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Corrigé DS1 Physique 2024-2025

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Physique − DS n°1 − Corrigé

PCSI2 Page 1 / 10 Année 2024-2025

Devoir Surveillé n°1 − Corrigé

Exercice n°1 Questions de cours : lois générales de l’électricité


R1. Définir le cadre de l’Approximation des Régimes Quasi Stationnaires (ARQS).
À quelle condition l’étude du courant dans les lignes haute-tension peut-elle être faite dans le cadre de
l’ARQS ? On rappelle que le courant et la tension dans les lignes haute-tension sont alternatifs à une
fréquence de 50 Hz.

Solution: L’Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires consiste à considérer que le signal élec-
trique est le même en tout point du circuit, autrement dit, le temps de propagation du signal électrique
est petit devant le temps caractéristique de variation de ce dernier, ou encore, que la longueur d’onde
du signal est grande devant la taille caractéristique du système.
Pour les signal électrique fourni par EDF (f = 50 Hz) et se propageant à une vitesse proche de celle de
la lumière, la longueur d’onde vaut λ = fc = 6e3 km.
Pour pouvoir considérer que l’on se trouve dans l’ARQS, il est donc nécessaire que la longueur de la
ligne haute tension soit petite devant λ = 6e3 km.

R2. Donner les relations entre la tension et l’intensité pour les dipôles suivants : conducteur ohmique, conden-
sateur, bobine, source réelle de tension.
Vous indiquerez le nom de chaque grandeur introduite ainsi que leur unité.
Chaque réponse sera accompagnée d’un schéma où figureront les grandeurs électriques.

Solution: On écrit la relation entre la tension U (en volt) et le courant I (en ampère) fléchés selon la
convention récepteur :
— Aux bornes d’un conducteur ohmique : U = RI avec R la résistance du resistor (en ohm).
U
I
R
U
I
— Aux bornes d’un condensateur : I = C dU
dt
avec C la capacité (en farad).
C
U
— Aux bornes de la bobine : U = L dI
dt
avec L l’inductance de la bobine (en henry). I
L
U
— Aux bornes d’une source réelle de ten-
sion, dans le modèle de Thévenin U = I
E0 − rI. r
E0

R3. Établir l’expression de l’énergie emmagasinée par le condensateur.


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Solution: La loi aux bornes du condensateur s’écrit I = C dUdt


dans la convention récepteur. On peut
alors évaluer la puissance reçue par un condensateur P = U I = CU dU
dt
. On remarque que cette expres-
sion peut-être mise sous la forme d’une dérivée :

d 1 d
! !
P= CU 2 = Ee
dt 2 dt

On interprète le terme dans la dérivée comme l’énergie électrique Ee emmagasiné par le condensateur
qui s’exprime :
1
Ee = CU 2
2

R4. Comment mesure-t-on une tension ? Une intensité ? On précisera l’appareil à utiliser, le branchement, le
placement des bornes.

Solution: On mesure la tension aux bornes d’un dipôle à l’aide d’un voltmètre que l’on branche en
dérivation. Il faut placer la borne COM à la queue de la flèche de tension que l’on souhaite mesurer :
COM
V

On mesure une intensité à l’aide d’un ampèremètre que l’on branche en série. Le courant
D
U
I COM
évalué est celui qui rentre par la borne A et sort par la borne COM. A
D

R5. On étudie le circuit ci-dessous. Répondre aux questions.


R2 R3

R1
R5 R6 R4
E


(a) Les résistances R1 et R2 sont en série parallèle aucun des deux

(b) Les résistances R2 et R5 sont en série parallèle aucun des deux

(c) Les résistances R2 et R3 sont en série parallèle aucun des deux

(d) Les résistances R4 et R6 sont en série parallèle aucun des deux

(e) Les résistances R5 et R6 sont en série parallèle aucun des deux
(f) Pour cette question, toutes les résistances seront prises égales à R.
Déterminer la résistance équivalente du circuit.

Solution: On représente les schémas équivalents à chaque fois que l’on effectue une association :
On commence par associer R4 et R6 ce qui donne :
R R

R
R R/2
E
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On associe R3 en série avec la résistance issue de R6 //R4 :


R

R
R 3R/2
E

On associe alors cette dernière résistance avec R5 :


R

R
3R/5
E

Les trois résistances sont en série, on les additionne :

13R/5
E

La résistance équivalente vaut donc Req = 13


5
R .

R6. Sans utiliser ni la loi des mailles, ni la loi des nœuds, ni la loi d’Ohm, exprimer, pour les deux premiers
circuits, la tension u en fonction de e et pour le troisième, les intensités i et i1 en fonction de i0 .
i0
Remarque : le composant noté est un générateur idéal de courant, c’est-à-dire qu’il impose
le courant i0 dans sa branche quelle que soit la tension à laquelle il est soumis.
2R 3R
i
R
R
e i1
e R
R u
R u
1.
2. 3. i0

Solution:
1. On reconnait ici un pont diviseur de tension avec une tension e aux bornes de l’association, on en
déduit u = 2e .
2. On commence par commencer à combiner les deux résistances du haut ce qui permet de réécrire le
circuit :

3R
e
R u
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On reconnaît un pont diviseur de tension soit u = R


3R+R
(−e) d’où u = − 4e .

3. On reconnait un montage diviseur de courant, on en déduit i = 41 i0 et i1 = − 43 i0 .

Exercice n°2 Ampoules d’un véhicule


Le circuit électrique du véhicule comporte notamment différents types d’ampoules, dont les caractéristiques
sont définies par une tension de fonctionnement de U = 12 V, et une puissance nominale P. Ces ampoules sont
considérées comme des conducteurs ohmiques.
R1. Rappeler l’expression de la puissance Joule dissipée par une résistance, dans un premier temps en fonction
du courant traversé I et de la résistance R, puis en fonction de la tension U et de R.

Solution: La puissance Joule PJ dissipée par une résistance s’écrit :

U2
PJ = RI 2 =
R

R2. Déterminer les valeurs de résistance en fonctionnement pour les trois types d’ampoule respectivement notées
R1 , R2 et R3 : feux de position de puissance P1 = 5, 0 W ; feux de croisement de puissance P2 = 45 W et
feux stop de puissance P3 = 21 W.

Solution: En utilisant la relation issue de la question précédente, on obtient :

U2
Ri =
Pi
d’où pour chacune des résistances :

R1 = 2, 9e1 Ω
R2 = 3, 2 Ω
R3 = 6, 9 Ω

La batterie est représentée selon le modèle de Thévenin, comme un générateur de fem E0 = 14, 0 V et de
résistance interne rb = 0, 01 Ω. Elle alimente les 4 feux de position du véhicule. Les 4 feux sont en parallèle, et
également en parallèle de la batterie.
R3. Faire un schéma du circuit ainsi constitué.

Solution: On représente le circuit :

r
R1 R1 R1 R1
E0

R4. Déterminer la résistance équivalente au circuit électrique précédente.

Solution: Les quatre résistances R1 sont en parallèle ce qui donne une résistance équivalente vérifiant
1
R1eq
= R41 soit R1eq = R4 . Cette résistance est en série avec la résistance interne du générateur r, d’où la
résistance équivalente totale Req :
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R1
Req = r + = 7, 2 Ω
4

R5. Déterminer l’intensité ifp débitée par la batterie.

Solution: Le circuit équivalent est le suivant :

E0 Req

if p

La loi d’Ohm et la loi des mailles permettent d’écrire :

E0 = Req if p

soit :
E0
if p =
Req

Application numérique :

if p = 1, 9 A

R6. Que vaudra alors la tension ub aux bornes de la batterie représentée par le modèle de Thévenin ?

Solution: Pour répondre à cette question, il faut revenir au schéma équivalent dans lequel on ne combine
pas la résistance interne avec les autres résistances :

r
ub R1 /4
E0
if p

La loi d’additivité des tensions permet d’écrire :

ub = E0 − rif p

En simplifiant grâce aux expressions des questions précédentes :


R1
ub = E0
4r + R1
Application numérique :

ub = 1, 4e1 V
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Exercice n°3 Fonctionnement électrique d’un TGV


Longtemps après son démarrage, on peut supposer que le TGV fonctionne en régime permanent. La puissance
électrique nécessaire à son fonctionnement est fournie au TGV à partir de sous-stations électriques implantées
tout le long de la voie et espacées d’une distance ` = 60 km. Elles sont reliées par un fil conducteur, la caténaire,
suspendu au-dessus des rails. La motrice TGV reçoit l’alimentation de la caténaire par un contact glissant
appelé pantographe sur son toit. Tous les moteurs électriques de la locomotrice sont montés en parallèle entre
le pantographe et les rails qui servent de liaison masse à la Terre, conformément au schéma ci-dessous.

E E

I0
0 x ` x

Les sous-stations électriques seront assimilées à des générateurs idéaux de f.é.m. E constante et identique pour
toutes les sous-stations.
On admettra que les moteurs de la locomotive se comportent, d’un point de vue électrique, de la même
manière qu’un générateur idéal de courant, imposant un courant I0 constant orienté de la caténaire vers le sol
comme sur le schéma ci-dessus.
Le mardi 3 avril 2007, à 13h14, la SNCF, associée à la compagnie ALSTOM, portait le record du monde de
vitesse sur rail à la valeur 574, 8 km · h−1 au point kilométrique 194 de la ligne à grande vitesse est-européenne.
Lors du record de vitesse, la puissance des moteurs était augmentée par rapport aux moteurs habituels et la
tension d’alimentation en sortie des sous-stations avait été montée exceptionnellement à E = 31, 2 kV sur la
zone du record à la place des 25 kV habituels. Au moment du record, l’intensité électrique reçue au pantographe
a été mesurée : elle était de I0 = 800 A.
Pour l’étude qui va suivre, on s’intéresse au trajet du train entre deux sous-stations. On supposera que la
section transverse de la caténaire (surface transversale du fil) est de s = 1, 47 cm2 . La caténaire est en cuivre,
métal dont la conductivité est de σ = 5, 82.107 Ω−1 · m−1 .
Le rail rectiligne est confondu avec l’axe (Ox) dont l’origine O (x = 0) est placée au niveau de la sous-station
à gauche sur le schéma. La variable x ∈ [0, `] repère à tout instant la position de la locomotive entre les deux
sous-stations d’alimentation (voir le schéma en début d’énoncé).
`
Une longueur ` de rail est équivalente à un conducteur ohmique de résistance R = .
σs
Nous allons chercher tout d’abord à justifier que le rail peut être modélisé par un simple fil de résistance
nulle.
R1. Évaluer approximativement la surface de section srail d’un rail de chemin de fer, en cm2.

Solution: La surface de section srail d’un rail de chemin de fer, peut être évaluée à srail ≈ 50 cm2 (rail
de taille 10 cm de haut pour 5 cm de large).

R2. En considérant que le rail est fait du même métal que la caténaire (donc même valeur de conductivité),
justifier que l’on puisse négliger la résistance du rail devant celle de la caténaire (que l’on notera R dans la
suite).
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`
Solution: Comparons la résistance d’un rail, donnée par Rrail = et celle d’une caténaire, de
srail × ρ
` srail
même longueur `, donnée par R = , or s = 1, 87 cm2 ≈
s×ρ 40
Ainsi, la résistance d’une caténaire est environ 40 fois plus élevée que celle des rails, donc nous pourrons
négliger la résistance des rails dans la suite.

R3. Déterminer la résistance totale R de la caténaire entre les deux sous-stations considérées et effectuer l’ap-
plication numérique.

Solution: Entre deux sous-stations, la distance est de ` = 60 km, ainsi la résistance totale de la caténaire
`
entre deux sous-stations vaut R = = 7, 0 Ω
σ×s
ATTENTION à bien convertir s en m2 : s = 1, 47 cm2 = 1, 47.10−4 m2 et ` en mètres.

R4. Donner l’expression de la résistance R1 de la portion de caténaire amenant le courant à la locomotive depuis
la sous-station de gauche. On exprimera d’abord R1 en fonction de σ, s et x et/ou `, puis on réexprimera
le résultat en fonction de R, ` et x (on rappelle que R désigne la résistance totale de la caténaire entre les
deux sous-stations).

x
Solution: En amont de la locomotive, la caténaire est de longueur x, ainsi R1 = , avec, d’après la
σs
`
question précédent σs =
R
x
On en déduit : R1 = R
`

R5. Même question pour R2 , résistance électrique de la portion de caténaire amenant le courant à la locomotive
depuis la sous-station de droite, que l’on réexprimera en fonction de R, ` et x.

Solution: Pour R2 , on peut le faire de deux façons :


— La résistance en aval est égale à la résistance totale moins la résistance en amont :
x
 
R2 = R − R1 = R 1 −
`
`−x `
— En aval, la longueur de la caténaire est ` − x, ainsi R2 = , avec σs = , on en déduit
σs R
`−x
R2 = R
`

Le système électro-mécanique étudié est donc équivalent


R1 R2
au circuit électrique ci-contre. I1
I0 I2
Remarque : le composant noté est un E V E
générateur idéal de courant, c’est-à-dire qu’il impose
I0
le courant I0 dans sa branche quelle que soit la tension
à laquelle il est soumis. 0 x ` x
R6. Établir les expressions de I1 , I2 et V en fonction de I0 , R1 et R2 , puis en fonction de R, E, I0 , x et `.
On utilisera pour cela les lois nécessaires pour établir un système d’équations, avec autant d’équations que
d’inconnues, que l’on résoudra.
`−x
Montrer, notamment, que I1 = I0 .
`
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Solution: Il y a cinq inconnues : U1 , U2 , I1 , I2 et V . Il est donc nécessaire d’établir cinq équations


indépendantes pour résoudre le problème.
U1 U2
Loi des mailles à gauche : V + U1 − E = 0 (1) , I1
avec U1 = R1 I1 (4) , soit V + R1 I1 = E (1’) I2 R
R1 2
Loi des mailles à droite : E − U2 − V = 0 (2) , avec
E ⊕ V ⊕ E
U2 = R2 I2 (5) , soit V + R2 I2 = E (2’)
Loi des nœuds : I1 + I2 − I0 = 0 (3) I0
0 x ` x
E−V E−V
En injectant les expressions de I1 et I2 issues de (1’) et (2’) dans (3), on obtient : + =
R1 R2
1 1 R1 R2
 
I0 ⇔ (E − V ) + = I0 ⇔ E − V = I0 (6)
R1 R2 R1 + R2
R1 R2
Ainsi V = E − I0
R1 + R2
x x
 
R ×R 1−
On peut en déduire, avec les expressions de R1 et R2 établies précédemment : V = E−I0 × ` `
R
(R1 + R2 = R)
x x
 
On obtient V = E − RI0 × × 1 −
` `
E−V R2 x
 
On en déduit, de (1’) : I1 = , d’après (6) : I1 = I0 , soit I1 = I0 1 −
R1 R1 + R2 `
x
La loi des nœuds nous permet d’accéder à I2 = I0 − I1 = I0
`
Pour cette question, il y a plein de façons d’arriver aux différents résultats, selon la façon dont on
combine les relations entre elles.

R7. En déduire la puissance consommée Pc par la locomotive (c’est-à-dire reçue par la locomotive) en fonction
de E, R, I0 , x et `.

Solution: La locomotive est placée en convention récepteur avec V la tension à ses bornes et I0 l’in-
tensité à travers.
x x
 
Ainsi, la puissance reçue par la locomotive s’écrit Pc = V × I0 = EI0 − RI0 × × 1 −
2
(on vérifie
` `
que l’expression est bien homogène).

R8. Déterminer la puissance PJ reçue par la caténaire, c’est-à-dire la somme de la puissance reçue par R1 et
par R2 , en fonction de R1 , I1 , R2 , I2 , puis en fonction de R, I0 , x et `.
Que devient l’énergie associée ?

Solution: La puissance PJ reçue par la caténaire est donnée par PJ = PJ1 + PJ2 = R1 I12 + R2 I22
x x 2 x x2
   
Avec les expressions précédentes : PJ = R × I0 1 − 2
+R 1− × I02 2
` ` ` `
x x x x x x
     
En factorisant ce qui peut l’être : PJ = RI02 × 1 − × 1− + , ainsi PJ = RI02 × 1 −
` ` ` ` ` `
Cette puissance, nécessairement positive (x < `), donc réellement reçue par la résistance, est dissipée
par effet Joule, c’est-à-dire est transformée en transfert thermique.

R9. Déterminer la puissance totale Pf fournie par les deux sous-stations (c’est-à-dire la somme de la puissance
fournie par la sous-station de gauche et celle de droite), en fonction de E, I1 et I2 , puis en fonction de E et
I0 .
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Solution: La puissance totale Pf fournie par les deux sous-stations s’écrive Pf = E × I1 + E × I2 (les
deux générateurs sont en convention générateur), soit Pf = E × (I1 + I2 )
À l’aide de la loi des nœuds, on en déduit Pf = E × I0

R10. Vérifier que l’on a : Pf = PJ + Pc . Que signifie physiquement cette égalité ?

Solution: On vérifie bien que Pf = PJ + Pc , ce qui traduit la conservation de l’énergie : ce qui est
fournie par les deux générateurs est en partie reçue par la locomotive et le reste est perdue par effet
Joule dans les caténaires (à cause de leurs résistances non nulles).

On suppose que le train roule à la vitesse v0 = 574, 8 km · h−1 constante.


v0 t(` − v0 t)
R11. Montrer que la puissance dissipée par effet Joule s’écrit PJ (t) = RI02 .
`2

Solution: Le TGV est supposé roulé à vitesse constante et passer à la sous-station en amont à l’instant
t = 0, ainsi x(t) = v0 t
v0 t(` − v0 t)
En remplaçant l’expression de x dans PJ , on obtient PJ (t) = RI02
`2

R12. À quel instant tf la locomotive atteint-elle alors la fin du tronçon considéré (sous-station de droite) ?

`
Solution: La locomotive atteint la fin du tronçon considéré à l’instant tf tel que ` = v0 tf , soit tf =
v0
A.N. : tf = 6, 2 min

R13. En déduire alors l’énergie totale EJ,t0 →tf dissipée par effet Joule pendant le passage du train sur ce tronçon
en fonction de R, I0 , v0 et `. L’instant t0 correspond à l’instant auquel la locomotive passe par la sous-station
de gauche.
Faire l’application numérique.

Solution: L’énergie totale EJ,t0 →tf dissipée par effet Joule pendant le passage du train sur ce tronçon
Z tf Z tf
v0 t(` − v0 t)
est l’intégrale de PJ calculée entre t0 et tf : EJ,t0 →tf = PJ (t)dt = RI02 dt
t0 t0 `2
3 tf
" #
RI02 Z tf RI02 t2 2t
soit EJ,t0 →tf = 2 `v0 t − v0 t dt = 2 `v0 − v0
2 2
` t0 ` 2 3 t0
!
RI 2 ` v0 tf
Ainsi EJ,t0 →tf = 20 × v0 t2f −
` 2 3
t2 1
!
` RI02 ` `
 
Avec l’expression de tf = soit f2 = 2 , on en déduit : EJ,t0 →tf = −
v0 ` v0 v0 2 3
RI02 `
Ainsi EJ,t0 →tf =
6v0
A.N. : EJ,t0 →tf = 2, 8.108 J

R14. De même, déterminer l’énergie totale Ef,t0 →tf fournie par les deux sous-stations sur le même intervalle de
temps. On donnera le résultat en fonction de E, I0 , ` et v0 .
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Z tf
Solution: L’énergie totale fournie par les deux sous-stations s’écrit Ef,t0 →tf = E × I0 dt = EI0 tf car
t0
EI0 est une constante.
`
Ainsi Ef,t0 →tf = EI0 ×
v0

R15. En déduire l’énergie Ec,t0 →tf consommée par les moteurs de la locomotive, toujours le long du tronçon
considéré. On donnera le résultat en fonction de E, R, I0 , ` et v0 .

Solution: On en déduit l’énergie Ec,t0 →tf consommée par les moteurs de la locomotive, par conservation
de l’énergie :
` RI02 `
Ec,t0 →tf = Ef,t0 →tf − EJ,t0 →tf = EI0 × −
v0 6v0
` RI0
 
Soit Ec,t0 →tf = I0 E−
v0 6

Ec,t0 →tf
R16. Exprimer le rendement de ce mode d’alimentation de la locomotive, que l’on définit par : η = en
Ef,t0 →tf
fonction de R, I0 et E.
Faire l’application numérique, exprimée en %.

Solution:
` RI02 `
Ec,t0 →tf EI0 × −
v0 6v0
Le rendement de ce mode d’alimentation de la locomotive s’écrit : η = = ,
Ef,t0 →tf `
EI0 ×
v0
RI0
soit η = 1 − = 97%
6E

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