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Module : Algébre 1-PC

Chapitre I : Polynômes

Prof. Othman Tyr

Ecole supérieure de l’éducation et de la formation


Université Ibnou Zohr Agadir

2024-2025
1 Généralités sur les polynômes

2 Divisibilité dans K[X ]

3 Fonctions polynômiales

4 Dérivation des polynômes

5 Irréductibilité des polynômes

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Généralités sur les polynômes
Dans ce cours K désigne Q , R, ou C.
Définitions :
On appelle polynôme à coefficients dans K toute expression P sous la
forme

P(X ) = an X n + . . . + a1 X + a0 où n ∈ N et a0 , a1 , . . . , an ∈ K.

Si an ̸= 0, n est appelé le degré de P et on le note deg(P), an est


appelé le coefficient dominant de P.
Si le coefficient dominant vaut 1 (an = 1), on dit que P est un
polynôme unitaire.
Le polynôme dont tous les coefficients sont nuls est appelé polynôme
nul, noté 0, et par convention, son degré est −∞ .
On note K[X ] l’ensemble des polynômes à coefficients dans K.
Un polynôme de la forme P = a0 avec a0 ∈ K est appelé un
polynôme constant. Si a0 ̸= 0, son degré est 0.
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Exemples :
7X 5 − 7X 3 + X 2 − 1 est un polynôme de degré 5 et de coefficient
dominant 7.
X n − 1 est un polynôme unitaire de degré n.
−4 est un polynôme constant de degré 0.
Opérations sur les polynômes :
Proposition
Soient P et Q deux polynômes dans K[X ].
La somme P + Q est un polynôme et
deg(P + Q) ⩽ max(deg(P), deg(Q)).
Le produit PQ est un polynôme et deg(PQ) = deg(P) + deg(Q).
La composée P ◦ Q est un polynôme et dans le cas où les polynômes
P et Q sont non nuls alors deg(P ◦ Q) = deg(P) deg(Q).

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Opérations sur les polynômes

Si P = X 3 + X 2 − 1 , Q = X 2 , alors
P + Q = X 3 + 2X 2 − 1 et

deg(P + Q) = 3 ⩽ max(deg(P), deg(Q))

PQ = X 5 + X 4 − X 2 et

deg(PQ) = 5 = deg(P) + deg(Q)

Q ◦ P = (X 3 + X 2 − 1)2 = X 6 − 2X 5 + X 4 − 2X 3 + 2X 2 + 1 et

deg(PQ) = 6 = deg(P) deg(Q)

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Structure dans K[X ]

Soient P, Q, R des polynômes dans K[X ], on a


P + Q = Q + P (la commutativité de +).
(P + Q) + R = P + (Q + R) (l’associativité de +)
P + 0 = P (le polynôme nul est l’élément neutre pour +)
∃(−P) = −a0 − a1 X − · · · − an X n tel que P + (−P) = 0
PQ = QP (la commutativité pour × des polyômes)
(PQ)R = P(QR) (l’associativité pour × des polyômes)
P.1 = P (le polynôme 1 est l’élément neutre pour ×)
P(Q + R) = PQ + PR (la distributivité de × par rapport à +)
Soient P et Q deux polynômes dans K[X ] tels que PQ = 0 alors
P = 0 ou Q = 0.

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Divisibilité dans K[X ]

Définition
Soient A et B deux polynômes. On dit que B divise A (ou encore A est
divisible par B) et on note B/A s’ il existe un polynôme Q tel que A = BQ.

Example 1.
X − 1 divise X 3 − 1, en effet X 3 − 1 = (X − 1)(X 2 + X + 1).

Remarques
Tout polynôme divise le polynôme nul.
Les polynômes constants non nuls divisent tous les polynômes.

Proposition
Soit A un polynôme non nul. Si B divise A alors : 0 ⩽ deg B ⩽ deg A.

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Divisibilité dans K[X ]

Proposition
Soient A, B et C des polynômes dans K[X ].
Si A divise B et C alors A divise B + C et B − C .
Si A divise B, alors A divise BC .
Si A divise B et C divise D alors AC divise BD.

Définition
Soit A, B deux polynômes de K[X ], on dit que A et B sont associés si A
divise B et B divise A.

Proposition
Soit A, B deux polynômes de K[X ].
A et B sont associés si et seulement si ∃λ ∈ K∗ tel que A = λB.

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Example 2.
On considère A = X + 2X 2 et B = 4X + 8X 2 , on a A = 41 B et B = 4A,
donc A et B sont associés.

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Théorème de la division euclidienne

Théorème
Soient A et B deux polynômes tels que B est non nul, alors il existe un
unique couple de polynômes (Q, R) tel que :

A = BQ + R et deg(R) < deg(B) ou R = 0.

Q est le quotient et R est le reste de la division euclidienne.


B/A si et seuelment si R = 0.

Example 3.
Effectuer la division euclidienne de A par B avec A = X 3 + 2X 2 + 1 et
B = X + 3 (Q = X 2 − X + 3 et R = −8).

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Théorème de la division suivant les puissances croissantes
Proposition
Soit deux polynômes A et B avec b0 ̸= 0 et un entier naturel n. Alors il
existe un unique couple (Q, R) de polynômes tel que

A = BQ + X n+1 R et deg(Q) ⩽ n.

c’est la division à l’ordre n de A par B suivant les puissances croissantes.

Example 4.
Soinent A et B deux polynômes definis par :
A = 1 + 2X + X 3 et B = 1 + X + 2X 2 .
Par division euclidienne suivant les puissances croissantes, on a :
1 + 2X + X 3 = (1 + X + 2X 2 )(1 + X − 3X 2 + 2X 3 ) + X 4 (4 − 4X ).
On note bien qu’on s’arrête lorsqu’on peut factoriser le reste par X 3+1 .
Ainsi : A = BQ + X 4 R, avec Q = 1 + X − 3X 2 + 2X 3 et R = 4 − 4X .

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Division euclidienne à l’ordre 2 suivant les puissances
croissantes de 1 + X et 1 − X

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Plus grand diviseur commun

Théorème : PGCD de deux polynômes


Soient A et B deux polynômes tels que (A, B) ̸= (0, 0), alors il existe un
unique polynôme unitaire P tel que :
1 P divise A et B
2 ∀Q ∈ K[X ], si Q divise A et B alors Q divise P.
P est noté A ∧ B et appelé le plus grand commun diviseur de A et B

Proposition
Soient A et B deux polynômes tels que B est non nul et (Q, R) l’unique
couple de polynômes tel que :
A = BQ + R et deg(R) < deg(B) ou R = 0, alors

A ∧ B = B ∧ R.

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Plus grand diviseur commun

Remarque
Le PGCD peut se calculer par l’algorithme d’Euclide de la même façon que
pour les nombres entiers.

Example 5.
Déterminer le PGCD de P = X 6 − 7X 4 + 8X 3 − 7X + 7 et
Q = 3X 5 − 7X 3 + 3X 2 − 7.

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Algorithme d’Euclide

Cet algorithme permet de trouver le A ∧ B en effectuant des divisions


euclidiennes successives.
Supposons deg A ⩾ deg B, on pose A = BQ1 + R1 .
Si R1 = 0 alors A ∧ B = B
Sinon R1 ̸= 0, donc A ∧ B = B ∧ R1 .
Par division euclidien de B par R1 , on a B = R1 Q2 + R2 .
Si R2 = 0 alors B ∧ R1 = R1 ,
si non on continue le processus.
Comme les degrés des Ri sont strictement décroissants, il existe k ∈ N tel
que Rk−1 = Rk Qk+1 + Rk+1 .
Finalement A ∧ B = B ∧ R1 = .... = Rk−1 ∧ Rk avec Rk+1 = 0,
par suite A ∧ B = Rk . Càd A ∧ B est le dernier reste non nul.

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Soient les deux polynômes A = X 3 − X 2 + X − 1 et B = X 3 − 1.
On a A = BQ1 + R avec Q1 = 1 et R1 = −X 2 + X .
Comme R1 ̸= 0, on obtient : A ∧ B = B ∧ R1
Or B = R1 Q2 + R2 avec Q2 = −X − 1 et R2 = X − 1
On a R2 ̸= 0 alors B ∧ R1 = R1 ∧ R2 . De la division euclidien de R1 par R2
résulte que

R1 = R2 Q3 + R3 avec Q3 = −X et R3 = 0

Donc A ∧ B = R2 = X − 1.

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Deux polynômes premiers entre eux

Définition
Soient A et B deux polynômes de K[X ]. On dit que P et Q sont premiers
entre eux si P ∧ Q = 1

Example 6.
X + 1 et X 2 + 1 sont premiers entre eux.

Remarque
Si le dernier reste non nul est une constante de K∗ (non nulle), alors A et
B sont premiers entre eux.

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Théorème de Bézout

Théorème de Bézout
Soient A, B ∈ K[X ], tels que D est le pgcd de A et B, alors il existe deux
polynômes U et V tels que : D = AU + BV

Example 7.
(X 4 − 1) ∧ (X 3 − 1) = X − 1
X 4 − 1 = (X 3 − 1) × X + (X − 1)
X − 1 = (X 4 − 1) − X (X 3 − 1)
U = 1 et V = −X

A ∧ B = D alors A = DA′ , B = DB ′ avec A′ ∧ B ′ = 1.

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Conséquences du théorème de Bézout

Corollaire 1
Deux polynômes A et B sont premiers entre eux si, et seulement s’il existe
U, V ∈ K[X ] tels que :
AU + BV = 1.

Corollaire 2
Soit A, B, C ∈ K[X ]. Alors

C /A et C /B alors C /A ∧ B.

Corollaire 3 : Lemme de Gauss


A, B, C ∈ K[X ] tels que :

A ∧ B = 1 et A/BC alors A/C .

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Fonction polynômiale

Si P est le polynôme P(X ) = a0 + a1 X + ... + an X n à coefficients dans K,


on peut lui associer une fonction de K dans K notée P̃, en posant, pour
tout x dans K,
P̃(x ) = a0 + a1 x + ... + an x n .
Le polynôme P et la fonction polynômiale P̃ sont deux objets différents.
On le voit par exemple si l’on examine ce que signifie P = 0 et P̃ = 0 :
• dire que P = 0 signifie que tous les coefficients du polynôme P sont
nuls.
• dire que P̃ = 0 signifie que, pour tout x dans K, on a P̃(x ) = 0.

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Soit P ∈ K[X ] et α ∈ K et nous noterons par la suite, avec un abus de
notation, P(α) au lieu de P̃(α).
Définition
On dit que α est une racine de P (ou zéro de P) si P(α) = 0.

Les racines de P = (X − 2)(X + 7)2 sont 2 et −7.

Proposition
α est une racine de P si et seulement si X − α divise P.

Preuve
Si X − α divise P, on a donc P(X ) = (X − α)Q(X ) avec Q ∈ K[X ], d’où
P(α) = 0. Inversement, si P(α) = 0, il résulte de la formule de division
euclidienne que

P(X ) = (X − α)Q(X ) + P(α) = (X − α)Q(X ),

donc X − α divise P.
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Plus généralement, α1 , ..., αk sont des racines distinctes de P, si et
seulement si P est divisible par le produit (X − α1 )...(X − αk ).
Le nombre de racines d’un polynôme non nul de degré n est au plus n.

Résultats
Un polynôme qui admet strictement plus de racines que son degré est
nécessairement nul.
Le polynôme nul est le seul polynôme qui admette une infinité de
racines.

Example 8.
Le polynôme P = X 2 + 1 n’a pas de racines dans R. En revanche, les
racines de P dans C sont i et −i.
Soit n ∈ N∗ . Le polynôme X n − 1 admet n racines distinctes dans C.
Ses racines sont les racines nièmes de l’unité.

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Multiplicité d’une racine

Définition
Soit P ∈ K[X ] et α une racine de P. On dit que α est de multiplicité k si
et seulement si (X − α)k divise P et (X − α)k+1 ne divise pas P.
En d’autres termes α est racine de P de multiplicité k si et seulement si

P(X ) = (X − α)k Q(X ) et Q(α) ̸= 0.

Si α est une racine de multiplicité 1, on dit que α est une racine


simple.
si α est une racine de multiplicité 2, on dit que α est une racine
double.
si α est une racine de multiplicité 3, on dit que α est une racine
triple ; etc ...

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Proposition
Si α1 , α2 , ... , αr sont des racines distinctes du polynôme P de
multiplicités respectives k1 , k2 , ... , kr alors P peut s’écrire sous la forme
P = (X − α1 )k1 (X − α2 )k2 ...(X − αr )kr Q où Q est un polynôme.

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Polynôme dérivé

Si P(X ) = a0 + a1 X + ... + an X n un polynôme de degré n. On définit


le polynôme dérivé, noté P ′ ou P (1) , par :

P ′ (X ) = a1 + 2a2 X + . . . + nan X n−1 .

On constate donc que degP ′ = degP − 1.


Cette dérivation possède les propriétés usuelle de la dérivation, à
savoir :

(P + Q)′ = P ′ + Q ′ (λP)′ = λP ′
(PQ)′ = P ′ Q + Q ′ P, (PoQ)′ = (P ′ oQ)Q ′ .

On peut généraliser en calculant les dérivées successives, et en


définissant par récurrence P (k) = (P (k−1) )′ . (On notera également
P (0) = P). On obtient facilement deg(P (k) ) = degP − k.

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Formule de Leibniz

Proposition : Formule de Leibniz


Soient P et Q deux polynômes de K[X ] et n ∈ N∗ . Alors
n
(PQ)(n) =
X
Cnk P (k) Q (n−k) .
k=0

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Formule de Taylor
Théorème : Formule de Taylor
Soit P ∈ K[X ] un polynôme de degré n et x0 ∈ K un scalaire. On a
l’égalité polynomiale :
n
P (k) (x0 )
P(x ) = (x − x0 )k .
X
∀x ∈ K,
k=0
k!

Théorème
Les deux propriétés suivantes sont équivalentes :
α est racine de multiplicité m du polynôme P.
P(α) = P ′ (α) = ... = P (m−1) (α) = 0 et P (m) (α) ̸= 0.

Example 9.
Soit P(X ) = 2X 3 − 3X 2 + 1. Donc P ′ (X ) = 6X 2 − 6X , P ′′ (X ) = 12X − 6,
on a P(1) = P ′ (1) = 0 et P ′′ (1) ̸= 0, ainsi 1 est une racine double de P.
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Théorème de D’Alembert-Gauss

Théorème de D’Alembert-Gauss
Tout polynôme P ∈ C[X ] non constant de degré n ⩾ 1 admet au moins
une racine dans C.

Example 10.
P(X ) = X 3 − X 2 + X − 1
sur R
P a une seule racine (qui est simple) α = 1.
P(X ) = (X − 1)(X 2 + 1).
sur C
P a trois racines (qui sont triples) α = 1, i, −i.
P(X ) = (X − 1)(X + i)(X − i).

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Polynômes irréductibles
Définition
Soit P ∈ K[X ] un polynôme de degré ⩾ 1, on dit que P est irréductible si
pour tout Q ∈ K[X ] divisant P, alors,
soit Q ∈ K∗
soit il existe λ ∈ K∗ tel que Q = λP.

Les polynômes irréductibles jouent le rôle pour l’arithmétique de K[X ]


des entiers premiers pour l’arithmétique de Z.
Les polynômes irréductibles de C[X ] sont exactement les polynômes
de degré 1.
Tout polynôme de C[X ] de degré n ⩾ 1 possède n racines (comptées
avec leurs multiplicités) dans C.
Dans le cas contraire, on dit que P est réductible, s’il existe alors des
polynômes A, B ∈ K[X ] tels que P = AB, avec deg A ⩾ 1 et
deg B ⩾ 1.
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Polynômes irréductibles

Exemples :

Dans C [X ], les polynômes irréductibles sont exactement les


polynômes de degré 1.
Dans R[X ], les seuls polynômes irréductibles sont ceux de degré 1 et
ceux de degré 2 dont le discriminant est strictement négatif.
X 2 − 1 = (X − 1)(X + 1) est réductible dans R[X ]
X 2 + 1 = (X − i)(X + i) est réductible dans C [X ] mais est
irréductible dans R[X ].
√ √
X 2 − 2 = (X − 2)(X + 2) est réductible dans R[X ] mais est
irréductible dans Q[X ].

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Théoreme de factorisation des polynômes

Théorème :
Tout polynôme non constant P ∈ K[X ] s’écrit comme un produit de
polynômes irréductibles unitaires :

P(X ) = λP1k1 P2k2 . . . Prkr ,

où λ ∈ K, r , ki ∈ N∗ et les Pi sont des polynômes irréductibles distincts.


De plus cette décomposition est unique à l’ordre près des facteurs.

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Théoreme de factorisation des polynômes

Théorème
Tout polynôme P de C[X ] de degré plus grand que 1 se factorise, de
manière unique, sous la forme

P(X ) = λ(X − α1 )m1 ...(X − αr )mr ,

où λ est un nombre complexe non nul, α1 , ..., αk sont exactement les


racines complexes distinctes de multiplicité mi et m1 ,..., mr sont des
entiers naturels non nuls.

Example 11.
Soit n ∈ N∗ , les racines du polynôme X n − 1 sont les racines nièmes de
l’unité :
n−1 i2kπ
X n − 1 = Π (X − e n )
k=0

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Théoreme de factorisation des polynômes
Théorème
Tout polynôme P de R[X ] de degré plus grand que 1 se factorise, de
manière unique, sous la forme

P(X ) = λ(X − α1 )m1 ...(X − αr )mr Q1l1 . . . Qsls ,

où λ est un nombre réel non nul, où les α1 , ..., αk sont exactement les
racines réelles distinctes de multiplicité mi ∈ N∗ et les Q1 , . . . Qs sont des
polynômes irréductibles de degré 2 de discriminant strictement négatif.

Example 12.
sur R[X ],
P(x ) = (X 2 + 1)2 (X − 2)2 (X 2 + X + 1).
sur C [X ],

P(x ) = (X − i)2 (X + i)2 (X − 2)2 (X − j)(X − j 2 ), j = e i 3 .
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