque de paludisme ; le nombre total
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de décès dus au paludisme a affiché une hausse de 534 000 à 602 000 ; le taux
de mortalité est passé de 56 à 61,5 décès pour 100 000 habitants exposés au
risque de paludisme en Afrique.
L’OMS applique une nouvelle méthodologie statistique pour calculer le
nombre de décès dus au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans depuis
2000. Cette nouvelle méthodologie est employée dans le cadre de toutes les
activités de l’OMS et fournit des estimations plus précises quant aux causes de
mortalité chez les jeunes enfants pour toutes les maladies, y compris le
paludisme. Par rapport aux analyses précédentes, l’adoption de cette nouvelle
méthodologie révèle des nombres plus importants de décès dus au paludisme sur
toute la période 2000-2020. En 2020, le nombre de décès dus au paludisme a été
estimé à 627 000 au niveau mondial.
En 2021, l’OMS a mis à jour sa stratégie mondiale contre le paludisme
pour tenir compte des enseignements tirés de ces cinq dernières années.
Atteindre les objectifs de cette stratégie, y compris une réduction de 90 % de
l’incidence du paludisme et de la mortalité associée d’ici 2030 dans le monde
entier, va nécessiter de nouvelles approches et une forte intensification des
efforts, soutenues par de nouveaux outils et une meilleure mise en œuvre des
outils existants. Il sera également essentiel de renforcer les investissements.
Les programmes nationaux de lutte contre le paludisme ont distribué près
de 48 millions de traitements par combinaisons thérapeutiques à base
d’artémisinine (ACT) en moins en 2020 qu’en 2019. Soixante-cinq pays
d’endémie palustre ont répondu à deux séries d’enquêtes de l’OMS visant à
suivre les perturbations des services de santé essentiels durant l’année 2020 Lors
de la première enquête, 37 pays ont signalé avoir souffert de perturbations
partielles (5 à 50 %) de l’accès aux services de diagnostic et de traitement, alors
que 26 pays n’avaient connu que peu ou pas de perturbations (moins de 5 %). −
Lors de la deuxième série, 15 pays ont rapporté des perturbations partielles (5 à
50 %), alors que 27 pays n’avaient connu aucune perturbation. En revanche, six
pays ont signalé des perturbations majeures de plus de 50 % des services de
traitement du paludisme. » La pandémie de COVID-19 n’appartient pas encore
au passé. Elle a laissé les pays face à un triple défi prolongé : atténuer l’impact
sanitaire immédiat de la COVID-19, réduire les perturbations d’autres services
de santé essentiels, y compris la lutte contre le paludisme, et gérer la santé de
leur population, alors que des secousses économiques d’envergure affectent
encore les sociétés. Les enseignements tirés des perturbations dues à la COVID-
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19 en 2020 doivent continuer à guider les efforts de contrôle et d’élimination du
paludisme.
Sévère malaria estime que, la République démocratique du Congo (RDC)
à l’instar des autres pays, comptabilise le deuxième nombre le plus important de
cas de paludisme et de décès de cette maladie dans le monde. En 2020, 12 % des
cas de paludisme et 13,2 % des décès dus au paludisme sont survenus en RDC,
et le pays a comptabilisé 53,1 % des cas de paludisme en Afrique centrale la
même année. En 2018, le paludisme faisait partie des principales causes de
morbidité et de mortalité en RDC, représentant 44 % de l’ensemble des
consultations en ambulatoire et 22 % des décès. Environ 97 % de la population
vit dans des zones où la transmission du paludisme est stable pendant de 8 à 12
mois par an. Les niveaux de transmission les plus élevés sont observés dans les
zones situées au Nord et au Centre du pays. Entre 2017 et 2020, le fardeau des
cas de paludisme a augmenté de 5,2 %, passant de 308 à 324 pour 1 000
habitants à risque. Les taux de mortalité ont augmenté de 10,6 %, passant de
0,83 à 0,94 pour 1 000 habitants à risque. En novembre 2019, la RDC a lancé
l’initiative High Burden High Impact initiative (D’une charge élevée à un fort
impact) dans le but d’harmoniser les interventions sur le fardeau du paludisme
pour les dix provinces les plus touchées.
En 2016, 13,4 % des décès d’enfants de moins de cinq ans étaient dus au
paludisme. Cette même année, environ 47 % des épisodes de paludisme sont
survenus chez des enfants de moins de cinq ans. Le paludisme grave est
responsable de 77 % des hospitalisations d’enfants de moins de cinq ans et de 55
% des hospitalisations de patients de plus de cinq ans.
Le Guide national pour la mise en œuvre des sites de soins
communautaires (2016) définit l’ensemble des services pour inclure le recours
aux services médicaux dans les cas graves de paludisme et le traitement des cas
de paludisme simple chez les enfants de moins de cinq ans.
1.1. QUESTION DE RECHERCHE
Au regard des observations évoquées ci-haut, nous posons la question de
recherche de la manière suivante :
« Les mères sont-elles des connaissances suffisantes sur les mesures
préventives du paludisme ?»
7
1.2. BUT ET OBJECTIFS DE L’ETUDE
Notre étude a pour but d’évaluer les connaissances des mères sur les mesures
préventives du paludisme, ainsi pour atteindre notre but, nous nous sommes
fixés les objectifs ci-après :
- Décrire le paludisme ;
- Décrire les caractéristiques sociodémographiques et économiques de
mère ;
- Analyser les données nécessaires ;
- Proposer quelques pistes des solutions par rapport aux résultats obtenus.
1.3. IMPORTANCE DE L’ETUDE
Cette étude permettra aux personnels soignants tant responsables
qu’apprenant, et aux mères responsables du foyer, d’approfondir leurs
connaissances sur les mesures préventives du paludisme ; elle constitue aussi un
document de référence pour les futurs chercheurs.
1.4. DOMAINE DE ET TYPE DE L’ETUDE
Notre étude est dans le domaine de nursing en Sante Publique, elle est de
type descriptif.
1.5. DELIMITATION DE L’ETUDE
Notre étude est délimitée dans le temps et dans l’espace, dans le temps
elle a été réalisée durant la période allant du 24 juillet au 24 Août 2024.
Dans l’espace : c’est au Quartier 8 dans la Commune de N’djili qu’a été
réalisée notre recherche.
1.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Outre les pages préliminaires, la conclusion et les recommandations, notre
travail est subdivisé en 5 chapitres :
- Le premier chapitre illustrera sur la problématique ;
- Le deuxième parlera de la revue de la littérature ;
8
- Le troisième abordera l’approche méthodologique ;
- Le quatrième s’articulera autour des analyses et des présentations des
données ;
- Le cinquième et dernier s’altère à l’interprétation ou des discussions des
résultats obtenus.
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CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTERATURE
II.1. DEFINITION DES CONCEPTES CLES
a) Connaissance : La connaissance médicale est le corps (corpus)
des représentations mentales et sociales relatives aux maladies, à la santé
et à la médecine.
Elle ne doit pas être confondue avec les connaissances médicales (au pluriel)
qui sont l'ensemble des savoirs sur les maladies, leurs mécanismes d'apparition
et de développement, les traitements et l'interprétation des tests de laboratoire et
d'imagerie, nécessaires aux prises de décisions en santé.
b) Mère : La mère est le parent biologique ou adoptif de sexe féminin
d'un enfant et définie en langue française comme une « femme qui a mis
au monde, élève ou a élevé un ou plusieurs enfants ».
c) Les mesures préventives : Une action préventive est une action visant à
éliminer une faiblesse pressentie dans le système ou la cause d'une non-
conformité potentielle ou d'une autre situation potentielle indésirable afin
d'en empêcher l'apparition.
L'objectif initial de l'action préventive est d'éviter l'occurrence d'une non-
conformité, mais inclut généralement aussi l'amélioration de l'efficacité du
système.
d) Le paludisme ou la malaria, appelé également « fièvre des marais », est
une maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, propagée
par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles.
II.2. GENERALITES SUR LE PALUDISME
II.2.1. DEFINITION
Pour J.C SEGEN, Le paludisme encore appelé malaria est la maladie
infectieuse à transmission vectorielle la plus rependue et dans les régions
chaudes tropicales d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Asie où les conditions
climatiques et environnementales sont favorables au développement des
moustiques, notamment les anophèles femelles, uniques vecteurs du
Plasmodium. C'est avant tout une affection humaine. Cependant, les
Plasmodium infectent également les oiseaux, les reptiles, les singes, les
chimpanzés et les rongeurs (animaux à sang chaud)
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II.2.2. HISTORIQUE
ACQUES VERDRAGER estime que, La cause de la maladie a été découverte
en 1880 à Constantine (Algérie) par un médecin de l'armée française, Alphonse
Laveran, qui reçut le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1907.
L'anglais Ronald Ross prouva en 1897 que les moustiques anophèles étaient les
vecteurs de la malaria (jusqu'à cette date, le mauvais air émanant des marécages
était tenu responsable de la propagation de la maladie)
Pour l’OMS (2010), une étude a révélé que le principal agent du paludisme
chez l’homme, du nom de Plasmodium falciparum, a pour origine le gorille.
Aujourd’hui, le vecteur qui aurait permis le transfert du parasite du grand singe
aux humains vient d’être identifié. Un consortium de recherche franco-gabonais
a déterminé quelles espèces de moustiques anophèles véhiculent la maladie chez
les singes. Parmi elles, Anophèles mouchetis, connue pour piquer l’homme !
Cesserait donc elle qui nous aurait infectés à l’origine depuis nos cousins. Et
celle-ci pourrait récidiver de nos jours.
Des chercheurs de l’IRD, du CNRS et leurs partenaires gabonais ont voulu
déterminer l’identité des moustiques qui transmettent le paludisme chez les
grands singes. Pour ce faire, ils ont capturé un millier de moustiques du genre
Anophèles, à proximité de groupes de primates sauvages ou semi-captifs. Ils ont
alors effectué des analyses sur les insectes collectés, appartenant à quinze
espèces différentes, afin de détecter lesquelles sont infectées par les parasites du
paludisme, les Plasmodium. Deux espèces de moustiques se sont ainsi révélées
contaminées par ces agents pathogènes. Parmi elles, Anophèles mouchetis, un
vecteur majeur pour l’homme en Afrique centrale.
Celle-ci est donc à la fois primatophile et anthropophile. Le gorille étant à
l’origine de la maladie chez l’homme, ce serait cette espèce qui aurait permis le
transfert de l’infection du singe vers l’homme il y a des milliers d’années.
II.2.3. EPIDEMIOLOGIE
Le paludisme touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement
les zones tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine.
L’Afrique est, de loin, le continent le plus touché avec 90% des cas de
paludisme recensés dans ses zones tropicales. Des épidémies peuvent survenir
lors de mouvements de populations peu exposées au paludisme vers des zones
hautement endémiques.
L’Europe connait des cas de paludisme dits d’importation. En France, en
2011, 3560 cas d’importation ont été rapportés.
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II.2.4.LES DIFFERENTES ESPECES DU PARASITE PLASMODIUM
IMPLIQUEES
Pour ROBERT W. SNOW et al (2005) estime qu’il y a cinq espèces de
parasites du genre Plasmodium sont responsables de la maladie chez l’homme :
Plasmodium falciparum est l’espèce la plus pathogène et responsable des
cas mortels. Elle est présente dans les zones tropicales d’Afrique,
d’Amérique Latine et d’Asie, et elle est dominante en Afrique ;
Plasmodium vivax coexiste avec Plasmodium falciparum dans de
nombreuses parties du monde, et est présente dans certaines régions
tempérées ;
Plasmodium ovale, principalement trouvée en Afrique de l’ouest, ne tue
pas mais peut entraîner des rechutes 4 à 5 ans après la primo infection ;
Plasmodium malariae a une distribution mondiale mais très inégale. Elle
n’est pas meurtrière mais peut entraîner des rechutes jusqu’à 20 ans après
la primo infection.
Plasmodium knowlesi (rarement)
II.2.5. TRANSMISSION
ACQUES VERDRAGER, estime que Le paludisme est transmis à
l’homme par la piqûre d’un moustique femelle, du genre Anophèles, lui-même
infecté après avoir piqué un homme impaludé : la femelle, en prenant le repas de
sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite à son hôte. Les mâles ne piquent
pas.
La transmission de Plasmodium d’un homme à un autre se fait donc par
l’intermédiaire du moustique, le principal en cause étant Anophèles gambiae sur
le continent africain. Il existe un seul cas de contamination interhumaine directe,
lorsqu’une femme enceinte infectée contamine son enfant par voie Trans
placentaire.
II.2.6. CYCLE DU PARASITE
Pour MWERRY et al (1993), Le cycle de Plasmodium est complexe et
comporte deux étapes essentielles : une phase asexuée chez l’homme, et une
phase sexuée chez le moustique.
L’anophèle femelle injecte à l’homme le parasite sous forme de "sporozoïte".
Celui-ci migre rapidement, via la circulation sanguine, vers le foie. Il pénètre
dans la cellule hépatique, où il se divise très activement pour donner naissance,
en quelques jours, à des dizaines de milliers de nouveaux parasites : les
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"mérozoïtes ". La cellule du foie éclate en libérant ces parasites dans le sang : là,
ils pénètrent à l’intérieur des globules rouges et se multiplient. Lorsque ces
derniers éclatent à leur tour, les mérozoïtes libérés dans la circulation sanguine
infectent de nouveaux les globules rouges (cycle érythrocytaire).
Après quelques cycles de réplication des mérozoïtes, des parasites sexués
mâles et femelles (gamétocytes) sont formés à l’intérieur des globules rouges.
Lorsqu’un moustique pique une personne infectée, il ingère ces gamétocytes, qui
se transforment en gamètes. Leur fécondation engendre un zygote, qui se
différencie en oocyste dans le tube digestif du moustique. Les oocystes
produisent des sporozoïtes, qui migrent vers les glandes salivaires du moustique.
Un nouveau cycle peut alors commencer.
Les rechutes tardives de paludisme observées lors d’infections par P. vivax et
P. ovale sont dues à la possibilité pour ces espèces de subsister sous une forme
latente ("hypnozoïte") dans la cellule hépatique de l’homme.
II.2.7. L’IMPACT DES FACTEURS CLIMATIQUES SUR LE
PALUDISME
ROBERT W. SNOW et al (op .ci), Les facteurs climatiques sont un
déterminant important de diverses maladies à transmission vectorielle, de grand
nombre de maladies entériques et de certaines maladies d’origine hydrique. La
relation entre les variations d’année en année du climat et des maladies
infectieuses est particulièrement évidente chez les populations vulnérables et
lorsque les variations climatiques sont marquées. Le paludisme ne survit que
dans les régions tropicales et subtropicales. La sensibilité de la maladie au
climat est illustrée par les zones en bordure de déserts et les hautes terres où des
températures plus élevées et (où) des pluies peuvent augmenter la transmission
du paludisme. Dans les zones de paludisme instable des pays en développement,
les populations exemptes d’immunité sont plus exposées à des épidémies quand
les conditions météorologiques favorisent la transmission. De nombreux
chercheurs ont qualifié les changements climatiques de plus grand danger pour
la santé auquel le monde ait été confronté. Il est à présent admis que la santé de
la planète est liée à celle de sa population. Le réchauffement du climat éprouve
les écosystèmes qui semblent supporter difficilement les changements
écologiques rapides. L’augmentation des températures a déjà déclenché des
changements de météo avec inondations, tempêtes, canicules et sécheresse qui
affectent durement la santé des populations partout dans monde. Si les
scientifiques s’accordent pour dire que les changements climatiques auront une
influence sur les maladies transmises par les insectes, les conséquences exactes
restent inconnues. Que des conditions plus chaudes ou plus humides facilitent ou
non la multiplication des vecteurs comme les moustiques et la propagation des
13
maladies, dépendra d’une gamme de facteurs écologiques et sociétaux bien plus
large que la pluie et le beau temps.
Il est encore impossible d’estimer la façon dont les changements climatiques
affectent la transmission du paludisme. Cette transmission dépend de nombreux
facteurs comme la population et la dynamique démographique, la résistance aux
médicaments et aux insecticides, les activités humaines comme la déforestation,
l’irrigation, le drainage des eaux marécageuses, etc. et leur impact sur l’écologie
locale. Ceci dit, il n’y a pas de doute que ces modifications du climat peuvent
accroître la vulnérabilité au paludisme.
L’OMS (op. Cit), L’Organisation mondiale de la santé indique que
l’augmentation des températures et des précipitations liées aux changements
climatiques fera augmenter le nombre de moustiques présents dans les zones les
plus froides où les individus, n’étant pas habitués à ces maladies, y sont très peu
résistants. L’étude publiée par l’Institut Lowy de Sydney en Australie indique
que la prévalence de la malaria pourrait être 1,8 à 4,8 fois plus importante en
2050 qu’en 1990, selon les prévisions. La part de la population mondiale vivant
dans des zones où la malaria est endémique pourrait ainsi passer de 45 % à 60 %
d’ici la fin du siècle. Par ailleurs d’ici 2085, environ 52 % de la population
mondiale, soit 5,2 milliards d’individus, pourraient vivre dans des zones à risque
de dengue17. Les moustiques sont très sensibles aux changements de climat. Les
conditions plus chaudes permettent aux moustiques et au parasite de la malaria
de se développer plus rapidement, alors que les conditions plus humides leur
permettent de vivre plus longtemps et de se reproduire de manière plus
importante18. La « piqûre du changement climatique » est un problème de santé
publique international auquel les pouvoirs publics devront faire face dans les
années à venir
II.2.8 PHYSIOPATHOLOGIE DU PALUDISME
HARMATTAN et Coll. (op. Cit), estime que, La physiopathologie du
paludisme est encore imparfaitement connue mais les répercussions de
l’infection palustre sur certains organes ont été bien décrites. Le sang La phase
de schizogonie érythrocytaire entraine une hémolyse responsable d’une anémie
d’installation progressive grave chez les jeunes enfants et les femmes enceintes.
L’hémoglobine libérée par l’hémolyse provoque une surcharge rénale et est
partiellement transformée en bilirubine dans le foie. L’excès est éliminé dans les
urines entrainant une hémoglobinurie. D’autre part l’utilisation de
l’hémoglobine par le parasite amène la précipitation dans son cytoplasme de
granules de pigment (hémozoïne), dont la libération lors de l’éclatement du
globule rouge est en partie responsable de la fièvre. Le pigment, accumulé dans
le cytoplasme du schizonte, est relégué dans le plasma lors de la libération des
14
mérozoïtes. Il est alors phagocyté par les monocytes-macrophages et les
polynucléaires neutrophiles (leucocytes mélanifères).
Les plaquettes sont séquestrées par des mécanismes, encore mal précisés,
probablement immunologiques. La conséquence en est une thrombopénie,
perturbation biologique fréquemment et précocement observée au cours d’un
accès palustre.
II.2.8.1La rate
La rate est hypertrophique, molle et congestive. Sa couleur caractéristique,
rouge foncé, parfois brune est due à l’accumulation du pigment internalisé par
les phagocytes. L’augmentation de volume est provoquée par l’hypertrophie de
la pulpe blanche (lymphocytes, cellules réticulaires, macrophages). L’activité
phagocytaire concerne les globules rouges parasités, les débris cellulaires, le
pigment parasitaire. Histologiquement, au cours du paludisme viscéral évolutif,
la rate est énorme, fibro-congestive et foncée à la coupe avec une hyperplasie
lymphoïde et histiocytaire mais les parasites y sont rares.
II.2.8.2 Le foie
La schizogonie exo-érythrocytaire ne produit aucune lésion inflammatoire.
La destruction par les schizonte d’un certain nombre de cellules
parenchymateuses passe inaperçue. On observe une hyperplasie des cellules de
Küpffer chargées de la phagocytose des débris cellulaires et de l’hémozoïne,
associée à des dépôts d’hémosidérine. Ultérieurement les dépôts de pigment
envahissent les espaces portes au sein d’infiltrats lympho-histiocytaires.
II.2.8.3 Physiopathologie de l'accès grave
Pour GILLES .M (1991), Le neuropaludisme (accès pernicieux = « cérébral
malaria » des anglo-saxons) et l’anémie, sont les complications majeures du
paludisme à P. falciparum. Basées au départ sur des études
anatomopathologiques post-mortem réalisées chez des patients décédés de
neuropaludisme, de très nombreuses recherches ont été développées pour
élucider sa physiopathologie. Plusieurs théories, probablement complémentaires
sont actuellement retenues, notamment la séquestration d’hématies parasitées
par des formes matures de Plasmodium, adhérant aux cellules endothéliales des
micros vaisseaux, et l’intervention de cytokines ou autres médiateurs.
15
II.2.9 DIAGNOSTIC
II.2.9.1 Anamnèse
Pour GILLES .M (op . Cit), Le diagnostic clinique se pose toujours devant
toute fièvre après séjour récent. La périodicité est l’unique donnée anamnestique
pouvant nous guider avec certitude. Une fièvre tierce ou quarte (avec un
minimum de trois crises) est toujours signe de malaria, mais cette caractéristique
est rare et intéresse beaucoup plus les infestations à P. Falciparum. Les
céphalées, courbatures, frissons, transpirations peuvent aussi nous guider mais
ne sont pas spécifiques car sont observables en cas d’une grippe, d’une fièvre
typhoïde, d’abcès amibien du foie, …
II.2.9.2. Examen physique
Les urines du malade souffrant de paludisme ont une couleur foncée
(caractéristique de nombreuses maladies fébriles et cause d’une déshydratation.
Le signe clinique de référence reste la fièvre, les autres étant retrouvés dans
presque toutes les maladies fébriles. L’examen utile serait la palpation de la rate
dans des rares situations bien précises ; pour la confirmation d’une
splénomégalie hyperactive palustre chez l’adulte instable.
La recherche des signes de gravités reste primordiale si la suspicion est
établie : pâleur, manifesté des conjonctives, état de conscience, méningite,
ictères franc, hypotension, polypnée., une suspicion de paludisme au début de la
saison de transmission en région de paludisme
II.2.9.3. Diagnostic parasitaire
La mise en évidence du parasite se fait par un examen microscopique de
frottis de sang ou d’une goutte épaisse colorée au Giemsa. Les éléments sont
concentrés sur une surface beaucoup plus petite que dans le frottis. Ce qui
accélère la recherche, mais reconnaissance des parasites devient plus difficile à
cause de la destruction des hématies. Le frottis peut être coloré et permet un
diagnostic précis.
D’autres techniques peuvent être utilisées ou sont en cours d’évaluation. Il s’agit
notamment de :
Recherche d’antigènes circulants en utilisant une technique
immunologique et des anticorps monoclonaux anti P. Falciparum par IFI
ou ELISA
Monofluokit P. falciparum
16
Bandelettes réactives à P. falciparum
La polymérase Chain réaction (PCR)
A l’HGRB deux tests sont fréquemment utilisés pour le diagnostic du
paludisme. Il s’agit de la goutte épaisse et du TDR.
Le TDR est fait dès que le patient arrive à l’hôpital et que l’on suppose
qu’il peut être atteint du paludisme avant de faire un traitement d’urgence.
La goutte épaisse consiste à prélever par piqure au bout du doigt, sur une
lame porte-objet, une goutte de sang. Cette goutte est défibrinée immédiatement
par un mouvement en spiralé, du centre vers les périphéries à l’aide d’un coin
d’une autre lame. Par des mouvements ce sang est étalé sur une surface
d’environ 1cm de diamètre. Laisser sécher à fond le prélèvement pus coloré,
sans fixation préalable à l’aide d’une solution de Giemsa. On assiste à une
hémolyse suivie d’une coloration qui teint le cytoplasme en bleu et le noyau en
rouge,
Après lavage à l’eau laisser sécher en position verticale avant d’examiner. Seuls
seront restés les leucocytes et les parasites éventuels. Le séchage se faire sans
chauffage pur éviter la fixions d’hématies qui empêcherait leur destruction. ET
donc, ne pas sécher la lame au soleil ou en boite fermée.
II.2.10. PRISE EN CHARGE
CIMANUKA BATUZEKO (2015), Le paludisme peut être entièrement
prévenu et traité, l’objectif étant de garantir l’élimination complète et rapide des
plasmodiums dans le sang du patient afin d’éviter qu’un paludisme simple
n’évolue vers une forme grave potentiellement mortelle ou vers une infection
chronique qui peut provoquer une anémie.
Du point de vue de la santé publique le traitement est destiné à réduire la
transmission de l’infection en diminuant le réservoir infectieux et à éviter
l’apparition et la propagation d’une résistance aux antipaludiques.
La prise en charge demeure une situation d’urgence. Ainsi, pour une
meilleure prise en charge :
Les malades doivent recevoir les soins médicaux et infirmiers disponibles,
de préférence dans une unité ces soins intensifs ;
L’examen microscopique confirmera le diagnostic avant la prise en
charge ;
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Les malades doivent être suivis par les examens de frottis ou autres
examens de laboratoire pendant toute la durée de traitement si possible ;
Le choix des médicaments doit tenir compte de la prévalence locale de la
pharmaco résistance.
Le but principal du traitement est de faire baisser la fièvre, stopper les
convulsions, traiter les surinfections, corriger l’hypoglycémie et maintenir un
équilibre électrolytique.
L’OMS recommande les CTA qui sont les antipaludiques les plus efficaces
dont on dispose aujourd’hui. La chloroquine est aussi utilisée dans la plupart de
fois dans les zones à P. Vivax.
II.2.11. PROPHYLACTIE
Lutte anti vectorielle,
Usage des MII et répulsifs,
Traitement préventif aux femmes enceintes,
Assainissement de l’environnement et destruction des gites larvaires,
Prévention chimio prophylactique appropriée et usage d’anti répulsifs
chez les voyageurs
II.2.12. SCHEMA CONCEPTUEL
II.3 connaissances des mères sur les mesures préventives du Paludisme
a. Les mesures préventives individuelles
L’OMS (2020) propose :
- Trouer les boites
- Dormir dans des chambres climatisées (18°)
- Eviter les eaux stagnantes
- Epandre les mazouts sur les eaux stagnantes pour tuer les larves
- Eviter les immondices près des habitants
- Faire l’élevage de poissons qui tue le moustique
18
b. Les mesures préventives collectives
LUBELO THEO (2023) propose :
- Mesures collectives
- Usage de moustiquaire Imprégnés d’insecticides
- Usage d’insecticide à l’effet rémanent
- Fermer les portes et fenêtre à partir de 17h
- Placer des treillis aux fenêtres de la maison
19
II.4 MODELE CONCEPTUEL
Mesures préventives
individuelles
CONNAISSANCES DES MERES SUR LES
MESURES PREVENTIVES DU PALUDISME
Mesures préventives
collectives
20
CHAPITRE III : APROCHE METHODOLOGIQUE
21
22
23
III.2. Population et échantillonnage
III.2.1. Population cible
Pour AMULI ET NGOMA (2011), La population est la représentation
d’un groupe d’individu, ayant des caractéristiques communes.
Une population cible est un ensemble des sujets ou éléments qui
intéressent le chercheur et auxquels ce dernier voudrait appliquer les résultats de
l’étude ou bien extrapoler les conclusions ; un ensemble d’individus qui satisfait
aux critères de sélection définis d’avance et qui permet de faire des
généralisations.
III.2.2. Caractéristique de la population
Dans notre étude, la population est constituée de l’ensemble des
ménagères habitants le quartier 8, dans la Commune de la N’djili ; A croire les
propos du Chef du quartier, leur nombre est estimé 500 mères qui sont
respectivement les femmes ménagères.
III.2.3. Echantillon
Selon INIA.S 2019 (inédit), L’échantillon est une fraction
d’éléments ou sujets tirés d’une population mais pour des raisons d’étude. Les
individus font réellement partie de l’étude. Certaines caractéristiques connues de
la population doivent être présentes dans tous les éléments de l’échantillon, et
ces éléments sont sélectionnés sur base des critères d’inclusion ou d’éligibilité
de notre étude.
A) Type d’échantillon :
Notre échantillon est du type non probabiliste, occasionnelle sur base des
critères de sélections.
24
B) Critères d’inclusion :
Etre mères ou femmes ménagères ;
Habiter le quartier 8 ;
Accepter de répondre librement à nos questions ;
Etre présente durant la période de l’étude.
C) Critères d’exclusion
Nous ne retenons pas dans cette étude, tout sujet qui ne remplit pas les
critères d’inclusion sus-évoqués.
D) Taille de l’échantillon
Après avoir appliqué les critères de sélection, la taille de notre échantillon
est de 50 mères, qui représentent le 10% de notre population d’étude.
III. 3. Processus de collecte des données
III.3.1. Méthode de recherche
a. Définition
THEO LUBELO (2015) , Une méthode est une démarche scientifique qui
amène un chercheur à aboutir aux résultats de ses recherches.
b. Méthode d’enquête
Dans notre étude, la méthode appropriée est l’enquête qui est définie selon le
dictionnaire Petit LAROUSSE (2019) comme étant une étude d’une question
réunissant des témoignages, des expériences.
c. Technique :
Pour Bernard et Geneviève PIERRE (1984), ce sont des moyens mis en
œuvre dans un art, une activité. Pour cette étude nous avons opté pour la
25
technique d’interview face à face, celui-ci nous a permis de poser des questions
aux enquêtés et qui répondent librement.
III.3.2. INSTRUMENT DE COLLECTE DES DONNEES
Notre instrument de collecte des données est constitué d’un guide de
recherche renfermant des questions ouvertes qui vont permettre à nos enquêtées
de répondre librement à nos questions.
III.4. DEROULEMENT DE L’ETUDE
III.4.1. Pré enquête
Avant nos enquêtes proprement dites, notre instrument de collecte des
données avait été soumis à l’appréciation de certains enseignants afin qu’ils
critiquent et dégagent les faiblesses pouvant affecter la validité de notre
instrument.
III.4.2. DEMARCHE AUPRES DES AUTORITES
Avant d’entrer dans le vif de cette étude, nous devons tout d’abord
commencer par obtenir une attestation d’investigation auprès de nos autorités
académiques en date du ……………
Ladite attestation nous a permis d’effectuer notre enquête auprès des mères
en toutes légalités et par après, nous l’avons déposé au bureau du quartier pour
avoir l’approbation du responsable de l’institution qui est notre site d’enquête.
III.4.3. DEMARCHE AUPRES DES MERES
Après s’être annoncé auprès des autorités quelques jours auparavant, nous
nous sommes mis au travail suivant notre méthode et technique appropriée à
l’étude, conformément à notre critère d’inclusion en vigueur auprès de la
26
population, nous avons enquêtés au rythme de 10 mères par semaines pendant 5
semaines soit du ………. Au ……….
III.5. CRITERE D’ACCEPTABILITE
Pour nous permettre d’interpréter nos résultats, nous allons fixer notre
critère d’acceptabilité à un pourcentage supérieur ou égal à 60% pour chaque
mesure et le même pourcentage sera pris en considération pour interpréter nos
résultats.
III.6. TRAITEMENT DES DONNEES
Nous dépouillions nos données manuellement et calculions le pourcentage
selon la formule :
(𝐹𝑂)
𝑝𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑛𝑡𝑎𝑔𝑒(%) = 𝑥 100
(𝐹𝐴)
Légende :
% : Pourcentage ;
FO : Fréquence observée ;
FA : Fréquence Attendue.
III.7. CONSIDERATION D’ORDRE ETHIQUE
Nous avons tenu à informer au préalable tous les mères concernées par notre
étude. Nous leurs avons expliqué le but et les objectifs poursuivis.
Cela nous a permis d’obtenir le consentement éclairé de chacune d’elle. Nous
gardons leur identité pour des raisons de dignité et de confidentialité.
27
III.8. DIFFICULTES RENCONTREES
Durant notre étude, nous avons connu quelques difficultés :
- Manques de transport pour atteindre les foyers ciblés ;
- Méfiances de certains vis-à-vis de notre guide interview ;
- Rendez-vous manqué ;
CHAPITRE IV. PRESENTATION DES RESULTAT
Dans ce chapitre, nous allons présenter et analyser les données recueillis lors de
l’enquête et le représenter dans les diffèrent tableau, puis nous allons les
commenter à la fin de chaque tableau.
IV.1. Présentation des données
Nos données seront analysées et présentées dans le tableau statistique possédant
4colonées énumérés de la manière suivante :
Première colonne : numéro d’ordre ;
Deuxième colonne : les variables de l’étude ;
Troisième colonne : les fréquences
Quatrième colonne : le pourcentage (%)
Ce type de tableau va représenter les données en rapport avec les
caractéristiques individuelles des enquêtés tandis que le tableau à cinq colonnes
concerne les variables de l’enquête proprement dite, il s’agit de :
Première colonne représente les numéros d’ordre ;
Deuxième colonne comprend les variables de l’étude
Troisième colonne comprend les fréquences attendus(FA)
Quatrième colonne comprend les fréquence observé(FO)
Cinquième colonne est réservée au pourcentage (%) calculé de la manière
suivante :
𝑓𝑟𝑒𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é (𝐹𝑂)
Pourcentage% = x 100
𝑓𝑟𝑒𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒 (𝐹𝐴)
𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑟𝑒𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒
Moyenne (x)
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 (𝑛)
28
Légende
FA= fréquence attendue
FO= fréquence observe
% = pourcentage
∑xi= somme de fréquence
100= constante
N= nombre de classe
X= moyenne
IV.2. Répartition socio – démographique des enquêtés
Tableau I : Répartition des enquêtés selon la tranche d’âge
N° Tranche d’âge Fréquence %
01 22-26 ans 10 20
02 27-31 ans 12 24
03 32-36 ans 2 4
04 37-41 ans 4 8
05 42-46 ans 4 8
06 >/47 ans 12 24
- Au regard de ce tableau nous constatons que 24% sois à fréquence la plus
élevé de nos enquêtes avant l’Age allant de 27-31 ans et lus de 47 ans
- 20% avais l’age allant de 22-26 ans
- 8 % de nos enquêtes avait l’age entre 37- 41 ans puis 42-46 ans
- Et en suite 4% de nos enquêtes avait l’age allant entre 32-36 ans
Tableau II : Répartition des enquêtés selon le niveau d’étude
N° Niveau d’étude Fréquence %
01 Sans qualification 8 16
02 Diplômé 20 40
03 Gradué 15 30
04 licencié 7 14
29
- Je dégage dans ce tableau ce qui suit : 40% soit la fréquence la plus élevé
de nos enquêtes sont des diplômé 30% sont gradué, 10% sont de sus
qualification et 14% sont de licencié
Tableau III : Répartition des enquêtés selon leur état civil
N° Etat – civile Fréquence %
01 Célibataires 15 30
02 Mariés 25 50
03 Union libre (ou de faits) 7 14
04 Veuve 3 6
05 Divorcés 0 0
- Au vu de ce tableau nous constatons que 50% d’enquêtes sont maries ce
présent représente la fréquence la plus élevé de ce tableau suivis de 80%
de célibataire, 14% sont dans l’union libre 6% sont sans veuvages.
Tableau IV : Répartition des enquêtés selon la Parité
N° Fonction Fréquence %
01 I 20 40
02 II 12 24
03 III 8 16
04 IV 10 20
05 ≥V 10 20
A la lecture de ce tableau, il se note 40% de nos enquêtes ont un enfants, 24%
on deux enfant, 16%ont trois enfant et 20% ont 4 enfant et plus.
Tableau V : Répartition des enquêtés selon leur fonction
N° Fonction Fréquence %
01 Ménagère 20 40
02 Etudiants/Elève 5 10
03 Commerçantes/Vendeuses 18 36
04 Fonctionnaires 7 14
30
Au vu de ce tableau, nous constatons que 40% es nos enquêtes étaient des
femmes ménagères 36% sont des femmes commerçantes 14% sont des femmes
fonctionnaire et 10% sont des étudiantes élevées.
IV.3. Présentation des données de l’enquête sur la connaissance des mères
habitants le quartier 8 sur les mesures préventives du paludisme.
Tableau N° VI : réponses des mères sur les mesures préventives
individuelle.
N° Mesures contre les larves Fréquence %
n=50
01 Trouer les boites 0 0
02 Dormir dans des chambres climatisées 10 20
03 Eviter les eaux stagnantes 15 30
04 Epandre le mazout sur les eaux stagnantes pour tuer 10 20
les larves
05 Faire l’élevage de poissons qui mange les moustiques
Moyenne (X) 10 20
Au regard de ce tableau, il se dégage ce qui suit :
- Eviter les eaux stagnantes faire l’élevage de poisson qui mange le
moustique ou été reconnus par 80% parmi nos enquêtes ;
- Dormir dans la chambre climatisée, épandre le mazout sur les eaux
stagnantes pour tuer les larves ont été reconnus par 20% la moyenne
s’élevé à 20%
31
Tableau N° VII : réponses des mères sur les mesures préventives collective
N° Mesures collectives Fréquence %
n=50
01 Usages de moustiquaires empreignes d’insecticides 40 80
02 Usage d’insecticide 27 54
03 Fermer les portes et fenêtres à partir de 17 heurs 2 4
04 Placer des treillis aux fenêtres de la maison 7 14
Moyenne 19 38
Mais, retenons que, l’usage de moustiquaire imprégnés d’insecticides représente
80% parmi ces mesures-là plus utilisé contre le paludisme chez les mères et ce
présent reste la fréquence la plus élève de e présent tableau suivit de l’usage
d’un secticide à l’effet ramènent qui représente 54%, place de treuilli au fenêtre
de maison à 14% est le porte partir de 17h à 4% la moyenne s’élevé à 38%
Tableau N° VIII : SYNTHESE DES RESULTATS
N° variable FA FO %
01 Mesures individuelles 50 10 20
02 Mesures collectives 50 19 38
Moyenne générale 50 14,5 29
Au regard des résultats étalé dans ce tableau nous constatons que, les mesures
collectives représentent 38% les mesures individuelles qui représente 20% et la
moyenne générale s’élevé à 29%
32
CHAPITRE V : ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS
V.1. Répartition socio – démographique
a) Tranche d’âge des enquêtés
ROFART de HERTAING et COURTEJOIE (1999) stipulent que le facteur
âge joue un rôle important dans la compréhension d’un problème de santé. Plus
l’âge avance, plus l’individu devient mûr en raisonnement.
A ce qui concerne l’age de nos enquêtes, nous avons remarquez que 24% de
nos enquêtes avaient l’age allant de 27-31 ans et plus de 47 ans.
Tenons compte de ce qui précède, nous disons que la majorité de nos âges
de 27-31 ans, puis plus de 47 ans soit la fréquence la plus élevé.
b) Niveau d’étude de nos enquêtés :
BYRNE (1987) soutient que le niveau d’étude influence les comportements,
les attitudes et les connaissances d’un individu dans la compréhension d’un
problème de santé quelques soit son degré.
Considérant les données de notre étude, nous constatons que 40% soit la
fréquence la plus élevé de nos enquêtes sont des diplômés, 30% sont de gradué,
16% sont de sans qualification et 14% sont de licencié.
c) Etat civil des enquêtés
Selon AGUILAR (1984) l’état civil influence fortement la connaissance sur
les problèmes liés à la reproduction étant donné que les mariés, veuves,
divorcées ont une expérience sur ce sujet que les célibataires.
A la lecture de ces données, nous constatons que 50% de nos enquêtes sont
mariée, ce présent représente la fréquence la plus élevé de ce tableau, suivis de
30% des enquêtes célibataire, 14% sont dans l’union libre, sont de veuves.
Tenons compte de ce qui précède, nous disons que la majorité de nos
enquêtes sont mariées.
33
d) Répartition selon la fonction des enquêtés
A la lecture de ce tableau, nous constatons que 40% de nos enquêtes sont des
ménagères, 36% étaient des femmes commerçantes, 14% sont des femmes
fonctionnaire et 10% sont des étudiantes élevées.
e) Parité des enquêtés
Pour MANUILA (2000), la parité rend, par essence la femme mature, car
consciemment ou pas, elle a une grande responsabilité ; celui de porter sur elle
le destin d’un ou plusieurs enfants ; cette prédisposition mentale lui demande un
panel de connaissance qui peuvent être utile pour promouvoir la santé de ses
petits.
En ce qui concerne la parité de nos enquêtes nous remarquons que 40% ont un
enfant, 24% de nos enquêtes ont deux enfants, 16% ont trois enfants et 20% ont
quatre enfants et plus.
Tenons compte de ce qui précède, nous disons que la fréquence la plupart de nos
enquêtes ont un enfant.
V.2. INTERPRETATION DES RESULTATS DE L’ENQUETES
PROPREMENT DITE
Pour analyser les données et interprétés les résultats, nous allons prendre
comme repère, notre critère d’acceptabilité fixé à 60%.
Ainsi dit, tout élément de réponse ayant été reconnu à cette valeur ou au – delà,
a satisfait à notre critère d’acceptabilité, on dira que, l’élément a été bien
reconnu ; par contre tout élément qui a été réalité a une valeur inférieure à
60%, n’a pas satisfait ç notre critère d’acceptabilité, on dira qu’il n’a pas été
bien reconnu.
a) S’agissant des mesures préventives individuelles :
Tous les éléments n’ont pas satisfait à notre critère d’acceptabilité fixe à 60%,
c’est le cas de :
Eviter les eaux stagnantes ont été reconnus par 30% parmi nos enquêtes
34
Dormir dans la chambre climatisais (18°) par 20% parmi nos enquêtes, la
moyenne de 20% montre que les mères ont des connaissances
insuffisantes sur les mesures préventive individuelles.
b) S’agissant des mesures préventives collectives :
Un élément qui a satisfait à notre critères d’acceptabilités, fixés à 60%, il s’agit
de l’usage de moustiquaire imprégnées d’insecticides représente 80% parmi les
mesures la plus utilisé contre élevée du tableau suivit de l’usage d’insecticide à
l’effet rémanent qui représente 54%
Nous avons trouvé une moyenne estimée à 38%
c) S’agissant des synthèses des résultats
Tous les éléments n’ont pas satisfait à notre critère d’acceptabilité fixés à 60%,
il s’agit dont des mesures préventives collectives représentent 20%
La moyenne générale de 20% est un résultat inferieure a notre critère
d’acceptabilité fixe à 60% qui permet d’affirmé que le mères habitant Q8 ont de
la connaissance insuffisante sur les mesures préventives du paludisme.
35
SUGGETIONS ET RECOMMANDATIONS
Face à ce qui précède nous suggérons ce qui suit :
- Aux mères :
D’améliorer leur niveau de connaissance sur les mesures préventives, en
cultivant la curiosité scientifique par la lecture des ouvrages parlant du sujets, la
participation dans les conférences, débats et autres activités du genre parlant de
ce sujet et surtout d’être régulière des CPN pendant la grossesse, le seul endroit
qu’elles peuvent acquérir des connaissances sur les paludismes et autre malade
nuisibles à l’enfant.
- Aux autorités du pays :
D’instaurer dans des programmes des cours, des matières traitant des maladies
meurtrières de l’enfant et autres ;
D’organiser régulièrement des campagnes médiatisées ou non sur l’application
des mesures préventives du paludisme en particulier et autre en générale ;
D’organiser également des séminaires, débats contradictoires autour du sujet
pour informer un grand nombre des mères.
36
ANNEXES
37
GUIDE INTERVIEW
N° LIBELLE DEPOUILLEMENT FREQUENC
E
(n=50)
01 Tranche d’âge 22-26 ans ////////// 10
27-31 ans //////////// 12
32-36 ans // 2
37-41 ans //// 4
42-46 ans //// 4
>/ 47 ans //////////// 12
02 Niveau d’étude Sans qualification //////// 8
Diplômé //////////////////// 20
Gradué /////////////// 15
Licencié //////////// 12
03 Etat – civil Célibataires /////////////// 15
Mariés ///////////////////////// 25
Union libre (ou de /////// 7
faits)
Divorcés 0
Veufs /// 3
04 Fonction Ménagère //////////////////// 20
Etudiants/Elève ///// 5
Commerçantes/Vendeu ////////////////// 18
ses
Fonctionnaires /////// 7
05 Parité I //////////////////// 20
II //////////// 12
III //////// 8
IV ////////// 10
≥V ////////// 10
38
FICHE DE DEPOUILLEMENT
N° MESURES PREVENTIVES DU PALUDISME DEPOUILLEME Fréquence
NT
I Mesures individuelles
I.1 Trouer les boites 0
I.2 Dormir dans des chambres climatisées (18°) ////////// 10
1.3 Eviter les eaux stagnantes /////////////// 15
I.4 Epandre le mazout sur les eaux stagnantes ////////// 10
pour tuer les larves
I.5 Eviter les immondices près des habitations ///////////////// 15
I.6 Faire l’élevage des poissons qui mange les 0
moustiques
II Mesures collectives
II.1 Usage de moustiquaire empreignes //////////////////// 40
d’insecticides ////////////////////
II.2 Usage d’insecticide a effet rémanent ////////////////////// 27
/////
II.3 Fermer les portes et fenêtres à partir de 17h // 2
II.4 Placer des treillis aux fenêtres des maisons //////// 7
39
CONCLUSION
Notre travail de fin d’étude, intitulé « connaissance des mères sur les
mesures préventives du paludisme » effectuer dans le quartier 8 dans la
Commune de N’djili du 24 Juillet au 24 Août 2024, a débuté par une question de
recherche, formuler de la manière suivantes les mères ont elles des
connaissances suffisantes sur les mesures préventives du paludisme ?
Le but de cette étude était de déterminer les connaissances des mères sur les
mesures préventives du paludisme, ainsi pour atteindre notre but, nous nous
sommes fixées les objectifs ci-après :
- Décrire le paludisme ;
- Décrire les caractéristiques sociodémographiques et économiques de
mère ;
- Analyser les données nécessaires ;
- Proposer quelques pistes des solutions par rapport aux résultats obtenus ;
Notre population était constituée de 500 mères à laquelle, nous avons tiré un
échantillon de 50 mères sur base des critères de sélection.
Dans cette étude la méthode appropriée était l’enquête avec interview comme
technique ; notre instrument de collecte de donnée était un guide interview
portant des questions fermées sur quoi les mères devraient répondre.
Au terme de cette étude nous avons obtenues les résultats suivants :
Les mesures préventives collectives reconnues à 20%
Les mesures préventives individuelles reconnues à 20%
La moyenne général s’élevé à 29% ce résultat étant inferieur, a notre critère
d’acceptabilité, nous poussent à affirmer que les mères du quartier 8 ont dû
connaissances insuffisantes sur les mesures préventives du paludisme.
40
BIBLIOGRAPHIE
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soins et santé, de la conception à la diffusion des résultats, Kinshasa,
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Gestion Informatique, Management et Gestion pétrolière, ISTAM/Kinshasa,
inedit.
41
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d%C3%A9mocratique-du-congo