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Introduction aux Nombres Complexes

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Nombres complexes et géométrie

I. Introduction historique
Voir page dédiée

II. Définition et propriétés


I. Définition

Théorème et définition (Admis)


Il existe un ensemble de nombres, noté  et appelé ensemble des nombres complexes, possédant
les propriétés suivantes :
- L’ensemble  contient  .

- Il existe un élément i de  tel que i 2 = −1 .

- on définit dans  une addition et une multiplication qui suivent les mêmes règles de
calcul que l’addition et la multiplication des réels.

- Tout élément z de  s’écrit de manière unique z = a +bi avec a et b réels.

Exemple 1
i
3 + 4i ; −2 − i ; sont des nombres complexes.
3

Remarque
En pratique, les opérations sur les nombres complexes se font comme pour les nombres réels mais
en remplaçant i 2 par − 1 .

Vocabulaire
- L'écriture a + bi d'un nombre complexe z, avec a et b réels, est appelée la forme algébrique
de z.
- Le nombre réel a s'appelle la partie réelle et le nombre réel b s'appelle la partie imaginaire.
On note Re(z) = a et Im(z) = b .
Exemple 2
Le nombre complexe 3 + 4i a pour partie réelle …… et pour partie imaginaire…….

II. Quelques propriétés


Propriété 1
Deux nombres complexes sont égaux si, et seulement si, ils ont même
partie réelle et même partie imaginaire.
Remarques
- C’est une autre façon de dire que l’écriture algébrique d’un nombre complexe est unique.
- Un nombre complexe est nul si, et seulement si, sa partie réelle et sa partie imaginaire sont
nulles.
Remarques
- La partie imaginaire d’un nombre complexe est un réel.
- Si b = 0 alors z = a et z est un nombre réel. (On retrouve le fait que  contient  .).
Par exemple : z = 5 = 5 +0i
- Si a = 0 alors z = bi et z est appelé imaginaire pur.
Par exemple : z = 4i

Les réciproques des deux secondes remarques étant vraies, on en déduit la propriété suivante :

Propriété 2
Soit z un nombre complexe
z est un nombre réel équivaut à Im ( z ) = 0
z est imaginaire pur équivaut à Re ( z ) = 0

III. Calculs algébriques dans  et conjugué


1. Additions, multiplications

Exemple 3 Somme et produit de nombres complexes

Soient z1= 3 + 4i et z2= 2 − 3i .

z1 + z2 = 3 + 4i + 2 − 3i = 3 + 2 + 4i − 3i = 5 − i
z1 z2 =( 3 + 4i )( 2 − 3i ) =6 − 9i + 8i − 12i 2 =6 − 9i + 8i − 12(−1) =18 − i

Exercice 1 Effectuer des calculs sur les nombres complexes


Calculer et exprimer le résultat des calculs suivants sous forme algébrique.
z1 =3 − 5i − ( 3i − 4 ) z2 = ( 3 − 2i )( −1 + 5i ) z= ( 2 − 3i ) z4 = ( 2i )
2 13
3

Correction
z1 =3 − 5i − ( 3i − 4 )
z2 = ( 3 − 2i )( −1 + 5i ) z=
3 ( 2 − 3i )
2

=3 − 5i − 3i + 4 =−3 + 15i + 2i − 10i 2 =4 − 12i + 9i 2


= 7 − 8i =−3 + 15i + 2i + 10 =4 − 12i − 9
= 7 + 17i =−5 − 12i
z4 = ( 2i )
13

= 213 i13
= 8192 × ( i 2 ) × i
6

= 8192 × ( −1) × i
6

= 8192i

Exercice 2

Soient x et y deux nombres réels.

1. A quelle condition le nombre complexe z = x + 2 + i ( −ix + x ) + 2i − 5ix est-il un réel ?

2. A quelle condition est-il un imaginaire pur ?

Correction

2. Conjugué d’un nombre complexe

Les identités remarquables valables dans  le sont également dans  . De plus, en voici une autre :

Propriété 3
Pour tout nombres réels a et b on a : a 2 + b 2 = ( a + bi )( a − bi )

Démonstration ( a + bi )( a − bi ) = a 2 − abi + abi + b2 = a 2 + b2 .

Vocabulaire
On dit que a − bi est le conjugué de a + bi .

Exemple 4

z = 4 + 5i et z = 4 − 5i
On peut également noter : 7 − 3i = 7 + 3i ; i = −i ; 5 = 5

Exercice 3 Équations

Résoudre dans  les équations d’inconnue z suivantes :


a. 3 z + 1 − i=7+3i b. 2 z + iz=5 − 2i
Propriété 4 Soient z et z ' deux nombres complexes et n entier naturel non nul.

a) z + z ' = z + z ' b) z × z ' = z × z ' c) z n = z n

1 1 z z
e)   = , z ≠ 0 f)   = , z ' ≠ 0
z z  z' z'

Démonstrations
On pose z = a + ib et z ' = a '+ ib' avec a, b, a' et b' réels.
a) z + z ' = a + ib + a '+ ib' = a + a '+ i (b + b ') = a + a '− ib − ib ' = a − ib + a '− ib ' = z + z '
b) e) f) Démonstrations analogues
d) Se démontre par récurrence.

Propriété 5 Soit z = a + ib un nombre complexe alors zz = a 2 + b2 .

Démonstration :
zz =( a + ib )( a − ib ) = a 2 − ( ib ) = a 2 − i 2b 2 = a 2 + b 2
2

Exercice 4 Déterminer un conjugué

Déterminer le conjugué du nombre suivant et exprimer le résultat sous la forme algébrique.


z1 =( 2 − i )( i − 5 )

( )( )
z1 =( 2 − i )( i − 5 ) = 2 − i i − 5 =( 2 + i )( −i − 5 ) =−2i − 10 + 1 − 5i =−9 − 7i

3. Inverses et quotients d’un nombre complexe non nul


z = a + bi avec a ≠ 0 et b ≠ 0 , de a 2 + b 2 = ( a + bi )( a − bi ) , on en déduit que
a − bi  a b 
( a + bi ) =1 et donc que ( a + bi )  2 2 − 2 2 i  =
1.
a +b  a +b a +b 
2 2

1
Ainsi, tout nombre complexe z non nul admet un inverse noté .
z
z' 1
De là, on définit le quotient de z’ par z : = z ' × .
z z

Exemple 4 Inverse et quotient de nombres complexes


Calculer et exprimer le résultat des calculs suivants sous forme algébrique
1 1+ i
z5 = z6 =
4 − 2i 2−i
Correction
1+ i
z5 =
1 z6 =
4 − 2i 2−i
4 + 2i =
(1 + i )( 2 + i )
=
( 4 − 2i )( 4 + 2i ) ( 2 − i )( 2 + i )
=
4 + 2i
=
(1 + i )( 2 + i )
16 − 4i 2 4 +1
4 + 2i 1
= = ( 2 + i + 2i − 1)
16 + 4 5
1 1 1 3
= + i = + i
5 10 5 5

Méthode
1 c + di
Pour déterminer la forme algébrique de ou (avec a ≠ 0 et b ≠ 0 ) :
a + bi a + bi
- on multiplie numérateur et dénominateur par a − bi ( le conjugué de a + bi ).
- au dénominateur, on applique ( a + bi )( a − bi ) = a 2 + b 2 .

Exercice 5
Soient les deux nombres complexes z1= 3 + 4i et z2= 2 − 3i .
1 z
Déterminer la forme algébrique de et de 1 .
z1 z2
Correction
1 1 3 − 4i 3 − 4i 3 4
= = = 2 = − i
z1 3 + 4i ( 3 + 4i ) × ( 3 − 4i ) 3 + 4 25 25
2

z1 3 + 4i
= =
( 3 + 4i )( 2 + 3i=) 6 + 9i + 8i + 12i 2 6 − 12 + 9i + 8i −6 + 17i −6 17
= = = + i
z2 2 − 3i ( 2 − 3i )( 2 + 3i ) 22 − ( 3i )
2
4 − ( −9 ) 13 13 13

Exercice 6 Déterminer un conjugué

Déterminer le conjugué du nombre suivant et exprimer le résultat sous la forme algébrique.


3 + 2i
z2 =
i
Correction
 3 + 2i  3 + 2i 3 − 2i ( 3 − 2i ) × i
z2=  = = = = 2 + 3i
 i  i −i −i × i
III. Équations du second degré dans l’ensemble des nombres complexes

Définition 2
Soient a, b et c des réels avec a ≠ 0 .
On appelle discriminant du trinôme az 2 + bz + c , le nombre réel, noté ∆, égal à b2 − 4ac .

Propriété 6
- Si ∆ > 0 : L'équation az 2 + bz + c = 0 a deux solutions réelles distinctes :
−b + ∆ −b − ∆
z1 = et z2 = .
2a 2a
b
- Si ∆ = 0 : L'équation az 2 + bz + c = 0 a une unique solution réelle : z0 = − .
2a
- Si ∆ < 0 : L'équation az 2 + bz + c = 0 a deux solutions complexes conjuguées :
−b + i −∆ −b − i −∆
z1 = et z2 = .
2a 2a

Exercice 7 Résolution d’équation du second degré dans 

Résoudre dans  les équations suivantes : a) z 2 + 3z + 4 = 0 b) z 2 + 5 = 0

Solution
b) z 2 + 5 = 0
⇔ z 2 = −5
⇔ z 2 = 5i 2
⇔ z = i 5 ou z = −i 5
Les solutions sont donc −i 5 et i 5 .

a) z 2 + 3z + 4 = 0
On calcule de discriminant ∆ du trinôme : ∆ = 32 − 4 × 1 × 4 = −7

∆ < 0 donc l'équation admet deux solutions complexes conjugués :


−3 + i 7 3 7 −3 − i 7 3 7
z1 = =− + i et z2 = =− − i
2 2 2 2 2 2

Exercice 8
Correction

IV. Représentation géométrique


 
( )
Le plan muni d’un repère orthonormé direct O; u; v est appelé plan complexe car on associe un
unique point du plan à chaque nombre complexe et réciproquement, ainsi :

o à z = a + bi avec a et b deux nombres réels, on associe le point M de coordonnées (a ;b) ;


on dit que M est l’image de z et on note M( z ).
o à M(a ;b) , on associe l’unique nombre complexe zM = a + bi ; on dit que zM est l’affixe du

point M. Le vecteur OM ayant les mêmes coordonnées que le point M , on dit aussi que a +

bi est l’affixe du vecteur OM .

 
( ) ( )
L’axe des abscisses O;u est appelé axe des réels, celui des ordonnées O;v est appelé axe des

imaginaires.
Exemple 5
Le point M(3 ; 2) a pour affixe le nombre complexe z = 3 + 2i .

De même, le vecteur OM a pour affixe z = 3 + 2i .

Propriété 7
 
M( z M ) et N( z N ) sont deux points du plan. u (z) et v (z') sont deux vecteurs du plan et k est un réel.
  
a) Le vecteur MN a pour affixe z N − z M . b) Le vecteur u + v a pour affixe z + z ' .
 z + zN
c) Le vecteur ku , , a pour affixe kz .d) le milieu I du segment [MN] a pour affixe M .
2

Démonstration :
a) On pose : M (x M ; y M ) et N (x N ; y N ) .

Le vecteur MN a pour coordonnées ( xN − xM ; yN − yM ) donc son affixe est égal à
( xN − xM ) + i ( yN − yM ) =xN + iyN − ( xM + iyM ) =z N − zM .
b) et c) : Démonstrations analogues en passant par les coordonnées des vecteurs.

Exercice 9
 
( )
1. Dans un repère orthonormé O; u; v , placer les points A, B, C, D, E, F d’affixes respectives
z A =1 + 2i, z B =3, zC =−i, z D =−3 − i, z E =3i, z F =−2 + 3i,

2. Déterminer, par calculs, l’affixe du vecteur AD ainsi que celui du milieu de [DF].
Remarque
Les points d'affixes z et z sont symétriques par rapport
à l'axe des réels.

V. Module, argument et formule trigonométrique d’un nombre complexe


 
Dans tout ce paragraphe, on munit le plan d'un repère orthonormé direct ( O ; u ; v ) .
1. Module d’un nombre complexe

Définition 3
Soit un nombre complexe z = a + ib .
On appelle module de z, le nombre réel positif, noté z , égal à a 2 + b2 .
M est un point d'affixe z.
Alors le module de z est égal à la
distance OM.
Exemple 6
Soit z =−2 + 5i .
Alors z = −2 + 5i = ( −2 ) + 52 = 29
2
Propriété 8
Soit z et z ' deux nombres complexes.
2
a) z = zz b) z = z c) −z = z

Démonstration
a) zz = ( a + ib )( a − ib ) = a 2 − ( ib ) = a 2 − i 2b 2 = a 2 + b 2 = z
2 2

2. Argument d’un nombre complexe non nul


Définition 4
Soit un point M d'affixe z non nulle.
 
On appelle argument de z, notée arg(z) une mesure, en radians, de l'angle u ; OM . ( )

Remarques
- Un nombre complexe non nul possède une infinité d'arguments tous égaux modulo 2π (c’est à
dire de la forme arg(z) + 2kπ , k ∈  .)
On notera arg(z)  2π  (se lit arg(z) modulo 2π ).
- On appelle argument principal de z l’unique argument compris dans l’intervalle ]−π ; π ] .
 
( )
- 0 n'a pas d'argument car dans ce cas l'angle u ; OM n'est pas défini.
- le couple module et argument de z est appelé coordonnées polaires de M.
Exemple 7
Soit z = 3 + 3i .
Alors z = 3 + 3i = 32 + 32 = 18 = 3 2
π
Et arg(z) =  2π  .
4 

Propriété9
Soit z un nombre complexe non nul.
π
a) z est un nombre réel ⇔ arg(z) = 0 π  , b) z est un imaginaire pur ⇔ arg(z) = π  .
2 
c) arg(z ) = − arg(z) d) arg(−z) = arg(z) + π

Démonstrations
a) Le point M d'affixe z appartient à l'axe des réels.
b) Le point M d'affixe z appartient à l'axe des imaginaires.
c) d) Ses résultats se déduisent par symétrie.
3. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul

Propriétés 10
Soit z un nombre complexe non nul de forme algébrique z= a + bi . On pose θ = arg ( z ) .

1. Détermination du module et de l'argument à partir des parties réelle et imaginaire :


 a
cos(θ ) = z

= z a 2 + b2 et  on en déduit alors une valeur de θ
sin(θ ) = b
 z
2. Détermination des parties réelle et imaginaire à partir du module et de l'argument :
a = z cos(θ ) et b = z sin(θ )

Démonstrations
 
( )
1. Dans le repère 0; u , v on a O ( 0;0 ) et M ( a; b ) , d'où : OM = ( a − 0) + (b − 0)
2 2
= a 2 + b2 .

 abscisse de M a
= cos(θ ) =
 OM z
et : 
= sin(θ ) ordonnée
=
de M b
 OM z
 a
cos(θ ) = z a= z × cos(θ )

2.  ⇔ 
sin(θ ) = b b= z × sin(θ )
 z

Définition 4
=
On appelle forme trigonométrique d'un nombre complexe z non nul l'écriture z z ( cos θ + i sin θ )
avec θ = arg(z) .

Exemple 8 Écrire un nombre complexe sous forme trigonométrique


Écrire le nombre complexe z = 3 + i sous sa forme trigonométrique.
- On commence par calculer le module de z : z = 3 + 1 = 2 , on cherche alors θ tel que
 Re ( z ) 
cos(θ ) = cos(θ ) =
3
 z π π
 c'est-à-dire  2 . donc θ = [ 2π ] . et donc arg(z) = [ 2π ] .
sin(θ ) = Im ( z ) sin(θ ) = 1 6 6
 z  2

 3 1 
- Ou =
Ainsi z 2  + i  , on cherche donc
 2 2 
3
un argument θ de z tel que : cosθ = et
2
1
sin θ = .
2
π 3 π 1
Comme cos = et sin = , on a :
6 2 6 2
z π π
= cos + i sin
z 6 6
Donc :
 π π π
=z 2  cos + i sin  avec arg(z) =  2π  .
 6 6 6

Avec une calculatrice ou un logiciel, il est possible de vérifier les résultats obtenus :

Exercice 10
Déterminer une forme trigonométrique des nombres complexes suivants : z1 =−1 + i 3 et z2 = 1 − i .

Exercice 11 Écrire un nombre sous forme algébrique


 π   π 
Déterminer la forme algébrique du nombre =
complexe : z 2 3  cos   + i sin    .
 6  6 

Remarque
 π   π   π   π 
- Les écritures −3  cos   + i sin    et 3  cos   − i sin    ne sont pas des formes
 4  4   3  3 
trigonométriques d’un nombre complexe.
- =
Les complexes z r ( cos θ + i sin θ=
) et z ' r ' ( cos θ '+ i sin θ ') avec r > 0 et r’ > 0 sont
r = r '
égaux si et seulement si 
θ = θ ' [ 2π ]
4. Propriétés

Propriété 11
Soit z et z ' deux nombres complexes non nuls et n entier naturel non nul.
Produit zz ' = z z ' arg(zz ') = arg(z) + arg(z ')
n
Puissance zn = z arg(z n ) = narg(z)

1 1 1
Inverse  = , z≠0 arg   = − arg( z ) , z ≠ 0
z z z
z z z
Quotient   = , z' ≠ 0   arg( z ') − arg( z ) , z ' ≠ 0
arg=
 z' z'  z'

Démonstration pour le produit :


On pose θ = arg(z) et θ ' = arg(z ') .
z ( cos θ + i sin θ ) z ' ( cos θ '+ i sin θ ')
zz ' =
= z z ' ( cos θ cos θ '− sin θ sin θ ') + i ( sin θ cos θ '+ cos θ sin θ ') 
= z z ' cos (θ + θ ') + i sin (θ + θ ') 
Donc le module de zz ' est z z ' et un argument de zz ' est θ + θ ' = arg(z) + arg(z ') .

Exercice 12

Solution
Application à la géométrie
Propriété 12
A, B, C et D sont quatre points deux à deux distincts du plan d'affixes respectives z A , z B , zC et z D .
On a :
 ggg
( )
; AB arg ( z B − z A )
a) u =

b) AB = z B − z A
ggg ggg  z − zA 
( )
c) AB ; AC = arg  C 
 zB − z A 
ggg ggg z −z 
( )
d) AB ; CD = arg  D C 
 zB − z A 

Démonstrations des points a), b) et d)


 
a) On considère un point E tel que OE = AB .
 ggg  ggg
(
Alors E a pour affixe z B − z A . Donc u = )
; OE arg ( z B − z A ) et donc u = ( )
; AB arg ( z B − z A )

 
b) z B − z A = z E = OE . Comme OE = AB , OE = AB donc z B − z A = AB

c)
ggg ggg ggg   ggg  ggg  ggg z −z 
( AB ; CD=) ( AB ; u ) + (u ; CD=) ( u ; CD ) − ( u ; AB=) arg ( z D − zC ) − arg ( z B − z A=
) arg  D C 
 zB − z A 

En exercice, on utilisera les conséquences suivantes

Exercice 13 Utiliser les nombres complexes en géométrie


 
( )
Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormé direct O; u; v . , on considère les points A, B
, C et D d'affixes respectives z A =−1 + i , z B =−1 − i , zC = 2i et z D= 2 − 2i .
1) Placer ces points sur un graphique.
2) Démontrer que le triangle ABC est isocèle et rectangle en A.
3) Démontrer que les points A, B, C et D appartiennent à un même cercle dont on précisera le centre
et le rayon.
Solution

VI. Forme exponentielle d’un nombre complexe


1) Définition
Posons f (θ ) = cosθ + isin θ .
En prenant z = z ' = 1 , on a démontré précédemment que :

( cos θ + i sin θ )( cos θ '+ i sin θ '=) cos (θ + θ ') + i sin (θ + θ ') .
Soit : f (θ ) f (θ ') = f (θ + θ ') .
On retrouve ainsi la même équation fonctionnelle que celle établie pour les exponentielles :
eθ eθ ' = eθ +θ ' .

Définition 5 Pour tout réel θ , on a : eiθ = cosθ + isin θ .


Remarque :
eiθ est le nombre complexe de module 1 et d'argument θ .
Propriété : eiπ = −1
Démonstration :
eiπ =cos (π ) + i sin (π ) =−1 + i × 0 =−1

Cette relation a été établie en 1748 par le mathématicien suisse Leonhard Euler (1707 ; 1783).
Elle possède la particularité de relier les grandes branches des mathématiques : l'analyse (avec le
nombre e), l'algèbre (avec le nombre i) et la géométrie (avec le nombre π ).
Exemples
π
π  π 
ei 0 = cos ( 0 ) + i sin ( 0 ) = 1 + i × 0 = 1 e
i
2
= cos   + i sin   = 0 + i ×1 = i
2 2
π 2π
=cos (...) + i sin (...) =.......................... =cos (...) + i sin (...) =..........................
i i
6 3
e e

Définition 6
Tout nombre complexe z non nul de module r et d'argument θ s'écrit sous la forme suivante
dite forme exponentielle z = reiθ avec r = |z| et θ = arg ( z ) ( mod 2π ) .

Exercice 13 Passer de la forme algébrique à une forme exponentielle et réciproquement

1) Écrire les nombres complexes suivants sous forme exponentielle :


π
i
a) z1 = 2i b) =
z2 3 −i c) z3 = −2e 3

2) Écrire les nombres complexes suivants sous la forme algébrique :


π π
i i
a) z3 = 2e 6
b) z4 = 4e 4

Solution
i
π
 π π  2 2
b) z4 =4e 4
=4  cos + i sin  =4  +i  =2 2 + 2i 2 .
 4 4  2 2 

2) Propriétés

Propriété 13
Pour tous réels θ et θ ' , pour tout entier naturel n non nul,
eiθ
b) ( e )
i (θ +θ ') 1
d) iθ ' = ei(θ −θ ')
iθ iθ ' iθ n inθ
a) e e = e =e c) iθ = e − iθ e) eiθ = e − iθ
e e

Remarques
- La formule b) s'appelle formule de Moivre.
- Les égalités a) et d) permettent de retrouver les formules d’addition :
a et b sont deux réels
( cos ( a ) i sin ( a ) ) ( cos ( b ) + i sin ( b ) )
eia eib =+
= ( cos ( a ) cos ( b ) − sin ( a ) sin ( b ) ) + i ( sin ( a ) cos ( b ) + cos ( a ) sin ( b ) )
ei( a +=
b)
cos ( a + b ) + i sin ( a + b )
et donc en identifiant les parties réelles et parties imaginaires, on obtient :
=
cos ( a + b ) cos ( a ) cos ( b ) − sin ( a ) sin ( b )
=
sin ( a + b ) sin ( a ) cos ( b ) + cos ( a ) sin ( b )
Le tableau ci-dessous permet de résumer les formules sur le module, l’argument et la forme
exponentielle du produit et du quotient de nombres complexes

Dans le tableau ci-dessous z désigne un nombre complexe de module noté r et d'argument θ


et z' désigne un nombre complexe de module noté r' et d'argument θ ' .

Module Un argument Avec la notation exponentielle

z× z' r×r' θ +θ ' r eiθ × r 'eiθ ' =


rr 'ei(θ +θ ')

1 1 1 1
−θ iθ
= e − iθ
z r re r

z r re i θ r
θ −θ ' iθ '
= ei(θ −θ ')
z' r' r 'e r'

(r e )
n
zn rn nθ iθ
= r n einθ (formule de Moivre)

z r −θ r e iθ = r e − iθ
Exercice 14

( 3 + i)
26

Simplifier le nombre complexe z = .


(1 − i 3 )
11

VII. Rappels de trigonométrie


 
( )
Dans un repère orthonormé direct 0; u , v on considère le cercle C de centre O et de rayon 1,

appelé cercle trigonométrique.

I. Rappels

1) Définitions
 
(
Dans le plan muni d’un repère orthonormé O ; u; v et )
orienté dans le sens direct, on considère un cercle
trigonométrique de centre O.

Pour tout nombre réel x, considérons le point N de la


droite orientée d’abscisse x.

À ce point, on fait correspondre un point M sur le cercle


trigonométrique.
On appelle H et K les pieds respectifs des perpendiculaires à l’axe des abscisses et à l’axe des ordonnées
passant par M.
 
Ainsi M est le point du cercle trigonométrique tel que : (u; OM ) = x : mesure de l’angle orienté
exprimé en radian.

Définition 1
- Le cosinus du nombre réel x est l’abscisse de M et on note cos (x).
- Le sinus du nombre réel x est l’ordonnée de M et on note sin (x).

Propriété
Pour tout nombre réel x, on a :
1) −1 ≤ cos x ≤ 1 2) −1 ≤ sin x ≤ 1 3) cos2 x + sin2 x = 1

2) Valeurs remarquables des fonctions sinus et cosinus :

π π π π
x 0 π
6 4 3 2
3 2 1
cos x 1 0 -1
2 2 2
1 2 3
sin x 0 1 0
2 2 2
Propriété
1. cos (π − x ) =
− cos ( x ) et sin (π − x ) =
sin ( x )
2. cos (π + x ) =
− cos ( x ) et sin (π + x ) =
− sin ( x )
π  π 
3. sin ( x ) et
cos  − x  = cos ( x )
sin  − x  =
2  2 
π  π 
4. − sin ( x )
cos  + x  = et cos ( x )
sin  + x  =
2  2 

Toutes ces propriétés se retrouvent rapidement en utilisant le cercle trigonométrique ci-dessous :


A connaître par cœur

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