0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
64 vues13 pages

Introduction aux Nombres Complexes

Transféré par

mohamed05092021
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
64 vues13 pages

Introduction aux Nombres Complexes

Transféré par

mohamed05092021
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mathématiques

Chapitre 1
Les Complexes
Cours de M. P. Bertin, tapé par R. Poitevin--Espanet.
2024-2025

Éventuel texte laissé en introduction ou commentaire.

Ce document est sous la licence CC BY-NC-ND 4.0, Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification.
Pour voir une copie de cette licence, aller sur [Link]

1
Table des matières
Page

I - Le corps C 3
I.1 - Définitions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.2 - Conjugué et module. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

II - L’exponentielle complexe. 5
II.1 - Le groupe U , les angles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.2 - Forme exponentielle des complexes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
II.3 - Racines de l’unité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

III - Complexes et géométrie. 12


III.1 - Le plan complexe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
III.2 - Transformations du plan. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2
Chapitre 1 | Les Complexes

❈ I- Le corps C
✴ I.1 - Définitions.

△ Définition I.1 Corps des complexes.


On appelle corps des complexes, noté C, l’ensemble des valeurs écrites 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 , pour tout
( 𝑥, 𝑦 ) ∈ R2 . Il est muni des deux opérations suivantes, avec ( 𝑧, 𝑧′) ∈ C2 :

( 𝑥 + i𝑦 ) + ( 𝑥 ′ + i𝑦′) = ( 𝑥 + 𝑥 ′) + i( 𝑦 + 𝑦′) ( 𝑥 +i𝑦 )( 𝑥 ′ +i𝑦′) = ( 𝑥 𝑥 ′ − 𝑦𝑦′) +i( 𝑥𝑦′ + 𝑥 ′ 𝑦 ) .

◦ Remarque.
On peut obtenir le résultat du produit en développant tous les termes avec l’information que
2
i = −1.

△ Définition I.2 Parties réelle et imaginaire.


Soit 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 un complexe. 𝑥 s’appelle la partie réelle de 𝑧 , notée Re 𝑧 . 𝑦 s’appelle la partie
imaginaire de 𝑧 , notée Im 𝑧 .

✴ I.2 - Conjugué et module.

△ Définition I.3 Conjugué.


Soit 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 un complexe. On appelle conjugué de 𝑧 le complexe : 𝑧 = 𝑥 − i𝑦 .

◦ Proposition I.1 Propriétés de la conjuguaison.


Soit ( 𝑧, 𝑧′) ∈ C2 . Nous avons :
𝑧+𝑧
1. 𝑧 + 𝑧′ = 𝑧 + 𝑧′ ; 3. Re 𝑧 = 2 ;
𝑧−𝑧 ′
2. 𝑧𝑧′ = 𝑧 × 𝑧′ ; 4. Im 𝑧 = 2i .

Preuve. I.1
On écrit 𝑧 = 𝑥 + i𝑦, 𝑧′ = 𝑥 ′ + i𝑦′.
1. On développe des deux côtés, et : ( 𝑧 + 𝑧′) = ( 𝑥 + 𝑥 ′) + i( 𝑦 + 𝑦′) = 𝑥 + 𝑥 ′ − i( 𝑦 + 𝑦′)) d’une part;
𝑧 + 𝑧′ = ( 𝑥 − i𝑦 ) + ( 𝑥 ′ − i𝑦′) = ( 𝑥 + 𝑥 ′) − i( 𝑦 + 𝑦′).
2. De même : 𝑧𝑧′ = ( 𝑥 𝑥 ′ − 𝑦𝑦′) + i( 𝑥𝑦′ + 𝑥 ′ 𝑦 ) = ( 𝑥 𝑥 ′ − 𝑦𝑦′) − i( 𝑥𝑦′ + 𝑦𝑥 ′) d’une part; 𝑧 × 𝑧′ =
( 𝑥 − i𝑦 ) ( 𝑥 ′ − i𝑦′) = 𝑥 𝑥 ′ − 𝑦𝑦′ − i( 𝑥𝑦′ + 𝑦𝑥 ′) .
𝑧+𝑧 𝑥 +i𝑦 + 𝑥 −i𝑦 2𝑥
3. Et encore : 2 = 2 = 2 = 𝑥 = Re 𝑧 .
( 𝑥 +i𝑦 )−( 𝑥 −i𝑦 ) 2i𝑦
4. Enfin : 𝑧−𝑧
2i = 2i = 2i = 𝑦 = Im 𝑧 . Ω EΔ .
△ Définition I.4 Module.
Soit 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 un complexe. On appelle module de 𝑧 le réel
√︁
| 𝑧 | = 𝑥 2 + 𝑦2 .

P. B., R. P.E. 3 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes I.2 Conjugué et module.

◦ Remarque.
La racine carrée n’est définie que pour des arguments positifs; comme 𝑥, 𝑦 ∈ R, ( 𝑥 2 + 𝑦 2 ) est
bien un réel positif.

◦ Proposition I.2 Propriétés du module.


Soit ( 𝑧, 𝑧′) ∈ C2 .

1. | 𝑧 | ⩾ 0, avec | 𝑧 | = 0 ⇐⇒ 𝑧 = 0; 4. | 𝑧 | = | 𝑧 | ;
2. 𝑧 × 𝑧 = | 𝑧 | 2 ; 5. pour 𝑧 ≠ 0, 1
𝑧 = 𝑧
| 𝑧 |2 .
3. | 𝑧𝑧′ | = | 𝑧 | × | 𝑧′ | ;
Preuve. I.2
Soient 𝑧 = 𝑥 + i𝑦, 𝑧′ = 𝑥 ′ + i𝑦′
√︁ √
1. | 𝑧 | = 𝑥 2 + 𝑦 2 ⩾ 0. Démontrons l’équivalence par la double implication. Si 𝑧 = 0, | 𝑧 | = 0 + 0 = 0.
√︁
Si | 𝑧 | = 0, alors 𝑥 2 + 𝑦 2 = 0; une somme de réels positifs est nulle requiert que les réels soient nuls,
soit 𝑥 = 𝑦 = 0, et 𝑧 = 0.
2. Nous avons | 𝑧 | 2 = 𝑥 2 + 𝑦 2 ; d’autre part, 𝑧 × 𝑧′ = ( 𝑥 + i𝑦 )( 𝑥 − i𝑦 ) = 𝑥 2 + 𝑦 2 + i(− 𝑥𝑦 + 𝑦𝑥 ) = 𝑥 2 + 𝑦 2 .
3. Calculons avec les carrés; les modules étant positifs, le procédé est équivalent. D’une part : | 𝑧𝑧 | 2 =
( 𝑥 𝑥 ′ − 𝑦𝑦′) 2 +( 𝑥𝑦′ + 𝑦𝑥 ′) 2 = 𝑥 2 𝑥 ′2 + 𝑦 2 𝑦′2 + 𝑥 2 𝑦′2 + 𝑥 ′2 𝑦 2 . D’autre part, | 𝑧 | 2 | 𝑧 | 2 = ( 𝑥 2 + 𝑦 2 )( 𝑥 ′2 + 𝑦′2 ) =
𝑥 2 𝑥 ′2 + 𝑦 2 𝑥 ′2 + 𝑥 2 𝑦′2 + 𝑦 2 𝑦′2 . Les deux sont bien égaux.
4. Cela suit de 2..
𝑧 𝑧𝑧
5. Si 𝑧 ≠ 0, et donc | 𝑧 | ≠ 0 (par 1.) et le ratio est bien défini. De plus, on calcule | 𝑧 |2 ×𝑧= | 𝑧 |2 = 1, ce qui
montre que 𝑧
| 𝑧 |2
1
= 𝑧. Ω EΔ .

◦ Lemme I.3
Soit 𝑧 ∈ C. Alors,
Re 𝑧 ⩽ | 𝑧 | ⩾ Im 𝑧.

Preuve. I.3
Soit 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 ∈ C, nous avons successivement :
√ √︁
Re( 𝑧 ) = 𝑥 ⩽ | 𝑥 | = 𝑥 2 ⩽ 𝑥 2 + 𝑦 2 = | 𝑧 | ,

et de même pour Im( 𝑧 ). ΩEΔ.

◦ Proposition I.4 Inégalité triangulaire.


Soit ( 𝑧, 𝑧′) ∈ C2 ; nous avons :

| 𝑧 + 𝑧′ | ⩽ | 𝑧 | + | 𝑧′ | .

◦ Corollaire Inégalité triangulaire, deuxième forme.


Soit ( 𝑧, 𝑧′) ∈ C2 ; nous avons :

| 𝑧 | − | 𝑧′ | ⩽ | 𝑧 + 𝑧′ | et | 𝑧 | − | 𝑧′ | ⩽ | 𝑧 − 𝑧′ | .

P. B., R. P.E. 4 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes

Preuve. I.4
De la Proposition. Une première preuve, calculatoire, consiste à développer les expressions, en
posant 𝑧 = 𝑥 + i𝑦, 𝑧′ = 𝑥 ′ + i𝑦′, et les manipuler.
Nous en présentons une seconde, utilisant le 2. de la *them-PropMod. En effet :

| 𝑧 + 𝑧′ | 2 = ( 𝑧 + 𝑧′)( 𝑧𝑧′) = | 𝑧 | 2 + | 𝑧′ | 2 + 𝑧𝑧′ + 𝑧𝑧′ = | 𝑧 | 2 + | 𝑧′ | 2 + 2 Re( 𝑧𝑧 ) .

D’après le *them-1.3, nous avons alors

| 𝑧 + 𝑧′ | 2 ⩽ | 𝑧 | 2 + | 𝑧′ | 2 + 2 𝑧𝑧′ = (| 𝑧 | + | 𝑧′ |) 2 .

Tout étant positif, un passage à la racine donne le résultat recherché.


Du Corollaire.
I.T.
Soit ( 𝑧, 𝑧′) ∈ C2 . Nous avons d’une part : | 𝑧 + 𝑧′ | + | 𝑧′ | = | 𝑧 + 𝑧′ | + |− 𝑧′ | ⩾ | 𝑧 + 𝑧′ − 𝑧′ | =
| 𝑧 | . D’autre part, | 𝑧′ | ⩽ | 𝑧 + 𝑧′ | + | 𝑧 | de manière analogue.
Puisque
| 𝑧 | − | 𝑧′ | ⩽ | 𝑧 + 𝑧′ | et | 𝑧′ | − | 𝑧 | ⩽ | 𝑧 + 𝑧′ | ,
alors la valeur absolue des membres de gauche est inférieure au membre de droite. Ω EΔ .

❈ II- L’exponentielle complexe.


✴ II.1 - Le groupe U , les angles.

△ Définition II.1 Complexes unitaire.


On dit qu’un complexe 𝑧 est unitaire si | 𝑧 | = 1. L’ensemble des complexes unitaires, noté U, est
appelé cercle unité :
U = { 𝑧 ∈ C | | 𝑧 | = 1} .

△ Définition II.2 Exponentielle complexe.


Soit 𝜃 ∈ R ; on note ei𝜃 = cos 𝜃 + i sin 𝜃 .

◦ Remarque.
Le sens de définition est généralement inversé; l’exponentielle complexe est habituellement défi-
nie, pour 𝑧 ∈ C, par :

𝑧
∑︁ 𝑧𝑛
e = .
𝑛=0
𝑛!
À partir de cela, on définit cos 𝜃 = Re ei𝜃 et sin 𝜃 = Im ei𝜃 , et les propriétés habituelles de cos et sin
en suivent.

◦ Théorème II.1 Multiplicativité de l’exponentielle.


Soit ( 𝜃, 𝜑 ) ∈ R2 , nous avons
ei𝜃 × ei𝜑 = ei( 𝜃 +𝜑 ) .

P. B., R. P.E. 5 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes II.1 Le groupe U , les angles.

Preuve. II.1
Cf. Chapitre 26. ΩEΔ.

◦ Corollaire Formules trigonométriques.


Pour tout ( 𝜃, 𝜑 ) ∈ R2 , nous avons :

cos( 𝜃 + 𝜑 ) = cos 𝜃 cos 𝜑 − sin 𝜃 sin 𝜑, sin( 𝜃 + 𝜑 ) = cos 𝜃 sin 𝜑 + cos 𝜑 sin 𝜃 .

Preuve. II.1
Soit ( 𝜃, 𝜑 ) ∈ R2 ; il suffit de développer ei𝜃 × ei𝜑 avec la définition et le *MultExp, et identifier
les parties réelle et imaginaire. ΩEΔ.

◦ Proposition II.2 Propriétés de l’exponentielle.


Soit 𝜃 ∈ R, nous avons :

1. ei𝜃 = e−i𝜃 ; 4. (Formules d’Euler) cos 𝜃 = Re ei𝜃 =


ei𝜃 +e−i𝜃 i𝜃 −i 𝜃
2 ; sin 𝜃 = Im ei𝜃 = e −e2i ;
2. ei𝜃 = 1;
5. (Formule de de Moivre)
3. Si 𝑧 ∈ U, alors il existe 𝜃 tel que 𝑧 = (ei𝜃 ) 𝑛 = ei𝑛𝜃 soit (cos 𝜃 + i sin 𝜃 ) 𝑛 =
ei𝜃 ; cos 𝑛𝜃 + i sin 𝑛𝜃 .

Preuve. II.2
1. Comme cos − 𝜃 = cos 𝜃, sin − 𝜃 = − sin 𝜃 , alors ei𝜃 = cos 𝜃 − i sin 𝜃 = e−i𝜃 .
2. Nous avons : 2
ei𝜃 = ei𝜃 × ei𝜃 = ei𝜃 −i𝜃 = e0 = 1.

3. Soit 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 ∈ U. Nous avons 𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 donc 𝑥 2 = 1 − 𝑦 2 et −1 ⩽ 𝑥 ⩽ 1. Puisque cos est une


fonction continue, avec cos 0 = 1, cos 𝜋 = −1, donc par le TVI il existe 𝜃 ∈ [0, 𝜋 ] tel que 𝑥 = cos 𝜃 .
Ensuite, 𝑦 2 = 1 − 𝑥 2 = 1 − cos2 𝜃 = sin 𝜃 , et 𝑦 = ± sin 𝜃 . Si 𝑦 = sin 𝜃, alors 𝑧 = ei𝜃 ; sinon, prendre

𝜃 ′ = − 𝜃 donne cos 𝜃 ′ = cos 𝜃, sin 𝜃 ′ = − sin 𝜃 et alors 𝑧 = ei𝜃 .
Dans les deux cas, nous avons pu écrire 𝑧 sous la forme voulue.
4. Il s’agit des formules pour Re et Im donnée en *.
5. Cela suit de la *MultExp. Ω EΔ .

◦ Remarque.
Nous avons alors :
U = { 𝑧 ∈ C | | 𝑧 | = 1} = {ei𝜃 : 𝜃 ∈ R} .

◦ Théorème II.3 Formules de trigonométrie.


Soit ( 𝜃, 𝜑 ) ∈ R2 , nous avons :

P. B., R. P.E. 6 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes II.1 Le groupe U , les angles.

1. cos( 𝜃 + 𝜑 ) = cos 𝜃 cos 𝜑 −sin 𝜃 sin 𝜑 ; 4. cos 2 𝜃 = cos2 𝜃 − sin2 𝜃 = 2 cos2 𝜃 − 1 =


1 − 2 sin2 𝜃 ;
2. sin( 𝜃 + 𝜑 ) = cos 𝜃 sin 𝜑 +cos 𝜑 sin 𝜃 ;
5. sin 2 𝜃 = 2 cos 𝜃 sin 𝜃 ;
tan 𝜃 +tan 𝜑 2 tan 𝜃
3. tan( 𝜃 + 𝜑 ) = 1−tan 𝜃 tan 𝜑
; 6. tan 2 𝜃 = 1−tan2 𝜃
.

Preuve. II.3
Pour tan( 𝜃 + 𝜑 ).
Nous avons :
sin( 𝜃 + 𝜑 ) cos 𝜃 sin 𝜑 + cos 𝜑 sin 𝜃
tan( 𝜃 + 𝜑 ) = = ,
cos( 𝜃 + 𝜑 ) cos 𝜃 cos 𝜑 − sin 𝜃 sin 𝜑
et en divisant par cos 𝜃 cos 𝜑 :
tan 𝜑 + tan 𝜃
tan( 𝜃 + 𝜑 ) = ,
1 − tan 𝜃 tan 𝜑
comme voulu. ΩEΔ.

◦ Théorème II.4 Formules de linéarisation 1 .


Soit ( 𝑎, 𝑏 ) ∈ R2 . Nous avons :
1. cos 𝑎 cos 𝑏 = 21 cos( 𝑎 + 𝑏 ) + cos( 𝑎 − 𝑏 ) ;


2. sin 𝑎 sin 𝑏 = 21 cos( 𝑎 − 𝑏 ) − cos( 𝑎 + 𝑏 ) ;




3. cos 𝑎 sin 𝑏 = 21 sin( 𝑎 + 𝑏 ) − sin( 𝑎 − 𝑏 ) .




Preuve. II.4
Soit ( 𝑎, 𝑏 ) ∈ R2 .
 i𝑎 −i𝑎   i𝑏 −i𝑏 
ei( 𝑎+𝑏) +ei( 𝑎−𝑏) +ei( 𝑏− 𝑎) +e−i( 𝑎+𝑏) cos( 𝑎+𝑏 ) cos( 𝑎−𝑏 )
1. cos 𝑎 cos 𝑏 = e +e2 e +e
2 = 4 = 2 + 2 .
2. Idem.
3. Idem. Ω EΔ .

Exercice II.1 Calcul de primitive. Calculer une primitive de 𝑥 ↦→ (cos 𝑥 ) 3 .

Solution II.1.
Commençons par linéariser; pour tout 𝑥 ∈ R, nous avons :
 i 𝑥 −i 𝑥  3
3 e +e ei3 𝑥 + 3ei 𝑥 + 3e−i 𝑥 + e−3i 𝑥 1 3
(cos 𝑥 ) = = = cos 3 𝑥 + cos 𝑥.
2 8 4 4
En intégrant, nous trouvons : ∫
1 3
(cos 𝑥 ) 3 d 𝑥 = sin 3 𝑥 + sin 𝑥.
12 4

◦ Théorème II.5 Formules de factorisation 2


Soit ( 𝑝, 𝑞 ) ∈ R2 . Nous avons :
1. Linéariser, c’est transformer un produit en somme.
2. Factoriser, c’est transformer une somme en produit.

P. B., R. P.E. 7 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes II.1 Le groupe U , les angles.
   
𝑝+ 𝑞 𝑝− 𝑞
1. cos 𝑝 + cos 𝑞 = 2 cos cos
2 ; 2
  
𝑝+ 𝑞 𝑝− 𝑞
2. cos 𝑝 − cos 𝑞 = −2 sin 2 sin 2 ;
   
𝑝+ 𝑞 𝑝− 𝑞
3. sin 𝑝 + sin 𝑞 = 2 sin 2 cos 2 .

Preuve. II.5
Soit ( 𝑝, 𝑞 ) ∈ R2 .
𝑝+ 𝑞 𝑝− 𝑞
1. Trouvons ( 𝑎, 𝑏 ) ∈ R2 tel que 𝑝 = 𝑎 + 𝑏, 𝑞 = 𝑎 − 𝑏 : c’est simplement 𝑎 = 2 ,𝑏 = 2 . Dès lors,

𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
cos 𝑝 +cos 𝑞 = cos 𝑎 cos 𝑏 −sin 𝑎 sin 𝑏 +cos 𝑎 cos 𝑏 +sin 𝑎 sin 𝑏 = 2 cos 𝑎 cos 𝑏 = 2 cos cos .
2 2
2. Idem.
3. Idem. Ω EΔ .

Exercice II.2 Étude d’interférence de deux diapasons. Un diapason émet une onde sonore sinu-
soïdale de fréquence 440 Hz. La formule de l’onde est

𝑆 ( 𝑡 ) = 𝐴 cos(440 × 2 𝜋 𝑡 ) ,

où 𝐴 est l’amplitude que l’on fixe à 1 unité. Supposons que deux diapasons émettent à 439 Hz et 441 Hz
respectivement, et soient en phase à 𝑡 = 0 en un certain point. À cet endroit, l’onde résultante est :

𝑆 ( 𝑡 ) = 𝑆1 ( 𝑡 ) + 𝑆2 ( 𝑡 ) = cos(439 × 2 𝜋 𝑡 ) + cos(441 × 2 𝜋 𝑡 ) = 2 cos (440 × 2 𝜋 𝑡 ) cos(2 𝜋 𝑡 ) .


| {z } | {z }
Variation rapide Variation lente

Le résultat va être un La, une one sonore de 440 Hz, dont l’amplitude est modulée, avec un battement, se
renforçant et s’éteignant à une fréquence de 2 Hz.

◦ Théorème II.6 Formules en tan 𝜃 /2.


Soit 𝜃 ∈ R. Nous pouvons écrire :
1−tan2 2
𝜃
2 tan2
𝜃
2 tan2
𝜃
1. cos 𝜃 = ; 2. sin 𝜃 = ; 3. tan 𝜃 = .
1+tan2 𝜃2 1+tan2 𝜃2 1−tan2 𝜃2

Preuve. II.6
Soit 𝜃 ∈ R.
1. Nous avons :
cos2 𝜃
2 − sin2 𝜃
2 cos2 𝜃
2 − sin2 𝜃
2 1 − tan2 𝜃
2
cos 𝜃 = = = .
1 2
cos 𝜃2 2
+ sin 2𝜃 2
1 + tan 2𝜃

2. Idem.
3. Idem. Ω EΔ .

1
Exercice II.3 Calcul de primitive. Calculer une primitive de 𝑥 ↦→ sin 𝑥 .

Solution II.2.

P. B., R. P.E. 8 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes II.2 Forme exponentielle des complexes.

Notons 𝑢 = tan 𝑥2 , alors d𝑢 = 21 (1 + tan2 𝑥2 )d 𝑥 = 𝑢′d 𝑥 ; nous avons alors successivement :

1 + tan2 𝑥2 𝑢′
∫ ∫ ∫
d𝑥 𝑥
= d𝑥 = d𝑢 = ln tan .
sin 𝑥 2 tan 𝑥2 𝑢 2

Problème 1. Calcul de primitive.


Calculer une primitive de 𝑥 ↦→ cos1 𝑥 .

◦ Théorème II.7 Angles usuels et autres propriétés.

𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
𝜃 0 6 4 3 2
√ √
3 2 1
cos 𝜃 1 2 √2 √2
0
1 2 3
sin 𝜃 0 2 2 1
√2
tan 𝜃 0 √1 1 3 Non déf.
3

Table 1 – Valeurs aux angles usuels.


 
Par ailleurs, pour tout 𝜃 ∈ R, sin 𝜋2 − 𝜃 = cos 𝜃 et cos 𝜋2 − 𝜃 = sin 𝜃 .
Les fonctions cos et sin sont de période 2 𝜋 , la fonction tan est de période 𝜋 .

✴ II.2 - Forme exponentielle des complexes.

◦ Proposition II.8 Forme exponentielle


Tout complexe non-nul 𝑧 ∈ C∗ peut s’écrire sous la forme

𝑧 = 𝑟 ei 𝜃 ,

avec 𝑟 ∈ R∗+ appelé module de 𝑧 , et 𝜃 ∈ R appelé argument de 𝑧 . De plus, 𝑟 est unique, et 𝜃 est
unique modulo 2 𝜋
Preuve. II.8
Soit 𝑧 ∈ C∗ . Nous prenons 𝑟 = | 𝑧 | et étudions 𝑟𝑧 qui est élément de U. D’après le 3. du *PropExp,
il existe 𝜃 ∈ R tel que 𝑟𝑧 = ei𝜃 , et donc 𝑧 = 𝑟 ei𝜃 .
Soient ( 𝑟, 𝑟 ′) ∈ (R∗+ ) 2 et ( 𝜃, 𝜃 ′) ∈ R2 . Montrons que 𝑟 = 𝑟 ′, 𝜃 = 𝜃 ′ [2 𝜋 ].
′ ′
Nous avons 𝑧 = 𝑟 ei𝜃 = 𝑟 ′ei𝜃 . En passant au module, | 𝑧 | = 𝑟 = 𝑟 ′. Il nous reste ei𝜃 = ei𝜃 soit
cos 𝜃 + i sin 𝜃 = cos 𝜃 ′ + i sin 𝜃 ′. Par étude de cos et sin, nous déduisons que 𝜃 = 𝜃 ′ [2 𝜋 ]. ΩEΔ.

◦ Remarques. Noms des formes.


1. L’écriture 𝑧 = 𝑟 ei𝜃 s’appelle forme exponentielle ou forme polaire;
2. l’écriture 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 s’appelle forme algébrique ou forme cartésienne.

P. B., R. P.E. 9 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes II.3 Racines de l’unité.

◦ Remarque.
Si 𝑧 = 𝑟 ei𝜃 , on note 𝑟 = | 𝑧 | et 𝜃 = arg 𝑧 .
Attention. Le symbole arg ne représente pas une vraie fonction car pour un complexe donné,
plusieurs réels sont des valuations possible. Ainsi, arg i = 𝜋2 et arg i = 52𝜋 . Considérés comme des
réels, ces deux valeurs sont distinctes; en tant qu’angles, elles sont égales. Par abus d’écriture, une
égalité avec arg sera donc à considérer modulo 2 𝜋 .

△ Définition II.3 Argument principal.


Pour 𝑧 ∈ C∗ , on appelle argument principal de 𝑧 l’unique argument de 𝑧 dans ] − 𝜋, 𝜋 ], noté

Arg 𝑧.

◦ Remarque.
Cette fois, Arg est bien une fonction, Arg : C∗ →] − 𝜋, 𝜋 ].

◦ Remarque.
La forme exponentielle se comporte bien avec le produit. Pour tout ( 𝑧, 𝑧′) ∈ (C∗ ) 2 , et pour
tout 𝑛 ∈ N , nous avons :

1. | 𝑧𝑧′ | = | 𝑧 | × | 𝑧′ | ; 4. arg( 𝑧𝑧′) = arg 𝑧 + arg 𝑧′ ;


 
|𝑧|
2. 𝑧
𝑧′ = |𝑧′| ; 5. arg 𝑧𝑧′ = arg 𝑧 − arg 𝑧′ ;
3. | 𝑧 𝑛 | = | 𝑧 | 𝑛 ; 6. arg( 𝑧 𝑛 ) = 𝑛 arg 𝑧 .

Exercice II.4 Forme exponentielle. Écrire sous forme exponentielle exponentielle les nombres sui-
vants :

1. 𝑧1 = 1 + i 3; 3. 𝑧3 = −7i;

2. 𝑧2 = 4 − 4i ; 4. 𝑧4 = −3 − 3i.

Solution II.3.
𝜋
1. 𝑧1 = 2ei 3 ;
𝜋
3. 𝑧3 = 7e−i 2 ;
√ 𝜋 √ 7𝜋
2. 𝑧2 = 4 2e−i 4 ; 4. 𝑧4 = 12ei 6 .

✴ II.3 - Racines de l’unité.

△ Définition II.4 Racines n-ième de l’unité.


Soit 𝑛 ∈ N∗ . On appelle racine 𝑛-ième de l’unité les solutions dans C de l’équation : 𝑧 𝑛 = 1.
L’ensemble des racines 𝑛-ièmes de l’unité est noté U𝑛 ,

U𝑛 = { 𝑧 ∈ C | 𝑧 𝑛 = 1} .

P. B., R. P.E. 10 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes II.3 Racines de l’unité.

◦ Théorème II.9
Soit 𝑛 ∈ N∗ . Nous avons :
2𝜋
U𝑛 = {ei𝑘 𝑛 : 𝑘 ∈ [[0, 𝑛 − 1]]} .

Preuve. II.9
Passons à la forme exponentielle dans l’équation; 𝑧 = 𝑟 ei𝜃 donc 𝑧 𝑛 = 𝑟 𝑛 ei𝑛𝜃 . L’équation devient
le systeme : (
𝑟 𝑛 = 1,
𝑛𝜃 = 0 [2 𝜋 ] .
Module. L’équation 𝑟 𝑛 = 1 est dans R∗+ , on peut appliquer la racine 𝑛-ième, et on déduit 𝑟 = 1.
Les racines de l’unité sont unitaires, U𝑛 ⊆ U.
Argument. Nous avons : 𝑛𝜃 = 0 [2 𝜋 ] donc 𝜃 = 0 2𝑛𝜋 . En gardant une période, nous obte-
 

nons finalement :
2𝜋 2𝜋
U𝑛 = {ei𝑘 𝑛 : 𝑘 ∈ Z} = {ei𝑘 𝑛 : 𝑘 ∈ [[0, 𝑛 − 1]]} .
ΩEΔ.

◦ Remarque.
Le nombre de solutions à l’équation 𝑧 𝑛 = 1, pour 𝑛 ∈ N∗ , à savoir 𝑛, n’est pas étonnant : il s’agit
d’une équation polynomiale de degré 𝑛.

◦ Remarque.
Les racines 𝑛-ièmes de l’unité forment les sommets d’un polygone régulier inscrit dans U.

◦ Proposition II.10 Somme des racines n-ièmes


Soit 𝑛 ∈ N, 𝑛 ⩾ 2. Nous avons : ∑︁
𝑧 = 0.
𝑧 ∈U𝑛
Preuve. II.10
2𝜋
Soit 𝑛 ∈ N, 𝑛 ⩾ 2. On note 𝜔 = ei 𝑛 . Nous avons alors :
∑︁ 𝑛−1
∑︁
𝑧= 𝜔𝑛 ,
𝑧 ∈U𝑛 𝑘 =0

somme géométrique de raison 𝜔 ≠ 1; dès lors :


∑︁ 1 − 𝜔𝑛 𝜔𝑛 =1
𝑧=1 = 0.
𝑧 ∈U𝑛
1−𝜔

ΩEΔ.

△ Définition II.5 Racines n-ièmes


Soit ( 𝑎, 𝑛) ∈ C × N∗ . On appelle racines 𝑛-ièmes de 𝑎 les solutions dans C de l’équation :
𝑧 = 𝑎.
𝑛

P. B., R. P.E. 11 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes

◦ Théorème II.11 Expression des racines n-ièmes


Soit ( 𝑎, 𝑛) ∈ C ×∗ N∗ . Les racines 𝑛-ièmes de 𝑎 = 𝜌ei𝜑 sont données par
√𝑛 𝜑 +2𝑘𝜋
𝜌ei 𝑛 , 𝑘 ∈ [[0, 𝑛 − 1]] .

Preuve. II.11
Écrivons 𝑧 = 𝑟 ei𝜃 ∈ C∗ . L’équation devient 𝑟 𝑛 ei𝑛𝜃 = 𝜌ei𝜑 . En égalisant les modules et les
arguments, nous trouvons :
( ( √
𝑟 𝑛 = 𝜌, 𝑟 = 𝑛 𝜌,
⇐⇒
𝜃 = 𝑛 2𝑛𝜋 ,
𝜑  
𝑛𝜃 = 𝜑 [2 𝜋 ] .

et le résultat suit en considérant les 𝑛 résidus.

◦ Remarque.
2𝑘𝜋
Le facteur ei 𝑛 correspond à une racine 𝑛-ième de l’unité : une fois une racine 𝑛-ième de 𝑎 trou-
vée, les autres s’obtiennent en multipliant par chacune des racines 𝑛-ièmes de l’unité.

❈ III- Complexes et géométrie.


On se munit d’un repère orthonormé ( 𝑂, #—
ı , #—
ȷ)

✴ III.1 - Le plan complexe.

△ Définition III.1 Affixe.  


#— 𝑥
Soit 𝐴 (resp. 𝑢 ) un point du plan (resp. un vecteur) de coordonnées 𝐴 . On appelle affixe de
𝑦𝐴
𝐴 (resp. #—𝑢 ) le complexe 𝑧 𝐴 = 𝑥 𝐴 + i𝑦 𝐴 (resp. 𝑧 #—
𝑢 )
La forme exponentielle, 𝑧 𝐴 = 𝑟 𝐴 e (resp. etc.), nous donne la distance 𝑂 𝐴 = 𝑟 𝐴 et l’angle
i 𝜃 𝐴
# —
𝜃 𝐴 = ( #—
ı , 𝑂 𝐴).

◦ Proposition III.1 Formules diverses


1. L’affixe du milieu 𝑀 de [ 𝐴𝐵 ] est 𝑧 𝑀 = 𝑧 𝐴 +2 𝑧 𝐵 ;
# —
# — = 𝑧𝐵 − 𝑧 𝐴 ;
2. l’affixe du vecteur 𝐴𝐵 est 𝑧 𝐴𝐵
#—# —
3. soit 𝐴𝐵𝐶 un triangle; alors, 𝑧𝑧−𝐶𝐵−−𝑧𝑧𝐴𝐴 = 𝐴𝐶
𝐴𝐵 e
i( 𝐴𝐵, 𝐴𝐶 ) :

4. soient #—
𝑢 , #—
𝑣 deux vecteurs; 𝑧 #—
𝑢 𝑧 #—
#— #— #— #—
𝑣 = 𝑢 · 𝑣 + i det( 𝑢 , 𝑣 ) .

Preuve. III.1
Cf. td №1. ΩEΔ.

P. B., R. P.E. 12 2024-2025


Chapitre 1 | Les Complexes III.2 Transformations du plan.

✴ III.2 - Transformations du plan.


Comme les points du plan sont en bijection avec les complexes, toute transformation du plan est associée
à une fonction 𝜑 : C → C.

△ Définition III.2 Similitudes.


On appelle similitude du plan une transformation qui conserve les angles géométriques. On
appelle similitudes directes celles qui conservent l’orientation des angles, similitudes indirectes
celles qui inversent l’orientation des angles.

△ Définition III.3 Translations.


#— #—
Soit 𝑡 un vecteur (d’affixe 𝜏 ). On appelle translation de vecteur 𝑡 la transformation 𝐴 ↦→ 𝐴′
vérifiant # —
𝐴𝐴′ = #—𝑡.
Sa formule complexe est 𝜑 : 𝑧 ↦→ 𝑧 + 𝜏 .

△ Définition III.4 Symétries.


Soit Ω un point du plan (d’affixe 𝜔). On appelle symétrie centrale de centre Ω la transforma-
tion 𝐴 ↦→ 𝐴′ vérifiant # — # —
Ω𝐴′ = −Ω𝐴.
Sa formule complexe est 𝜑 : 𝑧 ↦→ − 𝑧 + 2 𝜔.

△ Définition III.5 Rotations.


Soit Ω un point du plan (d’affixe 𝜔) et 𝜃 un angle. On appelle rotation de centre Ω et d’angle
𝜃 la transformation 𝐴 ↦→ 𝐴′ vérifiant
# — # — # — # —
Ω𝐴′ = Ω𝐴 et ( Ω𝐴, Ω𝐴′) = 𝜃 .

Sa formule complexe est 𝜑 ↦→ ( 𝑧 − 𝜔)ei𝜃 + 𝜔.

△ Définition III.6 Homothétie


Soit Ω un point du plan (d’affixe 𝜔) et 𝜆 ∈ R∗ un rapport. On appelle homothétie de centre
Ω et de rapport 𝜆 la transformation 𝐴 ↦→ 𝐴′ vérifiant
# — # —
Ω𝐴′ = 𝜆Ω𝐴.
Suivant si 𝜆 est positif ou négatif, l’image sera du même côté ou du côté opposé à Ω que 𝐴. Suivant
si | 𝜆 | < 1 ou | 𝜆 | > 1, l’image est contractée ou dilatée.
Sa formule complexe est 𝜑 : 𝑧 ↦→ 𝜆 ( 𝑧 − 𝜔) + 𝜔

◦ Remarque.
La symétrie centrale est une rotation d’angle 𝜋 , ou une homothétie de rapport −1.

△ Définition III.7 Similitudes.


Soit Ω un point du plan (d’affixe 𝜔), 𝜆 ∈ R∗ un rapport, 𝜃 un angle. On appelle similitude
de centre Ω, de rapport 𝜆 et d’angle 𝜃 la transformation qui consiste à composer l’homothétie
de centre Ω et de rapport 𝜆 avec la rotation de même centre et de rapport 𝜃 —l’ordre n’étant pas
important.
Sa formule complexe est 𝜑 : 𝑧 ↦→ 𝜆ei𝜃 ( 𝑧 − 𝜔) + 𝜔.

P. B., R. P.E. 13 2024-2025

Vous aimerez peut-être aussi