Modélisation des actions mécaniques
Modélisation des actions mécaniques
actions
mécaniques
Modélisation d’uné action mécaniqué
La statique est une partie de la mécanique qui étudie la relation de cause à effet entre l’équilibre relatif d’un
système matériel et les actions mécaniques auxquelles ce système est soumis. L’un des objectifs de la statique
est de conduire à la détermination de toute action mécanique nécessaire au dimensionnement ou à la prédiction
de déformations (résistance des matériaux). En préalable à l’étude et à l’application du principe fondamental de
la statique, il est nécessaire de définir la notion « d’action mécanique » d’un point de vue physique mais aussi
d’un point de vue mathématique. L’objet de ce cours est donc de mettre en place les bases de la modélisation
analytique des principales actions mécaniques qui seront utilisées lors de problèmes de statique.
1. Définition
On appelle action mécanique tout phénomène susceptible de déplacer un corps, de le déformer ou de le
maintenir en équilibre.
Conséquence1 : Pour parler d’action mécanique, il faut nécessairement ISOLER un solide ou un
ensemble de solides.
Conséquence2 : On distingue deux types d’actions mécaniques. Les actions mécaniques de contact ou
surfaciques (elles agissent sur un élément de surface) et les actions mécaniques à distance ou
volumiques (elles agissent sur un élément de volume).
Les actions mécaniques identifiées à ce jour peuvent être classées en deux sortes :
Les actions mécaniques à distance. Elles s’exercent au niveau du volume du solide. Exemples :
actions magnétiques, action de la pesanteur, …
Les actions mécaniques de contact. Elles s’appliquent directement sur la surface du solide (action
ponctuelle, linéique ou surfacique). Exemples : pression d’un fluide sur un solide, actions de contact
entre deux solides, …
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Etape 1 : On définit à partir du modèle
u (M )
général ci-contre les actions
mécaniques élémentaires sur chaque
f (M ).u (M ).d
élément de domaine
M dΩ
u (M ) : Vecteur unitaire quelconque
f (M ) : Fonction (qui dépend de M) appelée densité d’effort
Pour une action mécanique à distance, f(M) correspond à une densité volumique.
Pour une action mécanique de contact surfacique, f(M) correspond à une densité surfacique
Pour une action mécanique de contact linéique, f(M) correspond à une densité linéique.
Etape 2 : On considère que l’on a une infinité d’actions mécaniques élémentaires sur le domaine étudié, la
répartition de ces actions mécaniques élémentaires permet d’obtenir un champ vectoriel qui correspond à la
modélisation locale des actions mécaniques.
Exemple : Modélisation locale de l’action mécanique d’un objet sur un doigt de la pince Schrader par un champ
de pression uniforme.
Etape 2 : On considère que l’on a une infinité d’actions mécaniques élémentaires sur la surface (S)
On obtient donc au final un champ de pression comme modèle d’action mécanique.
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Rappel : Une force est une action mécanique représentée par un vecteur lié (P, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗F12 ) ou P est le point
d’application de la force et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12 est un vecteur dont la direction, le sens et la norme permettent de
quantifier l’effet mécanique constaté sur le système subissant la force.
Une force est obtenue à partir de l’intégration de l’ensemble des actions élémentaires sur le domaine
du modèle local. On parle également de résultante :
F12 f (M ).u (M ).d
où Ω peut être soit un volume V (on se retrouve alors à calculer soit une intégrale de volume), soit
une surface de contact S (on se retrouve alors à calculer une intégrale de surface).
Exemple : Modélisation globale de l’action mécanique sur le doigt de la pince Schrader au point P.
P
Doigt de pince
(S) : surface
z z
de contact
y x y
x
Notation et vocabulaire
Cette force résulte de la somme de toutes les forces élémentaires. On l'appelle également "résultante des forces
élémentaires".
Lorsque la force ne possède que deux composantes dans le plan, elle peut se représenter facilement par ses
composantes.
X12 et Y12 sont les composantes du vecteur force. Ce sont des valeurs algébriques.
On peut également définir la force par sa norme ‖F⃗⃗⃗⃗⃗⃗
12 ‖, une direction et un sens.. ⃗y
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3-2 Notion de moment d'une force par rapport à un point
La notion de force sous forme de vecteur lié (P, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12 ) est cependant insuffisante pour permettre de représenter
d’un point de vue global toutes les actions mécaniques et notamment la tendance que peut avoir une force à
modifier le mouvement de rotation du système sur lequel elle agit, on introduit donc la notion de moment d’une
force.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MA (F )
12
(//
z ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12
A
d P
O y
x (
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Une intensité égale à la force fois le bras de levier d.‖F 12 ‖ (en N.m)
Dans le cas général, la détermination du vecteur moment n'est pas immédiate et on utilise la
formulation du produit vectoriel permettant de traduire les caractéristiques vues précédemment.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MA (F ) = ⃗⃗⃗⃗⃗AP ⋀ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12
12
Exemple : Si l’on s’intéresse à l’effet de l’action mécanique de l’objet sur le doigt de la pince au point O, on
constate que celle-ci à tendance à pousser le doigt suivant la direction de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ Fobjet→doigt ; mais aussi à faire tourner le
doigt autour de l’axe (Ox⃗ ). Par conséquent, il faut modéliser au point O l’action mécanique du flacon sur le doigt
par une force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Fobjet→doigt et un moment en O ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MO(F⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗) tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑂(𝐹⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑜→𝑑 )
= ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 ⋀ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡→𝑑𝑜𝑖𝑔𝑡 .
o →d
Fobjet doigt
Doigt de pince
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3-3 Caractérisation d’une action mécanique
L’action mécanique exercée sur un système isolé peut donc être caractérisée par deux vecteurs, un vecteur
force et un vecteur moment par rapport à un point.
Le vecteur force est obtenu à partir de la somme des forces élémentaires appliquées sur le solide
considéré (S) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F→𝑠 :
FS f (M ).u (M ).d df
Un moment d’une force en A (où A est un point quelconque) est obtenu à partir de la somme de
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
l’ensemble des actions élémentaires sur le domaine du modèle local au point A M A (→s) :
M A ( F ) AM f (M ).u (M ).d AM df
Par construction, le champ de moments d’une force est un champ de moment d’un torseur (champ de
moment antisymétrique) car il vérifie la relation de changement de point d’un torseur :
⃗⃗⃗⃗⃗
MB = ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
BM⋀⃗⃗⃗⃗⃗
dF = ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗
BA⋀⃗⃗⃗⃗⃗
dF + ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AM⋀⃗⃗⃗⃗⃗
dF = ⃗⃗⃗⃗⃗
BA ⋀ ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗
dF + ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AM⋀⃗⃗⃗⃗⃗
dF = ⃗⃗⃗⃗⃗
BA ⋀ ⃗F + ⃗⃗⃗⃗⃗
MA
Par conséquent toute action mécanique appliquée sur un système mécanique S est caractérisée par un torseur
d’action mécanique :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F→s = ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗
dF
{ℑ→s } = { }
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MA (→s) = ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AM⋀dF ⃗⃗⃗⃗⃗
A
Notations
La notation condensée de l’action mécanique sous forme de torseur peut se faire de deux manières :
En colonne : En bas à droite on indique le point où on exprime le torseur et la base dans laquelle on
exprime les vecteurs force et moment ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F→s et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MA (→s) de composantes respectives ( X,Y,Z) et (L,M,N).
X L
{ℑ→s } = { Y | M }
Z N A,xyz
En ligne : en bas à droite, on indique le point où on exprime le torseur. Il n’est plus utile de préciser la
base d’expression des vecteurs puisque celle-ci est clairement explicitée dans le torseur.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F→s = X.x ⃗ + Y.y
⃗ + Z.z
⃗
{ℑ→s } = { }
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MA ⃗ ⃗
= L.x + M.y + N.z⃗
(→s) A
⃗
Un torseur couple est de la forme { 0 } et s'écrit de la même manière en tout point. L’action mécanique
⃗⃗ A
C
correspond à un couple pure correspondant par exemple à un couple moteur.
⃗
Un glisseur est de la forme { F } au point d’application de la force (ici en A). L’action mécanique
⃗0 A
correspond à une force appliquée en un point (qui résulte d’une somme de forces élémentaires)
Un problème qui traite de l’équilibre d’un système est assimilable à un problème statiquement plan s’il présente
un plan de symétrie géométrique et de chargement. Dans ce cas, les actions mécaniques qui le sollicitent sont
telles que :
les forces appliquées sont dans le plan de symétrie du système
les moments des forces appliquées sont portés par un axe perpendiculaire à ce plan.
Dans le cas, la détermination est alors simplifiée et il est judicieux d'utiliser dans ce cas le calcul direct
avec le bras de levier sans passer par le produit vectoriel.
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Lés différéntés actions mécaniqués
L’effet de la pesanteur est une action mécanique à distance, elle se manifeste par un champ d’accélération. Ce
champ produit en tout point M d’un solide S de volume V une force élémentaire -dm.g.z ⃗ i dirigée vers le centre de
la terre proportionnelle à la masse élémentaire dm et à l’accélération de la pesanteur g.
Pour les applications classiques, on suppose que l’accélération de la pesanteur g et la direction des
forces appliquées sont constantes (la différence de distance entre les éléments de masse et le centre
de la terre ainsi que la différence d’orientation sont suffisamment faibles pour être négligées).
⃗
-M.g.z
On peut éventuellement écrire le torseur correspondant en G (glisseur) : {ℑpes→(S) }= { }
⃗0 G
G
Mi M2
M1
dP dm.g
Axe z vertical
vers le haut Rg S M s .g.z
Remarque : les autres actions à distance comme celle exercée par un champ magnétique ne sont pas abordées
dans ce cours. On peut noter simplement qu’elles se définissent de la même façon.
L'action mécanique exercée par le fluide résulte de la somme des forces de pression exercées par l'huile sur le
piston. Ces forces élémentaires sont
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normales à la surface de contact,
proportionnelles à la pression fluide et à l'élément de surface ds.
⃗
n
⃗⃗⃗ =[Link].n
df ⃗
En posant l'hypothèse d'une répartition uniforme des forces de pression et d'une surface de contact plane, la
résultante des forces de pression fluide vaut :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ffluide→(S) = ∫ ⃗ = p.S. n
[Link].n ⃗
surface
L’action exercée par une pression fluide uniforme sur une surface plane de normale n ⃗ est modélisable par une
⃗ appliquée au centre de surface C.
force p.S.n
p.S. ⃗n
On peut éventuellement écrire le torseur correspondant en G (glisseur) : {ℑfluide→(S) }= { }
⃗
0 C
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ffluide→(S)
Dans un cas général, la différence de pression entre les différents points de la surface de contact ne
peut être négligée. Dans ce cas, il faut déterminer le champ de pression en chaque point de contact en
traduisant l’équation fondamentale de la statique des fluides :
p+.g.z = cste (dans un même milieu)
La force hydrostatique ne s’exerce alors plus au centre du piston. Dans le cas général, le point
d’application C de la force hydrostatique s’obtient en utilisant l’équation des moments. Ce point est
appelé centre de poussée.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ F
OC ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
fluide→(S) = ∫ OP ∧ df = ∫ OP ∧ [Link].n
Remarque : Dans le cas général, le fluide exerce également sur le solide des forces tangentielles appelées
forces de cisaillement ou forces de viscosité. Dans la plupart des écoulements industriels, les forces d’inertie et
les forces dues au champ de pression p sont prépondérantes devant les forces de viscosité
Remarque : il existe d’autres forces de contact fluide / solide qui ne sont pas explicitées dans ce cours mais qui
seront abordées dans d’autres enseignement notamment en mécanique des fluides.
Il s’agit notamment des forces aérodynamiques dont le modèle global conduit à la force de portance et à la force
de traînée.
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3. Actions de contact solide/solide – liaisons supposées
parfaites
Comme précédemment, on peut mettre en évidence un modèle local utile en phase de dimensionnement et un
modèle global utilisé pour déterminer les actions mécaniques
Intégration
M A (1 2)
dF1 2
S : Surface de A
contact
2 S 2
x y x y
(π) (S) O S1
S1
(π)
Plan tangent
Plan tangent
0 0
On peut écrire le torseur correspondant en G : {ℑ1→2 } = { 0 | 0 }
Z12 0 O,xyz
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Torseur d’action mécanique transmissible des liaisons normalisées – Tableau
récapitulatif
Dans le cas de l’hypothèse de liaison parfaite, Il y a une complémentarité entre le torseur cinématique
et le torseur d’action mécanique transmissible.
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3-3 Cas particulier d'un problème statiquement plan
Un problème qui traite de l’équilibre d’un système est assimilable à un problème statiquement plan s’il Dans le
cas de problèmes plan, nous avons vu que les forces sont situées dans un même plan et les vecteurs moment
ont tous la même direction.
Si le plan considéré est repéré par Oxy, les forces n’ont pas de composantes suivant z et les moments ont une
seule composante suivant z.
Exemple de la liaison articulation : les actions mécaniques des liaisons linéaire annulaire d’axe Oz, rotule de
centre O, pivot glissant d’axe Oz et pivot d’axe Oz peuvent toutes être modélisées par une force appliquée en O
avec deux composantes
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ X
F12 = ( 12 )
Y12 𝑥𝑦
Cette liaison dans le plan est parfois appelé articulation d’axe Oz. Elle est souvent utilisée notamment en
résistance des matériaux.
Exemple de la liaison ponctuelle : les actions mécaniques des liaisons ponctuelles de normale Oy et linéique de
normale Oy et d’axe Oz peuvent être modélisées par une force appliquée en O de direction Oy.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 0
F12 = ( )
Y12 𝑥𝑦
Moment résultant /O ⃗
x Moment résultant /O
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MO 12 =0 ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MO 12 =0 ⃗
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Exemple de la liaison glissière : les actions mécaniques des liaisons glissière d’axe Ox ou plan de normale Oy
peuvent être modélisées par une composante de force appliquée en O de direction Oy et par une composante de
moment autour de Oz.
⃗
x Moment résultant /O ⃗x Moment résultant /O
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
MO 12 = N12 .z ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
MO 12 = N12 .z
Pour les cas correspondants à un problème plan, l’outil torseur s’avère assez lourd et il est souvent
utile de représenter les actions mécaniques appliquées sur une figure.
N12
Y12 Y12 Y12 Y12
⃗y X12 (2) (2) N12 X12
(2) (2)
⃗
x articulation ponctuelle glissière encastrement
Si le frottement n’est pas négligeable, il existe une composante tangentielle à l’action mécanique.
(2)/(1) : Liaison ponctuelle en I de normale (I, z ) avec frottement entre les solide S2 et S1 :
(π) (S) S1
S1 I
(π)
Plan tangent T12 Tx12.x Ty12. y Plan tangent
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Les lois (expérimentales) de Coulomb permettent de relier les composantes de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
T12 à la composante
normale Z12 . Il existe deux cas de figure.
er
1 modèle de Coulomb
loi de Coulomb : Glissement en I → ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
VI,2/1 ≠ ⃗0
ère
1
n12 z
On définit un coefficient de frottement f tel que f =tanφ x
où φ est le demi angle au sommet du cône de frottement. Cône de
F12
La composante tangentielle ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
T12 est opposée à la vitesse N12 frottement
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
de glissement VI,2/1 . S2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12 est toujours sur le cône de frottement. φ
Ce sont les lois de Coulomb qui donnent ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
T12 : VI , S2 / S1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖T12 ‖ = 𝑓. N12 (π) I S1
T12
ème
2 modèle de Coulomb
loi de Coulomb : Non glissement en I → ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
VI,2/1 = ⃗0
ème
2
n12 z
On définit un coefficient d’adhérence f 0 tel que f 0 = tanφ0 x
où φ0 est le demi angle au sommet du cône d’adhérence. Cône
F12
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12 est toujours situé à l’intérieur du cône d’adhérence. N12 d’adhérence
Ce ne sont pas les lois de Coulomb qui donnent ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
T12 : S2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖T12 ‖ ≤ 𝑓0 . N12 φ0
(π) I S1
T12
ère
Attention aux indices pour la 1 loi de Coulomb.
La composante tangentielle ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
T12 (1→2) est opposée à la vitesse de glissement ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
VI,2/1 (2/1).
Le coefficient de frottement f est en général inférieur au coefficient d’adhérence f0 ( f0>f ) mais dans
la pratique, on confond (parfois abusivement !) f et f0 et on utilise uniquement le coefficient de
frottement f.
Le coefficient de frottement f est un coefficient adimensionnel qui ne dépend pas de l'effort normal
appliqué !!!
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Pour étudier l'équilibre d'un solide lorsque celui-ci adhère (non glissement en I), on peut se placer à
la limite du glissement (c'est-à-dire dans l'hypothèse limite où le solide commence à glisser).
Se placer à la limite du glissement revient donc à considérer que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12 est sur le cône de frottement.
Si le roulement n’est pas négligeable, il existe deux composantes de moment dans le plan tangent.
(2)/(1) : Liaison ponctuelle en I de normale (I, z ) avec frottement et roulement entre les solide S2 et S1 :
S1
(S)
Modèle Modèle
OU
r S2 / S1 n12 z
n12 z
N12 r S2 / S1
S2 N12
M r12 r
S2
S1 T12
I
S1 T12
Avec M r12 r.N12 I
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Si le pivotement n’est pas négligeable, il existe une composante de moment normale au plan tangent.
(2)/(1) : Liaison ponctuelle de normale (I, z ) avec frottement, roulement et pivotement entre les solide S2 et S1 :
Réel
Pivotement en I : Ωp,2/1 ≠ 0 p S2 / S1
On définit un coefficient de résistance au pivotement p. r S2 / S1 n12 z
|Mp 12 | = 𝑝. N12
Mp s’oppose à Ωp,2/1 .
12
Zone de contact
S2 dF12
S1
(S)
Agrandissement dans
Modèle
r S2 / S1 n12 z la zone de contact en
vue de dessus
N12 p S2 / S1
S2
M p12 Avec M p12 p.N12
M r12 S2
S1 T12
I
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3-4-2 Utilisation des lois de Coulomb dans le cas de contacts surfaciques
Les lois de Coulomb concernant le frottement de glissement ne sont valables que pour un contact ponctuel. Or
on constate que très souvent le contact entre deux solides n’est pas ponctuel et s’effectue sur une surface
étendue. Pour déterminer les actions mécaniques de contact dans ce cas de figure, on considère alors de petites
zones « quasi ponctuelles » autour de chaque point de la zone de contact et on écrit les lois de Coulomb sur des
densités surfaciques d’effort.
Ce dernier paragraphe permet de faire le lien entre le cours sur la modélisation des actions
mécaniques et le cours de technologie en particulier concernant les systèmes de frein et
d’embrayage.
On applique ensuite les lois de Coulomb sur l’action mécanique élémentaire et on considère que l’on a une
infinité d’actions mécaniques élémentaires sur la surface étudiée. La répartition de ces actions mécaniques
élémentaires permet d’obtenir un champ vectoriel qui correspond à la modélisation locale des actions
mécaniques.
Les lois de Coulomb pour le modèle local sont les mêmes que celles présentée pour le contact
ponctuel mais elles portent cette fois-ci sur les densités d’effort.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12
On note {ℑ1→2 }= { } l’action mécanique du solide 1 sur le solide 2 sur une surface S. Le modèle global est
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MA )
(12) A
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F12 = ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dF12
obtenu à partir du modèle local : {ℑ1→2 } = { }
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MA )= ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ AM ⋀ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dF12
(12) A
x0
A
O z0
Train 0 A
Disque 2a Disque 2e
Contacts surfaciques Disque 2b Disque 2d
Disque 2c
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