0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues129 pages

RDM ESFF CM Main 2

Transféré par

mchriskashala
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues129 pages

RDM ESFF CM Main 2

Transféré par

mchriskashala
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Résistance des matériaux : notes de cours

Nicolas Ranc, Guillaume Martin

Ecole Supérieure de Fonderie et de Forge

2023-2024
Trouver les documents de cours

[Link]
Introduction
Introduction
Objectifs de l’ingénieur en mécanique des structures :
Dimensionnement d’une pièce mécanique ou d’un ouvrage d’art pour
qu’ils résistent aux actions extérieures permanentes et accidentelles
pendant toute la durée de vie.

Exemple en construction métallique

Récente
Ancienne

Viaduc de Garabit, Auvergne.

Gare SNCF, Aéroport Charles de Gaule.


Introduction

Exemples en construction bois ou en béton armé et précontraint

Structure industrielle en
Charpente traditionnelle bois
béton armé et précontraint
Introduction
Exemple d’une pièce mécanique
Arbre de turbine

Exemple de structure que l’ingénieur doit et devra dimensionner

Piston de moteur thermique fabriqué par impression 3D métallique (source Oerlikon)


L’ensemble de ces structures comportent des pièces élancées
Définition du dimensionnement - étapes d’un calcul de
structure

Pourquoi dimensionner une structure ?


Déterminer la géométrie de la structure pour assurer
1. la résistance mécanique (État Limite Ultime, ELU)
2. une déformation limitée (Etat Limite de Service, ELS)
Optimiser la structure afin de réduire les quantités de matière et les
coûts

Nécessité de faire des calculs pour prédire le comportement de la


structure et assurer sa résistance et son bon fonctionnement.
Définition du dimensionnement - étapes d’un calcul de
structure

Comment dimensionner une structure ?


Définition d’un cahier des charges spécifiant :
1. la géométrie globale de la structure
2. les charges extérieures (permanentes, accidentelles, climatiques
(neige et vent)...)
3. le choix d’un matériau et identification de son comportement
Modélisation de la structure :
1. définir les variables caractérisants l’état de la structure (contraintes
internes, déplacements, déformations...)
2. écrire des relations reliant ces variables (équations d’équilibre...)
Résolution analytique ou numérique des équations du modèle
Vérification de la tenue de la structure
1. déplacement et déformation limitées (État limite de service),
2. contraintes internes inférieures aux contraintes maximale de
résistance du matériau (État limite ultime)
Modélisation - MMC - Résistance des matériaux
Le calcul de structures s’accompagne donc toujours d’une
modélisation définissant les variables qui décrivent le système et les
équations qui les relient.
Le résistance des matériaux s’appuie sur une théorie plus générale, la
mécanique des milieux continus (MMC), qui permet de décrire
la déformation des milieux déformables (solides, fluides, matériaux
granulaires...)
La MMC est basée sur plusieurs hypothèses fondamentales :
▶ Continuité : à l’échelle de la structure, la matière semble continue,
c’est à dire que les variables qui décrivent son état varient
continûment par rapport à l’espace
▶ Représentativité : à l’échelle de la structure, un volume de matière
peut être considéré comme homogène et représentatif : notion de
volume élémentaire représentatif.

En général un problème de MMC est complexe et ne peut se résoudre


analytiquement, on a souvent recours à des méthodes numériques et des
simplifications (géométriques,...)
Résistance des matériaux

La résistance des matériaux est une théorie plus simple basée sur la
MMC
La résistance des matériaux est un outil pour dimensionner certaines
structures constituées de composants élancés (ayant une dimension
plus grande que les deux autres). Elle est également appelée théorie
des poutres.
Elle suppose donc un certain nombre d’hypothèses simplificatrices
▶ Géométrie,
▶ Comportement mécanique du matériau,
▶ Cinématique de déformation,
▶ Application des efforts et des conditions de liaison.
Remarque : il existe également des théories décrivant des
géométries ou une dimension est plus petite que les deux autres : la
théorie des plaques et des coques.
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux

Hypothèses géométriques
Notion de poutre

Les hypothèses géométriques de la RdM sont en partie associées à la


notion de poutre.

Définition d’une poutre


Une poutre est un solide généré par une surface plane, appelée section
droite, dont le centre de gravité décrit une courbe γ, appelée fibre
moyenne, telle que la normale à S et le tangente à γ soient colinéaires.
Exemple de poutre particulières
Poutre droite à section rectangulaire : la courbe γ est alors un
segment de droite et la section droite S un rectangle.

Arc circulaire à section rectangulaire : la courbe γ est alors un arc de


cercle et la section droite S un rectangle.

Arche de Saint-Louis (USA)


Hypothèses géométriques supplémentaires

1. La longueur de la poutre doit être grande devant les dimensions de


la sections : L >> b, h. On dit que la poutre est élancée.
2. Le rayon de courbure de la poutre doit être grand devant les
dimensions de la section.
Modélisation d’une poutre
On représente alors schématiquement une poutre par sa ligne moyenne γ
à laquelle on affecte une section S en tout point.

exemple d’une structure treillis : ensemble de poutres liées par des


noeuds (traités ponctuellement)
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux

Hypothèses sur le comportement du matériau


Comportement du matériau

Un comportement recouvrable, réversible et linéaire est qualifié


d’élastique linéaire.
La résistance des matériaux fait l’hypothèse d’un comportement
élastique linéaire.
Conséquence du comportement élastique linéaire : le
principe de superposition

Si l’on multiplie par α la force appliquée, le déplacement est


egalement multiplié par α
La relation entre la force appliquée et le déplacement est linéaire.
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux

Hypothèses sur la cinématique de déformation


Hypothèse des petits déplacements
Configuration déformée :

La configuration déformée est très proche de la configuration initiale,


Les déplacements des points matériels restent faibles devant les
dimensions de la structure : v << L, h, b,
Les déplacements dans une direction transverse à la direction de
sollicitation sont négligeables : u << v ou u ≈ 0.
La résistance des matériaux suppose des petits déplacements
Hypothèses de Navier Bernoulli
Hypothèses de Navier Bernoulli
Les sections normales à la ligne moyenne restent planes et normales à la
ligne moyenne pendant la déformation.

La résistance des matériaux suppose les hypothèses de Navier


Bernoulli
Description de la cinématique de déformation
Déplacement de la ligne moyenne
−→′
GG = u⃗x + v ⃗y + w ⃗z .
Attention : u, v et w sont
des grandeurs scalaires
algébriques.
dans le cas d’un problème
plan : w = 0
Rotation des sections (cas de la poutre droite)

Rotation de la section : θz .
θz (x) = dv
dx = v ′ (x)
Attention : θz est une
grandeurs algébriques.
Hypothèses de la
Résistance des
Matériaux

Hypothèses sur les sollicitations extérieures


Différents types de sollicitations extérieures

Action mécanique : tend à déplacer, déformer ou maintenir au repos


un solide
▶ Action à distance : poids propre structure (action extérieure)
▶ Action de contact : générée par le contact entre deux solides (action
de liaison, action extérieure)
Modélisation d’une action : force et/ou moment, torseur
▶ Force : provoque ou s’oppose a un mouvement de translation
▶ Moment (ou couple de force) : provoque ou s’oppose à un
mouvement de rotation
▶ En règle générale l’action mécanique exercée sur un solide est
modélisée par un torseur
Rappel force - calcul algébrique
Une force est une action mécanique particulière qui tend à déplacer
un point matériel.
Une force est modélisée par un vecteur F⃗ et un point d’application
M.

Si l’on choisit un repère (O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ) on peut représenter le vecteur F⃗


par ces trois composantes Fx , Fy et Fz telles que
F⃗ = Fx ⃗x + Fy ⃗y + Fz ⃗z (Fx = F⃗ .⃗x , Fy = F⃗ .⃗y , Fz = F⃗ .⃗z )
Rappel force - calcul algébrique

On utilise également la représentation suivante de F⃗ dans le repère


(O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ) :  
Fx
 
 
 Fy 
 
Fz

Si l’on choisit ⃗i un vecteur unitaire ayant la direction de la force F⃗


on pose en général : F⃗ = F u⃗

Attention, Fx , Fy , Fz et F sont des grandeurs algébriques !


Rappel moment d’une force
Le moment d’une force par rapport à un point M est une grandeur
vectorielle qui caractérise la capacité de cette force à faire tourner
autour du point M.
Le moment de la force F⃗ s’appliquant en M par rapport au point P
est défini par le produit vectoriel suivant :
→F⃗
− −−→ →−
M/P = PM ∧ F



Le moment d’une force F possède la propriété de transport
suivante :
→F⃗
− →F⃗
− −→ → −
M/B = M/A + BA ∧ F
Rappel moment d’une force

Si l’on considère un repère (O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ), on peut déterminer les


−→F⃗
composantes de M/M :
       
Mx xM − xP Fx (y − yP )Fz − (zM − zP )Fy
       M 
My  =  yM − yP ∧ Fy  =  (zM − zP )Fx − (xM − xP )Fz
       
 
       
Mz zM − zP Fz (xM − xP )Fy − (yM − yP )Fx

Dans un problème plan, la force est dans le plan de la structure ainsi


−−→
que le vecteur PM et le moment est donc normal au plan.
Si l’on choisit un repère (O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ) et que l’on considère un
problème dans le plan (O, ⃗x , ⃗y ), on pose le scalaire Mz tel que
→F⃗

M/M = Mz ⃗z
Rappel - moment d’une force
Dans un problème plan, on peut alors estimer rapidement le moment
de la force F⃗ = F ⃗i par rapport au point M en utilisant le bras de
levier d (distance entre le point P et la droite passant par M et de
vecteur directeur F⃗ ) :
Mz = ±dF
Le signe étant déterminé et regardant dans quels sens fait tourner la
force.
Rappel - torseur des actions mécaniques

−→
Un torseur est un champ de vecteurs M(A) particulier (A étant un


point de l’espace E) pour lequel il existe un vecteur R tel que

→ −
→ −→ → −
∀(A, B) ∈ E 2 on a M(B) = M(A) + BA ∧ R

Un torseur, noté {T }, peut être représenté au point P par sa



− −→
résultante, R et son moment en P, M/P :

{T } = → − − →
n o
R M/P
P
Rappel - torseur des actions mécaniques
L’action mécanique associée à un ensemble de forces F⃗i appliquées
en Mi sur un solide peut être modélisée par un torseur appelé le
torseur des actions mécaniques noté {F}. Sa résultante et son
moment en P s’écrivent

− X −→ X −−→
R= F⃗i et M/P = PM i ∧ F⃗i
i i


− −→
La donnée de la résultante R et de du moment en un point M/P
permet de définir complètement l’action mécanique appliquée sur le
solide.
Rappel - torseur des actions mécaniques

Torseur de résultante nulle : le moment est alors le même en tout


point (on dit que c’est un invariant). C’est l’exemple d’un couple de
force.

Torseur de moment nul en un point : c’est par exemple le cas quand


d’une force ponctuelle au niveau de son point d’application.
Modélisation des actions extérieures en RdM

Hypothèse de Saint Venant


les résultats de la résistance des matériaux ne s’appliquent valablement
qu’à une distance suffisamment éloignée de la région d’application des
efforts intenses (typiquement 2 à 3 fois la largeur de la section normale).

Conséquence : par approximation, on considère uniquement les


actions appliquées sur la ligne moyenne.
Modélisation des actions extérieures

Différents type d’actions extérieures :


Force ponctuelle F , en N (action exercée par un essieu, appui d’une
autre poutre...)
Moment ou couple de force M, en N m (excentrement de force,
moteur tournant...)
Force répartie uniforme p, en N/m (Poids propre, charge
d’exploitation, sollicitation de neige ou vent...)
Force répartie non uniforme p(x), (pression hydrostatique :
distribution triangulaire).
Exemple de calcul de forces réparties

Poids propre d’une poutre rectangulaire de densité ρ :

Descente du poids propre d’une dalle sur une poutre de densité ρ et


d’épaisseur e :
Actions de liaison - liaison parfaite

Une liaison est caractérisée par le contact entre deux solides. Ce


contact impose
▶ des conditions cinématiques (conditions sur le mouvement relatif des
solides) ; on dit que la liaison bloque certains degrés de liberté
▶ des actions mécaniques entre les deux solides (Force ou moment)
Hypothèses :
▶ Cas des liaisons parfaites (sans jeu ni frottement)
▶ Cas des structures planes se déformant dans le plan
Trois liaisons différentes
▶ Appui simple
▶ Articulation
▶ Encastrement
La liaison appui simple

Réel Modélisation Actions associées

 
ux =
  Fx =

uy = Fy =
 
θz = Mz =
 
La liaison articulation

Réel Modélisation Actions associées

 
ux =
  Fx =

uy = Fy =
 
θz = Mz =
 
La liaison encastrement

Réel Modélisation Actions associées

 
ux =
  Fx =

uy = Fy =
 
θz = Mz =
 
Équilibre d’une
structure
Détermination des
efforts de liaison
Équilibre d’une
structure
Principe fondamentale de la statique
Principe fondamental de la statique

Principe fondamental de la statique


Un solide ou un système de solide est en équilibre s’il existe un référentiel
Galiléen tel que dans ce référentiel, le torseur des sollicitations extérieures
exprimé en un point quelconque O est nul.

 ext n P P−

o n o
T = F⃗ext Mext/O = ⃗ ⃗
0 0
O
Méthodologie

1. On isole un solide ou un ensemble de solides


2. On fait le bilan des actions (efforts extérieurs, efforts de liaison)
3. On fait le bilan des inconnues
4. On écrit l’équilibre dans la configuration non déformée
Un exemple : la poutre sur deux appuis
Exemple de la poutre sur deux appuis : bilan des actions

On isole la poutre et on fait le bilan des actions

Bilan des actions :

Bilan des inconnues :


Exemple de la poutre sur deux appuis : écriture de
l’équilibre

Écriture de l’équilibre :
P⃗
▶ Fext = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
x :

▶ Projection suivant ⃗
y :

P ⃗
▶ Mext/A = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
z :
Exemple de la poutre sur deux appuis : système d’équation
et résolution

On obtient le système d’équation suivant :



 FAx = 0


FAy + FBy = F
F L = FL


By
2
Ce système peut se résoudre afin d’obtenir les inconnues de liaison :

FAx =

FAy =

FBy =

Équilibre d’une
structure

Notion de structure isostatique et hyperstatique


Structure isostatique

Définition d’une structure isostatique


Une structure est dite isostatique si le nombre d’inconnues de liaison I
est égal au nombre d’équations d’équilibre N : I = N

Exemple :

I = N=
Structure hyperstatique

Définition d’une structure hyperstatique


Une structure est dite hyperstatique si le nombre d’inconnues de liaison
I est supérieur au nombre d’équations d’équilibre N : I > N. On définit
H = I − N, le degré hyperstaticité.

Exemple :

I = N= H =I −N =
Efforts de cohésion
Efforts de cohésion

Définition
Définition des efforts de cohésion
Exemple de la poutre sur deux appuis

Nous cherchons à caractériser les efforts internes assurant la


cohésion de la poutre en un point M choisi de manière arbitraire et
repéré par son abscisse x.
Le choix du point M permet de décomposer la poutre en deux
tronçons de poutre
▶ Le tronçon (P1) situé à gauche du point M
▶ Le tronçon (P2) situé à droite du point M
Si l’on isole le tronçon (P1) et que l’on fait le bilan des actions
extérieures sur (P1) on a :
▶ Les actions de liaison en A
▶ Les actions exercées par le tronçon (P2) sur (P1) que l’on appelle
par définition les efforts de cohésion
Modélisation des efforts de cohésion

Les efforts de cohésion exercés par le tronçon (P2) sur le tronçon


(P1) peuvent être modélisés par un torseur (torseur de cohésion) :
 Cohesion
T (M)

Ce torseur se décompose en une résultante et un moment exprimé


en M :

⃗Cohesion (M) − →
 Cohesion n o
T (M) = R MCohesion/M (M)
M
Modélisation des efforts de cohésion

La résultante et le moment du torseur de cohésion peuvent être


projetés dans le système d’axe (O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ) :

⃗Cohesion (M) = N⃗x + Vy ⃗y + Vz ⃗z


R
M⃗ Cohesion/M (M) = C ⃗x + Mfy ⃗y + Mfz ⃗z

avec
▶ N l’effort normal
▶ Vy et Vz les efforts tranchants
▶ C le couple de torsion
▶ Mfy et Mfz les moments fléchissants
Cas d’un problème plan : poutre sur deux appuis
Exemple de la poutre sur deux appuis : on découpe et on isole le
tronçon (P1)
▶ Dans le cas d’un problème plan les efforts de cohésion se réduisent
à : N, Vy et Mfz
1er cas : x ∈ [0; L/2]

Équilibre de (P1) :
P⃗ P ⃗
Fext = ⃗0 : Mext/M = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
x : ▶ Projection suivant ⃗
z :

▶ Projection suivant ⃗
y :
Cas d’un problème plan : poutre sur deux appuis

On obtient le système d’équation


suivant :


 N=0

F

+V =0
 2
 − x F + Mf = 0



2
Ce système peut se résoudre afin
d’obtenir les efforts de cohésion :

N =

V =

Mf =

Cas d’un problème plan : poutre sur deux appuis

2ème cas : x ∈ [L/2; L]

Équilibre de (P1) :
P⃗ P ⃗
Fext = ⃗0 : Mext/M = ⃗0 :
▶ Projection suivant ⃗
x : ▶ Projection suivant ⃗
z :

▶ Projection suivant ⃗
y :
Cas d’un problème plan : poutre sur deux appuis

On obtient le système d’équation


suivant :
N=0



F


−F +V =0
 2  
 − x F + x − L F + Mf = 0



2 2

Ce système peut se résoudre afin


d’obtenir les efforts de cohésion :

N =

V =

Mf =

Efforts de cohésion

Propriétés
Propriétés des efforts de cohésion : action - réaction

Les efforts de cohésion exercés par le tronçon de poutre (P2) sur le


tronçon (P1) est l’opposé des efforts exercés par le tronçon (P1) sur
le tronçon (P2).
Équations locales d’équilibre
Équilibre d’un tronçon de poutre de longueur dx :

Équilibre des forces suivant ⃗x :


dN
N(x + dx) − N(x) = 0 ⇒ =0
dx

Équilibre des forces suivant ⃗y :

−V (x) + f dx + V (x + dx) = 0

dV dV
dx = −f dx ⇒ = −f
dx dx
Équations locales d’équilibre

Équilibre des moments suivant ⃗z par rapport à G :


dx dx
Mf (x + dx) − Mf (x) + V (x + dx) + V (x) = 0
2 2
dMf dMf
dx + V (x)dx = 0 ⇒ = −V (x)
dx dx
Équations locales d’équilibre
Cas de la poutre sur deux appuis :

On avait trouvé pour x ∈ [0; L/2] :

F F
N(x) = 0 V (x) = − et Mf = x
2 2
Vérification des équations locales d’équilibre :
▶ dN
dx
=

▶ dV
dx
=

▶ dMf
dx
=
Notions de contrainte
et de déformation
Notions de contrainte
et de déformation

Définition des contraintes


Définition des contraintes

Les efforts de cohésion ne renseignement pas sur la distribution de


la sollicitation dans une section
Notion de contrainte :

Notations :
▶ dS : surface infiniment
petite
▶ n
⃗ : normale à la surface
dS
▶ M : centre de dS

La partie de la poutre retirée exerce sur la surface dS de la section


une force dF⃗ infiniment petite.
Composantes normale et tangentielle

La force dF⃗ se décompose en une composante normale et une


composante tangentielle à la surface : dF⃗ = dF⃗n + dF⃗t :
▶ dF⃗n = dFn .⃗n est appelée composante normale ou composante
d’élongation
▶ dF⃗t = dFt .⃗t est appelée composante tangentielle ou composante
de cisaillement (⃗t vecteur tangent unitaire).
Notion de contrainte normale et de cisaillement

Si la surface dS est doublée, la force appliquée sur celle ci est


également doublée
Cependant le niveau de sollicitation de la matière est le même.
Pour caractériser le niveau de sollicitation de la matière, on définit
donc les contraintes normale et de cisaillement :
dFn dFt
σ= τ=
dS dS
Propriétés des contraintes

Les contraintes sont indépendantes de la géométrie, elles


caractérisent la sollicitation interne de la matière.
Les contraintes sont des grandeurs algébriques : une contrainte
normale positive resp. négative caractérise un état de traction
resp. compression

L’unité des contraintes est le Pascal Pa. Le MPa = 106 Pa


Propriétés des contraintes
Réciprocité des contraintes de cisaillement :
On considère un petit cube dx × dy × dz soumis à du cisaillement dans le
plan (⃗x , ⃗y ) :

Équilibre des forces suivant x :

τ1 dxdz + τ2 dxdz = 0

τ1 = −τ2
Équilibre des forces suivant y :

τ3 dy dz + τ4 dy dz = 0

τ3 = −τ4
Équilibre des moments /O
suivant z :

(τ4 dy dz) dx − (τ1 dxdz) dy = 0

τ1 = τ4
Représentation de l’état de contrainte plan - le cercle de
Mohr

Composante normale : σ = σzz cos2 α, composante tangentielle :


τ = σzz cos α sin α
L’état de contrainte en un point est représenté par un cercle centré
sur l’axe des abscisses dans le plan de Mohr (composante
tangentielle τ , composante normale σ).
Cercle de Mohr - cas général d’un problème plan

n, ⃗t , ⃗z ) directs.
(⃗x , ⃗y , ⃗z ) et (⃗
le sens de rotation dans le plan de Mohr est inversé pra rapport au
plan réel.
Description de l’état de contrainte, tenseur des
contraintes
L’état de contrainte en un point M d’un matériau est caractérisé par
un tenseur d’ordre 2, le tenseur des contraintes, noté σ (en
caractère gras). Le tenseur des contraintes permet de déterminer
la force dF⃗ appliquée sur une surface dS de normale n⃗ :

dF⃗ = σ.⃗
ndS

La relation précedente est l’analogue de celle utilisée en mécanique


des fluides définissant la pression p :

dF⃗ = −p⃗
ndS
Description de l’état de contrainte, tenseur des
contraintes
Dans un repère (O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ) le tenseur des contraintes est représenté
par une matrice symétrique :
 
σxx σxy σxz
 
{σ}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) =  σxy σyy σyz 
 
 
σxz σyz σzz
Notions de contrainte
et de déformation

Définition des déformations


Déformation de cisaillement

F
On sollicite un cylindre avec une contrainte normale σ = S
Augmentation de la longueur : ℓ > ℓ0
La variation de longueur dépend de la longueur initiale :
▶ Dans le premier cas ∆ℓ = ℓ − ℓ0
▶ Dans le deuxième cas ∆ℓtot = 2ℓ − 2ℓ0 = 2∆ℓ
Pour avoir une grandeur qui ne dépend pas de la longueur initiale,
on définit donc la déformation d’élongation ou déformation
longitudinale par :
∆ℓ ℓ − ℓ0
ε= =
ℓ0 ℓ0
Propriétés de la déformation d’élongation

Une augmentation de la longueur correspond à une déformation


positive (traction).
Une diminution de la longueur correspond à une déformation
négative (compression).
La déformation ε est sans unité.
Si l’on considère ℓ0 = 0.1 m et ∆ℓ = 0.05 m alors
0, 05
ε= = 0, 5 soit 50%
0, 1
Déformation de cisaillement

Si l’on applique des contraintes de cisaillement τ on obtient une


déformation de cisaillement
La déformation de cisaillement est caractérisée par l’angle γ2 :
γ
εcis. =
2
Si les déformations sont faibles :
γ e γ
tan = ≈
2 h 2
Une déformation de cisaillement conserve le volume.
Description de l’état de déformation, tenseur des
déformations

L’état de déformation d’un matériau est représenté par un tenseur


d’ordre 2, le tenseur des déformations, noté ε.
Dans un repère (O, ⃗x , ⃗y , ⃗z ) le tenseur des déformations est
représenté par une matrice symétrique :
 
ε εxy εxz
 xx 
{ε}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) =  εxy εyy εyz 
 
 
εxz εyz εzz
Matrice des déformations - composantes d’élongation

Composantes d’élongation :
 
εxx εxy εxz
 
{ε}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) =  εxy
 
εyy εyz 
 
εxz εyz εzz
Matrice des déformations - composantes de cisaillement

Composantes de cisaillement :
 
εxx εxy εxz
 
{ε}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) =  εxy
 
εyy εyz 
 
εxz εyz εzz
Notions de contrainte
et de déformation

Relations contrainte - déformation


Relations de comportement

On suppose une relation linéaire entre les contraintes et les déformations


(comportement élastique linéaire) :
σ = E ε (Élongation)
▶ E : module de Young ou module élastique
▶ Pour l’acier E = 210 GPa = 210 × 109 Pa
τ = G γ (Cisaillement)
▶ G : module de cisaillement
▶ Pour l’acier E = 80 GPa
Effet Poisson
On applique un état de contrainte uniaxial suivant ⃗x d’intensité σxx
σxx
La déformation d’élongation vaut : εxx = E
Les déformations transverses valent : εyy = εzz = −σxx Eν
ν est appelé le coefficient de Poisson et définit par :
ν = − εεlongitudinale
transverse
.
E
On peut montrer que : G = 2(1+ν)
Élasticité linéaire isotrope - cas général

État de contrainte :  
σ xx σ xy σ xz
 
{σ}(O,⃗x ,⃗y ,⃗z ) =  σ xy
 
σ yy σ yz 
 
σ xz σ yz σ zz

État de déformation associé pour une comportement élastique


linéaire isotrope :
 
σxx ν ν σxy σxz
 − σyy − σzz 
 E E E 2G 2G 
 
{ε}(O,⃗x,⃗y ,⃗z) =
 σxy ν σyy ν σyz 
− σxx + − σzz 

 2G E E E 2G 

 σ xz σyz ν ν σzz 
− σxx − σyy +
2G 2G E E E

1+ν
Relation tensorielle : ε = E σ − Eν (tr σ)1
Élasticité linéaire - cas général

On peut également déterminer l’état de contrainte à partir de l’état


de déformation en utilisant les coefficients de Lamé λ et µ :

σ = 2µε + λ(tr ε)1

On a les relations suivantes entre E , ν, µ et λ :


νE E
λ= µ= =G
(1 + ν)(1 − 2ν) 2(1 + ν)

λ λ+µ
ν= E=
2(λ + µ) µ(3λ + 2µ)
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée

Cas de la traction
Traction - contraintes normales
On considère une poutre sollicité en traction : le seul effort de cohésion
est l’effort normal

L’effort normal est la résultante des contraintes normales appliquée à


la section : ZZ
N(x) = σ(x, y , z)dS
Section
On suppose que la contrainte normale est homogène dans la
section : σ(x, y , z) = σ(x)
ZZ
N(x)
N(x) = σ(x) dS = σ(x)S donc σ(x) =
S
| Section
{z }
S
Traction - déformée
Calcul de la déformée associée à une traction :

Déformation d’un tronçon de poutre :

∆ℓ u(x + dx) − u(x) du


ε(x) = = = = u ′ (x)
ℓ0 dx dx
en utilisant la relation de comportement σ(x) = E ε(x) et la
définition de la contrainte σ(x) = N(x)/S :

N(x) = Sσ(x) = SE ε = SEu ′ (x)

N(x) = SEu ′ (x)


Traction - déformée - exemple
Exemple d’une poutre encastrée sollicitée en traction :

Effort normal : N(x) = F avec x ∈ [0, ℓ].


Calcul du déplacement des point de la poutre (déformée) :
N(x) F
u ′ (x) = ε(x) = =
ES ES
Intégration par rapport à x :
F
u(x) = x + C ste
ES
Identification de la constante :
en x = 0, u(0) = 0 donc C ste = 0
F
u(x) = x
ES
Traction - déformée - exemple

Exemple d’une poutre encastrée sollicitée en traction :

Déplacement de l’extrémité :
Fℓ
u(ℓ) =
ES
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée

Cas de la flexion
Flexion - déformation et contrainte longitudinales

Hypothèse de Navier Bernoulli :

Déformation de l’élément situé en y :

ℓ(y ) − ℓ0 r θ − r0 θ r − r0 r − r0 y
ε(y ) = = = = =−
ℓ0 r0 θ r0 r0 r0
1
En notant χ = r0 la courbure, on a ε(y ) = −χy
La déformation est linéaire par rapport à y
Flexion - déformation et contrainte longitudinales

Déformation de l’élément situé en y :

ℓ(y ) − ℓ0 r θ − r0 θ r − r0 r − r0 y
ε(y ) = = = = =−
ℓ0 r0 θ r0 r0 r0
1
En notant χ = r0 la courbure, on a ε(y ) = −χy
La déformation est linéaire par rapport à y
Flexion - déformation et contrainte longitudinales

La déformation est linéaire par rapport à y

ε(y ) = −χy

La loi de comportement σ(y ) = E ε(y ) donne

σ(y ) = −E χy
Flexion - relation moment fléchissant/contrainte
Le moment fléchissant est le moment résultant par rapport à G des
contraintes longitudinales appliquées sur la section par la partie de poutre
située à droite.

ZZ ZZ ZZ
2
Mf = − y σ(y )dS = E χy dS = E χ y 2 dS
Section Section Section
| {z }
Inertie : I

Mf (x)
Mf = EI χ et donc σ(x, y ) = − y
I
Flexion - relation moment fléchissant/contrainte

Mf (x)
σ(x, y ) = − y
I

Remarques :
▶ si Mf > 0, la fibre supérieure est en compression et la fibre inférieure
est en traction
▶ l’augmentation du moment fléchissant augmente les contrainte
▶ l’augmentation de l’inertie diminue les contraintes
3
▶ Inertie : unité m4 ; section rectangulaire : I = bh (b largeur, h
12
hauteur)
Flexion - Déformée associée au moment fléchissant

v (x) déplacement suivant ⃗y des point matériel de la ligne moyenne


de la poutre
On a Mf = EI χ
La courbure χ est la dérivée seconde de v (x) : χ = v ′′ (x) donc

Mf = EIv ′′ (x)
Flexion - Déformée - exemple

Exemple d’une poutre encastrée sollicitée en flexion :

Efforts de cohésion : 
N = 0

V = −F

Mf = F (x − ℓ)

Flexion - Déformée - exemple
Calcul de la déformée :

Mf (x) = F (x − ℓ) = EIv ′′ (x)

F
v ′′ (x) = (x − ℓ)
EI
F x2
 

v (x) = − ℓx + C st1
EI 2
F x3 x2
 
v (x) = −ℓ + xC st1 + C st2
EI 6 2
Identification des constantes
▶ Déplacement vertical nul en x = 0 : v (0) = 0 d’où C st2 = 0
▶ Rotation nulle en x = 0 : v ′ (0) = 0 d’où C st1 = 0
Expression de l’équation de la déformée :

F x3 x2
 
v (x) = −ℓ
EI 6 2
Flexion - Déformée - exemple

Expression de l’équation de la déformée :

F x3 x2
 
v (x) = −ℓ
EI 6 2

Flèche en x = ℓ :
F ℓ3
v (ℓ) = −
3EI
Flexion : déformation et contrainte de cisaillement
dMf
Le moment fléchissant et l’effort tranchant sont liés : dx = −V (x)
▶ Flexion pure :

▶ Flexion simple :

Exemple de la flexion 4 points


Flexion : mise en évidence des contraintes de cisaillement

Contraintes de cisaillement transversales :

Contraintes de cisaillement longitudinales :


Relation entre contraintes de cisaillement

Soit deux petits éléments de poutre :

Réciprocité des contraintes de cisaillement : les contraintes de


cisaillement longitudinales et transversales sont égales
Aux extrémités (y = ± h2 ), les contraintes de cisaillement sont
nulles : les contraintes de cisaillements ne sont pas constantes
dans une section droite τ (y ).
Distribution des contraintes de cisaillement

Equilibre des forces appliquées sur la partie supérieure du tronçon suivant


⃗x : Z h2 Z h2
σ(x + dx)dS − σ(x)dS + bdxτ (y ) = 0
y y

Or
Mf (x + dx) Mf (x)
σ(x + dx) = − y, σ(x) = − y et dS = bdy
I I
et donc
h h
Mf (x + dx) Mf (x)
Z 2
Z 2
− ybdy + ybdy + bdxτ (y ) = 0
y I y I
Distribution des contraintes de cisaillement

h h
Mf (x + dx) Mf (x)
Z 2
Z 2
− ybdy + ybdy + bdxτ (y ) = 0
y I y I
D’où h
Mf (x + dx) − Mf (x)
Z 2
− ybdy +bdxτ (y ) = 0
I y
| {z }
Σ(y )

Σ(y ) est appelé le moment statique de la section.


Et donc
dMf Σ(y ) Σ(y )
+ bτ (y ) =⇒ τ (y ) = −V (x)
dx I Ib
Contraintes de cisaillement : section rectangulaire
Σ(y ) bh3
τ (y ) = −V (x) , I =
Ib 12
Z h
2
Σ(y ) = ybdy =
y

τ (y ) =

τmax =

avec Sr = αS la section réduite de


cisaillement.
Déformée associée au cisaillement

V (x)
On a τ = G γ et τ = S et donc

V
γ=
GS
Pour prendre en compte le fait que
τ n’est pas constant dans la section,
on remplace S par la section
corrigée :

I2
S1 = R (Σ(y ))2
Section b dy
dv V
Comme γ = dx = S1 G , on alors :

V (x) = GS1 v ′ (x)


Section corrigée d’une poutre rectangulaire

I2
S1 = R (Σ(y ))2
Section b dy
 2
bh3
12
= R h/2  2
2
b 2 h4
1
b −h/2 82
1 − 4 yh2 dy
= ...
5 5
= bh = S
6 6
Calcul de la déformée de cisaillement de la poutre console

Effort tranchant : V (x) = −F

v ′ (x) =

v (x) =

Condition limite : v (0) =

v (x) =
3
Flexion : vmax = − ℓ3EIF

Pour L grand :
Sollicitations
élémentaires :
contraintes et
déformée

Bilan
Bilan

N V Mf

Contrainte σ= N
S τ (y ) = −V (x) Σ(y
Ib
)
σ(y ) = − y M
I
f

Contrainte σmax = σ τmax = −α VS σmax = ± hM


2I
f

3
max avec α = 2

(section rectangulaire)

Déformée N(x) = ESu ′ (x) V (x) = GS1 v ′ (x) Mf (x) = EIv ′′ (x)
avec S1 = βS
Approche énergétique
Introduction

Ecriture d’un équilibre mécanique d’un solide :


Bilan des efforts et des moments :
X
 F⃗ext = ⃗0
X
 M ⃗ ext/O = ⃗0

Bilan énergétique (thérorème de l’énergie cinétique par exemple)

Travail des forces extérieures :


Wext = F⃗ .⃗
u
Energie de déformation : Eint

Bilan énergétique lors de la déformation : ∆E = Eint = Wext


Approche énergétique

Energie de déformation d’un solide déformable


Energie de déformation d’un solide déformable
Cylindre déformable sollicité en traction uniaxiale

dEint = δWext = (F + dF )dℓ ≈ F dℓ = σSℓ0 dε


= Sℓ0 σdε
|{z}
Volume :V

dEint
Energie de déformation volumique : = σdε
V
Energie de déformation : cas du comportement élastique
Pour une unité de volume :
Z ② Z ε
①→②
Eint = dEint = σ ′ dε′
① 0
Z ε
E ε2
= E ε′ dε′ =
0 2

d’où l’énergie élastique en utilisant la loi de


Hooke (σ = E ε) :

E ε2 σε σ2
Eint = = =
2 2 2E
Et de même en cisaillement :
G γ2 τγ τ2
Eint = = =
2 2 2G
Approche énergétique

Energie de déformation d’une poutre


Energie de déformation d’une poutre : cas de l’effort
normal

Distribution des contraintes normales :


N(x)
σ(x) =
S
Energie de déformation de la poutre :
B
σ(x)2
Z
Eint = Sdx
A 2E |{z}
Volume

Et donc
Z B 2
(N(x))
Eint = dx
A 2ES
Energie de déformation d’une poutre : cas du moment
fléchissant
Distribution des contraintes normales :
y Mf (x)
σ(x, y ) = −
I
Energie de déformation de la poutre :
B
σ(x, y )2
Z Z
Eint = b(y )dy dx
A Section 2E
Z B 2 Z 
(Mf (x)) 2
= y b(y )dy dx
A 2EI 2
| Section {z }
I

Et donc
Z B 2
(Mf (x))
Eint = dx
A 2EI
Energie de déformation d’une poutre : cas de l’effort
tranchant
Distribution des contraintes de cisaillement :
Σ(y )
τ (x, y ) = −V (x)
Ib(y )

Energie de déformation de la poutre :


B
τ (x, y )2
Z Z
Eint = b(y )dy dx
A Section 2G
!
ZB 2 Z 2
(V (x)) (Σ(y ))
= b(y )dy dx
A 2G Section I 2 b2
| {z }
1
S1

Et donc Z B 2
(V (x))
Eint = dx
A 2GS1
Energie de déformation d’une poutre

Dans le cas général l’énergie de déformation d’une poutre s’exprime :


Z B 2
M2f V2

N
Eint = + + dx
A 2ES 2EI 2GS1
Approche énergétique

Application du théorème de Castigliano


Théorème de Castigliano

Théorème de Castigliano
La dérivée partielle de l’énergie interne par rapport à une action
quelconque Fk est égale au déplacement δk du point d’application
de cette action mesurée algébriquement sur la ligne d’action :
∂Eint
δk =
∂Fk
Application au calcul de flèche

▶ Application d’une force fictive F au point où l’on cherche à calculer


la flèche  
▶ et donc δ = ∂Eint (p,F ) (p, F = 0)
∂F
Théorème de Castigliano, exemple de calcul de flèche
Exemple d’une poutre encastrée sollicitée en flexion :

Efforts de cohésion :

N = 0

V = −F

Mf = F (x − ℓ)

Théorème de Castigliano, exemple de calcul de flèche
Théorème de Castigliano, exemple de calcul de flèche

Vous aimerez peut-être aussi