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2ème Année CPGE-TSI

Chapitre 1 :
Les redresseurs non commandés

Préparé par :
Prof : R. ERKHAYLA

Génie Electrique 2020/2021


Redresseurs non commandés

Avec le développement des composants électroniques capables de tenir des courants et des tensions de plus en
plus élevés, une nouvelle façon de gérer 1'énergie électrique s'est développée depuis quarante ans. On la
dénomme « électronique industrielle » ou « électronique de puissance »

L'électronique de puissance est une branche de l'électricité qui traite de la modification de la présentation de
l'énergie électrique pour l'adapter dans les meilleures conditions aux multiples utilisations. L’électronique de
puissance est la base des variateurs de vitesses.

Energie électrique Convertisseurs Energie


du réseau de statiques électrique mise
distribution en forme

Dans l’architecture fonctionnelle générique d’un système pluri-technologique, les convertisseurs statiques
assurent la fonction « DISTRIBUER » de la chaîne d’énergie.

Chaîne d’énergie
Unité ADC
Énergie
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR
d’entrée

Les convertisseurs
statiques
Exemple : Remplissage de réservoir d’eau

Transformateur

Redresseur

Filtre

Onduleur

Moteurs à courant
alternatif

Pompe

2èmeCPGE -TSI /Prof : R. ERKHAYLA Page 1


Redresseurs non commandés

I. Notion de base :
1- Les sources électriques :
a. Source de tension :
Une source de tension est un dipôle pour lequel la valeur instantanée de la tension ne subit pas de
discontinuité lors des commutations.
I I
V

V V

I
Convention générateur Convention récepteur

Commutation du courant

b. Source de courant :
Une source de courant est un dipôle pour lequel la valeur instantanée du courant ne subit pas de
discontinuité lors des commutations.
I I I

V V

Convention générateur Convention récepteur

c. Transformation des sources :


• Source de tension
Un condensateur C en parallèle sur une source de courant continu I la transforme en source de
tension en régime commuté.
I i i i I i

C C
V V V V

Convention générateur Convention récepteur

2èmeCPGE -TSI /Prof : R. ERKHAYLA Page 2


Redresseurs non commandés

• Source de courant
Une inductance L en série sur une source de tension continue V la transforme en source de courant
en régime commuté.

L I I L
I I
E E
V V V V

Convention générateur Convention récepteur

d. Les règles d’association des sources :


Un convertisseur statique direct est donc constitué d’interrupteurs qui vont interconnecter
périodiquement une source d’entrée et une charge, encore dénommée source de sortie compte tenu de sa
réversibilité potentielle.

I Ie Convertisseur Is
statique directe
Ou Vs ou
Ve

Toutes les associations de sources ne sont pas permises, en particulier

I i I I

Les configurations permises


i I I

!
• Une source de tension ne doit jamais être court-circuitée mais elle peut être ouverte.
• Une source de courant ne doit jamais être ouverte mais elle peut être court-circuité.
• Il ne faut jamais connecter entre elles deux sources de même nature.

2èmeCPGE -TSI /Prof : R. ERKHAYLA Page 3


Redresseurs non commandés

2- Les interrupteurs de puissance :


Les convertisseurs statiques utilisent des interrupteurs qui fonctionnent en commutation : l’état
passant ou l’état bloqué ; ces deux états sont des états stables. Lorsque l’interrupteur est susceptible de
présenter ces deux états, il est dit en régime statique. Si l’on commute d’un état à un autre, le régime est
dit dynamique ou aussi transitoire.
a. Interrupteur à deux segments :
• Les diodes de puissance :
Symbole Caractéristique statique Caractéristique dynamique
i i
iD
A K 𝑽𝑫 . 𝒊 𝑫 < 𝟎

VD VD iD
VD

Commande Condition Choix


Amorçage et blocage La diode est passante si le • 𝑽𝑹𝑹𝑴 > 𝑽𝒅𝒎𝒂𝒙
spontanés courant et la tension à ses • 𝑰𝑭 (𝑨𝑽) > < 𝒊𝑫 >
bornes sont positives et elle est
bloquée si le courant est nul

• Transistor IGBT (Insulated Gate Bipolar Transistor):


Symbole Caractéristique statique Caractéristique dynamique
IC
IC IC 𝑉𝐺𝐸 > 0

𝑉𝐺𝐸 ≤ 0 𝑽𝑮𝑬 . 𝒊𝑪 > 𝟎

VCE
VGE VCE

Commande Condition Choix


Amorçage et blocage IGBT est saturé si la tension • 𝑽𝑪𝑬𝑺 > 𝑽𝑪𝑬 𝒎𝒂𝒙
commandés par VGE 𝑉𝐺𝐸 > 0 et bloqué si elle est • 𝑰𝑪 (𝑫𝑪) > 𝑰𝑪 𝒆𝒇𝒇
nulle ou inférieur à 0 (𝑉𝐺𝐸 ≤ 0)

b. Interrupteur à trois segments :


Les interrupteurs étudiés jusqu’à maintenant sont unidirectionnels en courant et unidirectionnels en
tension. Parfois, nous avons besoin un composant bidirectionnel, comme le cas de la commande en
vitesse et en freinage de la machine à courant continu, où le courant est positif cas moteur et négatif cas
générateur (un composant bidirectionnel en courant est nécessaire).

2èmeCPGE -TSI /Prof : R. ERKHAYLA Page 4


Redresseurs non commandés

• Association en série d’une diode et d’un IGBT :


I
i I I
VD 𝑉𝐺𝑆 > 0
V
𝑉𝐺𝑆 ≤ 0

V
VCE VD VCE
VGS

- La tension est la somme des tensions aux bornes de chaque interrupteur


- Le courant est identique pour les deux
On obtient alors un interrupteur unidirectionnel en courant et bidirectionnel en tension

• Association en anti-parallèle d’une diode et d’un IGBT :

I I I
I 𝑉𝐺𝑆 > 0

𝑉𝐺𝑆 ≤ 0
V
V
-VD VD VCE
VGS

- La tension est identique pour les deux


- Le courant est la somme des courant dans chaque interrupteur
On obtient alors un interrupteur unidirectionnel en tension et bidirectionnel en courant

c. Mode de commutation :
La caractéristique dynamique est le passage de l’état passant à l’état bloqué ou inversement.
• Commutation spontanée :
La diode est un composant à amorçage et blocage spontanée. L’amorçage spontané se fait par le
passage de la tension par zéro et le blocage spontané se fait par le passage du courant par zéro

D’une manière générale la commutation (amorçage ou blocage) est spontanée si on travaille dans
le quadrant I.V<0 ce qui correspond aux quadrants (2) et (4)

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Redresseurs non commandés

• Commutation commandée :
Le composant à commutation commandée possède en outre des deux électrodes principales une
troisième électrode de commande. Cette dernière est la Gâchette G pour un thyristor et la base ou grille
pour un transistor.

Le transistor est un interrupteur à amorçage et blocage commandé


d. Pertes par conduction :

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Redresseurs non commandés

✓ En termes d’énergie ; les composants de puissance dissipent la puissance dans les deux phases :
dans la conduction et dans la commutation, dans la première phase on parle de pertes par
conduction, tandis que dans la deuxième phase, on parle de pertes par commutation.
✓ Dans les applications on utilise des transistors IGBT pour bénéficier de la rapidité et la faible
consommation (pertes).
✓ Dans la suite de ce cours, on utilisera les IGBT comme interrupteurs commandés et diode comme
interrupteurs non commandés.

II. Redresseurs non commandés :


1- Redresseurs monophasés :
a. Montage simple alternance :
• Sur charge purement résistive :

La tension n’apparaît aux bornes de la charge que si la tension de la source est positive entraînant une
tension positive en sortie. Dès que la tension réseau est négative, la diode est bloquée : la tension aux
bornes de la charge et le courant sont nuls. Ce fonctionnement est illustré par les chronogrammes suivants

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Redresseurs non commandés

!
• Tension et courant moyens :

• Puissance : La puissance instantanée est : de0 à π puis nulle


ensuite. La puissance moyenne est alors :

• Tension et courant efficaces :

• Facteur de puissance : Le facteur de puissance k est rapport de la puissance


active (moyenne) à la puissance apparente. Vu de la source :

Conclusion : Ce dispositif simple assure l’augmentation de la tension moyenne puisqu’elle n’est plus
nulle. Il demande à être amélioré afin d’atteindre une valeur proche de la tension crête avec un facteur de
puissance bien meilleur que 0,71.

• Sur charge RL :

Pour déterminer l’instant d’annulation de courant on résout l’équation différentielle. La solution

générale de l’équation différentielle : est la somme de la solution générale

de l’équation sans second membre et la solution particulière de la forme

Montrer que :

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Redresseurs non commandés

Si la source débite sur une charge RL avec diode de roue libre, nous aurons :

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Redresseurs non commandés

• Sur charge RLE :


La conduction de la diode D n’apparaît qu’une fois que la tension de cathode est supérieure à celle
de l’anode, c’est à dire ve (t) ≥ E. Cette condition correspond aux angles θa d’allumage et θe d’extinction.
Le courant respecte les mêmes règles d’existence précédentes : croissance dès θa et annulation au-delà de
θe en θ0. C’est entre ces deux angles que la diode est en conduction forcée qui se traduit par l’apparition
d’une portion négative de la tension vs.

b. Montage double alternance PD2 :


• Sur charge purement résistive :

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Redresseurs non commandés

On trouve aussi le montage à transformateur à point milieu qui utilise seulement deux diodes :

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Redresseurs non commandés

• Sur charge RL :

• Sur charge RLE :

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Redresseurs non commandés

On aura les mêmes chronogrammes.


La tension moyenne :

2- Redresseurs triphasés :
Hypothèse : nous allons considérer, dans la suite du cours, que le courant sera constant dans la
charge
a. Commutation parallèle simple : P3 à diodes :
• Commutateur le plus positif :
Le montage redresseur P3 à diodes est constitué de trois diodes, connectées chacune à une phase.

Etude de fonctionnement :

A partir du réseau triphasé, on obtient un système triphasé équilibré de tensions (Vs1, Vs2, Vs3),
qu'on notera : Vs1 (t) = Vm sin wt ; Vs2 (t) = Vm sin (wt - 2π/3) ; Vs3(t) = Vm sin (wt - 4π/3)
Les trois diodes forment un redresseur plus positif, qui laisse passer à tout instant la plus positive des
tensions, soit : V1 la plus positive. Si D1 conductrice ⇒ Uc = VS1.

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Redresseurs non commandés

VD2 = VS2- Uc= VS2- VS1<0 ⇒ D2 bloquée.


VD3 = VS3- Uc= VS3- VS1<0 ⇒ D3 bloquée.
Alors D1 conduit et les autres sont bloquées.
Ceci peut être généraliser en disant que la diode ayant le potentiel le plus positif conduit et les autres
sont bloquées ; d’où le nom donné à ce montage : Commutateur le plus positif. Les différentes phases de
fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant :

2èmeCPGE -TSI /Prof : R. ERKHAYLA Page 14


Redresseurs non commandés

Valeur moyenne de la tension redressée :

Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées :

Si on considère, par exemple, la diode D2, la tension à ses bornes a l'allure suivante :

La tension maximale à supporter en inverse par les diodes. Par exemple pour VD2, dans
l'intervalle π/6 <wt < 5 π /6.

Courants dans les diodes :


Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur Ic, et les diodes parfaites, on déduit
de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières : i1, i2, i3 sont
respectivement les courants dans les diodes D1, D2, D3. D'où les expressions de imax, imoy et ieff, les
valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants :

• Commutateur le plus négatif :


Le montage redresseur P3 à diodes est constitué de trois diodes, connectées chacune à une phase

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Redresseurs non commandés

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Redresseurs non commandés

b. Commutation parallèle double : PD3 à diodes :

Etude de fonctionnement :

Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant :

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Redresseurs non commandés

Les trois diodes D1, D2, D3 forment un commutateur plus positif, qui laisse passer à tout instant la
plus positive des tensions, et les diodes D'1, D'2, D'3 forment un commutateur plus négatif, qui laisse
passer la plus négative des tensions. La tension redressée est à tout instant la différence entre ces deux
tensions, soit :

Valeur moyenne de la tension redressée :

Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées :

D'après l'étude du fonctionnement, Si on considère, par exemple, la diode D2, la tension à ses bornes
a l'allure suivante :

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Redresseurs non commandés

La tension maximale à supporter par les diodes. Par exemple pour VD2, dans l'intervalle
π/6 ≤ ωt < 5π/6

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