RDM ESFF CM Main 2
RDM ESFF CM Main 2
2023-2024
Trouver les documents de cours
[Link]
Introduction
Introduction
Objectifs de l’ingénieur en mécanique des structures :
Dimensionnement d’une pièce mécanique ou d’un ouvrage d’art pour
qu’ils résistent aux actions extérieures permanentes et accidentelles
pendant toute la durée de vie.
Récente
Ancienne
Structure industrielle en
Charpente traditionnelle bois
béton armé et précontraint
Introduction
Exemple d’une pièce mécanique
Arbre de turbine
La résistance des matériaux est une théorie plus simple basée sur la
MMC
La résistance des matériaux est un outil pour dimensionner certaines
structures constituées de composants élancés (ayant une dimension
plus grande que les deux autres). Elle est également appelée théorie
des poutres.
Elle suppose donc un certain nombre d’hypothèses simplificatrices
▶ Géométrie,
▶ Comportement mécanique du matériau,
▶ Cinématique de déformation,
▶ Application des efforts et des conditions de liaison.
Remarque : il existe également des théories décrivant des
géométries ou une dimension est plus petite que les deux autres : la
théorie des plaques et des coques.
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux
Hypothèses géométriques
Notion de poutre
Rotation de la section : θz .
θz (x) = dv
dx = v ′ (x)
Attention : θz est une
grandeurs algébriques.
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux
→
−
Le moment d’une force F possède la propriété de transport
suivante :
→F⃗
− →F⃗
− −→ → −
M/B = M/A + BA ∧ F
Rappel moment d’une force
−→
Un torseur est un champ de vecteurs M(A) particulier (A étant un
→
−
point de l’espace E) pour lequel il existe un vecteur R tel que
−
→ −
→ −→ → −
∀(A, B) ∈ E 2 on a M(B) = M(A) + BA ∧ R
{T } = → − − →
n o
R M/P
P
Rappel - torseur des actions mécaniques
L’action mécanique associée à un ensemble de forces F⃗i appliquées
en Mi sur un solide peut être modélisée par un torseur appelé le
torseur des actions mécaniques noté {F}. Sa résultante et son
moment en P s’écrivent
→
− X −→ X −−→
R= F⃗i et M/P = PM i ∧ F⃗i
i i
→
− −→
La donnée de la résultante R et de du moment en un point M/P
permet de définir complètement l’action mécanique appliquée sur le
solide.
Rappel - torseur des actions mécaniques
ux =
Fx =
uy = Fy =
θz = Mz =
La liaison articulation
ux =
Fx =
uy = Fy =
θz = Mz =
La liaison encastrement
ux =
Fx =
uy = Fy =
θz = Mz =
Équilibre d’une
structure
Détermination des
efforts de liaison
Équilibre d’une
structure
Principe fondamentale de la statique
Principe fondamental de la statique
ext n P P−
→
o n o
T = F⃗ext Mext/O = ⃗ ⃗
0 0
O
Méthodologie
Écriture de l’équilibre :
P⃗
▶ Fext = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
x :
▶ Projection suivant ⃗
y :
P ⃗
▶ Mext/A = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
z :
Exemple de la poutre sur deux appuis : système d’équation
et résolution
Exemple :
I = N=
Structure hyperstatique
Exemple :
I = N= H =I −N =
Efforts de cohésion
Efforts de cohésion
Définition
Définition des efforts de cohésion
Exemple de la poutre sur deux appuis
⃗Cohesion (M) − →
Cohesion n o
T (M) = R MCohesion/M (M)
M
Modélisation des efforts de cohésion
avec
▶ N l’effort normal
▶ Vy et Vz les efforts tranchants
▶ C le couple de torsion
▶ Mfy et Mfz les moments fléchissants
Cas d’un problème plan : poutre sur deux appuis
Exemple de la poutre sur deux appuis : on découpe et on isole le
tronçon (P1)
▶ Dans le cas d’un problème plan les efforts de cohésion se réduisent
à : N, Vy et Mfz
1er cas : x ∈ [0; L/2]
Équilibre de (P1) :
P⃗ P ⃗
Fext = ⃗0 : Mext/M = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
x : ▶ Projection suivant ⃗
z :
▶ Projection suivant ⃗
y :
Cas d’un problème plan : poutre sur deux appuis
Équilibre de (P1) :
P⃗ P ⃗
Fext = ⃗0 : Mext/M = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
x : ▶ Projection suivant ⃗
z :
▶ Projection suivant ⃗
y :
Cas d’un problème plan : poutre sur deux appuis
Propriétés
Propriétés des efforts de cohésion : action - réaction
−V (x) + f dx + V (x + dx) = 0
dV dV
dx = −f dx ⇒ = −f
dx dx
Équations locales d’équilibre
F F
N(x) = 0 V (x) = − et Mf = x
2 2
Vérification des équations locales d’équilibre :
▶ dN
dx
=
▶ dV
dx
=
▶ dMf
dx
=
Notions de contrainte
et de déformation
Notions de contrainte
et de déformation
Notations :
▶ dS : surface infiniment
petite
▶ n
⃗ : normale à la surface
dS
▶ M : centre de dS
τ1 dxdz + τ2 dxdz = 0
τ1 = −τ2
Équilibre des forces suivant y :
τ3 dy dz + τ4 dy dz = 0
τ3 = −τ4
Équilibre des moments /O
suivant z :
τ1 = τ4
Représentation de l’état de contrainte plan - le cercle de
Mohr
n, ⃗t , ⃗z ) directs.
(⃗x , ⃗y , ⃗z ) et (⃗
le sens de rotation dans le plan de Mohr est inversé pra rapport au
plan réel.
Description de l’état de contrainte, tenseur des
contraintes
L’état de contrainte en un point M d’un matériau est caractérisé par
un tenseur d’ordre 2, le tenseur des contraintes, noté σ (en
caractère gras). Le tenseur des contraintes permet de déterminer
la force dF⃗ appliquée sur une surface dS de normale n⃗ :
dF⃗ = σ.⃗
ndS
dF⃗ = −p⃗
ndS
Description de l’état de contrainte, tenseur des
contraintes
Dans un repère (O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ) le tenseur des contraintes est représenté
par une matrice symétrique :
σxx σxy σxz
{σ}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) = σxy σyy σyz
σxz σyz σzz
Notions de contrainte
et de déformation
F
On sollicite un cylindre avec une contrainte normale σ = S
Augmentation de la longueur : ℓ > ℓ0
La variation de longueur dépend de la longueur initiale :
▶ Dans le premier cas ∆ℓ = ℓ − ℓ0
▶ Dans le deuxième cas ∆ℓtot = 2ℓ − 2ℓ0 = 2∆ℓ
Pour avoir une grandeur qui ne dépend pas de la longueur initiale,
on définit donc la déformation d’élongation ou déformation
longitudinale par :
∆ℓ ℓ − ℓ0
ε= =
ℓ0 ℓ0
Propriétés de la déformation d’élongation
Composantes d’élongation :
εxx εxy εxz
{ε}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) = εxy
εyy εyz
εxz εyz εzz
Matrice des déformations - composantes de cisaillement
Composantes de cisaillement :
εxx εxy εxz
{ε}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) = εxy
εyy εyz
εxz εyz εzz
Notions de contrainte
et de déformation
État de contrainte :
σ xx σ xy σ xz
{σ}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) = σ xy
σ yy σ yz
σ xz σ yz σ zz
1+ν
Relation tensorielle : ε = E σ − Eν (tr σ)1
Élasticité linéaire - cas général
λ λ+µ
ν= E=
2(λ + µ) µ(3λ + 2µ)
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée
Cas de la traction
Traction - contraintes normales
On considère une poutre sollicité en traction : le seul effort de cohésion
est l’effort normal
Déplacement de l’extrémité :
Fℓ
u(ℓ) =
ES
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée
Cas de la flexion
Flexion - déformation et contrainte longitudinales
ℓ(y ) − ℓ0 r θ − r0 θ r − r0 r − r0 y
ε(y ) = = = = =−
ℓ0 r0 θ r0 r0 r0
1
En notant χ = r0 la courbure, on a ε(y ) = −χy
La déformation est linéaire par rapport à y
Flexion - déformation et contrainte longitudinales
ℓ(y ) − ℓ0 r θ − r0 θ r − r0 r − r0 y
ε(y ) = = = = =−
ℓ0 r0 θ r0 r0 r0
1
En notant χ = r0 la courbure, on a ε(y ) = −χy
La déformation est linéaire par rapport à y
Flexion - déformation et contrainte longitudinales
ε(y ) = −χy
σ(y ) = −E χy
Flexion - relation moment fléchissant/contrainte
Le moment fléchissant est le moment résultant par rapport à G des
contraintes longitudinales appliquées sur la section par la partie de poutre
située à droite.
ZZ ZZ ZZ
2
Mf = − y σ(y )dS = E χy dS = E χ y 2 dS
Section Section Section
| {z }
Inertie : I
Mf (x)
Mf = EI χ et donc σ(x, y ) = − y
I
Flexion - relation moment fléchissant/contrainte
Mf (x)
σ(x, y ) = − y
I
Remarques :
▶ si Mf > 0, la fibre supérieure est en compression et la fibre inférieure
est en traction
▶ l’augmentation du moment fléchissant augmente les contrainte
▶ l’augmentation de l’inertie diminue les contraintes
3
▶ Inertie : unité m4 ; section rectangulaire : I = bh (b largeur, h
12
hauteur)
Flexion - Déformée associée au moment fléchissant
Mf = EIv ′′ (x)
Flexion - Déformée - exemple
Efforts de cohésion :
N = 0
V = −F
Mf = F (x − ℓ)
Flexion - Déformée - exemple
Calcul de la déformée :
F
v ′′ (x) = (x − ℓ)
EI
F x2
′
v (x) = − ℓx + C st1
EI 2
F x3 x2
v (x) = −ℓ + xC st1 + C st2
EI 6 2
Identification des constantes
▶ Déplacement vertical nul en x = 0 : v (0) = 0 d’où C st2 = 0
▶ Rotation nulle en x = 0 : v ′ (0) = 0 d’où C st1 = 0
Expression de l’équation de la déformée :
F x3 x2
v (x) = −ℓ
EI 6 2
Flexion - Déformée - exemple
F x3 x2
v (x) = −ℓ
EI 6 2
Flèche en x = ℓ :
F ℓ3
v (ℓ) = −
3EI
Flexion : déformation et contrainte de cisaillement
dMf
Le moment fléchissant et l’effort tranchant sont liés : dx = −V (x)
▶ Flexion pure :
▶ Flexion simple :
Or
Mf (x + dx) Mf (x)
σ(x + dx) = − y, σ(x) = − y et dS = bdy
I I
et donc
h h
Mf (x + dx) Mf (x)
Z 2
Z 2
− ybdy + ybdy + bdxτ (y ) = 0
y I y I
Distribution des contraintes de cisaillement
h h
Mf (x + dx) Mf (x)
Z 2
Z 2
− ybdy + ybdy + bdxτ (y ) = 0
y I y I
D’où h
Mf (x + dx) − Mf (x)
Z 2
− ybdy +bdxτ (y ) = 0
I y
| {z }
Σ(y )
τ (y ) =
τmax =
V (x)
On a τ = G γ et τ = S et donc
V
γ=
GS
Pour prendre en compte le fait que
τ n’est pas constant dans la section,
on remplace S par la section
corrigée :
I2
S1 = R (Σ(y ))2
Section b dy
dv V
Comme γ = dx = S1 G , on alors :
I2
S1 = R (Σ(y ))2
Section b dy
2
bh3
12
= R h/2 2
2
b 2 h4
1
b −h/2 82
1 − 4 yh2 dy
= ...
5 5
= bh = S
6 6
Calcul de la déformée de cisaillement de la poutre console
v ′ (x) =
v (x) =
v (x) =
3
Flexion : vmax = − ℓ3EIF
Pour L grand :
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée
Bilan
Bilan
N V Mf
Contrainte σ= N
S τ (y ) = −V (x) Σ(y
Ib
)
σ(y ) = − y M
I
f
3
max avec α = 2
(section rectangulaire)
Déformée N(x) = ESu ′ (x) V (x) = GS1 v ′ (x) Mf (x) = EIv ′′ (x)
avec S1 = βS
Approche énergétique
Introduction
dEint
Energie de déformation volumique : = σdε
V
Energie de déformation : cas du comportement élastique
Pour une unité de volume :
Z ② Z ε
①→②
Eint = dEint = σ ′ dε′
① 0
Z ε
E ε2
= E ε′ dε′ =
0 2
E ε2 σε σ2
Eint = = =
2 2 2E
Et de même en cisaillement :
G γ2 τγ τ2
Eint = = =
2 2 2G
Approche énergétique
Et donc
Z B 2
(N(x))
Eint = dx
A 2ES
Energie de déformation d’une poutre : cas du moment
fléchissant
Distribution des contraintes normales :
y Mf (x)
σ(x, y ) = −
I
Energie de déformation de la poutre :
B
σ(x, y )2
Z Z
Eint = b(y )dy dx
A Section 2E
Z B 2 Z
(Mf (x)) 2
= y b(y )dy dx
A 2EI 2
| Section {z }
I
Et donc
Z B 2
(Mf (x))
Eint = dx
A 2EI
Energie de déformation d’une poutre : cas de l’effort
tranchant
Distribution des contraintes de cisaillement :
Σ(y )
τ (x, y ) = −V (x)
Ib(y )
Et donc Z B 2
(V (x))
Eint = dx
A 2GS1
Energie de déformation d’une poutre
Théorème de Castigliano
La dérivée partielle de l’énergie interne par rapport à une action
quelconque Fk est égale au déplacement δk du point d’application
de cette action mesurée algébriquement sur la ligne d’action :
∂Eint
δk =
∂Fk
Application au calcul de flèche
Efforts de cohésion :
N = 0
V = −F
Mf = F (x − ℓ)
Théorème de Castigliano, exemple de calcul de flèche
Théorème de Castigliano, exemple de calcul de flèche