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Étude des microalgues : Chlorella et Spiruline

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Compte rendu : Travaux pratiques - Module

Développement durable

Séance 1-Etude des microalgues (Organisation, Biologie et


Croissance). Identification de deux espèces de microalgues
(Chlorella vulgaris et Arthospira platensins) grâce à leur
morphologie (observation au microscope) et caractéristiques
pigmentaires (Chromatographie)

Séance 2- Utilisation d’un colorant alimentaire issu d’une


micro algue, la cyanobactérie Arthospira platensis
SOMMAIRE
1- Introduction : -Présentation et description des espèces étudiées
-Objectifs des TP
- Matériel et méthodes(TP 1/TP 2)
2- Résultats : TP 1 /TP 2
-photo CCM/ spectres d’absorption / Courbes/ fichier excel/ dessin d’observation
3- Discussion et interprétation des résultats et discussion générale
4- Article scientifique
5- Conclusion

I-Introduction : présentation et description des espèces


étudiées

-Nous nous sommes intéressés dans ces TP à deux organismes unicellulaires


photosynthétiques, que l’on nomme microalgues, à savoir : l’Arthrospira platensis
(Spiruline),une cyanobactérie (organisme procaryote) et la Chlorella vulgaris, un organisme
eucaryote.

Les microalgues vivent en milieu aquatique (eaux douces ou marines). Elles incluent des
espèces comme les diatomées, les chlorophytes (comme Chlorella vulgaris), et certaines
cyanobactéries (comme Arthrospira platensis). Les microalgues sont connues pour leur
capacité à capter le CO₂ afin de produire de l’oxygène et de la matière organique, et surtout
pour leurs applications dans l’alimentation, la cosmétique et la production de biocarburants.

-Arthrospira platensis (Spiruline) :

-Nous allons tout d’abord nous intéresser à l’Arthrospira platensis, plus connue sous le nom
de spiruline. Cette micro algue a la particularité d’être une cyanobactérie, c’est-à-dire une
bactérie photosynthétique. Les cyanobactéries, présentes sur Terre depuis des milliards
d'années, sont non seulement parmi les plus anciennes formes de vie, mais elles jouent
également un rôle clé dans la production d'oxygène, ayant contribué à façonner notre
atmosphère telle qu'elle est aujourd'hui.
Utilisée depuis des siècles par de nombreuses civilisations , la spiruline connaît aujourd'hui
un regain d'intérêt. Ses qualités nutritionnelles et ses nombreux bienfaits pour la santé en
font un sujet de recherche et de développement dans les domaines de l'alimentation et des
biotechnologies.
● Morphologie :
-Forme : Arthospira platensis a une structure multicellulaire en forme de spirale. Elle
mesure entre 0,1 et 0.2 mm de long.

Elle fait partie des algues bleues, de la classe des Cyanophycées. Elle contient des
pigments naturels qui lui confèrent sa couleur dont la phycocyanine (pigment bleu) et la
chlorophylle (pigment vert).

● Biologie :
-Photosynthèse :

-Comme toutes les cyanobactéries, Spirulina effectue la photosynthèse.

-Spirulina platensis prospère dans des environnements alcalins et des températures


chaudes (autour de 30-40°C). Elle tolère aussi des conditions de salinité relativement
élevées, Elle est donc dite “extrêmophile”.

-La reproduction de Arthrospira se fait par scissiparité, un processus dans lequel une
cellule se divise pour en donner deux identiques. Aussi appelé le clonage.

-Composition :

La spiruline est particulièrement riche en nutriments essentiels. Elle contient environ :

● Eau : 5 à 6 %
● Glucides : 13 à 15 %
● Lipides : 8 à 11 % . La moitié environ sont des acides gras essentiels (Ex : Acide
gamma-linolénique oméga-6 aux propriétés anti-inflammatoires)
● Protéines : Entre 50 % et 70 % (dont tous les acides aminés essentiels ainsi que
des acides aminés non essentiels)
● Minéraux et oligo-éléments : Phosphore, fer, magnésium, potassium, calcium,
chlore, sodium. Oligo-éléments : baryum ,bore, chrome, cobalt, manganèse,
molybdène, sélénium, vanadium, zinc, un peu d’arsenic, de cadmium, de cuivre et de
fluor
● Vitamines : Vitamines B (B1, B2, B3, B5,B6,B8,B9,B12), vitamines A (sous forme de
bêta-carotène), vitamines K et E.
● Caroténoïdes : dont la provitamine A (Bêta-carotène)
● Pigments : Phycocyanine (pigment bleu, puissant antioxydant/anti-inflammatoire ) ,
Chlorophylle

● Utilisations :

-Alimentation humaine :

● Effet hypolipémiant
● Combat la malnutrition (richesse en nutriments)
● Lutte contre l’anémie ferriprive
● Soutient le système immunitaire (propriétés anti-inflammatoires)

-Utilisation cosmétique :

● Propriétés réparatrices, antioxydantes, anti-âge


-Autres applications :

● Alimentation animale
● Production de biocarburants
● Aquaculture

-Chlorella vulgaris :

Nous nous intéressons à présent à Chlorella vulgaris, une micro algue unicellulaire
d’eau douce. Elle doit son nom à l’importante quantité de chlorophylle qu’elle contient
(2 à 4%), qui lui donne sa couleur verte caractéristique. Elle appartient au groupe
des algues vertes, de la classe des Chlorophycées .

● Morphologie

-Forme et taille : Elle mesure entre 2 et 8 microns et possède une forme sphérique, un
noyau bien spécifique et une membrane cellulosique.

● Biologie

-Photosynthèse : Chlorella vulgaris est une algue photosynthétique

-Habitat : Elle est principalement présente dans des milieux d'eau douce. Elle est présente
dans le monde entier car elle est capable de tolérer une large gamme de conditions
environnementales, notamment des variations de lumière et de température.

-Nutrition : Bien qu'elle soit autotrophe (capable de synthétiser ses propres nutriments par
photosynthèse), Chlorella vulgaris peut aussi être mixotrophe, absorbant des matières
organiques dissoutes pour compléter son métabolisme.

-Reproduction : La chlorella se reproduit très rapidement par division cellulaire. (Chlorella


Growth Factor?)

● Composition :

-Protéines : 55 à 60% ( dont tous les acides aminés essentiels et des acides aminés non
essentiels)

-Minéraux : fer, calcium, magnésium, potassium, phosphore, soufre

-Oligo-éléments : cuivre, manganèse, zinc

-Vitamines : B1, B2, B3, B5, B6, B9, B12, C et E

-Acides gras dont des omégas 3


-Microfibres

-Pigments et enzymes : -Caroténoïdes v dont la provitamine A ( Bêta-Carotène) et la


lutéine

-Chlorophylle. C’est le végétal le plus riche en chlorophylle.


Contrairement à la spiruline, la chlorella ne contient pas de phycocyanine (pigment bleu).

-Porphyrines, activateurs du métabolisme cellulaire

-Sporopollénine, qui aide à la détoxication

-Chlorelline, qui représente antibiotique naturel

● Utilisation en biotechnologie et en écologie :

Compléments alimentaires :

● Riche en vitamine B12, soutient le métabolisme énergétique et le système nerveux


● Propriétés détoxifiantes
● Renforce le système immunitaire, protège contre les dommages oxydatifs

Autres applications :

● Agroalimentaire
● Cosmétique
● Aquaculture
● Biocarburants
● Traitement des eaux usées : absorbe les métaux lourds et polluants, utilisée pour
évaluer la toxicité dans les écosystèmes aquatiques (rôle en écotoxicologie)

-Objectifs des TP :
-1er TP- Etude des microalgues Chlorella vulgaris et Arthospira platensis

-Définition d'une microalgue : sa biologie et sa physiologie (croissance, pigments et


photosynthèse), ses utilisations en biotechnologie et l’environnement dans lequel elle
prospère

-Différencier les microalgues des macroalgues

-Connaître la morphologie, la biologie, la composition (pigments, protéines...) et les


utilisations de la spiruline et de la chlorelle

-Se familiariser avec les techniques de comptage des microalgues, établissement d'une
courbe de croissance sur ordinateur, calcul du taux de croissance (méthode de Guillard) et
comparaison à ceux d'autres espèces ou modèles (bactéries, plantes supérieures...) et
réfléchir sur le potentiel de production des microalgues

- Utilisation d'une technique de séparation de pigments en chromatographie. Séparer et


identifier les constituants d'un mélange de pigments de microalgues

-2nd TP:
-Mettre en évidence l'utilisation d'un pigment (la phycocyanine) issu de la spiruline dans le
secteur agroalimentaire. Etudier l'Influence du pH, de la température et de l'éthanol sur la
Phycocyanine (pigment de la spiruline utilisé comme colorant alimentaire)

-Etablir le champ d'application d'un colorant dans le secteur agroalimentaire

-Analyser la phycocyanine par spectrophotométrie et déterminer les propriétés d'absorption -


Comprendre les principes de l'écotoxicologie en environnement, historique, principaux
polluants, effets sur les organismes, les écosystèmes et conception de bio-essais. -
Etablissement d'un protocole scientifique pour des expérimentations en écotoxicologie à la
suite de la lecture d'un texte et interprétation des résultats

● Matériels et méthodes :

Solutions utilisées :

-Poudres A et B dissoutes dans de l’eau distillée (750 ug/150 mL)

-Poudre de la cyanobactérie Arthrospira platensis et poudre de la Chlorella Vulgaris :

-Solution de phycocyanine

TP numéro 1 :
1- Séparation des pigments par chromatographie :

Matériel : -Cuve à chromatographie

-éluant (solution éthanol 70% et 30% eau)


-Plaque de chromatographie CCM
Principe général :
La chromatographie sur couche mince sépare des substances colorées non volatiles, comme
les pigments biologiques, par migration capillaire d’un solvant sur une plaque. Les pigments
se séparent selon leur affinité pour le substrat et leur solubilité dans le solvant. L’éluant
monte par capillarité sur la plaque, entraînant les pigments qui migrent à des vitesses
différentes selon leur solubilité. Les pigments plus solubles migrent plus loin, tandis que les
moins solubles ou ayant une forte affinité avec le support restent proches du point de dépôt.

2-Détermination des caractéristiques d’absorbance des pigments des deuxespèces :


3-Microscopie optique :

Matériel : -Microscope optique

-Lame

-Lamelle

Méthode: Mettre entre lame et lamelle les deux microalgues puis observer au
microscope optique les caractéristiques morphologiques et faire un dessin légendé.

5-Calcul du taux de croissance (umax en j-1) des microalgues et comparaison avec


les taux de croissance des autres modèles d’après la méthode de Guillard

Matériel : -Logiciel Excel


6-Mise en évidence du métabolisme de Chlorella vulgaris par inoculation d’un
milieu de culture :

TP numéro 2 :
Produits utilisés :

-Poudre de la cyanobactérie Arthrospira platensis enrichie en phycocianine - 50g

-Extrait de la Spiruline (liquide bleu colorant) - 100mL


-Solution d’acide citrique- 50g

-éthanol (effet de l’éthanol sur le pouvoir colorant de la phyco-cianine)

-Solution contenant le colorant utilisé pour les smarties

Matériel nécessaire

-Etuves (réglées à 60-75 degrés et 80-95) - effet de la température sur le pouvoir


colorant de la phyco-cianine) et réfrigérateur à 4 degrés

-Thermomètres pour lecture de la température des étuves

-Eau distillée

-Entonnoirs, erlenmeyers, béchers

-pH mètre- effet du pH sur le pouvoir colorant de la phyco-cianine

-Tubes à essais

-Spectrophotomètre

Méthodes :

Faire des schémas??

1- Préparation de la solution

- Préparer dans 2 Erlenmeyers d’un volume chacun de 1 litre la solution d’A.


platensis à une concentration de 5g/L à partir de la poudre de cette cyanobactérie.

- Placer les solutions obtenues sur les plaques pour agitation après y avoir placé un
barreau aimanté et laisser homogénéiser pendant 30 min.

- Préparer une solution d’acide citrique (40g / 100 ml) nécessaire pour la
manipulation effet du pH sur la phycocyanine

AJOUTER DES PHOTOS:

2- Effet de la température sur le pouvoir colorant de la phycocyanine : Remplir 4


erlenmeyers avec 25mL de la solution obtenue, exposer à 4 températures (4°C,
22°C, 65-75°C, 85-95°C) pendant 70 minutes, observer la couleur et mesurer
l’absorbance à 620 nm.

3-Effet du pH sur le pouvoir colorant de la phyco-cyanine

Préparer 5 tubes à essai avec à chaque fois 20 ml de la solution. Y mettre


respectivement 100 µl, 500 µl, 1ml et 2 ml d’acide citrique en plus d’un tube témoin.
A chaque ajout bien mélanger au vortex et mesurer le pH. Laisser reposer pendant
30 min. Observer le changement de couleur. Prélever le surnageant pour une lecture
à une longueur d’onde de 620 nm en spectrophotométrie. Tracer une courbe de
l’absorbance en fonction du pH.

4- Effet de l’éthanol sur le pouvoir colorant de la phyco-cyanine


Préparer 3 solutions de phyco-cyanine avec 0%, 20%, et 50% d’éthanol, observer la
couleur. Prélever le surnageant pour une lecture en spectrophotométrie à une
longueur d’onde de 620 nm. Tracer une courbe de l’absorbance en fonction du
pourcentage d’éthanol.

5- Etude du spectre d’absorption de la phyco-cyanine

A l’aide de la solution de l’extrait bleu, déterminer le spectre d’absorption de la


phycocyanine. Prélever avec une pipette de solution pour la mesure au
spectrophotomètre. Etablir des mesures entre 500 nm et 700 nm (balayage spectral)
et en déduire la valeur maximale d’absorption de la phycocyanine.

6- Mise en évidence du colorant naturel utilisé pour les smarties

Plonger des smarties bleus dans 10mL d’eau distillée et récupérer la solution bleue.
Etablir le spectre d’absorption de cette solution en faisant un balayage spectral au
spectrophotométre entre 500 et 700 nm et en déduire la nature du colorant utilisé.

Résultats des TP :

TP numéro 1 :

1-Résultats de la Chromatographie sur Couche Mince (CCM) des poudres A et B

Photographie des poudres A et B après dilution :

Photographie présentant la plaque de CCM après migration pour l'identification des


poudres A et B :

Tâche de phycocyanine à h=2,5 cm du dépôt


B
A
Tâche de chlorophylle à h=1,9 cm du dépôt

H= 6 cm
Rf( phycocyanine) = h/H = 2,5/6 = 0,41
Rf ( chlorophylle) = h/H = 1,9/ 6 = 0,32

➢ Nous pouvons identifier le type de microlague grâce aux pigments présents sur la
plaque.
Le dépôt de la flasque A montre la présence d’un pigment bleu dû à la phycocianine, d’un
léger pigment orange due à la Caroténoide et d’un pigment jaune/vert dû à la chlorophylle.
Nous pouvons donc identifier Arthrospira platensis.
Le dépôt de la flasque B montre une légère tâche orange due à la Caroténoide et une autre
couleur jaune/verte due à la chlorophylle. Nous identifions Chlorella vulgaris.

2- Caractéristiques d’absorbances des pigments des deux espèces :

-Spectre d’absorption de la poudre A :

lambda max = 425

Valeur maximale d’absorption de la poudre A = 425 nm

-Spectre d’absorption de la poudre B:


lambda max = 400 nm

Valeur maximale d’absorption = 400 nm

Spectre d’absorption de la Chlorella vulgaris ( cellules vivantes) :

lambda max = 410 nm

Valeur maximale d’absorption = 410 nm

Spectre d’absorption de la Spirulina platensis (cellules vivantes) :

lambda max = 400 nm

Valeur maximale d’absorption = 400 nm

3-Observation des microalgues en microscopie optique :


+ faire dessin d’observation

microalgue chlorella vulgaris

Photographie d’une observation microscopique de la microalgue Chlorella vulgaris au


microscope optique au grossissement x

Photographie d’une observation microscopique de la microalgue Chlorella vulgaris au


microscope optique au grossissement x

5-Calcul du taux de croissance (umax en j-1) du dinoflagellé Gymnodinium catenatum


Calculer 3 valeurs Taux de croissance pour chaque réplica, calculer la moyenne et l’écart
type

6- Mise en évidence du métabolisme de Chlorella vulgaris


Chlorella cultivée dans un milieu organique a été contaminée par des bactéries utilisant le
glucose.
Mais, la microalgue continue quand même à se développer à l’obscurité totale. Chlorella
peut utiliser cette source organique de carbone en absence de lumière.
Chlorella est hétérotrophe.
Chlorella cultivée dans un milieu minéral se développe et la biomasse formée est
importante.
Cette espèce est photoautotrophe.
Conclusion : Chlorella vulgaris est une espèce mixotrophe comme beaucoup de
microalgues. Discuter l’intérêt de la mixotrophie chez les microlagues

TP numéro 2 :
1 -Effet de la température sur le pouvoir colorant de la phycocianine
Absorbance (à 1,991 1,890 1,731 1,670
620)

Température 4° 22° 65-75° 85-95°

Changement de Aucun Couleur verte Couleur verte Couleur vert


couleur changement de clair
couleur
Interprétation : Quand la température augmente, la phycocyanine peut perdre sa structure
tridimensionnelle optimale, ce qui modifie sa capacité à absorber la lumière. En général,
cela se traduit par une diminution de l'absorbance à sa longueur d'onde caractéristique
(autour de 620 nm pour la phycocyanine).

2-Effet du pH sur le pouvoir colorant de la phyco-cyanine

Photographie présentant l’évolution du pouvoir colorant de la phycocianine selon le volume


d’acide citrique et donc du pH de la solution
Volume d’acide 0mL (témoin) 100 500 1 mL 2mL
citrique microL microL

pH 6.82 3,24 2,62 2,41 2,22

Absorbance 2.577 0,124 0,248 0,367 0,498

➢ L'augmentation du pH favorise une augmentation de l'absorbance, indiquant que le


pouvoir colorant de la phycocyanine est amplifié en milieu basique, tandis qu'une
diminution du pH réduit l'absorbance, suggérant une atténuation du pouvoir colorant
en milieu acide.

3-Effet de l’éthanol sur le pouvoir colorant de la phyco-cianine


Concentration finale 0% 20% 50%
en éthanol/eau

Absorbance Supérieur à 3,0 2,290 1,203

➢ La diminution du pourcentage d'éthanol entraîne une baisse de l'absorbance, ce qui


suggère que le pouvoir colorant de la phycocyanine est réduit en milieu moins
concentré en éthanol.
4-Etude du spectre d'absorption de la phycocianine (diluée par 4)

Valeur maximale d’absorption = Environ 600 nm

5- Spectre d’absorption du colorant naturel utilisé dans les smarties de couleur bleue après
dissolution

Valeur maximale d’absorption =

Spectre d’absorption de la cyanobactérie diluée par 4 :


Interprétation et discussion des résultats:
TP n°1:
1. Identification de la poudre A et B grâce à la chromatographie :
➢ Nous pouvons identifier le type de microlague grâce aux pigments présents sur la
plaque.
● Poudre A : Chromatographie révélant une tache verte (chlorophylles) et une tache
bleue (phycocyanine), identifiant Arthrospira platensis (Spiruline), riche en
chlorophylle et en phycocyanine.
● Poudre B : Chromatographie montrant une tache verte uniforme (chlorophylle),
identifiant Chlorella vulgaris, principalement riche en chlorophylle et dépourvue de
phycocyanine.

-Les chlorophylles, pigments verts essentiels à la photosynthèse, varient en composition


selon la taxonomie et reflètent l’évolution des systèmes photosynthétiques.

2.Méthodes alternatives pour différencier les microalgues :

1. Spectroscopie UV-Visible :
○ Protocole : Dissoudre chaque poudre dans l'eau et mesurer le spectre entre
200 et 800 nm.
○ Résultats attendus :
■ Spiruline (A) : Pic à 620 nm (phycocyanine).
■ Chlorelle (B) : Pics à 455 nm et 640 nm (chlorophylle b).
2. Microscopie optique :
○ Protocole : Préparer des lames avec chaque poudre et observer au
microscope (x400 ou x1000).
○ Résultats attendus :
■ Spiruline : Structure filamenteuse en spirale.
■ Chlorelle : Cellules sphériques unicellulaires.
3. Analyse protéique (SDS-PAGE) :
○ Protocole : Extraire les protéines de chaque poudre et réaliser une
électrophorèse.
○ Résultats attendus : Spiruline montrant un profil plus riche en protéines que
Chlorelle.
3-Différences fondamentales entre les 2 microalgues

Structure : D’après l’observation microscopique, la spiruline a une structure en spirale


filamentaire tandis que la chlorelle est sphérique.

Composition (notamment pigmentaire) :

-Spiruline (Arthrospira platensis) se distingue par la présence de phycocyanine, un


pigment bleu spécifique aux cyanobactéries, qui lui donne sa couleur bleu-vert. Ce
pigment est particulièrement recherché comme colorant naturel en agroalimentaire.

Chlorella vulgaris contient en plus de la chlorophylle b, typique des algues vertes, et


un large éventail de caroténoïdes, tels que la lutéine et le bêta-carotène.

Habitat : La Spiruline préfère les environnements alcalins et chauds, tandis que la


Chlorelle prospère en eau douce et peut s’adapter à divers climats.

Utilisation : La Spiruline est davantage utilisée dans des produits cosmétiques et des
industries alimentaires spécialisées, tandis que la Chlorelle est plus reconnue pour ses
bienfaits détoxifiants.

-La Spiruline est une cyanobactérie (procaryote), tandis que la Chlorelle est une algue
verte (eucaryote).

4-Discussion sur l'intérêt de la mixotrophie chez les microlagues :

● Chlorella vulgaris est mixotrophe, capable de croître en hétérotrophie (utilisation du


glucose dans l’obscurité) et en photoautotrophie (photosynthèse en milieu minéral
avec lumière).

Intérêt de la mixotrophie :

● Flexibilité écologique : Adaptation à divers environnements en présence de


lumière/nutriments variables
● Efficacité énergétique : -En absence de lumière : Utilisation des sources de carbone
organique pour maintenir leur métabolisme et leur croissance.

-En présence de lumière : Exploitation de la photosynthèse pour produire de


l’énergie et de la biomasse

● Intérêt dans les applications biotechnologiques : Avantageuse dans la production


industrielle car elle permet une croissance rapide sous différentes conditions
contrôlées

TP n°2:

Interprétation De tous les spectres d’absportion et du TP numéro 2


-Différence micro algues et macroalgues (en discussion des résultats)
● Analyse d’un article scientifique : Utilisation des bio essais afin de mettre en
évidence l'effet des polluants sur des micro-algues

1-Pourquoi étudier l'effet des polluants sur les écosystèmes aquatiques et ici les
microalgues ?

-L’étude des polluants dans les écosystèmes aquatiques est cruciale en raison de leurs
impacts sur la santé humaine, l'environnement et les économies. Les microalgues,
producteurs d’oxygène par photosynthèse et base de la chaîne alimentaire, jouent un rôle
clé dans les écosystèmes marins. Cependant, des polluants tels que le cuivre (Cu) et le
tributylétain (TBT) perturbent la photosynthèse et le métabolisme cellulaire, entraînant des
effets dévastateurs sur ces organismes.

2-Quel est l’effet du TBT et du Cu sur les organismes marins d’après les travaux cités dans
le texte ?

-Le TBT, utilisé dans les peintures anti-fouling appliquées sur les coques de bateaux, est
toxique pour les organismes marins. Il induit l'imposex chez certains gastéropodes
(modification des caractéristiques sexuelles) et perturbe la calcification.

-Le cuivre (Cu), bien qu’essentiel en faible quantité, devient toxique à fortes concentrations,
altérant la photosynthèse, la respiration mitochondriale et l'efficacité du photosystème
II (PSII) dans les microalgues.

3-Pourquoi étudier l’effet de ces polluants sur des processus physiologiques comme la
croissance, l’activité photosynthétique et la toxicité des microalgues cibles ?

L’étude des processus physiologiques des microalgues permet de comprendre comment


les polluants affectent leur survie. La photosynthèse, essentielle pour les microalgues et
les écosystèmes marins, libère de l'oxygène et soutient la chaîne alimentaire. Des polluants
comme le Cu et le TBT peuvent réduire la production de chlorophylle, diminuant ainsi
l'efficacité photosynthétique et provoquant des déséquilibres écologiques, notamment
dans les chaînes alimentaires.

4- Protocole expérimental : Étude des effets du Cu et du TBT sur la croissance, l'activité


photosynthétique et la production de toxines de deux dinoflagellés producteurs d'HAB :
Alexandrium catenella et Ostreopsis cf. ovata.

Objectif de la manipulation : Évaluer l'impact des concentrations de Cu et de TBT sur :

1. La croissance des microalgues,


2. L'activité photosynthétique des dinoflagellés,
3. La production de toxines spécifiques des espèces Alexandrium catenella et
Ostreopsis cf. ovata.

Matériel :
● Cultures de microalgues Alexandrium catenella et Ostreopsis cf. ovata
● Solutions standards de Cu (CuSO₄) et de TBT
● Milieu de culture adapté
● Spectrophotomètre pour mesurer la densité optique des cultures (croissance)
● Fluorimètre pour mesurer l'activité photosynthétique (efficacité du photosystème II)
● Chromatographie Liquide Haute Performance pour l'analyse des toxines
● Chambres de culture avec température et photopériode contrôlées
(température ≈ 20-22°C, photopériode 12 h de lumière/12 h d’obscurité)
● Sonde d'oxygène pour mesurer la production d'oxygène

Protocole:

1. Préparation des cultures :


○ Cultiver Alexandrium catenella et Ostreopsis cf. ovata dans du milieu f/2 sous
une photopériode de 12h/12h à 20-22°C.
2. Préparation des solutions de Cu et de TBT :
○ Préparer des solutions stock de CuSO₄ et TBT, et créer une gamme de
concentrations, par exemple :
■ Cu (0, 5, 10, 50, 100 µg/L)
■ TBT (0, 10, 50, 100, 500 ng/L).
3. Exposition :
○ Séparer les cultures en groupes exposés à différentes concentrations de Cu
et TBT, avec un groupe témoin non exposé.
○ Incuber les cultures pendant 7 à 14 jours.
4. Mesure de la croissance :
○ Mesurer la densité cellulaire tous les jours avec un spectrophotomètre (OD à
680 nm) ou un comptage microscopique Malassé.
5. Mesure de l'activité photosynthétique :
○ Mesurer l'efficacité du PSII à l'aide d’un fluorimètre et la production d'oxygène
avec une sonde.
6. Analyse de la production de toxines :
○ Prélever des échantillons à 0, 7 et 14 jours pour analyse par chromatographie
des toxines :
■ A. catenella : PSTs (saxitoxine),
■ O. cf. ovata : palytoxines.

-Comparer les résultats des tests en fonction des concentrations en Cu et TBT avec ceux
des cultures témoins non exposées.

Résultats attendus :
● Les résultats devraient montrer comment des concentrations croissantes de Cu et de
TBT inhibent la photosynthèse et augmentent la production de toxines à des
concentrations spécifiques.

5-Définir la CESO (Concentration Efficace à 50%) et son importance en écotoxicologie

-La CESO (Concentration Efficace à 50%) désigne la concentration d'une substance toxique
provoquant un effet sur 50 % de la population testée après exposition.
-La CESO est utilisée pour évaluer la toxicité des polluants. Elle permet de comparer la
sensibilité des espèces et des écosystèmes à différents polluants et d'établir des seuils de
concentration au-delà desquels des effets néfastes devraient être attendus, contribuant ainsi
à protéger les espèces vulnérables et à fixer des limites de pollution.

6- Figure 3 : Effet de l'exposition aux contaminants sur les taux de croissance de


Alexandrium catenella (rouge) et Ostreopsis cf. ovata (bleu)

● Graphique A (Cu²⁺) : On observe que l’augmentation de la concentration en Cu²⁺


entraîne une diminution du taux de croissance de O. cf. ovata.
● Graphique B (Butylétain) : Les deux espèces, A. catenella et O. cf. ovata, sont
affectées par l'augmentation de la concentration en butylétain. La courbe pour O. cf.
ovata montre une réduction plus marquée de la croissance, tandis que A. catenella
présente une réduction à des concentrations plus élevées.

Interprétation : O. cf. ovata est plus sensible que A. catenella aux deux polluants étudiés
(Cu et TBT), ce qui se traduit par une réduction plus importante de son taux de croissance

Figure 4 - Images des cellules exposées aux contaminants

Ligne "Copper" : Les cellules exposées au cuivre (Cu²⁺) montrent des signes de
dégradation. Les cellules de A. catenella (b et c) apparaissent plus petites et présentent des
déformations par rapport au contrôle (témoin a). De même, les cellules de O. cf. ovata (g et
h) montrent également une dégradation morphologique, indiquant un stress lié à l'exposition
au cuivre.
Ligne "Butyltin" : Les cellules exposées au butylétain (TBT) présentent également des
signes de déformation. Les cellules de A. catenella (d et e) montrent une altération de leur
structure, et celles de O. cf. ovata (i et j) apparaissent aussi affectées.

Interpétation :

L'exposition au Cu et au butylétain entraîne des déformations et une réduction de la taille


des cellules des deux espèces de dinoflagellés, signe de stress cellulaire. Ces résultats
corroborent les taux de croissance observés, O. cf. ovata étant plus sensible.

CONCLUSION

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