0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues41 pages

Module 2 - Finance Climatique - CM - Actualisée

finance climatique

Transféré par

ousmanebaby755
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues41 pages

Module 2 - Finance Climatique - CM - Actualisée

finance climatique

Transféré par

ousmanebaby755
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LA FINANCE CLIMAT POUR

LUTTER CONTRE LES


CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Plan
1-Contexte et objectifs de la finance climat
2-Fonds et initiatives du financement climat
2-1 les contributeurs aux fonds
2-2 les fonds bilatéraux
2-2 les fonds multilatéraux
3-Instruments financiers utilisés par la finance climat
4-Accès aux fonds du financement climat
5-Conclusions de la COP28 Dubaï axée sur la finance climat
6-Recommandation
1-Contexte et objectifs de la finance climat
Les effets adverses du changement climatique constituent un défi de plus en plus menaçant
pour le développement socio-économique et la préservation des ressources et écosystèmes
naturels du pays. Pour prendre en charge ce défi, plusieurs politiques et cadre législatif et
réglementaire en vue de mieux lutter contre les effets néfastes des changements climatiques
sont développés notamment les politiques et stratégies nationales CC, les plans d’actions et
d’investissements de mise en œuvre.

Dans ce contexte, plusieurs mécanismes de financement ont été développés à travers les
conventions, accord et traités dans le cadre de la Convention sur le Changement Climatique
(Fonds Vert Climat, Fonds d’Adaptation…) ou bien en dehors de la covention (Fonds
d’Investissement Climat, privés…).

Cependant la plupart de pays, notamment en développement fait face à de nombreuses


difficultés liées à l’accessibilité de ces financements (faiblesse des capacités techniques,
humaines et institutionnelles) pour appuyer les efforts d’atténuation et d’adaptation et de
renforcement des capacités.
Afin d’atteindre l’objectif ambitieux fixé par l’Accord de Paris de maintenir les températures mondiales en
dessous de 2°C et face à la réalisation des Objectifs du développement durable, la voie habituelle de
développement ne suffira pas, les pays doivent adopter un nouveau paradigme de développement où les
politiques et actions entreprises dans de multiples secteurs et à diverses échelles, réduisent les émissions de
GES, augmentent la résilience aux chocs climatiques et réalisent des avancées en matière de réduction de la
pauvreté et assurer un développement durable.

Ce qui nécessite de modifier les procédés de production et de consommation de manière à limiter au


minimum les émissions de GES et favoriser la trajectoire vers le développement durable avec l’adoption d’un
nouveau paradigme de développement axé sur une importante augmentation du financement destiné à la
lutte contre le changement climatique.

C’est dans ce contexte que les gouvernements ont engagé, à Cancun, 30 milliards de dollars en financements
de “démarrage rapide” –entre 2010 et 2012 - et jusqu’à 100 milliards de dollars par an, d’ici 2020. Ces
engagements sont assortis en plus de certains fonds existant ( FEM) d’une explosion de fonds publics et privés,
inclus ou extérieur au processus de la CCNUCC, offrant aux pays de nouvelles ressources additionelles pour
entreprendre des mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.
Le PNUD estime que, pour l’ensemble, on compte déjà plus de 50 fonds publics internationaux, 45
marchés carbones et 6000 prises de participation privées fournissant des financements pour la lutte
contre le changement climatique. Chacune de ces sources publiques, privées, bilatérales et
multilatérales offre aux pays de nouvelles opportunités de satisfaire leurs besoins en matière de lutte
contre le changement climatique.

Cependant ce nouveau paysage des fonds climatiques offre des ressources accrues, mais il apporte
aussi une complexité accrue. Les conditions requises, les processus à suivre et les rapports exigés
diffèrent d’un fonds à l’autre, et les pays sont confrontés au défi d’identifier les mécanismes les plus
appropriés, à la façon de collecter des ressources, à la manière de les assembler, à la façon de
coordonner les actions financées et à la manière d’élaborer des méthodes permettant de suivre et
d’évaluer les résultats.

Les financements disponibles sont canalisés à travers plusieurs fonds multilatéraux et bilatéraux, le
secteur privé et les fondations philanthropiques afin de financer l’atténuation, l’adaptation ou les
deux en même temps ou d’autres actions (Transfert de technologies, renforcement de capacité,
pertes et dommages, etc..) suivant des divers instruments financiers (dons, prêts, prise de
participation ou gestion de risques, etc.),
Cependant il n’y a pas de définition convenue de la finance climat ou financement climatique, toutefois la finance climat se
caractérise par le type de financement (aide au développement, capital-investissement, prêts ou financement
concessionnel, etc.) ; la source (publique ou privée) ; le sens du flux de financement (pays développés vers pays en
développement, dans les pays développés ou en développement, d'autres sources telles que les banques multilatérales de
développement) ; l’ « additionnalité » par rapport à l’aide au développement (supérieur à ce qui aurait été prévu ,
"nouveau et additionnel" ; les actions financées (atténuation, adaptation ou les deux en même temps).

On peut retenir que « Le financement climatique ou finance climat vise à réduire les émissions de GES (atténuation), à
améliorer les puits de carbone, à maintenir et accroître la résilience(adaptation) des systèmes humains et écologiques aux
impacts négatifs du changement climatique afin d’assurer un développement durable ».

Le terme actuel de finance climatique est le plus souvent associé aux processus internationaux de négociation sur le
changement climatique. Il a été un élément central des négociations sous une forme ou une autre depuis 1992, et aussi le
plus souvent associé à la cible de 100 milliards de dollars US par an d'ici 2020 convenus dans l'Accord de Copenhague en
2009 et élargi dans les Accords de Cancún en 2010, où le Fonds vert pour le climat (GCF) a été créé pour servir de
mécanisme d'exécution clé.

C’est maintenant dans l'Accord de Paris en 2015, que cet objectif a été renforcé, afin de relever l'objectif après 2025 et
faovoriser la provenance de ce financement climat it d'une grande variété de sources, publiques et privées, bilatérales et
multilatérales, y compris sources alternatives de financement.
2-Fonds et initiatives du financement climat
 Contributeurs au Fonds
 Pays développés et organisations affiliées (Australie, Canada, France, RU,
Allemagne, Japon, Norvège, USA, Danemark, EU,,)
 Institutions Bilatérales
 MAEC,ACDI,FFEM,AFD,DFID,BMZ,GIZ,JICA,NORAD,USAID,GCPF, entres autres
 Institutions multilatérales
 Mécanismes sous CCNUCC : MDD,MDP,FVC,FA,FEM,FPMA,FSCC, Les Privés
 Autres hors CCNUCC: FIDA, ASAP, PNUE, PNUD, FAO, REDD, FCPF, ACCF,
GEEREF, Banques (BM,BAD,IADB,,,,,) ? Fonds Biocarbone, CTF, SCF, FIP, SREP,
PPCR, mécanismes régionaux de partage des risques (fonds risques Afriques,
fonds assurance catastrophes, SPC
 Bénéficiaires
 Organismes d’exécution nationaux et régionaux notamment:
 Fonds nationaux ( FCM, etc,,), entités
 Fonds et initiatives multilatéraux ( ACCF, ASAP, FA,,,)
 Fonds et initiatives bilatéraux ( ICF, GCCI,,,,)
 Liste des mécanismes de financement dans le monde
Agences gouvernementales, Banques de Développement
ACDI Agence Canadienne de Développement International
AMCC Alliance Mondiale contre le Changement Climatique
AFD Agence Française de Développement
AusAID Agence Australienne pour le Développement International
BMZ Ministère Fédéral de la Coopération Economique et du Développement
CCPO Bureau des Projets du Changement Climatique
DFID Département du Développement International du Gouvernement britannique
EU REDDF Facilité REDD de l’Union Européenne
Ex-Im Banque d’Import-Export des Etats-Unis Fonds Climat MALI
FFEM Fonds Français pour l’Environnement Mondial
GIZ Agence de Coopération Internationale Allemande pour le Développement
JBIC Banque Japonaise pour la Coopération Internationale
JICA Agence Japonaise pour la Coopération Internationale
KfW Banque de Développement du Gouvernement Fédéral Allemand
MAE Ministère des Affaires Etrangères
MIES Mission Interministérielle sur le Changement Climatique
NORAD Agence norvégienne de coopération pour le développement
ODIN Ministère des Affaires Etrangères de Norvège et suedoise
OPIC Agence de Promotion de l’Investissement Outre-mer
RECP Programme de Coopération Afrique-UE dans le domaine des Energies Renouvelables
USAID Agence des Etats-Unis pour le Développement International
 Liste des mécanismes de financement dans le monde
Initiatives Bilatérales
FSF Fast Start Finance (Japon)
ICF Fonds International pour le Climat (Royaume Uni)
ICFI Initiative Internationale pour le Climat Forest Initiative (Norvège)
ICI Initiative Internationale pour le Climat (Allemagne)
IFCI Initiative Internationale sur le carbone forestier (Australie)
Fonds et Programmes Multilatéraux
APCF Fonds carbone de l’Asie-Pacifique
FFBC Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo
FA Fonds d’Adaptation
FCPF Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier
PIF Programme d’investissement forestier
FTP Fonds pour les Technologies Propres
FSCC Fonds Spécial Changements Climatiques
GEEREF Fonds global pour l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables
FPMA Fonds pour les pays les moins avancés
PPCR Programme pilote pour la résilience climatique
SCF Fonds Stratégique pour le Climat
SREP Programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables
2-1 Contributeurs au financement climat

Plusieurs Pays développés et organisations


affiliées notamment l’Australie, Canada, France,
RU, Allemagne, Japon, Norvège, USA,
Danemark, EU,,
2-2 Institutions Bilatérales du financement climat

Il existe plusieurs institutions et initiatives pour assurer le


financement climat, on peut noter entre-autres:
MAEC,ACDI,FFEM,AFD,DFID,BMZ,GIZ,JICA,NORAD,USAID,GCPF
•Initiatives bilatérales (quelque cas d’exemple).
Pays initiatives
Allemagne  KfW « International Climate Initiative »
§ GIZ, assistance technique
§ BMZ Prêt ministère de la coopération et du
développement
§ INWENT renforcement de capacités
France § Agence française de développement
§ Fonds français pour l’environnement mondial

Japon § JICA
§ Cool Earth Partnership
Les Pays nordiques § Nordic environmental development fund

Italie § Alliance mondiale pour la lutte contre le


Union européenne changement climatique
Coopération dans le cadre de Mécanisme de financement du climat
 Coopération Sud-Sud
La collaboration entre les secteurs public et privé entre pays en développement s'accroît, y compris en
matière de financement de la lutte contre le changement climatique. Ces activités sont volontaires et
distinctes des efforts des pays développés pour intensifier le financement climatique dans le contexte
de la CCNUCC.

Le financement climatique bilatéral de la République de Corée s'élevait à 263 millions USD en 2013 et à
224 millions USD en 2014. Le financement bilatéral climatique des Émirats arabe unies était de 576
millions USD pour 2013. En plus de la République de Corée et des Émirats arabe unies, le Brésil, le Chili,
la Colombie, l'Inde, le Koweït, le Qatar, l'Arabie Saoudite, l'Afrique du Sud et la Thaïlande fournissent
une aide bilatérale à d'autres pays en développement.

Le financement climatique fourni par la Chine aux pays en développement est passé d'une moyenne
annuelle de 30 millions USD en 2005-2010 à une moyenne annuelle 72 millions de dollars pour 2011-
2015. La Chine a annoncé en septembre 2015, la création d'un Fonds de coopération climatique Sud-Sud
de 20 milliards de RMB. La grande majorité du financement de la Chine aux pays en développement
prend la forme de crédits à l'exportation, de prêts non concessionnels et de soutien à l'investissement à
l'étranger.
Quelques Financements acquis au niveau national
 Le Programme d’Initiatives Locales d’Adaptation Durable aux effets des changements
climatiques des communautés rurales vulnérables du Mali (PIL-ADCC Mali) structuré
pour apporter un appui aux ONGs au Mali a pu mettre à la disposition un budget total
de 2 974 724 394 FCFA pour 28 microprojets d’une durée de 24 mois avec environ une
tranche de 118 901 720 FCFA par [Link] de manière efficiente, une
quantité et une qualité de résultats satisfaisants sur le terrain auprès des ONGs.
 Le Fonds national Climat du Mali a un budget total de 13 262 600 000 FCFA pour 17
projets, avec environ 1 million de USD (608 154 166 FCFA) par projet.
 Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) en Afrique et Méditerranée ont
un budget de 35 421 700 000 FCFA pour 45 projets, financés sur quatre ans. Le FFEM a
donc un budget de 787 148 888 FCFA par projet.
 Le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) a un budget de 554 939 000 FCFA pour 60
projets, financer entre 2015 et 2017 soit 9 248 983 FCFA par projet.
 Le Programme de petites initiatives (PPI) du FFEM possède un budget de 1 690 400 000
FCFA pour 38 projets financés entre 2013 et 2016 et finance chaque projet à hauteur de
44 484 210 FCFA.
2-3 Institutions et initiatives multilatérales du financement climat

 Mécanismes sous CCNUCC : MDD, MDP, FVC, FA, FEM,


FPMA,FSCC, Les Privés
 Autres hors CCNUCC: FIDA, ASAP, PNUE, PNUD, FAO, REDD, FCPF,
ACCF, GEEREF, Banques (BM,BAD,IADB,,,,,) ? Fonds Biocarbone,
CTF, SCF, FIP, SREP, PPCR, mécanismes régionaux de partage des
risques (fonds risques Afriques, fonds assurance catastrophes, SPC
Mécanismes de financement global du climat
Mécanismes de financement multilatéral du climat sous la convention
 Fonds pour le climat gérés par les entités opérationnelles de la CCNUCC
En 2016, le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE a alloué environ 15,5 milliards de dollars
pour appuyer les projets de lutte contre le changement climatique, alors que la biodiversité et la
désertification n’en recueillaient que, respectivement, 4,5 milliards et 0,213 milliards de dollars.
 Fonds pour l’environnement mondial (FEM)
Le FEM est le premier des fonds de la CCNUCC, en 1992 pour aider à résoudre les problèmes
environnementaux les plus pressants. Les contributions financières sont renouvelées tous les quatre ans
par les 39 pays donateurs du FEM. Les fonds du FEM sont mis à la disposition des pays en développement
et des pays à économie en transition pour atteindre les objectifs des conventions et accords
internationaux sur l'environnement. La Banque mondiale est l'Administrateur du FEM qui réunit 183
pays en partenariat avec des institutions internationales, des organisations de la société civile et le secteur
privé.
Des systèmes différents d'allocation des ressources, tels que le Cadre d'allocation des ressources (RAF),
ont été mis en place dans le but d'allouer des fonds aux pays bénéficiaires. En 2009-2010, le FEM a mis à
jour son système d'allocation des ressources lors de la 5ème reconstitution de ses fonds (FEM-5) en
introduisant le Système transparent d'allocation des ressources (STAR), qui alloue des ressources
indicatives aux pays éligibles sur la base d'indicateurs transparents qui reflètent la performance des pays
et leur capacité potentielle d’améliorer la situation de l’environnement à l’échelle globale.
Mécanismes de financement sous CCNUCC , suite
En mars 2017, le FEM a engagé son 7ème cycle de reconstitution de fonds (FEM-7)11 sur la base d’un scénario
de statuquo et avec une diminution des allocations de fonds pour la fenêtre changement climatique au regard
de la mise en œuvre du Fonds Vert pour le Climat.

Deux fonds pour l'adaptation aux changements climatiques ont été établis sous l’égide de la CCNUCC et sont
gérés par le FEM : Le Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF) et le Fonds Spécial pour la lutte contre les
Changements Climatiques (SCCF). Ces fonds octroient des financements spécifiquement consacrés aux activités
visant l'adaptation aux changements climatiques (LDCF) et le transfert de technologie (SCCF). Le SCCF finance
des projets à long terme pour la résilience au changement climatique dans les domaines de l’agriculture, de la
santé, des infrastructures et de l'eau.

Le Fonds pour les PMA se concentre sur les pays les moins développés, en appuyant des initiatives liées aux
changements climatiques à travers la création et la mise en œuvre de PANA adéquats afin que les
changements climatiques et leurs conséquences soient intégrés dans les priorités nationales de chaque pays.

Le Programme de Petites Subventions (SGP), financé par le FEM comme Fonds Institutionnel et mis en œuvre
par le PNUD, appuie les organisations non gouvernementales et communautaires par des dons allant jusqu'à
50.000 dollars (le montant moyen étant d'environ 20.000 dollars).
 Fonds d’adaptation
Le Fonds d'adaptation (FA) créé pour financer des projets et programmes d'adaptation dans les pays en
développement (par appui des activités de MDP 2% des Unités de Réduction Certifiée des Emissions - URCE) et
contributions volontaires des gouvernements donateurs. La Banque mondiale est le fiduciaire par intérim du
Fonds d'adaptation.
Le FA, en vertu du Protocole de Kyoto a engagé 477 millions de dollars EU dans 76 pays depuis 2010 pour des
activités d'adaptation et de résilience au changement climatique.
 Fonds Vert pour le Climat
Le FVC en 2011 comme le principal mécanisme de financement multilatéral de la convention pour aider les
pays en développement dans leurs efforts d'atténuation et d'adaptation et dans la promotion de leur prise en
charge du Fonds. Le Conseil d'administration du Fonds se compose de 24 pays (développement et en
développement) et vise à obtenir 100 millions de dollars par an d'ici 2020.
Le FVC ne fonctionne pas avec un cadre d’affectation de ressources par pays mais selon la logique du «
premier arrivé, premier servi ». Il diffère des autres fonds de la CCNUCC par la taille des projets financés, les
efforts consentis pour l’implication du secteur privé, une meilleure appropriation de ses opérations par les pays
bénéficiaires et toutes les dispositions prises pour renforcer la transparence, ’égalité et l’équité.
Mécanismes de financement du climat ,suite
Mécanismes de financement multilatéraux du climat
Les fonds multilatéraux pour le climat apportent un soutien financier à des projets liés
au climat dans plusieurs pays en développement grâce à des contributions de
plusieurs pays développés. Les fonds ont tendance à se spécialiser, certains
consacrés à l'adaptation, d’autres à la REDD-plus ou encore à l'atténuation. Certains
fonds peuvent couvrir les deux secteurs d’adaptation et d’atténuation. On note :
Pour les fonds d’adaptation
 Programme d'adaptation de l'agriculture paysanne – ASAP, Fonds d'adaptation -
FA Fonds pour les pays les moins avancés - LDCF Programme pilote de résilience
climatique - PPCR Fonds spécial pour le changement climatique - SCCF

Pour les Fonds pour l’atténuation


Fonds pour les technologies propres - FCT Fonds d'affectation spéciale du FEM
du 1er au 7è reconstitution Programme de mise à l'échelle des énergies
renouvelables - SREP Fonds vert pour le climat - FVC
 Mécanisme de Développement Propre MDP
Le MDP créé dans le cadre du Protocole de Kyoto pour aider les pays développés à
respecter leurs engagements à réduire les émissions à travers les Unités de Réduction
Certifiée des Emissions (URCE) dans les pays en développement. Le MDP fournit ainsi
aux pays en développement une source importante de crédit carbone pour le
développement durable et encourage les investissements dans les technologies propres.
De même, les crédits "carbone" se basent sur le principe d’obtention autant des secteurs
privé que public des membres, d’intérêts financiers pour le financement des projets
MDP. Ces projets sont censés mettre en œuvre des activités réduisant les émissions de
carbone et produire ainsi des unités qui sont ensuite vendues et les sommes gagnées
sont prêtées aux membres qui les utilisent pour assurer le respect de leurs engagements
à réduire les émissions de GES.
En mai 2010, la Banque mondiale a géré douze crédits "carbone" pour un montant de
plus de 2,1 milliards de dollars. Depuis, plus de 60 autres crédits "carbone" ont été
créés en plus de ceux de la Banque Mondiale.
 Réduction des émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des
Forêts (REDD+)

La REDD dans les pays en développement (UN-REDD) est une initiative


conjointe de la FAO, du PNUD et du PNUE.

L'initiative REDD+ à travers le Programme ONU-REDD et le Fonds de Partenariat


pour le Carbone Forestier (FCPF) est un mécanisme qui utilise les incitatifs
financiers et du marché pour réduire les émissions de GES dues à la
déforestation et à la dégradation des forêts d'une manière mesurable et
vérifiable. REDD+ s’occupe d’activités qui vont bien au-delà de la lutte contre le
déboisement et la dégradation, et qui incluent également des activités de
conservation, de gestion durable des forêts et d’amélioration des stocks de
carbone forestier.
 Banques multilatérales de développement (BMD)
 Banque mondiale
Depuis la création du Fonds d’investissement pour le climat (FIC) en 2008, 14 pays
donateurs ont contribué pour plus de 8 milliards de dollars à l'intensification des mesures
d'atténuation et d'adaptation dans les pays en développement et à revenu intermédiaire.
Ces précieuses ressources publiques sont détenues en fiducie par la Banque mondiale et
sont décaissées sous forme de dons, de prêts hautement concessionnels et d'instruments
d'atténuation des risques pour les pays bénéficiaires par l'intermédiaire des banques
multilatérales de développement (BMD).

Le FIC est le seul fonds multilatéral pour le climat à travailler exclusivement avec les BMD
en tant qu'agences d'exécution. Cela garantit une diligence raisonnable et des normes
élevées, et les FIC bénéficient de la capacité des banques à mobiliser des financements, à
mobiliser d'autres acteurs et à harmoniser le soutien aux politiques. Le FIC, à son tour,
facilite la coopération entre les BMD, ce qui profite aux pays bénéficiaires, à la croissance du
marché favorable au climat et aux BMD elles-mêmes.
Deux fonds multi-donateurs sont créés au sein du Fonds d'Investissement pour le climat
(FIC) de la Banque Mondiale :
 Le Fonds pour les technologies propres (FTP) afin de promouvoir le financement à plus
grande échelle de démonstration, de déploiement et de transfert des technologies à
faible émission de carbone ayant un potentiel important de réduction des émissions de
GES à long terme.
 Le Fonds Stratégique pour le Climat, qui comprend le Programme Pilote pour la
Résilience Climatique (PPCR), le Programme de valorisation à grande échelle des
énergies renouvelables dans les pays à faible revenu (SREP), et le Programme
d'investissement forestier (IFP).
En plus de ces opportunités, qui sont spécifiquement destinées à des activités d'adaptation
et d'atténuation face aux changements climatiques, un certain nombre de sources et de
mécanismes innovants sont également disponibles tels que les fondations
philanthropiques. Celles-ci peuvent être exploitées pour l’assistance financière et technique
à des projets liés au climat.
 Banque africaine de développement BAD
La BAD a montré son engagement à appuyer les efforts des pays africains et de leurs communautés
économiques régionales pour affronter le changement climatique. En 2009, le Groupe de la Banque a
élaboré sa Stratégie de gestion et d'adaptation aux risques climatiques (CRMA).
Cette stratégie appelle à un renforcement du soutien au renforcement des capacités des pays africains
pour lutter contre les risques liés aux changements climatiques. Il garantit également que tous les
investissements financés par la Banque sont « résilients au climat », c'est-à-dire conçus, installés, mis en
œuvre et gérés de manière à réduire au minimum les effets négatifs du changement climatique, avec le
ratio le plus rentable possible.

L’insuffisance des ressources financières n’est pas la seule contrainte qui entrave les efforts des pays pour
accéder aux financements visant les changements climatiques. Des données et informations scientifiques
et des capacités humaines sont également nécessaires. Pour relever ce défi, l’initiative Clim-Dev Afrique
a été créée et le Mali en a bénéficier pour renforcer le reseau de collecte meteorologique. Une initiative
conjointe de la Commission de l'Union Africaine (CUA), de la Commission économique de l’Union
Africaine (CEA) et de la Banque africaine de développement (BAD), mise en œuvre par le Centre Africain
sur les politiques climatiques (ACPC) de la CEA, le Fonds Spécial Clim-Dev (FSCD) de la BAD et l'Unité de
lutte contre la désertification et le changement climatique (CCDU) de la CUA afin de pallier le manque
d'information, d’analyse et d’options requises par les dirigeants et les décideurs à tous les niveaux de
gouvernance sur le Continent.
Par ailleurs, le Conseil d'administration de la BAD a approuvé la création du Fonds pour le
changement climatique en Afrique (ACCF) en avril 2014 avec une contribution initiale de 4,725
millions d'euros de l'Allemagne et a bénéficié d'un engagement de financement supplémentaire de
4,7 millions d'euros du gouvernement italien et de 2 millions d'euros du gouvernement flamand soit
depuis sa création plus de 11,4 millions d'euros. L'ACCF est un fonds fiduciaire multi-donateurs géré
par la BAD. Sa structure de gouvernance comprend un comité technique composé des départements
concernés de la Banque et un comité de surveillance comprenant la Banque et les donateurs. Il est
administré par un secrétariat, hébergé par le département du changement climatique et de la
croissance verte de la Banque.
ACCF finance les projets sur appel à propositions. Le premier appel à propositions, en 2014, visait à
renforcer la capacité des pays africains à, d’une part, améliorer leur gouvernance institutionnelle
nationale pour l'accès direct et international au financement climatique et, d'autre part, développer
des politiques, programmes et projets de transformation pour la résilience climatique et une
croissance faible en carbone, conformément aux décisions de la CCNUCC.
Le deuxième appel à propositions, 2017, a donné la priorité à l'accès direct au financement
climatique et à soutenir des initiatives d'adaptation à petite échelle ou pilotes visant à renforcer la
résilience des communautés vulnérables.
La BAD est également accréditée auprès du Fonds d’adaptation et du Fonds vert pour le climat.
Mécanismes de financement multilatéral (banque)du climat
Autres Mécanismes de financement du climat
 Mutuelle panafricaine de gestion des risques climatiques (African Risk
Capacity - ARC)

Au niveau continental, l’Union Africaine s’est également engagée dans le


soutien de ses pays membres dans la lutte contre le changement climatique.
Elle a créé la Mutuelle panafricaine de gestion des risques climatiques (African
Risk Capacity - ARC) en tant qu'institution spécialisée pour aider les États
membres à mieux planifier, préparer et répondre aux phénomènes
météorologiques extrêmes et aux catastrophes naturelles, protégeant ainsi la
sécurité alimentaire de leurs populations vulnérables. Le Mali est membre de
cette mutuelle et bénéficie depuis 2018 des avantages en rapport avec la
commission de la Sécurité alimentaire au pays.
 Les Fonds carbone
L'Unité finance carbone de la Banque mondiale utilise les fonds versés par les gouvernements et les
entreprises des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
pour acheter des réductions d'émissions de GES dans les pays en développement et les pays en
transition.

Les réductions d'émissions sont achetées par l'intermédiaire de l'un des fonds ou des installations de
carbone de l'unité au nom du donateur, et dans le cadre du mécanisme de développement propre
des protocoles de Kyoto ou de la mise en œuvre conjointe. Ces fonds carbone ont démontré le rôle
que les instruments du marché peuvent jouer pour soutenir des réductions d'émissions rentables et
canaliser le financement de l'atténuation vers les pays en développement.

La Banque mondiale a créé le premier fonds carbone et, aujourd'hui, la Banque est l'administrateur
de 15 initiatives sur le carbone. Les 10 premiers fonds et facilités de carbone sont capitalisés à
environ 2,3 milliards de dollars enfin 2012. Ces fonds, appelés fonds de Kyoto en référence au
protocole éponyme, ont soutenu plus de 145 projets actifs dans 75 pays clients. Depuis 2000, ces
initiatives ont permis de réduire l'équivalent de 187 millions de tonnes d'émissions de dioxyde de
carbone grâce aux projets qu'elles soutiennent.
La Banque mondiale a également joué un rôle de premier plan dans
l'élaboration de la génération d'instruments du carbone pour la période
postérieure à 2012 en élaborant de nouvelles approches en matière de
paiements fondés sur les résultats. Les six plus récents instruments de
carbone de la Banque mondiale visent à intensifier les réductions d'émissions,
à se concentrer sur des initiatives axées sur le marché, à accroître l'accès à
l'énergie dans les pays les moins développés et à réduire les émissions dues à
la déforestation et à la dégradation des forêts. Ces initiatives sur le carbone
ont une allocation totale de fonds de plus de 1 milliard de dollars et de 0,5
milliard de dollars engagés pour l'assistance technique. En 2013 seulement,
640 millions de dollars ont été recueillis pour ces nouvelles initiatives sur le
carbone.
Mécanismes de financement Privé du climat
 Finances climat du secteur privé
Les flux de financement privé sont les engagements financiers des entreprises et des
promoteurs de projets mettant en œuvre de projets d'énergie renouvelable, des prêts de
banques commerciales, des investissements directs d'investisseurs institutionnels et des
ménages investissant leurs économies dans des mesures d’atténuation des émissions de
GES.

Les activités liées au changement climatique sont largement axées sur les projets d'énergie
renouvelable.

Les estimations partielles montrent que les investissements primaires directs des
entreprises des pays développés dans des projets d'énergie renouvelable situés dans les
pays en développement sont de près de 1,8 milliard de dollars en 2013 et à 2,1 milliards de
dollars en 2014
3-Instrument du Mécanisme de financement du climat
 Instruments financiers utilisés par la finance climat
Les instruments financiers sont nombreux, toutefois les dons restent prédominants avec environ 32% des
financements bilatéraux, régionaux et autres déclarés à la CCNUCC, ensuite les prêts concessionnels (20%),
les prêts non concessionnels, les capitaux propres et autres instruments 20%,

La plupart des financements fournis par les pays développés aux institutions multilatérales sont sous forme
de subventions ou des apports en capital. Les BMD utilisent ces subventions pour collecter des fonds
supplémentaires auprès d'autres sources telles que les marchés des capitaux, ou les combiner avec leurs
ressources propres afin de réduire le coût global de leur financement aux bénéficiaires.

La moitié des financements provenant des fonds multilatéraux pour le climat (53%) sont fournis sous forme
de dons et le reste est essentiellement constitué de prêts concessionnels.

Le FVC offre désormais également des prêts concessionnels, des fonds propres et des garanties. Les prêts
concessionnels sont les plus largement utilisés pour les activités d'atténuation dans les secteurs de l'énergie
et des transports, qui ont un fort potentiel de génération de revenus. Les prêts concessionnels ont également
été utilisés pour soutenir les activités d'adaptation dans les pays à revenu intermédiaire, en particulier pour
les investissements générateurs de revenus dans les services d'infrastructure qui soutiennent l'adaptation
(par exemple, les routes et l'irrigation).
L’essentiel des financements climat de la BMD sont sous forme de
prêts (83%), environ 9% en subventions, 2% en capitaux propres et
6% en autres instruments.

Les pays à faible revenu sont éligibles aux prêts concessionnels de ces
institutions. Le financement non concessionnel des BMD tend à cibler
les activités d'atténuation génératrices de revenus dans les pays où
des investissements viables peuvent être identifiés.
Tableau récapitulatif des sources et instruments de financement du climat
4- Accès aux différents fonds
L’accessibilité aux différents fonds reste un parcours de combattant ce qui donne un taux de
décaissement faible malgré les fonds multiples existants,

Les règles et les procédures en passant par des mécanismes de transparence ne favorisent
pas la soumission des projets bancables ,

L’accès aux fonds se fait à travers la soumission des projets soit par appel à candidature, soit
par sollicitation directe ( soumission individuelle à travers les entités),

Dans ce contexte , le FA et le FVC, suite aux négociations ont accepté la création (accréditation)
de deux entités pour faciliter l’accès aux fonds, Il s’agit de:
 Accès direct qui permet aux bénéficiaires d’accéder aux financements via des organisations
de mise en œuvre nationales et régionales ( entité d’accès direct: CSE de Dakar) incluant les
ministères , ONG, Banques nationales et régionales ) comme au Mali ( ANCIT,
Malifolkecenter, BNDA, FCM)
 Accès international pour les institutions internationales telles que les organismes des NU
(OMM, BM,,), les banques multilatérales, les ONGs internationales
Au Mali , l’AEDD est l’entité nationale désignée pour toutes questions et procédures relatives
aux financements climat,
5-Conclusion COP28 sur financement climat
Les points saillants de la COP28 :
 La solution de réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre (GES) réside
dans la trilogie « Efficacité- Renouvelable – Nucléaire ». Certains pays développés ont
proposé de tripler le nucléaire d’ici 2050. Cependant les pays de l’OPEP ne sont pas prêts à
abandonner les fossiles (Pétrole, charbon…). Par ailleurs, environ 116 pays se sont engagés à
tripler les énergies renouvelables d’ici 2030 et 20 pays ont créé une coalition pour réduire
ou supprimer le méthane qui réchauffe plus que le CO2 d’ici 2050. Cette suppression du
méthane (Protocole de Montréal, l’accord de Kigali) doit permettre de réduire le réchauffement
d’environ 0,5°C.
 Le captage et le stockage des carbones dans le sol et les océans (CCS) sont des moyens
à mettre en œuvre mais qui coûtent extrêmement cher (environ 150 à 250 euros la tonne). Il
ressort déjà qu’à Dubaï environ 800 000 tonnes CO2/an sont captés dans l’atmosphère et
séquestrés. Ce processus pourrait commencés de façon générale d’ici 2030.
 La création des fonds « Pertes et dommages » a été adoptée mais le mécanisme de
financement et l’entité de gestion dudit fonds ne sont pas encore clairement définis.
 Le lancement de « l’initiative internationale sur l’alerte précoce pour tous » afin d’anticiper
sur la survenue des catastrophes naturelles.
 Le lancement de l’initiative du Mali relatif à la relation « climat, paix et sécurité dans le
Sahel » afin de booster les changements climatiques et assurer la quiétude dans le sahel.
Conclusion COP28, suite
 Le lancement du « Fonds d’Etudes Climat de la BOAD d’un montant de 3.300 milliards de
F CFA en 5 ans appelé « Djoliba » » pour financer les projets à taux zéro. Ce programme va
permettre de renforcer les capacités, d’assurer une mobilisation et reverdissement
financier, l’accès à l’énergie propre, l’urbanisation durable et la gestion des chocs
climatiques.
 Le fonds pour les pays les moins avancés ‘LDCF’ a annoncé la disponibilité de 20 milliard
dollars/pays pour la mise en œuvre de projet d’adaptation des CDN et la mise en œuvre
des NAP. Cinq pays ont déjà bénéficié de ce fonds en 2023.
 Pour les transferts de technologies, les Parties ont adopté une décision relative au
renforcement des capacités des pays en développement pour la mise en œuvre des TNA et
la prise en compte de l’intelligence artificielle dans le processus.
 Le financement des 100 milliards dollars non clôturé et l’absence d’engagement ferme
d’un objectif plus ambitieux.
 Le renforcement des capacités, les questions Genre, l’Agriculture et surtout « l’objectif
global pour l’adaptation GGA », la transparence dans le processus, l’article 6 sur les
crédits carbones et tant d’autres ont été renvoyés aux sessions prochaines.
La COP29 en 2024 se tiendra à « AZERAZAN » et la COP30 en 2025 au Brésil.
6- Recommandations
La mise en place par la Communauté internationale de mécanismes nécessaires à la
mobilisation de ressources financières additionnelles à l’aide au développement,
prévisibles et adéquates a permis aujourd’hui d’avoir l’existence de plus de 50 fonds
publics internationaux, 45 marchés carbones et 6000 prises de participation privées.

L’architecture de la finance climat est très complexe avec une multitude de mécanisme, si
elle offre plusieurs opportunités aux pays en développement, induit des difficultés dans
l’élaboration des propositions de financement et complique l’accès aux financements
pour les pays bénéficiaires.
C’est pourquoi il urge de développer des mécanismes simples d’accès à ces ressources à
travers des initiatives nationales de finances climatiques comme le Fonds Climat Mali
(FCM) et le Bureau d’Etudes et de Strategies d’adaptation aux changements climatiques
au Mali (BESAC sarl),
Merci de votre aimable attention

Vous aimerez peut-être aussi